lundi, septembre 7, 2026
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L’appel pressant de Dr Daby Pouye, économiste: «La venue du FMI à Dakar doit intégrer trois notions fondamentales»

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) séjourne au1 Sénégal depuis le 19 août dernier et ce, jusqu’au 1er septembre. Il s’agit de la huitième mission du FMI au Sénégal depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. Le Sénégal cherche à obtenir un nouveau programme auprès de l’institution de Bretton Woods.

Selon l’économiste Dr Daby Pouye, le Sénégal doit intégrer trois aspects importants dans les négociations : la restauration de sa crédibilité, l’échéancier et l’expertise. «La première notion à intégrer est celle de la crédibilité. Le Sénégal doit, selon lui, rétablir sa crédibilité, aussi bien sur le plan interne qu’externe », a-t-il relevé.

«D’abord, sa crédibilité interne : la crédibilité du gouvernement vis-à-vis de la population. Ensuite, la crédibilité externe, à savoir la crédibilité de sa signature. Ce qui lui permettra, demain, d’avoir des financements à des taux beaucoup plus intéressants, parce que la signature du Sénégal va être extrêmement importante. Donc, la restauration de la crédibilité interne et externe du Sénégal doit occuper une place importante dans les négociations avec le FMI », a indiqué M. Pouye.

D’après l’économiste, le Sénégal n’a probablement pas le choix de l’ajustement, mais il a encore le choix de sa composition. « Cette différence est fondamentale », souligne-t-il.

Dans un entretien accordé au journal En Relief, Dr Daby Pouye a également évoqué la notion du temps. Selon lui, l’échéancier est fondamental. « Nous négocions avec le FMI, certes, mais la question de fond, c’est la durée nous permettant aujourd’hui d’assainir nos finances dans le temps. Donc, le lissage de notre dette est à prendre en compte, car la dette est de 132 % du PIB. Ici, la négociation sur LES recettes, les dépenses et sur le contenu de notre trajectoire économique est d’une importance capitale », a ajouté Dr Daby Pouye.

À l’en croire, le troisième élément important est l’expertise.

«Certes, nous n’avons pas le choix du financement du FMI, mais nous avons le choix sur la manière d’utiliser cet argent. Pour réussir cela, nous avons besoin de mettre en place une véritable expertise au niveau du Sénégal. Car nous disposons d’une expertise nationale incontestable. Il s’agit de la mobiliser et de la mettre au service de la négociation sur la dette, pour dire quel modèle économique nous voulons aujourd’hui, quelle transformation économique nous désirons avoir au Sénégal et dans quelle mesure les financements dont nous allons disposer seront utilisés et mis au service de la trajectoire économique, en vue d’une souveraineté économique dont nous avons besoin », a indiqué M. Pouye.

Et de poursuivre : «L’objectif est que, quand nous aurons besoin de mettre en place une politique économique, nous ayons des agents capables de mettre en œuvre cette politique économique. »

Par M. SARR (avec En Relief)

Jeu de dames: le Gmi Mor Seck brille aux USA

Le Sénégal est encore à l’honneur dans une compétition de Jeu de Dames, dans une ville américaine ou le Grand maître international (GMI), Mor Seck occupe une bonne place dans un tournoi d’été.

Mor Seck de la Médina a encore, une nouvelle fois, porté très haut les couleurs de son pays au 14e United State Open 2026, qui se déroule depuis le 20 août à Huntington, à New York, aux États-Unis.

A quelques jours de la fin de la compétition, il a brillamment remporté le tournoi de blitz, disputé sur huit rondes. Le Gmi sénégalais a enregistré six victoires et deux matchs nuls, réalisant une magnifique performance face à une forte participation internationale.

Parmi ses belles performances, il s’est notamment imposé face au GMI russe, Skylayrov.

Le tournoi de blitz est désormais terminé, avec cette belle victoire qui vient honorer le Sénégal sur la scène internationale.

La compétition n’est pas terminée. Il reste l’autre cadence, dans laquelle notre champion est actuellement en tête, à seulement quatre rondes de la fin.

