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REGARD SUR LE CHAMP POLITIQUE SENEGALAIS :

TELS DES GRAINS DE SABLE DANS LES YEUX DE LA RÉPUBLIQUE, DES ÉPINES DANS LES PIEDS DE LA DÉMOCRATIE…

Victor Hugo disait des partis politiques « qu’ils font trop de poussière autour de la raison pour qu’on la voie entière ». Au Sénégal, aujourd’hui, hélas, en plus de la poussière, certains partis politiques produisent du feu, de la fumée et de la confusion ; non pas seulement pour cacher la vérité, mais parfois aussi pour la transformer en son contraire ou vice versa, avec la bénédiction d’intellectuels adeptes de la trompette des foules. Une alchimie surréaliste si l’on sait que la nature de l’homme (nit), c’est de produire de la lumière et d’éclairer (niit), non pas de jeter de l’ombre sur du chaos.

À sa sortie des ténèbres de l’esclavage et de la colonisation, l’homo senegalensis est entré dans la jungle du néocolonialisme, où il a été malmené par la pauvreté, la faim et la soif, oubliant de se faire, oubliant de se parfaire. Et, de dégringolade en dégringolade, il est tombé dans l’incivisme et le défaut de citoyenneté. On a alors prôné le changement des comportements. Aujourd’hui, on parle de pourrissement des cœurs et de reconstruction de l’homme. Et, cependant que le pouvoir se complait dans l’attentisme, la néo-opposition de transformer le champ politique en champ de bataille à mort où l’adversaire est devenu l’ennemi et où la réflexion est remplacée par la passion propagandiste, le discours par les insultes… Et cela d’autant plus que les écoles de partis ont fermé leurs portes, que l’art et la culture ont déserté le terrain politique, que les débats d’idée sont révolus, que la probité clopine et que des universitaires se laissent emporter par le vent de la mode. Alors, face à un quelconque problème, on ne se demande guère plus comment et avec l’aide de qui le résoudre, comme font les bâtisseurs de cité, mais on cherche toujours un responsable à lapider, qui se trouve souvent être le président de la République. En vérité, les néo-opposants et leurs partisans n’ont qu’un seul objectif : le faire tomber et prendre sa place. C’est qu’ils ne savent pas qu’« un roi qui tombe est toujours peu de chose. Il est plus difficile et c’est un plus grand poids de relever les mœurs que d’abattre les rois. » Car l’objectif, ainsi que le suggère Hugo, c’est l’amélioration de l’homme et de sa condition de vie. Pour eux, malheureusement, le président est l’unique responsable de tout ce qui se passe dans ce pays ; et sa déchéance, l’unique solution à tous les maux.

 

En vérité, peu leur importe l’immoralité ou la pauvreté de leurs concitoyens, peu leur importe les souffrances du peuple : leur seul souci c’est d’hériter du pouvoir et d’en jouir. C’est pourquoi ils confondent violence et vaillance, roublardise et intelligence, cruauté et témérité ; ils ne savent rien de la bravoure solitaire qui fonde les grandes réalisations des peuples. Ils ne savent rien de la patience qui laisse le temps mûrir le fruit. Ils ne savent rien du courage qui prend sur soi toutes les servitudes et épargne les autres. Raison pour laquelle ils saccagent biens publics et privés, et attaquent les domiciles de leurs adversaires. Et la fumée des pneus de noircir le ciel, d’obscurcir la vue et de pourrir davantage les cœurs. Et des étudiants, se confondant aux vandales, de danser autour des flammes des archives universitaires et des facultés incendiées, semblables aux hordes sauvages des premiers temps de l’humanité. Et des notabilités, pour plaire à la foule ou seulement de peur de lui déplaire, se laissent emporter par le souffle de la sédition sans oser dénoncer les actes de destruction, pas même la mise à sac de l’UCAD. Ils ont certainement oublié que tout n’est pas permis dans la guerre, à plus forte raison dans la revendication démocratique. Ils ont oublié l’anecdote du fou qui, parce qu’il avait froid, a mis le feu à la forêt de son village, dans le but de se réchauffer le corps, pour ensuite s’étonner qu’il n’y ait plus d’arbres, plus de gibiers, plus de rivières… Ils ne savent pas l’histoire de l’homme qui fuyait les griffes d’un chat et qui est tombé sur une meute de chiens tous crocs dehors…

 

