lundi, septembre 7, 2026
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Dr Aliou Gori Diouf nouveau ministre de l’Environnement… : «Le Financement climatique et le Dialogue institutionnel au cœur des défis du Sénégal»

Le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Aliou Gori Diouf, place la mobilisation des ressources financières et le dialogue entre institutions au centre des priorités nationales face au changement climatique et au contexte politique actuel.

L’environnement et, plus particulièrement, la lutte contre le changement climatique figurent parmi les défis majeurs pour les pays en développement. « Le combat contre le changement climatique est l’un des défis les plus importants pour nos pays et pour le monde », souligne M. Diouf.

Pour le ministre, l’un des « nerfs de la guerre » reste la mobilisation des ressources financières nécessaires pour faire face au dérèglement climatique, à travers l’adaptation comme l’atténuation. Le financement climatique constitue donc un enjeu central pour permettre aux pays vulnérables de mettre en œuvre des politiques efficaces.

Sur le plan politique, l’actualité est marquée par la position d’Ousmane Sonko, président de Pastef, qui a appelé ses militants à ne pas intégrer le nouveau gouvernement. Une posture qui interroge sur d’éventuelles tensions entre l’Assemblée nationale et l’exécutif.

Interrogé sur ce point, Aliou Gori Diouf écarte le risque de blocage institutionnel: «Je ne le crois pas, puisque ce sont des pouvoirs, des institutions constitutionnelles, qui ont chacune leurs prérogatives. Compte tenu de l’expérience et des acquis démocratiques du Sénégal, cela ne poserait pas de problème. C’est juste un dialogue institutionnel, et c’est à cela que nous appelons.»

Le Sénégal devra ainsi conjuguer deux urgences: renforcer sa résilience climatique en sécurisant les financements nécessaires, et préserver la stabilité institutionnelle à travers un dialogue républicain entre les pouvoirs.

Ch. Seck NDONG (avec En Relief)

Sénégal – Dette et hydrocarbures: le clivage économique entre Diomaye Faye et Sonko au cœur de la rupture

Dakar – La mise à l’écart d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye révèle un désaccord de fond sur la gestion économique du pays, entre ligne souverainiste et approche pragmatique.

La séparation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ne relève pas d’un simple désaccord politique ni d’une rivalité personnelle. Elle traduit surtout l’effondrement d’une architecture de gouvernance bâtie sur deux visions économiques difficilement conciliables, portées au sommet de l’État depuis l’alternance de 2024.

D’un côté, une ligne souverainiste radicale, portée par Ousmane Sonko, fondée sur la dénonciation des mécanismes d’endettement et la remise en cause des relations traditionnelles avec les institutions financières internationales. De l’autre, une approche pragmatique incarnée par Bassirou Diomaye Faye, orientée vers la stabilisation macroéconomique, la restauration de la crédibilité financière et la poursuite des investissements structurants.

La dette, premier point de rupture

Le premier clivage s’est cristallisé autour de la dette publique. Les révélations faites en 2024 sur l’ampleur de l’endettement non comptabilisé ont provoqué un choc institutionnel, confirmé ensuite par la Cour des comptes et relayé par des évaluations du FMI.

Les montants évoqués ont alimenté une crise de confiance sur les marchés : plusieurs milliards de dollars d’engagements auraient été sous-estimés ou mal enregistrés, fragilisant la trajectoire budgétaire du pays et exposant l’État à un risque de refinancement accru.

Dans ce contexte, Ousmane Sonko a défendu une lecture politique de la dette, assimilée à un instrument de domination économique. Bassirou Diomaye Faye, lui, a privilégié une lecture technique : restaurer les équilibres budgétaires, rétablir la transparence des comptes publics et préserver l’accès du Sénégal aux financements extérieurs.

Deux conceptions de la gouvernance économique

Ce désaccord sur la dette s’inscrit dans une opposition plus large sur la manière de conduire la politique économique. La vision souverainiste portée par Sonko plaide pour une rupture avec les schémas d’endettement jugés contraignants et pour une renégociation des relations avec les partenaires financiers traditionnels.

