lundi, septembre 7, 2026
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Maouloud 2026 à Nguekhokh: La nuit du Prophète Mohamed (PSL) célébrée dans la foi et la communion

Le Maouloud 2026 a été célébré dans la foi et la communion dans la ville de Nguékhokh. La grande famille Diallo, sise dans le quartier Ndalor, a été l’un des principaux points de convergence de centaines de fidèles venus célébrer l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (PSL).

Les fidèles, venus des quatre coins du Sénégal et de l’extérieur, ont pris part à ce Gamou de Nguékhokh initié par le patriarche El Hadj Hamidou Diallo il y a 26 ans.

Un appel à la méditation sur la vie du Prophète

Au cours de cette nuit du Prophète (PSL), l’initiateur El Hadj Hamidou Diallo a fait une brève apparition lors de la cérémonie pour saluer la mobilisation des fidèles musulmans. Il a insisté sur l’importance de cette nuit du Maouloud durant laquelle l’accent doit être mis uniquement sur la vie et l’œuvre du Prophète Mohamed (PSL).

D’une affaire de famille à un grand rendez-vous religieux

L’un de ses fils, Arona Diallo, a rappelé qu’au début le Gamou n’était qu’une affaire de famille. Mais au fil des années, il a pris de l’ampleur au point de devenir un grand rendez-vous de partage et de communion. «Ce Gamou célébré par la famille a un seul principe : accueillir tous les fidèles musulmans qui ne se rendent pas à Tivaouane ou dans les autres bastions religieux », a-t-il expliqué.

Arona Diallo a, en outre, rappelé le message que l’initiateur lance aux fidèles : l’amour porté au Prophète Mohamed (PSL) et le respect des recommandations divines.

Une organisation à la hauteur

Pour cette 26ᵉ édition du Gamou de la famille Diallo, rien n’a été négligé pour mettre les fidèles dans de bonnes conditions d’accueil et de recueillement.

La mobilisation et la ferveur qui ont marqué cette nuit témoignent de l’importance grandissante de ce rendez-vous religieux dans la cité de Nguékhokh.

Par Oumar Ngatty Ba

Coopération régionale: Diomaye Faye et Birame Diop face aux grands défis de la CEDEAO

Le président en exercice de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye, a reçu jeudi au Palais de la République le Général Birame Diop, président de la Commission de l’organisation sous-régionale. Au menu des échanges : l’ECO, les prélèvements communautaires, la libre circulation et la lutte contre le terrorisme. Une rencontre qui intervient à un moment charnière pour l’avenir de l’intégration ouest-africaine.

La CEDEAO veut accélérer. Et pour y parvenir, ses principaux responsables entendent remettre l’intégration régionale au cœur des priorités. C’est tout le sens de l’audience accordée ce jeudi par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au Général Birame Diop, président de la Commission de la CEDEAO.

Président en exercice de l’organisation, le chef de l’État sénégalais a échangé avec le Général Birame Diop sur les principaux dossiers qui conditionnent aujourd’hui l’avenir de la communauté ouest-africaine.

Au début de cette rencontre, le président de la Commission de la CEDEAO a tenu à remercier le chef de l’État pour la confiance placée en lui, ainsi que l’ensemble des dirigeants de l’organisation qui ont confirmé son choix à la tête de la Commission.

L’ECO, le dossier qui reste au cœur des ambitions

Parmi les sujets majeurs abordés figure le lancement de l’ECO, projet emblématique d’une intégration monétaire renforcée en Afrique de l’Ouest. La concrétisation de cette monnaie communautaire demeure l’un des grands chantiers de la CEDEAO, alors que la région reste confrontée à d’importants défis économiques et financiers.

Les discussions ont également porté sur le taux de versement des prélèvements communautaires, mécanisme essentiel au financement des politiques et programmes de l’organisation. La question est stratégique : sans ressources suffisantes et régulières, difficile pour la CEDEAO de donner corps à ses ambitions.

La libre circulation à l’épreuve des réalités

Autre priorité : la fluidification de la circulation des personnes et des biens. Un enjeu directement lié à la vitalité du commerce régional et à la consolidation du marché communautaire.

Dans un espace marqué par les échanges transfrontaliers, la réduction des obstacles à la mobilité apparaît comme un levier majeur pour renforcer l’intégration économique et rapprocher davantage les populations des États membres.

Le front sécuritaire en ligne de mire

La situation sécuritaire occupe également une place centrale dans les priorités de la CEDEAO. L’opérationnalisation de la brigade de lutte contre le terrorisme figure ainsi parmi les dossiers examinés lors de l’entretien.

Face à la persistance de la menace terroriste dans plusieurs zones de l’Afrique de l’Ouest, le renforcement de la coopération sécuritaire apparaît comme un impératif pour les États de la région.

