mardi, septembre 8, 2026
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SG- ONU/ l’Afrique s’aligne derrière une candidature: Macky Sall rallie 41 États africains et entre dans la dernière ligne droite

Ils sont désormais 41 États africains à soutenir la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. Un chiffre qui, à lui seul, dit beaucoup sur la dynamique continentale en construction autour de l’ancien président sénégalais.

Il y a encore peu, ce soutien constituait déjà un socle solide de 37 États sur 55. Quatre pays supplémentaires ont depuis rejoint le mouvement, et pas des moindres : l’Ouganda, le Rwanda, l’Éthiopie et la Tanzanie ont officiellement confirmé leur ralliement. Ce basculement progressif traduit qu’une majorité d’États africains choisissent de se retrouver autour d’un même profil. Macky Sall rassemble désormais plus de 80 % des soutiens africains exprimés.

La candidature entre par ailleurs dans une phase décisive. Le 22 avril prochain, l’ancien chef de l’État sénégalais fera son grand oral au siège des Nations Unies, de 15 h à 18 h heure de New York. Cette audition, consacrée à sa profession de foi, constitue une étape clé du processus onusien. Il ne s’agit donc plus d’une simple intention politique, mais d’une candidature solide, reconnue et pleinement engagée dans le circuit officiel.

Sur le fond, Macky Sall défend une vision articulée autour d’un multilatéralisme repensé : un vouloir-vivre en paix, un droit international réhabilité, et un monde orienté vers une justice restaurative. Une approche qui entend redonner du sens à l’action internationale dans un contexte global marqué par les fractures et les tensions. Au cœur de ce projet, une ambition clairement assumée : repositionner l’Afrique, faire du continent non plus un simple terrain d’enjeux, mais un acteur à part entière des équilibres mondiaux.

C’est ce message qu’il a porté il y a quelques jours à New York, devant le groupe africain à l’ONU, insistant sur la nécessité d’un leadership international fort dans un monde en transformation rapide, traversé par de multiples crises et de profonds réalignements géopolitiques. Selon lui, ce leadership n’est pas une option : c’est une nécessité, et l’Afrique a vocation à l’incarner.

À ce stade, portée par un soutien africain en élargissement constant et par une présence affirmée dans le processus onusien, la candidature de Macky Sall s’impose progressivement comme une option sérieuse sur la scène internationale.

Ch. Seck NDONG

Dialogue Social: Le Mfa entre appui présidentiel et engagement citoyen

Vent d’apaisement avec les transporteurs: le MFA magnifie la vision du Président Faye et réaffirme son élan social aux côtés de la Fondation Sénégal Solidaire

Dans un contexte marqué par des tensions dans le secteur des transports, la coordonnatrice du Mouvement des Femmes d’Actions (MFA), Zaynab Sangaré salue l’approche inclusive du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, tout en réaffirmant sa solidarité avec la Fondation Sénégal Solidaire pour renforcer les actions en faveur des couches vulnérables.

À travers un communiqué officiel, le Mouvement des Femmes d’Actions (MFA) a exprimé sa « profonde satisfaction » quant à la gestion du dialogue entre l’État et les acteurs du transport par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. L’organisation féminine met en avant « un engagement déterminé » et une capacité à instaurer un climat d’écoute ayant permis d’aboutir à une issue « apaisée et responsable ».

Dans un environnement où les tensions sociales pouvaient rapidement s’intensifier, le MFA souligne la pertinence d’une démarche fondée sur la concertation et le respect des différentes parties prenantes. Une posture qui, selon le mouvement, reflète « un sens élevé de l’intérêt général » et consacre un leadership axé sur le consensus et la cohésion nationale.

Au-delà de la gestion de cette crise sectorielle, le MFA insiste sur le profil d’« homme d’action » du chef de l’État, dont les décisions traduisent une volonté de répondre concrètement et durablement aux préoccupations des citoyens. Le mouvement encourage ainsi la poursuite de cette dynamique inclusive, perçue comme un levier essentiel de stabilité et de confiance.

Parallèlement à ce positionnement institutionnel, le Mouvement des Femmes d’Actions réaffirme son engagement dans le champ social, en étroite solidarité avec la Fondation Sénégal Solidaire. Lors d’une récente intervention sur Télé Futurs Médias (TFM), la femme leader du MFA, Seynabou Sankaré, également membre de la Conférence des leaders de la coalition Diomaye Président, a salué le lancement de cette initiative à forte portée sociale.