La ligne défendue par le président Diomaye Faye mise au contraire sur la crédibilité macroéconomique, la continuité des projets d’infrastructures et le maintien d’un dialogue avec les institutions financières internationales, considéré comme indispensable pour financer les investissements structurants.

La gestion des ressources en hydrocarbures constitue un autre terrain de divergence entre les deux hommes, chacun défendant une approche différente de l’exploitation et de la redistribution des revenus attendus.

La mise à l’écart d’Ousmane Sonko marque ainsi l’aboutissement d’une tension latente sur les orientations économiques du pays depuis l’arrivée au pouvoir du duo en 2024.

Par Ch. Seck NDONG

Wade à 100 ans: Hommage à un Bâtisseur

À l’occasion du centenaire de Abdoulaye Wade, il nous est donné l’insigne privilège de rendre un hommage solennel à une figure majeure de l’histoire politique contemporaine du Sénégal et de l’Afrique.

Homme d’État d’exception, le Président WADE incarne une personnalité aux dimensions multiples, dont le parcours intellectuel, politique et humain force le respect et l’admiration. Juriste éminent, avocat brillant, intellectuel fécond, économiste averti, penseur panafricaniste et stratège politique de premier plan, il a consacré l’essentiel de son existence à la défense des idéaux de démocratie, de liberté, de justice et de progrès.

Son itinéraire politique, façonné par la persévérance, le courage et une remarquable résilience, témoigne d’un engagement constant au service du Sénégal. À travers les épreuves, les sacrifices et les combats menés avec dignité, il a su imposer une vision ambitieuse de l’avenir, portée par une foi inébranlable dans les capacités de son peuple et dans le destin du continent africain.

Aujourd’hui, en célébrant cent années d’une vie exceptionnellement riche, nous célébrons également un siècle d’engagement, de sagesse et de fidélité à des valeurs fondamentales : l’honneur, la famille, le respect de la parole donnée et le sens de l’État.

À cent ans, le Président WADE apparaît non seulement comme un témoin privilégié des grandes mutations de son temps, mais aussi comme une mémoire vivante de la nation sénégalaise et une source d’inspiration pour les générations présentes et futures.

De son accession à la magistrature suprême en l’an 2000 jusqu’au terme de son mandat, il a profondément marqué la trajectoire du Sénégal à travers d’importantes réformes institutionnelles, économiques et sociales. Son action à la tête de l’État s’est notamment illustrée par :

  • la consolidation de l’ancrage démocratique du Sénégal et le renforcement de l’État de droit ;
    • la promotion des droits humains et des principes de bonne gouvernance ;
    • l’encouragement de l’équité sociale et de l’égalité de genre ;
    • le renforcement de l’intégration sous-régionale et africaine ;
    • la mise en œuvre d’une politique économique libérale à forte sensibilité sociale ;
    • la réalisation d’infrastructures structurantes ayant contribué à la modernisation du pays ;
    • la promotion du secteur privé comme moteur essentiel de la croissance ;
    • le développement des technologies de l’information et de la communication ;
    • la valorisation de la culture, des arts et du patrimoine africain ;
    • ainsi qu’une diplomatie d’ouverture fondée sur la diversification stratégique des partenariats internationaux.

Visionnaire panafricaniste, il fut également l’un des principaux artisans du NEPAD, inspiré de son célèbre Plan Oméga, traduisant sa conviction profonde que l’Afrique devait penser elle-même son développement et affirmer sa souveraineté économique et politique.

À juste titre, Abdou Fall, ancien Ministre d’État soulignait que le Président WADE appartenait à cette génération rare de dirigeants porteurs d’une véritable vision historique, capable d’embrasser les grands enjeux contemporains : économie mondiale, gouvernance, environnement, questions sociales, mutations institutionnelles et devenir du continent africain.

Qu’on partage ou non certaines orientations de son action politique, nul ne saurait nier l’ampleur de son empreinte dans l’histoire du Sénégal. Le Président WADE demeure l’une des figures les plus marquantes de la vie politique africaine moderne, un homme de rupture, d’ambition et de conviction, qui aura constamment cherché à inscrire son pays dans une dynamique de transformation et d’ouverture.

