mardi, septembre 8, 2026
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L’excellence éducative à Ngohé: Six écoles élémentaires clôturées pour renforcer la sécurité des élèves

Par Mame Khady NDAO

La cérémonie d’inauguration du Programme « Un cadre sécurisé pour l’excellence éducative » avec la clôture de six écoles primaires de la zone de Ngohé (Commune de Tattaguine), s’est tenue le samedi 28 mars 2026 à Ngohé Ndoffongor (Route de Ndiosmone-Fimela). Cette initiative vise à renforcer la sécurité en milieu scolaire et à offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves. Le cout global du programme est évalué à plus de 58 000 000 F Cfa.

La cérémonie, qui a été présidée par la Directrice de Cabinet du Ministre de l’Éducation nationale, a permis de célébrer la clôture et la sécurisation de six écoles primaires publiques de la zone de Ngohé, en présence des autorités administratives territoriales, des autorités coutumières, des communautés éducatives locales ainsi que des partenaires et des donateurs qui ont soutenu cette initiative.

L’association AIDE Ngohé a procédé à la clôture de six écoles élémentaires situées dans la localité de Ngohé, commune de Tattaguine. Les établissements concernés sont Ngohé Poffine, Ngohé Ndoffongor, Mbadath, Mbouguel, Loul Sob et Mbellongouth. Grâce à ces aménagements, les élèves évoluent désormais dans un environnement plus sécurisé, propice aux études.

Ce projet est porté par l’association AIDE Ngohé, une organisation engagée dans le développement de l’éducation. Pour son Secrétaire général, Pr Damien Sène, la question de la sécurité scolaire est primordiale. «On ne peut pas accepter que 40 % de nos écoles ne soient pas clôturées. Ces enfants représentent l’avenir, ils méritent un encadrement adéquat et un cadre de vie meilleur», a-t-il déclaré.

Présidant la cérémonie d’inauguration, la directrice de cabinet, Khadi Diop Mbodj, a salué une initiative exemplaire. Elle a notamment félicité l’association ainsi que ses partenaires, parmi lesquels la Fondation Senico et Pétrosen, pour leur engagement en faveur de l’éducation.

En marge de la cérémonie, un sketch de sensibilisation a été présenté aux élèves afin de promouvoir les bons comportements lors de la traversée de la route. Une activité jugée essentielle, selon Damien Sène, qui rappelle que la localité de Ngohé a enregistré 13 victimes d’accidents de la circulation ces dernières années.

Le Pr Damien Sène, Membre Fondateur et Secrétaire Général de l’Association Internationale pour le Développement de l’Education (A.I.D.E.) NGOHE, a prononcé un discours émouvant, remerciant les partenaires et les autorités pour leur soutien. Il a souligné l’importance de la sécurisation des écoles pour garantir une éducation de qualité et a appelé à poursuivre les efforts pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants.

« Nous avons une chance inouïe dans ce pays, c’est d’avoir une jeunesse et cette jeunesse à quelque chose de particulier la première chose, c’est qu’il s’agit d’enfants qui n’ont pas choisi de naître où ils sont nés qui n’ont pas choisi de naître de n’importe qui ils sont nés, ils doivent être prises en charge, ces enfants sont des innocents et nous sont confiés si nous sommes cohérents en tant que croyant le minimum que l’on peut faire c’est de s’adresser au plus des ministres sont les enfants », a-t-il déclaré.

Le Pr Sène a également souligné l’importance de la sécurisation du parcours de l’élève, de la maison à l’école, et a appelé les autorités à prendre des mesures pour améliorer la sécurité des routes fréquentées par les enfants.

La cérémonie a également été l’occasion de remettre des remerciements et des félicitations à l’Association A.I.D.E. et à ses partenaires pour leur engagement en faveur de l’éducation dans la commune de Ngohé. Elle s’est terminée par un appel à poursuivre les efforts pour améliorer les conditions d’apprentissage des enfants et pour garantir une éducation de qualité pour tous.

La représentante du Ministre de l’Éducation nationale a annoncé que le gouvernement allait équiper le bloc scientifique et technologique du lycée de Tattaguine et a promis de répondre aux doléances des populations de la commune.

