mardi, septembre 8, 2026
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Rencontre Ministérielle – Mali/ Sénégal: Dr Fatou Diouf plaide pour une solution durable aux marchandises maliennes bloquées à Dakar

Par Ch. Seck NDONG

Le ministre sénégalais des Pêches et de l’Économie maritime, Dr Fatou Diouf, et la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko ont ouvert, ce 18 novembre 2025, la rencontre ministérielle conjointe sur les marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar.

Dans son allocution, Dr Fatou Diouf a rappelé la profonde unité entre les deux pays : « Le Sénégal et le Mali sont un seul et même peuple, liés par l’histoire, la géographie et des familles qui se retrouvent de part et d’autre des frontières artificielles. » Elle a retracé le parcours historique de cette coopération, citant la Fédération du Mali et l’engagement commun pour l’intégration, malgré le choix du souverainisme à l’époque des indépendances.

Soulignant que le Mali, État sans littoral, bénéficie du droit d’accès à la mer et du droit de transit, elle a indiqué que près des deux tiers des échanges commerciaux maliens passent par le Sénégal, et que plus de 2 400 conteneurs maliens sont actuellement bloqués au port de Dakar, provoquant une congestion exceptionnelle.

La ministre a insisté sur la nécessité de solutions immédiates et durables : « Nous devons trouver une solution transitoire pour débloquer la situation, mais aussi une solution pérenne pour éviter que cela se reproduise. » Elle a mentionné les facteurs de sécurité, les problèmes de gabarit, les infrastructures et le rôle central du Port autonome de Dakar dans la chaîne logistique.

Elle a salué les instructions du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko pour renforcer la coopération bilinéaire et régionale, et a réaffirmé l’engagement personnel du gouvernement sénégalais à accompagner le Mali, avec le soutien des acteurs portuaires et des partenaires privés.

Enfin, Dr Fatou Diouf a invité l’ensemble des parties prenantes – administrations, secteur privé, transporteurs – à se serrer les coudes pour une gestion intégrée et efficace du corridor Dakar‑Bamako, gage de développement partagé.

La ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, dans son discours, a d’abord exprimé la gratitude du gouvernement malien à son homologue sénégalais, saluant la fraternité et la solidarité entre les deux peuples. Elle a rappelé l’historique des relations entre le Mali et le Sénégal, fondées sur une communauté de destin et des valeurs partagées telles que la teranga sénégalaise et la jatigiya malienne.

Face à la congestion exceptionnelle du port de Dakar, qui affecte l’approvisionnement du Mali, la ministre a insisté sur la nécessité d’une action concertée : des mesures immédiates pour fluidifier l’évacuation des cargaisons, et des actions structurelles pour renforcer la gestion du corridor Dakar‑Bamako, notamment par la digitalisation des procédures et l’amélioration de la sécurité des itinéraires.

Rappelant que près de 60 % du commerce extérieur malien passe par ce corridor, elle a souligné que cette artère vitale symbolise l’interdépendance des deux économies et doit devenir un modèle de coopération régionale.

Mme Sissoko a également rendu hommage aux opérateurs économiques et chauffeurs des deux pays, tout en observant une minute de silence en mémoire des victimes de l’insécurité sur le corridor.

La rencontre, qui se tient sous le leadership des présidents Assimi Goïta et Bassirou Diomaye Faye, vise à instaurer une gouvernance partagée pour un corridor plus fluide, sécurisé et compétitif, au bénéfice des populations maliennes et sénégalaises. Elle se poursuivra avec les interventions des experts techniques et des représentants des deux délégations.

 

Recherche Académique: Le Pr Hamidou Dathe plaide pour la liberté de la recherche fondamentale

Dakar, Sénégal – Le Professeur Hamidou Dathe, Directeur général de la Recherche et de l’Innovation (DGRI) du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), a animé un panel lors de la 5e édition des Doctorales de l’École doctorale de Physique, Chimie, Sciences de la Terre et de l’Univers de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD).

