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Aéroport international Blaise Diagne: Le SPAS dénonce une situation insoutenable

Par Mariama Touré

Oumar Ka, agent à l’AIBD est membre du syndicat maison dénommé SPAS (Syndicat du Personnel des Aéroports du Sénégal) dont le secrétaire général est Djibril Sakho. «SPAS a été créé en 2017 après l’ouverture de l’AIBD. Nous savons tous que la durée d’un mandat pour organiser une assemblée générale de syndicat est de 3 ou 4 ans mais pour SPAS on n’ a toujours pas tenu cette assemblée générale de renouvellement de bureau», dénonce-t-il.

Le secrétaire général refuse catégoriquement de tenir une assemblée générale malgré toutes nos insistances. «On a créé un collectif des travailleurs avec presque 340 agents pour faire connaître nos doléances et revencications. Tous ces agents se sont regroupés pour faire savoir que le secrétaire général Djibril Sakho ne respecte pas son engagement, il n’accorde aucune importance à ce pourquoi il est là; car un secrétaire général de syndicat doit être là pour défendre les intérêts des travailleurs. Mais seul son intérêt le préoccupe On n’a même pas de trésorier et c’est lui qui en fait office. Il gère tout, décide de tout. A chaque fois qu’il fait une action ou qu’il réclame quelque chose c’est soit qu’il a un accrochage avec le directeur général et qu’il veut régler son problème. Il oublie les travailleurs a relevé M. Ka
A l’occasion du 1er Mai, poursuit le syndicaliste, M. Sakho demande des subventions au nom des travailleurs. «S’il part voir le Directeur général c’est pour avoir de l’argent et rien d’autre, c’est tout ce qui l’intéresse», renseigne M. Ka. «On est à bout vraiment, cette situation est insoutenable pour nous! On a en marre et on veut syndicat digne de ce nom, un syndicat qui prend en considération les travailleurs et qui les soutient, a fait savoir le syndicaliste Oumar Ka.

 

Haut commandant de la gendarmerie nationale: Le général Moussa Fall relevé de ses fonctions

La nouvelle est tombée par décret ce mercredi 24 avril 2024, le général Moussa Fall est relevé de ses fonctions à la tête du haut commandement de la gendarmerie.

Il est remplacé à la tête du Haut-Commandant de la Gendarmerie nationale par le Général de Division Martin Faye, précédemment Haut-Commandant en Second de la Gendarmerie nationale et Sous-Directeur de la Justice Militaire.

Le général Faye est quant à lui remplacé au poste de Haut-Commandant en Second de la Gendarmerie nationale et Sous-Directeur de la Justice Militaire, par le Général de Brigade Papa Diouf, précédemment Commandant de la Gendarmerie Mobile.

L’Ong Icd-Afrique appuie les femmes transformatrices et la petite enfance à Falia

DES EQUIPEMENTS DE SECOURS EN MER ET DU MATERIEL PEDAGOGIQUE

Par Mohamadou Sagne

Dionewar: La petite île de Falia, dans la commune de Dionewar a abrité avant-hier mercredi, une importante cérémonie de remise d’équipements de secours en mer aux femmes transformatrices et du matériel pédagogique destiné à la petite enfance.

D’importants lots acquis grâce à l’Ong Icd-Afrique qui intervient dans la zone dans le cadre du projet femmes et coquillages pour le développement et la valorisation des filières oestricoles, apicoles et concycoles. Un projet d’ailleurs qui regroupe selon Modou Balla Faye, le chargé des programmes de Icd Afrique, « près de 200 femmes de 8 villages des communes de Palmarin, Dionewar et Toubacouta ».