Le président en exercice de la CEDEAO Bassirou Diomaye Faye et celui de la Commission, le Général Birame Diop, affichent ainsi une volonté commune de donner un nouvel élan aux mécanismes communautaires. Monnaie, financement, mobilité et sécurité : la CEDEAO joue désormais une partie décisive de son avenir.

Ch. S. NDONG (avec En Relief)

Élections Territoriales: Le FDR met la pression sur le gouvernement

Le Front pour la défense de la République (FDR) monte au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme de graves entorses au calendrier électoral. S’appuyant sur l’article 85 de la loi organique sur la Cour suprême, l’opposition demande au juge des référés de protéger le droit de vote et la sincérité du scrutin.

Le bras de fer autour des prochaines élections territoriales prend une nouvelle tournure. Le Front pour la défense de la République (FDR) a saisi la Cour suprême d’un recours distinct de celui introduit par le mouvement Ño Lank, pour contester, selon lui, les manquements du gouvernement aux prescriptions du Code électoral.

Dans une déclaration rendue publique jeudi 27 août, le FDR précise avoir fondé sa requête sur l’article 85 de la loi organique n°2017-09 relative à la Cour suprême. Une disposition qui permet au juge des référés d’intervenir lorsqu’une liberté fondamentale est gravement et manifestement atteinte par une autorité publique ou un organisme chargé d’un service public. Le juge dispose alors d’un délai de 48 heures pour statuer.

Pour le FDR, le dossier relève précisément de cette procédure. La coalition considère que le droit de vote constitue une liberté fondamentale, dont la sincérité du scrutin est une composante essentielle. Elle estime également que le calendrier électoral constitue une garantie institutionnelle indispensable à l’exercice effectif de ce droit.

Le calendrier électoral au cœur de la bataille

Le FDR pointe plusieurs échéances prévues par le Code électoral et estime que leur non-respect compromet la transparence du processus électoral.

Il rappelle notamment que le 17 janvier 2027 constitue la date limite pour la tenue des élections territoriales, conformément aux articles L.236 et L.269. Il évoque également le 20 août 2026, date limite qu’il rattache aux articles L.247 et L.282 pour la prise de l’arrêté ministériel fixant les cautions aux élections territoriales, après consultation des acteurs politiques.

Autre grief soulevé : la révision des listes électorales. Le FDR rappelle que les révisions ordinaires devaient démarrer le 1er février 2026 et que, dans l’hypothèse d’une élection générale prévue dans l’année, une révision exceptionnelle devait être déterminée.

À cela s’ajoute, selon les responsables du FDR, le droit reconnu aux partis légalement constitués de participer au contrôle du fichier électoral.

«Une liberté fondamentale gravement atteinte»

C’est sur cette accumulation de manquements allégués que le FDR fonde sa démarche judiciaire. Pour ses dirigeants, le refus du gouvernement de respecter plusieurs prescriptions du Code électoral constitue une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

La coalition va plus loin et soupçonne le pouvoir de vouloir retarder ou dissimuler les dates des prochaines élections territoriales. Elle établit un parallèle avec la crise du calendrier électoral de 2024, évoquant la décision du Conseil constitutionnel relative aux élections législatives. «Tous les citoyens doivent rester égaux devant la loi et connaître en même temps les dates des élections conformément à la loi», soutient le FDR.

En saisissant directement le juge des référés, le Front entend ainsi obtenir une clarification judiciaire sur le respect du calendrier électoral. Une bataille juridique qui pourrait peser lourd dans la préparation des prochaines élections territoriales.

À quelques mois de l’échéance annoncée du 17 janvier 2027, le calendrier électoral s’impose désormais comme un nouveau front de confrontation entre le gouvernement et l’opposition.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief) 

Commémoration de la Journée africaine de la Médecine traditionnelle, le 31 août: le paradoxe sénégalais

Au-delà de la célébration, l’enjeu est désormais de reconnaître les praticiens, protéger les savoirs et donner à la Médecine traditionnelle une véritable place dans notre système de santé.

Le 31 août prochain, l’Afrique célébrera la Journée africaine de la Médecine traditionnelle. Cette journée constitue un rendez-vous consacré à la reconnaissance, à la promotion et à l’intégration de la Médecine traditionnelle dans les systèmes de santé.

Pour le Sénégal, cette commémoration devrait être davantage qu’un moment de célébration. Elle devrait être l’occasion d’un examen lucide de notre situation et d’une question simple : quelle place voulons-nous réellement donner à la Médecine traditionnelle dans notre système de santé ?

