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Concours d’entrée en 6ème et Cfee 2024: l’académie de Louga enregistre 14743 candidats

Par Bathie Ndiaye, Linguère

Alors que le Concours d’entrée en sixième et l’examen du Certificat de fin d’études élémentaires sont fixés les 25 et 26 juin 2024, pour ce qui concerne l’Académie de Louga, cette année elle (IA) de Louga présentera 14 743 candidats à la session de 2024. Il y a 8775 filles inscrites soit un pourcentage de 59,51% contre 5965 garçons répartis dans 86 centres d’examen.

Le tableau récapitulatif des centres d’examen renseigne que 24 sont dans les inspections d’éducation et de formation de Kébémer et Linguère. L’inspection de l’éducation et de la formation de Louga abritera 38 centres d’examen. S’agissant des candidats au niveau des Ief, Kébémer compte 4354, Linguère 3588 et Louga 6801.

Dans l’académie de Louga, le nombre de candidats a connu une hausse. En effet, de 13389 candidats en 2023, le nombre d’inscrits est passé à 14743 en 2024 soit une hausse de 1354 candidats. Cette hausse est plus importante dans les départements de Louga (+ 572) et de Kébémer (+ 507).

A moins d’une semaine du démarrage des épreuves, selon le chargé de communication de l’IA de Louga Ousmane Kane Djadji, toutes les dispositions nécessaires sont prises (réquisition des véhicules de service par le Gouverneur pour acheminer les épreuves et les membres du jury, sécurisation des épreuves et des centres) pour une organisation réussie de l’examen.

Système de Management des Alertes: Le Comité miroir ISO/TC 309 de l’ASN adopte les projets de Norme

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), en collaboration avec l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), a organisé hier un atelier d’adoption de la norme sénégalaise sur le système de management des alertes. Le Comité miroir ISO/TC 309 créé par l’ASN incite les organisations à étendre la portée pour inclure les signalements provenant de l’extérieur de leur organisation.

Mame Khady Ndao (avec En Relief)

Conscient du rôle fondamental de la dénonciation responsable et citoyenne, le Président de la République, lors du conseil des ministres du 17 avril 2024 a demandé au ministre de la Justice, Garde des Sceaux de finaliser avant le 15 mai 2024, un projet de loi sur la protection des lanceurs d’alerte. C’est dans ce cadre que le comité miroir ISO/TC 309 mis en place par l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) et dont la mission est d’adopter les normes internationales de l’ISO TC 309 sur la gouvernance des organisations a inscrit l’adoption de la norme internationale ISO 37002 sur le système de management des alertes, aux cours d’un atelier de validation de son programme de travail annuel 2024.  Pour bien lutter contre la mal gouvernance et la corruption, explique El Hadj Abdourahmane Ndione, Directeur Général de l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), toute entreprise doit s’approprier la démarche consistant à instaurer un dispositif de prévention d’infractions découlant de la mise en place d’un système de management des alertes dont la norme internationale ISO 37002 en fournit les lignes directrices.

La question de la bonne gouvernance, de lutte contre la corruption, souligne le Dg de l’ASN, est particulièrement complexe selon que l’on s’adresse à des organisations publiques ou bien privées.  L’atelier de validation finale de projet de norme sur le système de management des alertes s’est tenu le jeudi 13 juin 2024 à Dakar. La cérémonie a été présidée par le représentant du ministre de la Justice et de l’Industrie et du Commerce. M. Ndione a laissé entendre que la sensibilisation est l’une des méthodes les plus importantes qu’une organisation puisse prendre pour réduire la fraude, la corruption ainsi que tous les actes répréhensibles qui peuvent se produire.

A ce propos, les dénonciations des employés, des clients, des fournisseurs et de toutes les parties intéressées constituent un moyen efficace pour autant que ces derniers soient encouragés à signaler ces actes répréhensibles dans le respect des bonnes pratiques, et que des mesures idoines soient prises pour leur permettre de se sentir en sécurité, tout en protégeant leur anonymat.  L’adoption de cette norme va contribuer à renforcer les organisations dans la mise en place d’un système efficace de communication d’infractions et de signalement anonyme qui protège les lanceurs d’alerte contre toute forme d’intimidation, de représailles afin de les encourager à prévenir et dénoncer tout acte répréhensible au sein d’une organisation.