La Fondation Sénégal Solidaire ambitionne en effet de déployer ses actions sur l’ensemble du territoire national, avec un accent particulier sur des secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation, la formation, ainsi que l’autonomisation des jeunes et des femmes. Elle se veut également un catalyseur d’initiatives citoyennes porteuses de transformation sociale.

Dans cette dynamique, Seynabou Sankaré considère que les politiques de solidarité en faveur des couches vulnérables doivent transcender les alternances politiques, dans une logique de continuité de l’État. C’est en ce sens que leur organisation magnifie l’élan impulsé autour de la Fondation Sénégal Solidaire, porté notamment par les Premières dames, et annonce sa volonté d’agir à leurs côtés pour garantir le succès de cette mission d’intérêt national.

En conjuguant soutien institutionnel et engagement social, le Mouvement des Femmes d’Actions entend ainsi s’inscrire durablement dans la promotion d’une gouvernance inclusive et d’une solidarité active au service des populations.

Ch. Seck NDONG

 

Afrique & Développement: Les Odd au défi des territoires…

De l’Agenda 2030 à l’après 2030 : le Sénégal et l’Afrique misent sur la localisation pour accélérer la transformation durable

Dans un monde confronté à des défis complexes et interconnectés — changement climatique, perte de la biodiversité, inégalités sociales, insécurité alimentaire, pauvreté persistante – les Objectifs de Développement Durable (ODD) apparaissent comme une réponse collective aux enjeux mondiaux.

Adoptés en 2015 par les États membres des Nations Unies, les 17 ODD de l’Agenda 2030 représentent un cadre universel pour promouvoir un développement économique, social et environnemental durable, en s’appuyant sur le principe fondamental de « ne laisser personne de côté » (LNOB – Leave No One Behind).

Pour rappel, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), adoptés en 2000, avaient laissé des lacunes : extrême pauvreté et faim touchant respectivement 800 millions et 795 millions de personnes, 57 millions d’enfants non scolarisés, inégalités de genre persistantes et écarts économiques.

Un contexte africain porteur, mais vulnérable

L’Afrique, bien que confrontée à des vulnérabilités structurelles, dispose de potentiels considérables : ressources naturelles abondantes, jeunesse démographique, potentiel agricole, richesse culturelle. Ces atouts peuvent permettre d’atteindre les ODD au-delà de 2030, à condition de mettre en œuvre des politiques inclusives, participatives et intégrées.

Cette ambition repose sur plusieurs dynamiques continentales : la montée en puissance des collectivités territoriales, la vitalité des innovations sociales et l’émergence de solutions de financement alternatives portées par des partenariats hybrides et multi-acteurs. Elle est renforcée par des cadres régionaux comme l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, qui converge avec l’Agenda 2030 sur l’éradication de la pauvreté, la bonne gouvernance, l’inclusion sociale et l’autonomisation économique.

Au plan normatif, de nombreux pays africains ont adopté des réformes favorisant l’alignement de leurs politiques publiques avec les ODD : mécanismes de suivi-évaluation, systèmes statistiques renforcés, dialogues multi-acteurs. Les Revues Nationales Volontaires (RNV), les budgets sensibles aux ODD, les Plans Nationaux d’Adaptation (PNA), les Contributions Nationales Déterminées (CDN), les Plans Locaux de Développement Durable (PDC-D) et les Plans Climat Territoriaux (PCT) contribuent à l’ancrage des ODD dans les territoires.

Car les ODD exigent une approche territorialisée. Comme l’affirmait Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies en 2012 : « Notre lutte pour la durabilité globale sera gagnée ou perdue dans les villes ». Le rapport du SG des Nations Unies sur l’Agenda 2030 (2020) le confirme : « Une grande partie des investissements pour réaliser les Objectifs de Développement Durable prendront place au niveau local et seront menés par les autorités locales. »

Le Sénégal en éclaireur de la localisation

Le Sénégal a engagé une série d’initiatives pour renforcer la territorialisation des ODD. Entre 2015 et 2023, le pays a intégré les 17 ODD dans ses Plans Nationaux de Développement (PND). Les Plans d’Actions Prioritaires (PAP I, PAP II, PAP 2A) ont été alignés sur les cibles et indicateurs des ODD. L’Agenda National de Transformation 2050, nouveau référentiel, inscrit le développement durable comme fondement central.

