vendredi, septembre 11, 2026
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Pratique illicite de Prix à Fatick: 61 tonnes de denrées alimentaires saisies

Par Mohamadou Sagne

Fatick: Plus d’une soixantaine de tonnes de denrées de première nécessité ont été saisies par les agents du service régional du commerce de Fatick.

Ces agents sont sur le terrain depuis la réunion du conseil régional de la consommation présidée le 28 juin dernier par Mme le Gouverneur Seynabou Gueye en présence de tous les acteurs concernés et suivant l’arrêté ministériel du 24 juin portant administration des prix plafond de certains produits.

« A la suite de cela, les prix applicables dans l’étendue de la région de Fatick ont été affichés. Et, aussitôt après nous avons entamé des opérations de contrôle sur le terrain pour démasquer les commerçants véreux qui ne respectent pas les décisions qui ont été prises », nous a laissé entendre, r du service régional du commerce de Fatick.

Ainsi, a-t-il révélé,  » nous avons ont pu saisir 61 tonnes de denrées allant du sucre cristallise (27,5 t), de la farine de boulangère de Djirnda et de Dionewar à travers le théâtre Spirale infernale (16 t), du riz brisé ordinaire (20 t), 81 bombonnes de gaz de 6 kg et 66 bidons de 20 litres d’huile de palme raffinée ».

Toute cette marchandise a été saisie selon le c-hef du service régional du commerce de Fatick, « auprès de 487 commerçants véreux dont 106 d’entre eux ont été convoqués pour infraction à la pratique illicite de prix ».

Le chef du service régional du commerce de Fatick invite les commerçants à respecter scrupuleusement les prix applicables dans la région qui doivent d’ailleurs être affichés de façon visible et lisible dans les lieux de vente. Et, souligne Mamadou Moustapha Ndiaye, « tout prix pratiqué supérieur aux prix plafonds affichés, est illicite et expose le mis en cause aux sanctions prévues à cet effet par la loi 2021-25 du 12 avril 2021 sur les prix et la protection du consommateur ».

Lutte contre le Vih/Sida à Tambacounda: Les campagnes de sensibilisation et de dépistage du Vih au ralenti chez les camionneurs

La ville de Tambacounda capitale régionale du même nom est ouverte aux axes routiers et ferroviaires de la sous-région allant vers le Mali, la Gambie et les deux républiques de Guinée (Bissau et Conakry). Quelque 350 camions animent journalièrement le transport routier sur le corridor Dakar-Bamako. Les escales, les points de stationnement, les aires de repos, les pannes qui nécessitent des jours de présence au bord de la route ne sont pas sans dangers pour les routiers à cause, entre autres, de leur fréquentation des professionnels du sexe et des rapports sexuels non protégés. A cause de cela, les camionneurs qui fréquentent le corridor Dakar-Bamako sont considérés comme des populations dans un contexte de vulnérabilité face au Vih.

Reportage de Pape Demba Sidibé

Koumpentoum, le premier district sanitaire que l’on traverse en s’enfonçant dans le vaste territoire du Sénégal oriental à plus de 400 kilomètres de Dakar, est un des arrêts des routiers du corridor Dakar-Bamako notamment. A aller, les camionneurs y passent une nuit avant de continuer la longue chevauchée hors de leur domicile qui peut durer dix jours ou plus quelques fois. Et, au retour, pour se défouler après un long périple parsemé de tracasseries, ils mettent pied à terre pour un repos mérité.

La prévalence du Vih chez les camionneurs est restée stable à 0,6 % entre 2010 et 2015. Elle a subi une baisse entre 2015 et 2019, avec respectivement 0,6 % et 0,3 % (ENSC 2015 et 2019). La prévalence est plus élevée chez les camionneurs âgés de 50 ans et plus avec 2,5 % (ENSC, 2019). Les camionneurs sont très nombreux sur le corridor Dakar-Bamako. Ils ont des points de stationnement et de repos tout au long de ce corridor y compris dans la ville de Tambacounda. Célibataires ou mariés assez souvent sur la route, loin de leur famille, certains de ces camionneurs font souvent appel aux services de professionnels du sexe. En ciblant ces deux groupes (camionneurs et professionnelles du sexe), le comité national de lutte contre le Sida avec l’appui des organisations de la société civile avait mené d’intenses campagnes de sensibilisation en direction de ces groupes notamment en faisant la promotion du préservatif et du dépistage.

Cependant, on observerait un ralentissement de ces campagnes alors que les camionneurs restent les populations en contexte de vulnérabilité. Ce ralentissement des campagnes de prévention du VIH et de dépistage chez les camionneurs et l’impact de ce ralentissement de ces campagnes sur la protection de ces professionnels du transport sont à questionner.

Mbaye Sow, chargé de traitement au district sanitaire de Koumpentoum de concert avec ses collègues du bureau de l’éducation pour la santé appliquant le plan d’action du district sanitaire de lutte et de prévention contre la maladie note le ralentissement des campagnes de sensibilisation et de dépistage du Vih Sida chez les camionneurs. Sur les corridors routiers s’ouvrant aux pays de la sous-région, sont observées des rencontres inopinées et ou déjà programmées avec les professionnels du sexes suivies et informées et des clandestines.  Ce sont des rencontres inopinées au détour d’un marchandage ou d’un coup de foudre. Mbaye Sow ne cache pas que le ralentissement constaté dans les campagnes de sensibilisation et de dépistage du Vih/ Sida chez les camionneurs sur les corridors s’ouvrant aux pays voisins est lié au retrait des partenaires au développement. Mais à Koumpentoum, les personnels de santé et les organisations de la société civile restent vigilants. Le programme de sensibilisation et de dépistage des camionneurs est en bonne place dans leur plan d’action annuel. Déjà, en fin 2023, la dernière campagne du dernier trimestre a été d’un succès éclatant Tambacounda. Les routiers, selon ces professionnels de la santé de Koumpentoum, sont réceptifs et savent que le virus dangereux rode et peut frapper au sortir d’un rapport sexuel non protégé. Pendant les opérations, certaines personnes testées positives sont déjà fichées et reçoivent des soins, nous signale Mbaye Sow. Au cours de ses opérations, des centaines de condoms sont également distribués, révèle la charge de traitement au district sanitaire.