Les projets de normes pertinentes, à savoir PNS ISO 37000 (Gouvernance des organismes, -Recommandations) et PNS ISO 37301 (Systèmes de management de la conformité, -Exigences et recommandations pour la mise en œuvre- amendement 1: Actions relatives aux changements climatiques), ont fait également l’objet d’une présentation en vue de leur adoption.

L’adoption de cette norme, selon M. Assane Mbengue, permettra également aux organisations qui mettent en œuvre la norme NS ISO 37001 de mieux répondre à ses exigences en matière de lutte contre la corruption.  Ainsi, les membres du Comité miroir ISO/TC 309, les administrations sénégalaises, les ONG et la société civile, les partenaires techniques et financiers, la presse sénégalaise, ont participé à l’atelier de validation finale de la norme sénégalaise sur le système de management des alertes. Ils se sont engagés à sensibiliser le public sur l’importance de la normalisation, de l’évaluation de la conformité et de la réglementation dans le domaine de la bonne gouvernance. Il s’agira aussi de soumettre au Comité miroir ISO/TC 309 les trois projets de normes sénégalaises pour observation, de recueillir l’avis final du Comité après analyse et examen des résultats de l’enquête publique, de procéder à l’approbation définitive des projets de norme pour homologation.

 

Tabaski 2024: le maire Aly Ngouille Ndiaye débourse 5,9 millions F Cfa au profit des nécessiteux

Par Bathie Ndiaye, Linguère

Conscient du coût de la vie, en cette veille de Tabaski, le maire de Linguère Aly Ngouille Ndiaye est venu au chevet des couches démunies de sa commune. En effet, l’ancien ministre de l’Intérieur et non moins candidat à la dernière élection présidentielle, n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner ses administrés.

A l’occasion, Aly Ngouille Ndiaye a décaissé une enveloppe financière de 5 millions 9 cent mille francs Cfa au profit des imams, des Borom daaras. A signaler que les bénéficiaires sont choisis à travers les dix quartiers de la commune de Linguère; et ce par des comités de ciblage.

Selon des bénéficiaires rencontrés, après avoir vivement remercié le donateur Aly Ngouille Ndiaye, soutiennent que cette action de haute portée sociale, humaniste est une tradition pour l’édile de Linguère qui est toujours au côté de sa population dans les moments difficiles de la vie.

Poursuivant, les bénéficiaires de rappeler que d’ailleurs cet appui du maire de Linguère est venu à son heure (veille de Tabaski). Le moins que l’on puisse dire, les «Gorgorlous» de la ville de Linguère verront amoindrir leur souffrance concernant la fête de l’Aid El Kebir prévue pour une bonne partie des musulmans du Sénégal le lundi 17 juin 2024.

Macky Sall rend hommage à Mademba Sock: « une figure emblématique du monde syndical »

L’ancien chef de l’Etat, Macky Sall a rendu un vibrant hommage au syndicaliste, PCA de la Caisse de Sécurité Sociale, Mademba Sock, décédé dans la nuit du vendredi au samedi 15 juin à Paris.

Dans un tweet, l’ancien Président de la République du Sénégal  témoigne sur le défunt: « Je suis peiné d’apprendre le décès de M. Mademba Sock, SG de l’UNSAS et PCA de la Caisse de Sécurité Sociale. Le monde syndical perd une figure emblématique. J’exprime ma profonde compassion à sa famille et lui présente, ainsi qu’au mouvement syndical, mes condoléances émues. Paix à son âme », a-t-il écrit.

Aide Tabaski 2024: Maarame Sall met 10 millions de F Cfa à la disposition des nécessiteux

Par Bathie Ndiaye, Linguère

L’opérateur économique Maarame Sall n’a pas dérogé à la règle. Il a mis une enveloppe financière de 10 millions de FCFA à la disposition des couches vulnérables.