En ce jour hautement symbolique, nous lui adressons l’expression de notre profonde reconnaissance et de notre respect admiratif pour sa contribution éminente à la construction nationale et à l’affirmation de l’idéal panafricain.

Puisse son parcours continuer d’éclairer les consciences, d’inspirer la jeunesse africaine et de rappeler à chacun que les grandes nations se bâtissent par la vision, le travail, le courage et la fidélité aux valeurs de justice et de dignité.

Au Président Abdoulaye WADE, nous souhaitons santé, paix et sérénité en cette célébration exceptionnelle de ses cent ans, entouré de l’affection de sa famille, de ses proches et de tous ceux qui reconnaissent en lui une personnalité historique d’envergure.

Marie Bâ AIDARA
Économiste – Écrivain
Ancien Ministre
mariebabacarba@gmail.com

Appel à la responsabilité nationale – Ne rallumons pas l’incendie : ce que les acteurs politiques de tout bord et les autres sénégalais doivent absolument éviter- (Par Dr Aliou Gori DIOUF)

Sénégalaises, Sénégalais,

À tous ceux qui aiment ce pays, à tous ceux qui ont cru en l’espoir porté par le projet de changement, aux militants, sympathisants et responsables engagés aux côtés du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, comme aux côtés du président du PASTEF, Ousmane Sonko, il faut adresser un appel ferme, lucide et responsable.

Ce qui vient de se passer n’était pas le souhait de départ. Le souhait de départ était une marche commune, une entente solide, une complicité politique assumée, une intelligence partagée au service exclusif du Sénégal. Beaucoup de Sénégalais avaient espéré voir ces deux figures travailler dans une parfaite coordination, dans une confiance réciproque et dans une discipline collective à la hauteur des attentes immenses du peuple.

Mais les divergences sont apparues. Elles se sont installées, aggravées, amplifiées. Le désalignement est devenu visible. La dualité est devenue réelle. Lorsque l’unité devient impossible dans les faits, il vaut mieux une séparation claire qu’une cohabitation permanente dans la confusion.

Cette séparation, cependant, ne doit pas être transformée en inimitié. Elle ne doit pas devenir une haine, une rancune, une détestation ou une guerre ouverte entre camps politiques. Elle ne doit pas être interprétée comme une autorisation donnée aux militants de dresser les Sénégalais les uns contre les autres.

Il faut éviter l’invective. Il faut éviter les accusations permanentes. Il faut éviter les règlements de comptes. Il faut éviter les discours de revanche. Il faut éviter que des soutiens récents, des ralliés de circonstance ou des militants emportés par la passion transforment une relation ancienne, complexe et profonde en affrontement brutal.

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko ont une histoire qui dépasse beaucoup de ceux qui parlent aujourd’hui en leur nom. Leur relation humaine date de plus de vingt ans. Leur relation politique date de plus de dix ans. Ils ont partagé des combats, des épreuves, des sacrifices, des moments de confiance et une forme de fraternité politique et humaine. Ceux qui n’étaient pas là au début de cette histoire ne doivent pas être les premiers à la salir par la haine.

Il faut également éviter de replonger le pays dans une dynamique de tension permanente et de violence, semblable à celle que le Sénégal a connue entre 2021 et 2024. Les Sénégalais n’ont pas voté pour une nouvelle crise. Ils ont voté pour que leur vie change. Ils attendent des réponses concrètes face au chômage, à la cherté de la vie, aux difficultés économiques, à la dette, aux contraintes financières, aux urgences sociales et aux incertitudes du quotidien.

Une confrontation radicale affaiblirait l’État, fragiliserait la démocratie, découragerait les citoyens et détournerait le Sénégal de ses vraies priorités. Dans une telle situation, les grands perdants seraient toujours les populations : les familles, les jeunes, les femmes, les travailleurs, les paysans, les commerçants, les étudiants et les citoyens ordinaires.

Il faut donc éviter que cette séparation politique devienne une crise institutionnelle. Il faut éviter l’instabilité politico-sociale. Il faut éviter toute situation de violence pouvant entraîner des pertes en vies humaines ou la destruction de biens publics et privés. Personne n’a le droit de jouer avec le feu. Personne n’a le droit de sacrifier la paix civile sur l’autel des ambitions, des frustrations ou des ressentiments.

