mardi, septembre 8, 2026
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Kolda/ masculinité positive et droits humains: l’association «Guné» forme 100 hommes pour mieux soutenir les femmes dans les foyers

Un atelier de formation sur les droits humains s’est tenu à Kolda. Il s’inscrit dans la phase II du projet de renforcement de l’économie sociale, écologique et scolaire dans la ville de Kolda, initié par l’association « Guné ». La session de formation a duré deux jours avec au moins cent participants.

Dans le cadre de ce projet, l’association « Guné » a organisé un atelier de formation sur les droits humains en faveur des maris et des frères, pour les sensibiliser sur le rôle qu’ils doivent jouer afin de soutenir les femmes dans leurs foyers. Une initiative d’une très grande importance, d’après Awa Kandé Diao, présidente du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF) à Kolda.

« Avec la cible, nous sommes en train de partager sur l’initiation aux droits humains pendant deux jours. Ce sont des séances de partage. Mais, également, on est en train d’échanger sur la masculinité positive. Ce sont des participants composés d’hommes et de jeunes pour qu’ils comprennent les droits humains, les différents principes, les valeurs, les générations de droits, leur importance par rapport à la protection de la dignité humaine, afin qu’ils sachent qu’ils ont un rôle à jouer en tant que genre masculin. Ils ont un devoir de solidarité et de soutien à l’endroit des femmes », a-t-elle déclaré.

Au Sénégal, les femmes aspirent à devenir de plus en plus autonomes en créant des activités génératrices de revenus. Elles sont souvent accompagnées par les associations de développement, les organisations non gouvernementales et l’État. Cependant, leur épanouissement ou leur décollage se heurte souvent à des contraintes au sein de leurs familles. Ces difficultés sont liées au défaut de soutien des hommes à l’égard des femmes, selon toujours Awa Kandé Diao.

«Les femmes doivent être d’abord comprises. Leurs connaissances ont été renforcées. En même temps, nous voulons que ces hommes aussi aient un renforcement de capacités pour qu’ils aient le même niveau de compréhension, afin d’améliorer les relations hommes-femmes dans les ménages, dans les familles et dans les maisons. Les hommes doivent savoir que la femme est capable de faire certaines choses, surtout en termes de responsabilités », a-t-elle expliqué.

Ils sont au nombre de cent participants bénéficiaires de cette session de formation de deux jours. Ces hommes se disent satisfaits des thématiques évoquées et soutiennent avoir pris connaissance de l’importance d’aider les femmes afin qu’elles soient autonomes à travers la création d’activités génératrices de revenus.

Abdoulaye Diop est l’un des participants. Il est venu d’un quartier périphérique de Kolda. Il compte désormais adopter une nouvelle posture vis-à-vis de sa femme. « Nous avons été formés sur la question des droits humains. Cette formation nous a permis de savoir beaucoup de choses que nous ignorions par rapport au rôle d’accompagnement des hommes vers les femmes dans les foyers. Aujourd’hui, nous avons compris que la femme aussi peut participer à certaines charges de la maison et qu’elle a des droits. En tout cas, moi, je ne vais plus m’opposer à ce que ma femme fasse une petite activité pour se sentir utile pour la famille », a-t-il dit.

Abdoulaye WANDIANGA, correspondant à Kolda

Maître Abdoulaye Wade: l’héritage d’un bâtisseur, le symbole d’un combat démocratique

Dans l’histoire politique du Sénégal et du continent africain, peu de figures auront marqué leur époque avec autant de force, de constance et de vision que Abdoulaye Wade. Homme d’État, intellectuel accompli, opposant historique et bâtisseur infatigable, il incarne à lui seul plusieurs décennies de lutte pour la démocratie, de transformations structurelles et d’affirmation panafricaine.

Dès ses premières années d’engagement politique, Maître Wade s’est distingué comme un défenseur intransigeant des libertés publiques et du pluralisme. Face à un système longtemps dominé par un parti unique de fait, il a su porter la voix de l’opposition avec courage et ténacité. Son combat a contribué à ouvrir la voie à l’alternance démocratique, aboutissant à un moment historique : la victoire de l’opposition lors de l’élection présidentielle de 2000. Cet événement, salué bien au-delà des frontières sénégalaises, a renforcé l’image du Sénégal comme modèle de démocratie en Afrique.