Comme à l’accoutumée, à chaque fête de Tabaski, l’opérateur économique affectueusement nommé l’humaniste Maarame Sall président du mouvement ‘’Aujourd’hui Pour Demain’’ (APD), vient au chevet des familles vulnérables. En effet, pour cette fête du mouton de 2024, Maarame Sall a déboursé une enveloppe financière de 10 millions de nos francs pour accompagner les couches nécessiteuses.

Selon le coordonnateur de l’APD, Leyti Marame Ndiaye, cette aide financière est au profit des familles démunies à Dahra Djoloff, Mbeuleukhé et Dakar. Il a souligné qu’au total plus de 400 bénéficiaires sont ciblés partageant l’appui (3 millions dans la commune de Dahra, 01 million pour Mbeuleukhé et 06 millions destinés à Dakar).

A en croire toujours M. Ndiaye, ce geste de haute facture s’inscrit dans le cadre d’une tradition de politique sociale que l’opérateur économique Maarame Sall perpétue pour lutter contre la vulnérabilité dans les familles surtout dans les moments de fête à l’image de la Tabaski.

En tous les cas, d’après les personnes bénéficiaires, ce soutien de Maarame Sall va renforcer le panier de la ménagère lors de la fête de l’Aid El Kebir.

49ème anniversaire de la CEDEAO: Pour soutenir la Vision 2050 en matière d’intégration sous- régionale

La célébration du 49e anniversaire de l’Organisation sous-régionale, le mardi 11 juin 2024 au Grand Théâtre de Dakar, est placée sous le thème: «Renforcer l’unité, la paix et la sécurité régionales». Le ministre des Forces Armées, Birame Diop, qui présidait la cérémonie officielle a constaté la pertinence du thème général offrant l’opportunité de réfléchir, dans le cadre d’une Table- ronde sur les «Défis et perspectives de la CEDEAO à l’aube de son cinquantenaire».

Par Ch. Seck NDONG (avec Abn)

Depuis la naissance de la CEDEAO en 1975, des initiatives hardies ont certes été prises par les Chefs d’Etat et de Gouvernement, permettant ainsi de faire de la région ouest africaine la communauté la mieux intégrée du Continent. Le Protocole sur la Libre Circulation; le Code de la citoyenneté communautaire, le Schéma de Libéralisation des Echanges, le Tarif Extérieur Commun, la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures ainsi que les dispositions communautaires sur la bonne gouvernance, la paix et la sécurité en sont de parfaites illustrations. Mais à une année de son cinquantenaire, la CEDEAO demeure confrontée à des défis multiformes qui entravent l’atteinte de ses objectifs principaux.

Dans le domaine de l’intégration économique, il est possible de relever le faible volume des échanges intrarégionaux, les difficultés liées à la pleine mise en œuvre du TEC et du SLE, les barrières à la libre circulation, la faiblesse des recouvrements du prélèvement communautaire etc. Pour sa part, le projet de monnaie commune semble piétiner. Sur le plan de la démocratie, de la paix et de la sécurité, les acquis sont en recul depuis quelques années avec la montée en puissance des groupes extrémistes violents (Mali, Nigéria, Niger, Burkina Faso etc.), la multiplication des coups d’État et le non-respect des constitutions par certains Chefs d’Etat en exercice, dans un contexte où les citoyens expriment une forte exigence de renouveau politique.