La question est d’autant plus légitime que cette médecine constitue une réalité profondément enracinée dans nos communautés. Elle repose sur des savoirs, des pratiques et des connaissances transmis au fil des générations, ainsi que sur des praticiens présents au plus près des populations. Elle représente ainsi une composante importante de la santé communautaire et demeure, pour une partie de la population, une réalité concrète du recours aux soins.

Pourtant, le paradoxe demeure entier : nous célébrons la Médecine traditionnelle, nous valorisons sa pharmacopée, mais nous ne disposons toujours pas d’un cadre législatif spécifique consacré à l’exercice de cette médecine et à la reconnaissance pleine et entière de ses praticiens.

Un projet de loi relatif à l’exercice de la Médecine traditionnelle avait été adopté en Conseil des ministres le 31 mai 2017, après avis de la Cour suprême, puis transmis à l’Assemblée nationale. Neuf ans plus tard, son aboutissement législatif demeure attendu. Ce retard est difficilement compatible avec l’importance de cette médecine dans notre société et avec les évolutions enregistrées au niveau africain et sous-régional.

Une nouvelle opportunité se présente toutefois avec le processus de finalisation du Code de la Santé. En attendant l’aboutissement de la loi spécifique sur la Médecine traditionnelle, il serait souhaitable que ce nouveau Code consacre clairement les principes fondamentaux devant encadrer le secteur et l’exercice des Praticiens de Médecine traditionnelle (PMT). Une telle disposition ne saurait se substituer à une loi spécifique, mais elle permettrait de poser dès maintenant un premier socle juridique et de traduire une volonté politique claire.

Cette évolution est d’autant plus nécessaire que la dynamique régionale se poursuit. L’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) œuvre notamment au renforcement de la coopération et de l’harmonisation des politiques de santé dans l’espace communautaire. Le Sénégal ne peut plus rester en marge de cette dynamique.

Mais une clarification s’impose, car elle est fondamentale pour l’avenir du secteur : la pharmacopée ne saurait être confondue avec la Médecine traditionnelle.

La pharmacopée constitue une composante essentielle de la Médecine traditionnelle, mais elle n’en représente qu’un domaine. La Médecine traditionnelle englobe un ensemble plus vaste de connaissances, de savoirs, de pratiques et de méthodes thérapeutiques, dont les PMT sont les détenteurs et les acteurs.

Cette distinction n’est pas une question de vocabulaire. Elle touche directement à l’avenir de la profession.

La loi n° 2023-06 du 13 juin 2023 relative aux médicaments, aux autres produits de santé et à la pharmacie constitue un texte important pour la réglementation des médicaments, des produits de santé et des activités relevant de ce champ. Mais il faut être particulièrement vigilant : réglementer la pharmacopée et les produits qui en sont issus ne revient pas à réglementer la profession de Praticien de Médecine traditionnelle.

La valorisation de la pharmacopée est nécessaire. Elle doit être poursuivie dans un cadre scientifique, sanitaire et économique approprié. Mais elle ne saurait se substituer à la reconnaissance des praticiens, à l’encadrement de leur exercice, à leur identification, à leur formation et à la protection des savoirs dont ils sont les dépositaires.

Faute d’une telle distinction, le risque serait de réduire progressivement la Médecine traditionnelle à ses seuls produits. Ce serait une profonde dénaturation de son essence et, à terme, un risque réel de marginalisation progressive de la profession et d’érosion de sa transmission.

Les PMT ne sont pas de simples détenteurs de recettes. Ils sont les dépositaires de savoirs et de pratiques transmis au fil des générations, et des acteurs implantés au cœur des communautés. Leur reconnaissance et leur encadrement répondent donc autant à un impératif de protection des populations qu’à une exigence de préservation et de transmission de notre patrimoine thérapeutique.

Cette dimension prend une importance particulière dans le cadre de la santé communautaire et de l’approche One Health. La Médecine traditionnelle est implantée au plus près des réalités locales. Dans un cadre organisé, sécurisé et clairement défini, les PMT peuvent contribuer à la sensibilisation, à l’orientation et au référencement des patients, mais également à la surveillance communautaire des maladies chroniques et à potentiel épidémique, en complémentarité avec les professionnels et les structures de santé.

L’approche One Health, fondée sur l’interdépendance entre santé humaine, santé animale et environnement, invite précisément à dépasser les cloisonnements. Elle suppose de mobiliser, de manière coordonnée, des compétences et des acteurs divers.

Dans cette perspective, laisser les PMT dans un cadre juridique et institutionnel aussi insuffisamment défini revient aussi à se priver d’un potentiel important de la santé communautaire.

