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Fête du 1er mai à Fatick: Les travailleurs étalent leurs doléances devant le gouverneur de région 

Fatick : La fête du travail (1er mai) a été fêtée hier mercredi à Fatick. Une grande mobilisation des travailleurs réunis autour de l’intersyndicale composée de : la Cnts, l’Unsas, la Cnts/Fc, la Fgts/B, la Cnts/Fc.a, la Csa a marqué cette commémoration sanctionnée par la remise du cahier de doléances à Mme Seynabou Gueye, Gouverneur de la région de Fatick.

Le Gouverneur de Fatick avait ainsi à ses côtés, l’inspecteur régional Mohammed Pam, du travail et de la sécurité sociale et du représentant du président du conseil départemental de Fatick. Mais, le fait marquant aura été la présence à Fatick de Mamadou Diop « Castro », une icône du mouvement syndical qui a tenu à marquer cette fête et porter en bandoulière aux côtés des centrales syndicales, les doléances des travailleurs tout en saisissant l’occasion pour délivrer un message d’unité et montrer la voie de la solidarité militante pour être en phase avec le contexte de la troisième (3e) alternance que vit le Sénégal. Et pour lequel, selon Diop « Castro », les syndicats ont un rôle important et d’avant-gardistes à jouer dans le processus.

D’emblée, les doléances qui ont été ainsi posées comportent toutes les difficultés vécues dans l’ensemble des différents secteurs de la société. L’éducation, la santé, en somme, le cours de la vie des populations comme l’a rappelé devant l’autorité, Mamadou Diouf, le secrétaire général de la Cnts et président de l’Intersyndicale régionale. Il a ainsi, rappelé que cette mobilisation est une façon de renouer à la tradition du dialogue social pour mieux poser les revendications des travailleurs et pour lesquelles, plusieurs préoccupations ne sont pas encore prises en charge.

Dans le cahier de doléances lu par Ibrahima Ndiaye, secrétaire général départemental de l’Uden de Fatick, « les travailleurs de Fatick demandent une baisse significative des prix des denrées et services de consommation courante (Électricité, eau, téléphone, transport, huile, riz, sucre, pain, lait, gaz,…), la matérialisation sans délai des conclusions de l’étude sur  le Système   de rémunération des Agents de l’Etat, l’augmentation généralisée des salaires des agents de l’Etat, l’application sans délai des réformes relatives à la Fonction publique locale et l’ouverture du concours professionnel de l’école nationale d’administration (ENA)  aux agents des collectivités territoriales, la revalorisation des salaires des agents des collectivités territoriales ».

En outre a ajouté, Mr Ndiaye, « la formation continue pour les travailleurs des collectivités territoriales, la généralisation de l’octroi de l’indemnité de logement à tous les agents du commandement territorial, l’avancement automatique et en grade, et le reclassement de certains travailleurs de la Gouvernance et de la Préfecture de Fatick, la ratification par l’Etat du Sénégal de la Convention 189 de l’OIT relative aux Travailleuses et travailleurs domestiques mais aussi la ratification par l’Etat du Sénégal de la Convention 190 de l’OIT relative aux harcèlements et violences en milieu du travail constituent, entre autres des revendications chères aux travailleurs ».

Il est aussi souhaité le raccordement au réseau hydraulique et l’électrification des quartiers périphériques de la commune de Fatick (Ndiouwar, Jaxay, Logandème Complémentaire dit Madinatoule Salam, Croisement TP Extension, etc.), la baisse significative des tarifs de l’eau en milieu rural, la   reprise   des   branchements   sociaux  pour l‘adduction en eau au profit des  populations de la commune de Fatick, le raccordement en eau du hameau de Ndiouwar au réseau hydraulique  de la Commune de Fatick et l’octroi de parcelles aux syndicats au niveau de la ZAC (Zone d’aménagement concertée) de Fatick », a fait savoir Ibrahima Ndiaye.

Par ailleurs, l’opérationnalisation du Cadre régional du dialogue social (Crds) avec un   calendrier de rencontres périodiques pour anticiper et gérer de façon collégiale les revendications des travailleuses et travailleurs, la participation des centrales les plus représentatives aux Crd et autres activités de la région, la représentation des travailleurs des collectivités territoriales au Hcct, le respect des accords signés avec les organisations syndicales, le renforcement du personnel de la brigade de gendarmerie de Gossas et l’érection d’un poste de police pour lutter plus efficacement contre le vol du bétail et les multiples braquages, l’augmentation de la prime de prudence pour les chauffeurs de l’administration, la suppression du certificat d’embauche délivré aux chauffeurs du transport urbain et interurbain souvent demandé par les agents de la circulation, la généralisation de l’indemnité de logement à tous les agents du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale sans exception, le paiement de l’indemnité de risque à tous les agents contractuels des Etablissement publics de santé (Eps), le paiement des arriérés de la prime spéciale Covid-19 à tous les agents qui était déployés dans les Cte, la révision du statut des décisionnaires et le respect des points du protocole d’accords signé avec les enseignants, constituent également des points sensibles de revendications des travailleurs de la région de Fatick, réunis en intersyndicale pour célébrer l’édition 2024 de la fête du 1er mai.

