Par Pape Bakary DIATTA
En présidant la cérémonie de clôture du Concours d’agrégation du CAMES au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, le ministre Moustapha Ndiekk Sarré a adressé un message fort aux nouveaux Maîtres de conférences agrégés.
Il les invite à assumer pleinement la « dignité professorale» et à s’engager dans le relèvement du taux d’encadrement, le développement du capital humain et la production de savoirs endogènes. Il a également encouragé les candidats non retenus, saluant leur contribution à la vitalité scientifique du continent.
La 22ᵉ édition du Concours d’agrégation en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion du CAMES a connu son épilogue hier, après une semaine d’épreuves et de travaux académiques entamés lundi dernier. La cérémonie officielle de clôture a été présidée par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et technique, Moustapha Ndiekk Sarré, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom.
Dans son allocution, le ministre Sarré a tenu à rendre hommage aux nouveaux Maîtres de conférences agrégés, rappelant l’importance du « sacerdoce professoral » qui accompagne leur accession à ce grade de prestige. « Après avoir fait briller vos différentes universités de rattachement et, à travers elles, vos pays respectifs, il vous reviendra de vous élever à la dignité professorale en acceptant le sacerdoce qui s’attache au prestige de votre rang », a-t-il déclaré, saluant leur mérite et la qualité scientifique de leurs travaux.
Le membre du gouvernement a ensuite décliné les exigences institutionnelles qui attendent désormais les lauréats. Il s’agit notamment du relèvement du taux d’encadrement de la recherche, de la participation active à la vie scientifique au sein de leurs établissements, mais aussi du développement du capital humain, essentiel à la transformation des systèmes éducatifs africains. Le ministre a également insisté sur la nécessité de produire des stratégies endogènes, fondées sur des contributions savantes capables de soutenir l’avènement de sociétés « plus justes et plus inclusives ».
S’adressant aux candidats non admis, Moustapha Ndiekk Sarré a tenu un discours d’encouragement, soulignant que leur engagement n’est en rien diminué par la décision des jurys. « Les doutes et la déception qui vous habitent aujourd’hui construiront vos succès futurs et ne dénient en rien votre place très honorable dans la communauté scientifique porteuse des ambitions transformationnelles de nos États », a-t-il assuré.
Le ministre a conclu en rappelant que de nombreux défis attendent désormais les nouveaux agrégés, devenus enseignants de rang magistral dans leurs universités respectives. Il les a invités à s’investir pleinement dans la mission de formation, de recherche et d’innovation qui caractérise le système d’enseignement supérieur africain, au cœur des ambitions du CAMES.





Le Directeur général de l’ADEPME, M. Alpha Thiam, a honoré l’événement de sa présence. Il a effectué une visite des stands pour échanger avec les exposantes, découvrir leurs produits et saluer la qualité remarquable de leur travail.
Le festival a été l’occasion de mettre en lumière les produits locaux et de sensibiliser les consommateurs à l’importance de consommer sénégalais pour renforcer la souveraineté alimentaire du pays.




Le projet, financé par l’UE et mis en œuvre par le Goethe‑ Institut Sénégal, couvre 15 pays d’Afrique de l’Ouest, organisés en six (6) clusters régionaux. Le Cluster Sénégal (Sénégal, Gambie, Guinée‑Bissau, Cap‑Vert) vise à renforcer les échanges culturels, les mobilités artistiques, les formations croisées et les productions collaboratives.
Le président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, Daniel Gomes, a pour sa part souligné l’importance de la structuration et de la formation pour que les festivals deviennent des acteurs économiques durables, et a appelé les bailleurs à un accompagnement de 3 à 5 ans pour garantir la rentabilité des projets.
Cette rencontre, présidée par la gouverneure Mme Ngoné Cissé, a réuni autorités administratives et judiciaires, forces de sécurité et de défense, services des douanes, élus locaux ainsi que de nombreux acteurs institutionnels et communautaires. Parmi les intervenants figurait le commissaire Moulaye Dicko, membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Il a présenté les grandes orientations du dispositif national et rappelé le rôle central de la CENTIF dans la détection, l’analyse et la transmission des informations relatives aux opérations suspectes.
Les travaux ont également porté sur les résultats de l’Évaluation nationale des risques (ENR), comprenant l’analyse des enjeux régionaux, des vulnérabilités, des mesures d’atténuation ainsi que les obligations de déclaration. Les participants ont par ailleurs été initiés à l’utilisation de la plateforme numérique E-DELTA, destinée à faciliter la transmission sécurisée des déclarations de soupçon.

Placée sous le thème « 𝐂𝐨𝐧𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥 : 𝐮𝐧𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 », cette édition a une fois de plus mis en avant la richesse du patrimoine culinaire sénégalais et le talent exceptionnel des femmes entrepreneures.
Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer l’engagement de l’ADEPME à 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥’𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐞𝐧𝐞𝐮𝐫𝐢𝐚𝐭 𝐟𝐞́𝐦𝐢𝐧𝐢𝐧, 𝐚̀ 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐢𝐭𝐢𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 qui contribuent à la souveraineté alimentaire du Sénégal.
Lors de sa présentation, le directeur des enquêtes de la CENTIF, Madjibou Leye, a révélé qu’entre 2005 et 2025, la cellule a enregistré 4 934 déclarations d’opérations suspectes (DOS). Parmi celles-ci, 3 228 sont encore en cours de traitement. « 556 rapports ont été transmis à la justice et, rien qu’en 2024, 68 dossiers sont en cours d’investigation et 1 083 en phase de classement », a-t-il précisé.
Il a salué le caractère inclusif de cette démarche, qui permettra aux opérateurs économiques, aux élus territoriaux et à l’ensemble des acteurs de mieux comprendre les enjeux liés à la transparence financière et au respect des obligations déclaratives.


