mardi, septembre 8, 2026
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Concours d’agrégation du CAMES: Le Mesri appelle les nouveaux agrégés à relever le taux d’encadrement…

Par Pape Bakary DIATTA 

En présidant la cérémonie de clôture du Concours d’agrégation du CAMES au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre Moustapha Ndiekk Sarré a adressé un message fort aux nouveaux Maîtres de conférences agrégés.

Il les invite à assumer pleinement la « dignité professorale» et à s’engager dans le relèvement du taux d’encadrement, le développement du capital humain et la production de savoirs endogènes. Il a également encouragé les candidats non retenus, saluant leur contribution à la vitalité scientifique du continent.

La 22ᵉ édition du Concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES a connu son épilogue hier, après une semaine d’épreuves et de travaux académiques entamés lundi dernier. La cérémonie officielle de clôture a été présidée par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndiekk Sarré, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom.

Dans son allocution, le ministre Sarré a tenu à rendre hommage aux nouveaux Maîtres de conférences agrégés, rappelant l’importance du « sacerdoce professoral » qui accompagne leur accession à ce grade de prestige. « Après avoir fait briller vos différentes universités de rattachement et, à travers elles, vos pays respectifs, il vous reviendra de vous élever à la dignité professorale en acceptant le sacerdoce qui s’attache au prestige de votre rang », a-t-il déclaré, saluant leur mérite et la qualité scientifique de leurs travaux.

Le membre du gouvernement a ensuite décliné les exigences institutionnelles qui attendent désormais les lauréats. Il s’agit notamment du relèvement du taux d’encadrement de la recherche, de la participation active à la vie scientifique au sein de leurs établissements, mais aussi du développement du capital humain, essentiel à la transformation des systèmes éducatifs africains. Le ministre a également insisté sur la nécessité de produire des stratégies endogènes, fondées sur des contributions savantes capables de soutenir l’avènement de sociétés « plus justes et plus inclusives ».

S’adressant aux candidats non admis, Moustapha Ndiekk Sarré a tenu un discours d’encouragement, soulignant que leur engagement n’est en rien diminué par la décision des jurys. « Les doutes et la déception qui vous habitent aujourd’hui construiront vos succès futurs et ne dénient en rien votre place très honorable dans la communauté scientifique porteuse des ambitions transformationnelles de nos États », a-t-il assuré.

Le ministre a conclu en rappelant que de nombreux défis attendent désormais les nouveaux agrégés, devenus enseignants de rang magistral dans leurs universités respectives. Il les a invités à s’investir pleinement dans la mission de formation, de recherche et d’innovation qui caractérise le système d’enseignement supérieur africain, au cœur des ambitions du CAMES.

 

 

 

Festival des arts culinaires du Sénégal: l’ADEPME soutient l’entrepreneuriat féminin et la souveraineté alimentaire

Par Ch. Seck NDONG

La 4ᵉ édition du Festival des Arts Culinaires du Sénégal s’est tenue récemment à Dakar, sous le thème « Consommer local : une voie vers la souveraineté alimentaire ».

Organisée par la Plateforme des Femmes Entrepreneures pour le Développement et la Solidarité, cette manifestation a mis en avant la richesse du patrimoine culinaire sénégalais et le talent exceptionnel des femmes entrepreneures.

Le Directeur général de l’ADEPME, M. Alpha Thiam, a honoré l’événement de sa présence. Il a effectué une visite des stands pour échanger avec les exposantes, découvrir leurs produits et saluer la qualité remarquable de leur travail.

Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer l’engagement de l’ADEPME à soutenir l’entrepreneuriat féminin, à encourager la transformation locale et à promouvoir des initiatives qui contribuent à la souveraineté alimentaire du Sénégal.

À travers cette participation, l’ADEPME réitère sa volonté d’accompagner les femmes et les PME dans leur développement, leur visibilité et leur participation active à la dynamique économique nationale.

Le festival a été l’occasion de mettre en lumière les produits locaux et de sensibiliser les consommateurs à l’importance de consommer sénégalais pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

L’ADEPME continue ainsi de jouer son rôle d’accompagnement et de soutien aux acteurs économiques, en particulier les femmes et les PME, pour un développement économique durable et inclusif.