Notre champion représente dignement le Sénégal et fait la fierté de tout un pays. La Médina et tout le Sénégal sont derrière notre représentant. Le tournoi se poursuit avec les quatre dernières rondes.

Par T. HALWAR

 

 

Maouloud 2026: 3 025 pèlerins des Îles du Saloum convergent vers Médina Baye

Médina Baye s’apprête à accueillir, ce mardi 25 août 2026, des milliers de fidèles venus prendre part à la célébration de la naissance du Prophète Muhammad (PSL). Parmi eux, 3 025 pèlerins en provenance des Îles du Saloum ont rallié la cité religieuse dans le cadre de cette importante manifestation religieuse.

Pour assurer leur déplacement, le dispositif de transport maritime a mobilisé 63 pirogues et 7 vedettes. Cette forte mobilisation témoigne de l’importance du Maouloud pour les populations des Îles du Saloum, qui ont effectué le déplacement vers Médina Baye pour participer aux moments de ferveur religieuse et de recueillement.

L’arrivée de ces pèlerins s’inscrit dans la dynamique générale de mobilisation qui accompagne chaque année la célébration du Maouloud à Médina Baye. La cité religieuse connaît ainsi une affluence croissante de fidèles venus de différentes localités du Sénégal et de l’étranger.

Au-delà du caractère religieux de l’événement, l’organisation du déplacement des pèlerins par voie maritime met en évidence les efforts déployés pour faciliter leur acheminement vers la cité religieuse. La mobilisation de plusieurs dizaines de pirogues et de vedettes traduit également l’ampleur de la participation des communautés insulaires à cette célébration.

À la veille du Maouloud, Médina Baye poursuit donc son dispositif d’accueil afin de permettre aux fidèles de vivre cette rencontre religieuse dans les meilleures conditions. La convergence de ces milliers de pèlerins des Îles du Saloum vient renforcer la ferveur qui gagne progressivement la cité de Cheikh Al Islam El Hadji Ibrahima Niass.

Par Mouhamed Moustapha Camara – Correspondant à Kaolack

 

Finale de la Coupe du Maire à Fatick: Matar Bâ transforme le stade Massène Sène en démonstration de force politique

La finale de la Coupe du maire de Fatick, disputée samedi 22 août au stade Massène Sène, a été bien plus qu’un simple match de football. Entre la victoire de l’ASC Garmi de Darel face à l’ASC Mindiss, une mobilisation populaire exceptionnelle et un parterre d’invités de marque, Matar Bâ a signé une véritable démonstration de force.

Un stade plein et des invités de prestige

Le stade Massène Sène a fait le plein pour cette finale qui a plongé Fatick dans une ambiance électrique. Pour répondre à l’invitation du maire, plusieurs personnalités du monde politique, sportif, médiatique et culturel ont effectué le déplacement.

Parmi les invités figuraient Me Babacar Ndiaye, président de la Fédération sénégalaise de basketball, Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, Me Saliou Dièye, président de l’Ordre national des experts du Sénégal, Mamadou Bâ, président de la FSTC, ainsi que l’artiste Mame Gor Jazaka.

Le monde de la presse était également bien représenté avec Abdoulaye Thiam, président de l’ANPS, son vice-président Arona Dème, le journaliste Aliou Goloko et l’animateur Dj Boubs. La présence du président de l’ONCAV, Amadou Kane, accompagné d’une forte délégation, a également donné un cachet particulier à l’événement.

Toute la classe politique locale mobilisée

Les principaux responsables politiques de la commune, toutes obédiences confondues, ont répondu présents. On notait la présence de l’honorable député Fada Diène, Baldy Niang du Pastef, Amath Diouf de Kiiray, de l’ancien ministre Ali Coto Ndiaye, de l’ancien directeur de l’Artisanat Bamba Sarr, ainsi que Mamadou Ngom Niang, ancien DAGE du ministère des Sports.