Un bar, lieu de plaisir et de danger

Invité au rendez-vous de 18 heures dans un bar situé à l’extrême Est de la ville, j’ai renoncé au retour à Tambacounda pour vivre Koumpentoum by night ou aller à la rencontre des camionneurs. Ville carrefour devenu un melting-pot, cette ville au cœur du Niani kalankadougou est une terre de refus à la porte de la région de Tambacounda. Un département qui vit au rythme des « loumas » (marchés hebdomadaires) est le rendez-vous des camionneurs et des marchandes des régions du pays et pays limitrophes. Ce beau monde est obligé de passer la nuit à Koumpentoum pour, le lendemain, s’empresser de faire des kilomètres vers d’autres « loumas » et être, aux premières heures, au bon endroit pour plus de ventes. En plus, on rencontre dans ces lieux de nombreux exploitants forestiers venus avec les camions ramasser le charbon de bois dans cette espace ouverte à l’exploitation du bois. Tous les camionneurs fréquentent, la nuit, ce célèbre bar où le vin coule à flot à côté des professionnelles du sexe enregistrées ou clandestines. Les campagnes de dépistage et la sensibilisation ont toujours en ligne de mire ce coin chaud où le sexe est souvent la principale attraction.

Ces activités sont essentielles quand on sait que la région de Tambacounda comptait, en 2021, selon le Conseil national de lutte contre le Sida, 42.326 personnes testées et 400 autres séropositives. A l’occasion de la journée internationale du Sida (1er décembre 2023), le directeur régional de la santé, Dr Baya Cissé avait révélé qu’en 2022, 271 nouvelles infections ont été enregistrées dans la région de Tambacounda dont 43 femmes qui ont été suivies dans le cadre de ce qu’on appelle la prévention de la transition mère-enfant (Ptme).

Il est 3 heures 30 du matin. Mabèye Guèye est routier depuis plus de 15 ans. Il revient de Tchad. Dans sa livraison du jour, il y a un couple de moutons de ce pays aux oreilles larges et longues. Ces belles bêtes sont de l’espèce Azawak très prisée chez les éleveurs d’ovins sénégalais. Il n’a pas le temps de prendre une gorgée d’eau. Il est pressé d’atteindre Dakar après une absence d’une douzaine de jours. Son collègue Biramé Thiam venant de Dakar pour Bamako passe la nuit à Tambacounda pour repos obligatoire et un appointement programmé. Pour ces deux camionneurs et les autres membres de l eurcorporation, il y a toujours des rencontres sur la route et dans les aires de repos. Çà et là, selon eux, les retrouvailles avec des connaissances et des amies agrémentent la longue route sur les corridors.

Les dangers liés à l’intensité du trafic surtout la nuit

Mais pour Birane, il n’y a plus de disposition de veille et d’alerte contre le VIH Sida. On en parle plus ou moins et les gens veillent sur la progression du VIH sida. Certains collègues croquent à belles dents la vie ; ce sont souvent des novices et doivent être sensibilisés sur les conséquences de leur insouciance. Ce sont des arrêts et des aires de repos multiples le long de ce corridor surtout en zone de conflit où des convois d’une centaine de véhicules sont, pour des raisons de sécurité, regroupés pendant des heures et des jours. Au cours des arrêts obligatoires, le libertinage est au paroxysme, dit Birane Thiam. Cet habitant de Mboro (ville de région de Thiès, à l’ouest du Sénégal) est sur la route depuis 20 ans.

Pour sa part, Mamadou Kaéré, président de l’union des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest et du syndicat des professionnels des transports routiers (UCRAO/SPTRS), insiste sur la nécessité de relancer les campagnes de sensibilisation sur le VIH Sida car, soutient-il, la pandémie est toujours là et demande des comportements exemplaires. Mais, selon lui, on observe autre chose. Certains sont bien responsables et d’autres le sont beaucoup moins.  Quand l’opportunité se présente, « chacun sait comment tuer sa souris », souligne-t-il, reprenant quelques bons mots de la langue wolof pour souligner la liberté d’agir de chaque individu.

Allons donc voir comment « chacun tue son rat » dans ce bar de Koumpentoum. Aissatou kandji (nom d’emprunt) s’avance vers le camionneur qui vient de garer son long véhicule et l’appelle par son nom. L’homme sort son camion tout sourire et lui remet un colis. Depuis une heure, il attendait son ami apparemment content de la revoir comme à chaque passage. Le téléphone a fonctionné. Et les deux tourtereaux s’éclipsent dans la nuit noire. Des autres collègues professionnels du sexe d’Aïssatou font, elles, se replient dans le bar et s’exposent aux lueurs des lampes.

Fanta Diallo qui, elle aussi, s’exprime sous le couvert de l’anonymat, révèle que tous ses rapports sexuels sont protégés. Elle est une fervente adepte du préservatif. Elle pointe du doigt un endroit à proximité du bar où sont agglutinées des femmes de divers âges qui offrent clandestinement leurs services. Selon Fanta, elles ont quitté leurs domiciles pour chercher le déjeuner du lendemain. Ces clandestines peu informées sur les dangers du VIH s’exposent à de grands dangers en entretenant des rapports sexuels tarifés avec des adeptes de Bacchus. Ces derniers n’aiment guère utiliser un préservatif lors des rapports sexuels. La nuit est chaude et la musique assourdissante se mêle aux éclats de rire. Des couples se forment. L’alcool coule à flot. Il en sera ainsi jusqu’au petit matin dans ce bar du bout du monde au bord d’une route internationale.

