Par Ch. Seck NDONG
Le ministre sénégalais des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, et la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont ouvert, ce 18 novembre 2025, la rencontre ministérielle conjointe sur les marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar.
Dans son allocution, Dr Fatou Diouf a rappelé la profonde unité entre les deux pays : « Le Sénégal et le Mali sont un seul et même peuple, liés par l’histoire, la géographie et des familles qui se retrouvent de part et d’autre des frontières artificielles. » Elle a retracé le parcours historique de cette coopération, citant la Fédération du Mali et l’engagement commun pour l’intégration, malgré le choix du souverainisme à l’époque des indépendances.
Soulignant que le Mali, État sans littoral, bénéficie du droit d’accès à la mer et du droit de transit, elle a indiqué que près des deux tiers des échanges commerciaux maliens passent par le Sénégal, et que plus de 2 400 conteneurs maliens sont actuellement bloqués au port de Dakar, provoquant une congestion exceptionnelle.
La ministre a insisté sur la nécessité de solutions immédiates et durables : « Nous devons trouver une solution transitoire pour débloquer la situation, mais aussi une solution pérenne pour éviter que cela se reproduise. » Elle a mentionné les facteurs de sécurité, les problèmes de gabarit, les infrastructures et le rôle central du Port autonome de Dakar dans la chaîne logistique.
Elle a salué les instructions du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko pour renforcer la coopération bilinéaire et régionale, et a réaffirmé l’engagement personnel du gouvernement sénégalais à accompagner le Mali, avec le soutien des acteurs portuaires et des partenaires privés.
Enfin, Dr Fatou Diouf a invité l’ensemble des parties prenantes – administrations, secteur privé, transporteurs – à se serrer les coudes pour une gestion intégrée et efficace du corridor Dakar‑Bamako, gage de développement partagé.
La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, dans son discours, a d’abord exprimé la gratitude du gouvernement malien à son homologue sénégalais, saluant la fraternité et la solidarité entre les deux peuples. Elle a rappelé l’historique des relations entre le Mali et le Sénégal, fondées sur une communauté de destin et des valeurs partagées telles que la teranga sénégalaise et la jatigiya malienne.
Face à la congestion exceptionnelle du port de Dakar, qui affecte l’approvisionnement du Mali, la ministre a insisté sur la nécessité d’une action concertée : des mesures immédiates pour fluidifier l’évacuation des cargaisons, et des actions structurelles pour renforcer la gestion du corridor Dakar‑Bamako, notamment par la digitalisation des procédures et l’amélioration de la sécurité des itinéraires.
Rappelant que près de 60 % du commerce extérieur malien passe par ce corridor, elle a souligné que cette artère vitale symbolise l’interdépendance des deux économies et doit devenir un modèle de coopération régionale.
Mme Sissoko a également rendu hommage aux opérateurs économiques et chauffeurs des deux pays, tout en observant une minute de silence en mémoire des victimes de l’insécurité sur le corridor.
La rencontre, qui se tient sous le leadership des présidents Assimi Goïta et Bassirou Diomaye Faye, vise à instaurer une gouvernance partagée pour un corridor plus fluide, sécurisé et compétitif, au bénéfice des populations maliennes et sénégalaises. Elle se poursuivra avec les interventions des experts techniques et des représentants des deux délégations.








À cette occasion, Marie‑Pierre Thiam, la coordinatrice du projet a indiqué qu’il s’agit de lancer un appel à candidatures destiné aux grands festivals qui pourront recevoir jusqu’à 100 000 € chacun. En parallèle, des petits festivals seront accompagnés, recevant des financements adaptés à leur activité ainsi que des formations (langues, structuration, éclairage, son, lumière) regroupées en « woke packages ».
L’Union européenne insiste sur l’impact environnemental : utilisation de l’énergie solaire, réduction de la consommation électrique pendant les événements, et intégration de critères de genre et d’inclusion.
Sahad Sarr, fondateur du festival Africa Cereau, a insisté sur la nécessité de redéfinir ce qu’est un festival international : proposer un récit authentique, africain, tout en bénéficiant des outils techniques, financiers et des formations nécessaires.
Animé par le Pr Mamadou Ndiaye, Directeur du CESTI et Président du Réseau Théophraste, ainsi que Hamadou Tidiane Sy, Directeur fondateur d’E-jicom, le panel a donné lieu à des échanges riches et stratégiques sur l’avenir du journalisme à l’ère de l’IA. Les deux experts ont livré des analyses approfondies sur les transformations de la production de l’information, de la vérification des faits et des compétences professionnelles dans les rédactions.
Le Bureau de l’UPF-Sénégal, présidé par Adama Diouf Ly, a exprimé sa satisfaction quant à la diversité des participants. Parmi les personnalités présentes figurent plusieurs figures emblématiques de la profession :
Selon Daniel Ndecky, responsable du bureau régional de l’éducation et de l’information sanitaire et sociale, la journée a été « réussie » tant par la qualité de l’organisation que par la pertinence des échanges. Il a tenu à remercier l’ASAD, et particulièrement sa présidente, « dynamique et courageuse », pour son engagement constant. Les participants ont suivi avec attention l’exposé du Dr Samba Diouf, centré sur l’éducation thérapeutique, l’importance de l’activité physique, les bonnes pratiques alimentaires et l’hygiène de vie permettant de mieux prévenir ou contrôler le diabète.
Les interventions du Dr Safi, cardiologue, et du Dr Diouf ont révélé une situation inquiétante. Fatick figure parmi les régions les plus vulnérables aux maladies non transmissibles, notamment le diabète et l’hypertension. Les taux de prévalence y sont plus élevés que dans de nombreuses autres régions du pays.
Les acteurs de santé présents ont rappelé que le dépistage ne doit pas se limiter aux membres des associations. Les relais communautaires sont appelés à intégrer les maladies non transmissibles, dont le diabète dans leurs activités de proximité, notamment lors des campagnes de vaccination ou des interventions sanitaires courantes.





