vendredi, septembre 11, 2026
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Appui au G.i.e. ‘’Takku Liggueye’’: Pape Dieng loue l’esprit d’entreprise du Dg de l’Onfp

Par Ibrahima FALL

La cérémonie de vulgarisation des activités de la présidente du ’’G.i.e. Takku Liggueye’’ a été présidée par le Directeur général de l’Office nationale de la formation professionnelle, Mounirou Ly. Le responsable de Pastef à Niague,  Pape Dieng, a félicité l’engagement de braves femmes déjà formées en un temps record avec la diligence de leur présidente Sokhna Kane surnommée la lionne dans la commune de Yeumbeul Nord.

 «Le Directeur général, Mounirou Ly, n’a ménagé aucun effort pour apporter son soutien au G.i.e. par le biais les structures de la formation professionnelle. Avec sa perception éclairée de l’entreprenariat, il s’investit en banlieue où les femmes sont dépourvues de formation, de financement», a souligné Pape Dieng.

Avec l’Office national de formation professionnelle, M. Ly a pris les dispositions idoines pour le renforcement de capacités des femmes du ’’G.i.e. Takku Liggueye’’. «Après leur qualification, les femmes notamment les jeunes, qui ont été formées en micro jardinage, en transformation de fruits (jus, confiture), etc, pourront bénéficier de  l’emploi pour mener à bien leurs activités génératrices de revenus», a soutenu M. Dieng.

Les bénéficiaires ont félicité l’esprit fédérateur du Dg Mounirou Ly à travers cet acte de haute portée sociale et l’invitent à Niague, une localité située dans la commune de Tivaouane Peulh- Niague- Niacourab. Ils souhaitent que l’Onfp pérennise ses actions surtout à l’endroit des femmes qui sont confrontées à des difficultés pour subvenir à leurs besoins au quotidien. M Dieng a aussi plaidé en faveur des jeunes sans occupation.

A son avis, les femmes et les jeunes de cette zone propice à l’agriculture, à l’aviculture et même à l’aquaculture, doivent se départir de la précarité, de la pauvreté, du manque criard d’emploi. Les membres du ’’G.i.e. Takku Liggueye’’ se sont réjouis du déroulement de la journée réussie grâce à l’esprit entrepreneurial qui anime leur ‘’lionne’’ Sokhna Kane qui est en train de jouer sa partition.

Avec le soutien des nouveaux partenaires, en l’occurrence le Dg de l’onfp Mounirou Ly, et M. Diakhate président de l’Ong Alpha Dev, ils comptent mutualiser toutes leurs forces vives pour les mener vers leur autonomisation

Présidentielle de 2024: les «Forces Nouvelles» sur l’impact de la décision du PR Macky SALL

Le Bureau Politique des «Forces Nouvelles Dimbeuli Sa Rew (FNDR)» salue la noble décision du Président de la République Macky SALL de renoncer à briguer un troisième mandat et le félicite vivement. «Nous notons avec justesse la portée hautement symbolique et historique de cette décision d’impact qui se mesure au-delà des géographies africaines», le Président des FNDR, Khouraïchi THIAM.

«Le Président Macky SALL vient de confirmer ainsi à ses successeurs, au Sénégal et en Afrique, l’obligation stricte de respecter nos Constitutions. Une nouvelle ère s’ouvre en Afrique: nul n’est plus habilité à exercer plus de deux mandats présidentiels. Certes, pour en arriver à cette décision, il a fallu une mobilisation exceptionnelle du Peuple Sénégalais mais aussi des Africains, de Chefs religieux de toutes obédiences et des forces vives de notre Nation que nous saluons et félicitons pour leur courage et leur détermination. Il a fallu des manifestations, engendrant de nombreux dégâts matériels, des blessés et même des morts», a déclaré le Président des Forces Nouvelles Dimbeuli Sa Rew (FNDR).

Cette mobilisation et cette vigilance, a indiqué l’ancien ministre Khouraïchi THIAM, doivent se poursuivre sans aucune naïveté pour consolider la démocratie sénégalaise qui confirme son ancrage dans une longue tradition de bonne gouvernance, gage de stabilité et de prospérité. Aujourd’hui, nous rendons grâce à Dieu pour le départ du Président Macky SALL qui sort par la grande porte. Il y a lieu de rappeler que ce grand Peuple engagé avec sa jeunesse consciente et impliquée a su par deux sursauts d’orgueil en mars 2021 et en juin 2023, exiger le respect scrupuleux de notre Constitution. Nos respects à tous ceux qui se sont démarqués ! Nous sommes fiers de vous et l’Histoire le retiendra. Cet épisode vient renforcer la démocratie et la crédibilité de notre Pays.

Le Bureau Politique des Forces Nouvelles se mobilise et demande au Peuple Sénégalais, aux Forces Vives de la Nation et au Président de la République : – La poursuite d’un dialogue inclusif pour apaiser les cœurs et les esprits afin de consolider la démocratie et la cohésion nationale ; – La participation de tous les candidats aux élections présidentielles, pour laisser les Sénégalais choisir librement leurs candidats.

A cet effet, le Bureau Politique manifeste sa fierté d’avoir porté depuis plusieurs années, le combat de la libération et de l’amnistie des Présidents Khalifa SALL et Karim WADE; – Encore plus qu’hier, l’organisation d’une élection et non d’une sélection, d’une élection juste, inclusive, transparente, régulière et sécurisée ; – Le rétablissement de l’ordre sur chaque mètre carré du territoire national et l’application stricte de la loi, impersonnelle et égale pour tous; – La lutte contre le chaos, les forces occultes, le désordre, le terrorisme, les dérapages pour la préservation de la stabilité de notre Pays en appliquant une politique zéro tolérance contre tous ceux qui s’en prennent à l’État, aux biens d’autrui, ou tout acte de vandalisme, ou de tentative de déstabilisation de l’État.

Ces criminels de près ou de loin et leurs commanditaires doivent être lourdement sanctionnés et leurs organisations ou associations dissoutes pour la préservation de la paix et de la sérénité du Sénégal; – L’expulsion systématique des étrangers impliqués après l’exécution de leur peine ; – Un soutien et une reconnaissance de la défense nationale à travers des décorations et le versement d’une prime exceptionnelle à nos forces de défense et de sécurité qui ont su empêcher le pire au Sénégal; – L’élaboration d’un cahier de doléances de 30 exigences essentielles et prioritaires attendues par les Sénégalais.