Parmi les autres avancées : la redynamisation de la Commission Nationale du Développement Durable (CNDD), la création d’un comité national de pilotage des ODD regroupant acteurs publics, privés, société civile et collectivités territoriales, la mise en place d’un Cadre harmonisé de Suivi-Évaluation (CASE) complété par les Revues annuelles conjointes (RAC) et les Revues nationales volontaires (RNV) présentées en 2018 et 2022 au Forum Politique de Haut Niveau des Nations Unies.

À cela s’ajoutent l’adoption en avril 2022 de la loi d’orientation sur le Système National de Planification, qui a institué les Commissions Territoriales de Planification et de Suivi-Évaluation (CTPSE) et introduit le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), le Cadre National de Financement Intégré (INFF) et l’adoption de la Charte des données inclusives (2022–2025).

Résultat : le taux de réalisation des ODD au Sénégal s’élevait à 37 % en 2023, avec une projection à 74 % d’ici 2030 selon les scénarii de financement. L’indice mondial de performance du pays est de 58,43 %, supérieur au score médian des pays africains.

Des limites objectives à l’échelle mondiale

Malgré ces efforts, la mise en œuvre des ODD se heurte à des limites. Le rapport de 2023 sur les ODD au niveau mondial est sans appel : « À mi-parcours de la mise en œuvre de l’Agenda 2030, une triste réalité se dégage : le monde n’est pas en voie d’atteindre la plupart des objectifs d’ici à 2030. » Sur environ 140 cibles avec données de tendances, la moitié accusent un retard modéré ou sérieux. Pour plus de 30 %, il n’y a eu aucune évolution ou la situation a régressé par rapport à 2015.

Pour l’Afrique, le rapport révèle des contraintes financières, institutionnelles, technologiques et structurelles. Ce constat impose une refondation méthodologique : le développement durable devra être plus ancré localement, plus inclusif, plus pluraliste et mieux réflexif.

Enda ECOPOP : l’expérience de la territorialisation

Ancrée dans sa vision de bâtir des villes et territoires durables, Enda ECOPOP, forte de 35 ans d’expérience, s’est investie dans l’approfondissement des logiques du développement durable. Avec un positionnement sur l’ODD 16, l’organisation travaille sur l’ensemble des autres ODD à travers ses projets.

Son approche : formations, accompagnement des processus multi-acteurs, recherches-actions, plaidoyers, campagnes de sensibilisation. Elle en tire plusieurs recommandations pour une meilleure territorialisation : intensifier la sensibilisation sur les ODD pour favoriser l’appropriation, rechercher l’engagement des parties prenantes à toutes les échelles, renforcer les dialogues pluri-acteurs, promouvoir le pacte social entre autorités, associations, ONG et secteur privé local, allier savoirs locaux endogènes et savoirs scientifiques, et valoriser la culture et la langue locale comme moteur de transformation.

Perspectives 2026-2030 et après

D’ici 2030 et au-delà, l’enjeu central reste la création de cadres de gouvernance adaptatifs et inclusifs, capables de mobiliser l’intelligence collective pour des résultats tangibles. Tous les acteurs sont interpellés : l’État doit intégrer les ODD dans son action et faciliter les données désagrégées ; les collectivités territoriales doivent promouvoir la localisation ; les parlementaires renforcer l’alerte et le plaidoyer ; le secteur privé prendre en compte les ODD dans ses stratégies ; la jeunesse, les établissements d’enseignement, les ONG, les syndicats, les citoyens et les Nations Unies jouer leur rôle.

Pour Enda ECOPOP, la localisation des ODD, fondée sur l’ancrage territorial et la co-construction avec les acteurs locaux, constitue un socle pour penser l’échéance 2025-2030 et anticiper l’après 2030.

Synthèse : Ch. Seck NDONG

Financement, Assainissement, Sécurité…: Les femmes de la Cité Aliou Sow sollicitent un accompagnement de l’État

Les femmes de la Cité Aliou Sow à Tally Fass Mbao, regroupées au sein de l’association dénommée « Beugeu Lou Bax », ont organisé hier la troisième édition de leur conférence religieuse, qui se tient tous les deux ans.