Le Sénégal ne peut pas être pris en otage par les querelles de leadership, les blessures politiques ou les calculs partisans. Que personne ne mette le feu à la maison commune pour défendre son camp. Que personne ne confonde loyauté politique et aveuglement. Que personne ne transforme l’amour d’un leader en haine d’un autre.

Dr Aliou Gori DIOUF

Can U17 – Sénégal: les Lionceaux éliminent le Maroc aux tirs au but et filent en finale

Rabat – Le Sénégal s’est qualifié pour la finale de la CAN U17 2026 en battant le pays hôte, le Maroc, 7-6 aux tirs au but, après un match nul 1-1 au terme du temps réglementaire

Encore une confrontation Sénégal-Maroc ! Cette fois en demi-finale de la CAN U17 masculine, organisée au Maroc comme la CAN seniors 2025. Les Lionceaux, emmenés par l’ancien international Lamine Sané, ont validé leur billet pour la finale au terme d’une séance fatidique dominée 7-6 aux tirs au but, après un nul 1-1 à l’issue du temps réglementaire.

Le Sénégal avait ouvert le score à la 23e minute, avant que le Maroc n’égalise à la 90e+9 sur penalty, sanctionnant une faute de main dans la surface. La décision s’est donc jouée aux tirs au but.

Grande performance du gardien Assane Sarr, héros de la séance : il a arrêté trois tirs marocains, dont le dernier, et a lui-même transformé un penalty pour offrir la victoire aux Lionceaux.

Cette qualification intervient dans la lignée des succès récents du football sénégalais face au Maroc. Pour rappel, les Lions de la Téranga s’étaient imposés en finale de la CAN seniors 2025 le 18 janvier 2026 au stade Moulay Abdallah de Rabat, grâce à un but de Pape Alassane Gueye, scellant la deuxième étoile du Sénégal.

Rendez-vous est désormais donné ce mardi 2 juin 2026 pour la finale, face à la Tanzanie, tombeuse de l’Égypte 4-3 aux tirs au but.

Chaleureuses félicitations au coach, à l’encadrement technique, médical et administratif, et tous les vœux de succès aux Lionceaux pour aller chercher le trophée.

Sidy Malick Ndiaye 

Le Vieux Supporter

Célébration de la Tabaski à Tendouck: Dr Sekouna Diatta délivre un message de paix et de cohésion sociale

À l’instar des grandes agglomérations, les autorités et responsables de Tendouck ont effectué la grande prière de Tabaski dans la grande mosquée de l’arrondissement.

L’office a été dirigé par l’imam Sidaty Goudiaby, en présence de l’imam ratib du village, El Hadji Bassirou Diatta, du maire de la commune de Mangagoulack, Dr Sekouna Diatta — par ailleurs directeur général de l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte —, du sous-préfet de l’arrondissement de Tendouck, Papa Sadéné Sène, du chef de village Mamina Goudiaby, du Pr médecin Ansoumana Diatta, ainsi que de plusieurs notables politiques et coutumiers.

Dr Sekouna Diatta a profité de l’occasion pour formuler des prières à l’endroit des populations de la commune de Mangagoulack et de l’ensemble des Sénégalais.

« Je rends grâce au Tout-Puissant qui nous a permis d’assister à ce jour. L’imam ratib de Tendouck nous a délivré un message de paix, d’union, de cohésion sociale et d’entente entre guides religieux. Un message de prière entre Sénégalais », a indiqué le maire de Mangagoulack.

Et d’ajouter : «Nous traversons des moments extrêmement importants pour l’avenir du pays. Que le Tout-Puissant nous mette sur le droit chemin. On peut avoir des positions divergentes, mais nous œuvrons tous pour le développement du Sénégal. Ce jour est une occasion de prier pour que le Sénégal soit vainqueur demain. C’est le Sénégal qui se développe. Nous devons faire en sorte de léguer demain à nos enfants un Sénégal harmonieux et développé. »

Quant au sous-préfet de l’arrondissement de Tendouck, Papa Sadéné Sène : « Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir gratifiés de cette journée, à travers une fervente communion avec les populations de Tendouck. La fête s’est bien passée sur l’étendue de la circonscription.