Ces exigences seront des engagements avec obligation de résultat à signer et à contractualiser avec le Peuple par tous les candidats à la Présidentielle de 2024 parce que les Sénégalais attendent des résultats et des performances que les politiques ne doivent plus trahir. Oui, c’est nécessaire car au-delà des élections, il y a le Sénégal. Les «Forces Nouvelles» invitent tous les Sénégalais à une profonde introspection qui permettra à notre pays de se réinventer en définissant ses «batailles essentielles et utiles pour le Sénégal».

L’ancien ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime et ses collaborateurs entendent repositionner le Sénégal en premier lieu dans toutes leurs initiatives, appliquer le concept «le Sénégal d’abord» c’est-à-dire privilégier en tous lieux l’intérêt supérieur du Sénégal pour faire gagner et rayonner notre Pays dans leurs négociations et leurs projets de développement.

Par conséquent, rien ne se fera plus au détriment du Sénégal, tout déséquilibre devra être corrigé dans l’intérêt Unique du Sénégal et des Sénégalais. Nous n’accepterons plus d’être sous domination ou diktat d’autres États. Qu’on se le dise, c’est ce qui est attendu par les Sénégalais et c’est de cela qu’il est question aujourd’hui, d’être résolument souverainistes. C’est de notre Souveraineté Nationale qu’il est dorénavant question. Cet amour de la Patrie. Cette marche en avant forcée vers le développement pour les générations futures.

A cet égard, les Forces Nouvelles appellent tous les Talents sénégalais, de tous métiers, de tous bords politiques, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes à se regrouper autour de nos «Essentiels à co-construire» en vue d’un développement harmonieux du Pays et pour la préservation de la paix et de la cohésion nationale. Oui, car le Sénégal le vaut bien ! Nous, Forces Nouvelles avons un seul objectif, résumé dans notre programme: «défendre le Sénégal et les Sénégalais». «Nous exhortons tous les citoyens à conjuguer nos talents ensemble, à dépasser dans un élan de concorde nationale, nos vieux clivages politiques qui ont retardé le Sénégal», a dit le ministre.

Ainsi, le Bureau Politique des «Forces Nouvelles Dimbeuli Sa Rew (FNDR)» nous invite les concitoyens à un choix de rupture, à un rassemblement intergénérationnel pour faire du Sénégal le meilleur Pays africain où il fait bon vivre. «Nous devrons dans cet élan de co-construction délivrer les batailles majeures ci-après : 1. Exploiter judicieusement nos ressources naturelles et en capter le maximum de valeur en (re)négociant des partenariats réellement win-win. 2. Amplifier toutes les bonnes initiatives pour créer un maximum d’emplois pour la jeunesse. 3. Développer les initiatives à fort impact d’émergence, des initiatives «you amal ndeurign askan wi» et présenter nos réalisations avec fierté et humilité régulièrement car c’est une demande sociale de feedback et de gestion de rupture avec plus de transparence comme l’exigent nos populations. 4. Offrir aux Sénégalais une nouvelle expérience de management politique alignée sur les standards internationaux en termes de maitrise des charges et du train de vie de l’État, d’exemplarité et de performances économiques. 5. Exploser la croissance du Sénégal en investissant sur notre jeunesse, sur le génie Sénégalais et sur une meilleure gestion de nos ressources par les Sénégalais et pour le Sénégal. 6. Financer les projets, les startups pour transformer le Sénégal en une « Start-up Nation » et accompagner les entreprises pour en faire des Champions régionaux et internationaux. 7. Lancer la révolution verte et bleue en vue d’une autosuffisance alimentaire. 8. Instaurer un service militaire obligatoire, former chaque Sénégalais et créer l’École de la deuxième chance. 9. Engager la nationalisation de certaines entreprises de Souveraineté Nationale, 10. Prendre des mesures sociales fortes pour faciliter aux sénégalais l’accès aux soins de santé et réduire la cherté de la vie en abaissant notamment le prix des denrées alimentaires, le carburant et promouvoir le «Made in Sénégal». 11. Lutter contre la corruption et travailler à l’indépendance de la Justice. 12. Mieux veiller sur nos ressources naturelles, particulièrement gazières et pétrolières qui attisent des convoitises et placent le Sénégal sous l’appétit vorace et funeste de certaines puissances et autres malfrats internationaux. 13. Transformer notre modèle de gouvernance pour plus d’efficience, plus d’agilité et plus d’impact pour les Sénégalais», a relevé le Bureau Politique des FNDR dont les batailles prioritaires constituent le socle minimum à compléter en tant qu’attentes fortes des Sénégalais.

Les FNDR entendent les porter, en faire notre feuille de route pour diriger autrement le Sénégal. La transparence sera dorénavant de mise pour permettre à tous les citoyens de voir et de mesurer les avancées enregistrées année après année afin d’atteindre notre effective Souveraineté Nationale et la défense de notre Identité Culturelle, non négociables pour les générations actuelles et futures. Par le biais d’une plateforme consensuelle, le Bureau politique s’engage à se battre au quotidien pour l’atteinte de ces objectifs pouvant notamment servir de programme commun aux Coalitions majeures en vue de la conquête du suffrage des Sénégalais. Nous avons l’intime conviction que chaque Sénégalais est un acteur majeur de la transformation personnelle de sa situation également moteur de la transformation du Sénégal qui sera à son tour le moteur de la transformation de l’Afrique. «Nous sommes Fiers d’être Sénégalais et Fiers d’être Africains! Soyons mobilisés pour lutter contre la politique politicienne et agir plus efficacement en faveur du développement et du rayonnement du Sénégal», a souligné le ministre Khouraïchi THIAM.

 

Décision prise par le Chef de l’Etat: L’Afp la qualifie d’un acte majeur de Sciences politiques

«Dès la réélection du Président Macky Sall en 2019, des acteurs politiques pressés ont consciencieusement instauré un débat pernicieux autour d’un hypothétique troisième mandat, en tentant d’entraver ses réalisations et de polluer le climat politique», a constaté le Bureau politique l’Alliance des forces de progrès (Afp).

