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Sénégal/ Cap- Vert: M. Amadou Mame Diop et M. Austélino Tavares Correia plaident pour un renforcement de la Coopération

Saluant la «convergence de vision» entre les deux pays, le Président Amadou Mame Diop s’est prononcé, hier, pour la «rapide mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation périodique du Protocole d’Accord et de Coopération signé entre les deux Institutions en juillet 2023 afin «d’impulser une coopération plus étroite».

Par Mame Khady Ndao

Le Président Amadou Mame Diop, entouré de députés dont les membres du Bureau de l’Assemblée nationale, a reçu ce jeudi 16 mai 2024, la délégation conduite par le Président de l’Assemblée nationale de Cabo-Verde, S.E.M. Austélino Tavares Correia, pour une séance de travail dont le point d’orgue a été la signature du livre d’or par celui-ci.

Après avoir souligné le «brassage sénégalo-cabo-verdien» marqué par « des liens puissants sous tendus par des valeurs fortes de paix, de liberté, de démocratie et d’humanisme », le Président Amadou Mame Diop est revenu sur le caractère exemplaire de la coopération entre les deux pays. Il a également souligné «la convergence de vision en faveur de la coopération interparlementaire tant à l’échelle régionale, continentale et internationale», de même que la «vision commune d’une Région Ouest africaine intégrée dans une Afrique émergente et un monde plus juste et plus solidaire».

S’exprimant sur le protocole d’Accord et de Coopération signé entre les deux Parlements lors de sa visite au Cap-Vert en juillet 2023, le Président Amadou Mame Diop s’est prononcé pour « une rapide mise en place d’un mécanisme de suivi et d’évaluation périodique de sa mise en œuvre, à travers un groupe d’amitié parlementaire ou des groupes de travail paritaires ».

Pour le Président Amadou Mame Diop, « nous devrions, tout en préservant les importants acquis, ouvrir de nouvelles perspectives pour la redynamisation des relations entre les deux Institutions » afin « d’impulser une coopération plus étroite dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la culture, de la lutte contre l’érosion côtière que subissent les deux pays et de la lutte contre la délinquance maritime, l’émigration clandestine et les trafics de tout genre ».

Pour sa part le Président de l’Assemblée nationale de la République de Cabo-Verde, S.E.M. Austélino Tavares Correia, a remercié le Président Amadou Mame Diop « pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation». Se réjouissant de cette visite fructueuse et s’inscrivant dans la même logique que le Président Amadou Mame Diop, le Président Austélino Tavares CORREIA s’est également prononcé pour «l’élaboration, dans les meilleurs délais, d’un programme de coopération parlementaire dans ses aspects législatifs, administratifs, techniques et fonctionnels, dans l’esprit de l’article 5 du protocole».

«Nous continuons à penser qu’unis, nous sommes plus forts», a ajouté le Président Correia. «C’est dans la coopération et la solidarité que sera la force des plus faibles. Le Sénégal et le Cap-Vert ont de nombreux points de confluence historique et un passé récent de bonnes relations; en plus de partager de nombreuses valeurs civilisationnelles, nous faisons partie d’une communauté économique régionale (Cedeao) qui offre d’immenses possibilités de développement et d’affirmation».

 

Le Cem de Mboula dans l’ère du numérique: Une salle informatique de 18 machines mise à la disposition des élèves

Par Bathie Ndiaye, Linguère

Mboula, une localité de la commune qui porte le même nom, dans le département de Linguère a été, ce samedi, le point de convergence de beaucoup de parents et élèves du milieu. Le partenariat entre la fédération des associations de Xer et l’association des jeunes du pavé neuf de Noisy le Grand en France a permis d’équiper une salle informatique de 18 machines au profit des élèves du Collège d’enseignement moyen (Cem).

«Ce bijou (salle informatique) sera à la portée des jeunes de la collectivité territoriale de Mboula et des collégiens en particulier», indique El Hadji Cheikh Mbengue, notable à Mboula. Parlant de l’initiative, il dira que cette salle informatique est la bienvenue; «car le monde est à l’ère numérique en ce 21ème siècle, et ce bijou est une garantie pour les jeunes d’approfondir leurs études et les recherches». Mieux, M. Mbengue de rappeler que le manque de l’Internet et de connexion est à l’origine de l’inégalité des chances chez les jeunes qui sont issus du monde rural contrairement à ceux qui sont en ville.

Dans sa communication, le notable à Mboula a invité les jeunes à utiliser à bon escient cet outil informatique non sans remercier l’Ajpn avec Ibrahima Wagne vu son engagement, sa détermination pour arriver à ce résultat (salle informatique). Cependant l’on peut annoncer qu’avec l’informatique, tout n’est pas rose à Mboula où les populations ont soif suite à la panne de leur forage et ce, pendant quatre ans.

Ainsi pour s’approvisionner en liquide précieux, c’est un véritable parcours de combattant pour rallier Mboynane distant de 6 Km de Mboula. Entre autres préoccupations des populations, le bitumage de la route Kamb- Mboula longue de 16 km, la dotation en salles de classes au collège d’enseignement moyen de Mboula, hantent le sommeil de plus de 1000 âmes; notamment lors du gamou annuel le foyer religieux de Feu Mame Abdoulaye Mbengue qui draine des milliers de pèlerins.

On peut dire que le village de Mboula est relié au monde suite à l’implantation d’une salle informatique, une retombée d’un partenariat entre les jeunes de la commune de Mboula et ceux de Noisy de France.

Stade « Massène Sène »: dans un état de déliquescence avancé

Un pan du mur de clôture s’effondre

Par Mohamadou Sagne (avec En Relief)

A Fatick, un pan du mur de clôture du stade « Massene Sene sur la façade ouest, s’est effondré le 17 avril dernier.

