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El H. Amadou Assane NDOYE: Notable lébou, moukhadam tidiane, entrepreneur hors pair

Ce vendredi 26 juillet 2024 (date anniversaire de sa naissance) sera commémoré à Dakar le cinquantenaire du décès d’El H. Amadou Assane Ndoye au domicile familial de l’avenue William Ponty et à la Zawiya de l’avenue Lamine Gueye, sous l’égide de Serigne Babacar Sy Mansour, Khalife General des Tidiane et toute la famille d’El Hadj Malick Sy. À cette occasion, je partage avec vous, en guise d’hommage, ce texte écrit en janvier 2020. Bonne lecture.

El H. Amadou Assane Ndoye est né le 26 juillet 1890 à Dakar, soit 33 ans après l’implantation par Protet du pavillon français en terre dakaroise. Il est le fils de l’imam ratib Assane Ndoye et de Bineta Sylla, qui est la petite fille de Makhtar Sylla Kheury Diop, imam ratib et serigne ndakarou intérimaire de 1830 à 1831. Il est décédé le 4 juillet 1974 et repose à la mosquée de Sandial face à son domicile au 80 avenue William Ponty où il sera rejoint une dizaine d’années plus tard par son épouse Adja Aïssatou Sylla, dite Foos Sylla. Dès sa sortie de l’enfance, Amadou Assane Ndoye reçut une éducation coranique d’abord à l’école de son père, puis en 1909, à la Médersa de Saint-Louis qui avait remplacé, une année auparavant, l’école des fils de chefs et d’interprètes créée par Faidherbe en 1855 sous le nom « école des otages ». À la fin de sa formation, il exerça, tout naturellement, le métier de maître coranique et guide spirituel.

À l’éclatement de la Première Guerre mondiale, il fut enrôlé dans les troupes métropolitaines, avec plusieurs milliers de ressortissants des quatre communes dont les jeunes Papa Gueye Fall (parrain des ex-allées Coursin), Ibrahima Diop et Ismaila Gueye qui allaient devenir respectivement serigne ndakarou et ndeyi diambour et bien d’autres de leur génération. À la capitulation de l’Allemagne, Amadou Assane Ndoye revint au Sénégal avec la croix de Guerre et épousa alors Sokhna Oumou Khaïry Sy, fille d’El H. Malick Sy et petite-fille de Mor Massamba Diery Dieng. De cette union naquit Mohamed Chams Eddine Ndoye, ambassadeur du Sénégal au Proche et Moyen Orient de 1976 à 1996, qui compte parmi ses épouses Sokhna Oumou, fille d’Abdou Aziz Sy Dabakh.

Perspicace, il perfectionna d’abord sa maîtrise de la langue française, appris les rudiments de l’entrepreneuriat, et se lança dans les affaires. Il fit montre d’un génie extraordinaire et d’une opiniâtreté qui étonna maints observateurs. Représentant de Renault au Sénégal, il perd son statut de représentant par défaut de soutien de la Banque Commerciale africaine. En 1929, il créa une société de transit qui ne résiste pas à la concurrence européenne. Au lendemain de la crise économique mondiale, il prit une part active à la création du Syndicat patronal et artisanal de l’Ouest africain (SYPAOA). Il se lança, en 1931, en association avec Henri Gomis, dans l’exploitation du poisson, avant de monter, avec un partenaire français, une usine de carreaux.

Lorsque la Seconde Guerre éclata, Amadou Assane Ndoye diversifia ses activités, en se lançant dans la briqueterie et la fourniture de viande à l’armée et à l’administration. L’armistice signé, il entreprit, avec Cheikh Mouhamadou Mbacké, dit Gaïndé Fatma, petit-fils de Serigne Touba, de créer une Banque populaire. L’administration et les banques coloniales s’opposèrent au projet. Amadou Assane Ndoye forma alors, avec André Guillabert et Léon Boissier Palun, le projet d’une ligne aérienne intérieure. Cette initiative aussi n’eut pas l’agrément de l’administration coloniale : elle fut combattue et étouffée.

Sur le plan politique, Amadou Assane Ndoye, après avoir été l’allié de Blaise Diagne au Conseil Municipal, conduisit, aux côtés de Galandou Diouf, une liste d’opposition aux élections municipales du 5 mai 1929. Lorsqu’Ibrahima Sow et Henri Martin créèrent le journal indépendant, le Périscope africain, pour la défense des intérêts de l’Afrique-Occidentale Française et de l’Afrique-Équatoriale Française, il les finança.

Il exerça les fonctions de conseiller colonial, puis de conseiller municipal, de conseiller général et de député de la presqu’île du Cap Vert à Dakar. Il devint partisan de Lamine Guèye à la mort de Galandou Diouf et fut Premier adjoint à la Mairie de Dakar.

Il a aussi exercé la fonction d’imam de la mosquée de Sandial et d’imam adjoint de la Grande Mosquée de Dakar alors situé sur la rue Blanchot, actuelle rue Moussé Diop. Lorsque fut lancé, en 1958, le projet de construction de l’actuelle Grande Mosquée de Dakar, sur le site d’un vieux cimetière désaffecté, il fut élu trésorier du comité d’édification, présidé par imam Amadou Lamine Diène, avec comme membres du bureau El H. Chams Dine Diagne, cadi de Dakar, Thierno Amath Mbengue, ex-adjoint au maire de Dakar, Hyacinthe Camara, Souleymane Sidibe et El Hadji Ameth Diéne, représentant des jeunes lébous. À ce titre, il reçut la contribution de l’État du Sénégal, de la Ville de Dakar, de la communauté libano-syrienne, de la collectivité léboue, de Serigne Fallou Mbacke, Khalife General des Mourides et d’El H. Ibrahima Niass, dit Baye, etc. Ablaye Thiaw Laye, à l’instar de Gaïnde Fatma, était son ami et son partenaire en affaire. Serigne Babacar Sy (son ainé de cinq années), qui devint khalife en 1922, était son marabout et son confident.