Mais au-delà de la question juridique et institutionnelle, c’est aussi la faible présence de la Médecine traditionnelle dans le débat national de santé qui interpelle. Alors même que les politiques publiques accordent une place croissante à la prévention, à la santé communautaire et à la souveraineté sanitaire, les questions relatives aux PMT, à leur statut, à leur contribution potentielle et à leur articulation avec le système de santé restent encore insuffisamment présentes dans les grands débats et les processus de réforme.

Cette relative marginalisation du sujet pose question : comment construire un système de santé véritablement inclusif en laissant à la périphérie une réalité qui demeure, pour une partie importante de la population, un recours de premier niveau ?

Il ne s’agit évidemment pas de substituer la Médecine traditionnelle à la médecine conventionnelle. Il s’agit de construire une complémentarité organisée, fondée sur la sécurité, la qualité, l’éthique, la formation, la recherche et la protection des populations.

Cette ambition suppose également de revoir notre architecture institutionnelle.

La structure actuellement chargée de la Médecine traditionnelle au sein du ministère de la Santé a joué un rôle important dans la construction progressive de la reconnaissance institutionnelle du secteur. L’évolution d’un Bureau vers une Division, puis vers une Cellule, témoigne de cette prise en compte progressive par les pouvoirs publics.

Mais cette structure a aujourd’hui atteint ses limites objectives. L’ampleur des enjeux scientifiques, sanitaires, économiques, culturels et environnementaux dépasse désormais les capacités d’une structure dont le niveau institutionnel et les moyens ne correspondent plus aux ambitions d’une véritable politique nationale de Médecine traditionnelle.

Il devient donc nécessaire de franchir une nouvelle étape avec la création d’une structure nationale autonome, dotée d’une réelle capacité juridique, administrative et opérationnelle, conçue selon une approche pluridisciplinaire et multisectorielle.

Une telle structure devrait associer, autour d’une vision commune, les secteurs de la santé, de la recherche et de l’enseignement supérieur, de l’environnement, de l’agriculture, de l’industrie, de la culture et de la propriété intellectuelle, ainsi que les PMT eux-mêmes. Elle devrait notamment coordonner la réglementation, l’identification et la certification des praticiens, la recherche, la formation, la protection des savoirs, la valorisation de la pharmacopée et l’intégration pertinente des PMT dans la santé communautaire. La représentation formelle de la Fédération Nationale des Praticiens de la Médecine Traditionnelle du Sénégal (FNPMT) dans ce dispositif constituerait, à cet égard, un gage de légitimité et d’efficacité.

Le Sénégal ne manque donc ni de praticiens, ni de savoirs, ni de ressources naturelles, ni d’expertise. Il dispose également d’organisations professionnelles structurées et d’une expérience institutionnelle accumulée. Il dispose même d’un projet de loi consacré à l’exercice de la Médecine traditionnelle.

Ce qui manque désormais, c’est une décision politique à la hauteur de l’enjeu.

Car le vide juridique ne pénalise pas seulement les praticiens sérieux. Il fragilise également la protection des populations en rendant plus difficile l’identification des véritables praticiens, l’encadrement de leurs pratiques, la lutte contre les abus et l’organisation d’une collaboration sécurisée avec le système de santé.

Il fragilise aussi la protection de nos savoirs traditionnels, alors que leur valorisation scientifique et économique constitue un enjeu de souveraineté. La pharmacopée doit pouvoir être étudiée, documentée, valorisée et développée, dans le respect des savoirs et des communautés qui en sont les dépositaires.

Le 31 août 2026 ne devrait donc pas être une journée supplémentaire de commémoration.

Elle devrait être une journée de décision et d’engagement.

Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les Parlementaires : le moment est venu de donner à la Médecine traditionnelle le cadre juridique et institutionnel qu’exige son importance.

Il faut reconnaître les PMT, encadrer leur exercice, protéger les populations et les savoirs, renforcer la recherche, valoriser la pharmacopée sans réduire la Médecine traditionnelle à celle-ci, et donner à la santé communautaire tous les moyens de tirer parti des ressources disponibles dans nos territoires.

L’Afrique célébrera sa Médecine traditionnelle le 31 août. Puisse cette célébration être, pour le Sénégal, non seulement celle d’un patrimoine que nous revendiquons, mais aussi le point de départ d’une politique que nous aurons enfin décidé de construire.

 

Alioune AW

Ancien Coordonnateur de la Cellule de Médecine Traditionnelle

Keur Massar Nord

Email : badou60@gmail.com

Accès à l’eau potable à Ndiagne: Le nouveau forage sera inauguré en novembre 2026

Louga – L’accès à l’eau potable connaît une avancée significative dans la commune de Ndiagne, dans le département de Louga. Le président d’Afrique Chez Vous, Issa Diagne, s’est rendu sur le chantier du nouveau forage afin de constater l’état d’avancement des travaux.