Selon Adjaratou Oulimata Kébé, présidente de l’association des femmes « Beugeu Lou Bax » de la Cité Aliou Sow, l’objectif de cette conférence religieuse est de raffermir les liens de solidarité entre les femmes et les habitants de la cité.

« Nous retrouvons toutes les Tarikha dans la cité. En organisant la conférence, nous impliquons toutes les femmes. C’est une façon pour nous de raffermir les liens entre les habitants de la cité », a expliqué Adja Oulimata Kébé. À l’en croire, leur objectif est de participer au développement de leur cité. « Nous avons mis en place un GIE pour permettre aux femmes de développer des activités génératrices de revenus. Beaucoup s’activent dans le commerce et la transformation de produits locaux », a renseigné Adja Oulimata Kébé.

La conférence a vu la participation de nombreuses personnes. Par sa présence, l’ancien ministre des Sports, Matar Ba, par ailleurs maire de la commune de Fatick, a honoré la conférence. Selon Matar Ba, les discussions qui jaillissent dans des rencontres de ce genre ne font que renforcer la stabilité du pays. « Nous sommes tous unanimes : l’éducation est fondamentale dans notre société. Elle doit commencer par la maison. Nous saluons la tenue de cette conférence, car des messages importants y ont été délivrés », s’est réjoui l’ancien ministre sous le régime de Macky Sall.

Cependant, les femmes ont saisi cette tribune pour faire un plaidoyer. « Pour faciliter l’autonomisation économique des femmes, nous estimons que l’État doit nous accompagner en termes de financement avec la DER/FJ. Nous n’avons jamais bénéficié de ces financements », a indiqué Rockaya Diop, trésorière générale de l’association des femmes de la Cité Aliou Sow, Tally Fass Mbao.

Évoquant leurs difficultés, au-delà de l’absence de financement, Rockaya Diop a appelé les autorités à renforcer la sécurité dans leur cité, avec des patrouilles, mais aussi à les aider dans l’assainissement. « Nous ne disposons pas d’un réseau d’assainissement. C’est une vraie problématique ici. La vidange des fosses septiques nous coûte très cher », a-t-elle déploré, invitant les autorités étatiques à prendre le problème de l’assainissement à bras-le-corps.

Par M. Sarr

Développement local et engagement citoyen à Fatick: Darel rend hommage à Babacar Faye, bâtisseur du social

Le quartier Darel à Fatick a vibré ce samedi au rythme d’une soirée culturelle exceptionnelle dédiée à Babacar Faye. Le Directeur Général de la SIRN et responsable de Pastef a reçu un vibrant hommage de l’Amicale des femmes du secteur. Entre bourses d’études, reboisement et soutien constant aux populations, l’homme au boubou vert clair a été porté en triomphe pour ses actions concrètes en faveur du vivre-ensemble et de l’insertion des jeunes.

L’émotion était à son comble ce samedi 11 avril 2026 à Darel. Dans ce quartier emblématique de Fatick, les louanges de la cantatrice Arame Thiam ont résonné jusque tard dans la nuit pour saluer un enfant du terroir : Babacar Faye. Le Directeur Général de la Société de Réparation des Infrastructures Navales (SIRN) a été le centre d’un «Sargal» (hommage) mémorable organisé par l’amicale des femmes locales.

Pour Fatou Deme, porte-parole des organisatrices, cette distinction n’est que le reflet d’une réalité quotidienne. «Cette soirée honore un homme qui a fait du mécénat un engagement constant et structuré au service de l’éducation, de la jeunesse et de la cohésion sociale», a-t-elle déclaré avec ferveur.

La force tranquille de Pastef

Accompagné d’une importante délégation des structures de Pastef, Babacar Faye, par ailleurs Secrétaire national chargé des opérations électorales du parti, est apparu à la fois surpris et honoré. Fidèle à sa réputation d’homme de terrain, celui qui occupe également le poste de vice- coordonnateur communal de Pastef à Fatick a placé cet hommage sous le signe de la gratitude.