Il fut élevé à la dignité de Chevalier de la Légion d’honneur à titre étranger par décret du 3 mars 1948, puis promu officier de la Légion d’honneur par décret du 9 avril 1965, en qualité de député de la presqu’île du Cap Vert à Dakar.

Mais malgré son succès dans les affaires et en politique et tous les honneurs reçus, Amadou Assane Ndoye a toujours vécu au domicile familial avec ses frères, ses sœurs et ses enfants, car il croyait fermement aux valeurs familiales. Il prônait l’entente avec les parents et les voisins, le respect du prochain et de la parole donnée. Il ne s’engageait et ne donnait sa parole qu’après mûre réflexion. Il était contre le gaspillage et l’ostentation et recommandait l’épargne, car, disait-il, il faut toujours être à même de régler les problèmes qui surprennent et saisir les opportunités d’affaires qui se présentent. Mais, il faut surtout travailler et investir intelligemment disait l’homme fidèle à ses principes, et qui savait aider lorsqu’il le fallait et récompenser généreusement ses enfants qui suivaient ses conseils.

Amadou Assane Ndoye recommandait l’équité et l’oubli des bonnes actions que Dieu a permis d’accomplir. Mamadou Diop, ancien maire de Dakar, fils du ndeyi diambour Ousmane Diop Coumba Pathe, a confié à ses enfants qu’il a eu à payer de sa poche, à un moment de difficulté de l’institution municipale, les salaires des agents de la ville de Dakar. Il a construit des mosquées, dont celui de Sandial. Il a offert des terres, dont le terrain d’un ha abritant le cimetière de Diass…

Après son décès, et en guise de reconnaissance, Léopold Sédar Senghor, président de la République du Sénégal, baptisa en son nom l’ancienne rue Thiers de Dakar où se trouvait son domicile, face à l’ancienne école de commerce, Pigier, créé par Raymond Panis. Cette demeure abritait sa descendance issue d’Adja Mame Tabara Diop, petite-fille d’Ahmed Diop Gora de Saint-Louis qui accueillit le jeune Amadou Assane lorsqu’il  vint poursuivre ses études religieuses sur les rives du fleuve Sénégal et dont le centenaire du décès a été célébré en 2010. Sur cette même rue, sur le site accueillant l’Institut Islamique accolé au domicile de Serigne Babacar Sy, se trouvaient les locaux de son bureau. Plus tard, l’école Thiers aussi, sur la rue qui porte son nom, lui sera dédiée. Pour rappel, le site de l’école Thiers, classé patrimoine de l’UNESCO, a abrité la première prison de Dakar.

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

 

 

 

Tambacounda: L’agro écologie et le genre au menu de la Solidarité entre jeunes sénégalais et belges

9eme édition du camp interculturel «Dwagulu Dekkente»…

Par Demba Sidibé

Depuis 2018 l’initiative du camp interculturel «Dwagulu Dekkente» favorise des relations entre jeunes du Sénégal de l’association «La Voie», de «Action Jeunesse Environnement» (AJE) de Toubacouta ainsi que de la Belgique. Cette année la 9ème du genre accès sur deux thématiques, à savoir l’agro écologie et le genre plusieurs activités ont été déroulées, entre autres, des soirées culturelles, des visites de périmètres maraichers bio, des visites à domiciles, des causeries.

L’édition 2024 du camp interculturel «Dwagulu Dekkente» qui veut dire Tonnerre et ‘’Dekkente’’ en wolof entre des jeunes a été clôturé après plus d’une semaine d’activités socioculturelles. Cette 9ème édition (du 14 au 22 juillet 2024), comme les précédentes, a cherché à «cultiver la solidarité interculturelle entre un groupe de jeunes belges et sénégalais». L’édition qui vient d’être bouclée a été organisée par l’association «La Voie» pour des échanges sur deux thématiques, à savoir l’agro écologie et le genre. Depuis 2018, une telle initiative favorise des relations entre jeunes. Plusieurs activités ont été déroulées, entre autres, des soirées culturelles, des visites de périmètres maraichers bio, des visites à domiciles, des causeries…

Pour Boubacar Sidiki Sangaré président de l’association «La Voie», l’édition qui vient de prendre fin, s’inscrit dans la relance de ce programme du camp «Dwagulu Dekkente». Car la pandémie à Covid-19 avait bloqué les activités. Les jeunes ont pu voir de manière concrète, les réalisations qui ont été faites par l’association Am Bé Koun Solidarité au niveau de Sira Koro. Mais aussi, ils ont échangé sur l’approche genre que nous développons. La question de la solidarité africaine dans la famille, dans le ménage, dans la communauté, a été au menu des discussions.

Le Président Sangaré de remercier les partenaires comme la mairie de Tambacounda, l’Ong le Gadec, mais aussi la marraine madame Baoumou Diallo, «qui n’ont ménagé aucun effort pour l’organisation de ce camp. Durant ce séjour de jeunes, se sont investis pour réhabiliter ’une route secondaire du quartier Plateau et permettre aux population sises au niveau du siège de la voie de se déplacer en cette période pluvieuses d’hivernage ici  des nid de poules ont été bouchés pour faciliter le trafic mais aussi lutter contre les eaux stagnantes, lieux de production de moustiques

Flore Degaegere accompagnatrice de ces jeunes belges de se réjouir des expériences et autres partages notamment dans les familles d’accueil. « Car les jeunes sont restés 3 nuits dans ces familles. Et l’ambiance familiale nous a beaucoup impressionnée », dit-elle. Ce sejour a pleinement permis de toucher du doigt et de discuter de l’agro écologie et le genre plusieurs activités ont été déroulées, entre autres, des soirées culturelles, des visites de périmètres maraichers bio, des visites à domiciles, causeries s’est réjoui Flore Degaegere accompagnatrice de ces jeunes belges .*

Pour Aïssatou Traoré, coordonnatrice de l’association « La Voie », une visite au niveau de la mairie de Tambacounda, a permis de s’enquérir du fonctionnement du service de l’état civil. « Nous avons également été au périmètre maraicher de Sira Koro pour voir de visu les bonnes pratiques agro écologiques. Le concept du genre a été aussi au menu des échanges. « Le genre est donc une convention de catégorisation binaire (masculin/ féminin) qui met en place une différenciation sociale culturellement apprise mais calquée sur une différenciation biologique, celle de l’appareil reproducteur ».