Il convient, pour les organisations de cette de Dakar, de rappeler qu’en 2007, la CEDEAO avait adopté un plan stratégique dénommé Vision 2020 qui avait pour but de créer une région sans frontière, paisible, prospère et cohérente où les populations ont la capacité d’accéder et d’exploiter les ressources en créant des opportunités de développement durable et de préservation de l’environnement. La mise en œuvre de cette Vision était articulée autour de la promotion de la Paix et de la sécurité, la démocratie et la bonne gouvernance, la valorisation des ressources de la région, l’intégration économique et monétaire et la promotion du secteur privé. En somme, la Vision 2020 ambitionnait de passer d’une CEDEAO des Etats à une CEDEAO des peuples. L’adoption de la Vision 2020 a été accompagnée de la mise en œuvre d’une réforme institutionnelle ayant consacré le passage du Secrétariat exécutif de la CEDEAO (dirigé par 4 à 5 fonctionnaires statutaires) à la Commission de la CEDEAO, avec 15 Commissaires.

Mais l’évaluation de la Vision 2020 de la CEDEAO, lancée en 2019, avait permis de pointer les manquements essentiels qui freinent l’intégration de l’Afrique de l’Ouest. Sur cette base, a été adoptée la Vision post 2020 (appelée Vision 2050), laquelle vise à promouvoir: «un espace sécurisé, stable et en paix; une région dotée d’institutions fortes, et respectueuse de l’Etat de droit et des libertés fondamentales; une région pleinement intégrée et prospère; une région mobilisée pour la transformation, le développement inclusif et durable; une communauté de peuples totalement inclusive des femmes, des jeunes et des enfants.

Pour soutenir la Vision 2050, la CEDEAO a encore engagé des réformes visant, cette fois, à alléger la structure de management de l’Institution avec une réduction de la taille de la Commission qui est passée de 15 à 7 Commissaires. La mise en œuvre de cette réforme opérée sur la base d’études menées par le cabinet de consultant Maxwell Stamp Plc, a commencé en 2022 avec une forte concentration des départements et l’entrée en fonction des nouveaux Commissaires.

Mais au regard de la situation actuelle de la sous-région, peut- on être optimiste ? La Vision 2050 peut-elle véritablement réaliser les ambitions de la CEDEAO ?

Après deux années de fonctionnement, une première évaluation, même empirique, met en évidence la persistance, voire l’aggravation des difficultés. La question est de savoir si la structure de gouvernance de la CEDEAO ne constitue pas elle-même un frein à la réalisation des objectifs d’intégration. Telles sont, entre autres, les questions cruciales qu’il convient d’adresser dans la perspective de l’avènement d’une CEDEAO plus performante.

Outre la problématique de la nécessité, des conditions et modalités d’une nouvelle réforme de l’institution, il s’agira de discuter sur les défis et perspectives de la CEDEAO dans le domaine de la paix et de la sécurité, mais aussi dans le domaine de l’intégration économique et monétaire.

Cette Table-ronde vise à discuter de l’architecture de gouvernance institutionnelle actuelle de l’organisation et proposer des pistes de réformes qui accéléreraient le processus d’intégration; échanger sur la situation politique et sécuritaire de la Communauté qui pourrait être davantage fragilisée par la décision de retrait des pays de l’AES.

Il s’agit aussi de relever les difficultés liées à la mise en œuvre effective des instruments adoptés par la CEDEAO en vue de l’émergence économique de la Communauté (Protocole sur la libre-circulation, TEC, SLE, etc.); de réfléchir sur un recentrage de la CEDEAO autour de ses objectifs en proposant des stratégies, démarches et changements qui tiennent compte des aspirations des populations en termes de paix et de sécurité; de développement et de stabilité économique et sociale, dans le contexte de la mise en œuvre de la Vison 2050 de la CEDEAO.

A l’issue de la rencontre, une note de synthèse des propositions formulées devra être adressée à Son Excellence Madame le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères. Cette note pourrait servir à enrichir la vision des nouvelles autorités politiques du Sénégal en matière d’intégration sous- régionale.

Economie humaine: Premier colloque programmatique de la Fondation Mamadou Dia à Paris

La Fondation Mamadou Dia pour l’économie humaine a tenu récemment, à Paris, son premier colloque programmatique international. Plusieurs sommités étaient au rendez-vous du donner et du recevoir.

