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54ème édtion de la journée de prière du « Salatoul Tasbihi »: Hommage rendu à feu El Hadj Ibrahima Sakho

Par Oumar Ngatty Ba

Nguékhokh: La 54édition de l’appel à la journée de prière et de recueillement pour la paix de « Salatoul Tasbihi » a vécu. Lundi dernier, Médinatoul Mounawara, haut lieu de culte, a été le principal point de convergence de milliers de fidèles musulmans venus des quatre coins répondre à l’appel de la famille de feu El Hadj Ibrahima Sakho qui en est l’initiateur.

Cette journée initiée depuis 1970 par ce grand érudit coïncide avec le pèlerinage marial de Popenguine. Naquit en 1911 à Rufisque, El Hadj Ibrahima Sakho, grand chef religieux, appartenait à la confrérie tidiane. Aussi, grand prêcheur et combattant de l’Islam, ce dernier laisse à la postérité la prière de « Salatoul Tasbihi ». Rappelé à Dieu en 1994, c’est son fils ainé, Serigne Mouhamadou Habib Sakho, actuel khalife de la famille, qui perpétue de fort belle manière, cette œuvre avec bien entendu le soutien de ses oncles et frères.

Ont assisté à la cérémonie officielle plusieurs personnalités notamment le grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, Serigne Moustapha Sy fils Serigne Mbaye Sy Mansour, M. Abdourakhmane Ndiaye directeur de Cabinet du ministre de l’Intérieur, le maire de la commune de Nguékhokh Pape Diouf, du sous- préfet de Sindia Oumar Dia.

A cette occasion, tous ceux qui ont eu à prendre la parole devant le khalife de la famille ont magnifié la vie et l’œuvre de ce grand homme de Dieu. Aussi, ont-ils rendu un vibrant hommage à cet homme qui durant des années a été un grand animateur du gamou de Tivaouane. Le soutien de l’Etat pour la réussite de cette journée a été vivement salué. Il faut rappeler que l’actuel khalife Habib Sy a tenu à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de la 54édition de Médinatoul Mounawara.

 

Respect des droits des enfants dans la Banlieue de Dakar: Enda jeunesse action lance le projet de renforcement de la gouvernance locale participative.

 Par Modou Sarr

Malgré les efforts des autorités compétentes, des Ong et des organisations communautaires de base, la situation des droits des enfants dans la Banlieue de Dakar est peu reluisante. Les enfants sont victimes de toutes formes de violences. Les acteurs se mobilisent à Guinaw rail sud (Département de Pikine) pour le respect des droits des enfants.

Le projet de renforcement de la gouvernance locale participative pour le respect des droits des enfants dans la banlieue de Dakar a été lancé hier à Guinaw Rail sud. Il sera déroulé dans cette commune de l’arrondissement Pikine Dagoudane, département de Pikine. De nombreuses stratégies de sensibilisation seront développées pour que les droits des enfants soient respectés davantage.

« Nous travaillons avec la cible directement dans l’offre de service. Nous avons aussi la stratégie de plaidoyer communautaire. Nous allons travailler avec les clubs d’enfants qui sont créés dans les différents quartiers de la commune. Nous avons une vingtaine de clubs d’enfants. Nous allons avec eux pour la mise en oeuvre de ce projet » a expliqué Ngounda Diallo représentant de Enda Jeunesse Action. Mais ce n’est pas tout. Enda jeunesse action va aussi travailler avec les clubs des adultes et les marraines de quartiers communément appelées  » Badiénu Gox « .

Ce projet sera déroulé à Guinaw Rail sud grâce à l’appui de l’Ong Educo. Selon Salimatou Sabaly représentante de Educo, ce projet vise trois résultats : le renforcement des capacités des élus locaux à travers la collectivité territoriale et ses démembrements, dans le cadre de la gouvernance locale, la participation, le budget participatif et la prise en compte des droits de l’enfant. Le deuxième résultat s’attelle au niveau des clubs d’enfants, la gouvernance scolaire, le conseil municipal d’enfant pour accompagner ses structures d’enfants afin de renforcer leurs capacités dans le cadre de la participation, dans le cadre des droits des enfants pour qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle.

