mardi, septembre 8, 2026
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Comment Coumba Mbodji a bâti un empire féminin autonome avec l’appui de U- IMCEC

Par Ibrahima FALL Hébé

Présidente des femmes leaders de la cité Comico à Yeumbeul, Coumba Mbodj s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable de l’autonomisation féminine dans la banlieue dakaroise. Avant de mettre en place ce vaste réseau, elle dirigeait un GIE dénommé Sope sa Dieukeur.

C’est d’ailleurs à partir de cette première expérience qu’est née, en 2019, une initiative plus ambitieuse : fédérer les femmes, aussi bien celles de la cité Comico que celles des zones environnantes, autour d’un idéal commun d’entraide et d’indépendance financière. Très vite, le projet prend de l’ampleur.

Aujourd’hui, près d’une centaine de groupements gravitent autour de cette dynamique, dont 55 présidents de groupements directement impliqués dans la coordination des activités. L’objectif est clair : sortir les femmes de la précarité en les structurant, en les formant, puis en les accompagnant vers des financements.

«Avant de parler d’argent, il faut d’abord organiser et former», semble être la philosophie de la présidente. Ainsi, plusieurs formations ont été dispensées, notamment en pâtisserie, transformation de céréales et production de jus locaux. Des initiatives concrètes ont vu le jour, dont l’ouverture réussie d’une pâtisserie, symbole d’un modèle économique viable porté par les femmes elles-mêmes.

Au-delà de l’aspect économique, le réseau a également mis en place un groupement d’achat et un système de solidarité active pour faire face aux événements de la vie, heureux comme malheureux. Dans cette dynamique, certaines femmes ont pu bénéficier d’opportunités exceptionnelles, notamment l’accès à des terrains avec titres fonciers, ou encore l’accomplissement du pèlerinage à La Mecque.

Fait remarquable : aujourd’hui, ces femmes revendiquent une autonomie financière totale. «Nous réaffirmons notre confiance indéfectible derrière U-IMCEC», affirme-t-elle avec fierté. Forte de ces résultats, Coumba Mbodj entend désormais structurer davantage son réseau en subdivisant les femmes en groupes de 25, avec des comités bien organisés.

Une stratégie qui pourrait, à terme, faciliter leur engagement dans la sphère politique. Dans cette perspective, une réunion a été convoquée avec les différentes présidentes afin de renforcer le leadership interne et préparer la relève. Un grand rassemblement est également en vue pour sensibiliser davantage les populations et partager cette expérience réussie.

 

Pêches et économie maritime: Deux ans d’actions, de rupture et de progrès

En deux années de présence, à la tête du Ministère des Pêches et de l’Économie maritime, de par la confiance du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur  Bassirou Diomaye Diakhar Faye et du Premier Ministre, Monsieur Ousmane Sonko, Docteur Fatou Diouf fait preuve d’un engagement résolu dans ; l’accomplissement des missions qui lui sont assignées.

Dans un contexte longtemps marqué par la gestion irrationnelle et la surexploitation de nos ressources, elle a engagé un combat sans concession contre la pêche illicite (INN), restaurant progressivement l’autorité de l’État, l’équité et la justice pour nos pêcheurs.

Les résultats obtenus sont prometteurs : • un laboratoire moderne d’analyse des produits de la pêche et de l’aquaculture, réalisé avec l’appui de la coopération japonaise, pour garantir la qualité et la compétitivité de nos produits ; •   des accords stratégiques et licences obtenus avec la Mauritanie, la Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau, ouvrant de nouvelles perspectives économiques ; •       un renforcement notable de la coopération avec le Japon pour moderniser et valoriser le secteur halieutique.