« Et, c’est sur un linéaire de 40 m », comme nous l’a indiqué M. Sémou Ndiaye, le directeur du stade. Il trouve « normale », cette situation à laquelle, selon Sémou Ndiaye, « on s’y attendait car le mur est vieux de plus de 10 ans et en plus il est bâti sur un site de retenue des eaux où on produisait à l’époque du riz pluvial. Tout le monde avait fini de remarquer que le s’était complètement penché depuis quelques temps ».

Devant cet état de fait le directeur du stade Massene Sene fait savoir, « que souvent nous balisions le terrain pour attirer l’attention de certains usagers mais Dieu merci que le mur soit tombé la nuit. Et, quand nous l’avons constaté le lendemain, nous avons automatiquement saisi le président du conseil départemental par ailleurs président du comité de gestion. Ce dernier nous a aussitôt instruit de fermer la partie affectée et qui s’expose à la divagation des animaux. Ensuite, une lettre d’information a été adressée au ministre des sports ».

Seul stade digne du nom dans la région   

Le stade Massène Sène est la seule infrastructure sportive digne du nom dans toute la région de Fatick. Il abrite toutes les rencontres de championnat comme des autres compétitions de football organisées par l’Odcav dans la ville.

Aujourd’hui, l’achèvement des travaux de la seconde tribune est la doléance la mieux partagée par les sportifs. Le stade qui avait été construit avec la quote-part liée aux bénéfices acquis lors la participation de l’équipe nationale du Sénégal à la coupe d’Afrique de 1992 à Bamako, le stade Massène Sène a connu en 2013 une rénovation de l’infrastructure réalisée par la République populaire de Chine à hauteur 1,5 milliard de francs Cfa.

Mais, la défectuosité du système d’évacuation des eaux pluviales et des projecteurs souvent au noir, étaient devenus récurrents au fil des années et l’entretien faisait aussi défaut. Il fallait donc prendre une mesure pour parfaire l’existant. « Car, le site sur lequel le stade est bâti, était constitué de rizières qui seront transformées par la suite en un champ des courses de cheveux », nous rappelait, le doyen Abdourahmane Faye « Pecos », un véritable produit du mouvement sportif,  plus particulièrement du football.

L’aire de jeu du stade ne disposait pas de gazon et avait connu un certain niveau de dégradation. « C’est ainsi qu’un engagement avait été pris par le président Macky Sall à l’époque pour que le stade puisse répondre aux normes de la Fifa », nous rappelle Doyen Faye. Ainsi, des directives avaient été données pour faire procéder à l’extension de la tribune et à la mise en place d’un certain nombre d’aménagements complémentaires. Le stade est alors doté d’un gazon synthétique et plus récemment des travaux ont été lancés pour la réalisation d’une seconde tribune pour mieux répondre à la norme Fifa mais le chantier est arrêté depuis plus d’un an.

La gestion confiée au conseil départemental

Mais, pour le fonctionnement du stade Massène Sène, la gestion est placée sous la responsabilité du Conseil départemental de Fatick qui, par arrêté de son Président, a mis en place un comité local de gestion. Ses principales missions consistent à veiller à la sécurité du matériel, des installations et des équipements sportifs, à établir un planning d’accès au stade et à entretenir la pelouse et les autres services, mais aussi à assurer la gestion comptable, administrative et financière du stade dont le mur de clôture a fini de vieillir et de s’affaiblir. Une raison pour laquelle l’observateur le plus avertit n’avait de cesse d’y remarquer des cassures partielles. Mais, selon le directeur, Sémou Ndiaye, « le ministère des sports va prendre en charge intégralement la construction dans sa globalité du mur et d’ores et déjà, l’attribution définitive du marché a été faite. Nous sollicitons simplement la patience des acteurs juste le temps de boucler les démarches administratives pour le démarrage des travaux ».

Par ailleurs selon Sémou Ndiaye, « il faut noter que le relèvement du plateau du stade y compris la grille de protection, l’achèvement de la deuxième tribune, l’éclairage et l’amélioration du réseau d’eau du stade ont été inscrits dans le plan d’investissement prioritaire du département de Fatick. Ce plan ayant été validé lors de la conférence territoriale tenue à Fatick et présidée par l’ancien  président Macky Sall ».

Mais, en attendant selon Sémou Ndiaye, « nous rendons grâce à Dieu et remercions le Dr cheikh Kanté qui a déployé toute son  énergie pour mettre à disposition le gazon synthétique de très bonne qualité. Un beau geste  salué par les acteurs et qui a permis de satisfaire une vieille doléance du monde sportif avec la pose de la pelouse et dont il fallait attendre 5 mois pour qu’elle se stabilise pour démarrer l’arrosage du gazon synthétique ».

Récemment d’ailleurs, le comité de gestion du stade a acquis deux grands canons d’arrosage et un chariot pour renforcer l’entretien et le suivi du gazon. « Mais, on attend juste les techniciens de SEN Eau pour nous faire le raccordement nécessaire à la vanne. Il faut noter que le comité de gestion dispose d’agent compétents à assurer le suivi régulier du gazon », a souligné Sémou Ndiaye, le directeur du stade Massène Sène.

Conseil des ministres: « Inscrire l’artisanat dans la dynamique d’une croissance économique »

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye a présidé, ce mercredi 15 mai 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a mis l’accent sur le secteur de l’artisanat qui est un des moteurs de la vie économique et sociale du Sénégal. Le Chef de l’Etat a indiqué que l’artisanat contribue au développement de l’apprentissage des jeunes et à la vulgarisation d’un savoir-faire national.

Dès lors, le Président de la République a demandé au Gouvernement d’accélérer les réformes juridiques et financières nécessaires pour inscrire l’artisanat dans la dynamique d’une croissance économique endogène et d’un entreprenariat national porteur de progrès social.