Mais réduire Abdoulaye Wade à son rôle d’opposant serait occulter l’ampleur de son œuvre en tant que chef d’État. Son passage à la tête du pays a été marqué par une volonté affirmée de moderniser les infrastructures et de repositionner le Sénégal sur l’échiquier international. Sous son impulsion, de grands chantiers ont vu le jour, transformant durablement le paysage économique et urbain : routes, autoroutes, infrastructures culturelles et projets structurants qui continuent encore aujourd’hui d’impacter le quotidien des Sénégalais.

Visionnaire, il fut également un ardent défenseur du panafricanisme. À une époque où l’Afrique cherchait à redéfinir sa place dans la mondialisation, Maître Wade a plaidé pour une intégration continentale plus forte, une coopération Sud-Sud dynamique et une valorisation des ressources et intelligences africaines. Son engagement pour des initiatives telles que le NEPAD a témoigné de sa volonté de voir l’Afrique prendre en main son destin, dans la dignité et la souveraineté.

Sur le plan intellectuel, Abdoulaye Wade demeure une figure d’exception. Juriste de formation, professeur, auteur et penseur, il fait partie des dirigeants africains les plus diplômés et les plus érudits. Cette richesse académique a nourri sa vision politique, souvent en avance sur son temps, et lui a permis de dialoguer d’égal à égal avec les grandes figures du monde.

Au-delà des fonctions et des titres, c’est aussi l’homme qui force le respect : un leader charismatique, parfois controversé, mais toujours profondément attaché à ses convictions. Son parcours est celui d’un combattant, d’un homme qui n’a jamais renoncé, même face à l’adversité.

Aujourd’hui, rendre hommage à Abdoulaye Wade, c’est reconnaître l’empreinte indélébile qu’il a laissée dans l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. C’est saluer un héritage fait de courage politique, d’ambition pour son pays et de foi inébranlable en l’avenir du continent.

Maître Wade restera, pour beaucoup, une référence majeure du monde noir : celle d’un homme qui a osé, construit et inspiré.

Par Mamadou Djité

Revalorisation de la formation des journalistes dans le cadre du FADP et rôle pionnier du CESTI: le pari de la qualité.

Par Mamadou NDIAYE, Directeur du CESTI.

Dans le cadre d’un exercice inédit de communication placé sous le sceau de la transparence et de la redevabilité, le Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN) a présenté le rapport de gestion 2025 du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) le mardi 7 avril 2026. La publication de ce rapport a suscité de nombreux commentaires. Dans cette contribution, je voudrais limiter mon propos au volet Formation.

Le CESTI a reçu une enveloppe de 125 750 000 FCFA pour l’exercice 2025. Ce qui constitue une augmentation nette comparée aux dernières années où nous recevions respectivement 40, 35, 50 et 25 millions malgré nos plaidoyers pour l’augmentation de l’enveloppe lors des réunions du Conseil d’établissement ou à l’occasion des différentes cérémonies auprès du représentant du MCTN. C’est donc le lieu d’adresser au ministre Alioune Sall, à ses collaborateurs, aux organisations professionnelles et aux membres du comité de gestion nos remerciements pour leur confiance et pour la place qu’ils accordent à la formation.

Le CESTI et la formation du FADP : une longue histoire

Depuis le début des années 2000, le CESTI a formé des centaines de journalistes et de techniciens des médias dans le cadre de ce programme initialement dénommé Fonds d’aide à la presse (Fap). S’inspirant de cette expérience sénégalaise, le Bénin a sollicité le CESTI pour dispenser cette formation de 2015 à 2019 dans le cadre du projet CESTI229 avec la Commission Nationale de Migration de l’Analogique au Numérique (CNMAN).

Malgré tout, depuis plusieurs années, des acteurs de l’écosystème des médias, pour la plupart d’ailleurs diplômés de notre établissement, œuvrent pour que le volet Formation du FADP ne soit plus confié au CESTI mais transféré à la Maison de la Presse ou à leurs organisations professionnelles.

Ce qu’ils ne savent sans doute pas, c’est que le CESTI dispense cette formation en vertu de la confiance que lui accordent le MCTN et les organisations comme le SYNPICS et le CDEPS. Il fut des années où cette formation a été confiée à d’autres établissements mais ce sont les journalistes eux-mêmes qui l’ont rapatriée au CESTI, sans doute, compte tenu de la qualité des apprentissages qu’ils y reçoivent et de la notoriété du centre.