Étaient aussi présents Badara Ndiaye, maire de Thiaré Ndialgui, Cheikh Tidiane Dieng, ancien PCA, et Babacar Faye de Kiiray, DG de la SIRN, entre autres responsables locaux.« Je n’abandonnerai pas Fatick » : Matar Bâ lève l’ambiguïté

Au-delà du spectacle sportif, cette forte affluence constitue surtout un signal politique. En réunissant des personnalités d’horizons divers et en mobilisant largement la population, Matar Bâ a démontré qu’il demeure un acteur incontournable de la scène locale.

Visiblement satisfait, le maire de Fatick a salué l’engagement des joueurs et remercié la population du Sine. Pour lui, cette Coupe est « un moment de partage, de fraternité et de communion autour de la jeunesse ». Il a rappelé que « l’entrée libre et gratuite répond à une volonté de permettre à tous les Fatickois de participer à cette grande fête populaire ».

L’édile a aussi insisté sur les efforts de la municipalité : « Au-delà des subventions, le Conseil municipal met beaucoup de moyens pour satisfaire la jeunesse de Fatick ». Mais le moment le plus attendu est venu de son discours. Le maire sortant a levé toute ambiguïté sur son avenir :

« Je n’abandonnerai pas les femmes, les jeunes et les sages de Fatick. Je consacre mon temps au développement de Fatick », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il fut un temps où, avec mon silence, les gens pensaient que j’avais tourné le dos à Fatick. Je ne peux pas le faire. » Une annonce claire de sa candidature à sa propre succession.

Victoire sportive pour Garmi, victoire politique pour Matar Bâ

Au coup de sifflet final, l’ASC Garmi de Darel a remporté la Coupe face à l’ASC Mindiss. Mais dans les tribunes, Matar Bâ a lui aussi marqué des points. Par l’ampleur de la mobilisation, la diversité des personnalités présentes et l’enthousiasme du public, cette finale aura pris les allures d’une démonstration de force politique à un an des prochaines échéances municipales.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Candidate au Secrétariat Général de la Francophonie: Dr Coumba Bâ veut renforcer le pluralisme

 Dr Coumba Ba, ancienne Ministre de la Mauritanie brigue le poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, appelant les États membres et les Gouvernements leur soutien au sommet de la mi-novembre, à Phenom Pen, au Cambodge.

C’est en avril dernier que le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur affirmait la volonté de la Mauritanie, à travers cette candidature, de contribuer efficacement au renforcement du pluralisme, à la promotion de la diversité culturelle et à la consolidation des valeurs de solidarité et de coopération sur lesquelles repose la Francophonie.

Cette candidature, selon le Gouvernement de la RIM, s’inscrit dans l’engagement constant de la Mauritanie en faveur d’une Francophonie dynamique, solidaire et pleinement mobilisée face aux défis contemporains, notamment en matière de paix, de développement et de dialogue des cultures.

Une diplomate de carrière

Diplomate expérimentée et ancienne Ministre, le Docteur Coumba Bâ dispose d’une solide pratique des enjeux multilatéraux ainsi que d’une connaissance approfondie des dynamiques africaines et francophones.

C’est le 28 février 1970 à Monguel naissait Dr Ba. Son objectif affiché est de rendre la Francophonie dynamique, axée sur la jeunesse, le développement et la souveraineté culturelle.

Très expérimentée, en 2024, elle a été nommée Envoyée spéciale du Président de la République Mohamed Oud Cheikh Ghazouani auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie, depuis 2024 avec rang de ministre conseillère. À ce titre, elle a conduit des consultations au plus haut niveau avec plusieurs Chefs d’État et de Gouvernement, contribuant activement au renforcement de la concertation et de la coopération au sein de l’espace francophone.

Son expérience, sa capacité de dialogue et sa vision stratégique constituent des atouts majeurs pour accompagner l’Organisation dans une nouvelle phase de consolidation, d’adaptation et de rayonnement.

Renforcer le multilatéralisme

À travers cette candidature, la Mauritanie réaffirme sa volonté de contribuer activement au renforcement du multilatéralisme, à la promotion de la diversité culturelle et à la consolidation des valeurs de solidarité et de coopération qui fondent la Francophonie.

Le Gouvernement mauritanien a appelé les États et Gouvernements membres à soutenir cette candidature.