Les gens ont prié dans la paix et la communion, et ont remis l’événement dans son contexte. Nous remercions l’ensemble des populations de Tendouck, le maire Dr Sekouna Diatta, l’imam ratib et tous les notables, et nous prions pour que la paix soit durable et irréversible pour la Casamance et le Sénégal. »

El Malick Ndiaye ou l’anti-Brutus: loyauté, sacrifice et réhabilitation éthique du geste politique

Dans un paysage politique souvent décrit comme le théâtre de trahisons opportunistes, de renversements d’alliances et de calculs égoïstes, El Malick Ndiaye accomplit un acte rare, sinon unique : celui de la fidélité érigée en vertu politique première, doublée d’une élégance morale sans ostentation.

En démissionnant volontairement de la présidence de l’Assemblée nationale — fonction éminente entre toutes — afin de permettre à son chef politique, évincé du poste de Premier ministre, de rebondir institutionnellement, il démontre concrètement que la politique peut encore incarner un espace d’honneur, de parole tenue et de loyauté assumée.

Par cet acte de renoncement souverain, El Malick Ndiaye se présente comme une figure éthique inversée de Brutus. Là où Brutus, dans le récit fondateur de la République romaine, poignarda César au nom d’une prétendue défense de la liberté – mais en réalité poussé par l’ambition personnelle et le calcul politique —, El Malick Ndiaye choisit le sacrifice de lui-même et la constance dans l’engagement. Il ne tue pas son « César » : il le sanctifie. Loin de l’usurpation ou du régicide, il pratique la dépossession volontaire du pouvoir comme un acte de consécration de l’autorité légitime.

Ce geste trouve un éclairage théorique puissant chez Hannah Arendt. Dans Qu’est-ce que la politique ? elle rappelle que l’action politique authentique ne saurait se réduire à la domination ou à l’intérêt personnel, mais qu’elle relève d’une « capacité de commencer du neuf » dans un espace public où l’honneur tient lieu de boussole. Or, cet espace public, Arendt le pense comme un lieu d’apparition où chaque acte engage la parole et la réputation.

En renonçant à un poste éminent non par faiblesse mais par fidélité, El Malick Ndiaye manifeste cette capacité arendtienne à « promettre et à tenir ses promesses » — condition même de la stabilité politique contre la tyrannie des intérêts changeants. Là où le traître dissout le lien commun par le secret et la duplicité, le fidèle le renforce par la transparence du geste et la constance du nom engagé.

Le geste d’El Malick s’apparente à ce que Ricœur nomme « l’estime de soi sous le regard de l’autre » : une décision qui ne relève ni du sacrifice absurde ni du calcul intéressé, mais d’une éthique de la responsabilité où tenir sa parole engage la totalité de la personne. À l’opposé de Brutus, qui rompt le pacte de confiance, El Malick Ndiaye pratique l’attestation : il dit et fait ce qu’il a promis, rendant par là même possible un monde commun où la confiance peut refleurir.

Ainsi, à l’orgueil tragique de Brutus, Arendt opposerait l’acte tyrannicide ; Ricœur y verrait une faillite de la promesse et de l’identité narrative. El Malick Ndiaye, en choisissant l’abnégation silencieuse plutôt que le parricide politique, fait de la loyauté non une faiblesse, mais une force morale capable de régénérer le lien politique.

Il rappelle, geste après geste, que la politique peut encore, contre toutes les anticipations cyniques, être un espace d’honneur — pourvu qu’il s’y trouve des hommes et des femmes assez libres pour préférer la fidélité à l’ambition et à la traîtrise.

Masseck Birane Seck 

Philosophe, lanceur d’alerte, MagiPastef

Causette d’une «Tandémocratie Diomaye- Sonko» qui recompose le landerneau politique

Avec le limogeage du premier ministre Sonko par le président de la République Diomaye, c’est autre que le scénario du «bluff politique du siècle» qui continue avec les 2 protagonistes Diomaye le pseudo-héro et Sonko le super-héro.