Cette année encore, une principale recommandation formulée au cours des travaux du Conseil de gestion porte sur le fait d’élargir la formation du FADP aux écoles privées de journalisme reconnues pour la qualité de leurs enseignements.

Pour avoir discuté avec certains acteurs, nous comprenons toutes les intentions nichées derrière cette recommandation. Le moment opportun, nous poserons le débat.

Pour le moment, je voudrais juste rappeler trois points précis.

  1. Le CESTI est la seule école publique de formation en journalisme au Sénégal. Comment comprendre dans un contexte marqué par la rareté des ressources, que l’on puisse demander à un État de délaisser son joyau national pour aller renforcer des initiatives privées ?
  2. Lors des Assises de la Presse, de par la qualité de ses curricula et son expérience de plus de 60 ans dans le domaine, le CESTI a été désigné école de référencepour la formation en journalisme.
  3. Le CESTI est reconnu par l’UNESCO comme étant un centre d’excellence de formation en journalisme. Ce statut est tellement reconnu que ce sont nos étudiants fraichement sortis de l’école qui officient dans certaines écoles privées. Dans les rédactions, nos stagiaires de 2e année se distinguent par leur niveau de maîtrise de la pratique journalistique parce qu’ils n’ont pas appris le journalisme dans un amphithéâtre ou dans une école de commerce au détour d’un module niché dans une spécialisation Marketing-Communication.

La formation, seule garantie d’une information de qualité.

Être journaliste aujourd’hui, c’est connaître et intégrer dans l’exercice de son métier les règles fondamentales parmi lesquelles figurent la maîtrise des techniques de collecte et de traitement de l’information, la quête inlassable de l’intérêt général au détriment des intérêts particuliers. Être journaliste, c’est aussi prendre conscience de sa responsabilité en adossant sa conduite sur les exigences d’une information de qualité, sur les principes éthiques et les règles de déontologie de la profession. Joseph Pulitzer disait qu’un journaliste « c’est celui qui est de quart sur le vaisseau de l’État… Il perce le brouillard et la tempête pour prévenir des dangers qui guettent. Il ne pense ni à ses gages, ni aux profits de ses propriétaires. Il est là pour protéger la sécurité et le bien-être de tous ceux qui lui font confiance ».

Nous constatons tous que l’éclosion des médias, le développement d’internet et la démocratisation des terminaux mobiles au Sénégal ont débouché sur l’émergence d’une masse importante de journalistes sans formation de base et donc sans connaissance de leur métier. Depuis quelques années, à la demande du MCTN, du SYNPICS et du CDEPS, le CESTI prend en charge les besoins en formation de ces journalistes dans le cadre du FADP. La nouveauté de cette année, c’est que des journalistes, même ayant déjà été bien formés, déposent néanmoins leurs candidatures parce que l’offre de formation proposée intègre les dernières évolutions du métier notamment dans le domaine du numérique et de l’audiovisuel.

Cette mise à jour de la formation est d’autant plus nécessaire qu’elle propose un perfectionnement et une adaptation aux évolutions du métier de journaliste confronté aux changements nés de l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle dans un contexte marqué par la désinformation, les messages de haine et la manipulation de l’information. Les techniques mises en œuvre impliquent de nouvelles pratiques adossées au fact-checking, au journalisme mobile, à l’intelligence artificielle générative, à l’économie des médias, au JRI et à des techniques d’investigation poussées.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, malgré la hausse significative de l’enveloppe allouée à la formation dans le cadre du FADP, nous sollicitons du MCTN une augmentation accrue de l’enveloppe allouée au CESTI pour nous permettre de prendre en charge d’autres types de formation. Dans le but de l’amélioration de la qualité de la production journalistique, nous développons des initiatives diverses avec plusieurs partenaires visant à développer le journalisme d’investigation. La demande est forte ; le fonds insuffisant pour prendre en charge les nombreux projets d’enquête. Les entreprises de presse confrontées à de réelles difficultés économiques n’arrivent pas à soutenir ce genre noble du journalisme. L’État du Sénégal, à travers le MCTN et le FADP, pourrait mettre en œuvre une bourse visant à soutenir une telle initiative.