Son objectif est de permettre à la jeunesse de réussir dans l’entreprenariat économique sociale avec 90 % de francophones en 2050. Dans le domaine de la souveraineté, elle s’engage dans la transformation locale avec les agropoles. Son souhait, c’est aussi d’avoir une Francophonie plus proche des peuples. Il s’agit de changer le cap et tourner l’OIF vers les défis africains : la jeunesse et l’économie. Ce médecin de formation  fut ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, de la Jeunesse et des Sports, des Affaires africaines entre 2009 et 2018. Elle se veut candidate du rassemblement et renouveau pour une Francophonie utile et proche des peuples. D’après elle, la Francophonie doit apporter des solutions concrètes sur l’emploi, le numérique et le développement. Parmi ses priorités, la jeunesse « l’homme du match à venir » mérite formation professionnelle.

Par THIAM HALWAR

 

Licenciement abusif à l’ASP: Le tribunal condamne l’agence à verser 60,7 millions FCFA à son ancien Daf

Après cinq années de service, Omar Gassama affirme avoir été licencié après avoir refusé une baisse de 50 % de son salaire. Le Tribunal du Travail de Dakar lui donne gain de cause et condamne l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP) à lui verser 60 740 000 FCFA de dommages et intérêts.

C’est une décision judiciaire qui pourrait relancer le débat sur la gestion des ressources humaines dans les établissements publics. Après plusieurs années de silence, Omar Gassama, ancien Directeur administratif et financier (DAF) de l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), sort de sa réserve. Dans une déclaration rendue publique, il annonce avoir obtenu gain de cause devant le Tribunal du Travail de Dakar, qui a jugé son licenciement abusif et condamné l’ASP à lui payer 60 740 000 FCFA à titre de dommages et intérêts.

Pour l’ancien DAF, cette décision constitue d’abord une réparation morale après une épreuve professionnelle et personnelle qu’il dit avoir vécue dans la dignité et le silence.

Un salaire divisé par deux au cœur du litige

Selon le récit d’Omar Gassama, le conflit serait né d’une proposition de la direction générale de l’ASP visant à réduire de moitié sa rémunération. Après cinq années passées à la tête de la Direction administrative et financière, il affirme que le Directeur général de l’époque, Omar Touré, lui aurait demandé d’accepter cette baisse de salaire, avec, à la clé, la menace d’un licenciement en cas de refus.

Une proposition que l’intéressé dit avoir catégoriquement rejetée.

Titulaire d’une Maîtrise en sciences économiques de l’UCAD et d’un Master en finances publiques, Omar Gassama rappelle qu’il disposait déjà d’une expérience de DAF dans un autre établissement public avant son recrutement à l’ASP, où il avait été appelé à remplacer le précédent titulaire du poste parti à la retraite.

Il soutient par ailleurs que sa rémunération correspondait au traitement prévu par l’organigramme de l’Agence, validé par l’organe délibérant ainsi que par la tutelle financière, et qu’elle était également appliquée aux autres directeurs.

«Un licenciement abusif» selon le tribunal

Le refus de cette modification salariale aurait finalement conduit à la rupture du contrat de travail. Une rupture que le Tribunal du Travail de Dakar vient donc de qualifier d’abusive, selon l’ancien responsable.

Omar Gassama dénonce également les conditions dans lesquelles son départ aurait été géré. Il affirme notamment ne pas avoir reçu de demande d’explication au préalable et reproche à l’Agence de lui avoir refusé, dans un premier temps, son certificat de travail, ses trois derniers bulletins de salaire ainsi que son solde de tout compte.

Des éléments qu’il considère comme révélateurs, selon ses propres termes, d’un « Maa Tey » dans la gestion de son dossier.

Une affaire aux relents politiques ?

Au-delà du contentieux salarial, l’ancien DAF livre une lecture plus politique de son éviction. Il estime que son licenciement ne serait pas étranger à ses convictions et à son positionnement, affirmant qu’un travailleur ne devrait pas être sanctionné pour ne pas appartenir au « bon bord politique ».