Ce materiel est ainsi composé de gilets de sauvetage, des chaussures de sécurité, des gants de protection et bats en plus des trousseaux de secours et autres pour un montant de 6085000 FCFA pour l’ensemble des villages polarisés. C’est ainsi qu’à Falia, une île qui sort de l’anonymat, un premier lot a été remis aux femmes transformatrices du groupement « Ndof Mbelne » (ronier succulent s’entend) pour réduire les accidents en mer lors des parties de cueillettes mais aussi pendant leur travail, ceci pour apporter une plus-value sur les produits halieutiques. Un geste hautement apprécié par la présidente du groupement, Mme Aissatou Sarr mais également Mme Aissatou Bop, adjointe au maire de Dionewar native de Falia et ayant même présidé la cérémonie.

Mme Aissatou Bop a saisi l’occasion pour remercier les généreux donateurs pour cet important geste de solidarité qui,  selon elle, « s’inscrit dans une dynamique d’amélioration des conditions de travail des femmes mais également va permettre d’assurer des formations sur la valorisation et la transformation des produits halieutiques et forestiers ».

Dans la lancée, l’Ong Icd Afrique a aussi pris l’initiative de mettre à la disposition du Centre d’éveil communautaire (CEC), un important lot de matériel pédagogique et technique en vue d’améliorer l’apprentissage des enfants et leur bien-être. Notamment pour la création, des aires de jeu intérieures et extérieures, des équipements de sécurité, du matériel d’hygiène, des barrières de sécurité entre autres matériels. Une belle occasion pour Mamadou Gueye Touré, président du comite des directeurs d’écoles de Dionewar au nom de ses collègues de dire un grand merci à l’organisation Icd-Afrique pour ce geste destiné selon lui, « au centre d’éveil communautaire (CEC) de Falia.

Et qui est constitué de beaucoup de jouets pour les enfants, des tables bancs et même des ventilateurs ». Il faut noter que le centre d’éveil communautaire a été construit en construit en collaboration avec l’association Voile sans frontières (France) qui intervient dans la zone en même temps que l’organisation Icd-Afrique presente dans ces îles du Saloum depuis 2016 dans le cadre de l’amélioration des conditions des femmes transformatrices de produits halieutiques.

 

Sénégal- Mauritanie: Une coopération conviviale qui renforce les liens privilégiés entre les deux pays

Le Président de la République a effectué, le jeudi 17 avril 2024, une visite en République islamique de Mauritanie pour rencontrer son homologue, le Président Ould Cheikh El GHAZOUANI, Président en exercice de l’Union africaine, Organisation qui incarne l’idéal d’intégration du continent. 

Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des excellentes relations de bon voisinage, d’amitié fraternelle, de brassage socio-culturel et de coopération conviviale entre le Sénégal et la Mauritanie. 

Les deux chefs d’État ont échangé, dans une ambiance empreinte de cordialité, sur des secteurs prioritaires de la coopération multiforme tels que la Défense et la sécurité, la pêche, l’énergie, l’eau, les transports, l’économie et le commerce. 

Ils ont convenu d’œuvrer ensemble de manière constante à la consolidation des liens privilégiés qui unissent les deux pays.

Productions pétrolières: l’Etat du Sénégal veut tirer son bénéfice devant ses contractants…

« La renégociation des contrats pétroliers », un sujet qui n’est pas à écarter selon les nouvelles autorités qui, même en tant qu’opposition ont toujours décrié ces contrats qui ne profiteraient pas au Sénégal. A quoi peut s’attendre le citoyen Sénégal sur la production tant attendue ? Quels sont les mécanismes, de l’exploitation à la production du pétrole.

Considérant les contrats de partage de productions, au niveau de l’article 13 et 25, il y a des moyens de redevabilité évoqués. L’administration a une possibilité de recevoir des rapports hebdomadaires et annuels compte non tenu des audits qui sont possibles pour les contrats et différents coûts. Cependant, il faut se demander si nous avons une administration consciente pour renforcer le service de pétrologie en moyens humains et matériel pour les envoyer dans les entreprises et de les contrôler.

