«Je suis Abdoulaye Assane Lawali, coordinateur du DRC, coordinateur terrain pour DRC, Conseil danois pour les réfugiés. L’atelier qui nous réunit ce matin s’inscrit dans le cadre de la validation des résultats de l’enquête sur les capacités et les vulnérabilités communautaires face au changement climatique, dans les zones d’intervention du projet EnBReL», a déclaré le coordinateur à l’ouverture de la rencontre tenue ce 12 avril 2026 à Kolda.
L’étude a porté sur trois zones, dont Kolda, retenues parce qu’elles sont prioritaires pour le projet et particulièrement exposées aux effets néfastes du changement climatique. « Ce sont des zones qui font face à la mobilité forcée des populations, souvent victimes des chocs climatiques », précise Abdoulaye Assane Lawali.
L’objectif de cet atelier : présenter les résultats aux acteurs institutionnels, à la société civile et aux organisations communautaires. « Il s’agit d’un projet de recherche-action qui vise à accompagner la communauté dans sa réflexion, dans ses capacités d’adaptation, et surtout à identifier les principales vulnérabilités qui l’empêchent de prospérer dans ce contexte de changement climatique », explique-t-il.
L’étude a été conduite sur le terrain par une organisation partenaire de mise en œuvre. «La démarche a consisté à écouter la communauté, à identifier ses principaux chocs et stress climatiques, et à voir quelles sont actuellement les capacités d’adaptation. À partir de là, nous voulons déterminer comment ce projet peut aider à renforcer leur résilience », ajoute le coordinateur.
Les conclusions de l’atelier sont jugées déterminantes. «Nous avons ici les collectivités territoriales et les services techniques, qui sont les bras techniques de l’État. Ils maîtrisent les politiques publiques et vont formuler des recommandations pertinentes pour orienter les actions du projet et contribuer à la mise en œuvre adaptative du programme », souligne M. Lawali.
Un alignement clair est attendu à l’issue des travaux de groupe prévus dans la journée. Les recommandations formulées viendront compléter celles déjà émises par les communautés et serviront de base aux mécanismes d’intervention à venir. «Nous pensons que c’est une occasion de confirmer les données issues du terrain, mais aussi d’enrichir les recommandations et de valider celles déjà proposées par les communautaires », conclut le coordinateur de DRC.
Ch. Seck NDONG