«C’est un plaisir inégalé. Quand les femmes de votre propre quartier s’organisent pour vous, alors qu’elles n’y sont pas obligées, on ne peut qu’être comblé», a confié le DG de la SIRN, rappelant que son action sociale ne date pas de sa nomination, mais s’inscrit dans la continuité de ses dix années passées dans l’opposition.

Des actes plutôt que des discours

Au-delà du symbole, c’est un bilan social concret qui a été célébré. Dans le domaine de l’éducation, Babacar Faye a récemment octroyé plusieurs bourses de formation aux bacheliers du quartier pour faciliter leur insertion professionnelle via des licences spécialisées. Sur le plan environnemental, il a procédé à la distribution de centaines de plantes fruitières résilientes à la salinité, un enjeu majeur pour le secteur de Darel.

«Nous avons accentué nos activités sociales dans les maisons depuis notre accession au pouvoir, tout en restant discrets, car la discrétion fait partie de nos valeurs», a-t-il précisé.

Un consensus politique et social

La cérémonie a aussi drainé des soutiens au-delà du quartier de Darel. Pape Dione, responsable de Pastef à Ndiaye Ndiaye, a tenu à faire le déplacement pour confirmer la constance de l’homme: « Ce n’est pas une surprise pour moi connaissant bien Babacar Faye ».

En érigeant le partage en principe de gestion, le DG de la SIRN semble avoir réussi le pari de transformer la réussite politique en levier de développement humain. À Darel, les populations ont déjà tranché : Babacar Faye n’est pas seulement un directeur général, c’est un « serviteur engagé » au chevet de sa communauté.

A. S. DIOUF (avec En Relief)

 

 

Education à Linguère: Appel à la scolarisation à Dioulky…

Célébration de l’anniversaire de Pencum Djoloff à Dioulky : le préfet Modou Thiam salue l’engagement citoyen des populations et invite les parents à scolariser les enfants

Conscient que l’éducation est le socle de tout développement, le préfet de Linguère, Modou Thiam, invite les parents à scolariser leurs enfants. Cette déclaration de l’autorité départementale a été faite en marge de la cérémonie de la huitième édition de l’anniversaire de Pencum Djoloff à Dioulky, une localité de la commune de Thiel, département de Linguère.

Paraphrasant Nelson Mandela, ancien président de l’Afrique du Sud, « l’éducation est l’outil le plus puissant pour changer le monde », le préfet Thiam a affirmé que l’éducation est l’outil le plus puissant pour changer ce pays, le Sénégal. En effet, d’après Monsieur Thiam, les fils et les filles de Dioulky en constituent un parfait exemple.

De fait, le préfet Thiam a aussi mis l’accent sur l’éducation des filles, qui génère un retour sur investissement de plus de 10 % supérieur à celui des garçons. Face aux populations de Dioulky, le préfet de Linguère a clamé : « Avec l’éducation des enfants, vous parvenez à transformer ce pays, à développer Dioulky. »

Le préfet Thiam encourage les élèves de Dioulky à beaucoup lire, car selon lui la lecture est fondamentale chez les apprenants.

Profitant de l’opportunité, le préfet Modou Thiam a salué l’engagement citoyen de Dioulky, non sans inviter les populations à aller plus loin dans leur engagement. À cet effet, il faut rappeler que, grâce à la participation communautaire, la case de santé de Dioulky a été érigée en poste de santé.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Développement local à Linguère: Les urgences de Dioulky…

Anniversaire de Pencum Djoloff à Dioulky: les populations étalent leurs doléances

Dioulky, une localité de l’arrondissement de Barkédji, département de Linguère, est presque oubliée de nos jours. En effet, ce constat a été fait ce samedi lors de la célébration de la huitième édition de l’anniversaire de Pencum Djoloff à Dioulky.

Selon Ibrahima Ba, porte-parole du jour, l’enclavement, le déficit de personnels qualifiés – sage-femme, assistante infirmière – au niveau du poste de santé qui polarise une quarantaine de villages, l’absence d’une ambulance, le manque d’équipements, ainsi que l’absence de financements pour les femmes et les jeunes hantent le sommeil des populations.

Revenant sur les doléances de Dioulky, peuplé de 1 000 âmes, l’infirmier chef de poste, Gadjaga, a indiqué que les évacuations des malades se font dans des conditions très difficiles et ce, sur des distances énormes : 75 km entre Dioulky et Linguère.