Pour le Président de la République, les politiques de l’Etat dans le secteur de l’artisanat et la stratégie industrielle qui en découlent devront s’inscrire harmonieusement dans le PROJET d’un Sénégal souverain, juste et prospère.

D’ailleurs, le Chef de l’Etat a informé le Conseil qu’il recevra, prochainement, avec le Premier Ministre et le Ministre en charge de l’artisanat, les présidents des quatorze (14) Chambres des métiers du Sénégal.

Evoquant la question de la valorisation économique et sociale de notre patrimoine culturel, le Chef de l’Etat a relevé que celle-ci passe d’abord par la promotion de nos langues nationales, nos valeurs culturelles, ainsi que la création littéraire et artistique. Le Président de la République a d’ailleurs magnifié l’apport de tous nos artistes, hommes et femmes de culture dans la stabilité sociale et le rayonnement international du Sénégal.

Le Chef de l’Etat, premier Protecteur des Arts et des Lettres du Sénégal au vu de la Constitution, a ainsi demandé au Gouvernement d’accorder une attention particulière aux aspirations des acteurs du secteur de la culture dans toutes ses composantes mais également de veiller à la capitalisation et au développement de l’expression littéraire, culturelle et artistique sur l’étendue du territoire national. Il a invité à la définition consensuelle avec les acteurs, d’un agenda culturel national cohérent et maitrisé capable de positionner le Sénégal en un véritable hub culturel international.

Le Président de la République est aussi revenu sur l’impératif de sauvegarder les bâtiments, édifices et sites historiques sur l’ensemble du territoire national par la mise en place d’un nouveau dispositif de préservation du Patrimoine historique dont le classement doit être actualisé et vulgarisé.

Au titre de son agenda diplomatique, le Chef de l’Etat a rappelé la visite d’amitié et de travail que Son Excellence Monsieur Paul Kagamé, Président du Rwanda a effectuée au Sénégal du 11 au 13 mai 2024. Ce séjour a été ponctué par des échanges fructueux sur la coopération entre les deux pays.

Enfin, le Président de la République a informé le Conseil qu’il effectuera une visite d’amitié et de travail au Nigéria et au Ghana, respectivement les 16 et 17 mai 2024.

Nominations en Conseil des ministres: Aida Mbodj et Habib Sy casés

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye a procédé à une série de nominations lors du Conseil des ministres de ce mercredi 15 mai 2024. Les anciens ministres d’Etat sous Abdoulaye Wade sont récompensés. Il s’agit de Aissatou Mbodj dite Aida qui hérite de la DER / FJ et de Habib Sy bombardé Président du Conseil d’Administration de la Senelec. Dans le lot des récompenses, figure Toussaint Manga à la Lonase, Dame Mbodji à la Sogip et Seydina Oumar Touré à l’Asp.

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Mamadou DIOP, Magistrat, matricule de solde numéro 603 274/J, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Justice ;

Monsieur Alioune Aïdara NIANG, Administrateur civil principal, matricule de solde numéro 510 569/D, est nommé Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ;
Monsieur Cheikh NIANE, Ingénieur énergéticien, matricule de solde numéro 744 291/M, est nommé Secrétaire général du ministère de l’Energie, du Pétrole et des Mines ;
Monsieur Serigne Ahmadou Bamba SY, Ingénieur centralien et géomaticien, Expert en sûreté et en management des projets, matricule de solde numéro 751 991/B, est nommé Secrétaire général du Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens ;
Monsieur Fodé FALL, Administrateur civil, matricule de solde numéro 616 290/R, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique ;
Monsieur Mamadou Camara FALL, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale, matricule de solde numéro 515 710/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Formation professionnelle ;
Monsieur Baboucar Mboundor NGOM, Administrateur civil, matricule de solde

numéro 661 345/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ;

 

Madame Fatou Bintou NDIAYE, Magistrat, matricule de solde numéro 616 187/K, est nommée Secrétaire général du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique ;
Monsieur Fary SEYE, Administrateur civil principal, matricule de solde numéro 510 493/F, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ;
Monsieur Makhtar LAKH, Commissaire aux enquêtes économiques principal, matricule de solde numéro 604 656/E, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Industrie et du Commerce ;
Monsieur Mamadou Bassirou NDIAYE, Magistrat, matricule de solde numéro 513 972/C, est nommé Secrétaire général du Ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires ;
Monsieur Ndiogou DIOUF, Economiste, matricule de solde numéro 653 779/E, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Famille et des Solidarités ;
Monsieur Abdoulaye GUEYE, Conseiller en Planification de classe exceptionnelle, matricule de solde numéro 602 820/B, est nommé Secrétaire général du Ministère Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions ;
Madame Mame Sané NDIAYE, Administrateur civil, matricule de solde numéro 624 552/F, est nommée Secrétaire général du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires ;
Madame Khady Diop MBODJI, Inspecteur principal de l’Enseignement élémentaire de classe exceptionnelle, matricule de solde numéro 515 822/A, est nommée Secrétaire général du Ministère de l’Education nationale ;
Monsieur Serigne MBAYE, Administrateur civil principal de classe exceptionnelle, matricule de solde numéro 516 909/H, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Santé et de l’Action sociale ;
Madame Thioro Mbaye SALL, Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale de classe exceptionnelle, matricule de solde numéro 604 145/H, est nommée Secrétaire général du Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public ;

 

Monsieur Moussa DIAGNE, Administrateur civil, matricule de solde numéro 518 911/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ;
Monsieur Ousmane MBAYE, Commissaire principal aux enquêtes économiques, matricule de solde numéro 606 932/D, est nommé Secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage ;
Monsieur Gorgui NDIAYE, Administrateur civil principal, matricule de solde numéro 606 940/G, est nommé Secrétaire général du Ministère de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire ;
Monsieur Mouhamadou Moustapha THIOUNE, Administrateur civil principal,

matricule de solde numéro 608 875/H, est nommé Secrétaire général du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat ;