Sur place, Issa Diagne a salué le bon déroulement du chantier et le respect du calendrier établi. Selon lui, les travaux avancent conformément aux prévisions, ouvrant la voie à une inauguration officielle prévue en novembre 2026.

Ce projet constitue une réponse importante aux besoins des populations locales en matière d’accès à l’eau potable. Il s’inscrit dans une dynamique de coopération décentralisée visant à accompagner durablement les collectivités territoriales sénégalaises dans la réalisation d’infrastructures essentielles.

La réalisation de ce forage repose sur un partenariat entre plusieurs acteurs institutionnels et techniques, notamment l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, Limoges Métropole, le Syndicat d’Eaux Vienne Briance Gorre et la société Faure Équipement.

Pour le président d’Afrique Chez Vous, cette initiative illustre l’importance des partenariats entre collectivités et organisations engagées dans le développement local. L’objectif est de contribuer à améliorer durablement les conditions de vie des populations, notamment à travers un meilleur accès à une ressource aussi essentielle que l’eau.

Aux côtés de la commune de Ndiagne, les différents partenaires entendent ainsi concrétiser une action durable en faveur de l’accès à l’eau potable, considéré comme un levier majeur de santé publique et de développement économique et social.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant à Louga

 

Gamou 2026 de Medina Baye: 164 enfants égarés réunifiés à leurs familles et un appel à renforcer la prévention

À l’issue du dispositif mis en place à l’occasion du Gamou de Médina Baye, le bilan de la prise en charge des enfants égarés est jugé «particulièrement satisfaisant» par les services de protection de l’enfance.

Selon Ndèye Maïmouna Ndiaye, inspectrice régionale de l’éducation et de la protection sociale de Kaolack, 164 enfants égarés ont été accueillis, protégés et accompagnés avant d’être réunifiés avec leurs familles.

Un résultat rendu possible grâce à la mobilisation et à la coordination de l’ensemble des acteurs impliqués.« Le bilan est particulièrement satisfaisant. Nous avons pu accueillir, protéger et réunifier 164 enfants avec leurs familles », a-t-elle indiqué, saluant la synergie d’action entre les différents intervenants.

La responsable a notamment mis en avant la cohésion, la participation et l’engagement des acteurs du Comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Kaolack, ainsi que la mobilisation de la communauté.

Des améliorations envisagées pour les prochaines éditions

Malgré ce bilan positif, les acteurs de la protection de l’enfance entendent tirer les enseignements de cette expérience afin de renforcer le dispositif lors des prochaines éditions du Gamou. «Toute œuvre humaine n’est pas parfaite. Il y a toujours des choses à parfaire », a-t-elle souligné.

Les perspectives portent notamment sur l’amélioration du cadre d’accueil, le renforcement des conditions de prise en charge et l’amélioration de l’accompagnement social des enfants égarés.

La vigilance des parents vivement recommandée

Face à la forte affluence enregistrée dans la cité religieuse durant le Gamou, l’Inspectrice a également appelé les familles à redoubler de vigilance. Elle invite les parents à veiller constamment à la sécurité de leurs enfants, particulièrement dans les lieux caractérisés par une forte concentration humaine.

Selon elle, la prévention demeure le meilleur moyen d’éviter les situations d’égarement. « L’idéal, c’est que ces postes avancés n’existent pas, parce que cela voudrait dire qu’aucun enfant ne s’est égaré », a-t-elle expliqué.

La sensibilisation des familles reste ainsi un axe majeur du travail des services de protection de l’enfance. Les acteurs entendent poursuivre les actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès des autorités et des communautés, notamment sur les questions liées à la négligence et à la protection des enfants.

À Médina Baye, le dispositif de prise en charge des enfants égarés constitue ainsi un maillon essentiel du système de protection déployé pendant le Gamou. Le bilan de l’édition 2026 encourage les acteurs à consolider davantage ce mécanisme lors des prochaines éditions.

Mouhamed Moustapha Camara, correspondant à Kaolack

Mouhamadou Makhtar Cissé: «Préserver le vivre-ensemble dans le strict respect des lois et règlements»

GAMOU 2026 – TIVAOUANE

À l’occasion de la cérémonie officielle du Gamou 2026, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a placé son intervention sous le signe de la paix, de la sécurité, du vivre-ensemble et de la préservation de l’héritage de Seydi El Hadji Malick Sy. Un message qui fait écho au thème de cette édition : «Ensemble, pensons et agissons par le verbe de l’Unicité (Tawhid)».

Tivaouane a vibré au rythme du Mawlid à l’occasion de la cérémonie officielle du Gamou 2026. L’événement a réuni autorités administratives et territoriales, dignitaires religieux, représentants des familles religieuses, membres du corps diplomatique ainsi que de nombreuses délégations venues du Sénégal et de l’étranger.