 

 

LONASE – Vérité et Engagement: l’APL réaffirme son soutien au DG Toussaint Manga, halte à l’intox

Depuis son arrivée à la tête de la LONASE, indique l’Amicale des prestataires de la LONASE (Apl), Toussaint Manga, Directeur Général, a engagé une dynamique de réformes profondes orientées vers le redressement et la modernisation de l’institution.

Sa vision est claire: remettre la LONASE au service exclusif de la Nation. À travers une réorientation stratégique des ressources et une gouvernance plus rigoureuse, il a entrepris de corriger des pratiques qui, pendant longtemps, ont favorisé des intérêts minoritaires constitués en lobbies au détriment de l’intérêt général.

Le DG Toussaint Manga a régularisé 151 prestataires qui ont fait plus de 10 voir plus de 20ans dans la boite (65 en 2025 et 86 en 2026)

Ces derniers qui ont été sacrifié, bafoué, ont bénéficié d’un CDI grâce à leur héros leur espoir Docteur Toussaint Manga.

Ces prestataires sont le plus souvent des pères et mères de famille.

Ces changements structurels, bien que nécessaires, suscitent naturellement des résistances et diverses tentatives d’entrave. Mais la trajectoire est désormais tracée.

Aujourd’hui, la LONASE avance avec une ambition renouvelée : transparence, souveraineté assumée et contribution accrue au développement national.

La LONASE, plus que jamais, est au service de la Nation.

L’APL remercie son DG.

Ndèye Amy THIAM 

 

 

Valorisation des boues de vidange: les experts valident les normes pour une gestion durable

Par Cheikh Seck NDONG

L’atelier de validation des projets de normes sur les boues de vidange s’est tenu ce lundi 30 mars 2026 à l’hôtel Fleur de Lys Point E Dakar, sous la présidence du Comité Technique Eau et Assainissement CT 17. L’objectif de cette rencontre était de valider quatre projets de normes visant à améliorer la gestion des boues de vidange, notamment en agriculture.

Les participants ont examiné les quatre projets de normes présentés, à savoir: – PNS 17-075 (Caractérisation des boues de vidange issues des ouvrages d’assainissement non connectés) : Les experts ont clarifié les concepts et précisé les méthodes d’échantillonnage, notamment au niveau des camions, et ont recommandé l’utilisation de références clairement identifiées. – PNS 17-076 (Techniques de traitement de la fraction solide des boues de vidange issues des ouvrages d’assainissement non connectés) : Les participants ont adopté une approche globale intégrant les phases liquide et solide, avec harmonisation des définitions. – PNS 17-077 (Qualité et réutilisation des boues issues des STEP et des STBV) : Les experts ont ajouté des paramètres chimiques, amélioré les critères d’évaluation et précisé les conditions d’utilisation.- PNS 17-078 (Bonnes pratiques pour le personnel de gestion des boues de vidange) : Les participants ont généralisé les termes institutionnels et clarifié les responsabilités des acteurs, notamment du transporteur.

L’atelier a permis de consolider les projets de normes grâce aux contributions des participants. Les documents seront révisés en vue de leur validation finale. Le président du comité a souligné l’importance de la valorisation des boues de vidange, notamment en agriculture, et a déploré la faible participation à l’enquête publique.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la politique de gestion durable des déchets et de protection de l’environnement au Sénégal. Les normes validées permettront d’améliorer la qualité des boues de vidange et de réduire les risques sanitaires et environnementaux liés à leur gestion.

L’atelier a réuni des experts du secteur de l’eau et de l’assainissement, des représentants des institutions publiques et privées, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Les prochaines étapes comprendront la validation finale des normes et leur mise en œuvre effective sur le terrain.

 

Union Africaine: Macky Sall officiellement soutenu pour le poste de Secrétaire général de l’ONU

La Commission de l’Union africaine, à travers le Bureau de l’Assemblée, a transmis ce 26 mars 2026 un projet de décision visant à approuver officiellement la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies.