Parmi les autres préoccupations des populations, les élèves manquent de tuteurs une fois orientés, ce qui encourage parfois les abandons. Ainsi, les parents plaident pour la création d’un collège à Dioulky. Toujours dans le domaine de l’éducation, les parents sollicitent un mur de clôture pour l’école.

Venu assister à la cérémonie, le préfet de Linguère, Modou Thiam, a exprimé toute sa satisfaction car, à l’en croire, la huitième édition de l’anniversaire de Pencum Djoloff, qui est au service de la culture et de l’information, est marquée cette année par une mobilisation exceptionnelle des populations venues d’horizons divers.

L’administrateur de Pencum Djoloff, le journaliste Dame Ndiaye, initiateur de l’événement, très satisfait des retrouvailles, salue la forte mobilisation des Djoloff-Djoloff et les parrains qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour une bonne organisation de l’anniversaire de Pencum Djoloff, qui a réuni beaucoup de cadres du département de Linguère.

En bon défenseur du monde rural, Dame Ndiaye invite les autorités étatiques à mettre l’accent sur les infrastructures, à promouvoir l’agriculture et l’élevage pour atteindre la souveraineté alimentaire. Et ce dernier de souligner que « les paysans ont vécu une campagne agricole catastrophique, la cherté de l’aliment de bétail secoue les professionnels du secteur », renchérit- il.

Le maire de Thiel, Samba Aw Ka, séduit par l’engagement de ses administrés, réclame l’électricité et un poste de santé moderne. Il a aussi déploré le vol de bétail, devenu un fléau dans le milieu.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Lutte contre la pauvreté initiée par Acces: les populations de Nguékhokh sensibilisées sur la stratégie « Calebasse de solidarité »

Depuis 2004, l’Ong Acces (Association d’actions concertées pour l’entraide et la solidarité) a initié une stratégie « Calebasse de solidarité » dans le cadre du projet d’appui à la réduction de la pauvreté et promotion du développement durable (Arpd) soutenu par Action Carême Suisse.

A travers ce mécanisme de la Calebasse de solidarité, l’objectif, c’est de réduire la pauvreté, favoriser l’auto- emploi et améliorer les conditions de vie grâce à une approche participative et transparente. Sur le plan de son fonctionnement, il s’agit d’ un système d’épargne et de crédit solidaire géré par les groupements de femmes pour des prêts sans intérêts utilisés pour la soudure ou des projets professionnels.

Depuis 2024, l’équipe de ce programme sous la houlette de Mme Youm née Ndéye Astou Ndione sillonne les communes de la petite côte pour sensibiliser les populations sur la pertinence de cette stratégie de lutte contre la pauvreté. Aujourd’hui, les résultats sont probants car les populations convaincues de cette approche ont mis en place 143 calebasses de solidarité dans les communes de la petite côte avec le soutien de l’Ong Acces avec une épargne de près de 107 millions FCa.

Dans le cadre de ces calebasses de solidarité, il y’a également une activité qu’on appelle les achats groupés. Les calebasses de solidarité ont été mises en place dans les communes de Malicounda, Ngaparou, Somone, Saly, Yène, Sindia, Diass, Poponguie-Ndayanne, Nguéniene. C’était autour de la commune de Nguékhokh d’accueillir l’équipe de Mme Youm, chargée de ce programme pour une réunion de sensibilisation afin d’amener les populations notamment les femmes à mettre en place la calebasse de solidarité dans cette zone.

La réunion a été présidée par l’adjoint au sous-préfet de l’arrondissement de Sindia, Mayécor Diop, en présence du président d’Acces, Samba Ba accompagné de son équipe. A l’issue de la réunion, la chargée du programme, Mme Youm a rappelé que le projet d’une durée prend fin dans un an et demi. Pour l’heure, a-t-elle déclaré, les objectifs ne sont pas encore atteints. Mais, elle espère que sur cette lancée, les objectifs escomptés seront atteints.

Sur la gestion, Mme Youm a toutefois souligné que ces calebasses de solidarité sont bien gérées par les comités mis en place et qui formés sur la gestion administrative et financière de la calebasse de solidarité. Aussi, elle a déploré la faible participation des hommes à cette stratégie par rapport à la forte adhésion des femmes.