 

Quand la politique détourne le regard des urgences économiques- (Par Libasse Sow)

Du parti unique au multipartisme intégral, le Sénégal s’est forgé une réputation de vitrine démocratique en Afrique de l’Ouest. Longtemps salué pour sa stabilité, ce modèle montre aujourd’hui ses limites. Le pays compte 386 partis politiques, mais seuls 14 sont en règle. Cette inflation révèle la dérive d’un système pensé pour favoriser la pluralité, mais désormais affaibli par une dispersion excessive.

Loin de renforcer le débat démocratique, cette profusion nourrit une fragmentation politique qui pèse directement sur la gouvernance et, par extension, sur l’économie. De nombreuses formations ne reposent sur aucune ligne idéologique solide. Elles émergent autour d’intérêts personnels, de calculs électoraux ou d’alliances opportunistes, avant de disparaître une fois les scrutins passés. Cette volatilité engendre un coût politique, institutionnel et administratif bien réel.

Les conséquences sont visibles sur l’action publique. La multiplication des coalitions, la politisation croissante des institutions et les dépenses liées aux échéances électorales fragilisent la capacité de planification à long terme. Lorsque chaque décision devient un enjeu partisan, la continuité des politiques publiques est compromise et les stratégies de développement perdent en cohérence.

Ces dysfonctionnements finissent par affecter le climat économique. Les recompositions politiques permanentes entretiennent un climat d’incertitude peu favorable à l’investissement. Or, les entreprises, qu’elles soient locales ou étrangères, ont besoin de stabilité et de visibilité. La difficulté à mener des réformes structurelles dans la durée affaiblit la confiance et ralentit la dynamique économique.

La comparaison internationale met en évidence l’ampleur du phénomène. Aux États-Unis, deux grands partis structurent la vie politique d’un pays de plus de 341 millions d’habitants, soit un parti pour environ 170 millions de personnes. Au Sénégal, on compte un parti pour moins de 47 000 habitants. L’écart est frappant et interroge sur la soutenabilité du modèle actuel.

Cette situation s’explique aussi par une dimension sociétale. La politique est de plus en plus perçue comme un ascenseur social, un raccourci vers le pouvoir, les ressources ou la reconnaissance, au détriment de sa vocation première, qui est de porter une vision collective et de servir l’intérêt général.

Pendant ce temps, le feuilleton autour de la coalition présidentielle continue de monopoliser l’attention médiatique, fragilisant la sérénité du parti au pouvoir, alors même que la note souveraine du Sénégal poursuit sa dégradation. Cette focalisation sur les jeux d’alliances et les repositionnements détourne le débat public des véritables urgences, notamment économiques.

Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie, la pression sur les finances publiques et les inquiétudes des investisseurs, la logique commanderait un recentrement sur les priorités essentielles : relance de la croissance, maîtrise de l’endettement, création d’emplois et soutien au secteur productif. Des décisions claires et structurantes sont aujourd’hui nécessaires pour restaurer la confiance et redonner de la visibilité à l’économie nationale.

Rationaliser le paysage politique apparaît ainsi comme une nécessité, non seulement démocratique, mais aussi économique. Le renforcement des critères de représentativité, accompagné d’une plus grande transparence, pourrait contribuer à assainir le jeu politique, tout en libérant des marges pour l’action économique.

Le Sénégal ne manque ni de talents ni de projets. Pour que cette énergie porte pleinement ses fruits, la politique doit redevenir un espace de vision et de construction collective, plutôt qu’un champ fragmenté où les luttes de position finissent par étouffer l’élan économique du pays.

Libasse Sow – Économiste

4° colloque sur les MNT/ Omission ou exclusion d’une communication pourtant validée: une dérive grave

4° COLLOQUE SUR LES MALADIES NON TRANSMISSIBLES

Les 20 et 21 novembre 2024, s’est tenu à Dakar le 4°Colloque sur les Maladies Non Transmissibles.

Ainsi, je viens porter à la connaissance de l’opinion publique et de l’ensemble des organisations engagées dans la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), un incident à la fois regrettable et déplorable survenu dans le cadre de ce Colloque et qui porte atteinte à la transparence et à l’équité  de l’évènement.

Le 15 septembre 2025 à 20h 08, j’ai transmis, suite à l’annonce, ma proposition de communication.

Le 17 septembre 2025 à 14h 28, un accusé de réception, confirme la prise en charge de mon résumé.

Le 28 octobre 2025 à 10h 06, j’ai reçu la lettre n°00000246/MSHP/DGS/DLM/DLMNT en date du 27 octobre 2025, validant et acceptant formellement ma communication intitulée : « Prévention communautaire et rôle des déterminants sociaux : Implication des Praticiens de la Médecine Traditionnelle (PMT) dans la lutte contre les Maladies Non Transmissibles (MNT) ».