Intervenant sur le thème « Recherche doctorale et développement », le Pr Dathe a souligné l’importance de la recherche fondamentale : « La recherche académique n’a pas pour seule vocation de répondre directement aux défis immédiats de la société. Elle contribue avant tout au progrès global de la connaissance, qui, à long terme, nourrit l’innovation, éclaire les politiques publiques et transforme la société », a-t-il déclaré.

Selon lui, le chercheur n’est pas tenu de justifier instantanément l’utilité concrète de ses travaux: «Une partie essentielle de la recherche repose sur l’exploration, la curiosité scientifique et la construction de savoirs fondamentaux — qui deviennent, tôt ou tard, la base des grandes avancées technologiques, médicales ou sociales. En d’autres termes, toute recherche n’a pas besoin d’être immédiatement utile pour être profondément essentielle ».

Cette intervention s’inscrit dans le cadre des discussions sur le rôle de la recherche doctorale dans le développement socio-économique du Sénégal, mettant en avant la nécessité de préserver un espace pour la recherche fondamentale tout en encourageant les synergies avec les secteurs productifs et les politiques publiques.

Par Pape Bakary DIATTA

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Football: Le Sénégal écrase le Kenya 8‑0 en amical à Antalya

Antalya, Turquie – Le match amical SénégalKenya, disputé ce mardi 18 novembre 2025 au Mardan Sport Complex, s’est achevé sur un score fleuve de 8 buts à 0 en faveur des Lions de la Teranga. Une démonstration de force et de réalisme qui vient effacer la première défaite subie il y a quelques semaines face au Brésil (20) et qui devrait redonner un sérieux coup de boost au moral de la sélection sénégalaise, en pleine préparation de la CAN Maroc 2025.

Un festival offensif

Le festival offensif a débuté dès la 9e minute lorsque Nicolas Jackson a ouvert le score sur une action individuelle. Le jeune attaquant n’a pas tardé à doubler la mise, inscrivant son premier doublé sous les couleurs nationales à la 14e minute. El H. Malick Diouf a enfoncé le clou à la 12e minute, marquant son tout premier but en équipe nationale.

Mais le véritable héros du jour a été Sadio Mané, auteur d’un triplé aux 17e, 30e et 34e minutes, dont un penalty obtenu par Ibrahima Mbaye. Ce dernier, titularisé pour la première fois, a lui‑même trouvé le chemin des filets à la 48e minute pour le septième but, après avoir délivré deux passes décisives. Enfin, Cherif Ndiaye a clôturé la fête à la 79e minute sur penalty, portant le score à 8‑0.

Une domination historique

Cette victoire s’inscrit dans une tendance largement favorable aux Lions. Sur les 11 confrontations entre le Sénégal et le Kenya (5 victoires, 1 nul, 4 défaites en matchs officiels, 2 amicaux), les Sénégalais n’ont jamais été mis en difficulté. Le score de 3‑0 est d’ailleurs récurrent dans leurs duels : CAN 1992, CAN 2004, CAN 2019, et aujourd’hui un 8‑0 qui restera dans les annales.

Un contexte particulier

Après une série de 26 matchs sans défaite, le Sénégal avait connu sa première défaite contre le Brésil (2‑0) le 20 juin 2023 à Lisbonne (4‑2). Le coach Pape Bouna Thiaw a donc saisi l’opportunité de ce match amical pour redonner confiance à ses troupes. Les nouvelles recrues Mamadou Sarr et Ibrahima Mbaye, tous deux titulaires, ainsi que Rassoul Ndiaye, entré en jeu pour sa deuxième sélection, ont répondu présent.

Le Vieux Supporter Sidy Malick Ndiaye s’est félicité de cette performance : « Cette victoire nette et sans bavure va à coup sûr remonter le moral aux Lions. Aimer son pays est une forme de croyance religieuse. Je continuerai de soutenir nos représentants partout où ils porteront haut l’étendard national ».

Perspectives

Prochaine échéance pour les Lions : la CAN 2025 au Maroc, du 27 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Une compétition pour laquelle le Sénégal, emmené par ses stars et désormais revigoré par ce succès, s’annonce déterminé à écrire un nouveau chapitre de son histoire footballistique.