Les coûts pétroliers sont considérés comme des dépenses d’investissement en phases de recherches, de développement et d’exploitation. En réalité, avec les travaux de recherche et de prospection, ce sont souvent des géologues qui viennent établir une cartographie du sous-sol avec des géophysiciens pour interpréter les données sur place pour voir s’il y a des traces de pétrole. Dès lors, toutes les dépenses qui sont engagées dans cette phase de recherche entrent dans le cadre de l’accumulation des coûts pétroliers seront confrontés à un remboursement suivi de partage de produit pétrolier appelé aussi, Profit Oil.

C’est dans cette perspective d’analyse qu’est initié cet « atelier de renforcement de capacités sur le journalisme d’investigation dans le secteur extractif ». Pour le Forum Civil qui est l’initiateur, « l’objectif du projet Usaid/TRACES est d’accroître la transparence et les mécanismes de responsabilisation dans les secteurs minier, pétrolier et gazier pour une meilleure gestion des revenus, et promouvoir une plus grande transparence grâce à des mécanismes de surveillance et une gestion des revenus plus efficace ». Une session d’échange interactive à laquelle Moussa Oumar, expert en contrat pétrolier a rappelé les thématiques relatives au secteur extractif pour un travail d’investigation de qualité de la part du journaliste.

En réalité, concernant les coûts pétroliers, ce qui est à retenir, c’est « le remboursement ». En effet, avant de se partager le profit, il est obligatoire de rembourser les coûts dans un premier temps. Les modalités de partages sont bien définies dans le code pétrolier. Le principe : « Se partager les coûts avant le profit ». Concernant la compagnie qui doit exploiter, il est nécessaire de tenir une comptabilité séparée des opérations pétrolières ». En effet, cette option est soulignée dans le code pétrolier pour permettre à l’Etat d’avoir une idée sur les dépenses qui ont été effectuées. « L’Etat a le droit à l’information sur ces dépenses » a indiqué Moussa Oumar. Le remboursement des coûts de production ne se fera pas en un seul temps mais à travers un échelonnement qu’il va s’opérer. Par rapport à la production, nous explique l’expert en contrat pétrolier, « des barèmes seront fixés pour entamer ce remboursement qui, pour rappel, se fera bien avant le partage du « Profit Oil » entre l’Etat et le contractant ». En outre, il y a bien une limite à ne pas dépasser : 70% (selon le code pétrolier) ! En d’autres termes, c’est juste les 30% restants qui seront, finalement partagés, comme l’indique l’article 34 du code pétrolier.

L’Etat du Sénégal peut détenir 15 à 45% sur le profit oil
En effet, il varie dans le temps et selon les prix des barils. Concernant les modalités de partage de production, les critères de nos jours ne seront plus en vigueur avec la fiscalité qui devient plus ou moins stricte. C’est un partage qui se fait en fonction du niveau de production journalière. Toutefois, il est préférable de quitter ces critères journalières et chercher d’autres options car, il peut arriver que les prix du baril soient en baisse mais aussi aux risques liés à l’évaluation des réserves. En effet, il y a par exemple dans des pays ou les chiffres avancés pour certains gisements ne reflètent pas in fine la réalité, il y a donc des difficultés liées au partage de production. Il faut dépasser cette idée de partage de production et aller vers d’autres critères tels que ce qu’on appelle dans le code de 2019, « Le Facteur R ». Ce dernier est calculé en fonction des revenus cumulés sur les investissements globaux. A ce niveau de partage de production, on ne se base pas sur la production journalière mais également, l’intérêt pour l’Etat, c’est d’avoir un pourcentage qui ne sera pas inférieur à 40%. « Lorsqu’il s’agit d’un partage journalier, la part de l’Etat est évaluée à partir de 15%, mais avec le « Facteur R », sa part est stabilisée à 40%. Il faut cependant rappeler que ce critère n’est pas encore en vigueur. C’est toujours l’ancienne législation qui s’applique » dira Moussa Oumar.