Enfin, il y’a les organisations communautaires de base. « Educo travaille spécifiquement dans l’éducation des enfants, la protection, la gouvernance et aussi sur l’autonomisation des femmes », a soutenu Salimatou Sabaly responsable du projet Dolél Tahawou daw yi ak jigguéne yi. A l’en croire, la forte présence des enfants s’explique par la volonté de renforcer les capacités dans le cadre de la prise en charge des droits de l’enfant et la participation effective de l’enfant dans la vie de la collectivité territoriale.

La rencontre a été présidée par le troisième adjoint au maire de Guinaw Rail sud. D’après Ibrahima Pouye, c’est une aubaine pour la commune d’accueillir le projet. « Nous ne ménagerons aucun effort pour la réussite du projet » a-t-il rassuré.

 

 

Journée d’excellence du Lycée Maba Diakhou Ba de Nioro: Les leçons du parrain Dr Aliou Gori Diouf aux élèves

Par Cheikh Seck NDONG

Ce samedi 18 mai 2024 à Nioro, le Dr Aliou Gori Diouf, géographe spécialiste en environnement et changement climatique, a honoré de sa présence à l’organisation de la journée d’excellence du lycée Maba Diakhou Ba pour parler aux élèves.

Images : Mouhamed FICOU

«Un célèbre maître spirituel soufi (RTA) a dit « La volonté, la détermination de l’homme domine, est victorieuse sur toutes les créations. Et si cette volonté, cette détermination se dirige vers un objet qu’elle désire posséder, et qu’elle s’attache fermement à cette décision, sans douter de la possibilité de la réalisation de cet objectif, sans retour en arrière, sans découragement, et étant convaincu que rien ne l’arrêtera si ce n’est la mort, alors l’homme atteindra son but même si ce qu’il veut se trouve au-delà du Trône » , La lecture de cette sagesse m’inspire trois leçons, rien ne peut résister à l’être humain avec de la volonté, du respect, de la détermination entre autres» a transmis le parrain aux élèves à l’entame de son propos.

Pour monsieur Aliou Gori Diouf, l’observation rigoureuse de ces conditions garantit un succès dans tout entrepreneuriat même si ce que vous désirez est derrière le Trône divin. Il soutient: «chaque personne ici, chaque élève, est un modèle en soi, porteur de rêves et de potentiel infini. En regardant autour de moi, je vois des visages brillants, des esprits curieux et des cœurs remplis d’aspirations. Vous êtes la prochaine génération de leaders, d’innovateurs et de créateurs qui porteront le département de Nioro, le Sénégal, l’Afrique et le monde au développement durable, juste et équitable. Vous êtes les architectes de votre propre avenir, et aujourd’hui, nous célébrons vos réalisations, votre détermination et votre persévérance ».

Avant de terminer son discours, le géographe n’a pas manqué de prodiguer des conseils aux élèves. «La route vers le succès est rarement facile, chers élèves. Elle est parsemée de défis, d’obstacles et de moments de doute. Mais c’est dans ces moments que doit se révéler votre véritable force, votre capacité à vous relever, à apprendre de vos échecs et à persévérer avec résilience. Je vous encourage à poursuivre vos rêves avec passion, à repousser vos limites avec audace et à croire en vous-même, même lorsque les autres doutent de vous. Le succès n’est pas seulement mesuré par les récompenses que vous recevez aujourd’hui, mais par la persévérance, l’intégrité et la détermination que vous mettez dans chaque pas que vous faites vers vos objectifs», a t-il affirmé à l’endroit des élèves.

Il achève son discours en insistant sur ses derniers conseils: «chers élèves, souvenez-vous, chaque obstacle est une opportunité déguisée, chaque échec est une leçon précieuse, et chaque effort compte. Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions et de vos choix. Vous avez le potentiel de faire une différence dans ce monde, et je suis convaincu que vous le ferez. Alors, aujourd’hui, célébrons vos succès, vos réalisations et votre détermination. Continuez à viser haut, à travailler dur et à croire en vous- même. Le monde est à vos pieds, prêt à être façonné par votre vision et votre courage».