C’est en juillet 2022, à Dakar, que la Fondation Mamadou Dia pour l’économie humaine a été lancée au cours d’une grande rencontre constitutive. Moins de deux ans, elle vient d’organiser le 31 mai dernier, à Paris, son premier colloque programmatique international. Il s’agit pour la Fondation de créer une structure en mesure de rassembler les témoignages stratégiques et méthodologiques procédant de l’étape de transition entre la situation coloniale et l’accession à l’autonomie, puis à l’indépendance sous l’inspiration du premier chef de gouvernement du Sénégal qui se libérait de la tutelle antécédente.

Mamadou Dia s’appuyait sur la nécessité d’instaurer une politique de démocratie orientée vers le développement participatif. Le travail réalisé pendant ces cinq années fondatrices s’est révélé exemplaire, alors que la crise de fin 1962 aboutissait à mettre à l’ombre ces précieuses expériences et éliminait le grand Maodo meneur du jeu. Son installation à Dakar a permis d’identifier un grand réseau de partenariats débouchant sur la tenue d’une première rencontre programmatique, en relation avec l’Académie des Sciences d’Outre-Mer avec laquelle s’est établi un partenariat de voisinage, indique l’organisation.
Il s’agissait d’établir un premier inventaire des ressources répondant à la voie ouverte par Mamadou Dia pour identifier un ensemble de compétences utiles et d’expériences en mesure de mettre à la disposition des nouvelles politiques de développement démocratique des bases d’actions et de formations cohérentes. Cette perspective avait été préparée par la publication d’un ouvrage récapitulant les traces de la grande œuvre de Mamadou Dia à la tête du Plan de développement initial et promoteur d’une éducation généralisée des adultes à travers l’animation rurale.
Parmi les interventions notoires de la séance de Paris, on peut mentionner la description initiale du déroulé des travaux par le Docteur Pape Sène, directeur général de la Fondation, suivie d’un exposé des grandes lignes de la politique de développement de Mamadou Dia par Roland Colin, qui fut son Directeur de Cabinet lors de l’étape cruciale du passage à l’indépendance.
Dans la suite, s’exprimèrent sur les différents champs d’intervention, notamment M. Bergeret, spécialiste de la décentralisation des opérations dans un champ intersectoriel et en assumant la problématique de l’évolution écologique.
Le professeur Ibrahima Faye, Recteur de l’Université de Bambey, déclina l’expérience des structures de recherche et de formation appliquées au monde rural. Quant à François Doligez, représentant l’Institut de Recherche et d’Application des Méthodes de développement (IRAM), auquel Mamadou Dia avait fait appel pour lancer l’animation rurale au Sénégal, il rendit compte de l’expérience de son institut pour la promotion démocratique du monde rural et de l’équilibre alimentaire.
De son côté, Michel Tissier, secrétaire général du Réseau International pour l’Économie Humaine, a longuement engagé dans une action de coordination internationale a marqué son intérêt pour un partenariat avec la Fondation. Pour sa part, le Professeur Richard Balme a parlé de l’utilité genre dans le développement de la mondialisation d’aujourd’hui.
Dans la conclusion, il fut rappelé la position de Mamadou Dia évoquant trois termes

essentiels pour caractériser l’engagement de tout intervenant dans la stratégie participative : une conscience constante de l’orientation globale et des objectifs de la politique de développement dans son contexte ; puis l’acquisition et la mise en œuvre des compétences requises pour leur concrète réalisation ; enfin la cohérence entre les acteurs et les actrices de tous ordres qui y conduisent. Les travaux du colloque feront l’objet de rapports inspirants leur application et qui seront mis à la disposition des autorités responsables.

Correspondance particulière de Ciré Demba, à Paris.

 

 

 

 

Dahra Djoloff:  Un rêve bientôt une réalité…

Un foyer pour les jeunes, un dispensaire municipal et un marché au profit des populations

Par Bathie Ndiaye

Un rêve qui deviendra sous peu une réalité pour les populations de la ville de Dahra Djolof. En effet, le maire de la localité l’ancien ministre Samba Ndiobene Ka promet d’inaugurer bientôt le foyer qui a toujours été une vieille préoccupation pour les jeunes. Le bonheur ne venant pas seul, certains jeunes artistes de la place de souligner que ce joyau (foyer des jeunes) va participer à renouer la culture dans le Djoloff.