 Madame Aïssatou MBODJ, Docteur en gouvernance territoriale, est nommée Déléguée générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), en remplacement de Madame Mame Aby SEYE ;

Monsieur Amadou Mbaye GUISSE, Magistrat, est nommé Agent Judiciaire de l’Etat, en remplacement de Monsieur Yoro Moussa DIALLO ;

Monsieur Habib SY, Commissaire aux Enquêtes économiques à la retraite, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société nationale d’Electricité (SENELEC), en remplacement de Monsieur Serigne Mbaye DIA ;

Monsieur Elimane POUYE, Inspecteur des Impôts et des Domaines, est nommé Directeur général de la Société de Gestion et d’Exploitation du Patrimoine Bâti de l’Etat (SOGEPA SN), en remplacement de Monsieur Yaya Abdoul KANE ;

Monsieur Babo Amadou BA, titulaire d’un Doctorat en Sciences de Gestion, est nommé Directeur général du Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT), en remplacement de Madame Sophie DIALLO ;

Monsieur Ndane DIAGNE, titulaire d’un MBA en Audit et Contrôle de Gestion, est nommé Directeur de la Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS SA), en remplacement de Monsieur Kibily TOURE ;

Monsieur Abdou DIOUF, ingénieur statisticien, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), en remplacement de Monsieur Aboubacar Sédikh BEYE ;

Monsieur Isidore DIOUF, Expert-comptable, est nommé Directeur général de la Société Sénégal Numérique SA, en remplacement de Monsieur Cheikh BAKHOUM ;

Monsieur Lamine NIANG, Titulaire d’un Diplôme d’Etudes Supérieures (DESS) en Technologie éducative, est nommé Directeur général de la Société Sénégalaise de Presse et de Publication Le Soleil, en remplacement de Monsieur Yakham MBAYE ;

Monsieur Dame MBODJ, titulaire d’une Maitrise en Anglais, est nommé Directeur général de la Société de Gestion des Infrastructures Publiques dans les Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose (SOGIP SA), en remplacement de Monsieur Mamadou FAYE ;

Monsieur Lamine Barra LO, Docteur d’Etat en Science politique et Sécurité, est nommé Directeur général de l’Office National de Formation Professionnelle (ONFP), en remplacement de Monsieur Souleymane SOUMARE ;

Monsieur Toussaint MANGA, Médecin, est nommé Directeur général de la Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE), en remplacement de Monsieur Abdourahmane BALDE ;

Monsieur Diouma KOBOR, Professeur titulaire des Universités, est nommé Directeur général de l’Agence nationale pour les Energies Renouvelables (ANER), en remplacement de Monsieur Tamsir NDIAYE ;

Monsieur Serigne Fall GUEYE, Titulaire d’un Master 2 en Communication, est nommé Directeur général du Grand Théâtre national, en remplacement de Monsieur Ansoumane SANE ;

Monsieur Adama NDIAYE, Maitre de Conférences titulaire des Universités, est nommé Directeur général de l’Agence sénégalaise de Promotion Touristique (ASPT), en remplacement de Monsieur Papa Mahawa DIOUF ;

Monsieur Babacar NDIAYE, Avocat, est nommé Directeur général de la Société nationale de Recouvrement (SNR), en remplacement de Monsieur Bassirou NGOM ;

Monsieur Cheikh Ibrahima NDIAYE, Ingénieur des Ponts et Chaussées, est nommé Directeur général de la Société nationale de Gestion du Patrimoine du Train Express Régional (SENTER SA), en remplacement de Monsieur Abdou Ndéné SALL ;

Monsieur Seydina Oumar TOURE, Titulaire d’un Master 2 en Droit Public, est nommé Directeur général de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), en remplacement de Monsieur Mamadou Salif SOW ;

Monsieur Ndiaga BASSE, Titulaire d’un Doctorat en Management des Affaires, est nommé Directeur général Agence nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), en remplacement de Monsieur Sidy GUEYE ;

Monsieur Samba KA, Maitre de conférences titulaire à l’Université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima NIASS, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de l’Aquaculture (ANA), en remplacement de Madame Tening SENE ;

Madame Fatima MBENGUE, titulaire d’un Master 2 en Marketing social, est nommée Directeur général de l’Office national des Pupilles de la Nation (ONPN), en remplacement de Monsieur Alpha KOUNTA ;

Monsieur Diamé SIGNATE, titulaire d’un Master 2 en Droit et Administration des Collectivités locales, est nommé Directeur général de l’Agence de Développement Local (ADL), en remplacement de Monsieur Abdoulaye NDAO ;

Madame Soukèye DIOP, Ingénieur en Bâtiment et Travaux publics (BTP), est nommée Directeur général du Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA), en remplacement de Monsieur Papa Ibrahima FAYE ;

Madame Sinna Amadou GAYE, titulaire d’un Master 2 en Gestion de Projets, est nommée Directeur de l’Agence nationale pour l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), en remplacement de Monsieur Tamsir FAYE ;

Madame Marième Soda NDIAYE, titulaire d’un Master 2 en Santé et Environnement, est nommée Directeur général du Commissariat à la Sécurité Alimentaire et à la Résilience, en remplacement de Monsieur Ibrahima DIAO ;

Monsieur Babacar DIOP, Docteur en Sciences de l’Education, est nommé Directeur du Centre Régional des Œuvres Universitaires de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, en remplacement de Monsieur Ahmadou Bamba KA ;