24eme édition de la Fiara: Le Président BDF incite les acteurs à la souveraineté alimentaire

Par Mariyama Tourè

Son excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République a honoré de sa présence, ce samedi dernier 18 mai au Cices de Dakar, pour échanger avec les acteurs de la vingt-quatrième édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara).

Au cours de sa visite, le Chef de l’État a mis en lumière l’importance capitale de la Fiara en tant que plateforme incontournable pour les acteurs de l’agriculture, de l’élevage, de l’aquaculture et de la pêche. Profitant de ce déplacement, le Président Bassirou Diomaye Faye a également abordé avec conviction la question cruciale de la souveraineté alimentaire.

Il a souligné la volonté de l’État d’investir de manière plus substantielle et efficiente dans ces secteurs stratégiques, véritables leviers de croissance économique, de création d’emplois et de garantie de la sécurité alimentaire. «L’agriculture est un moteur de développement. Je dois d’abord commencez par féliciter les organisateurs de cette foire, ainsi que les exposants qui sont venus du Sénégal mais aussi du monde entier et le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage», a relevé le PR.

En tant que citoyen, il a souvent visité la Fiara à chaque édition et il y passait beaucoup plus de temps que ce jour; «parce que quand j’entre ici c’est toute une passion pour moi, qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation des produits». BDF dit en être toujours ressorti triste parce qu’il voyait le potentiel à exploiter pour prendre en charge les défis surtout ici au Sénégal.

Parlant d’amélioration pour les agriculteurs, il annonce que «le prix de l’engrais va baisser cette année comparativement; mieux il y aura une plus grande de disponibilité de l’anglais. Encore mieux nous avons pour cette année impliquer les autorités militaires avec le ministère des Forces armées qui travaillent en collaboration avec son collègue ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage pour que les subventions l’accompagnement de façon générale».

BDF a rappelé que l’Etat éjecte beaucoup d’argent qui doit en faveur des vrais destinataires, à savoir les agriculteurs, les éleveurs. Il est aussi question pour lui de renforcer les investissements et faire davantage dans la gouvernance de tous les systèmes pour avoir les résultats escomptés sans lesquels il n’y a pas de souveraineté «tant qu’on ne réussira pas à cultiver pour nous-mêmes ce que nous consommons».

Il importe pour le Chef de l’Etat d’éviter de dépendre des importations car il y a des aléas au niveau international obligeant d’autres pays capricieux à ne pas vendre. Sans cela, ajoute-t-il, on aura des problèmes pour s’alimenter correctement. Il continue en affirmant qu’un pays qui veut être souverain mettre l’accent sur la production agricole.

Éducation: Le Capep de Guédiawaye organise la journée de la petite enfance

Par Modou Sarr

La petite enfance a été fêtée ce week-end dernier à Guédiawaye. C’est la première édition de la journée de la petite enfance, initiée par le conseil des acteurs et partenaires de l’enseignement privé (CAPEP) de Guédiawaye. Selon la marraine Awa Sy, la petite enfance, puisque est notre trésor.

Le conseil des acteurs et partenaires de l’enseignement privé (CAPEP) de Guédiawaye a organisé ce week-end passé la première édition de la journée de la petite enfance. Le thème retenu a été axé sur:  » Civisme et sécurité des enfants « . La journée a été rythmée par des prestations et des activités des enfants devant les autorités, les personnels enseignants et autres invités. Selon les organisateurs de la journée, elle vise à faire la promotion et l’épanouissement de l’enfant.

Cette première édition avait pour marraine Awa Sy, Présidente du mouvement pour la revalorisation de la fonction enseignante. « La petite enfance, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, est notre trésor. Elle constitue nos prunelles et requiert de notre part soins, délicatesse, attention, amour, protection, énergie. Mais au-delà de toute cette nécessité impérieuse, la petite enfance a tant besoin de notre génie.