Par la suite, j’ai rempli et transmis le canevas de présentation au Comité scientifique, sans qu’aucun retour ou accusé de réception ne me soit notifié.

Face à ce silence incompréhensible et inexplicable, j’ai envoyé un message de relance à une semaine de l’événement. J’ai ensuite transmis le canevas rempli au Comité scientifique comme  exigé, sans qu’aucun accusé de réception ni commentaire ne me soit, encore une fois de plus, communiqué.

Or, à ma grande surprise, la veille du démarrage de l’activité, soit le 19 novembre 2025 à 21h 30, j’ai pu obtenir, par mes propres moyens, l’agenda final du Colloque où ma communication ne figurait pas.

Cette exclusion, sans justification et notification préalable, après acceptation et approbation de ma présentation, faite de manière aussi brutale, est aux antipodes des règles élémentaires de transparence et d’éthique.

Une telle attitude, venant d’un Comité qui se réclame de la rigueur scientifique, comparable à des procédés injustes et illégaux, est non seulement caractéristique d’un déficit de gouvernance mais aussi d’un manquement dans la gestion d’un évènement censé faire la promotion du savoir.

Accepter une communication, mobiliser l’auteur, puis l’exclure furtivement, relève de pratiques inélégantes  aux allures d’éviction délibérée. Cette attitude, porte atteinte à la cohérence et à la plausibilité du Comité scientifique, d’autant que toutes les étapes de validation avaient été franchies. Un Comité scientifique ne peut prendre de telles décisions sans justification écrite ni traçabilité  claire.

Aussi, je dénonce publiquement cet état de fait, à la fois arbitraire, inconvenant et incompatible aux principes et normes qui doivent gouverner de tels événements ou manifestations.

Les Colloques, au plan national et plus particulièrement au niveau du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, doivent obéir à plus de rigueur, de transparence et d’équité. En évinçant un intervenant validé, le Comité a engagé sa responsabilité et voit sa réputation ternie.

Enfin, si toutefois je constate que des éléments de ma communication / présentation ont été utilisés, repris ou intégrés dans les conclusions du Colloque sans mon accord préalable, je me réserverais le droit d’en tirer toutes les conséquences appropriées.

Alioune AW

Ancien Coordonnateur de la Cellule de Médecine Traditionnelle

Email : badou60@gmail.com

 

 

 

Festival de Grillades –Dakar: Plus de 150 plats au menu de la 2nd édition

Un rendez-vous culinaire pour célébrer la diversité et le savoir-faire des restaurateurs

C’est à Dakar, dans la capitale sénégalaise plus précisément à l’esplanade du grand théâtre que se tiendra la deuxième édition du festival de grillades. Plus de 150 plats seront concoctés pour le plus grand bonheur des invités à savoir les différentes nationalités qui sont attendues à ce grand rassemblement culinaire.

A l’occasion de la cérémonie de lancement de cet événement tenu le 20 novembre dernier, les organisateurs sont revenus sur l’importance de ce festival qui fera ressortir le savoir-faire des restaurateurs sénégalais entre autres en plus des artistes, animateurs qui y prendront part

Selon Thiaba Ndack Diop, chef du projet du festival qui ambitionne d’ancrer cette tradition à Dakar, ce événement est le fruit d’un partenariat solide entre Advantage Conseil, créateur du concept en Afrique de l’Ouest, et Thelma, qui a choisi d’en faire un rendez-vous incontournable, ici, au Sénégal après plus de 10 années de sursaut à Abidjan.

Revenant sur les diversités qui seront mises en exergue, Mme Diop a confié que le choix est porté sur la dibiterie très prisée au Sénégal, sans oublier les, poissons les poulets , la viande les fruits de mer de la pointe des almadies des restaurateurs comme Oulodjoum, Mama Africa, non sans citer les restaurants ivoiriens basés directement à Dakar et d’autres restaurateurs qui viendront d’autres pays.

L’organisatrice du festival a par ailleurs déclaré qu’il y’aura du chameau venu du Mali ajoutant que les restaurateurs de l’année dernière seront privilégiés en plus des nouveaux qui y participeront pour plus de diversités et au bonheur des invités.