Elle signale par la même occasion que ces jeunes belges étaient dans des familles d’accueil à travers lesquelles, ils ont appris beaucoup de choses, comme le fait de manger ensemble à la main autour d’un grand bol. Ce qui est pour Babacar Gaye représentant de l’AJE (Action Jeunesse Environnement) et accompagnateur des jeunes de Toubacouta, un véritable moment d’échanges interculturels

Commune de Mbam Log: Santé, eau et électricité, les priorités de maire Ngor Dione

Depuis sa prise de fonction en février 2022, le maire de Mbam, a mis en priorité les secteurs de la santé, de l’eau et de l’électricité pour satisfaire ses concitoyens.

Ngor Dione puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est engagé à hisser sa commune au même niveau que les autres collectivités territoriales du département de Foundiougne. Érigée à la faveur de la communalisation intégrale en 2012, Mbam reste encore une nouvelle commune qui peine à se doter d’infrastructures sociales de base de dernière génération.

A quelques encablures de Foundiougne, sur le chemin qui nous y mène, Mbam s’aperçoit déjà à peine avons-nous roulé deux (2) kilomètres et dépassé les cimetières musulmans et catholiques qui font face à face à la sortie de la ville sur l’axe Foundiougne-Passy. Seuls 4 km séparent les deux localités unies dans le cadre de l’intercommunalité, avec la commune de Soum. A travers la communauté du Log dont « Laga Ndong » en est le génie tutélaire de la zone.

Dans un tel ensemble il faut le reconnaître, la commune de Mbam sort pourtant du lot avec son riche potentiel, agricole, environnemental, halieutique et même touristique. Mais, en dépit de tout cela, la localité peine à se doter d’infrastructures sociales de base malgré le frémissement noter dans les différents secteurs précités plus haut. Lesquels le maire Ngor Dione tente d’inverser la tendance pour permettre à sa commune qui compte une population de 13000 habitants de bénéficier d’une meilleure couverture sanitaire, de l’eau potable en quantité et en qualité et d’une extension du réseau électrique.

Ce qui selon lui, « devrait nous permettra de résoudre les difficultés que rencontrent nos populations au niveau de ces différents secteurs ».

Un seul poste de santé pour 13000 hbts

Imaginez un seul instant selon le maire Ngor Dione, « que nous n’avons pour le moment qu’un seul poste de santé en plus des cases sanitaires dans les sept (7) villages qui composent la commune. Mais, vu la taille de la commune, il est urgent que Mbam ait son centre de santé mais aussi d’autres postes de santé comme à Mbassis et à Thiare qui en réclament depuis longtemps ».

Toutefois, ajoute l’Edile de Mbam, « il faut noter que les ressources budgétaires pour ce secteur qui nous sont allouées présentement par l’Etat sont faibles. Elles ne s’élèvent seulement de trois (3) millions de FCfa destinés à l’achat de médicaments et de 1,5 millions de FCFA pour le carburant soit 4,5 millions de FCfa. Et tout cela est géré directement par l’Infirmier chef de poste de la commune ».

L’eau, un liquide précieux toujours rare

La problématique de l’eau demeure toujours une préoccupation des populations locales. Ce liquide precieux demeure toujours une denrée rare malgré les quelques efforts consentis par l’Etat. Selon le maire de la ville, Mr Ngor Dione, «la difficulté majeure réside sur le fait que la conduite du village de Ndiayenne Moussa Ndiaye jusqu’à Foundiougne bien que réglée, les responsables de l’Office des forages ruraux (Ofor) trainent encore les pieds. Puisque la société nationale des eaux (SONES) ayant déjà amené les conduites d’eau jusque dans nos habitations, nous constatons que l’Ofor soit amené à démarrer des études de topographie pour une durée de deux (2) ans avant de pouvoir connecter les ménages ce qui pour nous ne relève d’aucun sens. Même si, il faut reconnaitre que le projet est salutaire pour avoir mis à la disposition de la commune 37km d’extension d’eau au profit des ménages et 500 branchements sociaux. Mais nous estimons que ces deux projets pouvaient être associés avant. Car, nous ne pouvons pas aujourd’hui mesurer la durée des travaux, les délais impartis pour permettre aux bénéficiaires de pouvoir disposer de leurs branchements ».

Le maire de Mbam s’étonne de cette situation qui pose selon lui, « la question de savoir si les usagers auront la patience nécessaire alors qu’ils ont soif et qui plus est, il y a à Mbam, la difficulté principale de la rive droite de la route nationale qui n’est pas alimentée en eau potable. Alors que, nous avions fait des propositions dans ce sens mais qui n’ont pas été suivies. Et jusque-là, on continue de servir de l’eau venant de Passy Mbiteyenne ». Le maire Ngor Dione estime, « qu’il est impératif de connecter toute la ville dans la conduite venant de Ndiayenne Moussa Ndiaye ».

Extension du réseau électrique

Pour ce qui concerne l’extension du réseau électrique, le maire souligne que, « le seul hameau de Bamboung qui n’était pas encore électrifié le sera bientôt grâce à l’accompagnement de la Société nationale d’électricité (Senelec) qui a permet une extension de l’éclairage public. Dieu merci cette problématique sera bientôt un vieux souvenir puisque les habitants de ce hameau verront bientôt le bout du tunnel et permettre à la commune de Mbam qui n’avait jamais bénéficié d’un éclairage public pour plusieurs raisons, de sortir enfin de sortir totalement de l’ornière ».

L’éducation, une autre paire de manche

A Mbam, l’éducation constitue une autre paire de manche pour l’équipe municipale dirigée par le maire, Ngor Dione.

