Fatick : La fête du travail (1er mai) a été fêtée hier mercredi à Fatick. Une grande mobilisation des travailleurs réunis autour de l’intersyndicale composée de : la Cnts, l’Unsas, la Cnts/Fc, la Fgts/B, la Cnts/Fc.a, la Csa a marqué cette commémoration sanctionnée par la remise du cahier de doléances à Mme Seynabou Gueye, Gouverneur de la région de Fatick.
Le Gouverneur de Fatick avait ainsi à ses côtés, l’inspecteur régional Mohammed Pam, du travail et de la sécurité sociale et du représentant du président du conseil départemental de Fatick. Mais, le fait marquant aura été la présence à Fatick de Mamadou Diop « Castro », une icône du mouvement syndical qui a tenu à marquer cette fête et porter en bandoulière aux côtés des centrales syndicales, les doléances des travailleurs tout en saisissant l’occasion pour délivrer un message d’unité et montrer la voie de la solidarité militante pour être en phase avec le contexte de la troisième (3e) alternance que vit le Sénégal. Et pour lequel, selon Diop « Castro », les syndicats ont un rôle important et d’avant-gardistes à jouer dans le processus.
D’emblée, les doléances qui ont été ainsi posées comportent toutes les difficultés vécues dans l’ensemble des différents secteurs de la société. L’éducation, la santé, en somme, le cours de la vie des populations comme l’a rappelé devant l’autorité, Mamadou Diouf, le secrétaire général de la Cnts et président de l’Intersyndicale régionale. Il a ainsi, rappelé que cette mobilisation est une façon de renouer à la tradition du dialogue social pour mieux poser les revendications des travailleurs et pour lesquelles, plusieurs préoccupations ne sont pas encore prises en charge.
Dans le cahier de doléances lu par Ibrahima Ndiaye, secrétaire général départemental de l’Uden de Fatick, « les travailleurs de Fatick demandent une baisse significative des prix des denrées et services de consommation courante (Électricité, eau, téléphone, transport, huile, riz, sucre, pain, lait, gaz,…), la matérialisation sans délai des conclusions de l’étude sur le Système de rémunération des Agents de l’Etat, l’augmentation généralisée des salaires des agents de l’Etat, l’application sans délai des réformes relatives à la Fonction publique locale et l’ouverture du concours professionnel de l’école nationale d’administration (ENA) aux agents des collectivités territoriales, la revalorisation des salaires des agents des collectivités territoriales ».
En outre a ajouté, Mr Ndiaye, « la formation continue pour les travailleurs des collectivités territoriales, la généralisation de l’octroi de l’indemnité de logement à tous les agents du commandement territorial, l’avancement automatique et en grade, et le reclassement de certains travailleurs de la Gouvernance et de la Préfecture de Fatick, la ratification par l’Etat du Sénégal de la Convention 189 de l’OIT relative aux Travailleuses et travailleurs domestiques mais aussi la ratification par l’Etat du Sénégal de la Convention 190 de l’OIT relative aux harcèlements et violences en milieu du travail constituent, entre autres des revendications chères aux travailleurs ».
Il est aussi souhaité le raccordement au réseau hydraulique et l’électrification des quartiers périphériques de la commune de Fatick (Ndiouwar, Jaxay, Logandème Complémentaire dit Madinatoule Salam, Croisement TP Extension, etc.), la baisse significative des tarifs de l’eau en milieu rural, la reprise des branchements sociaux pour l‘adduction en eau au profit des populations de la commune de Fatick, le raccordement en eau du hameau de Ndiouwar au réseau hydraulique de la Commune de Fatick et l’octroi de parcelles aux syndicats au niveau de la ZAC (Zone d’aménagement concertée) de Fatick », a fait savoir Ibrahima Ndiaye.