Prenant la parole au nom de l’État, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, a livré un message articulé autour des grands défis auxquels le Sénégal est confronté. Il a notamment insisté sur la nécessité de concilier développement économique, sécurité, respect des lois et préservation du vivre-ensemble, dans un contexte où la cohésion nationale demeure un enjeu majeur.

Vivre ensemble, mais dans le respect des règles

Pour le ministre, l’hospitalité et le vivre-ensemble, valeurs profondément ancrées dans la société sénégalaise, doivent s’exercer dans le strict respect des lois et règlements. Une exigence qu’il présente comme indispensable à la stabilité du pays et à la préservation de la paix sociale.

Son intervention s’inscrit ainsi dans le prolongement du message porté par les autorités religieuses de Tivaouane : faire de la spiritualité un facteur de paix, d’unité et de responsabilité collective.

L’héritage de Seydi El Hadji Malick Sy, une école pour les générations futures

Mouhamadou Makhtar Cissé a également mis en relief la portée de l’héritage laissé par Seydi El Hadji Malick Sy, notamment dans les domaines de l’éducation, de la formation et de la transmission du savoir.

Il a appelé à préserver et à valoriser ce patrimoine auprès des générations futures, considérant que l’œuvre du vénéré guide de Tivaouane constitue une référence majeure pour bâtir une société fondée sur le savoir, la discipline, la solidarité et la responsabilité.

Le Tawhid comme socle de l’unité nationale

En cohérence avec le thème du Gamou 2026, le ministre a enfin insisté sur la nécessité de consolider la paix, l’unité, le dialogue et la cohésion nationale.

Le thème de cette édition, «Ensemble, pensons et agissons par le verbe de l’Unicité (Tawhid)», donne ainsi une dimension particulière à la rencontre. Au-delà de sa portée religieuse, il porte un appel à l’unité et à la responsabilité dans l’espace public.

La cérémonie officielle a par ailleurs confirmé le rayonnement international du Gamou de Tivaouane, avec la présence de délégations étrangères, notamment du Maroc, ainsi que de représentants venus de plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.

Dans son discours d’ouverture, Serigne Abdoul Hamid Sy Al Amine, président de la Cellule Zawiya Tidiane et responsable de l’animation scientifique et de la communication du Gamou, avait rappelé que le Mawlid constitue une véritable école de vie, invitant les fidèles à traduire les enseignements du Prophète Mohamed (PSL) dans leurs comportements quotidiens.

À Tivaouane, le Gamou 2026 aura donc été marqué par un message central : faire de la foi, du savoir, du respect des règles et du dialogue les ressorts d’un Sénégal plus uni et plus solidaire.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Crédits spéciaux / Décision N°7/C/2026: Le Conseil constitutionnel déclare irrecevable la proposition de loi n°36/26

Saisi par le Premier ministre, le Conseil constitutionnel a tranché. Dans sa décision rendue ce 25 août 2026, la haute juridiction déclare irrecevable la proposition de loi n°36/26 relative au régime juridique des crédits spéciaux. En cause : une intervention du législateur ordinaire dans des matières relevant de la loi organique relative aux lois de finances et du pouvoir réglementaire.

Le bras de fer autour des « crédits spéciaux » connaît un tournant juridique majeur. Le Conseil constitutionnel a déclaré irrecevable, dans son intégralité, la proposition de loi n°36/26 relative au régime juridique des crédits spéciaux.

La décision, référencée n°7/C/2026, a été rendue à l’issue de la séance du 25 août 2026, après saisine du Conseil par le Premier ministre le 18 août. Le chef du Gouvernement demandait aux « Sages » de se prononcer sur le caractère réglementaire de certaines dispositions du texte et, par conséquent, sur son irrecevabilité.

Une compétence du législateur organique

Au cœur de l’argumentation du Conseil constitutionnel figure la délimitation entre le domaine de la loi et celui du règlement.

Dans sa décision, la haute juridiction rappelle que la Constitution réserve à la loi organique relative aux lois de finances la détermination des règles essentielles concernant les crédits budgétaires. Elle considère notamment que le législateur ordinaire ne peut instituer une catégorie autonome de crédits publics ni en définir le régime juridique.

Or, après examen de la proposition de loi, le Conseil relève que celle-ci ne se limitait pas à préciser les modalités d’exécution des crédits spéciaux. Elle en définissait également la notion, l’objet ainsi que le régime juridique.

Pour les « Sages », le législateur ordinaire est ainsi intervenu dans une matière que la Constitution a confiée au législateur organique.