Il y a aussi : •            la publication de la liste officielle des navires autorisés à pêcher dans les eaux sous juridiction sénégalaise. Une vielle doléance des acteurs qui vise à garantir la clarté, l’équité et le respect des normes internationales dans l’attribution des licences de pêche ; •           la levée de l’identification du Sénégal par l’ICCAT : reconnaissance internationale des efforts nationaux en matière de gestion durable des pêches ; •         la  réhabilitation et la modernisation du Marché central au poisson (MCP) de Dakar. Ce qui contribue aujourd’hui à l’amélioration significative des conditions de travail des femmes actives dans la transformation et la commercialisation des produits halieutiques.

La liste est loin d’être exhaustive.

Ces réalisations, s’inscrivent en droite ligne de la Stratégie Nationale Sénégal 2050, reflétant ainsi la vision d’un Sénégal souverain, maître de ses ressources maritimes, capable de transformer ses richesses en opportunités pour ses populations, sa jeunesse en particulier.

Face aux défis, elle a su faire preuve de constance et de détermination. Et aujourd’hui, les résultats sont visibles.

02 ans d’actions, 02 ans de rupture, 02 ans de progrès.

Avec Docteur Fatou Diouf, c’est tout le secteur des pêches et de l’économie maritime qui se relève et avance.

Macky Sall lance son site de campagne et décline sa vision pour l’organisation mondiale

Une Vision Rénovatrice pour l’ONU

Par Ch. Seck NDONG

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a franchi une nouvelle étape dans sa quête du poste de Secrétaire général des Nations Unies en lançant son site de campagne, sur lequel il expose en détail ses priorités pour une refondation de l’institution multilatérale.

Sa candidature officielle a été transmise au siège de l’ONU à New York le 2 mars 2026 par le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine. Une démarche atypique, puisque c’est le Burundi, et non le Sénégal, qui a porté cette candidature. Le pays natal de l’ancien chef d’État n’ayant pas apporté son soutien officiel à la démarche.

Un programme articulé autour de trois piliers

Sur son site et dans le document programmatique intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », déposé auprès de l’ONU, Macky Sall s’ouvre sur un constat sévère : conflits persistants, menaces transnationales, crise de la dette et défiance croissante envers les institutions internationales. Pour lui, la crise actuelle est « systémique » et met en péril l’efficacité et la crédibilité de l’organisation.

Sa vision repose sur trois axes structurants

Il s’agit de forger une approche intégrée entre paix, sécurité et développement : Macky Sall souhaite renforcer la coopération entre les agences de l’ONU pour prévenir les crises et promouvoir le développement durable.

Sa vision consiste à revitaliser le multilatéralisme dans un monde multipolaire : Il propose une réforme du Conseil de sécurité pour en renforcer la représentativité et la légitimité, ainsi qu’une redynamisation de l’Assemblée générale.

Concernant la Gouvernance interne, il souhaite rationaliser les structures, simplifier les mandats, optimiser les ressources et moderniser les méthodes de travail de l’ONU.

L’ex-chef d’État affirme vouloir faire de l’ONU une plateforme stratégique revitalisée, ancrée dans ses missions originelles, capable de reconstruire la confiance entre les États membres, de prévenir les crises et de protéger les populations vulnérables.

Un parcours au service de l’Afrique et du monde

Né le 11 décembre 1961 à Fatick, ingénieur géologue de formation, Macky Sall a présidé le Sénégal de 2012 à 2024. Il a également occupé la présidence tournante de l’Union africaine et a été l’un des artisans du dialogue entre l’Afrique et les institutions de Bretton Woods. Durant sa présidence de l’UA en 2022, il avait notamment plaidé pour un meilleur accès des pays africains aux droits de tirage spéciaux du FMI et pour une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité.

 

Validation des normes solaires: le Sénégal franchit une étape clé pour sa transition énergétique

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a réuni ce mardi 31 mars à Dakar les acteurs du secteur pour valider les projets de normes dans le domaine du solaire photovoltaïque. Une avancée majeure pour structurer un cadre normatif national aligné sur les standards internationaux.