En effet, à ce stade de l’enfance, de la tendre enfance, l’ingéniosité de ceux-là mêmes qui ont la lourde charge de préparer son avenir doit être au rendez-vous. Pour parler comme les pédagogues, l’enfance est une promesse d’homme. Et pourrons -nous ajouter la petite enfance en est l’embryon, j’allais dire la graine dont les maîtres, les maîtresses et les auxiliaires choisis dans la communauté pour l’accompagner en est le terreau», a soutenu Mme Fall Awa Sy.

D’après la Présidente des femmes de la Fédération Syndicale Mondiale Afrique Francophone, ces futurs hommes doivent être entretenus de la plus belle façon : avec des poches pleines c’est-à-dire un budget conséquent pour faire face aux exigeants besoins ludico-pédagogiques.  » Mais également une tête pleine pour concevoir des apprentissages pertinents pour la formation de ces âmes sensibles et sans défense  » a-t-elle renchéri. *

Abordant l’importance du thème, la marraine, d’indiquer que le thème cadre parfaitement avec les préoccupations de la communauté. « Leur assurer défense, protection et sécurité tout en les initiant aux indispensables notions de base du civisme. Actuellement notre école bat de l’aile du fait l’incivisme notoire de nos enfants. Et enseigner du civisme à cette catégorie d’enfants me semble pertinent quand on sait que quasiment la plupart des jeunes d’aujourd’hui sont irrécupérables en la matière » s’est-elle félicitée.

                                                                                                                     

Pour un non-respect des accords signés; les contractuels de la santé divulguent leurs préoccupations et menacent

…entre autres, le retard de salaires, des conditions de travail précaires ; le Collectif national des travailleurs les contractuels de la santé (Cntcs) menace…

Par Bathie Ndiaye

n ne le dira jamais assez, les travailleurs contractuels de la santé ne sont pas du tout contents face à l’attitude de leur ministère de tutelle.

En effet, ces derniers constitués en collectif, au cours d’un point de presse ont montré tout leur mécontentement auprès de leur ministère de tutelle qui, selon eux, ne prend pas en compte leurs préoccupations qu’ils sont confrontés depuis plusieurs années. Selon toujours eux, jugeant la situation discriminatoire, ils ont écrit un mémorandum pour mettre à nu leurs difficultés quotidiennes.

En clair, le président du dit collectif de préciser: «les contrats qui lient les travailleurs Contractuels à l’Etat sont censés être des Cdd (contrats à durée déterminée); c’est-à-dire renouvelables une seule fois pour devenir des Cdi (contrats à durée indéterminée). Mais malheureusement, ces contrats sont renouvelés plus de 10 fois entraînant leur versement dans le corps des décisionnaires une fois recrutés dans la fonction publique.

Au cours du point de presse, les contractuels de la santé ont exigé en outre le respect des accords signés par rapport aux indemnités que sont les primes de risque, les indemnités de logement, les primes de fonction, d’itinérance et l’indemnité de représentation paramédicale.

Entre autres points évoqués lors de leur rencontre avec les médias, figurent en bonne place la prise en charge des années de contractualisation, le recrutement du personnel communautaire pris en charge par les Comités de développement sanitaires (Cds), le versement des cotisations des Contractuels à l’Ipres, la création d’une plate-forme numérique pour leur permettre de consulter leurs bulletins, le renouvellement des contrats des agents de santé  recrutés par le Fmi, Islea et Buffet, la décentralisation des lieux d’octroi des lettres de garantie entre autres.

Un autre point non moins important noté lors de leur face à face avec la presse, ces professionnels de la santé souhaitent rencontrer aussi le nouveau ministre de la santé pour mieux expliquer leur situation et répondre à d’éventuelles questions afin d’éclairer leur lanterne.

Un incendie ravage tout sur son passage à Gassane: 30 concessions, 04 moutons, des  poules, de la nourriture, des  semences,  de l’engrais, emportés

Par Bathie Ndiaye

Un incendie d’une rare violence s’est produit, hier, à Gassane une localité de l’arrondissement de Barkedji c’est dans le département de Linguère. Le bilan des flammes est énorme, une trentaine de cases réduites en cendres, quatre moutons et des poules décimés, de la nourriture, des semences et de l’engrais partis en fumée.