Monsieur Ibba SANE, Ingénieur en Planification Economique et Gestion des Organisations, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de Relance des Activités Economiques et Sociales en Casamance (ANRAC), en remplacement de Monsieur Ansou SANE ;

Monsieur Modou Mbéne DIOP, titulaire d’une Maitrise en Langue Etrangère Appliquée option Affaires et commerce international, est nommé Directeur général de l’Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (ASEPEX), en remplacement de Madame Zahra Iyane THIAM ;

Monsieur Bassirou DIOUF, Ingénieur en électrotechnique, est nommé Directeur général du Centre national de Qualification Professionnelle (CNQP), en remplacement de Monsieur Augustin NDIAYE ;

Madame Diarra SOW, titulaire d’un Master 2 en Géographie, option gestion intégrée de l’Eau, est nommée Directeur général de l’Office des Lacs et Cours d’eau, en remplacement de Monsieur Alioune Badara DIOP ;

Monsieur Cheikh Ahmet Bassirou SANE, titulaire d’un Doctorat en Ecologie et Gestion des Ecosystèmes, est nommé Directeur de l’Horticulture, en remplacement de Monsieur Macoumba DIOUF.

Le Ministre de la Formation Professionnelle, Porte-Parole du Gouvernement

Amadou Moustapha Njekk SARRE

« Environnement-développement-action »: forum des innovations et solutions dans le Tiers-monde 

Par Mohamadou Sagne

Dakar: Le Grand théâtre « Doudou Ndiaye Coumba Rose », a abrité hier la cérémonie d’ouverture du forum des innovations et solutions locales (Fisol-24).

A l’initiative, le réseau Environnement-développement-action dans le Tiers-monde (Enda-Tm), en partenariat avec le Programme de micro financements du Fonds pour l’Environnement Mondial (Pmf/Fem), se sont associés pour organiser ce forum. Mais en partenariat avec la coopération allemande à travers la GIZ, l’Union européenne, le Royaume du Luxembourg et le Cea, mais également la mairie de Dakar.

Le forum est venu à point nommé dans un contexte de bataille pour la résilience des communautés face aux changements globaux particulièrement le changement climatique qui est une exigence des temps modernes. Pour les organisateurs du forum, « la crise climatique affecte l’ensemble des secteurs d’activités et érode les efforts déployés par les Etats dans la lutte contre les inégalités, la pauvreté et pour le respect des droits économique, social, politique, environnemental et culturel des sociétés ».

En d’autres termes, c’est bien le dérèglement climatique qui constitue un amplificateur des risques d’insécurité alimentaire, de santé, d’émigration, de compétition multiple dans l’usage des biens et services communs renforçant la dégradation des ressources naturelles et menaçant la biodiversité. « Autant de paramètres qui menacent la paix et la stabilité dans les sociétés du sud. D’où l’urgence d’agir », comme l’a souligné, M. Sécou Sarr, Secrétaire exécutif d’Enda-Tiers Monde.

Ainsi, il invite chaque citoyen à s’impliquer dans ce combat pour trouver une solution de par sa contribution potentielle à la promotion de la convivialité entre l’humain et la nature. Et cela, ajoute M. Sarr, « en parfaite intelligence avec le principe des objectifs de développement durable ; de ne laisser personne en rade, pour sauver la planète au travers du déploiement urgent et accéléré des solutions vertes.

Pour Khatary Mbaye, coordonnateur pays du programme de micro- financement du Fonds pour l’environnement mondial (Pmf/Fem), « beaucoup de solutions et innovations locales de protection de l’environnement et d’autonomisation des communautés et des écosystèmes sont déployées au Sénégal. Et dans cette dynamique, les acteurs de la société civile n’y sont pas en reste à travers différents partenariats techniques et financiers y compris avec les collectivités territoriales ».

Ce qui favorise des alliances stratégiques pour la mise en œuvre d’actions vertes dans les terroirs participant ainsi au renforcement de la résilience des populations et des écosystèmes. A travers aujourd’hui différents modèles économiques pour une croissance endogène verte à déployer par des champions communautaires dans une perspective de protection de l’environnement, de souveraineté alimentaire et de création d’emplois verts pour l’autonomisation des femmes et des jeunes.

L’objectif du forum qui prend fin le 18 mai 2024, est : de créer des espaces d’échange, d’apprentissage de bonnes pratiques, et d’impulsion d’une dynamique de changement d’échelle des solutions vertes à impacts rapides et transformationnels. Il s’agit également de manière spécifique : d’assurer la promotion de solutions locales vertes et l’identification d’opportunités de leur mise à l’échelle. Ce qui renvoie à l’information et la sensibilisation du public sur les avantages des solutions vertes en matière d’environnement, d’économie et bien de déterminants sociaux, au plaidoyer en faveur des politiques gouvernementales qui encouragent la transition verte, juste et inclusive.

Mais également d’encourager la consommation responsable en promouvant l’achat de produits écologiques et durables, les certifications et labélisations écologiques, favoriser les conditions pour l’engagement du secteur privé dans le financement de la mise à l’échelle des innovations locales ; entre autres.

Toutes ces questions seront débattues au forum dont les différents panels de discussion seront organisés sous le parrainage d’institutions identifiées en partenariat avec les organisateurs. Ce qui devrait alors faciliter les partenariats entre les porteurs d’innovation locaux et les organismes accrédités par le FVC en organisant des dialogues et promouvant la mise en réseau des porteurs d’innovations locales.

Au programme également, une exposition permanente qui comprendra les champions porteurs d’innovations sélectionnés par les organisateurs ENDA et PMF/FEM mais ouverte également à d’autres opérateurs en fonction des thématiques.