Le pouvoir réglementaire également en cause

Le Conseil constitutionnel ne s’arrête pas là. Il estime que plusieurs dispositions des articles 3 et 4 de la proposition de loi fixaient des règles relatives à l’exécution des crédits spéciaux, notamment en matière d’engagement, de liquidation, d’ordonnancement, de paiement, de justification et de contrôle.

Des règles qui, selon la décision, relèvent du pouvoir réglementaire, en application notamment de la loi organique relative aux lois de finances.

Autrement dit, le texte adopté par l’Assemblée nationale aurait franchi deux frontières : celle du domaine réservé à la loi organique et celle relevant du pouvoir réglementaire.

Une irrecevabilité qui emporte tout le texte

Le Conseil constitutionnel estime par ailleurs que les dispositions contestées ne sont pas autonomes par rapport au reste de la proposition de loi. Elles sont donc considérées comme inséparables de l’ensemble du texte.

Conséquence : ce n’est pas seulement quelques articles qui sont écartés. C’est toute la proposition de loi n°36/26 qui est déclarée irrecevable.

Dans son dispositif, le Conseil constitutionnel décide ainsi : « La proposition de loi n°36/26 relative au régime juridique des crédits spéciaux est irrecevable. »

Un revers juridique pour le texte adopté par l’Assemblée nationale

La décision constitue un sérieux coup d’arrêt à l’initiative parlementaire sur les crédits spéciaux. Elle rappelle surtout les limites constitutionnelles qui encadrent l’intervention du législateur dans le domaine budgétaire.

Le Conseil constitutionnel, présidé par Ousmane Diagne, a rendu sa décision en présence de la vice-présidente Aminata Ly Ndiaye et des membres Youssoupha Diaw Mbodj, Awa Dièye, Cheikh Ndiaye, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly et Mouhamadou Bachirou Sèye.

La décision sera publiée au Journal officiel de la République du Sénégal.

En clair : la proposition de loi sur les crédits spéciaux ne pourra pas prospérer dans sa forme actuelle. Le Conseil constitutionnel vient de rappeler, avec force, que la compétence budgétaire est strictement encadrée par la Constitution et les lois organiques.

Par Ch. S. NDONG (avec En Relief)

Cheikh Tidiane Sy, Al Maktoum: Un homme multidimensionnel

Cheikh Ahmed Tidiane Sy dit Al-Maktoum ou Al-Makhtoum (1925 -2017) était un industriel et religieux musulman sénégalais, Khalife de Serigne Babacar Sy (RTA) de la confrérie Tidiane de Tivaouane.

Ancien ambassadeur du Sénégal en Egypte, après l’indépendance, il fut responsable d’un parti politique face aux socialistes. Un homme très écouté pendant ses sorties dans les grandes rencontres à travers le pays et dans le monde des religieux et intellectuels.

Dès 1950, afin de répondre aux aspirations d’une nouvelle jeunesse musulmane intellectuelle, il créa la première association culturelle islamique du Sénégal dénommée « Causerie musulmane instructive » et lança en même temps le journal L’Islam éternel.

Plus tard, durant la grève de 1968, devant l’absence des forces de l’ordre à assurer la sécurité des pèlerins lors de la célébration du Mawloud (naissance du prophète Mahomed) dans la ville sainte de Tivaouane, Serigne Cheikh initia la mise sur pied d’un comité d’organisation de l’évènement dénommé COSKAS (Comité d’organisation au service du Khalife Ababacar Sy). Il en confiera la gestion à son jeune frère Serigne Abdoul Aziz Sy. Cette structure continue d’ailleurs de conduire cette mission jusqu’à ce jour.

Guide des Mourtarchidines

Il est le guide spirituel du Dahiratoul Moustarchidina wal Moustarchidaty (cercle des hommes et des femmes à la quête de la bonne direction), dont un de ses fils, Cheikh Mouhamadou Moustapha Sy est le Responsable moral.

S’il est considéré comme religieux, c’est certainement en raison de ses origines familiales puisqu’il est le fils du khalife de la Tidiania Serigne Babacar Sy.

Serigne Cheikh s’intéressa très vite à différents intellectuels et s’affranchit du conservatisme en s’inscrivant comme un homme d’ouverture. Il est ainsi plutôt qualifié d’universaliste, car ayant été à la fois homme de culture, fondateur d’un des tout premiers partis politiques du Sénégal (PSS), industriel, diplomate et très grand mécène.

Par sa mère, il est descendant de l’Almamy du Saloum, Maba Diakhou Ba, de Maad a Sinig Coumba Noffène Diouf et est le petit-fils d’El Hadji Abdoul Hamid Kane qui représentait l’Afrique Occidentale Française (AOF) en France, à l’occasion de la pose de la première pierre de la grande mosquée de Paris.