Un homme touché au bras. Selon des témoignages, le feu s’est déclenché vers 15 heures du soir et est maîtrisé que vers 18 heures. Les mêmes témoignages indiquent que les populations se sont engagées à éteindre le feu faute de manque de camp de sapeurs-pompiers dans le milieu.

Vu la gravité de la situation le président du mouvement ‘’Gassane Ca Kanam’’, Ousseynou Ka ‘’Boroom’’ Gassane appelle à l’aide à l’endroit de toutes les bonnes volontés, en premier chef le ministre des Transports natif du Djolof, El Hadji Malick Ndiaye pour soulager les sinistrés.

En attendant, Ousseynou Ka déclare qu’ils sont en train de collecter de l’argent, des vêtements et de la nourriture au profit des familles touchées. A rappeler que les populations de Gassane n’ont pas manqué de saluer l’engagement, les actions sociales que leur fils en l’occurrence Boroom Gassane fait à chaque fois que de besoin auprès de ses voisins.

L’on nous signale que la gendarmerie de la localité s’est rendue sur les lieux de l’incendie pour constat. Toutefois, jusque-là les circonstances de l’incendie restent inconnues. Le moins que l’on puisse dire, un soutien de taille de la part des autorités du pays sera la bienvenue à l’endroit des familles durement frappées par cet incendie qui plonge Gassane dans le désarroi et la psychose.

 

Festival de Jazz de Saint-Louis: Mansour Faye plaide auprès des nouvelles autorités pour leur l’accompagnement

Le mythique bâteau Bou El Mogdad a servi de cadre pour la cérémonie d’ouverture de la 32e édition du festival international de Jazz de Saint-Louis, qui s’est déroulée ce jeudi 16 mai 2024. La cérémonie a vu la participation de l’adjoint du préfet du département, Abdou Khadre Dieylani Ba, du maire de la ville, Mansour Faye, et de divers partenaires.

Par Bolo Diaw (avec En Relief)

Le secrétaire général de l’association Saint-Louis Jazz, Idriss Benjelloun, a annoncé 13 concerts avec 31 artistes venus des quatre coins du monde pour cette année. «La place Baya accueillera des artistes talentueux de renommée internationale. Parmi lesquels, on note, entre autres, Raphaël Pannier de France, Carmen Souza du Portugal, l’Espagnol Chano Dominguez, Sophie Lukacs du Canada, et les Suisses Banz Oester and The Rainmakers. Le comité d’organisation a également programmé Ben Aylon et Aly Ndiaye et les Rosettes, le mythique Find Ifeer du Sénégal, ainsi que Denise King des USA pour clôturer en apothéose la 32e édition du Festival international de Jazz de Saint-Louis», a-t-il déclaré.

Il a également précisé que les partenaires ont soutenu l’événement, et que le premier partenaire de ce festival est la mairie de Saint-Louis, qui les a accompagnés à travers ses services. Pour garantir la sécurité de ce grand rendez-vous culturel de dimension mondiale, tout le nécessaire a déjà été assuré, nous dit l’adjoint au préfet du département, Abdou Khadre Dieylani Ba, lors de la cérémonie d’ouverture.

Le premier magistrat de la ville a, quant à lui, souhaité la bienvenue à tous les festivaliers venus d’horizons divers. Mansour Faye a précisé que ce festival demande la mobilisation des Saint-Louisiens d’ici et d’ailleurs autour du comité d’organisation pour la réussite de ces journées culturelles avec des programmes variés. Le maire de la vieille ville a saisi l’occasion pour faire un plaidoyer auprès des nouvelles autorités pour l’accompagnement de cet événement culturel.

«Depuis plusieurs années, un chantier a été ouvert pour qu’un budget soit inscrit au niveau du ministère de la Culture pour prendre en charge les frais liés à l’organisation de ce festival. Nous souhaitons la réalisation de ce chantier avec au moins un budget de 100 millions par an », a plaidé M. Faye.