Aussi, pour lutter contre la désinformation, la manipulation de l’information et la propagation des messages de haine, le CESTI est outillé pour porter un programme national d’Éducation aux Médias et à l’Information (EMI). Une telle initiative vise à développer l’esprit critique et à reconquérir la confiance des publics dans les médias et les institutions plus globalement. Les perspectives d’éducation des publics jeunes ou moins jeunes représentent une réelle opportunité d’éducation à la désinformation et aux moyens de s’en préserver.

C’est un truisme que de le dire. Aujourd’hui, nous savons tous que le journaliste n’a plus le monopole de la production et de la diffusion de l’information. Qu’ils s’appellent créateurs de contenus, chroniqueurs, influenceurs ou journalistes citoyens, le fait est que ces nouveaux acteurs disposent d’une forte audience et sont une réalité dans l’espace médiatique sénégalais. Il faudra les encadrer et cela passe par la mise en place de formations appropriées pour qu’ils comprennent les enjeux, risques et limites des espaces ou plateformes numériques  qu’ils utilisent.

Depuis quelques années, de nombreuses initiatives sont prises pour assainir le secteur des médias au Sénégal. La profession est assaillie de toutes parts. Au CESTI, nous continuons de penser que seule une formation de qualité peut doter notre pays de professionnels et de groupes médiatiques forts, indépendants, viables sur le plan économique et crédibles. Pour parler comme Thierry Perret, « des journalistes formés, c’est au moins l’assurance que certaines maladresses flagrantes peuvent être évitées dans le traitement des évènements ; c’est un plus grand respect pour les faits et une attention portée à leur reconstruction avant de les livrer au public (…) ».

Pour conclure, je souhaite vivement que le dialogue soit rétabli entre les différents acteurs des médias pour le bien de la profession. Si nous sommes tous animés par les mêmes intérêts, je suis sûr que le secteur des médias s’en portera mieux.

 

Louga/ Pré-campagne pour les municipales: Lamine Diop annonce sa candidature et lance Copadel dans la bataille des élections locales

Le mouvement Copadel a tenu un important rassemblement ce week-end à Louga, marquant une nouvelle étape dans son engagement politique. Militants, sympathisants et acteurs locaux ont répondu présents à cette rencontre, qui a donné le ton de la campagne en vue des prochaines élections municipales.

À cette occasion, son leader, Lamine Diop, a officiellement déclaré sa candidature. Il a annoncé qu’il conduira la liste du mouvement Copadel dans la commune et le département de Louga, affirmant ainsi sa volonté de jouer un rôle central dans la gestion locale.

Dans une déclaration aux allures d’entretien, Lamine Diop a affirmé : « Je déclare officiellement ma candidature aux prochaines élections municipales. Notre objectif est clair : apporter un changement dans la gestion de la commune et répondre aux attentes des populations. »

Le candidat a également mis en avant les actions déjà menées par son mouvement. Selon lui, depuis plusieurs années, Copadel s’est investi dans le social à travers des initiatives de solidarité, l’accompagnement des familles démunies et des actions dans les structures de santé.

Enfin, Lamine Diop a rappelé que le mouvement entend renforcer ses interventions dans plusieurs domaines, notamment l’éducation, la formation et le sport, tout en poursuivant son engagement auprès des populations locales.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant (Louga)

Tambacounda/ Cap Sur Sénégal 2050: Alpha Thiam appelle à l’unité pour faire de la région un hub stratégique sous-régional

Par Pape Demba SIDIBE

« Notre ambition de transformer la Coalition Diomaye Président en une Union forte pour une Majorité Présidentielle, au service du peuple sénégalais », a martelé Alpha Thiam, directeur général de l’ADEPME et membre de la Coalition Diomaye Président, lors du rassemblement tenu à Tambacounda.

Pour lui, « cette forte mobilisation et cet engagement envoient un message clair: le Sénégal est prêt. Sa jeunesse est debout. La transformation est en marche… et elle est irréversible ».

Recevant l’Union Nationale Sénégal 2050 Diomaye Président, dont le credo est « transformation et souveraineté », Tambacounda a parlé, et « le Sénégal a entendu », souligne M. Thiam. « Ce qui s’est passé à Tambacounda n’était pas un simple meeting, c’était un serment pour l’avenir, un tournant historique ».