Mamadou Kaéré, président de l’union des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest et du syndicat des professionnels des transports routiers (UCRAO/SPTRS), demande que toutes les prochaines campagnes de dépistage et de sensibilisation sur la pandémie du VIH/Sida puissent être accompagnées de la prévention routière à cause des nombreux accidents mortels sur le corridor Dakar-Bamako. « Nous sommes d’ailleurs interpelés pour assister nos collègues chauffeurs dans les liens de la prévention à la suite d’accidents », déclare Modou Kaéré qui recommande également « une vaste sensibilisation des villageois vivant le long de cette route internationale sur les dangers liés à l’intensité du trafic surtout la nuit ».

L’épidémie du VIH au Sénégal est de type concentré avec une prévalence basse dans la population générale, âgée de 15-49 ans, qui s’établit à 0,5 % (EDS Continue 2017). Un des piliers du programme sénégalais de prévention du VIH a été la sensibilisation et la prise en charge de groupes dans un contexte de vulnérabilité comme les camionneurs et les professionnelles du sexe. Au-dessus de la moyenne nationale, la prévalence du VIH dans la région de Tambacounda est de 0,8 % ; elle est de 0,6 dans celles de Kédougou.

INFORMATION ET DE SENSIBILISATION

1.421 personnes touchées, 04 panneaux de sensibilisation sur les Ist/Vih/Sida installés, 3.200 lots de préservatifs distribués.

Le personnel de l’entreprise, jeunes, filles, femmes, hommes des localités traversées par la route internationale Dakar-Bamako, les gouvernements scolaires des localités traversées ont été des cibles des campagnes de sensibilisation. Plus 1.421 personnes ont ainsi été touchées par ces différentes activités. Quatre panneaux de sensibilisation sur les Ist/Vih/Sida (Boynguel Bamba, parking Goudiry, Sinthiou Fissa, et Nayes) ont été installés, trois mille deux cents (3.200) lots de préservatifs, 1.000 tee-shirts et 550 moustiquaires imprégnés à longue durée d’action (MILDA) distribués, révèle Sambou Soumano, président du réseau des jeunes population et développement (Resopopdev) et ( ?????) de l’organisme régional des activités de vacances (Orcav), une organisation de mobilisation sociale qui propose le dépistage volontaire et anonyme.

La mise en œuvre de programmes de sensibilisation des populations et des travailleurs d’une entreprise de construction de routes, sur certains thèmes tels que les IST/VIH/SIDA, le paludisme, la COVID-19, la destruction de l’environnement, l’hygiène et surtout le maintien des jeunes filles à l’école, mérite d’être encouragée et pérennisée, selon M Sambou Soumano. Les activités ont permis (aux populations et aux travailleurs dans l’enceinte du chantier) de prendre conscience de l’existence de ces drames et la résolution d’appliquer les mesures de prévention individuelle et collective.

A l’issue de ces différentes activités, a dit Sambou Soumano, des recommandations ont été formulées à savoir: accroître la sensibilisation des jeunes filles et étendre la sensibilisation par ménage afin que tous soient au même niveau d’information ; organiser des séances de dépistage volontaire de façon périodique ; et, surtout, sensibiliser les populations sur les comportements à tenir pour éviter la discrimination des personnes atteintes ou malades (IST, VIH/SIDA, etc.).

Il y a aussi la nécessité de promouvoir la gratuité des MILDA et des soins liés au paludisme et la promotion de la réalisation de tests de groupage sanguin. En plus enforcer la sensibilisation et les moyens de lutte contre les IST/VIH/Sida, il est question, souligne le responsable des jeunes, d’organiser des séances de dépistage chaque année pour tout le personnel de l’entreprise et mettre des préservatifs à disposition du personnel et des ouvriers du chantier ; etc.

Organisation d’une mobilisation sociale suivie de dépistage volontaire et anonyme

Dans la région de Tambacounda (est du Sénégal), à Kidira (2 et 3 décembre 2023) sur environ 105 Km, l’entreprise AREZKI, en collaboration avec une association locale, a initié un programme d’information et de sensibilisation. La mise en œuvre de ce programme de sensibilisation, a précisé Sambou Soumano, a été confiée au RESOPOPDEV en association avec le Conseil départemental de la jeunesse (CDJ) de Goudiry, une association intervenant dans la région de Tambacounda et ayant une expertise locale avérée en matière de lutte contre les IST/VIH/Sida, le paludisme, la protection de l’environnement, la sécurité routière, l’hygiène et la promotion de la scolarisation des filles et leur maintien à l’école.

Les activités du programme ont porté, a révélé M. Sambou, sur la sensibilisation du personnel de chantier, des populations locales (34 localités) et des routiers sur les risques de transmission des IST/VIH/Sida, la COVID-19, le paludisme, la protection de l’environnement, l’hygiène et le maintien des jeunes filles à l’école. L’objectif visé est de promouvoir un comportement responsable, d’accroître l’utilisation des moyens préventifs, d’améliorer la prise en charge médicale des personnes infectées, ainsi que l’assistance des personnes affectées en vue de renforcer la protection de l’environnement en vue d’assurer un cadre de vie agréable afin d’accroître la sensibilisation des populations sur l’importance et les dangers de la route.

En effet, a soutenu Soumano, la lutte contre les IST/VIH/Sida, le paludisme et la promotion d’une bonne hygiène de vie, nécessitent la mise à la disposition de la cible d’informations convaincantes. Si l’on connait les effets des relations interpersonnelles dans la circulation de l’information, la sensibilisation revêt un intérêt particulier.