Par ailleurs, l’opérationnalisation du Cadre régional du dialogue social (Crds) avec un calendrier de rencontres périodiques pour anticiper et gérer de façon collégiale les revendications des travailleuses et travailleurs, la participation des centrales les plus représentatives aux Crd et autres activités de la région, la représentation des travailleurs des collectivités territoriales au Hcct, le respect des accords signés avec les organisations syndicales, le renforcement du personnel de la brigade de gendarmerie de Gossas et l’érection d’un poste de police pour lutter plus efficacement contre le vol du bétail et les multiples braquages, l’augmentation de la prime de prudence pour les chauffeurs de l’administration, la suppression du certificat d’embauche délivré aux chauffeurs du transport urbain et interurbain souvent demandé par les agents de la circulation, la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale sans exception, le paiement de l’indemnité de risque à tous les agents contractuels des Etablissement publics de santé (Eps), le paiement des arriérés de la prime spéciale Covid-19 à tous les agents qui était déployés dans les Cte, la révision du statut des décisionnaires et le respect des points du protocole d’accords signé avec les enseignants, constituent également des points sensibles de revendications des travailleurs de la région de Fatick, réunis en intersyndicale pour célébrer l’édition 2024 de la fête du 1er mai.
Le Gouverneur de Fatick Mme Seynabou Guèye a promis de transmettre à qui de droit toutes les doléances posées dans le cahier de doléances des travailleurs de la région de Fatick. Des travailleurs qui ont l’honneur de recevoir les femmes de l’Uden qui, selon Abdourahmane Gueye, le secrétaire général national, « dans le cadre des orientations de notre congrès qui nous avait instruit de décentraliser nos activités, de venir ici à Fatick célébrer le 1er mai d’abord mais après nous allons tenir, après Kaffrine l’année dernière, une instance des femmes qu’est la commission pérennante des femmes. Vous savez que l’Uden a un vécu de 37 ans et depuis notre 5e congrès, nous avions pensé qu’il était important d’institutionnaliser la présence des femmes dans nos instances. Etant entendu que nous ne pouvons pas parler du syndicat sans les femmes. Et de l’avenir du syndicalisme sans les jeunes ».
Ainsi, pour Abdourahmane Gueye, « c’est bien pourquoi dans notre dispositif réglementaire, il est clairement établi que si le secrétaire est un homme, c’est une femme qui vient comme adjointe et vice-versa. Aujourd’hui, ce qui fait que nous en sommes à plus de 37% de cet objectif dans nos instances de décision si bien même que les postes ce sont les femmes qui les occupent et qui y jouent avec responsabilité et abnégation leur rôle ». Ainsi, la rencontre ce jeudi au Conseil départemental de Fatick de cette instance qu’est la commission pérennante des femmes reste déterminante dans les rôles et les engagements de la dimension genre dans le fonctionnement sur tous les plans de l’organisation syndicale qu’est l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden).
Mohamadou Sagne





« Les plateformes régionales intergouvernementales, comme le CADE, jouent un rôle très important et stratégique dans l’agenda mondial du sport », a affirmé l’hote de Washington. « La nature intergouvernementale de la prise de décisions dans le cadre de la Convention a par ailleurs été soulignée et réaffirmée lors de la neuvième COP en octobre dernier » a poursuivi le président Matar Ba dans son discours adressé à la 29e Assemblée générale du Conseil américain du sport (CADE).
Pour y arriver le porte-voix mondial de la lutte contre le dopage dans le sport a indiqué la voie. « Premièrement, il est crucial de clarifier les rôles et les responsabilités au sein de l’écosystème mondial de l’intégrité du sport. Ceci constitue un défi majeur et l’un des chantiers principaux de cette année et de l’année prochaine.
Dans cet esprit, nous devons veiller à ce que la Convention soit dotée d’un mécanisme de financement durable, permettant sa mise en œuvre par les États Parties ainsi que la réalisation des décisions de la COP en tant qu’organe souverain. Effectivement, il s’agit d’un des volets qui seront examinés par les États et qui feront l’objet de propositions concrètes lors de la COP10, à travers le Bureau ».
À cet égard, je me réjouis de vous faire part des avancées en ce qui concerne la poursuite des travaux sur la pharmacopée traditionnelle. Dans le cadre des activités de mobilisation, sensibilisation et promotion de la Convention menées par le Bureau, j’ai le plaisir de vous annoncer que le Maroc abritera en novembre prochain la première conférence internationale arabo-africaine incluant un colloque mondial. Je suis convaincu que les résultats de cette conférence contribueront de manière significative à la mise en place du cadre normatif et institutionnel dans ce domaine ».