Le Gouverneur de Fatick Mme Seynabou Guèye a promis de transmettre à qui de droit toutes les doléances posées dans le cahier de doléances des travailleurs de la région de Fatick. Des travailleurs qui ont l’honneur de recevoir les femmes de l’Uden qui, selon Abdourahmane Gueye, le secrétaire général national, « dans le cadre des orientations de notre congrès qui nous avait instruit de décentraliser nos activités, de venir ici à Fatick célébrer le 1er mai d’abord mais après nous allons tenir, après Kaffrine l’année dernière, une instance des femmes qu’est la commission pérennante des femmes. Vous savez que l’Uden a un vécu de 37 ans et depuis notre 5e congrès, nous avions pensé qu’il était important d’institutionnaliser la présence des femmes dans nos instances. Etant entendu que nous ne pouvons pas parler du syndicat sans les femmes. Et de l’avenir du syndicalisme sans les jeunes ».

Ainsi, pour Abdourahmane Gueye, « c’est bien pourquoi dans notre dispositif réglementaire, il est clairement établi que si le secrétaire est un homme, c’est une femme qui vient comme adjointe et vice-versa. Aujourd’hui, ce qui fait que nous en sommes à plus de 37% de cet objectif dans nos instances de décision si bien même que les postes ce sont les femmes qui les occupent et qui y jouent avec responsabilité et abnégation leur rôle ». Ainsi, la rencontre ce jeudi au Conseil départemental de Fatick de cette instance qu’est la commission pérennante des femmes reste déterminante dans les rôles et les engagements de la dimension genre dans le fonctionnement sur tous les plans de l’organisation syndicale qu’est l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden).

Mohamadou Sagne

 

29e Ag du Conseil américain du Sport: Matar Ba fait part des avancées sur la pharmacopée traditionnelle

Par Mame Khady Ndao (avec En Relief)

«Je tiens à rappeler que nous avons tous adhéré, depuis la Cop6 en 2017, au principe d’’’aucun État Partie laissé pour compte’’. Ce principe de solidarité fait partie de l’ADN de la Convention et nous devons tous, ensemble, nous assurer que les règles du jeu et les conditions sont équitables pour tous nos sportifs et dans tous les pays». Ces propos sont de l’ancien Ministre des Sports Matar Ba, Président de la cop9, invité à la 29e assemblée générale du conseil américain du sport les 25 et 26 avril 2024 à Washington.

« Les plateformes régionales intergouvernementales, comme le CADE, jouent un rôle très important et stratégique dans l’agenda mondial du sport », a affirmé l’hote de Washington. « La nature intergouvernementale de la prise de décisions dans le cadre de la Convention a par ailleurs été soulignée et réaffirmée lors de la neuvième COP en octobre dernier » a poursuivi le président Matar Ba dans son discours adressé à la 29e Assemblée générale du Conseil américain du sport (CADE).

« Les décisions adoptées par les gouvernements à cette occasion marquent une étape importante pour encourager et dynamiser les États Parties à anticiper et à relever les défis émergents » a souligné le ministre des Sports sous le régime du Président Macky Sall.

En outre, le Président de la Conférence des États Parties a rappelé : « à l’approche de son 20e anniversaire, en 2025, la poursuite du développement de la Convention nécessite un engagement solide de votre part.  Cela fait écho à la volonté unanime de la COP9 de voir les gouvernements se réapproprier l’agenda mondial de la gouvernance et de l’intégrité du sport et de s’assurer que les moyens nécessaires sont mis à disposition ».

Pour y arriver le porte-voix mondial de la lutte contre le dopage dans le sport a indiqué la voie. « Premièrement, il est crucial de clarifier les rôles et les responsabilités au sein de l’écosystème mondial de l’intégrité du sport. Ceci constitue un défi majeur et l’un des chantiers principaux de cette année et de l’année prochaine.

Cette «division du travail» par rapport aux responsabilités des autorités dépositaires de la Convention et celles des autorités délégataires est plus que nécessaire au niveau domestique. À l’échelle internationale, cela se traduit par la clarification de la relation entre la Convention et le Code mondial antidopage, compte tenu de la portée, des objectifs et des signataires de ces instruments.

Deuxièmement, les ministres doivent être activement impliqués dans ces travaux pour obtenir des résultats tangibles et orientés vers l’action qui mènent à des changements positifs, efficaces et inclusifs à la gouvernance de l’intégrité du sport. Votre participation et votre engagement sont essentiels pour renforcer la Convention en tant que droit international public dans le domaine des valeurs, de l’éthique et de l’intégrité du sport.

Dans cet esprit, nous devons veiller à ce que la Convention soit dotée d’un mécanisme de financement durable, permettant sa mise en œuvre par les États Parties ainsi que la réalisation des décisions de la COP en tant qu’organe souverain. Effectivement, il s’agit d’un des volets qui seront examinés par les États et qui feront l’objet de propositions concrètes lors de la COP10, à travers le Bureau ».