Né à Saint-Louis du Sénégal en 1925, il s’installa plus tard à Tivaouane puis Dakar. Il grandit aux côtés de grands instructeurs de l’époque tels que Serigne Alioune Guèye, Serigne Cheybatou Fall, Serigne Birane Sarr, Serigne Mama Lo, Imam Moussa Niang, El Hadj Cheikh Ndiaye Mabèye, Serigne Mame Mor Seck, Cheikh Mouhamed Yahya, et son oncle paternel El Hadj Abdoul Aziz Sy Dabakh Malick, entre autres. Ces précepteurs sont des compagnons de son père Serigne Babacar Sy et vont s’occuper de sa formation dès l’enfance. Il termine à quatorze ans le cycle inférieur et moyen des études islamiques et publia seize ans après son premier ouvrage appelé « Les Vices des marabouts ».

Avant même l’indépendance du Sénégal, dans les années 1950, après le vote de la Loi Cadre et du Référendum de 1958, il créa en février 1959 le Parti de la Solidarité Sénégalaise (PSS). Ceci lui permit de participer aux élections législatives du 22 mars 1959, faisant face au futur premier président sénégalais, Léopold Sédar Senghor ainsi qu’à Lamine Guèye et d’autres ténors comme Mamadou Dia et Valdiodio Ndiaye, tous réunis au sein de l’UPS (Union Progressiste Sénégalaise).

Par THIAM HALWAR

Pourquoi nos sociétés souffrent? : Le diagnostic implacable de Cheikh Baye Cissé et sa feuille de route pour un sursaut citoyen

Dans son essai Pourquoi nos sociétés souffrent ? Cheikh Baye Cissé livre une analyse aussi lucide que dérangeante des fractures qui traversent le monde contemporain. Fruit d’un travail de terrain de plusieurs années, cet ouvrage puise sa substance dans des milliers d’échanges avec des hommes et des femmes de toutes conditions – ouvriers usés par la précarité, étudiants en quête de sens, immigrés tiraillés entre deux cultures, citoyens ordinaires confrontés au quotidien à l’incivilité et à l’injustice.

De cette mosaïque de voix, l’auteur tire une conviction forte : nos sociétés ne souffrent pas d’un déficit de richesses ou de leaders charismatiques, mais d’une érosion silencieuse du civisme, de l’éducation et de la conscience morale.

Cheikh Baye Cissé refuse les explications passe-partout. Il montre que la corruption, la dégradation des espaces publics, le mépris du bien commun et l’individualisme forcené ne sont pas des accidents de parcours, mais les symptômes d’une maladie plus profonde : l’oubli des règles élémentaires qui fondent toute vie en collectivité.

Pour lui, le respect de la propriété d’autrui, le refus des passe-droits, la préservation des équipements collectifs et l’honnêteté dans la gestion des affaires publiques ne relèvent pas de la simple courtoisie, mais de la condition sine qua non d’une coexistence paisible et féconde. À cela s’ajoute la responsabilité individuelle : avant d’attendre des réformes venues d’en haut, chaque citoyen est invité à interroger ses propres comportements, à balayer devant sa porte, à devenir un « habitant » digne de la cité qu’il occupe.

L’auteur porte un regard tout aussi critique sur la jeunesse, qu’il voit menacée par le désœuvrement, l’attrait des paris en ligne et la spirale de la drogue. Il réfute l’idée d’une fatalité générationnelle et y voit plutôt la conséquence logique d’un abandon de l’effort, d’une dévalorisation du savoir et d’une course aux raccourcis vers la réussite matérielle. Ce renoncement à la connaissance, associé à l’affaiblissement des cadres éducatifs, prive les nouvelles générations des armes nécessaires pour affronter un monde complexe.

Pour inverser la tendance, Cheikh Baye Cissé ne propose pas de solutions miracles, mais un retour aux fondamentaux. Il convoque les grandes figures spirituelles du Sénégal – Cheikh Ibrahim Niass, Serigne Touba – pour rappeler que l’éducation (Adab) et la quête perpétuelle du savoir ont toujours été les piliers des sociétés résilientes. La formation morale, l’exemplarité des aînés, la transmission des valeurs et le goût du travail bien fait constituent, selon lui, le seul rempart durable contre le chaos.

En définitive, Pourquoi nos sociétés souffrent ? se veut un appel vibrant à la conscience collective. Le changement ne viendra ni des lois ni des institutions, mais de la volonté de chaque femme et de chaque homme de redevenir un acteur responsable, engagé et intègre. C’est à ce prix, modeste mais exigeant, que nos communautés pourront retrouver leur équilibre et leur dignité. Un essai salutaire, qui bouscule les certitudes et invite à l’action.

Mouhamed Moustapha Camara, Correspondant à Kaolack

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