Mariama Diaw Coordonnatrice de la CLAS: «Notre objectif c’est unir, renforcer et propulser les femmes dans les instances de décision»

C’est une lapalissade de le dire. Dans l’espace politique sénégalais, les femmes sont victimes de nombreuses injustices, de violences et d’inégalités. Elles participent aux mobilisations politiques, élisent les hommes, mais en fin de compte, elles sont laissées en marge. Leur présence dans les instances de décision est très minime. 

La plateforme dénommée conférence des leaders actives du Sénégal (CLAS) a été portée sur les fonds baptismaux. Elle a été officiellement lancée, hier, à Pikine. La cérémonie a réuni de nombreuses femmes. La CLAS est une initiative de femmes leaders, chefs de partis politiques et de mouvement. Selon les initiatrices, la CLAS est une réponse à l’injustice politique qui, trop souvent encore, réduit les femmes au rôle de mobilisatrices, de figurantes, de soutiens logistiques dans les partis politiques.

Aujourd’hui, les responsables de la conférence des leaders actives du Sénégal (CLAS) ne veulent pas que le scénario des élections législatives de novembre 2024 se reproduise. «Sur 41 listes électorales, aucune liste n’a été dirigée par une femme » a déploré Mariama Diaw, coordonnatrice de la conférence des leaders actives du Sénégal (CLAS). Selon la présidente du parti Alliance Républicaine pour un développement durable (ARD), leur objectif est d’unir, renforcer et propulser les femmes dans les instances de décision.

La CLAS est composée de 12 organisations de femmes chefs de partis et de filles leaders. « Nous sommes engagées dans une dynamique inclusive et audacieuse. Notre objectif est clair. C’est unir, renforcer et propulser les femmes dans les instances de décision au national comme territorial », a renseigné Mme Diaw. La CLAS veut mettre aussi fin aux violences basées sur le genre et faites aux femmes dans l’espace politique, qui empêchent les femmes de s’exprimer et de s’affirmer.

« La CLAS sera un cadre de réflexion sincère, sans complaisance ou nous ferons ensemble le diagnostic des forces et des faiblesses des femmes en politique », a soutenu Mariama Diaw. Parlant des élections à venir en 2027, les responsables de la conférence des leaders actives du Sénégal (CLAS) ont indiqué qu’elles participeront activement à ces joutes électorales.

« Nous travaillerons à développer des mécanismes de financement pour permettre aux femmes d’etre tete de liste aux élections locales et législatives, étant donné que nous sommes des actrices de développement très engagées auprès de nos communautés » ont-elles affirmé.

L’Association des juristes sénégalaises (AJS), le Conseil sénégalais des femmes (COSEF) et le groupe de recherche et d’appui-conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance (GRADEC) soutiennent la CLAS.

M Sarr (avec En Relief)

Afrique‑Europe Partnership for Culture: Un projet pour internationaliser les festivals ouest‑ africains

Par Mame Khady NDAO

Le projet AfriqueEurope Partnership for Culture est présenté hier à Dakar. Il s’agit d’une initiative financée par l’Union européenne. Le programme couvre l’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, la Gambie, la GuinéeBissau et le CapVert.

À cette occasion, Marie‑Pierre Thiam, la coordinatrice du projet a indiqué qu’il s’agit de lancer un appel à candidatures destiné aux grands festivals qui pourront recevoir jusqu’à 100 000 € chacun. En parallèle, des petits festivals seront accompagnés, recevant des financements adaptés à leur activité ainsi que des formations (langues, structuration, éclairage, son, lumière) regroupées en « woke packages ».

Le projet prévoit aussi des bourses de mobilité pour les artistes, managers et techniciens souhaitant se former ou se produire en Europe ou en Afrique.

L’Union européenne insiste sur l’impact environnemental : utilisation de l’énergie solaire, réduction de la consommation électrique pendant les événements, et intégration de critères de genre et d’inclusion.

Selon Marie‑Pierre Thiam, l’objectif est double : élever les petits festivals en s’appuyant sur les grands, et internationaliser l’ensemble de l’offre culturelle ouest‑africaine.