Face à une mobilisation exceptionnelle, l’appel lancé est « un appel clair : unir toutes les forces vives autour de l’essentiel : le Sénégal ». Le DG de l’ADEPME rappelle que «sous le leadership de Son Excellence le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, notre pays avance avec discipline, souveraineté et ambition. Et aujourd’hui, Tambacounda répond présent ».

Le cap est fixé sans ambiguïté : l’Agenda Sénégal 2050 et faire de Tambacounda « un hub stratégique sous-régional, un moteur économique puissant et un territoire au cœur du Sénégal de demain ».

M. Alpha Thiam a profité de cette tribune pour rendre un hommage appuyé à Madame Aminata Touré, « pilier stratégique de cette dynamique », ainsi qu’à tous les élus engagés, notamment le maire Pape Banda Dièye, « soldat infatigable du développement local ».

Il en appelle à une « Dream Team » nationale regroupant acteurs politiques, société civile et diaspora. « L’heure n’est plus aux divisions. L’heure est à l’unité pour bâtir les Lions de la Souveraineté et du Progrès », a-t-il lancé. Et d’insister : « Que toutes les forces de la Nation rejoignent le mouvement coalition. Construisons ensemble. Et agissons maintenant».

 

Réactions après l’annulation d’actes de procédure: Babacar Ba du FJ interpelle la cour suprême sur l’affaire des 125 milliards de francs Cfa.

Par Cheikh Seck NDONG

Babacar Ba du Forum du justiciable salue la décision de la Chambre d’accusation et espère que la cour suprême à confirmera la mise à liberté provisoire accordée par la chambre d’accusation sur l’affaire des 125 milliards de francs Cfa.

« Je salue avec force et respect le courage des juges de la Chambre d’accusation. Leur décision consacre la suprématie des règles de droit et rappelle une vérité fondamentale : la justice ne peut se bâtir sur des fondements viciés ou irréguliers », a déclaré Babacar Ba, du Forum du justiciable, réagissant aux derniers développements judiciaires.

Pour lui, « en annulant les actes entachés d’irrégularités, la Chambre d’accusation a rendu une victoire éclatante à l’État de droit. Elle a envoyé un signal fort : la justice sénégalaise est capable de se corriger, de rétablir l’équilibre et d’affirmer que nul ne doit être victime de procédures arbitraires. Elle a proclamé que la vérité juridique doit primer sur toute tentative de manipulation ».

Dans ce contexte, Babacar Ba estime qu’«il ne peut y avoir d’ambiguïté». Évoquant l’affaire des 125 milliards, il soutient que «face à l’effondrement des bases procédurales et aux contestations sérieuses constatées par le juge d’instruction, Farba Ngom doit logiquement bénéficier d’une liberté provisoire, voire d’une libération pure et simple ».

Il rappelle que « la détention préventive n’est pas une peine ; elle n’est qu’une mesure exceptionnelle. Et lorsqu’elle n’est plus soutenue par des actes valides, elle devient arbitraire ».

Babacar Ba dit nourrir l’espoir que « la Cour suprême viendra confirmer la décision de mise en liberté provisoire, initialement accordée par le juge d’instruction et validée par la Chambre d’accusation ». Selon lui, « une telle confirmation constituerait non seulement une reconnaissance de la régularité de la procédure, mais également une affirmation du respect des droits fondamentaux de la défense et des principes de l’État de droit ».

Agrijeunes à Louga: 100 nouveaux bénéficiaires intégrés, 350 jeunes désormais accompagnés dans la région

Louga – Cent jeunes de l’association Handicap Form Educ de Louga ont été cooptés dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Agrijeunes Tekki Ndawñi», portant ainsi à 350 le nombre total de bénéficiaires de cette initiative dans la région, a-t-on appris jeudi du président de ladite association, Ibrahima Sène.

« Avec l’intégration de ces 100 nouveaux jeunes, nous atteignons aujourd’hui un total de 350 bénéficiaires accompagnés à travers deux plans d’affaires collectifs que notre association porte dans la région », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors d’une cérémonie de distribution de matériel et d’intrants, il a précisé que ces nouveaux bénéficiaires ont reçu des appuis en aviculture, en embouche et en transformation de produits agricoles, dans le cadre de leur insertion socioprofessionnelle. Ibrahima Sène a souligné que « la plupart des bénéficiaires sont issus de milieux défavorisés ou en situation de handicap ».