Il s’agissait d’une part d’informer et de sensibiliser les autorités médicales (infirmiers chefs de poste et infirmiers) d’informer et de mobiliser les populations sur le programme proposé de former des relais, et, d’autre part, d’animer des causeries et des mobilisations sociales et d’organiser des séances de dépistage volontaire et anonyme

Propos recueillis par Pape Demba Sidibé

 

Rideau sur le Festival du cousinage: La cité de Laga Ndong a vibré au rythme des cultures serères, diolas, alpulaars et lébous

Foundiougne: La cité de Laga Ndong, a vibré ce week-end des 13 et 14 juillet 2024, au rythme des cultures sereres, diolas, Alpulaars et lebous.

Par Mohamadou Sagne

C’est à l’occasion de la première édition du festival du cousinage entre ces quatre communautés issues des regions du Sine, du Cap-vert, de la Casamance et du Fouta. Une initiative captivante pour mieux identifier les mécanismes de régulation en rapport avec le cousinage à plaisanterie que le secrétaire d’État à la culture, des industries créatives et du patrimoine, Bakary Sarr a saisi, lors de la cérémonie officielle d’ouverture, pour de rendre un hommage mérité aux initiateurs du cet événement culturel.

Et qui, a souligné Mr Sarr, « à travers le thème: cousinage à plaisanterie et cohésion sociale, les organisateurs viennent de poser les jalons d’un meilleur rapprochement des communautés ethnolinguistiques. Pour dire simplement que c’est notre pays le Sénégal qui est à l’honneur puisque étant un et indivisible à travers ces liens de cousinage des communautés qui constituent le ciment de la nation sénégalaise ».

Pour le Secrétaire d’État Bakary Sarr, « cela fait que notre pays est très bien apprécié en Afrique et par d’autres pays à travers ce modèle qui est inauguré ce 13 juillet à Foundiougne. Notre pays dispose ainsi d’une histoire au niveau local et dans la sous région. Ce qui a fait qu’à un certain moment le Sénégal a évité dans de pires moments la catastrophe puisque les ethnies ont une histoire et une trajectoire sûre que les nouvelles générations doivent s’approprier et les vivre pleinement à travers ce concept du cousinage à plaisanterie: Mbokatoor-Massir qui a favorise une belle immersion à Foundiougne.

Présence de dignitaires

Dans la dynamique, le Secrétaire d’État chargé de la culture, des industries créatives et du patrimoine a beaucoup apprécié la présence des dignitaires des quatre communautés dont la Reine de Bignona, Amang Etamoul Sagna et son mari le roi Mamadou Lamine Sagna, le roi Niokhobaye Diouf Fatou Diene du Sine, Lamane Bakou Mbaye de la collectivité du Cap Vert, Cheikh Ibrahima Sow, Imam de Djigal ».

Ainsi, ce fut une belle occasion pour les festivaliers de démontrer leurs savoirs-faire locaux. A travers une animation musicale et traditionnelles avec des instruments caractéristiques de chaque groupe. Le groupe Saltigui de Diofior, Simon Sene et d’autres artistes ont honoré de leur présence à ce festival, histoire d’apporter leur contribution dans le processus d’un développement durable.

Le maire de Foundiougne, Thiemokho Ndiaye s’est fortement rejoui de l’initiative d’organiser ce festival dans cette cité de Laga Ndong. Une ville qui s’est distinguée dans le processus de recherche de la paix en Casamance en 2005. D’où a souligné L’Edile de Foundiougne, « ce choix par les organisateurs du festival du cousinage n’est pas fortuit et donc a tout son sens que nous mesurons à sa juste valeur ».

Une maison de la paix et du cousinage plaisant préconisée

Ainsi, c’est toute une ville qui a vibrer le temps de ce festival qui a été clôturé par le panel sur le thème: « Cousinage à plaisanterie et cohésion sociale ». Un choix délibéré pour rassembler des communautés et œuvrer à la paix et la cohésion sociale. Une occasion qui a été pa l’adjoint au maire de Foundiougne, Ousmane Dione, pour préconiser la réalisation d’une maison de la paix et du cousinage à plaisanterie. Dans cette perspective, Mr Dione s’est engagé à porter le projet à travers l’attribution d’un terrain pour abriter ce siége. Et ceci au grand bonheur des organisateurs du festival pour promouvoir le cousinage à plaisanterie.

Parlant au nom des dignitaires, le Roi du Sine Niokhobaye Diouf Fatou Diene, a manifesté tout le plaisir d’être à Foundiougne pour selon lui, « participer à cette belle fête du cousinage à plaisanterie et de la cohésion sociale. Un rôle de régulation et d’intermédiation sociale que la communauté sereer du Sine de par sa position, a toujours joué entre différentes communautés ethnolinguistiques, particulièrement, celles situées du nord au sud, à l’ouest et au centre du Sénégal de la période pré coloniale au Sénégal post indépendance.

Par ailleurs, les organisateurs ont saisi l’occasion pour remercier le grand artiste Baba Maal qui depuis le début a tenu à les encourager pour l’initiative tout en les réitérant son engagement à soutenir au plan matériel ce qui témoigne toute sa grandeur.

Baba Maal un apôtre de la paix ce et un ambassadeur infatigable de la culture.

«Setal Sunu Reew» à Tambacounda: Papa Banda Dièye, le Maire de la commune, envisage le réaménagement du marché «Marinière» du quartier Pont

Par Demba Sidibé

Le marché «Marinière» sis dans un des plus grands quartiers de la ville de Tambacounda a besoin d’une cure de jouvence. Il est dans un état déplorable. A la tête d’une forte délégation, Papa Banda Diéye, Maire de la commune de Tambacounda, s’est rendu audit marché situé au quartier Pont et prévoit une réorganisation et un réaménagement total pour donner à ce marché un nouveau visage.