Il nous laisse entendre, « qu’à côté des secteurs clés que sont: la santé, l’eau et électricité, l’éduction constitue également pour nous un problème majeur ».

Car, estime-t-il, « nous avons la prise en charge des fournitures, du materiel scolaire et didactique des écoles. Mais nous concourons également à l’accompagnement des activités éducatives, notamment dans la prise en charge des différents concours organisés par l’Etat du Sénégal, notamment le CEPE, le BFEM et le Baccalauréat ».

Et de ce point de vue, Ngor Dione, souligne que, « pour ce secteur ce sont en général des fonds qui sont transférés par l’Etat. Mais qui, cette année malheureusement, ont accusé du retard et du coup, les appuis antérieurs qu’on faisait n’ont pu être effectué. Et, il faut dire que c’est essentiellement ces deux secteurs: santé et éducation qui polarisent les concours financiers de l’Etat. Tout le reste c’est des fonds d’investissements mais également des fonds de fonctionnement de la municipalité au moment où nous avons neuf (9) domaines de compétences à prendre en charge ce qui est paradoxal ».

Dans un tel contexte, le maire de Mbam, est formel, « même au niveau de l’éducation, il est très difficile d’utiliser ces fonds pour des infrastructures et de les équiper. La conséquence, c’est que les conditions de travail des personnels surtout enseignants ne sont pas des meilleurs et du coup, ils nous reprochent ces manquements. Une école qui ne dispose pas d’une direction où quand même le directeur a besoin d’un bureau ou certaines commodités c’est parce que les ressources ne suivent pas. Donc, il faudrait qu’on aille vers une prise en charge correcte, une évaluation des besoins ».

De vieilles bâtisses abritent les écoles

A Mbam, de vieilles bâtisses abritent les salles de classes. « C’est pour nous une autre face cachée de nos difficultés. Certaines écoles ont vécu plus d’une cinquantaine d’années. Il conviendrait donc de les réhabiliter à défaut de pouvoir les reconstruire. Donc, autant d’investissements qu’il faut faire pour la commune de Mbam où la demande est très forte. Et les difficultés sont énormes pour pouvoir renouveler tout cela ».

Projet de construction de l’hôtel de ville et de l’état- civil lancé

La commune va bientôt disposer de ses propres locaux. Un projet de construction a été lancé dans ce sens et les travaux ont déjà démarré.

Selon le maire, « nous avons trois infrastructures en construction que sont l’hôtel de ville, l’Etat-civil et le bureau foncier. Pour ce qui est de l’hôtel de ville qui est encore sous location, les travaux du nouveau siège ont démarré il y a un plus d’un an déjà. Et jusque-là, on en est encore au stade des gros œuvres et le délai de réalisation est déjà dépassé, les travaux tardent à être achevés. Pour, ce qui est de l’etat-civil, les travaux sont bien avancés et même en phase de finition et si le timing est respecté avant de l’hivernage l’équipement sera livré. Déjà, il y a une semaine nous avons initié une rencontre sur la digitalisation de l’Etat-civil, donc il nous faut accélérer le chantier pour rendre fonctionnel le plus rapidement  possible cet important service. Et, pour le bureau foncier, la fondation a été entamée récemment ».

Par ailleurs, au niveau des infrastructures marchandes, les travaux n’ont toujours pas démarré pour le marché communal. L’entreprise sélectionnée n’a toujours pas reçu un ordre de service depuis que l’Agetip a attribué le marché faisant perdre tout espoir aux usagers qui avaient d’ailleurs bien accueilli l’entrepreneur avec enthousiasme.

Gestion des inondations

Le maire de Mbam a aussi évoqué les inondations en période hivernale. Selon lui, « quand on déclenche le plan ORSEC, les moyens sont mis à la disposition des agents de l’Etat. Alors sur cette question des inondations c’est le maire qui loge les impactés et prend en charge d’autres dépenses liées aux interventions de ces mêmes services de l’Etat au moment où il n’y a aucune ligne budgétaire dédiée pour la gestion de ces catastrophes. Ce qui pose vraiment des problèmes. Nous pensons qu’aujourd’hui, une réflexion doit être enclenchée autour de ces questions pour voire quelles sont les opportunités d’accompagnement qui s’offrent à cette décentralisation, situer les responsabilités puisque nous avons l’obligation en tant que collectivités territoriales de rendre compte. Et que par ailleurs, il y ait une autre personne qui vient gérer ou nous dicter la périodicité de certaines dépenses. C’est cela que nous vivons aujourd’hui».

Par Mohamadou Sagne

 

Bfem 2024: L’Ief de Saint-Louis commune se félicite du bon déroulement des épreuves

Le préfet du département de Saint-Louis, Diadia Dia, en collaboration avec l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de la commune de Saint-Louis, Amadou Al Ousseynou Sarr, a conduit une délégation ce lundi 22 juin 2024 pour effectuer la traditionnelle visite des centres d’examen afin de s’enquérir du déroulement des épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem)- (Avec En Relief). 

«Pour cette année, la commune de Saint-Louis compte 3533 candidats dont 1976 filles et 1557 garçons, répartis dans 24 jurys des 21 centres d’examen», a indiqué l’IEF de la commune de Saint-Louis. Amadou Al Ousseynou Sarr a salué le bon déroulement des épreuves en déclarant que «les choses se passent bien de manière globale».

Concernant les mesures prises par le ministère de l’Éducation nationale, notamment l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables, Al Ousseynou Sarr souligne que ce n’est pas une nouveauté, mais que l’autorité a beaucoup insisté là-dessus cette année. Selon lui, toutes les dispositions ont été prises en collaboration avec l’ensemble des partenaires, notamment les chefs d’établissement, pour que les enfants ne viennent pas dans les centres avec leurs téléphones portables. «Nous avons émis une note à l’attention des présidents de jury pour que les surveillants n’utilisent pas non plus leurs téléphones dans les salles de classe», a-t-il expliqué.