À la suite de la prière, Thierno Madani Tall a pris la parole pour évoquer l’histoire riche et profonde de la Mosquée Omarienne. Dans son allocution, le guide religieux a exprimé l’honneur que représentait la visite du Chef de l’État en ces lieux symboliques, mettant en avant l’engagement permanent de l’État et des fidèles dans la préservation et la restauration de ce site de culte historique.


Selon lui toujours « nous ne pouvons plus, en ce 21e siècle, être dans des pays où 110% de la population n’a pas accès constant à l’électricité ou à l’énergie. Nous ne pouvons plus être dans un continent où certains ne sont pas scolarisés, etc. Alors que nous sommes, comme je l’ai dit encore une fois, un continent qui regorgent de ressources et de potentialités qui vont au-delà de tout ce qu’on peut penser. Une simple cartographie du potentiel du continent démontre que l’Afrique a tous les moyens de son développement. Donc le développement, ça ne se décrète pas, ça se fait; ce sont des êtres humains, c’est à travers le capital humain et cette frange de la population qu’on appelle la jeunesse 77% de moins de 35 ans et doit pouvoir jouer pleinement sa partition pour que ce continent soit un continent de référence», se désole-t-il.


Le projet dont le comité local de suivi a été installé le même jour, est initié par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour un montant de 2 milliards de FCFA (4 millions d’euros) sur financement du Ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) de la république fédérale d’Allemagne. Il devrait durer trois (3) ans selon Elie Maxime Sogbossi, le chef de projet. Mais, pour le sous-préfet de Toubacouta, Ahmeth Sékou Ly, président du comité de pilotage qui a présidé la rencontre marquée par la présence de près d’une centaine de participants dont les principales cibles du projet. Et, selon Mr Ameth Séckou Ly, président du comité local de suivi, « il nous revient l’honneur de suivre les activités qui seront déroulées dans ce la cadre du projet comme l’avaient suggéré les conclusions de l’atelier d’information du 28 février au 1er mars 2024. Et, entre autres recommandations, l’organisation de ce forum d’aujourd’hui (Ndr : mardi) pour mieux partager et sensibiliser les communautés bénéficiaires ».
Mais, de l’avis du sous-préfet de Toubacouta, « ce Projet emplois verts pour les femmes et les jeunes dans le Delta du Saloum, vient à point nommé pour la simple et bonne raison que c’est un projet qui s’intéresse à des chaines de valeurs pratiquées dans notre zone à travers les cibles même du projet que sont les jeunes et les femmes, dans une zone qui explosée aux changements climatiques mais également où l’on remarque une certaine vulnérabilité des jeunes et des femmes. C’est dire qu’au regard de ce que nous apporte le projet, tout naturellement, on aura un impact très positif dans le vécu quotidien de nos populations et du point de vue économique nous considérons que c’est un projet qui pourra apporter beaucoup de chose à la zone du Niombato où s’activent ces mêmes cibles jeunes et femmes dans les activités retenues dans le projet ».
Mais, malgré l’abondance naturelle de ce patrimoine, Elie Maxime Sogbossi, le chef de projet, fait savoir, « que les femmes et les jeunes de la région sont confrontés à une myriade de défis dans leur quête de moyens de subsistance durables et d’autonomisation économique ». Un accès limité aux ressources, y compris la terre, le financement et le savoir-faire technique, qui exacerbe les inégalités existantes et entrave leur capacité à exploiter pleinement le potentiel de leur environnement. Des défis auxquels il faut s’attaquer en insistant sur les secteurs de l’apiculture et de l’élevage des mollusques qui apparaissent comme des voies prometteuses pour les femmes et les jeunes et qui permettent également de générer des revenus, d’améliorer les moyens de subsistance et de favoriser le développement durable dans le delta du Saloum. Les deux secteurs offrent des opportunités d’entrepreneuriat, de création de valeur et d’intégration au marché, facilitant aux communautés locales la diversification de leurs sources de revenus et l’amélioration de leur résilience aux chocs externes.