Dans le cadre de la production de pétrole, il y a eu un débat qui a, pendant des années, pollué l’espace. Sur les 30% qui constituent le profit (après avoir dégagé le coût évalué à 70%), l’Etat a pris sa part qui varie entre 15 à 45 %, le reste est alloué au contractant qui est composé notamment de plusieurs entités.  Ce qu’il faut faire, c’est d’abord de faire la répartition entre les contractants (notamment avec Petrosen). Après le partage, c’est de dire ensuite à chaque entité qu’il y’a, en réalité, des obligations fiscales. Il faudra s’acquitter de ses obligations fiscales (impôts). « C’est une charge qui s’impose à l’entreprise » ajoutera l’expert en contrat pétrolier. La question de la redevance également, n’est pas à occulter. C’est un prélèvement pécuniaire, une contrepartie non obligatoire mais proportionnelle à un service rendu. En plus de l’impôt, les sociétés pétrolières doivent de la redevance à l’Etat car bénéficiant de permis d’exploitation. Ces redevances varient entre 7 et 8% selon la nature du gisement, explique Oumar Moussa considérant que son imposition se fait sur le revenu brut.

Quid des 10% attribués à Petrosen ?

C’est un débat qui a fait rage pendant plusieurs années mais les 10% détenus par Petrosen ne représentent qu’une attribution gratuite d’actions. Cela veut simplement dire que « si la compagnie est venue explorer, il y aura une entité de l’Etat qui participe dans le transfert de technologie et de contrôle. Mais puisque l’Etat ne dépense pas de l’argent, la société Petrosen dispose dès lors de 10% gratuitement avant même l’exploitation par la société qui vient faire des recherches. Mais cette part peut augmenter avec d’autres actions qu’elle (Petrosen) peut aussi se procurer. En résumé, en phase de recherche, Petrosen dispose avant tout de 10% et après la découverte de pétrole, un autre pourcentage de 10% peut être ajouté dans ses parts.

En conséquence, il est à retenir, selon Moussa Oumar, « que l’Etat du Sénégal n’a pas 10%. C’est ce qui est gratifié à Petrosen. En réalité, l’Etat du Sénégal a une part qui varie entre 15 et 40%. Mais si des contrats dans les futurs sont signés par rapport au nouveau code de 2019, la part de l’Etat partira de 40 à 60% » a-t-il conclu à ce propos.

34eme édition de la journée mondiale de l’hémophilie: pour un accès équitable à un diagnostic et à des soins adaptés

Par Bolo Diaw

À l’instar de la communauté internationale, la cellule régionale de l’association sénégalaise de l’hémophilie a célébré la journée internationale de l’hémophilie ce mercredi 17 avril 2024, à l’hôpital régional de Saint-Louis. Pour mieux coller au thème de cette 34e édition de la Journée Mondiale de l’Hémophilie qui est «Accès équitable pour tous les troubles de la coagulation», les intervenants ont partagé leurs expériences et leurs efforts pour promouvoir un accès équitable à un diagnostic et à des soins adaptés.

Revenant sur le thème de cette année, Cheikhouna Camara, président de la cellule régionale de l’association sénégalaise de l’hémophilie, plaide pour que tous les patients ayant des troubles de la coagulation sanguine puissent avoir un accès équitable au traitement. « Cela veut dire que les hémophiles, aujourd’hui c’est une catégorie de la population qui a senti que la prise en charge au niveau national est défaillante.

C’est pourquoi le thème a été choisi pour attirer l’attention des autorités locales et la tutelle technique qui est le ministère de la santé afin de pouvoir prendre en charge les malades atteints de l’hémophilie dans le traitement », a-t-il expliqué. Le président de la cellule régionale de l’ASH est revenu sur les difficultés liés au traitement et selon lui la disponibilité des facteurs coagulants est primordiale pour stopper les hémorragies interne ou externe.