«En homme d’Etat avisé, le Président de la République n’a jamais cédé au chant des sirènes. Il a poursuivi méthodiquement ses objectifs, en évitant d’investir inutilement son énergie dans la solution d’un problème qui n’était pas encore posé. C’est ainsi qu’à quelques encablures de la fin de son quinquennat, les Sénégalais, y compris ses adversaires les plus farouches, ont reconnu la portée de son bilan fort élogieux, qui a eu un impact positif aux plans économique, social et culturel. Qu’il s’agisse des infrastructures, de l’énergie, de la modernisation de l’agriculture, de l’éducation, de la santé, des filets sociaux, des programmes de créations d’emplois, ou de la situation des Sénégalais de la Diaspora, les progrès sont indiscutables et vérifiables», a constaté le Bureau politique l’Alliance des forces de progrès (Afp).

Suivant sa déclaration du 06 juillet 2023, le Plan Sénégal Emergent constitue une vision complète, nette et éloquente de l’immensité des éléments de progrès, dans la paix et dans l’unité, dans le prolongement de la pensée du Chef de l’Etat, qui, à partir du temps présent, se projette à l’horizon 2035. Et, cette vision pour un Sénégal émergent, mentionne le Bureau politique l’AAfp, a été mise en œuvre dans des contextes particulièrement défavorables, si l’on pense à la Covid 19, à la guerre russo-ukrainienne et à l’évolution en cours des équilibres sur la scène internationale.

«Par ailleurs, charriant d’autres enjeux, du fait de son nouveau profil lié à son entrée imminente dans l’économie pétrolière et gazière, dans quelques mois, notre pays fait l’objet de convoitises multiples et est devenu la cible de forces rétrogrades et terroristes, qui s’emploient à le détruire, à défaut de pouvoir le mettre dans le giron de leurs intérêts, comme l’ont démontré les évènements innommables des 1er, 2 et 3 juin 2023», a relevé le Bureau politique de l’Afp qui s’incline devant la mémoire des victimes des adeptes de la violence érigée en dogme.

C’est en tenant compte de l’ensemble de ces éléments de contexte que l’AFP salue la déclaration historique du Président Macky Sall, qui, en précisant le 3 juillet 2023,  qu’il ne briguerait pas un troisième mandat en février 2024, a rendu orphelins ceux-là dont les moulins tourneront désormais à vide, faute de grains à moudre. Leur fonds de commerce s’est effondré, avec la grande surprise qui a été la leur, lorsqu’ils ont découvert qu’ils enfonçaient une porte ouverte.

La décision prise par le Chef de l’Etat doit être comprise et saluée, encore une fois, comme un acte majeur de Sciences politiques, qui vient contribuer à l’élargissement et à la consolidation des composantes du modèle démocratique sénégalais, en Afrique et dans le monde. Seuls des hommes d’Etat peuvent comprendre que le Président Sall ne pouvait pas, ne devait pas se prononcer prématurément sur cette question. La teneur et la hauteur du message du 03 juillet en ont fait une leçon de morale, une leçon politique, une leçon de vie.

«Pour la République ! Pour la Patrie ! Pour la célébration des valeurs qui fondent le ciment de notre Nation !», s’est conforté le Bureau politique de l’Afp. Les Sénégalais ne s’y sont pas trompés, eux qui ont approuvé, sans réserve, la démarche courageuse et lucide du Président de la République, dont le retentissement mondial confirme l’éclat de l’étendard de ce modèle démocratique.  Ce faisant, le Président Macky Sall a fait une entrée remarquable dans l’Histoire, au profit de notre pays, le Sénégal.

Cette deuxième clarification a été précédée de celle engendrée par le Dialogue national de juin 2023, dont les 270 conclusions et recommandations annonçaient déjà l’apaisement tant attendu des cœurs et des esprits.

L’Alliance des Forces de Progrès tient à adresser ses vifs remerciements  et ses félicitations chaleureuses au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky Sall, qui a fait confiance, encore une fois,  au Secrétaire général, Monsieur Moustapha Niasse,  Haut Représentant du Président de la République, pour coordonner intelligemment et avec méthode, à la tête d’une équipe plurielle, soudée et solidaire, le Dialogue national, ce carrefour à la fois prestigieux et fonctionnel de la patrie, lorsque vient le temps des concertations positives, pour un Sénégal de paix, d’unité, de concorde et d’entente, dans un monde en pleine mutation.

L’AFP encourage le Président de la République à exercer, jusqu’à la fin du processus qui nous conduit à la prochaine élection présidentielle de 2024, le mandat que le peuple sénégalais lui a démocratique confié, en restant intransigeant sur la protection des personnes et des biens, le respect des Lois et Règlements de notre pays et la défense de la forme républicaine de l’Etat.

«Pour la sécurité et la stabilité de notre pays ! Pour la cohésion nationale ! Vive le Sénégal debout et uni !», mentionne le Bureau politique de l’Afp.

 

 

«Le Sénégal au cœur»: La sagesse du Président SALL éclipse les voix dissonantes, partisanes

Le Président Macky SALL renonciation à une 3e candidature 

Le président de la République a posé un acte fort ce lundi en se mettant devant la nation sénégalaise pour donner sa position sur sa candidature en 2024. Un moment solennel comme l’est ce rendez-vous entre « un candidat et son peuple ». Il a fallu attendre plusieurs années, laisser passer des débats à n’en plus finir sur la question du 3e mandat et observer chacun se faire sa propre opinion devant les règles constitutionnelles et démocratiques.
Le président de la République peut bien se réjouir de voir et d’interpréter selon les positions des uns et des autres, la conception de toutes les couches de la société sur le sujet.