Matar Ba a aussi fait part des objectifs financiers, de la contribution de l’Afrique, de la poursuite des travaux sur la pharmacopée traditionnelle et de la prochaine conférence internationale arabo-africaine que le Maroc va abriter en novembre 2024. « L’objectif financier que nous devons atteindre avant la COP10 est très ambitieux : plus de 4 millions USD. Je suis fier que ma région, l’Afrique, contribue à ces efforts – même si les montants correspondant à la contribution minimale de 1% ne sont pas énormes, cela démontre la volonté et l’engagement des gouvernements africains envers la Convention.

Je fais donc appel à vous pour contribuer en faveur de la Convention et de son Fonds dans la mesure de vos capacités. Ceci est une condition indispensable pour que tous les résultats attendus par les États Parties puissent être accomplis. Le Bureau veille à assurer le progrès dans les différents domaines qui visent à consolider et renforcer le soutien apporté aux États Parties.

À cet égard, je me réjouis de vous faire part des avancées en ce qui concerne la poursuite des travaux sur la pharmacopée traditionnelle. Dans le cadre des activités de mobilisation, sensibilisation et promotion de la Convention menées par le Bureau, j’ai le plaisir de vous annoncer que le Maroc abritera en novembre prochain la première conférence internationale arabo-africaine incluant un colloque mondial. Je suis convaincu que les résultats de cette conférence contribueront de manière significative à la mise en place du cadre normatif et institutionnel dans ce domaine ».

Par ailleurs, le Président Matar Ba a exprimé son honneur et son grand plaisir d’être l’invité de CADE et du pays hôte, les États -Unis avant de transmettre ses vifs remerciements au nom du Bureau de la Conférence des Parties à la Convention antidopage.

 

Mosquée Omarienne: Le Président Bassirou Diomaye Faye s’engage à poursuivre les Travaux

Par El Hadj Dione

Le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a pris part à la prière du vendredi à la Mosquée Omarienne, située sur la corniche de Dakar.

La séance de prière a été dirigée par Thierno Seydou Mountaga. A l’occasion, le Président de la République a réaffirmé son engagement à poursuivre les travaux de la Grande Mosquée, tout en rappelant l’importance cruciale des leaders religieux au sein de la société sénégalaise. Il a plaidé en faveur d’un dialogue constant avec les différentes communautés religieuses, dans l’intérêt supérieur de la Nation.

À la suite de la prière, Thierno Madani Tall a pris la parole pour évoquer l’histoire riche et profonde de la Mosquée Omarienne. Dans son allocution, le guide religieux a exprimé l’honneur que représentait la visite du Chef de l’État en ces lieux symboliques, mettant en avant l’engagement permanent de l’État et des fidèles dans la préservation et la restauration de ce site de culte historique.

Dans son discours, le Président Bassirou Diomaye Faye a exprimé sa gratitude envers Dieu pour lui avoir donné l’opportunité de prier en ce lieu sacré. Il a salué le rôle central des leaders religieux dans la société sénégalaise, les qualifiant de guides et de piliers essentiels.

S’adressant à l’assemblée, le Président Faye a souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre l’État et les leaders religieux pour garantir la paix et la stabilité du pays. Il a également réaffirmé l’engagement de son gouvernement à soutenir les initiatives religieuses et à promouvoir l’éducation de la population à travers la voie de la religion.

Parité politique au Sénégal: droit vers l’impasse ! (Par Astou Dione Ndaw)

La quête de parité, notamment celle focalisée sur la sphère politique, requiert une révision profonde et des réformes pour ne pas tomber dans l’illusion d’une avancée. C’est une forme de parité qui a l’art de réduire la représentation des femmes à des postes de Prestige, allant jusqu’à accorder la femme un « droit de pilotage » au même titre que les hommes, mais sur une fausse piste.

Face à une société qui perd progressivement en humanisme et en valeurs, la parité doit s’orienter vers les secteurs qui placent l’humain au cœur des actions. L’égalité hommes-femmes doit aller au-delà de simples quotas, elle doit aussi trouver du sens dans son impact. En effet, les motivations fondamentales de la parité ne devraient plus être uniquement une bataille d’équité exclusivement politique mais plutôt un combat d’impact humain sur le front de l’éducation. Et force est de reconnaître que malgré les efforts, les fonctions électives n’ont, jusqu’à présent, pas réussi à nous placer sur cette voie salvatrice de la parité, comme en témoigne la qualité de vie actuelle. D’où l’importance de s’orienter vers une piste de parité plus humaine, moins politique et non chimérique.

L’instinct de protection et d’éducation des femmes, combiné à leur intelligence relationnelle, leur confère naturellement des compétences sociales et sociologiques. Ce qui fait qu’elles seraient capables d’être en avance sur les hommes en termes de connaissance des domaines de l’éducation, de la formation, de la santé et du maintien de la paix.

Au Sénégal, selon les récentes statistiques, sur 261 professeurs titulaires répertoriés seules 30 sont des femmes, soit 12,12% de l’effectif total. De plus, la plupart des enseignantes travaillent dans les zones rurales, où les opportunités de formation ou d’avancement sont limitées. Elles sont souvent moins bien rémunérées que les hommes, ce qui aggrave encore leur accès restreint aux ressources et aux possibilités. Dans le domaine militaire, les femmes représentent en 2024, 5% des effectifs de l’armée sénégalaise, alors que la présence féminine pourrait offrir de nombreux avantages, par exemple pour le maintien de la paix, une thèse soutenue par l’Organisation des Nations unies. C’est à ces inégalités que la parité doit remédier pour un progrès efficace.