 

Tivaouane Peulh Niague: Le mouvement « Mankoo ci dêgg » veut une mairie performante et bien gérée

Par Khalil Fall Ebé

La mairie de Tivaouane Peulh Niague est mal gérée tant du point de vue de son budget que de son foncier. Cette boutade vient de El Hadji Cissé, président du mouvement «Mànkoo ci dëgg», membre de la conférence des leaders de la coalition Président Diomaye 2024. Il a appelé tous les habitants de cette collectivité territoriale à se mobiliser pour placer à la tête de cette commune, un maire compétent et préoccupé par le développement exclusif de Tivaouane Peulh et de la prospérité de ses habitants.

La gestion d’une mairie est une chose trop sérieuse pour la confier à des mains inexpertes. C’est l’avis du Président du mouvement «Mànkoo ci dëgg» qui s’exprimait lors d’une rencontre tenue dans son fief. En effet, El Hadj Cissé est parti du constat que depuis l’érection de Tivaouane Peulh Niague en commune de plein exercice en 2014, la gestion municipale a malheureusement stagné sur tous les plans.

Pour la simple raison que, selon Mr Cissé, la gestion de cette commune est affectée par le manque d’ambition, de vision et de transparence de la part de ceux qui l’ont dirigée jusqu’à présent. «Depuis dix ans, aucun progrès n’a été noté dans la gestion de la commune. Ni le budget ni le foncier local ne sont gérés de manière transparente», a-t-il martelé. De la même manière, il a fait remarquer que la gestion des déchets est tout aussi défaillante, et que l’éclairage public également laisse à désirer, au moment où l’insécurité grandit chaque jour.

«Les jeunes et les femmes peinent à trouver des opportunités de travail. Notre commune souffre d’un déficit criant d’infrastructures routières, sanitaires, sportives, et même culturelles. Le mal est profondément enraciné dans le management de la commune. Il est donc temps pour la nouvelle génération de prendre les rênes de notre chère commune et d’initier le changement tant attendu par nos concitoyens», a-t-il ajouté.

El Hadj Cissé a affirmé que c’est ça l’objectif que vise le programme « Bolé « , détaillé dans son livre « Makoo Mine ». Il a souligné qu’aujourd’hui, le mouvement qu’il dirige est plus que jamais résolu à participer au développement de Tivaouane Peulh Niague. «C’est le moment de nous mobiliser sur le terrain. Nous appelons toutes les populations de Tivaouane Peulh et environs, Niague Peulh et Niague Wolof, Niacoulrab et Extension, cité Apix et Darou salam, Benoba keur balla, Déni Guedj nord, Namora groupe Naby, Tawfékh Socabeg, Niague, Keur Mareme Mbengue, Cité Ucad 3 Safco, tous à se joindre à nous pour semer ensemble les graines du changement», a-t-il déclaré.

«Notre conviction la plus profonde en politique est que le développement du Sénégal et de l’Afrique doit partir des communautés à la base. C’est pourquoi notre mouvement, «Mànkoo ci dëgg», en a fait le pilier de son combat», a-t-il conclu.

 

Naissance de ‘’GEUFE’’: M.B. Guèye décline les activités phares de sa structure politique dans le Sine

Responsable politique dans la commune de Fatick et ancien membre du directoire de campagne de la coalition Dionne 2024 dont il était l’un des porte-parole, Mamadou Biguine Guèye (MBG) vient de lancer le 12 mai dernier en compagnie d’autres leaders politiques de tous bords du département de Fatick, son nouveau mouvement dénommé GEUFE (Génération Engagée pour l’Unité la Fraternité et l’Ethique). Dans cette interview qu’il accorde au journal En Relief, il revient sur les motivations de la mise sur pied du mouvement, ses objectifs et il décline les activités phares à court terme, de sa structure politique dans le Sine. Entretien…

Mamadou Biguine Guèye vous avez lancé le mouvement dénommé GEUFE (Génération Engagée pour l’Unité la Fraternité et l’Ethique), quel est l’objectif de cette structure politique à la place du mouvement Malaw que vous dirigiez ?

D’abord Malaw était fini et mis en veilleuse depuis la mise à froid de feu Mahammed Boun Abdallah Dionne qui me l’avait inspiré suite à la rencontre qu’il provoqua entre l’ancien président Macky Sall et moi en septembre 2018 au palais de la République. Mon soutien à l’APR et Benno était adossé à mon amitié et ma loyauté à Mahammed Dionne. Dès lors qu’il a été démis de ses fonctions par Macky Sall, je me suis rangé derrière l’ancien premier ministre par cohérence et par reconnaissance. Mahammed n’est plus aujourd’hui. En conséquence j’ai effectivement lancé le mouvement GEUFE qui est un allié du MRC de M. Djidiack Faye actuel directeur de l’ARD de Fatick. Djidiack Faye est un homme compétent, rigoureux, honnête, sérieux et travailleur. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas hésité suite à sa main tendue afin qu’ensemble, nous puissions accompagner le président Bassirou Diomaye Faye dans l’unité de tout le Sine et du peuple sénégalais tout entier, afin qu’il réussisse sa noble mission au profit de notre pays. Le seul objectif de la création de la GEUFE est donc la mise en branle concrete du Projet pour un Sénégal libre, juste et prospère comme le postulat d’ailleurs Mahammed Dionne.

Mais arrêtons-nous un peu sur Djidiack Faye dont des membres de Pastef avaient contesté le leadership, sa mission ne sera-t-elle pas difficile dans la bataille de positionnement à Fatick ?