Le président de l’Association des métiers de la musique du Sénégal, Daniel Gomes, a pour sa part souligné l’importance de la structuration et de la formation pour que les festivals deviennent des acteurs économiques durables, et a appelé les bailleurs à un accompagnement de 3 à 5 ans pour garantir la rentabilité des projets.

Sahad Sarr, fondateur du festival Africa Cereau, a insisté sur la nécessité de redéfinir ce qu’est un festival international : proposer un récit authentique, africain, tout en bénéficiant des outils techniques, financiers et des formations nécessaires.

Le projet devrait ainsi renforcer le secteur culturel ouest‑africain, favoriser la professionnalisation des acteurs et promouvoir la culture sénégalaise et africaine à l’international.

 

L’UPF-Sénégal et l’IA: réflexion autour de l’impact croissant sur les médias

La section sénégalaise de l’Union de la Presse Francophone (UPF) a réussi une forte mobilisation ce samedi lors d’un panel consacré à l’intelligence artificielle (IA) et à son impact croissant sur les médias.

Organisée à la Maison de la Presse du Sénégal, la rencontre a réuni des journalistes, universitaires, professionnels de la communication et acteurs du numérique, venus réfléchir ensemble aux enjeux et opportunités de ces nouveaux outils technologiques.

Animé par le Pr Mamadou Ndiaye, Directeur du CESTI et Président du Réseau Théophraste, ainsi que Hamadou Tidiane Sy, Directeur fondateur d’E-jicom, le panel a donné lieu à des échanges riches et stratégiques sur l’avenir du journalisme à l’ère de l’IA. Les deux experts ont livré des analyses approfondies sur les transformations de la production de l’information, de la vérification des faits et des compétences professionnelles dans les rédactions.

La modération du débat a été assurée par le journaliste Mademba Ndiaye, dont la maîtrise du verbe et l’expérience ont permis de canaliser les différentes interventions dans une atmosphère vivante et collaborative.

Parrainée par le Directeur général de la Maison de la Presse, Sambou Biagui, cette journée scientifique a été saluée pour la qualité des idées partagées et pour l’esprit d’intelligence collective qui s’en est dégagé.

Une mobilisation des doyens et des jeunes reporters

Le Bureau de l’UPF-Sénégal, présidé par Adama Diouf Ly, a exprimé sa satisfaction quant à la diversité des participants. Parmi les personnalités présentes figurent plusieurs figures emblématiques de la profession :

Marieme Selly Kane (ancienne RTS), Abdoulaye Dabo, Ibrahim Bakhoum, Daha Ba, Mamadou Thior (Cored), Birame Faye (Panos), Diagne Mamadou (Convention des Jeunes Reporters du Sénégal), Abdoulaye Thiam, Ndeye Fatou Sy, Fanta Fifi Kanté, Marie Louise Diouma Faye, Medoune Ndiaye, Aminatou Diop, Ma Revue de Presse, Abdou Latif Ndiaye, Ramatoulaye Diallo, Maguette Kebe, Malamine Fernández, sans oublier Anne Marie Fall, qui a suivi la rencontre en ligne.

Pour leur engagement constant envers l’UPF-Sénégal, plusieurs consœurs et confrères ont reçu des diplômes d’honneur, célébrant ainsi leur contribution à l’animation et à la défense du secteur médiatique national.

Un thème qui façonne déjà l’avenir

En clôturant les travaux, les organisateurs ont rappelé l’importance pour les journalistes sénégalais de se former, de s’adapter et de travailler ensemble pour tirer le meilleur parti de l’IA, tout en préservant l’éthique, la qualité et l’intégrité de l’information.

 Ch. S. ND (avec En Relief)

Fatick célèbre la Journée nationale du Diabète: Une mobilisation remarquable pour la prévention

La région de Fatick a célébré, vendredi 14 novembre 2025, la Journée nationale du diabète. La cérémonie, organisée dans la salle de réunion du Conseil départemental, a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, M. Dominique Coumba Ndoffene Diouf, en présence du directeur régional de la santé, Dr Assane Ndiaye, de la présidente de l’Association des diabétiques (ASAD), Mme Seynabou Sow, ainsi que de nombreux acteurs institutionnels et sanitaires.