La visite est intervenue lors la journée nationale de nettoiement ou «Sétal sunu Réew», initiée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il était question pour l’Edile de la ville, d’aller s’enquérir de la situation dudit marché. Des échanges avec les commerçants, en particulier le délégué du marché, ont permis de percevoir des problèmes dans la gestion des déchets. Le délégué Moustapha Gueye est revenu sur les conditions de travail des commerçants face aux ordures. Ce dernier souligne que la seule solution est de réorganiser le marché et prendre les dispositions idoines pour assurer la gestion des déchets. Beaucoup de commerçants ont retenue des cantines sans les occuper. A présente ces souks sont devenu des dépotoirs pour les habitants du quartier.

Présent à cette rencontre, le chef du bureau d’étude de planification, de suivi des projets et programmes de la mairie de Tambacounda (B3P), Alioune Badara Sow, a mis l’accent sur les mesures endogène et idoine à prendre après une large discussion avec le comité en charge dudit marché. Ce, pour mettre fin à ce problème d’insalubrité qui a impact sur la santé des personnes. Ce sont des espaces où l’on vend de denrées de première nécessité pour l’alimentation. Des aliments pour les populations c’est un environnement insalubre donc les gens vendeurs et acheteurs nos populations sont en danger « Il s’agit de trouver une solution dans l’immédiat et la faire appliquer à tout le monde afin d’endiguer cette situation avant l’installation progressive de l’hivernage », propose Badara Sow du B3P qui ajoute que « l’urgence pour l’institution, était de venir investir au niveau du marché, d’où la nécessite de prendre des solutions appropriées et rapides »

Selon le maire, «la gestion des marchés demande un travail et ceci est le quotidien de la municipalité, sachant que des rapports de la protection civile sont sortis et des missions ont été assignées. A savoir, revoir la gestion des marchés». Il urge pour le maire de mettre en action les recommandations de la protection civile et prendre des dispositions. C’est pourquoi une planification a été faite pour chaque semestre visiter et faire des action concrète dans les marchée. L’assainissement est une priorité de la commune qui a mis en place des comités de développement dans chaque quartier en les dotant de matérielles pour la collecte primaire des ordures. Lors de la dernière visite des problèmes des toilette ont été soulevé qui a trouvé une solution les marchée et a présent doté de toilette.

Après des échanges prévus en présence du Préfet du département, et des commerçants pour le Maire Diéye que l’urgence, est de réaménager le marché. Ce réaménagement sera fait en moins de 6 mois, assure-t-il aux commerçants. D’ailleurs, chaque semestre, la mairie déploie des moyens pour se rendre dans un marché. Une manière de régler le problème d’insalubrité. Il est indiqué que chaque CDQ (Conseil de Développement de Quartier), est doté d’un tricycle pour la collecte des ordures. Le marché doit être reprise et aménagé. Il faut dire que nous sommes de tout cœur avec les directives du président de la république pour mettre de l’ordre dans les marchées les avenues afin de libérer les espaces et mettre les populations dans de bonne conditions d’existences marinière et en un mot le réaménager souligne le maire avec force.

 

Onu Femmes: Protection promotion et participation des femmes du Sénégal et du Mali au niveau des frontières communes visées

ONU FEMMES ET LA COOPERATION ITALIENNE LANCE LE PROJET RENFORCEMENT DE LA RESILIENCE

Tambacounda a abrité le lancement du projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones transfrontalières Sénégal mali. 2024-2026. L’initiative de Onu- femmes Mali et Onu- femme Sénégal financée par la coopération italienne pour près de 1,3 milliard de F Cfa sera investie pour ces trois années avenir. Avec les agences de mise en œuvre l’Ard est inspirée par la perspective de protéger et de promouvoir le droit et la justice sociale des peuples particulièrement les femmes du Sénégal et du Mali au niveau des frontières communes.

La situation de précarité et de hauts risques des femmes, face à la crise malienne et ces mouvements de bandes armées dans le Sahel, en plus des effets de la Covid-19, contribuent fortement à l’insécurité des femmes, souligne Mme Ndiaye Dieynaba Wane coordinatrice Onu- femme Sénégal. Le constat dans cette zone frontalière reste après une visite antérieur la réduction de leur mobilité et leur accès aux services de bases et aux facteurs de productions ceci malgré les projets et programmes des partenaires (Uniss, G5 Sahel), les mécanismes des Etats (Uemoa, Cedeao, Ua). Pour la coordinatrice de Onu femme Sénégal s’inspirant des éléments de contexte l’initiative de ce projet intégré de renforcement de la résilience des femmes le renforcement de leur capacite pour leur autonomisation est donc inspirée par la perspective de protéger et de promouvoir le droit et la justice sociale des peuples particulièrement les femmes du Sénégal et du Mali au niveau des frontières communes.

Pour cela les régions de Tambacounda Kédougou au Sénégal et Kayes au mali seront touchées. Il s’agit selon Mme Ndiaye Dieynaba Wane de faire face aux défis de protections des femmes dans les zones de conflit et post crise. La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles qui s’ajoute à la vulnérabilité économique pas assez de moyen pour survivre en plus de l’accès aux services sociaux de base, dira M. Ndiaye, entre autres défis relevés. En plus Permettre aux femmes de participer aux décisions en participant aux instances appropries.

Le projet va permettre le renforcement de capacite à travers la formation leur assurer les activités économiques avec des activités génératrice de revenu et l’intégration dans la communauté pour relever ces défis précités souligne-t-elle. Aussi le projet entend mettre des outils de protection contre les violences faites aux femmes et aux filles contre la vulnérabilité. Aussi surtout assure une intégration transfrontalière dans une ambiance de paix et durable et de sécurité. Pour trois ans la coopération italienne conte injecte près de 2 millions d’euro soit un milliard trois cent million de francs Cfa pour améliorer les conditions de vie des communautés du côté du mali avec les de mise en œuvre l’Ard de Tambacounda et Ard de Kédougou et Pasenda du côté du mali.