Des normes au service de la qualité et de la confiance

Le Directeur général de l’ASN, El hadji Abdourahmane Ndione, a rappelé que ces documents consensuels, élaborés avec toutes les parties prenantes, sont des leviers essentiels pour le commerce et la qualité des produits. Le Sénégal s’investit d’ailleurs activement au sein de la Commission Électrotechnique Internationale (IEC).

Mame Singui Sarr, Président du Comité Électrotechnique National, a salué le rôle structurant du système national de normalisation et le soutien du PTB (Institut national de métrologie allemand). Il a souligné l’importance de ces travaux pour protéger les consommateurs et faire du Sénégal un acteur moteur en Afrique.

Un enjeu stratégique pour l’énergie

Le Directeur général de l’ANER, Diouma Kobor, a insisté sur la nécessité d’aligner le cadre normatif aux standards internationaux pour renforcer la confiance des investisseurs et garantir la réussite des politiques énergétiques.

Fatou Mbow Ly, Directrice générale de l’Énergie, a pour sa part rappelé les ambitions nationales : 1 100 MW d’énergies renouvelables d’ici 2034 et un taux d’électrification supérieur à 80 %. Elle a plaidé pour des normes adaptées aux réalités locales et une véritable culture de la conformité.

Un cap franchi

Après des présentations techniques sur l’évaluation de la conformité et les projets soutenus par le PTB, l’atelier a validé les projets de normes, ouvrant la voie à leur homologation et à leur appropriation par le secteur.

Le Comité Électrotechnique National (CEN) a validé les normes relatives aux équipements solaires photovoltaïques, lors d’un atelier organisé à Dakar les 11 et 12 décembre 2025. L’objectif de ces normes est d’assurer la sécurité et la performance des équipements solaires utilisés au Sénégal.

Mame Singui Sarr, Président du CEN, a souligné que ces normes sont essentielles pour protéger les consommateurs et garantir la qualité des équipements solaires. « Les normes assurent la sécurité, mais les normes aussi assurent la performance », a-t-il déclaré.

L’atelier de validation a réuni des experts du secteur, des représentants de l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) et des partenaires techniques et financiers, notamment le PTB (Physikalisch-Technische Bundesanstalt), qui a soutenu financièrement l’initiative.

Assane MBENGUE, de l’ASN, a rappelé que le gouvernement sénégalais avait pris un arrêté interministériel en 2020 pour exonérer les produits solaires de la TVA, sous réserve de leur conformité aux normes nationales. Le décret du 5 décembre 2025 rend obligatoire l’application de ces normes pour tous les équipements solaires photovoltaïques.

Les normes validées seront homologuées par le conseil d’administration de l’ASN et publiées au Journal Officiel de la République du Sénégal. Elles permettront de garantir la qualité et la sécurité des équipements solaires utilisés au Sénégal et de soutenir le développement du secteur solaire dans le pays.

Le CEN et l’ASN comptent sur le soutien des pouvoirs publics pour poursuivre leurs efforts de normalisation et de certification des équipements solaires. « Nous avons besoin de soutien, de soutien de la tutelle pour mieux structurer et soutenir financièrement le CEN », a déclaré Mame Singui Sarr.

L’atelier de validation a marqué une étape importante dans la mise en œuvre de la réglementation sur les équipements solaires au Sénégal. Il ouvre la voie à une nouvelle ère de qualité et de sécurité dans le secteur solaire sénégalais.

66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal: une ambiance festive et multicolore à Mbeuleukhé

L’arrondissement de Yang Yang a célébré la fête du 04 avril à Mbeuleukhé, dans une ambiance festive et multicolore. Sous la houlette du Sous-Préfet Abdou Khadre Cissokho, les populations se sont mobilisées pour marquer cet événement important.

Les défilants, composés de la case des Tout-petits, des écoles, des majorettes du lycée de Mbeuleukhé, de la couche féminine, des motos et des véhicules (ambulances), ont rythmé la cérémonie devant les autorités locales. Le Sous-Préfet de Yang Yang a exprimé sa gratitude envers les invités et les défilants pour leur participation.