Une cérémonie saluée pour son organisation

Selon Daniel Ndecky, responsable du bureau régional de l’éducation et de l’information sanitaire et sociale, la journée a été « réussie » tant par la qualité de l’organisation que par la pertinence des échanges. Il a tenu à remercier l’ASAD, et particulièrement sa présidente, « dynamique et courageuse », pour son engagement constant. Les participants ont suivi avec attention l’exposé du Dr Samba Diouf, centré sur l’éducation thérapeutique, l’importance de l’activité physique, les bonnes pratiques alimentaires et l’hygiène de vie permettant de mieux prévenir ou contrôler le diabète.

M. Dominique Coumba Ndoffene Diouf, représentant du gouverneur, a souligné l’importance de cette journée, qu’il considère comme « une note d’espoir ». Il a insisté sur l’adoption d’une alimentation saine ainsi que sur la prévention, rappelant que « la maladie n’est pas une fatalité ».

Une situation régionale préoccupante

Les interventions du Dr Safi, cardiologue, et du Dr Diouf ont révélé une situation inquiétante. Fatick figure parmi les régions les plus vulnérables aux maladies non transmissibles, notamment le diabète et l’hypertension. Les taux de prévalence y sont plus élevés que dans de nombreuses autres régions du pays.

Ces résultats sont attribués en grande partie aux habitudes alimentaires locales. La consommation excessive de sel, de sucre et de matières grasses, mais aussi au manque d’information. « Les gens qui meurent du diabète sont souvent ceux qui ne connaissent pas la maladie », a rappelé M. Ndecky.

Un appel à la prévention et à la sensibilisation des jeunes

Face à ce constat, Daniel Ndecky appelle à diversifier les cibles des campagnes de sensibilisation. Pour lui, il est indispensable d’impliquer davantage les jeunes et de renforcer les actions dans les écoles afin d’en faire des relais au sein des familles. Il annonce déjà un projet de collaboration renforcée avec les établissements scolaires pour la prochaine édition par l’entremise de l’Inspection d’académie de Fatick.

Il a également interpellé les femmes, «nos mamans qui cuisinent », les encourageant à revoir les pratiques culinaires familiales: «Tout le problème vient de la façon dont on mange.»

Vers un dépistage plus large et mieux intégré

Les acteurs de santé présents ont rappelé que le dépistage ne doit pas se limiter aux membres des associations. Les relais communautaires sont appelés à intégrer les maladies non transmissibles, dont le diabète dans leurs activités de proximité, notamment lors des campagnes de vaccination ou des interventions sanitaires courantes.

Pour le responsable du bureau régional de l’éducation et de l’information sanitaire et sociale, « une meilleure coordination entre les hôpitaux, les districts sanitaires et les autorités régionales est indispensable pour infléchir la courbe de prévalence. Car, éviter le diabète, c’est mieux que de le prendre en charge ».

Une journée riche en enseignements

Les témoignages des patients ont profondément marqué l’assistance. Ils ont mis en lumière les défis quotidiens liés à la maladie, mais aussi les réussites permises grâce à la sensibilisation et au suivi médical.

La présidente de l’ASAD, Mme Seynabou Sow, ainsi que l’ensemble des membres de l’association, ont été chaleureusement félicités pour leur engagement. Cette journée de mobilisation, unanimement saluée, ouvre la voie à de nouvelles initiatives en matière de prévention et de lutte contre le diabète dans la région de Fatick.

Mohamadou SAGNE

Football: Le Sénégal s’incline 2-0, face au Brésil en amical

Les Lions du Sénégal ont concédé une défaite 2-0 face au Brésil en match amical, samedi 15 novembre 2025, à l’Emirates Stadium de Londres. Les buts ont été marqués par Estevado Willian à la 28e minute et Carlos Casemiro à la 38e minute, ce dernier but ayant été accordé par le VAR.