Pour sa part Eugénia Pisani Starte genre pour l’agence pour le développement de la coopération Italiennes au bureau régional de Dakar le gouvernement italien avec Onu-Femmes et la Coopération Italienne interviennent depuis plusieurs années au Sénégal avec des programmes et des projets spécifiques visant l’égalité de genre et l´autonomisation des femmes. Pour Eugénia Pisani la violence basée sur le genre, la promotion des droits des femmes et de l’éducation des filles, l’autonomisation économique des femmes rurales, l’amélioration de l’accès aux ressources naturelle et productives, sont les thématiques principales sur lesquelles les deux institutions ont investi techniquement et financièrement afin d’accompagner les Gouvernement du Sénégal et du mali dans l’atteinte des objectifs inscrits dans le Pse pour la promotion d’une société plus inclusive et  paritaire.

Pour Abdoul Aziz Tandia directeur de l’agence régional de développement ARD les actions du présent projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones transfrontalières Sénégal Mali. Cela selon M Tandia s’inscrivent dans le cadre du soutien aux populations vulnérables dans les zones affectées par les conflits ou à risque, dans le cadre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité (résolution 1325 du Conseil de Sécurité) et action humanitaire, notamment la protection.

Le directeur de l’Ard Abdoul Aziz Tandia a souligné l’accès aux services et le relèvement socio-économique dans le cadre du nexus humanitaire paix sécurité et développement. Et de souligne avec forces que ces actions viennent en complément des efforts déployés par les Gouvernement du Sénégal ainsi que leurs partenaires internationaux. Le projet appuiera les mécanismes locaux de protection des femmes contre les violences basées sur le genre et l’accès aux services de prise en charge des survivantes et la reconstitution de leurs moyens de production et des opportunités perdus pendant les périodes difficiles.

Par Demba Sidibé

Les fruits des campagnes de scolarisation des filles dévoilés au Bac 2024: Le foyer des jeunes filles de l’Ong Le Korsa caracole avec un taux de réussite de 95%

Par Demba Sidibé

Tambacounda: au total 144 jeunes filles sont internées dans le foyer des jeunes filles de l’Ong Le Korsa de Tambacounda. Une belle initiative mise en place pour accompagner ces filles rurales sans tuteurs démunies et ou orphelines. Avec les résultats au baccalauréat 2024 de ses pensionnaires affichant un taux de réussite de 95% l es 19 sur 20. Parmi ces heureuses candidates, 10 ont obtenus ce sésame dès le premier tour et les 9 autres ont réussi après le second tour.

En 2015 l’Ong Américain Le Korsa jette son dévolue dans l’éducation, la santé et la culture, entre autres, l’accent sur la scolarisation des jeunes filles. Et est invite a accompagné cette initiative de Kinkéliba une ONG française créer pour les filles des périmètres bananières qui battait de l’aile nous informe Adama Ndao secrétaire générale du collectif des producteur de banane de Tambacounda Corprobat. Le foyer qui est devenue régionale reçoit toutes les filles rurales Pour Adama Ndao, qui est aussi président de l’association des parents de ces pensionnaires, le processus a été long. Aujourd’hui, c’est tout heureux que ces filles réussissent en masse. Cet accompagnement continuera pour notamment celles qui seront orientées à Dakar et qui rencontreraient des difficultés dans l’hébergement. Le président de remercier l’ONG Le Korsa pour tous ces efforts qui améliorent sensiblement les conditions de vie de ces filles.

Une bonne moisson après des années de gestion méthodique de ces jeunes filles qui sont internées à travers des critères bien définis. Ce qui a fait dire à madame Maïmouna Kâ Sow directrice dudit foyer que «c’est une première pour le foyer. C’est la joie, tout en rendant grâce à Dieu. Les efforts que l’Ong Le Korsa a mis pour la bonne marche du foyer n’ont pas été vains. Ces efforts sont entre autres le travail de toute une équipe, des professeurs encadreurs, du Président de l’Ong qui d’ailleurs n’hésite pas à mettre tous les moyens au profit de 144 jeunes filles qui sont logées, nourries, accompagnées, toute une année au foyer». Selon la directrice, les 19 admises sont pour la plupart au foyer depuis la classe de 6e.

«C’est donc un long chemin parcouru, un processus qui a abouti et qui a donné ces résultats», se réjouit la directrice. Une occasion saisie pour dire que « le foyer est une famille. Il n’est pas une école», . Il s’agit pour elle (la directrice), d’héberger les jeunes filles originaires des zones rurales et issues de toute la région de Tambacounda. Elles étudient dans les Lycées et collèges de la ville notamment au Lycée Mame Cheikh, aux Cem Thierno Souleymane Agne (TSA) et Moribat Diakité». A travers l’accompagnement, les filles bénéficient de renforcement de capacités sur l’estime de soi, le leadership et surtout sur les droits. Et depuis qu’elles ont commencé à bénéficier de renforcement de capacités en droit, nous les gérons plus facilement.

En outre, l’accompagnement pédagogique géré par Mme Gning, professeur de philosophie au Lycée Tamba Commune, avec l’accompagnement de l’Inspection d’Académie, permet de mobiliser une quinzaine de professeurs dans les différentes disciplines, de 16 à 19 heures, pour des cours de renforcement des apprentissages. Maïmouna Kâ Sow de signaler que le recrutement au sein du foyer n’est pas fait à partir de l’excellence. «Le foyer veut donner la chance à toutes les filles de zone rurale, d’être excellentes.

Sauf s’il est signalé qu’une excellente fille est dans la précarité ou dans une situation de vulnérabilité qui constitue un blocage et que les risques d’abandon sont réels, nous la prenons au foyer ». D’ailleurs souligne-t-elle, la miss Maths 2023 de la région est une pensionnaire du foyer. Une occasion pour les heureuses bachelières de féliciter toute l’équipe. Pour Coumba Diouf, présidente de ces filles une standing ovation pour tous ce qui nous ont épaulé soutenu et accompagne avec à la tête la directrice Maimouna Ka Sow, l’Ong Le Korsa, les professeurs encadreurs, pour ces résultats honorables., de remercier vivement tous eux qui ont contribué à cette réussite.