Une accusation qui donne à cette affaire une portée dépassant le seul cadre du droit du travail. «Dans un État de droit, les droits d’un travailleur ne peuvent être sacrifiés au gré de considérations personnelles ou politiques », estime-t-il, avant d’ajouter : « L’État est pour tous et justice a été rendue. »

Cinq années de service et une épreuve personnelle

Omar Gassama assure que cette procédure n’a pas été sans conséquences sur sa vie personnelle. Il explique avoir contracté, comme de nombreux travailleurs, des engagements financiers sur la base de son emploi et de ses revenus.

Mais plutôt que de médiatiser immédiatement l’affaire, il dit avoir choisi de faire confiance à la justice. «C’est la première fois que j’en parle publiquement », explique-t-il, soulignant avoir toujours eu « une foi totale en la justice » de son pays.

Le verdict apparaît ainsi, à ses yeux, comme une forme de réparation après une période difficile. Il y voit une « victoire de la dignité sur le diaay dollé», expression qu’il associe à un certain « je-m’en-foutisme érigé en principe de gouvernance».

Une victoire dédiée à son avocate

Dans cette bataille judiciaire, l’ancien DAF tient également à saluer le travail de son conseil, Me Mame Thiaba Ba, du cabinet S.C.P. François SARR & Associés.

Il lui attribue une part importante dans l’issue favorable de la procédure et salue publiquement son «engagement» et son «professionnalisme».

Transformer l’épreuve en opportunité

Loin de considérer cette période comme un simple épisode douloureux, Omar Gassama affirme avoir choisi de la transformer en opportunité de reconstruction.

Il dit avoir profité de cette parenthèse pour poursuivre ses études, approfondir ses connaissances et perfectionner son anglais aux États-Unis.

Une manière, selon lui, de transformer une épreuve professionnelle en nouvelle étape de développement personnel et d’ouverture.

«La dignité, le droit et la justice doivent prévaloir »

Au terme de son témoignage, l’ancien DAF de l’ASP inscrit sa victoire judiciaire dans une réflexion plus large sur la gouvernance et le respect des droits des travailleurs.

Pour lui, le jugement du Tribunal du Travail de Dakar ne constitue pas seulement une victoire individuelle. Il rappelle que la stabilité professionnelle, les droits acquis et la dignité du travailleur doivent être protégés, y compris au sein des structures publiques.

Omar Gassama conclut son témoignage par deux paroles coraniques auxquelles il dit avoir trouvé réconfort et force durant cette épreuve : «Fa-inna maʿa al-ʿusri yusrā» — «À côté de la difficulté vient certes la facilité» — et «Wa mâ tawfîqî illâ billâh» — «Et ma réussite ne dépend que d’Allah».

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Candidature à la maire de Hann Bel Air: Matar Diaw décline ses ambitions

Certes c’est toujours le flou total sur la tenue des élections départementales et locales de janvier 2027, mais certains hommes politiques se préparent déjà et déclarent leur intention de briguer des mairies. C’est le cas de Matar Diaw qui déclare sa candidature pour la mairie de Hann Bel Air (département de Dakar). 

Le mouvement ‘’Maire Matar Horizon 2027’’, dirigé par Matar Diaw, adjoint au maire de la commune de Hann Bel Air, a organisé un vaste rassemblement le week-end dernier, à Yarakh. Une rencontre politique de remobilisation des militantes et militants du mouvement. C’est à l’occasion des 1 an dudit mouvement. Le président de ‘’Maire Matar Horizon 2027’’ a saisi cette tribune pour déclarer sa candidature à la mairie de Hann Bel Air, dirigé par Babacar Mbengue.

Selon lui, le moment est venu pour demander les chiffrages des populations ‘’hannoises’’. « Les populations ont toujours souhaité que je sois candidat pour la mairie. Nous estimons que le moment est venu de répondre à leur appel. En tant que fils de Yarakh, c’est le développement de la commune de Hann Bel Air qui m’intéresse » a soutenu d’emblée Matar Diaw. La rencontre a vu la participation de Mamy Guéye, d’Ibrahima Sall, de Dr Cheikh Tidiane Diaw, d’Adja Fatou Cissé et des fidèles de ‘’Matar Maire Horizon 2027’’ (2MH-2027).