Cette défaite est la première concédée par l’entraîneur Pape Bouna Thiaw depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe nationale. Cependant, il n’y a pas lieu de s’alarmer, car le match était un amical et les Lions ont montré leur valeur face à une équipe brésilienne de haut niveau.

Il est à noter que les U17 du Sénégal avaient également été éliminés en 16e de finale de la Coupe du monde Qatar 2025, perdant 1-0 face à l’Ouganda.

Malgré ces résultats, le Sénégal reste confiant pour les prochains matchs, notamment le match contre le Kenya prévu le 18 novembre prochain à 15h GMT au Mardan Sport Complex d’Antalya en Turquie. Le soutien des supporters reste indéfectible pour les Lions, qui continueront à défendre les couleurs du Sénégal sur les terrains internationaux.

Le Vieux Supporter, Sidy Malick Ndiaye

Sénégal Brésil, les dessous de la débâcle: l’amateurisme au pouvoir, les contrecoups d’une contreperformance 

 La défaite enregistrée face au Brésil n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le cafouillage continue avec la nouvelle équipe de la FSF. Après avoir montré des signes de désorganisation lors de leur prise de fonction, voilà que l’on apprend que l’équipe nationale est arrivée au stade seulement quelques minutes avant le coup d’envoi contre le Brésil, en en parcourant tout Londres pendant 1heure 30 mn et sans escorte ! Pire encore l’équipe ne s’est pas entraînée la veille du match à l’Emirates Stadium, le stade d’Arsenal dans le nord de Londres, où devait se dérouler le match.

  Le Brésil a saisi cette opportunité pour prendre ses marques. Toutefois, il faut reconnaître que le Brésil n’est pas le Sénégal car il a à son palmarès 5 coupes du Monde, en plus Carlo Ancelotti n’est pas Pape Thiaw même si ce dernier a dénoncé ce manque de respect des organisateurs envers le Sénégal. ´Le technicien italien est un ancien international de football devenu entraîneur mondialement reconnu, réputé pour sa capacité d’adaptation tactique et ses nombreux succès, notamment un nombre record de cinq victoires en Ligue des champions.

Il est le seul entraîneur à avoir remporté les cinq grands championnats européens. Donc un seul coup fil lui donne cette opportunité de s’entraîner avec la Seleçao sur le terrain la veille du match, chose impossible pour nos dirigeants et le sélectionneur qui n’ont pas cet entregent pour décrocher ces privilèges. C’est un manque de professionnalisme flagrant qui sape la crédibilité et le standing de la sélection sénégalaise.

Mais ce n’est pas tout. À l’hôtel, c’était le laisser-aller total ! Les gens rentraient comme ils veulent dans les chambres, sans aucun contrôle. La sécurité était débordée, avec un seul agent de la BIP en la personne de Malou à Londres pour gérer 27 joueurs et un staff. C’était une véritable pagaille !

Et que dire de la présence de Khalilou Fadiga, qui aurait amené son influenceur dans la tanière pour prendre des images et des contenus qui auraient dû être réservés à la cellule de communication de la FSF. Cela traduit les conséquences de l’incompétence et un manque total de respect pour la cellule de communication et pour l’institution fédérale.

L’autre signe d’amateurisme est le fait d’organiser deux rencontres amicales dans deux pays différents en l’espace de trois jours. La rencontre face au Brésil à Londres et celle face au Kenya à Antalya (Turquie). Ainsi, les joueurs vont parcourir encore 2918 km pour jouer match amical. C’est déjà un défi en soi. Mais avec une pareille équipe fédérale, on se demande comment les joueurs sénégalais peuvent-ils récupérer après avoir joué un match plein face au Brésil. Avec l’option de jouer en Turquie après le match de Londres, les organismes risquent d’être éprouvés par les variations de l’altitude (de l’altitude zéro au niveau de la mer à près de 3 000 mètres dans les montagnes environnantes).