Conscient de la forte démographie dans sa ville (Dahra), l’édile Samba Ndiobene Ka, compte élever le plateau sanitaire en mettant sur place un dispensaire municipal qui va garantir également les soins des villages environnants.

Toujours dans ses œuvres pour le compte de ses administrés, le premier magistrat de Dahra, pour désengorger le marché central l’unique point de convergence des marchands, promet d’inaugurer un autre marché dénommé marché Angle l’Islam un quartier populeux de Dahra. Selon des femmes de ménage sur place, le nouveau marché Angle l’Islam sera la bienvenue car cela va activer le temps mis quotidiennement dans les lieux (marchés).

 

Premier baril de pétrole au Sénégal: Le champ Sangomar mis en production par Woodside

Le champ Sangomar, situé à une centaine de kilomètres de la côte sénégalaise, au large de Dakar, a produit son premier baril de pétrole “en toute sécurité”, a-t-on appris, le mardi 11 juin 2024, de la société Woodside. La production de ce premier baril de pétrole marque l’entrée du Sénégal dans l’industrie pétrolière, une dizaine d’années après la découverte d’importants gisements de pétrole et de gaz dans le pays.

La compagnie pétrolière basée en Australie, Woodside, a annoncé l’accomplissement en toute sécurité de la production du premier baril du champ Sangomar, qui est situé au large du Sénégal et constitue le premier projet pétrolier offshore du pays. Elle rappelle être un opérateur de la coentreprise Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Offshore Profond (RSSD).

Un jour historique pour le Sénégal

Woodside a fait savoir que la phase 1 du développement du champ Sangomar comprend une installation autonome de production, de stockage et de déchargement en mer d’une capacité nominale de 100.000 barils par jour. La compagnie a fait part des phases additionnelles de développement du champ Sangomar. «C’est un jour historique pour le Sénégal et pour Woodside», a déclaré Meg O’Neill, la présidente-directrice générale de Woodside.

Citée dans le communiqué, Mme O’Neill a souligné que le premier baril du champ Sangomar est une étape clé qui témoigne de la concrétisation de la stratégie de la compagnie pétrolière. Le projet Sangomar devrait générer de la valeur pour les actionnaires, préconise-t-elle, conformément aux termes du contrat de recherche et de partage de production.

La présidente- directrice générale de Woodside a souligné que la livraison en toute sécurité du premier projet pétrolier offshore du Sénégal démontre la capacité de ladite structure à exécuter des projets de classe mondiale. Cette livraison survient dans “une période marquée par des défis mondiaux sans précédent”, signale Mme O’Neill. «Nous sommes fiers des relations que nous avons nouées avec Petrosen, l’État du Sénégal, et nos principaux sous-traitants internationaux et locaux pour développer cette ressource d’importance nationale», rapporte le communiqué en citant la présidente-directrice générale de Woodside.

Du pétrole de qualité conforme à la demande des marchés européens et asiatiques

Thierno Ly, le directeur général de Petrosen E&P, la filiale chargée des activités amont et intermédiaire des hydrocarbures” à la Société des pétroles du Sénégal (PETROSEN), a fait part de sa satisfaction de voir cette étape franchie. Le début de la production du pétrole de Sangomar marque une nouvelle ère pour l’industrie et l’économie du Sénégal. «C’est le résultat de l’engagement des équipes qui ont travaillé de manière acharnée pour relever les défis et atteindre nos objectifs stratégiques, dans un environnement complexe et exigeant», a soutenu M. Ly. «Nous n’avons jamais été aussi bien positionnés pour saisir autant d’opportunités de croissance, d’innovation et de succès pour le développement économique et social de notre pays», se réjoui-t-il.