« Nous espérons, dans les années à venir, continuer à en faire un grand rendez-vous national. Le Festival des grillages, c’est bien plus qu’un simple rendez-vous, c’est une célébration de notre culture, de nos restaurateurs et de notre art de vivre, et de ce que l’Afrique a de mieux à partager. Cette année encore, nous réunissons les meilleurs bienvenus, des artistes, des animations, et une ambiance festive pour deux jours inoubliables » a-t-elle expliqué.

Pour elle, cet événement doit s’inscrire dans la continuité et cette deuxième édition se faire sur 2 jours plus précisément les 29 et 30 novembre avec plus d’animation, plus de grillades et pour objectifs majeurs de rassembler et de rapprocher la communauté sénégalaise et ivoirienne, deux nations phares pour l’organisation de ce festival dont environs 18 000 participants sont attendus.
Aïssatou FAYE

Africa‑Europe Partnerships For Culture: L’UE et le Goethe‑ Institut unis pour la coopération culturelle

Par Mame Khady NDAO (avec En Relief)

Dakar, 18 novembre 2025– La cérémonie de lancement du projet AfricaEurope Partnerships for Culture s’est tenue ce mardi à la Place du Souvenir Africain, en présence des autorités sénégalaises, des représentants diplomatiques, des institutions culturelles et des artistes.

Au nom de l’Ambassadeur de l’Union européenne M. Amaury Hoste a prononcé un discours dans lequel il a réaffirmé l’engagement de l’UE à placer la culture au cœur de la coopération entre l’Afrique et l’Europe. « La culture est bien plus qu’un patrimoine, c’est un moteur de développement, un vecteur de paix et un espace de liberté », a-t-il déclaré, soulignant que le projet incarne un partenariat égalitaire où les savoirs circulent dans les deux sens.

Le projet, financé par l’UE et mis en œuvre par le Goethe‑ Institut Sénégal, couvre 15 pays d’Afrique de l’Ouest, organisés en six (6) clusters régionaux. Le Cluster Sénégal (Sénégal, Gambie, Guinée‑Bissau, Cap‑Vert) vise à renforcer les échanges culturels, les mobilités artistiques, les formations croisées et les productions collaboratives.

La Directrice du Goethe‑Institut Sénégal, Mme Stefanie Peter a, pour sa part, exprimé sa gratitude envers le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Sénégal et les partenaires institutionnels, insistant sur le rôle central des artistes et des acteurs culturels dans la réussite du programme.

En marge de la cérémonie, un panel sur l’internationalisation des festivals a réuni Daniel Gomes, président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, et Sahal Sarr, fondateur du festival Africa Cereau. Tous deux ont souligné l’importance de la structuration et de la formation pour les acteurs culturels, ainsi que la nécessité d’un accompagnement à long terme des bailleurs de fonds. Sahal Sarr a ajouté qu’une vision claire et un récit authentique sont essentiels pour se démarquer sur la scène internationale.

Le projet Africa‑Europe Partnerships for Culture s’inscrit ainsi dans une dynamique de coopération renforcée, visant à promouvoir la culture comme lien entre les peuples et catalyseur de développement durable.

À cette occasion, Marie‑Pierre Thiam, la coordinatrice du projet a indiqué qu’il s’agit de lancer un appel à candidatures destiné aux grands festivals qui pourront recevoir jusqu’à 100 000 € chacun. En parallèle, des petits festivals seront accompagnés, recevant des financements adaptés à leur activité ainsi que des formations (langues, structuration, éclairage, son, lumière) regroupées en « woke packages ».

Le projet prévoit aussi des bourses de mobilité pour les artistes, managers et techniciens souhaitant se former ou se produire en Europe ou en Afrique.

L’Union européenne insiste sur l’impact environnemental: utilisation de l’énergie solaire, réduction de la consommation électrique pendant les événements, et intégration de critères de genre et d’inclusion.

Selon Marie‑Pierre Thiam, l’objectif est double : élever les petits festivals en s’appuyant sur les grands, et internationaliser l’ensemble de l’offre culturelle ouest‑africaine.

Le président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, Daniel Gomes, a pour sa part souligné l’importance de la structuration et de la formation pour que les festivals deviennent des acteurs économiques durables, et a appelé les bailleurs à un accompagnement de 3 à 5 ans pour garantir la rentabilité des projets.

Sahad Sarr, fondateur du festival Africa Cereau, a insisté sur la nécessité de redéfinir ce qu’est un festival international : proposer un récit authentique, africain, tout en bénéficiant des outils techniques, financiers et des formations nécessaires.