Le préfet du département, Diadia Dia, a également salué la mise en place du dispositif sécuritaire et la présence massive des candidats. « Aucun problème n’a été signalé. Le dispositif sécuritaire est bien en place. Les candidats sont venus massivement avec un taux de présence de plus de 98%. Très peu de candidats se sont absentés », a-t-il constaté.

Le préfet du département de Saint-Louis a également souligné qu’aucun cas de fraude n’a été signalé, notamment en ce qui concerne l’utilisation des téléphones portables dans les centres d’examen. «Les candidats respectent pour le moment les instructions du ministère de l’Éducation nationale», a-t-il conclu.

 

Diaspora Festival: Un dialogue des cultures envisagé

La première édition de Diaspora Festival sera organisée à partir du 26 décembre jusqu’au 30 décembre 2024 à la Maison de la Culture Douta Seck de Dakar au Sénégal.

Par Mariyama Tourè

En partenariat avec la maison de la culture Douta Seck, le Groupe Baobab Développement et Wa Afrika auront l’immense plaisir de tenir un grand événement culturel et socio-économique à vocation panafricaine et internationale qui sera placé sous le Haut Parrainage du Président de la République du Sénégal, S.E.M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye et sous l’égide du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

Diaspora Festival International autour du thème du «Dialogue des cultures» sera composé des artistes, acteurs de la culture, de la société civile, du développement et des représentants d’institutions en provenance des pays d’Afrique, d’Amérique, d’Europe, d’Asie et d’Océanie.

À titre de rappel, Diaspora Festival se veut un rendez-vous annuel, un espace d’expressions, une vitrine de talents et de vitalité artistique, un pont de coopération culturelle internationale et aussi une opportunité d’affaires.

L’agenda de cet événement sera marqué par des spectacles de créations, des concerts de musique, des workshops, des spectacles de théâtre, de mode, de chorégraphie, de slam, de poésie, des masters- class, des expositions de livres, d’arts visuels, d’artisanat et de la gastronomie africaine sont au menu.

Des rencontres professionnelles, des échanges B to B entre différents entrepreneurs culturels, institutions, producteurs, managers, promoteurs culturels et partenaires au développement culturel et de l’industrie créative seront au rendez-vous de même que des visites de sites historiques et de musées sont programmées. Un grand panel sur le «dialogue des cultures» et aussi sur « la contribution de la diaspora aux pays: Impact et perspectives» fera également l’objet d’un grand intérêt à cet événement. Diaspora Festival sera et est ouvert aux artistes, acteurs de la culture, de la société civile, du développement résidant en Afrique, dans la diaspora et aux citoyens du monde.

Ce grand événement culturel et socio-économique contribuera à renforcer les relations professionnelles entre les artistes et acteurs culturels du monde, les institutions publiques comme privées, les organisations internationales, les organismes non gouvernementaux, les associations, les entreprises, entre autres.

En définitive, le Festival international de la Diaspora servira à valoriser davantage la contribution de la diaspora et renforcer la coopération entre l’Afrique et le monde.

 

Pertinence d’un modèle de développement par l’agriculture: Des DAC aux DATI (Par Abdou Karim Sakho)  

L’alternance des cultures de l’arachide du mil et du mais a de tout le temps constitué le seul moyen de subsistance de nos parents issus du monde rural.

Ces méthodes de travail et de rentes ont fini depuis très longtemps de montrer leur limite ; suivies   en cela par une routine étatique qui consiste à accompagner ces mêmes paysans de distributions de semences et d’engrais, prétexte d’une ouverture récurrente annuelle de campagne agricole; corollaire d’ une pauvreté endémique.

La création des domaines agricoles communautaires (Dac) par une politique de modernisation de l’agriculture et de résorption du chômage des jeunes a suscité un réel espoir et un engouement à l ‘échelle nationale et même internationale car beaucoup de pays de la sous-région se sont précipités pour s’inspirer du modèle sénégalais.

Pour dire vrai, les suspicions de détournement et de malversations de plusieurs milliards font qu’aujourd’hui il est inconcevable de redorer le blason d’un programme aussi terni.

Il s’y ajoute les sommes d’argent consentis sont de loin comparables au financement du domaine agricole territorial intégré (DATI) que je compte partager avec vous.

Contrairement au DAC la fonction integratrice du DATI apporte un cachet particulier par la préservation de l’environnement et la régénération des forêts par le reboisement.

Ainsi plusieurs forêts seront implantées sur l’ensemble du territoire national. Il est attendu un appui considérable des services des Eaux et Forêts

Cette appellation a d’abord un sens épistémologique, naturel et coutumier.

Épistémologique, car entrant en droite ligne avec une pratique agricole millénaire de sénégalais de père en fils in situ.

Naturel parce que les acteurs n’ont presque pas besoin de formation ou de recrutement laissant apparaître des doutes çà et là.

Coutumier par le seul fait qu’il s’agira d’un domaine regroupant des champs d’un ensemble de propriétaires terriens liés par le sang, les us et coutumes et même parfois par une complicité active et séculaire.

La vision du chef de l’état en soit est pertinente, révolutionnaire et mérite d’être saluée à sa juste valeur.

Les sénégalais par contre peinent à accepter la destination des milliards injectés dans ces programmes.

Les problèmes de l’agriculture au Sénégal se résument en grande partie à une non maîtrise de l’accès à l’eau des paysans.

Il suffira juste de doter ces villageois de forages dignes de ce nom capables d ‘ irriguer toutes ces terres.

Dans un post récent j’ai proposé la création du cadastre rural pour donner la possibilité aux paysans d ‘avoir des titres nantissables et s’endetter auprès des banques pour accroître leur rendement.

Avec la création des DATI ce sera un regroupement de villages avec des titres comme garantie et il appartiendra à l’autorité de mettre en œuvre un système de management agricole basé sur le volontariat.

Au total il est prévu l’installation et la mise en marche de 100 DATI soit une moyenne de 2 DATI par département pour un cout global de 200 milliards.

L’objectif global recherché est d’abord la création de plus-value au niveau des terroirs, des unités de transformation des produits issus des différentes opérations agricoles et la résorption du chômage endémique des jeunes ruraux.