Le festival de Jazz de Saint-Louis est comparable à celui de Rio et aux festivals d’autres pays, précise Mansour Faye, qui exhorte les Saint-Louisiens à garder l’âme du festival, surtout le « IN ». Selon lui, ce festival crée un impact sur l’économie de la ville et il en va de l’avenir de Saint-Louis.

Lancement du ‘’Geospatial Innovation Agri-Hub’’: Pour révolutionner l’agriculture avec le numérique

Par Mariyama Tourè

Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) a organisé un atelier pour le lancement de son Géospatial Innovation Agri’Hub (GIA–Hub). Il s’agit d’établir une plateforme collaborative qui catalyse l’innovation dans l’agriculture intelligente par les données géospatulas, en rassemblant des acteurs clés de l’écosystème ce jeudi 16 Mai au niveau de la Der/Fj.

En vue de favoriser le partage de connaissances, de stimuler les synergies et de soutenir le développement de solutions durables et efficaces pour l’agriculture du Sénégal, le Géospatial Innovation Agri-Hub, a été conçu pour maximiser la collaboration et l’innovation collective.

D’après Gayane Faye Lta/ Ucad et coordinateur du programme Gia-Hub, «cette innovation a été financée dans le cadre d’Aidep, c’est l’initiative de l’Union Européenne, qui finance l’innovation technologique au service des communautés. Ce Gia- Hub a été financé pour utiliser les technologies de l’innovation, comme l’informatique, le spatial, entre autres, au service de l’agriculture. Comme vous le savez, l’agriculture est un des principaux piliers de l’économie sénégalaise». Pour le professeur d’université, aujourd’hui on fait face à beaucoup de phénomènes qui impactent négativement l’agriculture, comme les changements climatiques.

«A côté, on a beaucoup d’outils d’innovation technologique qui, aujourd’hui, peuvent aider à améliorer la productivité agricole. C’est dans ce cadre-là qu’on a financé pour utiliser les nouvelles technologies, comme l’informatique, comme le spatial, pour améliorer la productivité agricole», énonce-t-il. M. Faye n’a pas omis de préciser les objectifs que le programme a visés tout en insistant sur le plus essentiel. «L’objectif visé, c’est de mettre ensemble les acteurs. Nous avons les chercheurs qui font beaucoup de travaux dans le domaine de l’innovation technologique, qui font beaucoup de recherches dans le développement de connaissances en utilisant de nouvelles technologies. On a aussi des producteurs de services. Et enfin, on a les utilisateurs finaux. C’est aussi de mettre ensemble ces gens-là pour pouvoir utiliser l’innovation technologique afin de favoriser l’amélioration de la productivité agricole. Parce que les utilisateurs finaux, comme les pêcheurs, les agriculteurs, les éleveurs, ont souvent besoin d’informations précises sur certaines choses pour pouvoir prendre les meilleures décisions», explique-t-il.

De son point de vue, l’information et la communication font partie des meilleurs moyens pour aider les cibles à disposer des bonnes informations et prendre les meilleures décisions. Car, quand on prend les bonnes décisions, ça veut dire qu’on améliore sa résilience. «La communauté sénégalaise est souvent marquée par le caractère paysan, très réfractaires aux changements. Au Sénégal, on a peur du changement en général. Quand on fait une méthodologie, ça marche. Mais on a peur de changer. Parfois, on a raison parce que l’agriculture, c’est très sensible. Vous voyez un agriculteur qui a ses semences d’arachide qui coûtent excessivement chères, il ne peut pas se permettre de changer d’un jour à l’autre de méthodologie sans pour autant être sûr que ça va l’apporter quelque chose. C’est pour ça que dans cette initiative on a le Cncr qui regroupe les acteurs finaux, donc les utilisateurs finaux, et donc ça permettra déjà d’utiliser ces canaux. Ces acteurs-là pour pouvoir vraiment atteindre le maximum et pouvoir vulgariser ces outils-là», avance toujours le coordinateur du programme. Il finit en expliquant que «l’objectif ce n’est pas de faire changer les agriculteurs de méthode, mais c’est de leur donner les bonnes informations pour qu’ils acceptent de changer de méthode». Il s’agira d’utiliser plusieurs canaux en prenant en compte le problème de l’analphabétisme en utilisant les langues locales».