Il est insuffisant de se mobiliser par millions, de mener d’éminentes luttes, dans le seul but de servir dans des instances politiques. La parité doit être une source d’inspiration plus ambitieuse. Et pour sortir de cette impasse, il incombe aux femmes de choisir entre la voie des instances politiques ou celle des secteurs stratégiques.

Astou Dione Ndaw, Journaliste

Basketball: Le Sénégal dans le Groupe C avec les Philippines, la Hongrie et le Brésil à Kigali

Tournoi de Pré- qualification à la Coupe du Monde féminine 2026 

Par Cheikh F. Keita

Les tournois de préqualification pour la coupe du monde de basketball féminin (Allemagne 2026) se tiendront du 19 au 25 août prochain un peu partout à travers la planète. 16 nations, dont le Sénégal, sont engagées dans ces tournois de préqualification.

Sénégal, Philippines, Hongrie et Brésil dans le Groupe C des préqualifications qui se disputeront à Kigali au Rwanda ; il faut préciser que pour la Zone Afrique, trois autres nations que sont le Mali, le Rwanda et le Mozambique sont engagées dans ces préqualifications. Ainsi en plus des 12 nations qui sont qualifiées pour le tournoi Olympique Féminin de Paris 2024, les 16 meilleures autres nations du monde (4 par région) prendront part à cette première étape des préqualifications en vue de la qualification finale pour la Coupe du Monde Féminine Fiba 2026.

L’instance mondiale du basketball entend ainsi promouvoir la participation des femmes dans cette discipline. Et c’est toute l’importance qu’il faut donner à ces préqualifications. Car la Fiba en plus de l’objectif qui est de permettre à davantage de fédérations nationales de disputer des matches de premier plan, compte faire participer ses basketteuses à des compétitions internationales de manière plus régulière.

Une belle initiative que les pays ciblés ne devraient pas rater surtout le Sénégal qui avait déjà participé à l’édition 2018 de la coupe du monde qui s’était tenue en Espagne. A cette compétition, les « Lionnes » avaient terminé à la 12e place. Et entre-temps, bien des choses ont évolué dans leur tanière puisque les « Lionnes » ont subi un rajeunissement, avec l’arrivée du nouvel entraineur espagnol, Alberto Antuna, et vont tenter de décrocher une 9e participation à la coupe du monde en Allemagne en 2026.

Défis contemporains: La jeunesse africaine doit s’impliquer et être créative…

Par Mariyama Touré

Ce jeudi 25 avril, le docteur- es- lettres, angliciste, juriste, entrepreneur et expert international, Mactar Silla, a animé à l’université de l’entreprise Afi-l’Ue de la zone B une conférence sur la jeunesse africaine et les défis contemporains auxquels ils font et feront face.

L’Afrique est un continent qui aujourd’hui a une jeunesse importante. L’âge médian est de 25 ans. Environ 77% de la population a 35 ans et moins. C’est une population qui aspire à son avenir, qui a des ambitions, qui a des besoins d’emploi, de formation. «Cette jeunesse africaine ressent le besoin et l’obligation de s’exprimer et de s’épanouir. J’ai identifié le fait que nous sommes un continent qui a d’énormes richesses, en termes de richesses naturelles, de richesses minières, de son capital humain. Mais qu’il y a un véritable paradoxe, parce qu’autant nous avons ces richesses, autant nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes », introduit- M. Silla.

Pour faciliter la compréhension de son récit, Mactar Silla nous évoque les défis majeurs a relevé. «Le défi économique est là, il est entier. Le défi de la sécurité alimentaire, de la souveraineté alimentaire, le défi énergétique, le défi numérique, le défi culturel, le défi démocratique. Nous avons effectivement beaucoup de choses qui sont là, devant nous, qui nous interpellent et qui interpellent cette jeunesse qui doit être véritablement le levier, le tremplin qui permet à ce continent de prendre en charge sa destinée » poursuit-t-il.

«Donc nous avons essayé effectivement à travers des exemples extrêmement concrets dans différents domaines de montrer comment saisir ces opportunités pour passer à la production et de la production à la transformation sur le continent à travers des chaînes de valeurs qui permettent au continent de s’ouvrir davantage d’opportunités, davantage de possibilités. Non, il faut que la jeunesse africaine prenne, comme je l’ai dit, toute sa place. Il faut que la jeunesse africaine se rende compte qu’elle constitue une force. Il faut que la jeunesse africaine aspire à se former » soutint-t-il. Le docteur-es-lettres de continuer « c’est l’éducation classique, académique, mais c’est également la formation technique et professionnelle. Aujourd’hui, dans n’importe quel secteur que l’on prend, que ce soit le pétrole, l’agriculture, le domaine de la pêche, les services, le numérique, etc., il faut que les jeunes africains s’impliquent davantage. C’est vrai, je l’ai dit, au quotidien, beaucoup de jeunes africains créent des applications, s’impliquent dans ces domaines. Mais il faut qu’on arrive à une sorte de masse critique qui permet une prise en charge des intérêts du continent et que dans tous les secteurs, nous ayons la main d’oeuvre, le savoir-faire et les compétences nécessaires pour hisser le continent à un niveau supérieur ».