Il s’y ajoute la capacité de transformation du tissu rural en tissu urbain par la mise sur pied de programmes d’habitat social et inciter par la même occasion les promoteurs privés immobiliers à descendre au niveau des terroirs et faire bénéficier à ces derniers d’avoir un logement décent.

Une fois qu’on aura réussi à faire adhérer tout ce monde à l’idéal d’une nécessité de retour à la terre et d’une parfaite compréhension des limites objectives d’un développement de nos villes déjà saturées et sans perspectives et que la seule alternative crédible reste demeure la terre, que nous aurons fini à coup sûr de faire décoller notre cher sénégal.

Abdou Karim Sakho

Expert Urbaniste

MBA en Management Stratégique

Louga- Acte de bienfaisance: Le «Clefs» au chevet des populations

Le Collectif des lougatois pour l’entre-aide, la fraternité et la solidarité appuie considérablement les populations nécessiteuses de la ville de Louga.  Cette structure entend développer d’autres stratégies pour réussir sa mission tournant de l’amélioration des conditions des populations lougatoises.

Par Bassirou Ndiaye

Récemment portée sur les fonts baptismaux, le Collectif des lougatois pour l’entraide, la fraternité et la solidarité (Clefs), a réalisé un pas de géant. Cette structure qui travaille inlassablement pour l’amélioration des conditions de vie et d’existence de la population lougatoise a investi le champ social depuis sa création.

Tout est parti d’un constat fait par l’opérateur économique Abdou Coumba Diop.  Ce dernier qui rendait visite à un parent malade et interné au centre hospitalier Amadou Sakhir Mbaye de Louga est tombé sur une scène insoutenable.

Des blessés victimes d’un accident de la circulation étaient couchés sur les carreaux au niveau du Service des Urgences, à cause d’un manque de salles de soin. N’en croyant pas à ses yeux, M. Diop a automatiquement rencontré le Directeur de l’hôpital pour échanger avec lui sur les difficultés que traverse la structure sanitaire. Séance tenante, il a dégagé la somme de 10 millions de FCfa avant d’appeler les autres fils de Louga à mettre la main à la poche pour soulager les malades de l’hôpital régional.

C’est ainsi que l’idée de mettre sur pied un Collectif regroupant toutes les bonnes volontés de Louga a mis sur pied. Ainsi, en l’espace de quelques mois, cette structure présidée par Abdou Coumba Diop, s’est fortement impliquée dans les actes de bienfaisance aux bénéfices des populations locales.  A l’image du service des Urgences, qui a reçu une cure de jouvence lui permettant d’accueillir 90 malades et qui seront mises dans d’excellentes conditions, le poste de santé de Keur Serigne Louga Sud, a été également la cible du collectif.

Ici, les salles de soins ont été dotées de climatiseurs et le service de maternité a été équipé avec du matériel de dernière génération, notamment des lits, des chaises…  500 familles nécessiteuses ont bénéficié elles aussi de branchements sociaux. Désormais, elles se ravitaillent en eau en quantité et en qualité.   Les toilettes de la gare routière communément appelée « Garage Dakar » ont été réfectionnées. Celles du Garage Touba sont en construction.

Le collectif envisage également de construire des chambres à la prison centrale de Louga.  Seulement, selon Abdou Coumba Diop qui procédait à une campagne de reboisement au poste de santé de Keur Serigne Louga, les actes que le collectif qu’il dirige sont en train de dérouler n’ont rien à voir avec la politique: « Nous sommes des lougatois, nous avons le devoir de soutenir nos parents. C’est pourquoi nous lançons un appel à l’endroit de toutes les bonnes volontés du coin pour qu’ensemble nous puissions résoudre les difficultés auxquelles sont confrontées les populations locales…».

 

Fondation Mamadou Dia pour l’économie humaine: La restitution du colloque de Paris aux absents

Par Mariyama Touré

Ce Samedi 20 juillet, s’est tenue la cérémonie de restitution du Colloque de Paris, à la Maison de la Presse. La fondation Mamadou Dia a eu le privilège de recevoir la présence de Dominique Bargeot, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences d’Outre-mer.

Afin de tenir de restituer le colloque de Paris aux absents, la fondation Mamadou Dia a organisé une cérémonie. Présidée par le Dr Pape Sène directeur général de la fondation Mamadou Dia, cette cérémonie a accueilli le secrétaire perpétuel de l’académie des sciences d’Outre-mer, le président Moustapha Niass (représenté par une tierce personne car il est âgé), le recteur de l’université de Bambèye, le directeur général de Harmattan. Lors de ladite cérémonie, une biographie de Mamadou Dia a été faite mais aussi un petit rappel de ses agissements et visions politiques.

Revenant sur la relation entre la fondation Mamadou Dia et l’académie des sciences d’outre-mer, Dominique Bargeot, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences d’outre-mer explique: «il faut savoir que notre académie est une académie interdisciplinaire associant des acteurs et des universitaires et il nous est paru donc absolument essentiel de faire une collaboration avec la fondation Mamadou Dia compte tenu de l’actualité et des débats qu’il avait ouvert dans les années 60 à une époque où il était très en avance sur son temps et aujourd’hui les conditions sont beaucoup plus conformes pour le faire notamment en raison de la montée des besoins panafricanismes et aussi d’un retour des formes de planification plus adaptées au développement à long terme des pays d’Afrique», éclaire-t-il.

En effet, poursuit-il, quand on parle Mamadou Dia on parle de développement durable. Donc, pour le secrétaire perpétuel, on doit mettre en place des politiques qui doivent remonter les chaînes de valeur dans lesquelles l’Afrique à un avantage comparer si on prend par exemple le cas du Ghana et de la Côte-d’Ivoire avec le Cacao avec l’idée de développer une politique d’exploitation des produits brutes mais aussi dans la transformation. En effet puis les produits sont transformés puis c’est possible de faire revenir de la valeur par les exportations. Et ceci est en rapport avec les énergies nouvelles l’Afrique a un potentiel qui ne sont pas encore exploité » énonce-t-il.