Par Ch. Seck NDONG

Selon la note de référence CCP/OSC/A/A1/056.03.26, cette décision fait suite à la première réunion du Bureau de l’Assemblée de l’Union africaine, tenue ce jeudi 26 mars 2026 sous la présidence de Evariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine.

Une adoption par “procédure de silence”

Conformément à l’article 19(1) du règlement intérieur de l’Assemblée, la Commission a soumis le projet de décision aux États membres selon la procédure de silence.

Autrement dit, si plus d’un tiers des États membres habilités à voter ne s’y opposent pas avant la clôture du 27 mars 2026, la décision sera considérée comme adoptée par consensus.

Pourquoi Macky Sall ?

Dans le projet de décision, l’Union africaine met en avant plusieurs éléments pour justifier son choix :           •          son expérience reconnue de leadership ;          •          son approche pragmatique et orientée vers les résultats ;           •          son réseau international ; •          ainsi que sa capacité à rechercher le consensus entre les nations et les grandes puissances.

L’organisation continentale insiste également sur la nécessité pour l’Afrique de parler d’une seule voix dans cette compétition internationale majeure.

Une échéance très serrée

Le document rappelle qu’une lettre datée du 4 mars 2026 du président de l’Assemblée générale des Nations Unies précise que les candidatures au poste de Secrétaire général doivent être déposées au plus tard le 1er avril 2026, afin de participer aux dialogues interactifs prévus durant la semaine du 20 avril 2026.

Face à ce calendrier très court, l’Union africaine estime nécessaire de se positionner rapidement.

Ce que prévoit le projet de décision

Dans ce texte, l’Assemblée de l’Union africaine :         1.apporte son ferme soutien au président burundais Evariste Ndayishimiye pour avoir présenté la candidature de Macky Sall ;     2.décide de soutenir pleinement Macky Sall comme candidat africain au poste de Secrétaire général de l’ONU ;             3.exprime sa conviction quant à ses qualifications pour faire face, avec responsabilité, efficacité et dans un esprit de consensus, aux défis actuels des Nations Unies ; 4.appelle à l’unité et à la solidarité africaines, tout en invitant les États membres de l’ONU, ainsi que les membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité, à accorder une attention favorable à cette candidature.

Un enjeu diplomatique majeur pour l’Afrique

À travers cette démarche, l’Union africaine affirme sa volonté de voir le continent occuper une place plus importante dans la gouvernance mondiale, conformément à l’Agenda 2063, qui vise à faire de l’Afrique un acteur fort, uni et influent sur la scène internationale.

Si la procédure aboutit sans blocage, Macky Sall deviendrait ainsi le candidat officiellement porté par l’Afrique pour la succession à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

 

Surveillance maritime et fluviale au Sénégal: l’ANAM renforce les capacités des acteurs du secteur

Ch. Seck NDONG

L’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM) a organisé un atelier national sur le renforcement de la surveillance maritime et fluviale, à Dakar, les 26 et 27 mars 2026. Cette initiative vise à améliorer la sécurité et la sûreté des espaces maritimes et fluviaux du Sénégal, face aux défis croissants liés aux activités maritimes et portuaires.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur général de l’ANAM, Bécaye DIOP, a souligné l’importance de la surveillance maritime et fluviale pour la souveraineté nationale, la sécurité des personnes et des biens, la protection de l’environnement marin et côtier, ainsi que le développement de l’économie bleue. Il a également mis en avant la nécessité d’une approche intégrée et coordonnée entre les différentes institutions engagées dans l’Action de l’État en mer.

« Mesdames et Messieurs, Ne nous y trompons pas. Ce qui nous rassemble aujourd’hui dépasse le cadre d’un simple séminaire technique. Nous sommes ici pour répondre à une exigence vitale, pour dessiner l’architecture de notre souveraineté future. La Vision Sénégal 2050, qui guide nos pas, nous assigne une mission claire : faire de notre façade maritime et de nos fleuves un sanctuaire inviolable », a relevé M. DIOP.

Le Conseiller défense, Colonel Yoro THIAM, représentant le Ministre des Pêches et de l’Économie maritime, a également souligné l’importance de la surveillance maritime et fluviale pour la sécurité et la sûreté des espaces maritimes et fluviaux du Sénégal. Il a invité les participants à formuler des recommandations réalistes et applicables pour renforcer le dispositif national de surveillance maritime et fluviale.