Pour Cheikhouna Camara, ces facteurs sont difficiles à trouver sur le marché et ça coûte cher.Et seule l’intervention de l’État peut soulager les hémophiles. Parmi les difficultés rencontrées, M. Camara a également parlé des problèmes de prise en charge au niveau des postes et centres de santé. « Il y’a un minimum de formation qui doit se faire pour le personnel des structures sanitaires, car on ne peut faire des injections avec n’importe quel type de seringues aux malades, ni leur donner n’importe quel type de médicaments », a-t-il laissé entendre. Il y a également souligné le problème de sensibilisation à l’endroit des populations qui s’impose.

« Quand il y a des signes de cette maladie chez une personne, il faut qu’elle puisse être évacuée au niveau des structures sanitaires afin que le test soit fait. Le plus souvent les cas sont détectés au moment de l’accouchement ou pendant la circoncision », regrette le président de la cellule régionale de l’ASH. « Et si ce n’était pas l’organisation mondiale de l’hémophilie qui vient en appui à l’association, aujourd’hui on devrait compter énormément de décès dus à l’hémorragie des malades atteints de l’hémophilie », selon le président de la cellule régionale.

Cheikhouna Camara a également demandé l’accentuation du travail de sensibilisation, qui a fait que seulement moins de 600 cas d’hémophilie sont recensés au niveau national, alors que pour une population de 10 millions d’habitants, on doit avoir au minimum 1000 cas. Ce qui fait qu’au Sénégal on devait être à 1800 cas. «Un travail de diagnostic doit être fait auprès des populations pour que tous les malades victimes de l’hémophilie soient détectés .Parce quand on a cette maladie, on est privé de beaucoup d’activités pour se soulager», lance-t-il.

Les conséquences de cette maladie peuvent porter atteinte à l’éducation des enfants qui, une fois blessés ne pourront pas aller étudier. Donc cela nécessite une prise en charge de la part de l’état qui est le seul capable de la faire, selon Cheikhouna Camara. Le président de la cellule régionale de l’association sénégalaise de l’hémophilie a lancé un message aux autorités étatiques de prendre en charge les personnes atteintes de l’hémophilie dans le budget du ministère de la santé.

Cour suprême: Agetip désignée maître d’ouvrage délégué dans le projet de rénovation et d’extension 

Le Directeur Général de l’Agetip, M. El Hadji Malick Gaye, a participé ce jour à la réunion de prise de contact dans les locaux de la cour suprême, faisant suite à la saisine de cette dernière. A l’instar du Building administratif Mamadou Dia, l’Agetip vient d’être sollicitée pour accompagner la cour Suprême dans le cadre du projet de rénovation et d’extension de son siège sis corniche Ouest. 

Le Directeur Général, s’est dit honoré et enthousiaste d’accompagner cette très haute institution judiciaire de l’Etat. Il a remercié le Secrétaire Général M Mamadou Diakhate pour cette marque de confiance et de reconnaissance de l’expertise d’Agetip. Entouré de tout le staff du management de la cour, Monsieur Diakhate dira : «Ce projet entre dans le cadre du Plan Stratégique de Développement de la Cour qui passe de quatre (04) chambres à huit (08) avec des prévisions de massification accompagnées de plans de carrières. Ce projet dure depuis plus de 14 ans et c’est après maintes recherches que nous avons aboutis à saisir Agetip compte tenu de ses résultats que nous suivons. Il a remercié le Directeur Général de s’être personnellement déplacé alors qu’ils avaient sollicité une audience à l’Agetip. Ce qui est un signe d’humilité».

Le Directeur général a marqué son accord donnant donc favorablement suite à la saisine et expliqué brièvement le mode d’intervention de l’Agence. Pour finir il a annoncé les étapes suivantes et immédiates pour que temps ne soit pas perdu.

El Hadj Dione

 

Affaires religieuses : Le Pr. Abdoul Aziz Kébé nommé ministre conseiller auprès du chef de l’État

Le professeur Abdoul Aziz Kébé, enseignant, spécialiste en droit et civilisations islamiques, est nommé ministre conseiller auprès du chef de l’État chargé des affaires religieuses.
 