Dans son allocution, il a souligné que la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance est un moment spécial pour tout citoyen sénégalais. Le thème de cette année, « Forces de défense et de sécurité, partenaires des jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 », montre que les autorités du pays gardent un grand espoir auprès de la jeunesse, qui constitue les futurs dirigeants du Sénégal.

Le Sous-Préfet Cissokho a également rendu hommage aux cinq maires de sa circonscription administrative, aux Forces de Défense et de Sécurité, à son adjoint Bassirou Mbaaye, à l’association des chefs de villages, aux membres du comité d’organisation et à l’inspecteur Boubou Thiam, entre autres, pour leur contribution à la réussite de l’événement.

La fête a été très belle à Mbeuleukhé, chez l’ancien parlementaire Aliou Dia, maire de cette localité religieuse dans le Djoloff.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Aide humanitaire à Kolda: le Secours Islamique France vient en appui aux Daraas de Fafacourou

Le Secours Islamique France distribue des tenues aux enfants des Daraas de Fafacourou

La commune de Fafacourou, dans le département de Médina Yéro Foulah, a bénéficié d’une aide humanitaire de l’ONG Secours Islamique France. Au moins cinq cent treize (513) tenues ont été distribuées aux enfants des différents Daraas de la localité.

Cette initiative a été saluée par les autorités administratives et les maîtres coraniques de la localité. Selon Djibril Sène, le responsable du bureau SIF à Kolda, cette action s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la résilience des communautés vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle par la promotion d’activités socio-économiques et du bien-être socio-éducatif des enfants.

La cérémonie de distribution des tenues a été présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Fafacourou, Ismaila Sy, qui a exprimé sa gratitude envers l’ONG Secours Islamique France pour ce geste. « C’est un geste qu’on apprécie à sa juste valeur. Il entre en droite ligne avec la volonté politique de nos gouvernants en l’occurrence son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye », a-t-il déclaré.

Le sous-préfet a également rappelé l’engagement du Président de la République à moderniser les Daraas et à intégrer les principes et les valeurs des Daraas dans le système éducatif du Sénégal.

Abdoulaye WANDIANGA (Correspondant à Kolda)

Gamou annuel de Mouille: les populations étalent leurs doléances

Mouille célèbre son Gamou annuel avec ferveur et espoir

La localité de Mouille, dans l’arrondissement de Yang Yang (département de Linguère), a célébré ce vendredi son Gamou annuel, rassemblant des milliers de fidèles venus d’horizons divers pour commémorer la nuit du Prophète Mouhamet Paix et Salue sur Lu (PSL).

 Le président du Dahira Sope Dabakh de Mouille, Alioune Badara Ndiaye, a exprimé sa satisfaction pour la réussite de l’événement et a remercié les services étatiques, les membres du comité d’organisation, le parrain El Hadji Youga Djouga, le marabout Cheikhou Oumar Sy, ainsi que ses amis et collaborateurs pour leur contribution.

Cependant, dans son discours, Alioune Badara Ndiaye a également soulevé les préoccupations des populations de Mouille, notamment le bitumage de la route Dahra- Mouille longue de 25 km, le lotissement du village de Mouille, l’extension des réseaux électriques et téléphoniques, l’octroi des financements aux femmes et aux jeunes, ainsi que l’achèvement des travaux du domicile dédié à Mame Abdou Aziz Sy Dabakh.

Le Sous-Préfet de Yang Yang, qui a conduit une délégation comprenant le Maire de Kamb Birame Ba, a apporté le Ziar du Chef de l’État à l’endroit des populations de Mouille et a demandé des prières pour un Sénégal de cohésion sociale et de développement. Il a également promis de transmettre les doléances des populations à qui de droit.

Le parrain du Gamou 2026 de Mouille, El Hadji Youga Djouga, a remercié la population de Mouille pour son choix et a exprimé sa gratitude envers sa famille, ses épouses, ses proches collaborateurs et le président du Dahira Sope Dabakh Alioune Badara Ndiaye.