Selon lui toujours « nous ne pouvons plus, en ce 21e siècle, être dans des pays où 110% de la population n’a pas accès constant à l’électricité ou à l’énergie. Nous ne pouvons plus être dans un continent où certains ne sont pas scolarisés, etc. Alors que nous sommes, comme je l’ai dit encore une fois, un continent qui regorgent de ressources et de potentialités qui vont au-delà de tout ce qu’on peut penser. Une simple cartographie du potentiel du continent démontre que l’Afrique a tous les moyens de son développement. Donc le développement, ça ne se décrète pas, ça se fait; ce sont des êtres humains, c’est à travers le capital humain et cette frange de la population qu’on appelle la jeunesse 77% de moins de 35 ans et doit pouvoir jouer pleinement sa partition pour que ce continent soit un continent de référence», se désole-t-il.

Étant conscient qu’on ne peut pas parler de développement ou d’avancées sans toucher à la technologie l’angliciste nous parle de l’IA et de ce que l’intelligence artificielle pourrait apporter. «L’IA c’est une technologie, comme toute technologie et dans toutes démarches moi ce que je préconise c’est que l’Afrique fasse son propre diagnostic et établisse son propre cahier de route en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs et de voir ce qui s’adapte dans notre contexte africain. Sur la question de l’éducation par exemple moi je conçois l’IA comme puissant un outil de promotion et de propagation des langues africaines comme le swahili ou le djioula… il y’a un ensemble de langues africaines qui pourraient être promus à travers l’IA. Lors de la période du Covid l’IA on a vu que les méthodes d’enseignements ont été réadaptées » dit-il. Il en a profité pour faire savoir que cette nouvelle technologie doit être régulée, permettre à réaliser de bonnes choses mais que aussi nous africains devrions penser à ne pas être que consommateurs.

«Mais tout cela dans un environnement régulé, quelqu’un l’a souligné les datas centers la protection des données et de notre souveraineté numérique qui n’est pas quelque chose qui se décrète ou un slogan mais qui répond à un certain nombre de pratiques et d’infrastructures à mettre en place. Il faut savoir s’adapter et l’africain doit savoir pourvoir et non consommer seulement. Nous avons un projet de faire l’une des toutes premières expériences mondiales de radio panafricaine en utilisant l’IA et dans les meilleurs pratiques. Les adaptations sont fondamentales nécessaires dans les universités concernant l’IA», termine-t-il sans oublier de mentionner que l’Afrique doit nourrir l’Afrique particulièrement à travers sa jeunesse.

 

 

Atteindre l’équité dans la lutte contre le paludisme: Une plus grande nécessité de mobilisation de nos ressources domestiques

La commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme se déroule annuellement chaque 25 Avril. Cette année, le thème choisi est « Équité en matière de santé, genre et droits de l’Homme ». Cette journée nous donne l’occasion d’analyser les succès et les défis de la lutte contre le paludisme, notamment la nécessité d’investissements domestiques accrus et d’un engagement politique fort en faveur de la prévention et de l’élimination de ce fléau de notre pays. Agissons maintenant et sauvons des vies ! L’Afrique continue de payer le plus lourd tribut au paludisme

Au cours des 15 premières années de ce siècle, de grands progrès ont été accomplis dans la réduction de la charge mondiale du paludisme et nous saisissons l’opportunité de cette tribune pour rendre hommage à toutes les institutions et les leaders qui par leur engagement, leur générosité et leur travail acharné ont rendu possibles ces avancées.

Toutefois, une ombre plane sur ces acquis car on constate depuis 2017 un ralentissement de ces acquis. La phase de stagnation actuellement observée est particulièrement évidente dans nos pays où les conditions sont très propices à la transmission du paludisme et où la riposte face à cette pandémie est compromise non seulement par la faiblesse des systèmes de santé mais également par l’insuffisance des investissements et des infrastructures.

En publiant son rapport annuel cette année, l’OMS a averti que malgré l’élargissement de l’accès à la prévention du paludisme, trop de personnes, majoritairement en Afrique, se voient encore aujourd’hui privées des services et des soins de qualité dont elles ont besoin pour prévenir, détecter et traiter cette maladie à temps voire efficacement.

En 2022, l’ensemble de la région a enregistré :

  • 94 % de tous les cas de paludisme (233 millions de cas) ;
  • 95 % de tous les décès dus au paludisme (580 000 décès) ;

Près de 78 % de tous les décès dus au paludisme dans la région concernent des enfants de moins de 5 ans.

Dans notre pays, le paludisme continue de faire des ravages et prendre des milliers de vies. Avec environ # 608 000 en 2022 contre # 610 000 en 2021 ont été enregistrés dans les établissements de santé, selon le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP). Toutefois, l’OMS estime que le véritable bilan se situe autour de [Insérer le nombre décès], en tenant compte de ceux qui surviennent en dehors des structures de santé. Un bilan humain inacceptable pour une maladie évitable et curable.