Deux hypothèses de casting initialement :

– hypothèse froide : Sonko, député qui est élu Président de l’Assemblee nationale. Il laisse Diomaye dérouler tranquillement un premier mandat « pastéfien», en restant la 2è personnalité et institution de l’Etat. Sonko assure l’intérim du Président de la République en cas de vacance du pouvoir…ou alors,

– ⁠hypothèse chaude : Sonko est premier ministre pendant le magistère de Diomaye pour apprendre les arcanes du pouvoir et comprendre les rouages de l’Etat par « entrisme et immersion ». Ils simulent, Diomaye et Sonko, un duo, puis une dualité, ensuite un duel qui aboutissent au limogeage du poste de premier ministre. Sonko se victimise au regard de l’opinion nationale et internationale concomitamment à Diomaye qui est culpabilisé et considéré coupable.

Le bon rôle pour un Sonko qui entretient la sympathie du peuple et retourne à l’assemblée nationale reprendre son poste de député. Par conséquent, son suppléant se retire, et El Malick Ndiaye démissionne pour lui céder le poste de Président de l’Assemblee nationale.

Ainsi, Sonko est, constitutionnellement, la 2e personnalité et intérimaire du Chef de l’Etat Diomaye. Les deux créent cette fois-ci un simulacre de « crise institutionnelle ».

Étant donné que Diomaye et Sonko ont opté pour la 2e hypothèse, qui d’ailleurs vient de se concrétiser ces 2 années durant, alors Diomaye met en place un Gouvernement de transition avec une mouvance présidentielle qui enrôle et « aspire en son sein » toute l’opposition « significative ». C’est maintenant « Diomaye le pouvoir ». Et parallèlement, Sonko renforce et cristallise PASTEF à travers la « coalition APTE » pour en faire la seule et unique opposition face à la coalition « Diomaye President ».

Dès lors, la recomposition du landerneau politique donne 2 camps face-à-face : « pseudo-PASTEF avec Diomaye le pouvoir » et « authentique-PASTEF avec Sonko l’opposition ». Ce qui n’est autre que PASTEF contre PASTEF, réduisant voire éliminant toute autre opposition pouvant contrecarrer PASTEF qui déroule pour les élections locales (mairies et départements) de 2027.

Un premier test qui sera le baromètre d’évaluation d’étape, à mi-parcours, du scénario savamment orchestré par Diomaye et Sonko.

Entretemps, Diomaye et Sonko donnent l’impression d’être en conflit ouvert « GATSA-GATSA », en « mortal combat », via une « pseudo-crise institutionnelle » entre d’une part le Président de la République (institution exécutive et pouvoir réglementaire) et d’autre part l’Assemblée nationale (institution législative et pouvoir parlementaire).

Les épisodes de cette «cohabitation» qui seront alors servis au peuple sénégalais seraient :

– Motion de censure intentée par les députés pastéfiens majoritaires et pro-Sonko pour la destitution du nouveau gouvernement de majorité présidentielle mis en place par Diomaye ;

– ⁠Dissolution par Diomaye de l’Assemblée nationale nous conduisant fatalement à l’organisation de nouvelles élections législatives qui nous amènent à avoir une nouvelle Assemblée nationale, la 16e législature, pour un mandat de 2 ans… donc pour 2027-2028 et partant, ce qui voit arriver la fin du mandat présidentiel de Diomaye et la tenue de l’élections présidentielles de 2029 entre « pseudo-PASTEF » et « authentique-PASTEF ».

D’où, Diomaye qui « goûte aux lambris dorés du Palais de la République » pour 5 ans avant de passer le flambeau :

– option 1 : à Diomaye pour un second mandat

– ⁠option2 : à Sonko pour un premier mandat présidentiel.

L’une dans l’autre, Diomaye et Sonko auront fini de voir réussir leur « bluff » aux dépens d’une « opposition naïve et incrédule » pour en définitive maintenir au pouvoir PASTEF qui ainsi rempile pour un deuxième mandat.

Réussissant le slogan « Sonko moy Diomaye » qui est le premier acte ayant permis à Diomaye d’être président de la République parce que la candidature de Sonko a été invalidée. Et le second acte consacre « Diomaye moy Sonko » qui voit se réaliser l’avènement de Sonko à la lagistrzture suprême de par son élection comme 6e président de la république du Sénégal en 2029.