Oumar Ngatty Ba

Les grandes orientations du gouvernement : Autoroutes, transports, ENA et secteur informel au menu du Conseil des ministres

CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des ministres s’est tenu le mercredi 08 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République.

En introduction, le Chef de l’État réitère, dans le contexte des célébrations de la fête de Pâques, son message de félicitations et de solidarité à l’endroit de la Communauté chrétienne, avant de poursuivre sa communication axée sur les points suivants :

Célébrations de la Fête nationale 

Le Président de la République rappelle que le Sénégal a célébré, le 04 avril 2026, dans la communion et la fierté collective, le 66e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il salue le succès retentissant des célébrations sur l’étendue du territoire national, marqué par la délocalisation, à Thiès, de la prise d’armes et du Grand défilé national sous sa présidence, en présence de son homologue de la République gabonaise, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema, invité d’honneur de la manifestation. Il remercie et félicite les populations de la région de Thiès, les autorités administratives et l’ensemble des maires et élus locaux, pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable, ayant permis la réussite de cet événement exceptionnel de l’agenda républicain.

Le Chef de l’État félicite également le Ministre des Forces armées, le Chef d’État-major général des Armées, le Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire et l’ensemble des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour la bonne organisation qui témoigne de leur professionnalisme et de leur exemplarité reconnus.

Il exprime son engagement à renforcer la présence dans les territoires, l’équipement, la modernisation et l’excellence des FDS, pour asseoir un Sénégal souverain, dans un monde en pleine mutation. Enfin, il rappelle au Gouvernement, dans l’optique de territorialisation de l’action de l’État, la nécessité de poursuivre la mise en application de la doctrine de délocalisation des activités de célébration, avec le déploiement maîtrisé du Programme spécial de réalisation d’infrastructures dans les régions et chefs-lieux désignés hôtes.

Exploitation et régulation des autoroutes 

Le Président de la République fait observer que la réalisation et l’exploitation des autoroutes participent au désenclavement des zones de production, à la qualité de l’aménagement du territoire, à l’accélération de l’urbanisation et à l’amélioration de la mobilité urbaine et interurbaine. Dans cette dynamique, il salue l’état d’avancement des travaux de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, exécutés à hauteur de 92 %. Il demande, à cet effet, au Ministre des Infrastructures de prendre les dispositions pour la mise en service des axes entièrement achevés de la nouvelle autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la section Mbour-Thiadiaye en particulier. Au demeurant, le Chef de l’État prescrit d’accélérer les travaux du tronçon Thiadiaye-Kaolack et ceux relatifs à l’autoroute Dakar-Tivaouane-Saint-Louis et d’améliorer la circulation et la sécurité routière sur l’axe Dakar-Thiaroye-Rufisque-Toglou-Kirène-Malicounda-Mbour. Enfin, il donne instruction au Ministre des Infrastructures de proposer un cadre intégré de gouvernance et de régulation des autoroutes en exploitation au Sénégal.

Gouvernance des transports terrestres 

Le Président de la République souligne que la sécurité routière et la modernisation de la gestion des transports terrestres doivent rester des priorités du Gouvernement, en relation avec les acteurs du sous-secteur, avant de constater une récurrence des grèves cycliques dans les transports routiers, qui entrave la circulation des personnes et des biens et freine les activités économiques. Rappelant l’impératif de cultiver l’écoute, le dialogue et le sens élevé des responsabilités dans le respect des lois et règlements, il relève l’urgence de renforcer le dialogue social entre l’État et les acteurs des transports routiers, en vue de bâtir un pacte durable pour le retour immédiat au fonctionnement normal et intégral des transports routiers. Réitérant son attachement à la bonne gouvernance des transports routiers, le Chef de l’État demande au Premier Ministre de veiller, avec le Ministre chargé des Transports terrestres, à l’application effective et inclusive des recommandations des états généraux des Transports. Il souligne l’impératif d’assurer un contrôle routier optimal et de veiller au respect scrupuleux du Code de la route et de la réglementation de la circulation des différentes catégories de véhicules de transport public. À cet égard, il rappelle au Gouvernement l’urgence d’accélérer la mise en œuvre des programmes de renouvellement des véhicules de transport et d’améliorer l’efficacité du système de transport collectif, avec le renforcement des parcs de la société « Dakar Dem Dikk » et du Bus Rapid Transit (BRT), de même que ceux détenus par les associations et opérateurs privés agréés. Le Président de la République demande au Gouvernement de veiller au fonctionnement performant du TER, des Chemins de fer du Sénégal (CFS) et des Grands Trains du Sénégal (GTS), dans une perspective de développement optimal du transport urbain et interurbain multimodal. Enfin, il donne instruction au Ministre des Transports terrestres de lui présenter, avant la fin du mois d’avril 2026, un rapport exhaustif sur les contraintes et les perspectives de transformation inclusive des transports routiers au Sénégal, intégrant un calendrier précis.