Fort heureusement, est important de noter les avancées réalisées et remarquables  ces dernières années, grâce aux efforts conjoints des acteurs concernés au niveau national et mondial, avec l’arrivée des outils innovants  tels que  le déploiement du tout premier vaccin antipaludique RTS,S/AS01, la recommandation par l’OMS d’un deuxième vaccin sûr et efficace R21/Matrix-M, la disponibilité d’une nouvelle génération de moustiquaires à double substance active, l’intensification de la prévention du paludisme saisonnier chez les enfants  exposés à un risque élevé de paludisme grave, la prévention du paludisme chez le nourrisson via le TPIn ( traitement préventif intermittent).

L’urgence de traduire les déclarations en actes concrets pour l’augmentation des ressources nationales

D’après les données de l’OMS, en 2022, un total de 4,1 milliards de dollars des États-Unis (USD) a été mobilisé pour lutter contre le paludisme dans le monde, par rapport à une cible initiale de 7,8 milliards USD. Le déficit de financement entre le montant investi et les ressources nécessaires s’est creusé ces dernières années, atteignant 3,7 milliards USD en 2022. L’insuffisance des moyens demeure un obstacle majeur à un moment où les ressources externes deviennent de plus en plus rares et où l’on attend désormais une contribution plus importante venant des ressources nationales pour inverser la tendance et éradiquer la pandémie.

C’est dans ce contexte que la conférence ministérielle sur le paludisme :  « Lutter contre le paludisme dans les pays les plus durement touchés par la maladie » s’est tenue à Yaoundé au Cameroun le 6 mars 2024.  Elle a réuni des Ministres de la Santé, des partenaires mondiaux, des organismes de financement, des scientifiques, des organisations de la société civile et d’autres acteurs principaux de la lutte contre le paludisme.

A l’issue de cette conférence, les Ministres ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engagent notamment à diriger avec une plus grande détermination les programmes de lutte contre le paludisme et à y consacrer un financement national plus important, à investir davantage dans le secteur de la santé afin de renforcer les infrastructures, les effectifs de personnel, d’améliorer la gouvernance et de renforcer la collaboration intersectorielle.

Les parlementaires sont convaincus qu’en travaillant en synergie avec toutes les parties concernées singulièrement les Organisations de la Société Civile et les communautés, ils pourront à assurer le suivi de la Déclaration de Yaoundé pour pousser le gouvernement explorer toutes les pistes permettant de mobiliser davantage de ressources  qui  contribueront à réduire les inégalités en matière de lutte contre le paludisme assurant ainsi  l’accès aux services de qualité pour les populations vulnérables et marginalisées particulièrement celles installées dans les zones difficiles d’accès. En effet, l’accroissement des investissements permettra notamment de : Renforcer et pérenniser le financement de la couverture santé universelle (CSU) ; Accélérer la reconnaissance de l’Agent de Santé Communautaire en le dotant d’un statut reconnu par l’État et d’une rémunération ; Assurer que l’État respecte ses engagements et mobilise à temps les fonds de contrepartie des programmes soutenus par les partenaires externes pour la mise en œuvre des interventions de paludisme à haut impact ; Renforcer la multisectorialité dans la lutte contre le paludisme ;Assurer la prise en compte du genre, droits sociaux et besoins des populations les plus vulnérables.

La santé des populations est un investissement rentable et un enjeu stratégique de développement pour tout État qui aspire au progrès social et économique.  Le moment est venu pour nos pays et tous les parlementaires de faire de la lutte contre le paludisme une priorité nationale. Cette volonté politique doit être matérialisée d’une part par une mobilisation accrue et durable des ressources nationales pour l’augmentation du financement et d’autre part, par la mise en œuvre d’un mécanisme de suivi de la bonne gouvernance capable de garantir une utilisation transparente des ressources et l’équité mais aussi la participation tous les secteurs et des communautés dans la lutte contre le paludisme.

Mobilisons-nous pour mettre fin au Paludisme !

[Honorable Juliette ZINGA : Haut Conseillère des Collectivités territoriales (HCC du Sénégal]

[Membre de la Task Force des Parlementaires Francophones et anglophones pour la mobilisation des ressources domestiques dans le cadre du financement de la Santé et de la Couverture Sanitaire Universelle]

 

 

Conseil des ministres: BDF ordonne un plan d’urgence opérationnel contre la vie chère

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 24 avril 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye. A l’entame de sa communication, le Président de la République a rappelé que la lutte contre la cherté du coût de la vie reste une priorité de l’action gouvernementale. 

Le Chef de l’Etat a constaté la dérégulation des marchés des produits et services de grande consommation en termes d’approvisionnements, de stocks et de prix. Dans ce lot, il a attiré toute l’attention du Conseil sur la situation des denrées de première nécessité. Aussi indique-t-il, les prix homologués en gros et surtout en détail du riz, du sucre, de l’huile, de la farine, du lait et du pain notamment, doivent faire l’objet d’une surveillance particulière et permanente de la part du Gouvernement et des services compétents de l’Etat.

Le Président de la République a, en outre, rappelé au Conseil la forte préoccupation de ses concitoyens concernant, la baisse et la régulation des coûts des loyers et les facilitations pour l’accès à un logement décent.