«C’est très important parce qu’on sait qu’actuellement le numérique est une ressource incontournable. Autant on parle de l’argent, on peut parler aussi du numérique comme on pourrait parler aussi de la ressource humaine parce qu’on se rend compte que ça permet d’aller plus vite. Dans un contexte où le Sénégal parle de souveraineté alimentaire, où les acteurs doivent se parler, se connecter, échanger, je pense que le numérique est l’outil idéal pour vraiment réussir cette connexion et ce partage», soutient Thierno Cissé coordinateur du Cncr. Pour lui, le numérique pourrait intervenir dans tout, parce qu’il facilite l’échange entre les acteurs.

«Les organisations paysannes déjà, se parlent, échangent via les outils numériques. Aujourd’hui, quasiment dans toutes les associations paysannes, vous allez trouver des groupes de travail qui sont sur WhatsApp, des conseils d’administration même qui sont faits sur WhatsApp, ainsi de suite. Beaucoup de dialogues thématiques sur WhatsApp pour échanger leurs expériences, etc. Pour diffuser même leurs bonnes pratiques. C’est-à-dire que les gens peuvent prendre des films, les partager sur WhatsApp pour montrer à l’autre comment il agit. C’est un outil interne qui peut être utilisé dans ce programme», dit-il.

Pour terminer il avance que c’est des moyens d’utilisation en interne, mais on se rend compte qu’également avec des outils numériques la commercialisation pourrait être plus facile. Le Cncr n’a pas fait cette expérience en individuel car, l’Ucad et Yessal Agri’hub, avec l’accompagnement technique de l’Expertise France et financier de Digital Africa ont participé à la mise sur pieds de Agri- Hub.

Bassirou Diomaye Faye au Nigéria: l’autre marqueur fort de l’exemplarité des relations avec le Sénégal

Par Pape A. Ndiaye (avec En Relief)

Un peu plus d’un mois après son installation à la tête du pays, le Président de la République, S.E.M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, déroule son agenda diplomatique. Après les étapes de la Mauritanie, de la Gambie, de Guinée Bissau et de la Côte d’Ivoire, qui ont été un véritable succès, le Chef de l’Etat a quitté Dakar, ce jeudi matin, pour se rendre au Nigéria et au Ghana où il doit effectuer une visite de travail et d’amitié, respectivement les 16 et 17 mai 2024.

Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens historiques entre le Sénégal et ses voisins. Il traduit, par ailleurs, la place de choix qu’occupe le continent africain dans les priorités diplomatiques du Chef de l’Etat, conformément aux orientations déclinées dans le Projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère.

Cette visite de 48 heures sera notamment l’occasion pour le Président Bassirou Diomaye FAYE de discuter avec ses homologues des sujets ayant trait au renforcement de la coopération bilatérale, mais aussi à la consolidation de l’intégration dans le cadre de la Cedeao.

Vers un réchauffement de la coopération bilatérale

Le voyage du Président Bassirou Diomaye FAYE au Nigéria aura la particularité de réchauffer la coopération entre le Sénégal et Nigéria. Les deux pays frères, il faut le noter, entretiennent d’excellentes relations bilatérales que leurs dirigeants respectifs ne cessent de consolider. La grande commission mixte Sénégalo-nigériane qui a tenu sa première session en 1995 à Lagos en est une parfaite illustration.

L’espace communautaire reste l’autre marqueur fort de l’exemplarité des relations entre le Sénégal et le Nigéria dans le domaine politique. Les deux États, grâce aux efforts qu’ils ne cessent de consentir, jouent un rôle important dans le renforcement de la coopération entre les pays membres de la Cedeao.

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