Pourtant, il n’a jamais été question pour lui de donner l’ordre à ses militants et alliés, de porter haut et fort sa candidature pour 2024. Mais en républicain, Macky Sall a voulu donner l’opportunité à chacun de se faire sa propre religion sur ce débat controversé.
Ce lundi était donc un tournant décisif et historique à la fois,  car le président Macky Sall a édifié une bonne fois les sénégalais : « Mes cher(e)s compatriotes, ma décision longuement et mûrement réfléchie est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024. Et cela, même si la constitution m’en donne le droit. En effet, depuis la révision constitutionnelle de 2016, le débat juridique a été définitivement tranché par la décision du Conseil Constitutionnel n°1-C-2016 du 12 février 2016. Contrairement donc aux rumeurs qui m’attribuaient une nouvelle ambition présidentielle, je voudrais dire que j’ai une
claire conscience et mémoire de ce que j’ai dit, écrit et répété ici et ailleurs, c’est-à-dire que le mandat de 2019 était mon second et dernier mandat. C’est cela que j’avais dit et c’est cela que je réaffirme ce soir. J’ai un profond respect pour les Sénégalais et les Sénégalaises qui m’ont lu et entendu. J’ai un code d’honneur et un sens de la responsabilité historique qui me commandent de préserver ma dignité et ma parole. »

Le président Macky Sall semble tirer tous les dividendes de ce choix qu’il devait impérativement prendre. Les enjeux, le contexte et les positions des uns et des autres devraient bien être pris en compte.
Ce qui demeure constant, c’est que malgré toutes les sollicitations, appels, demandes  formulées « ci Ndiekk » (de manière courtoise), pour reprendre ses propos taquins lors de l’ouverture du dialogue national en s’adressant à l’opposition, le président a jugé prendre son destin en main pour entrer dans l’histoire (comme l’ont reconnu certains acteurs politiques après le discours).

«La patrie avant le parti»: c’est ce que semble expliquer cette position du président Macky Sall. Vers ces lendemains prometteurs, le président de la République semble s’engager à être l’un des artisans de la paix, la stabilité et du développement continu et soutenu du pays.

Décision majeure du PR Macky SALL : « longuement et mûrement réfléchie est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024 »

​Le président de la République, Macky Sall, s’est adressé ce lundi à la nation sénégalaise. Un discours axé notamment sur les violences notées dernièrement au Sénégal, les pertes en vies humaines et les dégâts matériels innombrables. Le chef de l’État qui a déploré cette situation, a promis que l’État prendra toutes les dispositions idoines pour faire face aux destructeurs. Dans son adresse à la nation, il a décidé de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2024 tout en appelant les sénégalais à sauvegarder les acquis démocratiques.

Voici l’intégralité du discours du chef de l’État

Mes cher(e)s compatriotes d’ici et de la diaspora

C’est en forte conscience des responsabilités qui m’incombent que je voudrais m’adresser à vous, ce soir, en ma qualité de garant du fonctionnement régulier des institutions, de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire.

Pour beaucoup d’entre nous, nous venons de célébrer la fête de la Tabaski, cette fête de la foi, de la solidarité et de la convivialité, en compagnie de ceux et celles que nous aimons et qui emplissent nos vies de bonheur, d’espoir et d’amitié. Pour certains de nos concitoyens cependant, la fête s’est déroulée dans l’ombre du deuil, parce que leurs chers enfants faisaient partie de ceux et celles qui ont perdu la vie dans des violences insoutenables, injustifiables et inexcusables. Des violences qui ont mis à l’épreuve notre cohésion sociale et notre longue et enviable tradition de paix et de stabilité en Afrique.

Vous aurez donc compris la tristesse et la douleur qui sont miennes. Vous, comme moi, nous n’étions pas cette année   dans le même état d’esprit par lequel nous honorons et célébrons la fête du sacrifice.

Permettez-moi de m’incliner, à nouveau, devant la mémoire de nos enfants qui ont tragiquement perdu la vie, sous les effets brutaux de la violence et de renouveler mes condoléances à toutes les familles éplorées et à la nation toute entière. Je n’ai pas manqué, dans mes prières, il y a quelques jours, aux lieux saints de l’islam, de penser à nos regrettés disparus.   Aucun de nos fils, aucune de nos filles, ne doit payer de sa vie les désaccords qui s’expriment dans nos sociétés.  La vie de nos concitoyens ne peut être sacrifiée sous l’autel d’intérêts politiques. Nous avons l’obligation de protéger la vie et la dignité de tous les sénégalais, de toutes les   sénégalaises.
Devant l’insoutenable, l’innommable, la prise de parole n’est pas toujours facile et souvent, les mots n’arrivent pas à exprimer le plein de tristesse qui nous envahit.

Nous avons vécu des événements particulièrement graves, marqués par une violence sans précédent, occasionnant des morts et des blessés, ainsi que la destruction massive de biens publics et privés.

Les scènes de violences et de pillages auxquelles nous avons assisté et leur coïncidence avec une cyber attaque contre des sites stratégiques du Gouvernement et des services vitaux, tels que l’eau et l’électricité, n’ont rien à voir avec une quelconque manifestation politique.

Rien, ni aucune revendication ne saurait justifier qu’on tue, qu’on diffuse des messages de haine et de violence dans les réseaux sociaux, qu’on saccage et brûle des biens publics et privés, y compris des moyens de transport, des commerces, des lieux de culte, des domiciles, des Consulats, des ambulances –même un corbillard- , des universités  et des écoles   comme pour éteindre la lumière du savoir, réduire au silence notre élite et notre relève scientifiques et  intellectuelles  et plonger notre pays dans les ténèbres de l’obscurantisme. L’objectif funeste des instigateurs, auteurs et complices de cette violence inouïe était clair : semer la terreur, mettre notre pays à l’arrêt et le déstabiliser. C’est un véritable crime organisé contre la nation sénégalaise, contre l’État, contre la République et ses Institutions.

Face à ces actes inadmissibles, l’État est resté debout et le peuple sénégalais, attaché à son vivre ensemble, a refusé de tomber dans le piège de cette machination insurrectionnelle aux antipodes des valeurs démocratiques et qui visait à s’emparer du pouvoir par la violence et détruire notre modèle de société.

Je renouvelle mon soutien et mon entière confiance à nos forces de défense et de sécurité dont la retenue, le professionnalisme et le sang-froid ont permis d’éviter un bilan plus lourd.