L’édition 2026 du Gamou annuel de Mouille a vécu, rendez-vous pour 2027.

Bathie Ndiaye (Linguère)

 

Fête de l’indépendance à Mbeuleukhé: Aliou Dia appelle à l’Union pour développer le Sénégal

Aliou Dia : « Il faudra qu’on s’unisse pour travailler ce pays »

L’ancien parlementaire et actuel maire de Mbeuleukhé, Aliou Dia, a lancé un appel à l’union des Sénégalais pour développer le pays, à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal dans sa commune. « Il faudra qu’on s’unisse pour travailler ce pays », a-t-il déclaré, soulignant que le Sénégal est un et unique pays, et que personne ne viendra le développer à leur place.

Aliou Dia a rendu grâce au Tout Puissant pour la célébration de cette fête importante, et a exprimé sa satisfaction pour la forte mobilisation des populations, notamment des maires, des conseillers municipaux, des chefs de villages, des jeunes et des femmes. Il a également salué l’administration sénégalaise pour son rôle dans la conduite de la jeunesse vers la réussite.

Le maire de Mbeuleukhé a félicité le Sous-Préfet, son adjoint, la gendarmerie et ses collègues maires pour leur contribution à la réussite de la fête. Il a souligné que le développement du Sénégal passe par l’union et la collaboration de tous les citoyens.

Bathie Ndiaye (Linguère)

 

Autonomisation Féminine à Yeumbeul: Coumba Mbodj, la bâtisseuse d’un Réseau Sans Dépendance

Présidente des Femmes Leaders de la cité Comico à Yeumbeul, Coumba Mbodj s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable de l’autonomisation féminine dans la banlieue dakaroise.

Avant de mettre en place ce vaste réseau, elle dirigeait un GIE dénommé « Sope sa Dieukeur ». C’est d’ailleurs à partir de cette première expérience qu’est née, en 2019, une initiative plus ambitieuse : fédérer les femmes, aussi bien celles de la cité Comico que celles des zones environnantes, autour d’un idéal commun d’entraide et d’indépendance financière.

Très vite, le projet prend de l’ampleur. Aujourd’hui, près d’une centaine de groupements gravitent autour de cette dynamique, dont 55 présidentes de groupements directement impliquées dans la coordination des activités. L’objectif est clair : sortir les femmes de la précarité en les structurant, en les formant, puis en les accompagnant vers des financements.

«Avant de parler d’argent, il faut d’abord organiser et former », semble être la philosophie de la présidente. Ainsi, plusieurs formations ont été dispensées, notamment en pâtisserie, transformation de céréales et production de jus locaux. Des initiatives concrètes ont vu le jour, dont l’ouverture réussie d’une pâtisserie, symbole d’un modèle économique viable porté par les femmes elles-mêmes.

Au-delà de l’aspect économique, le réseau a également mis en place un groupement d’achat et un système de solidarité active pour faire face aux événements de la vie, heureux comme malheureux. Dans cette dynamique, certaines femmes ont pu bénéficier d’opportunités exceptionnelles, notamment l’accès à des terrains avec titres fonciers, ou encore l’accomplissement du pèlerinage à La Mecque.

Fait remarquable : aujourd’hui, ces femmes revendiquent une autonomie financière totale. « Nous n’avons plus besoin des banques. Nos propres ressources suffisent à financer nos activités », affirme-t-elle avec fierté.

Forte de ces résultats, Coumba Mbodj entend désormais structurer davantage son réseau en subdivisant les femmes en groupes de 25, avec des comités bien organisés. Une stratégie qui pourrait, à terme, faciliter leur engagement dans la sphère politique.

Dans cette perspective, une réunion a été convoquée avec les différentes présidentes afin de renforcer le leadership interne et préparer la relève. Un grand rassemblement est également en vue pour sensibiliser davantage les populations et partager cette expérience réussie.