Le projet devrait ainsi renforcer le secteur culturel ouest‑africain, favoriser la professionnalisation des acteurs et promouvoir la culture sénégalaise et africaine à l’international.

 

 

Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme: Un atelier régional pour renforcer la lutte à Fatick

Par Mohamadou SAGNE

La ville de Fatick a accueilli, mercredi 19 novembre 2025, un important atelier de sensibilisation consacré au dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FP).

Cette rencontre, présidée par la gouverneure Mme Ngoné Cissé, a réuni autorités administratives et judiciaires, forces de sécurité et de défense, services des douanes, élus locaux ainsi que de nombreux acteurs institutionnels et communautaires. Parmi les intervenants figurait le commissaire Moulaye Dicko, membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Il a présenté les grandes orientations du dispositif national et rappelé le rôle central de la CENTIF dans la détection, l’analyse et la transmission des informations relatives aux opérations suspectes.

Le commissaire-contrôleur des assurances au ministère des Finances et du Budget, M. Mor Ngom, également membre du Comité national de coordination, est revenu sur la portée de cette campagne de sensibilisation, récemment menée à Kaolack et à Fatick. Selon lui, cette initiative vise avant tout à « remobiliser les populations et l’ensemble des acteurs publics et privés autour de la lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive ».

Une campagne nationale en préparation de l’évaluation du GIABA

M. Ngom a rappelé que le Sénégal fera l’objet, en février 2026, d’une évaluation mutuelle conduite par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). « C’est dans le cadre de la préparation de cette évaluation que le Comité national de coordination a initié cette campagne, qui sera menée dans les 14 régions du pays», a-t-il précisé.

Interrogé sur la position actuelle du Sénégal, il a souligné que le risque lié au financement du terrorisme demeure « faible », tout en reconnaissant que le contexte régional — notamment la situation sécuritaire au Mali — impose une vigilance accrue. « Le risque zéro n’existe pas. Des mesures ont été prises pour contenir les menaces, et nous voulons ramener le niveau de risque à un seuil encore plus faible », a-t-il ajouté.

Mobiliser toutes les couches de la population

La campagne de sensibilisation vise également à renforcer l’implication des populations et des collectivités territoriales. « La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme doit être l’affaire de tous », a insisté M. Ngom. Les gouverneurs, préfets, sous-préfets, maires, représentants du secteur privé et leaders communautaires sont ainsi appelés à jouer un rôle actif dans la détection et la prévention des risques.

Le trafic de migrants et autres infractions graves a été également abordé. Une question d’ailleurs évoquée par la gouverneure de Fatick, M. Ngom qui a rappelé que ce phénomène, tout comme le trafic de drogue ou d’autres infractions graves, constitue une source potentielle de blanchiment. La CENTIF reçoit d’ailleurs régulièrement des déclarations d’opérations suspectes en lien avec ces activités.

Résultats de l’évaluation des risques et présentation de la plateforme E-DELTA

Les travaux ont également porté sur les résultats de l’Évaluation nationale des risques (ENR), comprenant l’analyse des enjeux régionaux, des vulnérabilités, des mesures d’atténuation ainsi que les obligations de déclaration. Les participants ont par ailleurs été initiés à l’utilisation de la plateforme numérique E-DELTA, destinée à faciliter la transmission sécurisée des déclarations de soupçon.

Cet atelier de Fatick marque une nouvelle étape dans la tournée nationale du comité de coordination, qui entend renforcer la résilience du pays face aux menaces financières et sécuritaires, tout en préparant efficacement l’évaluation de 2026.

 

Recherche académique: le Pr Hamidou Dathe plaide pour la liberté de la recherche fondamentale

Par Pape Bakary DIATTA

Dakar, Sénégal – Le Professeur Hamidou Dathe, Directeur général de la Recherche et de l’Innovation (DGRI) du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), a animé un panel lors de la 5e édition des Doctorales de l’École doctorale de Physique, Chimie, Sciences de la Terre et de l’Univers de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Intervenant sur le thème « Recherche doctorale et développement », le Pr Dathe a souligné l’importance de la recherche fondamentale : « La recherche académique n’a pas pour seule vocation de répondre directement aux défis immédiats de la société. Elle contribue avant tout au progrès global de la connaissance, qui, à long terme, nourrit l’innovation, éclaire les politiques publiques et transforme la société », a-t-il déclaré.