«Développer les compétences et les connaissances est la question essentielle qu’avait posé Mamadou Dia à l’époque et cette question demeure actuelle. Un des défis de Mamadou Dia c’était de mettre en place des coopératives non seulement pour permettre aux agriculteurs de ne pas s’isoler mais aussi de pouvoir construire des institutions pour mieux vendre les produits mais on ne peut pas miser uniquement sur l’autosuffisance alimentaire. Dans ce cas de figure il faut des moyens colossaux et c’est là où il y a un problème», achève le sieur Dominique.

Le directeur général de la fondation, Dr Pape Sène considérant Mamadou Dia comme une référence, déclare que cette cérémonie est importante pour rappeler la place et l’importance du président Mamadou Dia. «Cette fondation est là pour rappeler que le président Mamadou Dia s’est donné corps et âme pour le développement du pays et de l’Afrique. Le colloque de Paris était une occasion de montrer à quel point Mamadou Dia doit être une figure de référence pour tous surtout pour les jeunes du pays», déclare-t-il.

Pour finir, il explique que la fondation n’attend rien du nouveau pouvoir mais qu’elle espère qu’il fera le nécessaire pour que les projets de Mamadou soient réalisables. «Nous attendons rien du pouvoir, nous ne faisons qu’espérer qu’il apportera sa contribution à la fondation. Le premier ministre Ousmane Sonko a l’habitude de citer Mamadou Dia dans ses discours ou sorties; ce qui veut dire qu’il en fait une référence. Donc pour cela, je pense que la fondation suscitera son intérêt», termine-t-il.

 

Ordre national du mérite: Les Khalifes Généraux du Boundou, de Maka Coulibantang, et l’Imam Ratib de Tambacounda élevés au grade d’officier

Par Demba Sidibé 

Trois guides religieux de Tambacounda sont décorés par le Grand chancelie. Ils avaient tous été promus le 28 Mars 2023 par S.E. Le Président de la République Macky Sall. Et ce vendredi 19 juillet 2024, Le Grand Chancelier de l’Ordre national du Lion, le Général Meissa Niang, a procédé à leur décoration, devant l’ancien premier ministre Sidiki Kaba.

Ces trois éminents guides religieux de notre région le Khalife Général du Boundou, Elhadji Bangaly Diakité Kaba, le Khalife Général de Maka Coulibantang, El hadj Oumou Sankoun Diaby et l’Imam Ratib de Tambacounda, Thierno Souleymane Agne, ont été élevés au grade de chevalier et d’officier de l’Ordre national du Mérite.

La Cérémonie solennelle d’une grandeur exceptionnelle a eu des échos à travers la région orientale où ces dignitaires religieux habitent. Ces trois éminents guides religieux, le Khalife Général du Boundou El hadji Bangaly Diakité Kaba, le Khalife Général de Maka Coulibantang El hadj Oumou Sankoun Diaby et l’Imam Ratib de Tambacounda Thierno Souleymane Agne sont élevés au grade d’officier de l’Ordre national du mérite.

Dès l’annonce de cet évènement qui survient à l’entame de l’année musulmane Tambacounda a vibré à l‘unisson pour saluer ce choix qui touche toute la communauté musulmane. Les dignitaires religieux avaient tous été promus le 28 Mars 2023 par S.E. Macky Sall Président de la République. Les récipiendaires ont exprimé leur infinie reconnaissance. Ils remercient sincèrement le Grand Chancelier de l’Ordre national du Lion pour sa disponibilité et son geste qui fait que ceux-là ont le mérite d’organiser les plus grandes manifestations religieuses annuelles qui drainent des milliers de personnes.

Les récipiendaires ont exprimé leur infinie reconnaissance. Ils remercient sincèrement le Grand Chancelier de l’Ordre national du Lion pour sa disponibilité et son geste qui fait honneur à notre région. Les Chefs religieux décoré ont également remercié et félicité Me Sidiki Kaba, Ancien Premier Ministre, pour son soutien et ses constantes diligences pour la promotion, dans tous les domaines, de ses compatriotes de la région orientale du Sénégal.

«C’est un grand honneur fait à la région de Tambacounda pour cette belle marque de reconnaissance de l’Etat central à l’endroit de ces dignes fils du Sénégal oriental à qui nous adressons nos chaleureuses félicitations et nos admirations appuyées», affirme Massamba Camara commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite venu de Tambacounda pour assister à la cérémonie.

«Avec tous les compatriotes nous prions le seigneur Tout-puissant qu’il leur accorde une très longue vie, une excellente santé et beaucoup de paix. Nous sollicitons encore leurs prières et leur bénédiction», a-t-il souligné. Les populations de la région de Tambacounda ont exprimé à l’endroit de ces distingués récipiendaires leur fierté et leur renouvelle leur attachement et leur affection. En même temps, elles saluent le leadership de l’ancien Premier ministre Sidiki Kaba.

 

 

5eme anniversaire de son décès: Le PS immortalise Ousmane Tanor Dieng

Le lundi 15 juillet 2024, s’est tenue la cérémonie de baptême de la salle de congrès du siège du parti Socialiste. Le parti socialiste, dans toutes ses franges structurelles, a adressé toute sa reconnaissance à l’enfant prodigue de Nguéniène Ousmane Tanor Dieng défunt secrétaire général, en confiant son nom à l’histoire.

La cérémonie de ce lundi, a revêtu un cachet particulier qui était de baptiser la salle des Congrès du prestigieux siège qui porte désormais le nom du défunt secrétaire général, le Président Ousmane Tanor Dieng (paix à son âme) qui nous a quittés, il y’a maintenant cinq ans, jour pour jour.