Je redis avec fermeté que les auteurs, les commanditaires, les complices répondront de leurs actes inqualifiables devant la justice. En attendant, les enquêtes se poursuivent. Nous ferons toute la lumière sur ces événements et sur les forces occultes qui veulent ébranler notre pays. Pour ma part, j’affirme ici que je ne transigerai pas avec des fossoyeurs de la nation, de l’État, de la République. Ce serait trahir mon serment constitutionnel.

J’exprime encore ma profonde compassion et ma solidarité aux victimes de ces actes criminels qui ont perdu leurs biens, fruits d’années d’investissement, de labeur et d’efforts quotidiens. Je pense également à toutes celles et tous ceux plongés aujourd’hui dans la détresse, parce que leurs emplois sont perdus ou menacés. C’est le Sénégal qui se lève tôt, qui travaille dur toute la journée et qui se couche tard qui est ainsi atteint.

J’invite fortement les parents et les familles à plus de vigilance. Je demande solennellement aux citoyens, aux leaders d’opinion, à toutes les forces vives de la nation, politiques et apolitiques, soucieux de la sauvegarde des valeurs démocratiques, de la paix, de la sécurité et de la stabilité de notre pays, de soutenir, sans réserve, l’action de l’État pour mettre en échec le projet pernicieux de déstabilisation du Sénégal. Quand la paix, la sécurité et la stabilité de la patrie sont à ce point menacées, il n’y a point d’indifférence et de neutralité possibles

Au regard de cette situation sans précédent, j’ai demandé au gouvernement de faire un bilan exhaustif des pertes et d’examiner les voies et moyens d’assister les familles des victimes ainsi que les personnes et entités ayant subi des préjudices.

Le contexte est difficile, les inquiétudes, les angoisses sont là.  Mais je sais que le peuple sénégalais a les ressources spirituelles, culturelles, traditionnelles, sociales pour transformer ces moments d’épreuves en une chance pour la paix. Ainsi œuvrer à transformer nos divergences en des occasions de dialogues constructifs pour forger le Sénégal que nous voulons, un Sénégal de respect de la vie humaine, de la justice, de l’égalité et de la paix.  Un Sénégal qui se réconcilie avec ses valeurs de « disso », de concertation qui ont traversé le temps et construit son histoire enviée.

L’heure du bilan viendra plus tard alors que des occasions se présenteront pour vous parler de ce que le Sénégal a été sous ma présidence. Mais aujourd’hui, je voudrais interpeller   toute la classe politique, sans exclusive. Notre pays nous demande de regarder ensemble vers l’avenir afin que nous soyons les bâtisseurs du Sénégal de demain. Consolidons les forces de nos institutions tout en remédiant à leurs faiblesses ; Abandonnons les postures populistes, nihilistes, extrémistes qui tentent de présenter notre pays comme un désert sans loi. Chaque nation peut être éprouvée, chaque société peut être traversée par des tensions. Mais voici plus de 60 ans que nous œuvrons à construire un Sénégal selon nos valeurs de paix et de solidarité. Des jalons ont été posés par mes prédécesseurs. Continuons à bâtir sur ces acquis et éloignons-nous des radicalismes qui veulent faire de la violence l’arbitre principal de nos différends. Nous pouvons être des adversaires mais jamais   des ennemis. C’est pour cela, qu’après le dialogue national réussi que je salue encore, ma main demeure tendue à toutes les voix de bonne volonté pour continuer d’échanger sur les bonnes idées, les bonnes propositions qui nous permettront de faire advenir un Sénégal de bâtisseurs et non de casseurs, d’asseoir une paix durable, de réussir des élections apaisées dont les résultats seront acceptés par tous, le lendemain du scrutin.

Cette vision de nous-mêmes comme un peuple ancré dans la paix et la stabilité n’est pas une utopie, même si notre histoire politique a rencontré quelques moments de fragilité, de tensions. Notre force a été d’avoir toujours su trouver les mots, les paroles, les rencontres pour converser, pour panser ensemble les plaies, guérir ensemble les maux. Et depuis mon investiture à la magistrature suprême, mon gouvernement et moi, n’avons ménagé aucun effort pour renforcer l’unité nationale, consolider les acquis de notre démocratie et le respect des droits de l’homme. Nous n’avons cessé de relever les défis liés au développement économique et social. Nous avons un bilan qui amène nos adversaires, même ceux parmi les plus virulents, à reconnaître que nous avons fait progresser le Sénégal.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas sur le bilan de nos réalisations que je veux surtout m’appesantir. Je veux parler avec vous de notre avenir en tant qu’il est façonné par les dynamiques de notre présent, de nos aspirations les uns à l’égard des autres, de la promesse que chacun peut être pour l’autre dans la construction du Sénégal que nous souhaitons léguer à nos enfants. Je veux donc parler de ce que, le Sénégal de demain exige de nous aujourd’hui, nous les contemporains. Je veux évoquer nos responsabilités en tant que communauté de destin.

Nous sommes condamnés à une solidarité susceptible de préserver l’unité de notre nation, malgré les tensions et divergences qui peuvent nous opposer. Cette solidarité ne signifie pas une totale convergence des points de vue, une uniformisation des consciences, une domination des uns sur les autres. Cette solidarité est celle qui nous empêchera de traduire nos désaccords, nos dissonances dans des violences meurtrières, justement parce que nous aurons su nous abreuver dans les sources démocratiques, morales, spirituelles et culturelles du grand peuple sénégalais. Cette solidarité, mes chers compatriotes, c’est celle qui poussera chaque individu à développer les comportements qui ne menacent pas l’avenir de notre nation.  Cette solidarité enfin, c’est celle qui fera de chacun, de chacune de nous, une digue contre la violence.

J’entends bien les aspirations du peuple sénégalais, de sa jeunesse en particulier, de ses attentes légitimes en matière de justice socio-économique, de création d’emplois, de renforcement du système d’éducation et de formation professionnelle, de meilleurs cadres de vie.   Je comprends la volonté de notre jeunesse de vouloir vivre une vie qui vaut la peine d’être vécue, ici au Sénégal et non ailleurs. C’est justement à nous concerter à repenser ensemble cette solidarité que nous parviendrons, en tant que société, à répondre aux justes revendications de notre jeunesse et de l’ensemble des citoyens sénégalais.