Le Chef de l’Etat a, dès lors, donné des instructions au Premier Ministre, aux Ministres en charge du Commerce et de l’Industrie, des Finances et du Budget et de l’Agriculture, de lui proposer, avant le 15 mai 2024, un plan d’urgence opérationnel de lutte contre la vie chère, assorti de mesures hardies de baisse des prix des denrées de consommation courante ainsi que de certains services essentiels.

Le Président de la République a, dans cette perspective, souligné la nécessité d’impliquer les associations de consommateurs, les industriels et les opérateurs économiques en vue de bâtir des consensus durables dans l’application effective de nouvelles mesures visant l’allègement du coût de la vie pour les ménages.

Il a, en outre, insisté sur l’impératif d’assurer le contrôle permanent des prix sur le terrain et la maitrise de toute velléité de spéculation, notamment à l’approche des grandes fêtes et évènements religieux.

Le Chef de l’Etat a, à ce titre, demandé au Premier Ministre de mettre en place, à la Primature, un dispositif d’alerte précoce et de suivi des prix et approvisionnements du pays en produits et denrées essentiels.

Le Président de la République est également revenu sur l’impérieuse nécessité d’assurer un suivi permanent de l’évolution des coûts des loyers (baux à usage d’habitation et commercial) à Dakar et dans les capitales départementales.

Le Chef de l’Etat a, au demeurant, invité le Ministre de l’Industrie et du Commerce à veiller à la transformation du commerce intérieur qui passe par la modernisation du commerce de proximité, en l’occurrence les boutiques de quartier et le développement de stratégies innovantes et efficaces de promotion de la consommation des produits de nos terroirs.

Le Président de la République, après avoir analysé la conjoncture économique internationale actuelle et ses impacts sur la vie nationale, a invité le Gouvernement à engager, dès la prochaine campagne de production agricole, la mise en œuvre de la Doctrine de Souveraineté alimentaire (Dsa), en cohérence avec la nouvelle politique d’industrialisation, de valorisation et de consommation de nos produits locaux.

Le Chef de l’Etat a ainsi demandé au Premier Ministre de superviser la nouvelle vision volontariste, endogène et consolidée de nos politiques publiques dont l’objectif est d’atténuer de manière significative la cherté du coût de la vie et de soutenir durablement l’amélioration du pouvoir d’achat des populations par l’accès à des denrées et produits courants de qualité et à des prix accessibles.

Le Président de la République a d’ailleurs, sous ce chapitre, donné des instructions au Premier Ministre pour accentuer les réformes visant l’amélioration de la concurrence dans ces différents secteurs d’activité et la préservation soutenue des droits des consommateurs.

 

Emplois verts pour les femmes et les jeunes dans le delta du Saloum: Plus de 2 milliards de FCA pour le développement des chaines de valeurs apicoles et mollusques

Par Mohamadou Sagne

Toubacouta: Le développement des chaines de valeurs apicoles et mollusques, écologiquement durable et inclusif basé sur la mangrove, constitue l’une des principales orientations du Projet emplois verts pour les femmes et les jeunes dans le delta du Saloum qui a été lancé avant-hier mardi 23 avril 2024 à Toubacouta- (avec En Relief).

Le projet dont le comité local de suivi a été installé le même jour, est initié par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour un montant de 2 milliards de FCFA (4 millions d’euros) sur financement du Ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) de la république fédérale d’Allemagne. Il devrait durer trois (3) ans selon Elie Maxime Sogbossi, le chef de projet. Mais, pour le sous-préfet de Toubacouta, Ahmeth Sékou Ly, président du comité de pilotage qui a présidé la rencontre marquée par la présence de près d’une centaine de participants dont les principales cibles du projet. Et, selon Mr Ameth Séckou Ly, président du comité local de suivi, « il nous revient l’honneur de suivre les activités qui seront déroulées dans ce la cadre du projet comme l’avaient suggéré les conclusions de l’atelier d’information du 28 février au 1er mars 2024. Et, entre autres recommandations, l’organisation de ce forum d’aujourd’hui (Ndr : mardi) pour mieux partager et sensibiliser les communautés bénéficiaires ».

Mais, de l’avis du sous-préfet de Toubacouta, « ce Projet emplois verts pour les femmes et les jeunes dans le Delta du Saloum, vient à point nommé pour la simple et bonne raison que c’est un projet qui s’intéresse à des chaines de valeurs pratiquées dans notre zone à travers les cibles même du projet que sont les jeunes et les femmes, dans une zone qui explosée aux changements climatiques mais également où l’on remarque une certaine vulnérabilité des jeunes et des femmes. C’est dire qu’au regard de ce que nous apporte le projet, tout naturellement, on aura un impact très positif dans le vécu quotidien de nos populations et du point de vue économique nous considérons que c’est un projet qui pourra apporter beaucoup de chose à la zone du Niombato où s’activent ces mêmes cibles jeunes et femmes dans les activités retenues dans le projet ».