D’abord Djidiack Faye appelle à l’unité, à la hauteur et au dépassement. Il invite tout le Sine à faire bloc autour du nouveau président de la République dans l’ouverture et la massification pour aller à la satisfaction des préoccupations du peuple. Il n’est pas dans une course vers les positions, les postes ou un quelconque leadership. Le leadership est naturel, on ne le revendique pas. Faites un tour dans le département et on vous dira que l’actuel directeur de l’ARD jouit d’une réelle popularité qui d’ailleurs ne date pas d’aujourd’hui. Ensuite Fatick a été l’un des agneaux du sacrifice du régime de l’ancien président Macky Sall. Il n’y a pas eu d’infrastructures de grande valeur et profitables à la jeunesse surtout dans cette région. Donc est venu le moment de s’unir et d’aller avec intelligence vers les défis de développement qui interpellent cette belle contrée. Pour ce faire, le président Djidiack Faye ne conseille autre chose si ce n’est l’unité et la synergie d’actions pour un Sine résolument orienté vers son envol enfin.

Suite au lancement de la GEUFE, pouvez-vous nous faire l’économie de votre feuille de route à court terme ?

À court terme la GEUFE se penchera courant du mois de juin à la structuration complète. Il s’agira au niveau régional, de mettre en place les coordinations régionales étant donné que dans la majorité des départements de la région, nous avons un coordonnateur départemental. Il y a aussi déjà dans plusieurs communes de la région, des coordonnateurs communaux chargés tous ensemble, de s’organiser et de proposer différentes dates à l’occasion desquelles les coordinations régionales, départementales et communales seront montées. C’est à la suite de ce travail que la GEUFE se penchera sur son premier forum régional en partenariat avec des mouvements affiliés comme le MRC, afin d’identifier une batterie de projets qu’exige la région de Fatick pour la réalisation de son développement économique et social. Donc nous sommes plus dans la réflexion pour le salut de Fatick et du Sénégal, que dans la politique au niveau en tout cas du MRC et de la GEUFE.

Mamadou Biguine Guèye (MBG)

 

Campagne agricole par l’agronomie et/ou l’armée: Point d’inflexion de rupture paradigmatique d’avec la tyrannie…

L’agriculture, en particulier de pays comme le Sénégal, s’inscrit dans une économie administrée avec un «État social interventionniste» même si l’on veut faire croire le contraire car les agricultures américaine et européenne sont des plus soutenues avec un subtil maquillage des systèmes d’aides et un camouflage des mécanismes d’assistance.

«Soyons réalistes: le libéralisme agricole n’est que de façade. Autrement dit, l’agriculture est dans le régime d’exemption du périmètre libéral !

Concomitamment, le Nord utilise des subterfuges d’écran de compétition déloyale et autres stratagèmes de frontières d’anti-concurrence qui vont au-delà du dumping commercial. Ils ont pour noms des barrières tarifaires et surtout non tarifaires avec: – des instruments institutionnels (OMC…), – des outils techniques (norme, label, bio, AOC, IGP…), – des dispositifs écologiques (biosécurité, certification phytosanitaire, émergence zoonotique…)- des filtres socio-démographiques: visa d’entrée, concours académique, passeport vert, quitus sanitaire …) ; – des leviers économiques (bourse, INCOTERMS, inland & ocean economy, licence, agrément, …) ; – etc.

La géopolitique agricole mondiale déteint donc sur les agrégats macroéconomiques comme sur l’atomicité de la microéconomie des exploitations agricoles familiales de la ruralité sénégalaise.

Gouvernants administrateurs et technocratiques au sommet de l’État comme Agripreneurs promoteurs et gestionnaires à la base sont en déphasage verticale ou en opposition horizontale dans leurs prises de décisions stratégiques et choix opérationnels relativement à la « chose agricole », sensu lato !

Le souffle du vent souverainiste alimentaire ne doit pas être un effet de mode en « copier-coller », ni un suivisme comme des moutons de panurge, encore moins un mimétisme maladif contagieux.

Or, il nous a été donné et habitué de constater un « ministère sénégalais de la campagne agricole, voire de l’arachide et de l’oignon ». Force est de constater qu’à l’accoutumée, nous assistons ainsi à une gestion conjoncturelle avec un pilotage à vue de l’agriculture sénégalaise qui, au demeurant, est en porte-à-faux avec un management stratégique, mieux prospectiviste à la fois structurel et structurant de l’agriculture du Sénégal !

Pour preuve, une campagne agricole qui semble avoir comme pis-aller le « préfinancement » des intrants subventionnés de l’État par des Opérateurs privés qui vont lever en l’an N des crédits au niveau de « banques commerciales et non de développement » pour se voir payer par l’Etat en l’an N+1 leurs quotas en différés avec des soupçons et suspicions : – de collusion et corruption, – d’opacité et d’obstruction,

– de prête-nom et d’entité-écran, – de surfacturation et de rétro-commission, – de dessous-de-table et de pot-de-vin, – de faux et détournement d’objectif,- de délit d’initié et de conflit d’intérêt, – de fraude/évasion fiscale, d’exonération et d’allègement indu, etc.

Les rapports des institutions et corps de contrôle de l’Etat (IGE, OFNAC, Cour des Comptes…) corroborent ces constats de cupides faussaires en République et d’avides fossoyeurs en Rue-Publique, sans foi ni loi qui sucent sans vergogne la sueur et le sang de dignes et braves agriculteurs !

Aux nouvelles autorités, notamment de l’Administration agricole sénégalaise, il faudrait des mesures fortes, pragmatiques et réalistes qui marquent un signal fort de rupture paradigmatique d’avec les pratiques malsaines et non-orthodoxes telles un cancer qui gangrène malencontreusement la sphère agricole et agripreneuriale aussi bien publique que privée.

Le premier laboratoire de test et d’essai de la « vision de transformation systémique » est la gestion transparente, juste et équitable des équipements agricoles et des intrants, particulièrement les semences et engrais subventionnés, de la campagne agricole 2024…

Certes les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) peuvent apporter leur compétence distinctive en matière de génie militaire, de facilitation logistique et de civisme disciplinaire (ou, discipline civique).