Jamais la violence n’a permis à un pays   de répondre aux aspirations de sa population. Loin d’être une solution, la violence et les discours qui la construisent sont les signes d’une démission morale, intellectuelle, politique et citoyenne.  N’est-ce pas à inventer, à réinventer de nouvelles manières de penser le développement de notre pays et de l’Afrique que nous devons nous atteler afin d’assumer notre destin dans un monde de plus en plus instable ? Mais pourrait-on collectivement nous ouvrir à des possibles, produire le meilleur de nous-mêmes, si nos intérêts politiques personnels nous dressent les uns contre les autres, poussant ainsi une partie de la jeunesse dans la banalisation de la violence ? A l’heure où se reconfigurent les rapports de pouvoir au niveau global, où la révolution numérique nous plonge dans des ailleurs incontrôlés, le Sénégal et l’Afrique de manière générale, ont plus que jamais besoin de se réarmer scientifiquement et   intellectuellement par la production des savoirs et des savoirs faire capables de défendre l’intérêt de nos populations et de nos cultures.

Nous avons des intelligences et des ressources humaines, ici, mais aussi disséminées à travers le monde, que seul le sens de la solidarité pourrait mobiliser au service d’une Afrique forte dans un monde malmené par des luttes d’influences et de domination. La violence est un frein à la mise en œuvre de nos capacités, de notre engagement à faire émerger un Sénégal prospère, un Sénégal de richesse partagée, bref, un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous.

C’est fort de la conviction d’un Sénégal enraciné dans les vertus de la paix et du dialogue, que j’ai appelé à l’organisation d’un dialogue national ouvert, pluriel et inclusif. Je ne saurai assez remercier le coordonnateur de ce dialogue national ainsi que les présidents et rapporteurs de commissions, de même que tous   les participants, sans exception, qui ont su mettre le Sénégal au-dessus de tout pour produire, en un temps record, des recommandations fort stratégiques, sur les différentes dimensions de la vie sociale, politique, économique et culturelle de notre pays. Je salue les conclusions très positives du dialogue national dont la mise en œuvre débutera cette semaine par la saisine de l’assemblée nationale pour la modification de certaines dispositions de la constitution et du code électoral entre autres.

Mes cher(e)s compatriotes,

S’agissant de l’élection présidentielle du 25 février 2024, je tiens à ce que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour une bonne organisation du scrutin, comme par le passé.

En ce qui me concerne, j’ai suivi avec beaucoup d’attention et d’émotion les différentes manifestations de soutien à ma candidature pour un second quinquennat. La dernière étant celle des 512 maires et présidents de conseil départemental sur les 601 que compte notre pays. A cela s’ajoutent les soutiens de la diaspora, de mouvements de jeunes, de femmes, de nos respectés sages, d’enseignants, d’arabisants, de religieux et bien d’autres groupes, tous   déjà prêts   pour mener le combat de ma réélection. A tous ces compatriotes, je voudrais exprimer ma profonde gratitude en réservant une mention spéciale et toute particulière à la coalition BBY, à mon parti l’Alliance Pour la République et à la grande coalition de la majorité présidentielle.

Mes cher(e)s compatriotes, ma décision longuement et mûrement réfléchie est de ne pas être candidat à la prochaine élection du 25 février 2024. Et cela, même si   la constitution m’en donne le droit. En effet, depuis la révision constitutionnelle de 2016, le débat juridique a été définitivement tranché par la décision du Conseil Constitutionnel n°1-C-2016 du 12 février 2016.

Je sais que cette décision surprendra tous ceux et celles nombreux dont je connais l’admiration, la confiance et la fidélité sincères. Elle surprendra aussi ceux et celles qui souhaitent me voir encore guider la construction du pays qui trouve de plus en plus   ses marques. Mais le Sénégal dépasse ma personne et il est rempli de leaders également capables de pousser le pays vers l’émergence.
On a tant spéculé, commenté sur ma candidature à cette élection. Cependant, Je n’ai jamais voulu être l’otage de cette injonction permanente à parler avant l’heure, car mes priorités portaient surtout sur la gestion d’un pays, d’une équipe gouvernementale cohérente et engagée dans l’action pour l’émergence, surtout dans un contexte socio-économique difficile et incertain.

Contrairement donc aux rumeurs qui m’attribuaient une nouvelle ambition présidentielle, je voudrais dire que j’ai une claire conscience et mémoire de ce que j’ai dit, écrit et répété ici et ailleurs, c’est-à-dire que le mandat de 2019 était mon second et dernier mandat. C’est cela que j’avais dit et c’est cela que je réaffirme ce soir.  J’ai un profond respect pour les Sénégalais et les Sénégalaises qui m’ont lu et entendu. J’ai un code d’honneur et un sens de la responsabilité historique qui me commandent de préserver ma dignité et ma parole.

Je rends ici un hommage à mes prédécesseurs, les présidents Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade dont les parcours sont, bien sûr, différents mais qui ont contribué chacun à construire l’image de ce Sénégal démocratique qu’il faut perpétuer. Je ne saurai faire moins.

D’ici la transmission du pouvoir au futur président de la république, in shallah, le 2 avril 2024, j’assumerai avec responsabilité et fermeté toutes les charges qui incombent à ma fonction. En vertu du mandat que vous m’avez confié et en étroite cohérence avec mon serment constitutionnel, je continuerai de consacrer toutes mes forces à défendre, sans failles, les institutions constitutionnelles de la république, le respect des décisions de justice, l’intégrité du territoire, la protection des personnes et des biens.  Je resterai à vos côtés, à votre écoute et au service de la république et de la nation.

Nous avons des réalisations indéniables et un potentiel incroyable. Mais soyons vigilants et conscients des difficultés, des obstacles qui sont réels et de l’activisme des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

L’enjeu essentiel pour moi, c’est que notre cher Sénégal, ce pays que j’ai à cœur, que vous avez à cœur, garde le cap vers l’émergence dans la voie de l’action, de la paix, de la stabilité, du respect du droit, de l’ordre public, dans l’unité nationale et la cohésion sociale. ​​
Cela exige de chacune, de chacun de nous l’adhésion   à notre modèle de société fondé sur la démocratie, la liberté, le respect de nos valeurs socio culturelles, le respect de ce vivre ensemble qui a su jusqu’ici nous rassembler et nous ressembler, le respect de nos religions, de nos confréries et de nos guides religieux. En somme, le respect de notre identité collective sénégalaise qui est ancrage dans le socle socioculturel sénégalais et africain, mais aussi ouverture dans la modernité.