«Après lui avoir rendu un vibrant hommage, le 23 février 2020, il est donc arrivé le moment pour nous de lui rendre justice en cet acte d’homonymie. Nous rendons justice, de si fort belle manière, à cet homme exceptionnel, en inscrivant son nom, aux côtés de ceux des illustres pères fondateurs, les Présidents Senghor et Lamine Guèye. Jusqu’au dernier moment de sa vie, il a honoré tous les grands rendez-vous politiques de l’histoire de notre pays, de l’Afrique et du monde, dont le dernier en date fut l’élection présidentielle du 24 février 2019 qui fut couronné de succès. Il aura accompli totalement ses devoirs et missions, avec rigueur, dans la plus grande dignité, de partis sociaux-démocrates, au Mali, au Bourkina Fasso et au Niger», lance l’actuel secrétaire du parti pour commencer son allocution.

Selon  Cheikh Sèye, permanent de la maison du parti, portant la parole de la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye,  hors du pays, « Tanor aurait également entretenu au sein de l’Internationale socialiste les meilleures relations politiques, avec les plus grands dirigeants de son époque ».

«Ousmane Tanor Dieng était un citoyen du monde, en raison de son vaste réseau de relations et de l’étendue de ses responsabilités, ici comme ailleurs. Par ailleurs, Ousmane Tanor Dieng aura porté, pendant plus d’un quart de siècle, le flambeau du parti socialiste. En effet, grâce à son génie politique, il avait réussi, à redonner un second souffle de vie au Parti socialiste, fortement éprouvé, après la première alternance démocratique survenue en 2000. Il a été non seulement le gardien et le défenseur du temple, mais aussi son développeur», poursuit M.Seye

Pour finir, le secrétaire général trouve que «cette cérémonie d’immortalisation est venue à son heure, et est à la dimension de l’homme exceptionnel que fut Ousmane Tanor Dieng et de son apport au développement du socialisme, mais aussi, à la

dimension de ses rapports, fondés sur l’humanisme qui le liait aux militantes, militants et sympathisants du parti socialiste, c’est-à-dire des rapports fondés sur les valeurs socialistes. Ousmane Tanor Dieng a certes cessé d’être visible, mais il est toujours parmi nous, en ce qu’il vit en chacun de nous et nous regarde, pour que nous continuions d’entretenir, à notre tour, la flamme socialiste, afin qu’elle soit encore plus vivace. Nous perpétuons ainsi son œuvre, dans la mémoire collective et la conscience historique», achève-t-il.

La famille du défunt reconnaissante pour le noble geste

«Par ce noble geste, vous venez de hisser notre frère au panthéon des immortels et son nom qui est désormais gravé sur le fronton de la salle des congrès du PS, est définitivement offert en exemple aux générations actuelles et futures. Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée, au nom de la famille, de livrer, à notre tour, notre part de témoignage sur l’homme qui nous a quittés il y a cinq (5) ans, mais qui demeure toujours présent dans nos cœurs. Nous ne serons pas exhaustifs et nous nous en excusons par avance» débute le représentant de la famille du défunt.

Il a été rappelé lors de la cérémonie que Ousmane Tanor Dieng portait des valeurs insondables tirées de sa profonde ruralité. «Il était un homme de vertus au sens latin du terme, symbolisant le courage jusqu’à son dernier souffle. Cet homme qui nous vaut d’êtrelàaujourd’hui, était profondément attaché aux valeurs de son terroir. Il se distinguait par sa courtoisie, son exquise urbanité et son profond respect à la parole donnée. Son esprit n’a jamais été piraté par des préoccupations politiciennes. Il parlait avec modération sans tropisme disruptif. Ousmane Tanor DIENG était à l’image de Confucius, un homme supérieur, c’est-à-dire quelqu’un qui met d’abord ses paroles en pratique et ensuite parle, conformément à ses actions», entendrons nous.

Pendant sa longue marche aux côtés du Président Diouf et de Jean Collin, il s’attacha à jeter les bases de la refondation du cette période de perte de pouvoirs, de crises et de marasme idéel, il invitait à repenser le socialisme en congruence avec les thématiques et dynamiques contextuelles pour reconstruire le vaste mouvement de la gauche. «Il fallait en effet, faire bouger les lignes, interpréter les signes du temps, faire preuve d’imagination et d’intelligence politique, pour amorcer l’ère des coalitions. Le Cpc en 2002, Jam Ji en 2007, pour préparer les élections législatives de la même année finalement boycottées par l’opposition. Cette opposition d’alors qui, pour compenser son absence au sein de l’hémicycle, lança l’idée d’organiser des assises nationales», rappelle le représentant.

En définitive, il convient de retenir l’image d’un homme intelligent, cultivé, d’un diplomate avisé et chevronné, d’un socialiste de conviction, d’un sportif par passion, reconnu par le mouvement sportif qui l’a immortalisé par le trophée qui porte son nom, bref d’un homme multidimensionnel doté d’un éclectisme et d’un humanisme avérés.

Homme ouvert à la modernité, il séduisait par le port vestimentaire et le verbe ciselé, tout en étant viscéralement incrusté à ses racines et valeurs rurales. Sa force résidait dans ce leadership collectif dont il avait le secret.

Que l’âme de Ousmane Tanor Dieng, repose en paix.

Étaient aussi présents à la cérémonie l’honorable député Nicholas Ndiaye de la LD, le Maire de Dakar Barthelemy Dias,  l’ancien président du groupe parlementaire libéral Doudou Wade, l’ex Premier Ministre Amadou Ba, l’ex Maire de Guédiawaye Aliou Sall entre autres personnalités présentes

À noter que dans la matinée des recitals de coran ont été organisés à la mosquée Omarienne, au domicile du défunt à la rue Calmette, au domicile de Serigne Maodo Sy Ibn Abdou Aziz Sy Dabakh, à la mosquée Mermoz, au domicile du défunt à Fann Résidence, à Mazalikoul Jinane, au Daara de Njool Fouta à Tivaouane entre autre lieux retenus. Le ministre Alioune Ndoye et le doyen Amadou Moustapha Diaw on conduit les différentes délégations pour les récitals de coran et les prières pour le repos de l’âme du défunt

Mariyama Tourè

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