 

L’hydraulique rurale à Sagatta Djoloff: une réforme bien accueillie par les populations

Par Bathie Ndiaye

A l’instar des arrondissements (Dodji, Barkedji, Yang Yang), celui de Sagatta Djoloff(département de Linguère) a tenu ce vendredi son Cld (comité local de développement) pour la mise en place de l’hydraulique rurale dans la localité.

A  l’occasion des maires, des chefs de villages, des conducteurs et présidents des comités de gestion des forages, la direction des brigades de puits et de forages du département de Linguère , les services compétents (Ofor , Sder) entre autres se sont retrouvés pour échanger sur la nouvelle réforme (la Sénégalaise Des Eaux Rurales).

L’arrondissement de Sagatta Djoloff qui marque le point de chute des rencontres dans le département de Linguère aura permis aux autorités: administrative et  communale  de souligner que les populations ont bien saisi et accueilli la réforme qui n’est rien d’autre que de faciliter l’accès à l’eau potable en milieu rural.

Selon Adama Sow Chef Division à l’Ofor, remerciant les maires et les participants, de dire que la réforme est à jour et que l’Office des Forages ruraux aura le rôle de contrôle, de suivi et évaluation des activités de la Sénégalaise des Eaux rurales.

Rassurant les populations, le Pdg de la Sde/Sder Mamadou Dia salue la présence du Sous-Préfet   et celle de l’ensemble des maires de l’arrondissement de Sagatta Djoloff à ce Cld qui parle des recommandations fructueuses sur la gestion de l’eau potable en milieu rural. A l’en croire, la réforme va se dérouler dans la douceur et qu’un planning sera établi pour le démarrage  des activités a laissé entendre  Mr Dia.

Quant au Sous-Préfet de Sagatta Djoloff Bocar Coulibaly, s’adressant aux populations:  Cette réforme Sder est irréversible de ce fait l’Etat n’a pas laissé les populations elles-mêmes mais l’Etat a mis en place une structure (Ofor) afin que la réforme soit beaucoup plus encadrée. Poursuivant, l’exécutif local d’ajouter que c’est l’Etat qui fixe la tarification du coup la réforme est bien accueillie dans l’arrondissement de Sagatta Djoloff dixit le Sous-préfet Coulibaly.

Au regard des discussions, le maire Cheikh Niang d’Affe Djoloff une collectivité territoriale de l’arrondissement de Sagatta Djoloff, n’a pas raté de magnifier sa satisfaction car bientôt la fin des problèmes d’eau potable dans le milieu rural toutefois Cheikh Niang a invité les services de la dite réforme à penser aux populations pour une certaine légèreté du prix du mètre cube d’eau .

 

Développement de Loul Sessène à l’horizon 2027: Un nouveau plan pour tenir compte des contraintes des secteurs productifs

Loul Sessène: Le toilettage du plan de développement communal (2023-2027) a fait l’objet d’un atelier de partage mardi 9 Juillet 2024 dernier.

Par Mohamadou Sagne

Ceci, dans le cadre du projet: «Accroitre la résilience des écosystèmes et des communautés par la restauration des bases productives des terres salées (Parets)». Un projet financé par le Fonds verts pour le climat, en réponse justement aux impacts du changement climatique sur les terres agricoles, pastorales et forestières.

La rencontre a réuni plusieurs acteurs du développement local, conseillers locaux et membres la société civile avec une seule vision de faire de Loul Sesséne, un pôle de développement économique du département de Fatick qui sera porté par des ressources humaines de qualité. Une orientation formulée dans le plan de développement communal à l’horizon 2027 à travers une nouvelle vision de développement stratégique. Ceci, après un diagnostic sans complaisance des différentes contraintes identifiées surtout dans les secteurs productifs que sont l’agriculture, l’élevage, la pêche, la foresterie, l’artisanat, l’exploitation du sel, entre autres dont dépend en grande partie la population en général pour sa subsistance.

Mais, la problématique récurrente est surtout liée à la salinisation et l’appauvrissement des terres et l’irrégularité des pluies il s’y ajoute l’insuffisance, la cherté et le retard dans la mise en disposition des intrants. Il y a également la dégradation naturelle et humaine des ressources et exploitation précoce des produits ligneux et l’absence d’unités de transformation et de conservation des produits forestiers et mieux la disparition en cours de certaines espèces (Dank, khay, dimb) et tant d’autres difficultés qui ont été identifiés et qu’il convient de trouver des solutions. Ainsi, les interventions du projet sont articulées autour de trois (3) composantes dont, le renforcement des capacités individuelles et institutionnelles des communes et des départements de la zone du projet pour une meilleure gestion des terres afin de réduire la salinité, la réduction de la salinité des terres agricoles, pastorales et forestières et l’amélioration de la résilience des communautés surtout par la valorisation socioéconomique.

Et, pour la mise en œuvre selon Ibrahima Diop, chargé du programme, «le Centre de suivi écologique (Csé), entité nationale de mise en œuvre (Nie) du Fonds vert climat (Fvc) et bénéficiaire du financement, a signé un accord subsidiaire avec l’Union mondiale pour la conservation de la nature (Uicn) pour l’exécution d’un portefeuille d’activités. A travers l’élaboration de plans de développement aux niveaux communal et départemental mais également de conventions locales intégrant le changement climatique».