L’ancien délégué général au Pèlerinage aux Lieux saints de l’islam reprend du service auprès du Président de la République sur les questions religieuses. 

Cinq conditions pour réussir la territorialisation du Programme de la «Coalition Diomaye Président» ; (Par Dr Aliou Gori Diouf)

La territorialisation du Programme de la «Coalition Diomaye Président», un enjeu majeur pour sa pleine réussite. La coalition « Diomaye Président », victorieuse de l’élection présidentielle du 24 mars 2024, compte mettre en œuvre un programme dont la vision est «Un Sénégal souverain, juste, et prospère dans une Afrique en progrès ». Ce programme se veut un programme de rupture et de refondation pour un Sénégal souverain, juste et durablement prospère.

Comme pour tout programme de développement destiné à un pays, la question de l’adaptation du programme aux réalités locales du Sénégal se dresse toujours comme un défi de taille pour la réussite de sa mise en œuvre. Ce défi tient au fait que le Sénégal, à l’image de tout pays, est une variété de caractéristiques sociales, culturelles, économiques et écologiques. Ces caractéristiques diverses et variées impliquent des opportunités et des menaces, des forces et des faiblesses pour le développement du pays. Tenir compte de ces spécificités culturelles, sociales, économiques et écologiques locales est une condition fondamentale pour gagner la mise en œuvre du programme de la dite coalition. Ce qui démontre le caractère stratégique de l’enjeu de la territorialisation du programme de la coalition gagnante.

La territorialisation du programme de rupture et de refondation sociale, culturelle, économique, politique, et environnementale pour un Sénégal souverain, juste et prospère désigne le processus d’adaptation des priorités, objectifs et de la mise en œuvre dudit programme aux particularités des contextes des territoires. Qu’est-ce qu’un territoire ?

Le territoire, qu’est-ce que ça veut dire ? Ce concept est polysémique puisque revêtant plusieurs sens selon les disciplines telles que la géographie, la science politique, le droit, la sociologie, l’écologie, l’économie, l’aménagement du territoire, la philosophie etc. Si en sciences juridiques, en sciences politiques le concept est étroitement associé à la notion d’Etat, en géographie, en sociologie, en écologie, en économie, en aménagement du territoire et en philosophie, la dimension étatique n’est pas essentielle ; elle ne figure même pas dans les critères définissant un territoire. Ces disciplines mettent davantage en avant, dans la définition du territoire, la vie de relations. L’intensité des relations sociales d’une part et des relations entre les humains et l’espace physique d’autre part est déterminante. C‘est ainsi que pour l’économiste, le territoire est défini par la puissance des relations ou activités économiques, l’abondance des ressources, et l’existence d’infrastructures. Le territoire de l’économiste peut renvoyer aux zones de marché, de réseaux de production, et de flux économiques. En écologie, le concept de territoire désigne l’espace peuplé par des espèces végétales ou des groupes spécifiques d’espèces végétales pour assurer leur reproduction et leur développement. Le territoire du sociologue est généralement défini par la perception et le sens qu’accordent les humains à l’espace physique. Le territoire est éminemment social ; il n’a de sens que par rapport à l’humain. Le territoire est un produit des relations sociales et culturelles. Cette conception est assez proche de celle du philosophe qui met l’accent, dans la définition du territoire, sur les dimensions psychologiques et symboliques ; le territoire est un espace vécu, un espace d’émotions, un lieu de mémoire, une lieu d’identité.  En aménagement du territoire, l’accent est mis sur l’organisation et de la gestion de l’espace afin d’assurer un certain équilibre dans la répartition spatiale des activités, une cohérence des activités et flux, et le progrès social et économique durable sur l’ensemble du territoire. En géographie, le territoire est défini en s’appuyant à la fois sur les éléments naturels de l’espace terrestre mais aussi sur les relations de la sphère sociale y compris politique. La définition du territoire du géographe intègre des dimensions naturelles, politiques et sociales. Elle synthétise toutes les autres définitions.