Le président de l’association a également insisté sur l’accompagnement global dont ont bénéficié les jeunes, incluant des formations techniques et entrepreneuriales, la formalisation de leurs activités ainsi que leur financement et leur suivi.

Le chef de l’antenne nord du projet Agrijeunes, Mor Sokhna Lô, a salué « une dynamique inclusive et structurante » basée sur l’implication des organisations professionnelles agricoles dans l’encadrement des jeunes ruraux. « La stratégie du projet consiste à accélérer les appuis en s’appuyant sur des organisations comme Handicap Form Educ pour enrôler et encadrer des cohortes de jeunes à travers des plans d’affaires collectifs », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que cette approche vise à promouvoir des activités rentables et durables dans les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales et halieutiques, tout en favorisant l’emploi des jeunes en milieu rural.

Selon les responsables du projet, cette nouvelle vague de bénéficiaires et la distribution d’équipements devraient contribuer à renforcer l’autonomisation économique des jeunes et à consolider les résultats déjà enregistrés dans la zone nord du projet couvrant les régions de Louga et de Thiès.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant (Louga)

Vers la conférence des nations unies sur l’eau 2026: le Sénégal mobilise les acteurs nationaux pour porter une position commune à Abu Dhabi

Par Ch. Seck NDONG

Le Sénégal veut une participation cohérente et inclusive des acteurs nationaux de l’eau à la Conférence des Nations unies sur l’eau, prévue en décembre 2026 aux Émirats arabes unis. C’est dans ce cadre que le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a organisé jeudi, à Dakar, un atelier national de mobilisation des acteurs sénégalais de l’eau pour la réunion préparatoire de haut niveau de Dakar.

Cette rencontre, présidée par le ministre Cheikh Tidiane Dièye, a pour objectif général de préparer de manière cohérente et inclusive la participation des acteurs nationaux à la réunion de haut niveau de Dakar, en consolidant les priorités, messages et recommandations du Sénégal pour la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026.

Dans le cadre de la préparation de cette grande rencontre que le Sénégal aura l’honneur de co-organiser avec les Émirats arabes unis, il est prévu une réunion préparatoire de haut niveau à Dakar les 26 et 27 janvier 2026, avec la participation, entre autres, des États membres de l’ONU, des partenaires techniques et financiers, de la société civile, du secteur privé, du monde de la recherche, des jeunes, ainsi que des représentants du système des Nations unies.

En tant qu’événement majeur, cette rencontre de haut niveau de Dakar établira les bases de la Conférence en contribuant à l’efficacité de ses préparatifs, en examinant les progrès accomplis et les retards constatés dans la réalisation de l’Objectif de développement durable n°6, et en explorant des idées et pistes d’actions pour accélérer la réalisation des objectifs et cibles relatifs à l’eau. Il s’agit ici de lancer les discussions et de faciliter l’alignement des acteurs autour des six thèmes des dialogues interactifs de la Conférence. D’où la tenue de cet atelier national de mobilisation pour assurer une coordination efficace et inclusive.

Au cours de cette rencontre d’information et d’échanges entre acteurs et partenaires de l’eau sur les objectifs, enjeux, thématiques et résultats attendus de la Conférence en vue de bâtir une position commune du Sénégal, le ministre est revenu sur les enjeux de cette réunion préparatoire de haut niveau de Dakar. Elle devra, selon lui, permettre de consolider le contenu des six dialogues interactifs, d’aligner les priorités des parties prenantes avec l’agenda des ODD, d’impulser les orientations stratégiques et de structurer les projets de messages politiques de la Conférence. La rencontre constitue également le point de départ d’une dynamique diplomatique forte, de Dakar à Abu Dhabi, en direction de la conférence de décembre 2026.