Il a salué et félicité l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), pour l’initiative de cette rencontre, dont la pertinence s’inscrit pleinement dans les priorités stratégiques de l’État du Sénégal. « En effet, dans un contexte marqué par l’essor des activités maritimes et fluviales, le développement des échanges portuaires, l’exploitation pétrolière et gazière offshore, ainsi que la montée de risques multiformes sur nos espaces maritimes, la question de la surveillance revêt une importance toute particulière », a souligné M. Thiam.

L’atelier vise à renforcer la synergie des interventions, à améliorer le partage d’informations, à optimiser l’utilisation des moyens disponibles et à faire émerger des solutions concrètes et opérationnelles pour relever les défis liés à la surveillance maritime et fluviale.

Le Sénégal est engagé à consolider sa gouvernance maritime, à moderniser ses dispositifs de surveillance et à préserver durablement ses ressources et ses espaces maritimes et fluviaux. Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté, de sécurité et de valorisation durable de son potentiel maritime.

 

 

Les pécheurs alertent sur l’hécatombe dans leur secteur…

Des dizaines de pêcheurs disparaissent en mer sans aucune assistance.

La Plateforme des acteurs de la pêche artisanale du Sénégal (PAPAS), en partenariat avec le Réseau des femmes de la pêche artisanale du Sénégal (REFEPAS) et la Coalition nationale pour une pêche durable (CONAPED) tirent la sonnette d’alarme sur le déficit d’assistance aux pêcheurs en mer ainsi que sur le nombre croissant de disparitions enregistrées depuis plus d’une année. Selon ces organisations de pêcheurs, des dizaines de pêcheurs ont disparu en mer sans assistance.

La conférence de presse organisée, hier, au quai de pêche de Bargny, avec la participation de plusieurs présidents d’organisations du secteur, témoigne du profond désarroi des acteurs face à la situation critique de la pêche, et plus particulièrement à l’absence totale d’assistance aux pêcheurs sénégalais évoluant dans la Zone Économique Exclusive (ZEE).

«En effet, du 1er janvier 2025 au 28 février 2026, plusieurs cas de disparition de pirogues sénégalaises, avec à leur bord des pêcheurs, ont été signalés aux services compétents du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, sans qu’aucune issue favorable ne soit enregistrée. Plusieurs localités sont touchées par ces drames, donnant lieu à des cérémonies de deuil sans que des opérations de recherche effectives ne soient menées par les services de secours maritime», ont déploré les responsables des organisations des pêcheurs.

Pour étayer leurs propos, ils soutiennent que rien que pour la région de Saint-Louis, les données consolidées entre 2018 et mars 2026 font état de 359 accidents en mer, 218 pêcheurs décédés et 79 disparus, pour des pertes économiques estimées à plus de 1,7 milliard de francs CFA. « Derrière ces données, ce sont des vies perdues, des familles endeuillées et des communautés durablement fragilisées.

Ce drame s’étend à l’ensemble du littoral sénégalais : Lompoul (3 accidents), Cayar (2 accidents, 4 décès), Yarakh (1 disparition), Yoff (1disparition 5 décès), Yenne (3 chavirements, 6 décès), Ngaparou (1 pirogue disparue avec 3 personnes), Elinkine (1 pirogue disparue avec 8 personnes) et Kafountine où, entre janvier 2025 et février 2026, on dénombre 4 pirogues disparues, 19 naufrages (8 décès) et 11 collisions (au moins 3 morts) » ont-ils détaillé. A les en croire, la liste est loin d’être exhaustive. « Des dizaines de pêcheurs reposent aujourd’hui au fond de nos eaux, sans assistance, plongeant des familles entières dans le deuil » déplorent-ils.