Selon lui, le chercheur n’est pas tenu de justifier instantanément l’utilité concrète de ses travaux: «Une partie essentielle de la recherche repose sur l’exploration, la curiosité scientifique et la construction de savoirs fondamentaux- qui deviennent, tôt ou tard, la base des grandes avancées technologiques, médicales ou sociales. En d’autres termes, toute recherche n’a pas besoin d’être immédiatement utile pour être profondément essentielle ».

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des discussions sur le rôle de la recherche doctorale dans le développement socio-économique du Sénégal, mettant en avant la nécessité de préserver un espace pour la recherche fondamentale tout en encourageant les synergies avec les secteurs productifs et les politiques publiques.

 

𝐅𝐞𝐬𝐭𝐢𝐯𝐚𝐥 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐭𝐬 𝐂𝐮𝐥𝐢𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥: 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐞𝐧 𝐢𝐦𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝟒ᵉ 𝐞́𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧…

L’ADEPME a eu le plaisir de participer à la 4ᵉ édition du Festival des Arts Culinaires du Sénégal, organisée par la Plateforme des Femmes Entrepreneures pour le Développement et la Solidarité.

Placée sous le thème « 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥 : 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 », cette édition a une fois de plus mis en avant la richesse du patrimoine culinaire sénégalais et le talent exceptionnel des femmes entrepreneures.

Le Directeur général de l’ADEPME, M. Alpha Thiam, a honoré l’événement de sa présence. Il a effectué une visite des stands afin d’échanger avec les exposantes, découvrir leurs produits et saluer la qualité remarquable de leur travail.

Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer l’engagement de l’ADEPME à 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐟𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧, 𝐚̀ 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 qui contribuent à la souveraineté alimentaire du Sénégal.

À travers ces moments de partage, l’ADEPME réitère sa volonté d’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐏𝐌𝐄 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞.

Lutte contre les flux illicites:, la CENTIF sensibilise, les acteurs de Saint-Louis

Saint-Louis a abrité, ce mercredi 19 novembre 2025, un atelier d’information et de sensibilisation sur le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale menée par le Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, sous l’égide de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

Lors de sa présentation, le directeur des enquêtes de la CENTIF, Madjibou Leye, a révélé qu’entre 2005 et 2025, la cellule a enregistré 4 934 déclarations d’opérations suspectes (DOS). Parmi celles-ci, 3 228 sont encore en cours de traitement. « 556 rapports ont été transmis à la justice et, rien qu’en 2024, 68 dossiers sont en cours d’investigation et 1 083 en phase de classement », a-t-il précisé.

«Cela reflète la taille du Sénégal et l’importance des flux financiers illicites qui font l’objet d’enquêtes. Les banques représentent 82,87 % de l’activité déclarative, ce qui n’est pas négligeable », a-t-il poursuivi.

Selon le directeur des enquêtes, le comité national de coordination a jugé nécessaire d’aller à la rencontre des acteurs sectoriels afin d’échanger avec eux et de les sensibiliser sur leurs obligations de vigilance et de déclaration, ainsi que sur l’ensemble des enjeux liés à cette problématique.

Le choix de la région de Saint-Louis s’explique, selon le commissaire Madjibou Leye, par sa position géographique stratégique, l’exploitation du gaz, son histoire culturelle et touristique, mais aussi son rôle de zone de départ pour les candidats à l’émigration irrégulière.

Présidant la rencontre, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Sidy Guissé Diongue, a souligné que cette tournée, qui couvre les 14 régions du Sénégal, vise à rapprocher l’action nationale des acteurs locaux, à échanger sur les risques propres à chaque territoire et à favoriser une appropriation collective des dispositifs de vigilance et de déclaration.

Il a salué le caractère inclusif de cette démarche, qui permettra aux opérateurs économiques, aux élus territoriaux et à l’ensemble des acteurs de mieux comprendre les enjeux liés à la transparence financière et au respect des obligations déclaratives.

Sidy Guissé Diongue a réaffirmé l’engagement total des autorités administratives, ainsi que des services régionaux et étatiques, à accompagner cette initiative nationale. « La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme est un enjeu de souveraineté et de sécurité nationale », a-t-il rappelé.

Il a enfin assuré de sa disponibilité à renforcer la coopération entre les services, à soutenir les actions de formation et de sensibilisation et à veiller à une bonne appropriation du dispositif par les acteurs publics et privés de la région Nord.

M. Diaw

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