Le ministre a aussi soutenu que cette mobilisation nationale des acteurs s’inscrit sur le long terme, à savoir la Vision « Sénégal 2050 » qui place l’eau et l’assainissement au cœur de la transformation structurelle du pays, en les considérant comme des leviers essentiels de justice sociale, de résilience climatique et de compétitivité économique. Cette vision, soutient-il, « se concrétise à travers des investissements structurants tels que les projets de dessalement d’eau de mer et l’initiative des “autoroutes de l’eau” pour sécuriser l’approvisionnement des pôles urbains et économiques, ainsi que par des réformes institutionnelles majeures avec notamment la mise en place d’une Autorité de régulation du secteur de l’eau (ARSE), destinée à renforcer la gouvernance, la transparence et la performance des services ».

À ce titre, l’autorité étatique renseigne que la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026 et la réunion de haut niveau de Dakar offrent au Sénégal « une opportunité stratégique de faire le lien entre ses priorités nationales, les ambitions africaines et les dynamiques globales ».

Pour finir, le ministre a soutenu que le choix porté sur le Sénégal pour co-organiser cet événement d’envergure mondiale avec les Émirats arabes unis ne relève nullement du hasard. Selon lui, il consacre « le rôle politique croissant du Sénégal en tant qu’acteur crédible, engagé et fédérateur relativement aux enjeux liés à l’eau et à l’assainissement ».

À noter que la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026 se tiendra à Dakar les 26 et 27 janvier 2026, au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD). Elle sera organisée par le gouvernement du Sénégal et les Émirats arabes unis, en collaboration avec les Nations unies et le soutien des autres partenaires.

À rappeler également que la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026, visant à accélérer la réalisation de l’ODD 6, « garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable », co-organisée par les Émirats arabes unis et la République du Sénégal, se tiendra aux Émirats arabes unis en décembre 2026 et apportera un esprit de solidarité et d’actions collectives pour réaliser la promesse de l’ODD 6.

 

Validation de l’étude sur les vulnérabilités climatiques: le Conseil danois pour les réfugiés (DRC) consulte les acteurs locaux

«Je suis Abdoulaye Assane Lawali, coordinateur du DRC, coordinateur terrain pour DRC, Conseil danois pour les réfugiés. L’atelier qui nous réunit ce matin s’inscrit dans le cadre de la validation des résultats de l’enquête sur les capacités et les vulnérabilités communautaires face au changement climatique, dans les zones d’intervention du projet EnBReL», a déclaré le coordinateur à l’ouverture de la rencontre tenue ce 12 avril 2026 à Kolda.

L’étude a porté sur trois zones, dont Kolda, retenues parce qu’elles sont prioritaires pour le projet et particulièrement exposées aux effets néfastes du changement climatique. « Ce sont des zones qui font face à la mobilité forcée des populations, souvent victimes des chocs climatiques », précise Abdoulaye Assane Lawali.

L’objectif de cet atelier : présenter les résultats aux acteurs institutionnels, à la société civile et aux organisations communautaires. « Il s’agit d’un projet de recherche-action qui vise à accompagner la communauté dans sa réflexion, dans ses capacités d’adaptation, et surtout à identifier les principales vulnérabilités qui l’empêchent de prospérer dans ce contexte de changement climatique », explique-t-il.

L’étude a été conduite sur le terrain par une organisation partenaire de mise en œuvre. «La démarche a consisté à écouter la communauté, à identifier ses principaux chocs et stress climatiques, et à voir quelles sont actuellement les capacités d’adaptation. À partir de là, nous voulons déterminer comment ce projet peut aider à renforcer leur résilience », ajoute le coordinateur.

Les conclusions de l’atelier sont jugées déterminantes. «Nous avons ici les collectivités territoriales et les services techniques, qui sont les bras techniques de l’État. Ils maîtrisent les politiques publiques et vont formuler des recommandations pertinentes pour orienter les actions du projet et contribuer à la mise en œuvre adaptative du programme », souligne M. Lawali.

Un alignement clair est attendu à l’issue des travaux de groupe prévus dans la journée. Les recommandations formulées viendront compléter celles déjà émises par les communautés et serviront de base aux mécanismes d’intervention à venir. «Nous pensons que c’est une occasion de confirmer les données issues du terrain, mais aussi d’enrichir les recommandations et de valider celles déjà proposées par les communautaires », conclut le coordinateur de DRC.