Face à cette hécatombe, les pêcheurs se sentent abandonnées par l’Etat censé garantir leur sécurité et celle de leurs biens. «La PAPAS, ainsi que l’ensemble des organisations partenaires et membres de la plateforme, interpellent le Président de la République sur la gravité de la crise et sur les risques d’implosion sociale dans les communautés de pêche si des mesures concrètes ne sont pas prises pour protéger les ressources halieutiques, ainsi que la vie et les biens des pêcheurs » ont alerté les responsales des pêcheurs.

La PAPAS demande au Président de la République et à son gouvernement de prendre, en urgence, les mesures suivantes: à savoir homologuer un kit de géolocalisation des pirogues et déployer un programme d’équipement pour la pêche artisanale ; respecter les engagements relatifs aux zones de pêche, notamment la promesse de campagne de repousser les navires industriels au-delà des 12 milles nautiques ; mettre en œuvre intégralement les 13 engagements de la charte pour une pêche durable de la CONAPED ; mettre en place un programme structuré de lutte contre l’exploitation, la commercialisation et la transformation des juvéniles, au-delà des simples opérations ponctuelles et engager des mesures de gestion concertée pour sortir le secteur de la pêche de la crise.

M. SARR

 

Les temps forts de la visite du Président Bassirou Diomaye Faye en Espagne- (Par Momar Dieng Diop)

La visite officielle du Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, en Espagne a été marquée par plusieurs séquences fortes, à la fois sur le plan diplomatique, économique et humain.

Dès son arrivée à Madrid, le Chef de l’État a été accueilli avec les honneurs protocolaires, dans une atmosphère qui reflète la solidité des relations entre le Sénégal et l’Espagne. Ce moment symbolique a donné le ton d’une visite placée sous le signe du respect mutuel et du renforcement du partenariat bilatéral.

Au cours de son séjour, le Président a eu des échanges approfondis avec les autorités espagnoles, notamment avec le Président du gouvernement Pedro Sánchez. Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs tels que la coopération économique, la gestion des flux migratoires et la stabilité régionale, avec une volonté partagée de construire des solutions durables et concertées.

La visite a également permis de concrétiser plusieurs accords de coopération dans des domaines essentiels comme l’énergie, la pêche, la formation professionnelle et la migration. Ces engagements traduisent une ambition commune: bâtir un partenariat équilibré, tourné vers le développement et l’intérêt des populations des deux pays.

Un moment particulièrement fort a été la rencontre avec la communauté sénégalaise établie en Espagne. Le Président a pris le temps d’écouter les préoccupations de ses compatriotes, notamment en matière d’intégration et de conditions de vie. Il a salué leur contribution remarquable au développement du Sénégal et a réaffirmé l’importance de leur rôle dans le renforcement des relations entre les deux nations.

À cette occasion, les efforts des autorités diplomatiques et consulaires ont été salués, ayant permis de favoriser une plus grande autonomie des responsables de la communauté dans leur organisation et leur participation à la rencontre. Cette dynamique a permis une participation active et structurée.

Toutefois, dans un esprit constructif, il a été recommandé qu’à l’avenir un temps de parole soit explicitement accordé aux responsables de la communauté afin qu’ils puissent s’exprimer pleinement. Il a également été suggéré de prévoir un temps beaucoup plus large pour les interventions, un format jugé plus adapté à la diversité et à la richesse de la communauté sénégalaise en Espagne.

Sur le plan économique, une rencontre entrepreneuriale a réuni des acteurs clés des secteurs public et privé. À cette occasion, Serigne Mboup a livré une intervention marquante en appelant à une économie plus proactive, fondée sur l’anticipation, l’innovation et la transformation locale des ressources. Il a insisté sur le rôle central du secteur privé comme moteur de croissance et de création d’emplois, tout en soulignant la nécessité de renforcer les synergies avec les pouvoirs publics pour favoriser un environnement propice à l’investissement durable.

Par ailleurs, en marge des activités officielles, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye a reçu en audiences diverses personnalités, parmi lesquelles Juan Jesús Rodríguez Marichal. Ces échanges s’inscrivent notamment dans le cadre des préparatifs du forum international Africagua 2027, prévu au Sénégal et organisé conjointement avec l’Union des Chambres de commerce ainsi que la Chambre de commerce de Fuerteventura. Ce forum, centré sur les thématiques de l’eau et des énergies renouvelables, constitue une plateforme stratégique pour renforcer la coopération entre l’Afrique et l’Europe autour des enjeux du développement durable.