Diomaye deviendra le premier ministre du premier gouvernement de Sonko pour 2029-2034.

Diomaye, né un 25 mars 1980 à Ndiaganiao, aura 49 ans alors que Sonko, né un 15 juillet 1974 à Thiès, en aura 55 ans.

Or, l’âge pour être président de la république du Sénégal doit être compris entre 35 ans au minimum et 75 ans au maximum au jour du scrutin. Il en restera à Diomaye 26 ans et à Sonko 20 ans pour atteindre l’âge fatidique de 75 ans. Le projet pastéfien de rester 50 ans au pouvoir semble pouvoir se réaliser puisque le peuple sénégalais s’est vu vendre et acheter l’Agenda national de transformation Sénégal 2050… Les 5 ans de Diomaye (2024-2029) et les 20 ans restant comptabiliser à partir de 2030 nous mène à 2050. CQFD !

Le Sénégal de Sonko devient la Russie de Poutine puisque Diomaye en est Medvedev… avec du « yeukeulé » de l’opposition dans le vide par Diomaye au profit d’un Sonko qui est le candidat de Diomaye pour 2029, in shaa ALLAH.

Un Diomaye qui sera premier ministre de Sonko.

Le duo devenu dualité puis duel n’est autre qu’une « duocratie », une « dualitocratie », une « duelocratie»… bref, tout simplement une «tandémocratie» savamment orchestrée au sommet du Parti-Etat PASTEFIEN qui semble opposer « la République légale de Diomaye» à « la Rue publique légitime de Sonko ».

Nabi Rahma Ndene

Analyste politiste

Sénégal: la gestion des institutions ne saurait être un jeu de yoyo aux allures de règlements de comptes- Par Momar Dieng Diop

Les démissions enregistrées ces derniers jours dans certaines sphères de l’État, à la suite du limogeage d’Ousmane Sonko, continuent d’alimenter les débats et les interrogations au sein de l’opinion publique. Au-delà de leur portée politique, ces départs successifs donnent l’image préoccupante d’un pouvoir traversé par des tensions internes, dans un contexte pourtant marqué par de fortes attentes sociales et économiques.

Pour de nombreux Sénégalais, cette séquence politique intervient au plus mauvais moment. Le pays fait face à des défis majeurs : flambée du coût de la vie, chômage persistant des jeunes, précarité sociale grandissante et immenses attentes autour des réformes annoncées. Dans un tel climat, les citoyens espéraient voir l’action publique concentrée sur les urgences nationales plutôt que sur des démonstrations de solidarité politique ou des rapports de force internes.

L’alternance avait pourtant suscité un immense espoir. Une large partie de la population croyait à l’avènement d’une gouvernance plus sobre, plus rigoureuse et davantage tournée vers les préoccupations réelles des citoyens. Les promesses de rupture, de justice sociale et de transformation institutionnelle avaient nourri de profondes attentes, notamment chez les jeunes et les couches les plus vulnérables.

Cependant, plusieurs mois après l’arrivée des nouvelles autorités au pouvoir, un sentiment d’impatience et de désillusion commence à s’installer. Beaucoup de Sénégalais peinent encore à percevoir les changements annoncés dans leur quotidien. Pendant ce temps, le débat public semble de plus en plus dominé par les tensions internes, les prises de position spectaculaires et les discours à forte charge émotionnelle.

Cette atmosphère est notamment entretenue par la multiplication de slogans et de formules idéologiques à forte portée symbolique, tels que « guide de la révolution », ainsi que par l’usage de termes inappropriés comme « gatsa gatsa » ou encore d’expressions de glorification personnelle telles que « Ousmane muu sell mi ». Or, l’Histoire  notamment à travers l’exemple tragique de la Libye  nous rappelle les dangers liés à une personnalisation excessive du pouvoir et les dérives auxquelles elle peut conduire.

Il convient néanmoins de reconnaître à Ousmane Sonko un leadership qui demeure, jusqu’à présent, largement incontestable. Il a traversé de nombreuses épreuves, souvent dans des conditions particulièrement difficiles et parfois injustes, ce qui confère à son parcours un mérite indéniable.