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats 

Le Chef de l’État informe le Conseil qu’il présidera, le jeudi 09 avril 2026, la Rentrée solennelle du Barreau, avant d’effectuer une tournée économique dans la région de Kolda du 12 au 14 avril 2026.

Synthèse : Ch. Seck NDONG

 

FADP 2025: 1,89 milliard FCFA pour les médias, l’État dévoile la répartition

FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE (FADP) 

Par A. L. NDIAYE 

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a publié, ce mardi, le rapport détaillé du FADP 2025. Un exercice inédit de reddition des comptes qui met en lumière une enveloppe de plus de 1,89 milliard FCFA, largement orientée vers les radios communautaires et la presse en ligne, dans un contexte de transformation du paysage médiatique sénégalais.

Le gouvernement franchit un nouveau cap dans sa politique de transparence. Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a rendu public le rapport de gestion 2025 du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP), dévoilant en détail l’utilisation d’une enveloppe globale de plus de 1,89 milliard FCFA destinée aux entreprises de médias.

Présenté par le ministre Alioune Sall comme un exercice inédit de reddition des comptes, ce document met en évidence une répartition marquée par la priorité accordée aux radios communautaires. Avec une dotation de 412,2 millions FCFA, celles-ci arrivent en tête des bénéficiaires, confirmant leur rôle stratégique dans la diffusion de l’information de proximité.

La presse en ligne s’impose également comme un acteur majeur du secteur, en captant 326,8 millions FCFA. Une allocation qui reflète la montée en puissance du numérique dans l’écosystème médiatique sénégalais. Les télévisions reçoivent 157,5 millions FCFA, tandis que la presse écrite, confrontée à des difficultés économiques persistantes, bénéficie de 106 millions FCFA. Les radios commerciales, quant à elles, ferment la marche avec 96,25 millions FCFA.

Au total, 164 bénéficiaires ont été retenus, dont une large majorité de radios communautaires (127), aux côtés de 37 entreprises de presse réparties entre médias en ligne, presse écrite, télévisions et radios commerciales.

Pour encadrer la distribution des ressources, des plafonds ont été instaurés selon les catégories de médias. Ils varient de 5 millions FCFA pour les radios communautaires à 50 millions FCFA pour les télévisions, en passant par 40 millions pour la presse en ligne, 35 millions pour les radios commerciales et 25 millions pour la presse écrite. Selon les autorités, cette mesure vise à garantir plus d’équité et à optimiser l’impact des financements publics.

Dans le détail, plusieurs groupes médiatiques se distinguent. Dans le secteur audiovisuel, 2STV et le Groupe Walfadjri TV figurent parmi les principaux bénéficiaires. Du côté des radios commerciales, SEN RADIO et le Groupe Walfadjri Radio arrivent en tête. Sur le segment numérique, Seneweb et Dakaractu dominent, tandis que la presse écrite voit des titres comme Walfadjri et Sud Quotidien tirer leur épingle du jeu.

Au-delà des chiffres, la publication de ce rapport s’inscrit dans une dynamique de réforme structurelle du secteur, en phase avec les orientations du président Bassirou Diomaye Faye. Les autorités revendiquent une gestion fondée sur la transparence, le respect des critères d’éligibilité et l’égalité de traitement.

Une démarche qui ambitionne de restaurer la crédibilité du FADP et d’accompagner durablement la mutation du paysage médiatique national, à l’heure où les défis économiques et technologiques redéfinissent les équilibres du secteur.

 

 

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