Ch. Seck NDONG

 

Linguère/ Santé communautaire à Mbéyène:  Remise d’un lot de matériel médical de 350 millions F Cfa les populations réclament une ambulance et l’électricité

Une ambulance pour évacuer les malades, l’électricité au niveau du poste de santé, la réhabilitation du logement de l’infirmière cheffe de poste et de la sage-femme : telles sont les principales préoccupations des populations de Mbéyène, une localité de la commune de Mboula, dans le département de Linguère.

Ces doléances ont été soulevées ce samedi lors de la cérémonie de remise d’un important don de matériel sanitaire destiné aux habitants de Mbéyène et des villages environnants. Pour rappel, ce lot de matériel médical a été octroyé par un fils de Mbéyène, Ibrahima Nguirane, grâce à une collaboration avec le projet dénommé Collaboration Santé Internationale et le donateur Franck, tous basés à l’extérieur.

Venu assister à la réception du lot médical, le maire de Mboula, Gory Ba, a exprimé toute sa satisfaction. Il a remercié le Tout-Puissant, le facilitateur de ce don médical, Ibrahima Nguirane, fils du terroir, et ses partenaires, notamment Collaboration Santé Internationale, qui n’ont ménagé aucun effort pour mettre à la disposition du poste de santé de Mbéyène un don de matériel de santé de dernière génération. Toutefois, l’édile Gory Ba souhaite que l’on pense aussi aux autres structures sanitaires de la localité et aux cases de santé, afin de leur octroyer une partie du matériel, car les villages polarisés par Mbéyène en ont besoin pour un meilleur plateau de soins.

Dans sa communication, l’infirmière cheffe de poste de Mbéyène, Ndèye Galé Thiam, après avoir remercié le mécène Ibrahima Nguirane, est longuement revenue, au nom des populations, sur les doléances que sont l’absence d’une ambulance, l’électricité et l’état de vétusté des murs de son logement et de celui de la sage-femme. À en croire Ndèye Galé Thiam, le manque d’une ambulance dans sa structure a toujours causé des difficultés d’évacuation des patients vers Dahra Djoloff, distante de 45 km de Mbéyène.

«Ce sont des véhicules communément appelés “Wopou Yah”, dans des conditions difficiles, qui jouent le rôle d’ambulance ici à Mbéyène », a renchéri l’infirmière cheffe de poste. Du coup, Ndèye Galé Thiam lance un cri du cœur à l’endroit des services de tutelle et des bonnes volontés pour doter son poste de santé d’une ambulance, gage d’un plateau de santé adéquat dans la zone.

Quant au président du Mouvement pour le Progrès de Mbéyène (MPM), Abdou Nguirane, il a exprimé toute sa satisfaction et son émotion envers le porteur de ce projet, Ibrahima Nguirane, digne fils de la localité et membre dynamique du MPM. Ce dernier travaille depuis cinq ans sur cette initiative par l’entremise de Collaboration Santé Internationale, afin de procurer ce don de matériel médical, en quantité et en qualité, d’une valeur estimée à 350 millions de FCFA pour le compte de son village.

Le donateur Ibrahima Nguirane, par ailleurs porteur du projet, a rappelé sans complexe à l’assistance que c’est à Mbéyène qu’il a fréquenté l’école française en 1996. Poursuivant, Ibrahima Nguirane a affirmé « toute son émotion, son contentement, car ce don de matériel de santé au profit de Mbéyène a toujours été un rêve pour lui, et aujourd’hui cela est devenu une réalité ». Il a également magnifié la collaboration et la présence du maire Gory Ba à la cérémonie. Ses partenaires et le donateur Franck n’ont pas été en reste dans ses remerciements.

En marge de la cérémonie, Ibrahima Nguirane a invité le Président Diomaye Faye et l’ensemble de son gouvernement à penser aussi au monde rural. Selon lui, le monde rural fait partie des citoyens du pays et ces derniers méritent d’avoir des soins de santé de qualité. Un souhait qui a beaucoup plu aux populations de Mbéyène : Ibrahima Nguirane promet de tout faire pour que l’absence d’une ambulance soit un vieux souvenir dans la localité. Des lits électriques, des masques, des tables d’examen, un électrocardiogramme, des cannes, un électrocautère, entre autres fournitures médicales diverses, constituent le don de santé octroyé à Mbéyène.

Bathie Ndiaye (Linguère)

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