Ceci, ajoute M. Diop, pour renforcer les cadres institutionnels et les cadres de connaissances pour la gestion des changements climatiques dans les territoires ce qui a motivé l’élaboration de quatre (4) plans de développements communaux dont celui de Loul Sessène, de plans départementaux de Fatick et de Foundiougne et deux plans d’actions prioritaires climats à Toubacouta et Keur Samba Gueye. Il s’y ajoute également 12 conventions locales de forêts et réserves communautaires. Ce qui a motivé cette série d’ateliers de partage et de vulgarisation de ces instruments grâce à la collaboration entre l’Uicn et l’agence régionale de développement de Fatick.

Ziguinchor/ Commune de Kafountine: le maire David Diatta plaide pour l’érection d’un camp de gendarmerie

Avec En Relief (Ziguinchor)

Suite aux exactions commises par le bourreau A. Diallo sur des femmes suivies de son arrestation par les forces de l’ordre, le maire de Kafountine est sorti de son mutisme et s’est fait le devoir de s’adresser à l’opinion nationale et internationale par le biais d’un point de presse tenu dans les locaux de la Mairie.

Une occasion mise à profit pour faire la situation globale des habitants et des activités économiques de la localité. Il a par la même occasion plaidée pour une implantation d’un camp de gendarmerie afin d’enrayer ce fléau qui gangrène la localité et rétablir la sécurité nécessaire pour préserver l’image reluisante jusqu’ ici de Kafountine.

Le maire de Kafountine David Diatta, dans le souci de rétablir la vérité suite aux informations distillées à travers la presse à propos du nombre de femmes victimes du bourreau A. Diallo qui vient d’être arrêté par la gendarmerie, de s’adresser à l’opinion publique par un point de presse pour partager certaines convictions politiques et économiques de sa mairie.

Cette situation a même suscité une levée de boucliers à travers une marche de protestation de la part de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc) qui compte remettre ce samedi à Bignona cette fois- ci.

C’est dire donc que la sortie du maire ne fait qu’alerter les plus hautes autorités du pays sur les maux qui gangrènent et freinent l’essor économique, la paix, l’attraction touristique de la localité qui abrite des milliers de ressortissants étrangers qui s’activent dans la pêche et le commerce.

Mais les événements de ces derniers jours viennent, à défaut de compromettre ces acquis ou cette spécialité, mettre à nu une insécurité galopante qui caractérise le quotidien de Kafountine. Sur ce, le maire David Diatta a mis l’accent sur la situation administrative de ces étrangers.

En clair, la nécessité pour les plus hautes autorités de procéder à l’expulsion pure et simple des sans-papiers résidant à Kafountine et dans la foulée plaider pour l’érection obligatoire d’un camp de gendarmerie afin de juguler ce mal qui ternit l’image d’une localité (Kafountine, ndlr) jadis reluisante en raison d’ être un légendaire lieu où le poisson et le tourisme sans compter ses potentialités environnementales constituent des éléments propices à un épanouissement personnel et professionnel décents et où il fait bon vivre.

Cette sortie au vitriol du premier magistrat de Kafountine, par-delà d’être pertinente, aura tous les effets escomptés si et seulement si les propositions et convictions déclinées à travers ce point de presse trouvent une réaction rapide des autorités compétentes du pays. Non seulement pour changer le décor assez préoccupant de la Kafountine en proie à l’insécurité de ses habitants mais également à l’érosion côtière qui hantent leur sommeil.

Projet d’amélioration du Cadre de vie: Le quartier Cité Lamy de Thiès change de visage

Par Oumar Ngatty Ba

Le quartier Cité Lamy de Thiès est en train de changer de visage grâce à un engagement citoyen de sa jeunesse. Chaque jour, plus d’un visiteur constate que le cadre vie de ce quartier s’améliore au grand bonheur de ses habitants. 

Aujourd’hui, les jeunes de cette cité affichent un engagement sans faille pour réaliser un projet intitulé: « Cité Lamy, quartier propre » dans les quatre coins de ce quartier. L’initiateur de ce projet est bien un natif de la cité Lamy, Khadim Diop. Ce dernier, soucieux d’un cadre de vie meilleur, a été le premier à changer complétement le visage de la rue longue de 140 mètres qui traverse 18 maisons.

Ce qui attire l’attention de plus d’un visiteur dans cette rue, c’est sa propreté, l’éclairage, la peinture unique des murs des 18 maisons et les arbres « Fucus » plantés tout le long de cet axe. Ce qui a amené le généreux et dynamique Khadim Diop à baptiser cet axe: « La rue des Fucus ». L’initiateur de ce projet a rappelé que pour l’atteinte de cet objectif, chaque maison a cotisé 1000 frs pendant 1 an, en plus de l’apport de bonnes volontés. Puis cela a fait tache d’huile.

Après la rue des Fucus, les rues des plateaux, Taly-carreaux et d’autres ont complétement changé de visage. Selon Khadim Diop, il y’a plus de 8 cellules de jeunes qui ont pris exemple sur la rue des Fucus. Pour Khadim Diop, le  » Don de soi » de tout un chacun aura permis de réaliser ce rêve qui n’était autre que l’amélioration du cadre vie de tout un quartier. Sur le terrain, a-t-il ajouté, le travail se poursuit grâce à la mobilisation des jeunes tous les week-ends.

Puis, notre interlocuteur a tenu à dire que le combat sur ce plan se poursuit grâce à une sensibilisation soutenue des jeunes.  Khadim Diop a invité tous les jeunes des autres quartiers à penser à travailler dans le sens de l’amélioration du cadre de vie de la ville de Thiès. « Qu’ils viennent voir ce qui se passe à la Cité Lamy », a-t-il soutenu.

A la rue des Fucus, les femmes qui habitent sur cet axe se sont organisées pour prendre en charge le nettoiement, le ramassage des ordures, l’arrosage des arbres. Au nom de ces femmes, Mme Astel Sow a d’abord exprimé toute sa satisfaction et sa fierté. Puis, elle a salué le courage et le dynamisme de l’initiateur du projet Khadim Diop. Aussi, a-t-elle invité les autres femmes à imiter leur exemple.

 

 

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