Déclinant ses projets pour la commune de Hann Bel Air, il a renseigné qu’il entend travailler pour le bien-être des populations de la commune de Hann. « Nous avons un vaste programme pour améliorer le cadre de vie de Hann Bel Air. Dans le domaine de la pêche, nous ne ménagerons aucun effort pour réhabiliter le quai de pêche de Hann pour aider les acteurs à travailler dans d’excellentes conditions » a promis M Diaw.

À l’en croire, aucun domaine de compétence transféré ne sera laissé en rade. «Nous mettrons aussi un accent particulier sur la coopération décentralisée » a-t-il dit. Toutefois, il tend la main à tous les futurs candidats de la commune Hann Bel Air. « Je suis leur doyen. Je suis le candidat du consensus. Je leur demande de venir à mes côtés pour l’intérêt de la commune de Hann » a indiqué le responsable de Taxawu Sénégal.

Y. BALDE

El Hadji Bathie Diop: La Tidiania se souvient d’un homme de foi et de service

HOMMAGE

Transporteur de son vivant, El Hadji Bathie Diop fut bien plus qu’un professionnel du volant. Proche de la famille d’El Hadji Malick Sy et compagnon fidèle de Serigne Cheikh Tidiane Sy, il s’était imposé, dans les cercles tidianes de Dakar, par sa disponibilité, sa discrétion et son sens du service.

À l’approche des grands rendez-vous religieux, notamment le Gamou de Tivaouane, son savoir-faire dans l’organisation du transport des dahiras faisait de lui un homme incontournable. Disparu, il demeure dans les mémoires comme un homme de foi, de loyauté et de fidélité, dont l’empreinte reste profondément gravée dans le cœur de ceux qui l’ont connu.

Un nom ancré dans la mémoire collective

Le nom d’El Hadji Bathie Diop est à jamais ancré dans la mémoire collective. Bien qu’il ne soit plus de ce monde, son nom continue de résonner sur les lèvres des uns et des autres, comme s’il était encore parmi nous. Ni guide religieux, ni érudit de renom, El Hadji Bathie Diop était pourtant connu et respecté dans toute la région de Dakar. Il se distinguait par sa disponibilité, sa discrétion, sa simplicité et, surtout, sa loyauté à toute épreuve. C’est surtout à l’approche des grands rendez-vous religieux, comme le Gamou célébré ce mardi, que son talent prenait toute sa dimension.

Les Tidianes de Dakar se souviendront longtemps de la manière dont il orchestrait le transport des dahiras vers la ville sainte de Tivaouane. Tout était pensé dans les moindres détails : une logistique parfaitement maîtrisée, une organisation rigoureuse et une conduite à la fois ferme et rassurante. Il avait ses propres méthodes, un secret et une certaine manière qu’il était le seul à connaître et à maîtriser, faisant de lui un homme à part dans l’organisation de ces grands déplacements religieux.

Un ancrage spirituel profond

Son ancrage spirituel s’expliquait par ses origines. Il était un proche de la famille d’El Hadji Malick Sy, un lien qui remontait à ses deux parents, tous deux fervents croyants. C’est au rythme des sermons et des séances de zikr de la Tidiania qu’il a été bercé et entouré dès son plus jeune âge. Chez lui, la foi n’était pas un simple habit que l’on revêt. Elle faisait partie de lui, elle était sa seconde peau.

On pourrait le qualifier de compagnon légendaire. Son accompagnement aux côtés de Serigne Cheikh Tidiane Sy est resté profondément gravé dans les mémoires, marqué par la fidélité, le dévouement et une disponibilité sans faille. Avec Abdou Aziz Sy Junior, c’était autre chose : une véritable complicité. Celle qui unit les hommes qui se comprennent d’un regard, se font confiance sans avoir besoin de mots et partagent une même exigence de discrétion et de loyauté.

Au croisement du service, de la spiritualité et de la fidélité, il a patiemment tracé son sillon. Sans bruit, sans recherche de reconnaissance, il a servi avec constance et conviction.