C’est seulement ainsi que nous pourrons poursuivre, ensemble, épaule contre épaule, notre élan commun vers notre destin commun, fidèles à notre devise nationale : Un Peuple, Un But, Une Foi.

Vive la République !
Vive le Sénégal.

Gestion des inondations: Pape Guèye en bouclier à Diamaguene- Sicap Mbao 

Ibrahima FALL

Lors de la distribution de denrées alimentaires, le président de « Fadjie Mbébétu Askanwi’’, Pape Guèye a profité de l’occasion pour dénoncer l’absence du ministre au quartier Mame Diarra, une zone fortement secouée par l’épineux problème des inondations. Il a fait état du manque d’assainissement, de l’absence de lycée, du manque d’infrastructures, entre autres.  

Le leader incontesté du mouvement dénommé « Fadjie Mbébétu Askanwi, Pape Guèye, surnommé le missionnaire par ses proches, a fini de ravir le cœur de ses concitoyens à Diamaguene Sicap- Mbao. La distribution des denrées alimentaires destinées à 3000 nécessiteux pour un coût estimé à 10 millions de francs Cfa en est une parfaite illustration. Ses multiples actions sociales d’envergure nationale sont palpables.

Récemment, M. Guèye a apporté sa contribution pour l’achat de motos-pompes permettant d’atténuer la souffrance des concitoyens. Il a fait part des difficultés liées à l’absence d’un lycée dans la localité, du manque d’infrastructures sportives, mais surtout du problème d’assainissement fortement ressenti pat les populations durant l’hivernage. M Guèye a soutenu que cette situation constitue leur cheval de bataille.

A l’appui de l’Etat et des partenaires, ses collaborateurs s’attèlent à apporter des solutions définitives pour ainsi améliorer les conditions de vie des concitoyens désemparés. Jusqu’ici, ces derniers travaillent sur fonds propres. «Nous ne sommes ni du pouvoir, ni de l’opposition. Notre objectif consiste à mutualiser toutes nos forces vives pour sortir notre localité de l’ornière», a-t-il ajouté.

Imam Serigne Mame Balla backé (agressé): «Beaucoup de mes parents me demandent comment j’ai réussi la feinte… Que les imams se préparent en conséquence … »

Quelques heures après avoir échappé de justesse à un poignard en pleine prière d’Aïd-El-Kébir, Serigne Mame Balla Mbacké Ibn Serigne Modou Rokhaya se résume à rendre grâce à Dieu. Le Mbacké-Mbacké dit ne guère se prévaloir d’un quelconque talent physique et n’a nullement fait un art martial. « La feinte est juste un réflexe. C’est par la volonté de Dieu que je n’ai pas été atteint. Beaucoup de mes parents me demandent encore comment j’ai réussi la feinte. » Et pour ce qui est du couteau qui s’est plié après que le coup a été porté sur lui par son bourreau, il écarte aussi toute suspicion pouvant renvoyer au miracle et à des aptitudes mystiques de sa part. Sa réponse est simple : « c’est la volonté divine. »
Le chef religieux de Darou Salam se réjouit, tout de même du fait que ni lui, ni son agresseur n’a été blessé. « Je n’ai pas été blessé. Quand dans une histoire comme ça, il n’y a pas de blessé ou de mort, il faut rendre grâce à Dieu. En fait, même lui (mon agresseur) pouvait y laisser sa vie s’il était pris à partie. C’est Dieu qui a voulu que les choses  se passent ainsi. »
Toutefois, il invitera ses collègues Imams à davantage être sur leurs gardes au moment de diriger les prières. « Cela apprendra à tous les imams que de tels événements peuvent survenir à tout moment. Mon souci a été de ne pas arrêter la prière. Tant que c’était possible, il me fallait trouver les moyens d’esquiver, d’éviter le danger et continuer la prière. Ce danger pouvait être un serpent. Ce qu’il faut faire dans ce genre de situation, c’est de garder son sang froid et de s’évertuer dans la mesure du possible, à poursuivre la prière… »

Coran brûlé en Suède: le Président Macky Sall condamne…

Le Président Macky Sall se jouit à la vague de condamnation née de la mise en feu d’un exemplaire du Coran en Suède, en Europe.

Le chef de l’Etat trouve “répugnante et provocatrice” cette action perpétrée à la grande mosquée de Stockholm le mercredi 28 juin, coïncidant au premier jour de la fête la plus importante du calendrier musulman, l’Aïd al-Adha.

Macky Sall s’est ainsi exprimé sur Twitter : « Je condamne fermement l’autodafé du Saint Coran ce 28 juin devant une mosquée à Stockholm. Ce geste répugnant et provocateur, au moment de la fête bénie de l’Aïd al-Adha, est une grave atteinte au sentiment religieux des musulmans, comme celui de janvier dernier. Cela doit cesser ! ».

Pour rappel, le même geste provocateur était intervenu devant l’ambassade de Turquie à Stockholm en janvier dernier.

Distribution de moutons pour la Tabaski: Direct Aid Society soulage 400 ménage

Cheikh Seck NDONG

Dans le cadre de sa mission de venir en aide aux populations vulnérables, l’ONG humanitaire Direct Aid Society a organisé une activité au cours de laquelle 400 moutons ont été offerts à 400 familles. Les autorités présentes à cette cérémonie de distribution ont invité les autres ONG à emboîter le pas à Direct Aid Society pour soulager les populations dans le besoin en cette veille Tabaski.