Fête de l’indépendance à Kolda: les autorités prennent toutes les dispositions nécessaires pour un bon déroulement des festivités

La capitale du Fouladou va vibrer cette année également au rythme de la fête de l’indépendance ce 04 avril 2026 dans le cadre du 66e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. Déjà, les préparatifs vont bon train. Les autorités militaires ont fini leurs préparations tout comme les civils qui vont prendre part à cette célébration.

Le commandant de la zone militaire 6, le colonel Théodore Adrien Sarr, a fait face à la presse ce 02 avril 2026 pour s’exprimer sur la question. Il est largement revenu sur l’état d’avancement des préparatifs et sur le thème de cette année.  C’est sous la forte chaleur qui sévit à Kolda que les autorités militaires s’affairent autour des préparatifs de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Sur les lieux qui doivent abriter les festivités, le présidium devant accueillir les autorités civiles et militaires est déjà monté par les forces de défense et de sécurité.

À quelques heures de la fête, on retrouve le colonel Adrien Sarr, commandant de la zone militaire 6, les autorités de la gendarmerie nationale, les autorités policières et autres acteurs devant participer au défilé civil et militaire sur la place de la Cathédrale Notre Dame des Victoires de Kolda.

Ici, il est question de faire les dernières règles et de s’assurer que tout se passe bien et que rien n’a été laissé en rade. Cette visite du commandant de la zone militaire 6 intervient quelques minutes après sa conférence de presse donnée dans les locaux du poste de commandement de ladite zone militaire.

« En termes de préparation pour les célébrations du 4 avril, nous avons pu exécuter hier la répétition générale. Actuellement, sur le site du défilé, les gens sont en train de procéder au marquage pour voir concrètement sur le terrain comment va se dérouler le défilé du 4 avril. Les écoles et les formations civiles ont pu, pendant deux à trois semaines, répéter. Et, nous avons pu hier, avec la répétition générale, voir un peu leur état de préparation qui est relativement satisfaisant. Mais, comme je le disais hier, le mieux est l’ennemi du bien, ils continuent encore à s’entraîner pour pouvoir le jour J donner le meilleur d’eux-mêmes », a expliqué le colonel Théodore Adrien Sarr.

L’événement sera marqué par une cérémonie de prise d’armes suivie d’une remise de décorations, d’un défilé civil, militaire, paramilitaire, motorisé en présence d’invités de marque et de toute la population du Fouladou, y compris la retraite du flambeau prévue la veille, selon toujours les autorités militaires.

« Pour les célébrations, elles tournent autour essentiellement de la retraite au flambeau le 03 avril. La veille, le 03 avril, il y aura une communion populaire entre les forces armées et les différentes forces vives de la Nation, les civils notamment les mouvements à foulard ou encore les aviations sportives qui sillonneront un peu les rues de Kolda pour communier ensemble dans le cadre de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale. Le 04 avril, nous procéderons à la cérémonie proprement dite qui, elle, va s’articuler autour de la prise d’armes sur la place de la Cathédrale Notre Dame des Victoires, suivie de remise de décorations et pour s’achever par un défilé motorisé civil et militaire », a informé le colonel Sarr.

Chaque année, un thème est choisi pour la célébration de la fête de l’indépendance. Pour 2026, celui qui a été retenu est « Forces de Défense et de Sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026 ». Un choix qui n’est pas fortuit.

« Cette année, le thème retenu au niveau national est Forces de Défense et de Sécurité, partenaires des Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026. Et, on a un effectif de défilants supérieur à mille participants. Donc, un effectif assez conséquent avec une grande participation des formations civiles notamment les écoles, les cases des tout-petits, les mouvements associatifs et les corporations. Cette année, on va assister aussi au défilé de la SONAGED pour le cadre de vie et aussi des conducteurs des motos Jakarta. Ce sont les quelques innovations par rapport à l’année passée qui vont rehausser un peu le thème de cette année », a souligné le commandant de la zone militaire 6, le colonel Théodore Adrien Sarr.

Abdoulaye WANDIANGA (Correspondant à Kolda)

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