Au-delà des différents temps forts, cette visite traduit une vision claire : celle d’un Sénégal engagé dans une diplomatie ouverte, équilibrée et tournée vers des partenariats concrets. Elle met également en valeur le rôle stratégique de la communauté sénégalaise à l’étranger et l’importance de consolider les liens économiques et humains entre les deux pays.

En définitive, cette visite qui est la deuxième du genre en Espagne marque une étape importante dans le renforcement des relations sénégalo- espagnoles et ouvre des perspectives prometteuses pour l’avenir, tant sur le plan économique que social et diplomatique. Le Président est rentré à Dakar jeudi en fin de soirée.

Momar Dieng Diop Espagne

Malika: L’école Chérif Abdoulaye Thiaw célèbre des femmes leaders et inspire toute une génération

À Malika, la célébration de la Journée internationale des droits des femmes a pris une dimension toute particulière à l’école privée École Chérif Abdoulaye Thiaw. Une initiative forte portée par la direction, mais qui s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà amorcé.

Le directeur de l’école, Baitir Ka, a indiqué que cette journée n’est pas une action isolée: «Ce n’est pas une initiative personnelle. Nous ne faisons que poursuivre l’œuvre entamée par Abdoulaye Seye », a t’il souligné. Placée sous le thème « Femme et leadership », la rencontre a mobilisé de nombreuses femmes venues célébrer leur rôle essentiel dans la société.

Pour le directeur, le message est clair : la femme est une véritable leader. « Une leader, c’est quelqu’un qui écoute, qui guide et qui fédère un groupe. Les femmes incarnent parfaitement ces qualités. Ce sont des battantes, capables de réussir et de porter des changements durables», a t’il expliqué.

Au-delà du symbole, cette journée s’inscrit dans une dynamique éducative et sociale plus large. L’établissement multiplie les initiatives, notamment l’organisation d’un Ndogou (rupture du jeûne), en plus de cette célébration, avec en perspective des journées culturelles à venir.

Le directeur a également tenu à lancer un message fort: «Les femmes doivent reprendre pleinement leur place dans la société. Elles peuvent tout accomplir. Notre école en est la preuve : nous avons formé une femme qui est aujourd’hui gouverneure.» Se positionnant comme un modèle d’excellence, l’école Chérif Abdoulaye Thiaw met en avant la qualité de son corps enseignant, décrit comme «compétent, travailleur et engagé ». Un appel est ainsi lancé aux parents d’élèves pour venir découvrir cet établissement qui ambitionne de former les leaders de demain.

Ibrahima FALL

 

 

Sénégal: ANDJEF/PADS/A s’offusque de la situation économique difficile

Le Secrétariat Exécutif du Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme-Authentique (PADS/A) a organisé une journée d’étude le samedi 15 mars 2026 pour analyser la situation politique, économique et sociale du Sénégal deux ans après l’arrivée au pouvoir du duo Diomaye-Sonko.

Selon le communiqué de presse, les participants à la rencontre ont dressé un constat alarmant : l’espérance semble avoir disparu chez ceux qui ont cru aux promesses de campagne du clan Diomaye-Sonko. Le Sénégal de 2026 est marqué par des étudiants qui réclament de meilleures conditions de vie et d’études, des enseignants qui font grève pour exiger le respect des accords signés avec l’État, des paysans confrontés à la mévente de leur production arachidière, des personnels de santé qui déplorent des retards dans la matérialisation des engagements du gouvernement, des entreprises qui ferment et une justice de moins en moins comprise par les citoyens.

Le PADS/A exhorte le gouvernement à agir pour des motifs d’intérêt général, de protection et de justice, loin des menaces et de la brutalité des discours. Le parti demande au gouvernement de garantir les droits déjà acquis par le monde du travail, de faire avancer les droits des travailleurs, de reconnaître leur rôle déterminant dans le développement économique du pays et de prendre en compte les demandes populaires en matière de développement agricole et rural, d’emploi, de pouvoir d’achat et le respect des engagements pris vis-à-vis du monde du travail.