Il suffit de l’avis du président du comité de suivi, Ameth Séckou Ly, « de renforcer leurs conditions de travail et leurs capacités mais aussi de les encourager à se formaliser davantage pour une saine émulation dans le développement économique et social de la zone du delta du Saloum, réputée pour sa riche biodiversité et ses écosystèmes uniques. Mais, qui est confrontée à d’importants défis socio-économiques, notamment des taux de chômage élevés et la dégradation de l’environnement. Une zone d’une mosaïque fascinante de forêts de mangroves, et de cours d’eau sinueux, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et qui sert de creuset de vie, soutenant les moyens de subsistance des communautés locales depuis des générations.

Une myriade de défis dans la quête de moyens de subsistance

Mais, malgré l’abondance naturelle de ce patrimoine, Elie Maxime Sogbossi, le chef de projet, fait savoir, « que les femmes et les jeunes de la région sont confrontés à une myriade de défis dans leur quête de moyens de subsistance durables et d’autonomisation économique ». Un accès limité aux ressources, y compris la terre, le financement et le savoir-faire technique, qui exacerbe les inégalités existantes et entrave leur capacité à exploiter pleinement le potentiel de leur environnement. Des défis auxquels il faut s’attaquer en insistant sur les secteurs de l’apiculture et de l’élevage des mollusques qui apparaissent comme des voies prometteuses pour les femmes et les jeunes et qui permettent également de générer des revenus, d’améliorer les moyens de subsistance et de favoriser le développement durable dans le delta du Saloum. Les deux secteurs offrent des opportunités d’entrepreneuriat, de création de valeur et d’intégration au marché, facilitant aux communautés locales la diversification de leurs sources de revenus et l’amélioration de leur résilience aux chocs externes.

 

Limogeages et nominations: Pape Allé Niang nouveau DG de la Rts   

Plusieurs mesures individuelles ont été prises ce mercredi lors du Conseil. Des ministres. En effet, plusieurs directeurs généraux du régime sortant ont été limogés et remplacés par des militants du Pastef. Ainsi, le Président de la République a pris les décisions suivantes:

Monsieur Bara DIOUF, Gestionnaire administratif et financier, est nommé Délégué général à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose, en remplacement de Monsieur Diène Farba SARR ;

Monsieur Bacary Sega BATHILY, Spécialiste en Management de projets, est nommé Directeur général de l’Agence pour la Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX SA), en remplacement de Monsieur Abdoulaye BALDE ;

Monsieur Pape Alé NIANG, Journaliste, est nommé Directeur général de la Radiotélévision Sénégalaise (RTS), en remplacement de Monsieur Racine TALLA ;

Monsieur Waly DIOUF BODIANG, Inspecteur principal des Impôts et des Domaines, est nommé Directeur général de la Société nationale du Port Autonome de Dakar, en remplacement de Monsieur Mountaga SY ;

Monsieur Cheikh Mamadou Abiboulaye DIEYE, Ingénieur en Génie et Travaux publics, est nommé Directeur général de l’Aéroport International Blaise DIAGNE (AIBD SA), en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIEYE ;

Monsieur Fadilou KEITA, Manager en Gestion financière, est nommé Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, en remplacement de Monsieur Cheikh Issa SALL ;

Monsieur Maguette KANE, Inspecteur des Postes et Services financiers, est nommé Directeur général de la Société nationale La Poste, en remplacement de Monsieur Mohamadou DIAITE ;

Monsieur Bassirou KEBE, Spécialiste en Management de projets, est nommé Directeur général de la Société nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM), en remplacement de Mamadou Diagne SY MBENGUE ;

Monsieur Mouhamadou Moctar MAGASSOUBA, Spécialiste en finances d’entreprise, est nommé Directeur général de la Société immobilière du Cap Vert (SICAP SA), en remplacement de Monsieur Mamadou KASSE ;

Monsieur Serigne Mamadou MBOUP, Spécialiste en Management et en Stratégie touristique et hôtelière, est nommé Directeur général de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones touristiques du Sénégal (SAPCO SA) en remplacement de Monsieur Souleymane NDIAYE ;

Madame Marie Rose FAYE, Experte en Gestion et en Management des Ressources humaines, est nommée Directeur général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des petites et moyennes entreprises (ADEPME), en remplacement de Monsieur Idrissa DIABIRA ;

Madame Yaye Khadidiatou Djamila DIALLO, Spécialiste en Droit des Affaires, est nommée Directeur général de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des Tout-Petits, en remplacement de Madame Maïmouna CISSOKHO ;

Monsieur Tidiane SIDIBE, Expert en gestion de projets et en Développement territorial, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), en remplacement de Monsieur de Mamadou DJIGO ;

Monsieur Sékouna DIATTA, Maitre de Conférences en Ecologie, est nommé Directeur général de l’Agence sénégalaise de Reforestation et de la Grande Muraille Verte, en remplacement de Monsieur Oumar Abdoulaye BA ;

Docteur Cheikh DIENG, Expert en Environnement, est nommé Directeur général de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) en remplacement de Monsieur Mamadou Mamour DIALLO ;

Monsieur Magatte DIAKHATE, Inspecteur des Impôts et des Domaines, est nommé Directeur de la Législation et de la Coopération internationale, en remplacement de Mouhamadou Lamine SY.

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