Donc, au regard des définitions des différentes disciplines, il ressort que le territoire est un espace terrestre, réceptacle d’interactions des éléments composant les systèmes écologiques et des éléments constituant les systèmes humains mais aussi les interactions entre systèmes humains et systèmes écologiques. Les interactions du milieu écologique, du milieu social, et les relations entre les deux milieux socio-écologiques y sont si fortes, si intenses que le territoire finit par s’individualiser, se démarquer comme une entité, un ensemble cohérent. A coté de cette dimension fonctionnelle, relationnelle du territoire, il faut compter naturellement la dimension structurelle, à savoir le territoire en tant que cadre physique ou contenant de la vie de relations. Ce sont ces deux éléments structurels et relationnels qui définissent un territoire. Pour qu’un territoire soit viable, il doit respecter ces deux éléments.

Cinq principes pour réussir la territorialisation du Programme de la « Coalition Diomaye Président ». La concrétisation de la territorialisation du programme « Rupture et refondation pour un Sénégal souverain, juste et prospère » de la « Coalition Diomaye Président », exige les conditions suivantes:

Définir les limites des territoires. Un préalable obligatoire à la réussite de la territorialisation du programme est la définition consensuelle des limites des territoires qui doivent permettre un développement viable. Le processus d’adaptation du projet, celui permettant aux territoires d’adapter le contenu des objectifs et leur mise en œuvre aux spécificités, aspirations, besoins et priorités locales requiert de connaître les espaces géographiques mais aussi économiques, culturels et politiques de mise en œuvre du projet. Cette délimitation doit se faire sur la base de critères consensuels mais objectifs tels que l’homogénéité ou la cohérence écologique, la cohérence historique voire culturelle, la cohérence économique (il faut que chaque territoire se distingue par l’entretien de rapports économiques forts entre villes et villages qui le composent), portée géographique qui permette sa viabilité etc.

Sensibilisation des parties prenantes. Il faut, dans un premier temps, identifier de façon exhaustive les catégories de parties prenantes nécessaires/indispensables à la conception et à la mise en œuvre du projet dans les territoires. Il faut définir leurs rôles et enfin les informer des objectifs de la territorialisation du projet.

Faire en sorte que les objectifs, les solutions et la mise en œuvre du Programme épouse les spécificités, besoins, priorités et aspirations des territoires. Cela permet garantit que les programmes sont pertinents et efficaces dans des contextes spécifiques. Cela permet d’enraciner le Programme « Diomaye Président » dans la réalité locale de répondre plus précisément aux besoins et aux défis spécifiques des communautés et des territoires concernés.

Assurer la participation des parties prenantes tels que les gouvernements locaux, les organisations communautaires, les entreprises, et les citoyens, pour que le Programme ait une déclinaison territoriale et soit mis en œuvre de manière inclusive.

Autonomiser les parties prenantes locales en matière de conception, d’élaboration et de conduite de et autonomisation. Ce processus offre aux communautés les moyens de piloter leur propre développement et de participer activement à la transformation de leur territoire.

Par Dr Aliou Gori Diouf

Géographe

Spécialiste en recherche, planification, financement et gestion de projets climatiques

aliou.diouf@gmail.com

 

Restitution Cop 28 et mise en œuvre du PNA: La Pêche et l’aquaculture, des secteurs prioritaires

Par Singhy NDONG

La Plateforme nationale pêche et aquaculture face aux effets du changement climatique a organisé un atelier de partage des résultats de la 28ème Conférence sur le climat notamment sur les questions liées aux Océans. La restitution s’est tenue le mardi 09 avril 2024 à la salle de conférence de la DEIE- DEEC, sise à la rue Carnot à Dakar.     