Un parcours de travail et d’engagement

Né dans la contrée de Gabane, à quelques encablures de Louga, ce fils de la lignée des Diop, dont le père était disciple de la tarikha tidiane, quittera, comme beaucoup de jeunes de son âge, le cercle familial pour partir à la conquête de la capitale du Ndiambour.

Discret dans sa manière d’être, immense dans sa fidélité, il comprit très tôt que sa survie et la construction de son avenir résidaient dans le travail, ce travail qui anoblit l’homme. De corvées en chantiers, il gagna progressivement la considération et la sympathie de ses partenaires. Toujours disponible, il n’hésitait jamais à apporter sa solidarité et son secours aux plus faibles, aux personnes âgées comme aux tout-petits.

L’étape de Joal l’a profondément marqué. C’est d’ailleurs alors qu’il était malade qu’il quitta Joal pour rallier Tivaouane. Ce passage marqua un tournant dans son parcours et contribua à renforcer sa proximité avec la famille religieuse Sy, notamment avec Serigne Cheikh Tidiane Sy. C’est sous la bénédiction de ce dernier qu’il mit sur pied son entreprise, qu’il baptisa «Ndiambour Transport».

Un entrepreneur engagé

Entrepreneur émérite, il a pris part à de grandes réalisations : la construction du remblai et l’aménagement de la berge de Diokoul à Thiawlène, sur 7 km, pour lutter contre l’avancée de la mer. La carrière de basalte de Khombole était également à son actif. Il disposait d’un parc d’engins composé notamment de camions et de caterpillars.

Des années après sa disparition, El Hadji Bathie Diop demeure inoubliable. Un homme qui, sans chercher la lumière, est devenu indispensable par la force de son engagement et de sa foi.

Paix à son âme.

Pastef, les anti-républicains de la désobéissance institutionnelle

Si nos mémoires sont bonnes, cette majorité parlementaire de Pastef dirigée par Ousmane Sonko tient de cette posture de non-respect des institutions qui sont les fondements de la République de leur leader qui refusait, s’opposait à toutes les décisions de justice, il est même allé jusqu’à incarner la désobéissance civique face à la loi étant un simple citoyen justiciable comme les autres.

Leur président était celui qui traitait les magistrats de tous les noms, fragilisant nos institutions. C’est leur tête de file toujours qui a brigué la tête de l’Assemblée nationale avec un rapport de force jamais observé dans l’histoire du Parlement depuis Mamadou Dia à nos jours.

Juste après la décision du Conseil constitutionnel, nous sommes choqués de voir un communiqué publié par la majorité mécanique de Pastef, surprenante par son ton et sa position face à la plus haute institution juridictionnelle du pays.

Aujourd’hui, si cette majorité mécanique s’oppose contre une décision du Conseil constitutionnel avec un communiqué qui manque de respect totalement à la plus haute institution de la magistrature suprême du pays, rien n’est surprenant.

Un parti qui n’a pas d’idéologie politique ni le culte de l’État et des fondements de la République ne devrait seulement plus exister afin que cette menace de désordre civique et sociale du pays qui n’a que trop duré cesse, pour la stabilité institutionnelle et la valorisation des acquis républicains.

Aucun parti politique ne réagit anti-républicainement comme Pastef dans la sphère politique face à nos institutions depuis 1960 à nos jours.

Qui va enfin protéger la République contre ces dérives institutionnelles régulières avant que cela ne soit tenu comme une religion destructrice de notre très chère patrie historiquement respectée partout dans le monde entier ?

Seynabou Sankarè, Journaliste – Écrivain

Membre Fondatrice de KIIRAAY, Les Patriotes Républicains

Collectif Fattali (Rappel) – Continuité de l’Etat: De Senghor à Macky Sall, le mérite des prédécesseurs toujours reconnu

À travers l’inauguration de l’autoroute Mbour-Kaolack par le président Bassirou Diomaye Faye, le Collectif Fattali Rappel remet au cœur du débat la nécessité de préserver une tradition républicaine : reconnaître le mérite et l’action des prédécesseurs, au-delà des alternances politiques. Une exigence qui, selon le collectif, doit s’appliquer aux grands projets structurants, notamment ceux initiés sous le magistère de Macky Sall.