Cependant, tout leadership, aussi fort et légitime soit-il, trouve sa véritable grandeur dans la capacité à faire preuve de discernement, de retenue et de hauteur de vue, afin de préserver l’intérêt supérieur de la Nation ainsi que les équilibres démocratiques indispensables à la stabilité et à la cohésion du pays.

Le Sénégal n’a jamais bâti sa stabilité sur le culte d’un homme, mais sur la solidité de ses institutions, la culture du dialogue et le respect de l’équilibre républicain. Les surenchères verbales, les postures de confrontation permanente et les logiques de mobilisation militante fragilisent le climat politique et détournent l’attention des véritables urgences nationales.

Dans une démocratie mature et apaisée, aucune figure politique ne peut se substituer aux institutions de la République. La légitimité démocratique ne se mesure ni à l’intensité des slogans ni à l’exaltation militante, mais à la capacité de gouverner avec responsabilité, retenue et efficacité. Les Sénégalais attendent des réponses concrètes à leurs difficultés quotidiennes, non des constructions symboliques destinées à entretenir des tensions inutiles.

De plus en plus de voix rappellent ainsi une évidence : le temps de la mobilisation permanente doit désormais céder la place au travail, aux résultats et à une action publique efficace. Gouverner un pays exige de la hauteur, du sang-froid, de la stabilité et une volonté sincère de rassembler autour des priorités essentielles : l’emploi, le coût de la vie, l’éducation, la santé, la justice sociale et la restauration de la confiance dans les institutions.

Les préoccupations des Sénégalais demeurent profondément concrètes : accéder à un emploi, faire face à la vie chère, améliorer les conditions d’éducation et de santé, restaurer la confiance dans les institutions et offrir des perspectives à une jeunesse en quête d’avenir. C’est sur ce terrain que les citoyens attendent leurs dirigeants.

Le Sénégal a toujours su préserver, malgré les crises, une certaine idée de la stabilité et de la cohésion nationale. Cet héritage demeure précieux. Aujourd’hui, une grande partie de l’opinion aspire moins aux tensions politiques qu’à une gouvernance apaisée, responsable et pleinement engagée dans la résolution des difficultés quotidiennes des populations.

Plus que jamais, le pays a besoin de sérénité dans le discours public, de maîtrise dans l’exercice du pouvoir et d’une action gouvernementale résolument orientée vers l’intérêt général.

Épargnons à notre pays ces zones de turbulences inutiles et préjudiciables à la stabilité nationale. Sauvons notre Sénégal en faisant prévaloir, en toutes circonstances, l’intérêt général au-dessus des intérêts partisans et des querelles de personnes. Car c’est à ce prix que se construisent les nations fortes, unies et respectées.

Momar Dieng Diop – Espagne

Solidarité : Guéladjo Ba distribue du riz et de l’oignon aux populations pour la Tabaski 2026

Kamb – L’inspecteur de la jeunesse et des sports Guéladjo Ba a offert un kit alimentaire à plusieurs villages de la commune à l’occasion de la Tabaski 2026

Conscient que la fête de Tabaski est un moment de paix, d’entraide et de fraternité, Guéladjo Ba, inspecteur de la jeunesse et des sports et directeur régional de la jeunesse et des sports de Dakar, a distribué un important kit alimentaire composé de riz et d’oignon aux populations de la commune de Kamb.

Les villages bénéficiaires sont notamment Guentou Thily, Ndiao, Singath, Mbéthio, Louye, Batale et Saré Docky.

Selon le donateur, également responsable politique de Pastef dans la collectivité territoriale de Kamb et membre du Mouvement National des Cadres Patriotes (MONCAP), ce geste de solidarité vise à apporter un soutien aux personnes nécessiteuses, y compris aux militants du parti dans la localité.

Des habitants interrogés sur place affirment que l’inspecteur Ba « a toujours réalisé ce genre d’activités sociales à l’endroit de ses voisins ».

Guéladjo Ba a promis de pérenniser ces actions sociales dans son fief à la veille des fêtes religieuses. Une annonce accueillie favorablement par les couches vulnérables, qui saluent un geste jugé « hautement humain ».

Bathie Ndiaye 

Correspondant à Linguère

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