La nouvelle équipe fédérale doit penser à assainir l’environnement et sanctuariser le cadre de l’équipe pour éviter de grosses surprises lors de la CAN au Maroc. Le sélectionneur des Lions Papa Thiaw doit taper du poing sur la table et bunkeriser la tanière. La poigne d’Aliou Cissé, c’était sa force…

Aujourd’hui nous avons des dirigeants amateurs et des joueurs professionnels.  Il est temps de se réveiller et de prendre les choses en main. L’euphorie de l’élection de la FSF a trop duré. Les supporters et les amoureux du football sénégalais attendent mieux de la part de leurs dirigeants.

Sportivement !

M. J. DIOP

Analyste sportif

Administrateur Plateforme 

Club des Experts Sportifs

 

Relance des activités des femmes socialistes: Mme Aïda Sow Diawara exhorte à une mobilisation générale

Dakar, Colobane – 15 novembre 2025. Le Parti socialiste a renoué samedi avec ses rencontres de terrain par la relance de ses activités à la Maison du Parti Léopold Sédar Senghor. Devant des militantes venues en nombre, la vice-présidente du Mouvement national des femmes socialistes, Aïda Sow Diawara, a livré un discours empreint d’hommage, d’alerte et d’appel à l’action.

D’entrée, elle a salué la Secrétaire générale du parti, Aminata Mbengue Ndiaye, qualifiée de « pilier de continuité » pour avoir su préserver l’héritage du Parti socialiste. Elle a également remercié les responsables et militantes mobilisées pour cette reprise d’activités, rappelant que « l’histoire du Sénégal comme celle du Parti socialiste est indissociable de l’engagement des femmes ».

Hommage aux pionnières

Mme Sow Diawara a tenu à raviver la mémoire des figures féminines qui ont marqué la vie politique nationale. Parmi elles, Caroline Faye Diop, première femme députée et première femme ministre, Fatoumata Ka, modèle d’intégrité parlementaire, Adja Arame Diène, Aïssata Tall Sall, ainsi que de nombreuses autres militantes qui ont ouvert la voie à l’actuelle génération menée par Aminata Mbengue Ndiaye.

Ces femmes, a-t-elle rappelé, ont porté haut les valeurs de dignité, de solidarité et de justice sociale.

Inquiétudes face au recul démocratique

Au-delà des hommages, la vice-présidente du Mouvement des femmes socialistes a vivement alerté sur un recul démocratique qu’elle estime préoccupant : montée de l’autoritarisme, restriction des libertés publiques, effacement de voix politiques d’opposition. Elle a dénoncé en particulier la régression des droits des femmes, illustrée selon elle par leur faible représentation dans le nouveau gouvernement et par la disparition du mot « Femme » dans l’appellation du ministère qui leur était auparavant dédié.

Elle a également mis en lumière les profondes inégalités sociales, notamment dans les zones rurales où les femmes représentent 70 % de la population active agricole et effectuent plus de 80 % des travaux, mais ne détiennent que 2,7 % des titres fonciers. « Leur autonomisation reste entravée, tout comme leur résilience face aux défis climatiques », a-t-elle déploré.

Un appel à reconstruire un parti moderne et inclusif

Face à ces défis, Aïda Sow Diawara a plaidé pour une mobilisation accrue des femmes au sein d’un Parti socialiste qu’elle souhaite « modernisé, ouvert et en phase avec les aspirations de la jeunesse ». Selon elle, la relance du parti doit être « portée par les femmes», considérées comme son socle le plus robuste.

Elle a insisté sur la nécessité de préparer une nouvelle génération de militantes, capables d’affronter les enjeux contemporains avec audace. Mme Sow Diawara a également adressé ses remerciements aux responsables régionales et départementales des femmes socialistes, dont l’engagement discret mais essentiel a permis de maintenir vivantes les structures du parti.

«Relever le défi»

En conclusion, elle a exhorté les femmes socialistes à « relever le défi » dans un contexte national marqué par de fortes tensions sociales. Sous le leadership d’Aminata Mbengue Ndiaye, elle a appelé à poursuivre l’œuvre de transformation pour un Sénégal « juste, stable et inclusif », fidèle aux valeurs de justice sociale défendues depuis toujours par le Parti socialiste.

Par Mohamadou Sagne

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