Le projet Sangomar est mené par la coentreprise RSSD, qui est composée de Woodside (avec une participation de 82 %) et de Petrosen (avec une participation de 18 %). C’est mentionné dans le communiqué que l’estimation du coût de la phase 1 du projet de développement du champ Sangomar reste dans la fourchette prévue de 4,9 à 5,2 milliards de dollars US. Il faut noter que “Woodside prévoit de poursuivre les activités de mise en service et d’augmenter la production en toute sécurité en 2024. Et, la qualité du brut” du champ Sangomar correspond à la demande des marchés européens et asiatiques.

Consultations sur les entreprises: Le directeur des droits humains évoque la nécessité de donner la voix aux communautés

Dans le cadre des consultations sur les entreprises et les droits de l’homme au Sénégal, une délégation du ministère de la Justice a séjourné à Saint-Louis, ce lundi 10 juin 2024. L’objectif de cette rencontre tenue sous la présidence du préfet du département était de veiller à l’application des droits humains dans l’activité des entreprises-

Par Bolo Diaw (En Relief)

«Le contexte est né avec l’initiative des Nations Unies qui ont adopté en 2011 les principes directeurs des droits humains», rappelle Julien Ngane Ndour, Directeur des droits humains au ministère de la Justice. Il précise que l’objectif est d’aider les États à garantir que les multinationales respectent les droits des communautés. Selon lui, le Sénégal est un pays engagé en matière de droits de l’homme aux niveaux continental et international.

C’est pourquoi il a adopté ces principes, ce qui justifie son engagement dans l’élaboration d’un plan d’action sur les entreprises et les droits de l’homme. «Nous avons initié ce processus depuis 2023. Nous nous sommes réunis à Dakar avec des entreprises et certains acteurs, notamment la société civile, le mouvement des entreprises, ainsi qu’une bonne partie du secteur privé et d’autres parties prenantes concernées par cette problématique», a expliqué M. Ndour.

Le directeur des droits humains au ministère de la Justice assure que tous les acteurs ont été sensibilisés à l’issue de cet atelier et ont adhéré à l’initiative. Ainsi, un comité restreint de pilotage du processus d’élaboration du plan d’action a été mis en place. «Aujourd’hui, nous en sommes à la deuxième étape de ces consultations, qui ont commencé à Thiès. Nous avons constaté une participation massive des acteurs au niveau de la région de Saint-Louis», a-t-il souligné.

L’occasion a été saisie par Julien Ngane Ndour pour préciser que toute l’activité d’une entreprise qui viole un droit humain est prise en compte dans le programme. « Toutes les questions de licenciement au sein des entreprises, le droit social et environnemental, le droit pénal, et toutes les activités de l’entreprise susceptibles de violer un droit humain font partie de notre travail », a-t-il déclaré.

Revenant sur les solutions, le directeur des droits humains révèle qu’avec l’idée d’organiser une consultation nationale, ils s’efforcent de recueillir auprès des populations et des autorités locales toutes les idées permettant de trouver des mécanismes ou des lois pour apporter des solutions.

Conscient des réalisations faites par le gouvernement du Sénégal, notamment l’adoption du code minier et de celui de l’environnement, le directeur des droits humains souligne qu’ils souhaitent renforcer l’initiative de l’État en impliquant tous les acteurs concernés. «Les droits de l’homme ne sont pas seulement pour l’État, mais surtout pour les communautés. Il faut donner la voix aux communautés pour qu’elles puissent s’exprimer sur ce qu’elles ressentent et sur ce qu’elles proposent comme solutions », a-t-il ajouté.

Présidant la rencontre, le préfet du département de Saint-Louis, Diadia Dia, estime que la mise en place du plan d’action national va dans le sens de la promotion des droits humains. Pour lui, bien que le Sénégal ait fait beaucoup d’efforts en ce sens, il a été constaté une récurrence des conflits entre entreprises et travailleurs. C’est, selon lui, la raison pour laquelle il est jugé nécessaire de mener ces consultations afin de trouver des solutions à ces difficultés.

 

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