Le nouveau projet de Gestion des ressources naturelles au Sénégal (SENRM) initié par le Gouvernement du Sénégal et financé par la Banque mondiale, dans son volet Pêche et Aquaculture mis en œuvre par le ministère des Pêches et de l’Economie maritime appuie la Plateforme nationale Pêche/ Aquaculture face aux effets du changement climatique dans la mise en œuvre de sa feuille de route. La restitution des résultats de la Cop 28 et la validation de la feuille de route de la Plateforme nationale Pêche/ Aquaculture et changement climatique s’est tenue en présence de M. Mamadou Diop Thioune, coordonnateur de la Plateforme nationale/ Pêche et Changement climatique, de Gabriel Pierre Ndiaye, chargé de programme au ministère de l’Environnement.

La coordonnatrice du projet SENRM, Mme Guèye Astou Fall Ndoye, a fait savoir que la Pêche et l’aquaculture sont des secteurs prioritaires au niveau de la contribution déterminée nationale qui est notre engagement par rapport à l’accord de pêche. Ce qui demande au pays de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de les mettre en œuvre afin de minimiser, d’anticiper sur les événements extrêmes portant sur le changement climatique. «Nous avons notre Plateforme nationale/ Pêche et Changement climatique qui accompagne département des Pêches dans la mise en œuvre du Plan national d’adaptation des pêches à l’horizon 2035. Et nous sommes dans le volet adaptation et pêche. Nous avons eu à participer à des thématiques portant sur des questions liées océans qui aujourd’hui constituent un défi majeur parce que le 6e rapport a montré le lien entre les océans, la biodiversité et le climat. Il faut bien connaitre les océans en termes de décarbonisation du carbone bleu mais aussi en termes d’adaptation surtout pour les secteurs vulnérables comme la pêche qui contribue beaucoup à la sécurité alimentaire nutritionnelle, aux économies locales et à la création de richesse dans les pays comme le nôtre », a relevé Mme Guèye Astou Fall Ndoye.

A la dernière Cop tenue à Dubaï, a-t-elle rappelé, il y avait une question liée au climat tourné autour de deux thèmes. Le premier thème c’était la pêche et l’aquaculture, la restauration des habitats et le carbone bleu. Ce qui veut dire, poursuit Mme Guèye, qu’on est en train de voir les questions liées aux océans. Après plusieurs années on est arrivé à un dialogue sur les océans et le changement climatique qui regroupe la communauté scientifique internationale, les décideurs politiques, les partenaires techniques et financiers, les médias, les mouvements citoyens et les associations des jeunes et des femmes pour vraiment échanger les connaissances, les bonnes pratiques d’adaptation pour une pêche durable afin de booster l’économie bleue. Et qui dit économie bleue parle de l’économie maritime en lien avec le climat ; à savoir la pêche, l’aquaculture, les ports, les transports maritimes, l’exploitation du pétrole et de gaz.

Les différents intervenants ont proposé une feuille de route qui vient d’être adoptée. «C’est une feuille de route pour l’année en cours, 2024, pour la Plateforme nationale Pêche et Changement climatique qui est un cadre de concertation qui accompagne le ministère des Pêches et de l’Economie maritime dans la mise en œuvre Plan national d’adaptation/ Pêche et Changement climatique », a souligné la coordonnatrice du projet SENRM.

Les participants à l’atelier de restitution envisagent de faire l’état, le rapport bilan sur les progrès accomplis par le ministère dans la mise en œuvre dudit plan.  Ainsi, ils ont lancé le processus d’évaluation d’actualisation la stratégie de mise en œuvre du PNA Pêche à l’horizon 2035. Mais, selon eux, la meilleure stratégie c’était celle de 2016 date de l’adoption du PNA Pêche jusqu’à 2021. Et de 2024 à 2027, ils vont avoir un nouveau plan d’action qui leur permettra de prendre en charge les nouveaux défis à savoir les pertes et dommages et aussi les nouvelles problématiques avec les déchets marins comme les plastiques. Il s’agira aussi de prendre en charge le transport maritime pour le volet atténuation sur la séquestration du carbone bleue et je suis en termes d’utilisation des énergies fossiles au profit des énergies maritimes renouvelables.

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