Avec le limogeage du premier ministre Sonko par le président de la République Diomaye, c’est autre que le scénario du «bluff politique du siècle» qui continue avec les 2 protagonistes Diomaye le pseudo-héro et Sonko le super-héro.
Deux hypothèses de casting initialement :
– hypothèse froide : Sonko, député qui est élu Président de l’Assemblee nationale. Il laisse Diomaye dérouler tranquillement un premier mandat « pastéfien», en restant la 2è personnalité et institution de l’Etat. Sonko assure l’intérim du Président de la République en cas de vacance du pouvoir…ou alors,
– hypothèse chaude : Sonko est premier ministre pendant le magistère de Diomaye pour apprendre les arcanes du pouvoir et comprendre les rouages de l’Etat par « entrisme et immersion ». Ils simulent, Diomaye et Sonko, un duo, puis une dualité, ensuite un duel qui aboutissent au limogeage du poste de premier ministre. Sonko se victimise au regard de l’opinion nationale et internationale concomitamment à Diomaye qui est culpabilisé et considéré coupable.
Le bon rôle pour un Sonko qui entretient la sympathie du peuple et retourne à l’assemblée nationale reprendre son poste de député. Par conséquent, son suppléant se retire, et El Malick Ndiaye démissionne pour lui céder le poste de Président de l’Assemblee nationale.
Ainsi, Sonko est, constitutionnellement, la 2e personnalité et intérimaire du Chef de l’Etat Diomaye. Les deux créent cette fois-ci un simulacre de « crise institutionnelle ».
Étant donné que Diomaye et Sonko ont opté pour la 2e hypothèse, qui d’ailleurs vient de se concrétiser ces 2 années durant, alors Diomaye met en place un Gouvernement de transition avec une mouvance présidentielle qui enrôle et « aspire en son sein » toute l’opposition « significative ». C’est maintenant « Diomaye le pouvoir ». Et parallèlement, Sonko renforce et cristallise PASTEF à travers la « coalition APTE » pour en faire la seule et unique opposition face à la coalition « Diomaye President ».
Dès lors, la recomposition du landerneau politique donne 2 camps face-à-face : « pseudo-PASTEF avec Diomaye le pouvoir » et « authentique-PASTEF avec Sonko l’opposition ». Ce qui n’est autre que PASTEF contre PASTEF, réduisant voire éliminant toute autre opposition pouvant contrecarrer PASTEF qui déroule pour les élections locales (mairies et départements) de 2027.
Un premier test qui sera le baromètre d’évaluation d’étape, à mi-parcours, du scénario savamment orchestré par Diomaye et Sonko.
Entretemps, Diomaye et Sonko donnent l’impression d’être en conflit ouvert « GATSA-GATSA », en « mortal combat », via une « pseudo-crise institutionnelle » entre d’une part le Président de la République (institution exécutive et pouvoir réglementaire) et d’autre part l’Assemblée nationale (institution législative et pouvoir parlementaire).
Les épisodes de cette «cohabitation» qui seront alors servis au peuple sénégalais seraient :
– Motion de censure intentée par les députés pastéfiens majoritaires et pro-Sonko pour la destitution du nouveau gouvernement de majorité présidentielle mis en place par Diomaye ;
– Dissolution par Diomaye de l’Assemblée nationale nous conduisant fatalement à l’organisation de nouvelles élections législatives qui nous amènent à avoir une nouvelle Assemblée nationale, la 16e législature, pour un mandat de 2 ans… donc pour 2027-2028 et partant, ce qui voit arriver la fin du mandat présidentiel de Diomaye et la tenue de l’élections présidentielles de 2029 entre « pseudo-PASTEF » et « authentique-PASTEF ».
D’où, Diomaye qui « goûte aux lambris dorés du Palais de la République » pour 5 ans avant de passer le flambeau :
– option 1 : à Diomaye pour un second mandat
– option2 : à Sonko pour un premier mandat présidentiel.
L’une dans l’autre, Diomaye et Sonko auront fini de voir réussir leur « bluff » aux dépens d’une « opposition naïve et incrédule » pour en définitive maintenir au pouvoir PASTEF qui ainsi rempile pour un deuxième mandat.
Réussissant le slogan « Sonko moy Diomaye » qui est le premier acte ayant permis à Diomaye d’être président de la République parce que la candidature de Sonko a été invalidée. Et le second acte consacre « Diomaye moy Sonko » qui voit se réaliser l’avènement de Sonko à la lagistrzture suprême de par son élection comme 6e président de la république du Sénégal en 2029.
Diomaye deviendra le premier ministre du premier gouvernement de Sonko pour 2029-2034.
Diomaye, né un 25 mars 1980 à Ndiaganiao, aura 49 ans alors que Sonko, né un 15 juillet 1974 à Thiès, en aura 55 ans.
Or, l’âge pour être président de la république du Sénégal doit être compris entre 35 ans au minimum et 75 ans au maximum au jour du scrutin. Il en restera à Diomaye 26 ans et à Sonko 20 ans pour atteindre l’âge fatidique de 75 ans. Le projet pastéfien de rester 50 ans au pouvoir semble pouvoir se réaliser puisque le peuple sénégalais s’est vu vendre et acheter l’Agenda national de transformation Sénégal 2050… Les 5 ans de Diomaye (2024-2029) et les 20 ans restant comptabiliser à partir de 2030 nous mène à 2050. CQFD !
Le Sénégal de Sonko devient la Russie de Poutine puisque Diomaye en est Medvedev… avec du « yeukeulé » de l’opposition dans le vide par Diomaye au profit d’un Sonko qui est le candidat de Diomaye pour 2029, in shaa ALLAH.
Un Diomaye qui sera premier ministre de Sonko.
Le duo devenu dualité puis duel n’est autre qu’une « duocratie », une « dualitocratie », une « duelocratie»… bref, tout simplement une «tandémocratie» savamment orchestrée au sommet du Parti-Etat PASTEFIEN qui semble opposer « la République légale de Diomaye» à « la Rue publique légitime de Sonko ».
Nabi Rahma Ndene
Analyste politiste