Comme chaque année, l’ONG humanitaire koweïtienne Direct Aid Society a permis à 400 familles de pouvoir bénéficier d’un mouton pour la fête de tabaski. Mohamed Ahmed Sneiba, Directeur général de l’ONG Direct Aid Society/ bureau du Sénégal renseigne que cette activité entre dans le cadre du « programme tabaski » que l’ONG organise annuellement depuis 1991 au Sénégal. Cette année 7 régions sont ciblées par l’ONG (Dakar, Kaolack, Thies, Matam et la région de Casamance). Abondant dans le même sens, Dr Mohamed Said Ba, secrétaire général du Forum Islamic pour le développement et l’éducation au Sénégal, ancien Directeur général de l’Agence des Musulmans d’Afrique (AMA) devenue Direct Aid, revient sur cette activité qui a fini par devenir une tradition à chaque veille de la fête du mouton. « C’est une cérémonie qui est devenue une tradition pour le Sénégal mais aussi dans plusieurs pays africains. L’ONG Agence des musulmans d’Afrique devenue Direct Aid Society est une grande ONG Koweïtienne qui a pour mission de venir en aide aux populations, plus particulièrement les plus démunies. Donc, à la veille de la fête de tabaski, l’ONG a organisé, comme d’habitude, cette cérémonie pour distribuer des moutons aux familles défectueuses ici au Sénégal », informe-t-il.

Le ministre du Développement communautaire et de l’équité sociale et territoriale, venu présidé la cérémonie, a apprécié à sa juste valeur la contribution de l’ONG qui vise, selon lui, à accompagner le gouvernement dans le cadre de sa mission sociale: « comme vous le savez, le président Macky Sall a décrété 2023, une année sociale et dans ce sens, il a eu à mettre en œuvre beaucoup d’actions, particulièrement, des subventions à l’endroit de la population sénégalaise dans son ensemble et particulièrement à l’endroit des populations vulnérables », a indiqué Samba Ndiobéne Ka qui rappelle des initiatives du président Macky Sall a l’endroit de la population comme les bourses familiales destinées aux populations vulnérables. « Si on a une ONG de ce genre qui accompagne les initiatives de l’Etat, on ne peut que s’en féliciter », s’est-il rejoui non sans rassurer l’ONG de la présence de l’Etat à ses côtés pour ce qui est de l’accompagnent mais aussi de l’orientation. Samba Ndiobene Ka qui a magnifié les actions de Direct Aid Society a, dans la foulée, invité les autres ONG à en faire de même.

Le directeur du partenariat et des ONG et maire de Cambérène, représentant du ministre de l’intérieur a, pour sa part, magnifié la conformité de l’ONG par rapport aux lois et règlements du Sénégal.

« Direct Aid Society est une ONG qui s’acquitte de toutes ses obligations d’ordre légal et réglementaire au Sénégal. C’est une ONG qui peut servir d’exemple à toutes les autres ONG du Sénégal », fait-il remarquer. « Je profite de l’occasion pour encourager toutes les ONG du Sénégal à imaginer des mécanismes pareils pour diminuer drastiquement la souffrance des populations. L’Etat du Sénégal fait beaucoup d’efforts et cette activité d’aujourd’hui est un bel exemple pour montrer comment certaines ONG participent à l’effort de solidarité nationale exprimée de part et d’autre », ajoute M. Mbengue qui trouve que ce genre d’initiatives participent à la consolidation de la paix dans la mesure où elles accompagnent la population en leur permettant « d’avoir le minimum pour s’occuper des questions essentielles ». « Je les encourage à persévérer dans cet élan de solidarité », soutient le maire de Cambérène.

Agsila, une voix juste pour la réconciliation et la prospérité du Sénégal

Le Sénégal, pays en proie à une crise, cherche des solutions pour réunir ses habitants autour d’un objectif commun : la paix et la prospérité. Et c’est dans la culture, ce ferment de la démocratie, que réside la clé de cette réconciliation tant attendue. Agsila, artiste engagée et porteuse d’un message fort, a su rassembler les jeunes et les vieux, toutes générations confondues, de toutes les conditions sociales, lors d’un concert inoubliable.

Le concert, intitulé « Bët set na » (Le jour se lève), s’est déroulé dans une ambiance populaire où la jeunesse sénégalaise a pu se retrouver et s’épanouir. Agsila a transmis un message essentiel aux jeunes : à travers des disciplines comme le sport et la culture, ils peuvent canaliser leurs énergies, développer leur imagination et s’exprimer librement sur scène. La musique et la danse deviennent ainsi des vecteurs de socialisation et d’épanouissement.

Le spectacle, de presque 2 heures, a offert un voyage musical riche en émotions. Agsila a interprété 12 chansons originales en wolof en anglais ,en Bulu en Lingala, mélangeant les genres tels que l’afro-jazz, le reggae, le gospel, le mbalax et le zouk. Sa voix cristaline a iluminée la scène, transmettant un message de paix et d’amour.

La scénographie, composée de trois tableaux représentant le soleil couchant, la nuit et l’aube, a permis à l’imagination de la compositrice de jouer sur les ambiances avec des décors et des costumes stylisés, inspirés de l’Afrique mythique et spirituelle. Les musiciens, un quintet de jazz composé de la batterie, la basse, la guitare, les percussions et le piano  accompagnaient Agsila en tant que lead vocal. Certains titres étaient également chorégraphiés par le talentueux chorégraphe ivoirien Bertrand Saki, apportant une gestuelle contemporaine et africaine à la scène.

Le concert d’Agsila a transcendé les clivages et s’est adressé à tous les spectateurs, jeunes et vieux, de toutes les origines. Agsila a réussi à réconcilier les Sénégalais avec leurs cultures, en puisant dans les racines profondes de la musique africaine tout en ouvrant son répertoire au monde.

« Bët set na » (Le jour se lève) a été bien plus qu’un simple concert. C’était un hymne à la vie, un appel à l’unité et à l’espoir. Agsila a prouvé que la culture est une solution puissante pour réunir les Sénégalais et construire un avenir meilleur. Le lever de rideau sur un magnifique soleil à la fin du spectacle symbolisait cette nouvelle journée qui se lève, emplie d’espoir et de promesses.

Le concert d’Agsila restera gravé dans les mémoires, là où la musique, la danse et les émotions fusionnent pour créer une expérience artistique unique. En accompagnant les jeunes avec des pratiques positives et stimulantes, Agsila a ouvert la voie vers un Sénégal plus uni et prospère.

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