Le PADS/A soutient également la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général de l’ONU, considérant que cela contribuera à la (re)construction d’un multilatéralisme rénové, d’une coopération respectueuse et représentative de toutes les nations porteuses de paix et de sécurité.

Mamadou SALL

Senegal / Alerte sur la Gouvernance et le rayonnement international: Massaly sonne l’heure du sursaut national face à une diplomatie en déclin

Je prends aujourd’hui la plume avec gravité pour m’adresser directement aux autorités de ce pays. Cette contribution n’est ni une attaque gratuite, ni un exercice de style. Elle est l’expression d’une inquiétude profonde, partagée par de nombreux Sénégalais, face à la trajectoire préoccupante que prend notre nation.

Le constat est sans appel : notre diplomatie est à terre

Le Sénégal, autrefois cité en exemple pour sa stabilité, son élégance diplomatique et son rayonnement international, donne aujourd’hui l’image d’un pays affaibli, hésitant et parfois même isolé. Cette situation n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de choix politiques, d’attitudes et d’un manque de vision stratégique au sommet de l’État.

Comment expliquer, en effet, que nos autorités peinent à satisfaire la demande sociale des Sénégalais, tout en étant incapables de défendre avec efficacité nos compatriotes à l’étranger, notamment ceux détenus au Maroc ? Cette double défaillance interne et externe traduit un problème de gouvernance profond. Un État qui ne protège pas ses citoyens, où qu’ils se trouvent, renonce à une part essentielle de sa souveraineté morale.

Mais au-delà des insuffisances, ce sont aussi les comportements qui interrogent.

La manière dont le pouvoir est exercé aujourd’hui suscite une incompréhension grandissante. Certains agissements donnent le sentiment d’un recul des valeurs fondamentales qui ont longtemps fait la force de notre pays. Nous sommes dans une nation façonnée par des figures historiques d’exception, porteuses d’éthique, de rigueur et de sens de l’État. Aujourd’hui, ces repères semblent s’effriter au profit de pratiques qui choquent, divisent et affaiblissent la cohésion nationale.

Il est difficile de ne pas évoquer également le silence troublant de certaines élites intellectuelles et morales. Dans un moment où le Sénégal a plus que jamais besoin d’une voix forte et crédible sur la scène internationale, comment comprendre l’absence de position claire face à des enjeux majeurs, notamment lorsqu’il s’agit de soutenir la candidature du Président Macky Sall dans les plus hautes instances internationales ? Ce silence, loin d’être neutre, contribue à invisibiliser notre pays et à réduire son influence.

Plus préoccupant encore, le Sénégal semble aujourd’hui faire face à une forme de désaveu sur le plan africain. Des pays, y compris parmi nos voisins, expriment des réserves de plus en plus visibles à notre égard. Cette évolution est le reflet d’une perte de confiance, conséquence directe des orientations et du comportement de nos dirigeants sur la scène continentale. Le Sénégal ne peut se permettre d’être isolé dans un espace où la solidarité et la coopération sont essentielles.

Face à cette réalité, une question s’impose : jusqu’où irons-nous ainsi ?

Autorités de ce pays, il est encore temps de redresser la barre.

Il est encore temps de reconstruire une diplomatie forte, cohérente et respectée. Il est encore temps de rétablir la confiance avec nos partenaires africains et internationaux. Il est encore temps, surtout, de remettre les préoccupations des Sénégalais au cœur de l’action publique, car c’est là que réside la véritable légitimité de tout pouvoir.

Le Sénégal a toujours su se relever dans les moments difficiles. Mais cela exige du courage, de la lucidité et un sens aigu des responsabilités. Gouverner, ce n’est pas seulement diriger. C’est anticiper, protéger, rassembler et inspirer.

Aujourd’hui, notre pays a besoin d’un sursaut. Un sursaut moral, politique et diplomatique. L’histoire nous regarde. Les Sénégalais attendent. Le monde observe.

Il est temps d’agir.

Mouhamadou Lamine Massaly Président du Parti UNR fait à Médine le 18 Mars 2026

 

 

 

 

 

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