Rendre à César ce qui appartient à César. C’est, en substance, le message lancé par le Collectif Fattali Rappel au lendemain de l’inauguration, samedi, de l’autoroute Mbour-Kaolack par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Pour le collectif, cette cérémonie offre surtout l’occasion de rappeler une évidence : la continuité de l’État doit transcender les alternances politiques. Si le chef de l’État actuel a procédé à l’inauguration de cette infrastructure majeure, le projet est le fruit d’une vision, de décisions et d’engagements pris sous le magistère de l’ancien président Macky Sall.

Fattali Rappel estime ainsi qu’il convient de distinguer l’inauguration d’un ouvrage de son origine. Une infrastructure ne naît pas le jour de sa mise en service. Elle est le résultat d’une vision, d’études, de décisions politiques, de financements et de plusieurs années de travaux.

À cet égard, l’autoroute Mbour-Kaolack apparaît, aux yeux du collectif, comme l’un des projets phares de la politique d’infrastructures engagée sous Macky Sall. Son inauguration aujourd’hui par Bassirou Diomaye Faye illustre précisément, selon Fattali Rappel, la réalité de la continuité de l’État : un président peut inaugurer un projet initié par son prédécesseur, parce que ce projet appartient désormais au patrimoine de la République.

Le collectif insiste également sur l’importance de reconnaître la vision et le mérite de Macky Sall dans la réalisation de plusieurs infrastructures structurantes. BRT, TER, ponts, autoroutes et autres grands ouvrages sont cités comme autant de projets qui ont été pensés, engagés ou lancés sous son magistère et dont les populations continuent de bénéficier.

Pour Fattali Rappel, cette reconnaissance ne saurait être interprétée comme une démarche partisane. Elle relève d’une exigence de vérité et de mémoire institutionnelle. Reconnaître le mérite d’un prédécesseur ne signifie pas minimiser l’action de son successeur.

Au contraire, le président Bassirou Diomaye Faye, en procédant à l’inauguration de l’autoroute Mbour-Kaolack, participe lui-même à cette continuité de l’État. Il revient désormais aux autorités actuelles de poursuivre, d’achever, de mettre en service et de valoriser les projets hérités des précédents régimes lorsque ceux-ci répondent à l’intérêt général.

Une tradition républicaine à préserver

Pour le Collectif Fattali Rappel, cette conception de l’État n’est pas nouvelle au Sénégal. De Léopold Sédar Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, la reconnaissance du mérite et de l’action des prédécesseurs a toujours constitué une tradition républicaine, observée au-delà des alternances politiques.

Les changements de majorité et de gouvernement n’ont jamais eu vocation à effacer l’histoire des institutions ni à nier les réalisations des régimes précédents. Chaque pouvoir s’inscrit dans une histoire plus longue et contribue, à son tour, à construire le Sénégal.

C’est cette élégance républicaine que Fattali Rappel invite les autorités actuelles à préserver. Pour le collectif, l’alternance doit changer les gouvernants, pas la mémoire de l’État.

Dans cette logique, rendre hommage à Macky Sall pour sa vision et pour les grands projets initiés sous son magistère ne signifie nullement remettre en cause la légitimité du pouvoir actuel. C’est simplement reconnaître que les réalisations d’un régime peuvent devenir le patrimoine de toute la nation.

L’autoroute Mbour-Kaolack en est une parfaite illustration. Initiée sous Macky Sall et inaugurée sous Bassirou Diomaye Faye, elle témoigne, à elle seule, de la nécessité de penser l’action publique dans la durée.

Pour Fattali Rappel, le Sénégal gagnerait ainsi à renouer pleinement avec cette culture de la reconnaissance. Saluer ceux qui ont été à l’origine d’un projet, tout en reconnaissant ceux qui l’ont achevé et inauguré, c’est respecter la vérité, l’histoire et la continuité de l’État.

Car, au-delà des hommes et des alternances, les infrastructures restent, les institutions demeurent et la République continue.

PAR A. L. NDIAYE (avec En Relief)

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