Mais pour autant, il ne faudrait pas tomber dans l’erreur de substituer Le Militaire à L’Agronome, ni dans la mise sous tutelle de l’administration agricole vis-à-vis des Forces Armées.

En effet, l’Agriculture naît avec une tare congénitale incrustée du syndrome VICA : Volatilité, Imprévisibilité, Complexité, Ambiguïté. Une Agriculture dont le sujet societal est le Vivable Sociologique (femme et homme) et l’objet social est le Vivant Biologique (végétal et animal) à support Vital Minéral.

En tout état de cause, il ne revient pas à l’Agronomie de rester bras croisés et se voir supplantés et suppléés par la Militarisation même si l’on vit un monde crisogéne et criminogène, anxiogène et accidentogène, mutagène et morigène… avec une prégnance des défis sanitaire et sécuritaire, climatique et énergétique, alimentaire et réglementaire, démographique et urbanistique, monétaire et militaire, etc., surtout dans l’espace sahélien dont relève le Sénégal.

Au Militaire son métier de l’Arme, à l’Agronome son métier de la BioTerre… et l’Agriculteur ne s’en porterait que mieux !

In fine, quelques points d’inflexion d’attention : – co- construire une Politique Agricole et Alimentaire adossée à une Loi Foncière propice à des Systèmes alimentaires durables, car le Sénégal n’en a jamais eu depuis son indépendance ; avec une centralité des Agriculteurs et un Etat régalien éthique, répartiteur équitable et régulateur juste. Une telle Politique Agricole et Alimentaire articulerait en harmonie sociale et en cohérence territoriale les 9F : le foncier, la filière, le forum, le financement, le forum, la formulation, la formation, la formalisation et la fiscalisation ; – promouvoir des sociétés coopératives à la base qui se regroupent en Interprofessions qui à leur tour se rassemblent en Institution consulaire agricole qui, toutes légales/légitimes/représentatives, font l’objet d’une bonne gouvernance statutaire et d’une performance utilitaire. Les Agriculteurs, autonomes et professionnels aux métiers reconnus et valorisés, constituent le capital humain et social régulièrement et périodiquement bien informé et formé avec l’appui d’un expert et expérimenté  continuum Recherche-Formation-Conseil agricole ; – disposer d’une souveraineté en semences de tous niveaux et sur toutes filières (création variétale, obtention et maintenance, multiplication et production, tri et conditionnement, contrôle et certification, distribution…) ainsi qu’en fertilisants minéraux et organiques à empreinte écologique vertueuse ; tout comme une mécanisation doublée d’une motorisation et d’une digitalisation de l’agriculture avec objets connectés et applications embarquées de gestion optimale des fermes et firmes… via des centres de services (para/péri) agricoles qui demeurent dans l’innovation, l’incubation et l’innervation…

L’enjeu est une Agriculture souveraine, saine et sûre d’un Sénégalais d’Honneur dans un Sénégal de Bonheur».

Par Nabi Rahma NDENE, Citoyen.

Lancement de la Fondation FaBB en Gambie: Matar Ba en guest of honor, un milliard de FCfa récolté

Par Abdou Latif NDIAYE, envoyé spécial- (avec En Relief)

La Fondation Fatoumatah Bah Barrow (FaBB) de la première dame de Gambie a été lancée en grande pompe ce vendredi 10 mai 2024 en Gambie, au Centre International de Conférence Sir Dawda Kairaba Jawara du nom du premier président de la République soeur de Gambie. En invités d’honneur, l’ancien Ministre des Sports Matar Ba, Président de la Cop9 et l’Olori (Reine) TemiTope, épouse de l’Ooni d’Ife du Nigeria… – 

En effet, la fondation FaBB a été lancée ce vendredi 10 mai 2024 devant un public glamour au prestigieux centre de conférence international Sir Dawda Kairaba Jawara avec un énorme succès. L’autre personnalité de marque de la soirée et le clou du spectacle ont été le grand philanthrope Alhaji Muhammed Indimi, fondateur et président d’Oriental Energy Resources of Nigeria, qui a fait don d’un million de dollars à la fondation.

Dans une belle ambiance et sous la présence effective de Son Excellence le Président Adama Barrow venu soutenir son épouse, un total de cent millions de dalasi, équivalent à un milliard de francs Cfa, ont été collectés.

À côté du successeur de Yaya Jammeh et du généreux donateur Alhaji Muhammed Indim, deux autres personnalités de marque, ont honoré de leurs présences à cette cérémonie faste, riche en couleurs. Il s’agit du ministre Matar Ba, ex  chef de cabinet du président Macky Sall, actuel maire de Fatick et président de la 9ème Conférence des parties à la Convention internationale contre le dopage dans le sport, Cop9, de l’Olori (Reine) TemiTope, épouse de l’Ooni d’Ife, Nigeria.

D’autres autorités ont répondu présentes à l’invitation de la première dame. Parmi elles, des ministres, des membres du monde des affaires, des sponsors entre autres.

Dans son allocution, la Première Dame Fatoumatah Barrow, a reconnu les immenses progrès réalisés par la fondation et son désir de continuer à faire la différence. La première dame a fait preuve de magnanimité et d’humilité et a été pleine de grâce en acceptant le soutien du public envers sa fondation.

Elle a également reconnu et récompensé les partenaires et partisans de longue date , parmi lesquelles la Fondation Roi Salmane d’Arabie Saoudite, l’Assemblée mondiale de la jeunesse musulmane, WAMY et la fondation Al Balsam. Ligue mondiale musulmane et Africell, Gambie.

En outre, l’a Première Dame a pris l’engagement inébranlable à travers sa fondation Fondation d’apporter un soutien tangible dans la vie des gens en leur apportant un potentiel de transformation.

 

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