Les intelligents le savent : l’inimitié et les autodafés n’ouvrent pas les portes de l’avenir des nations. Souvenons-nous : dans les ténèbres de l’esclavage et de la colonisation, plus que la résistance armée, qui a eu à poser des actes mémorables, c’est la paix des « daaras » qui a fait se tenir debout l’aïeul face aux flammes des cases brulées et aux déflagrations des canons. Dans le silence de son laboratoire, Cheikh Anta a réalisé des travaux qui ont eu plus d’impact qu’une révolution armée. À l’heure des indépendances, le discours de Waldiodio, face à de Gaulle, a eu autant d’efficacité qu’une confrontation physique… Bref, des actes de grandeurs, posés par des hommes de valeur, ont jalonné notre histoire récente : Mamadou Dia, après douze années d’emprisonnement, a pardonné à Senghor qui disait du Sénégal qu’il est le pays du dialogue. Wade a refusé de marcher sur des cadavres pour accéder au pouvoir et a accepté de siéger dans le gouvernement socialiste, chaque fois que nécessaire, pour épargner au peuple des souffrances inutiles. Diouf, aux élections présidentielles de 2000, a félicité son adversaire avant l’heure, semble-t-il, pour prévenir des velléités de holdup électoral. Son successeur n’a pas fait moins avec Macky qui, lui, a annoncé sa non-participation aux élections de février 2024…

Malheureusement, au Sénégal, aujourd’hui, de tels actes se font de plus en plus rares, et l’espace politique de prendre des allures d’arène où des forts en muscles s’affrontent et jettent des cocktails Molotov jusque dans les domiciles et dans les cars de transports en commun. En vérité, ces politiciens-pyromanes ne savent rien de ce qui leur arrive : ils sont semblables à la pierre tombante qui ignore qu’elle tombe, et sont tellement obnubilés par le fétichisme des mandats et le désir d’alternance qu’ils en oublient le bien-être des populations et le développement du pays. De même, ignorent-ils que haïr son vis-à-vis est facile, le difficile c’est d’aimer son peuple. La destruction est facile, le difficile c’est la création. Ensauvager la jeunesse est facile, le difficile c’est d’éduquer les masses. Critiquer un tyran réel ou fictif et le déchoir est facile, le difficile c’est d’élire un bon président et l’accompagner dans sa tâche…

Hélas, face aux appels à l’insurrection, aux mortels combats et aux délires putschistes, la main de l’État a quelque peu tremblé, semble-t-il. Et, nous le savons tous, dès lors que l’État se met à trembler, la confiance des administrés s’effrite. Un État qui tremble, en effet, invite les semeurs de trouble à agir, encourage les ennemies à attaquer : l’État, c’est d’abord la confiance, l’autorité et la force. Mais peut-être ce flottement était-il stratégique ? En tout état de cause, dans la pagaille créée par la néo-opposition, l’État du Sénégal a hésité trop longtemps, comme s’il n’avait pas la conscience tranquille, renforçant de ce fait l’outrecuidance de ces pourfendeurs. Et les incendiaires de se voir pousser des ailes et devenir des dragons cracheurs de feu. Mais (et la question est légitime) comment un État dont des citoyens doutent de l’impartialité et qui souvent trébuche en matière de gouvernance, peut-il avoir la conscience tranquille lorsqu’il s’agit de sanctionner… ? Toutefois, il a fini par sévir. « Enfin ! » ont pouffé les uns, cependant que la désolation se lisait sur bien des visages. Et tous ceux-là qui s’étaient-tus, se réjouissant de l’anarchie ambiante, en gloussant certainement, de crier au respect des droits de l’homme ; oubliant que l’homme, ce n’est pas que la personnalité publique, adulée par les foules et la presse, mais aussi le citoyen lambda, victime inconnue, presque invisible, des troubles politiques ; oubliant que, si elle a des droits, la personnalité publique, elle a aussi des devoirs et des responsabilités tout comme le commun des Sénégalais ; oubliant que le pouvoir politique, le pouvoir religieux, de même que l’argent et la renommée ne sauraient donner raison à celui qui a tort…

Si l’on fait la généalogie de la bêtise chez nous aujourd’hui, on remontera très loin dans le temps : les « tontons macoutes » du PS, c’est le siècle passé, l’attaque des rédactions des quotidiens l’As et 24h Chrono, c’est avec l’alternance de 2000, les « marrons du feu », c’est l’APR, l’agression du député Ami Ndiaye, c’est déjà Yewwi, le « gatsa-gatsa » politique, c’est Pastef. En vérité, Sonko et ses adeptes, qui sont l’incarnation de la néo-opposition, sont une résultante. Face à l’arrogance du pouvoir, ils ont abusé d’invectives et de calomnies. Leur insolence et leur propension à la violence ont atteint un niveau tel que beaucoup de citoyens ont suspecté la démarche fortement teintée de sectarisme. Ils nient la démocratie sénégalaise, certes perfectible, mais qui leur a tout de même permis d’être là où ils sont et d’élire des maires et des députés. Ils disent qu’il n’y a ni liberté de presse ni de manifestation ni d’opinion dans ce pays où l’on fait de la politique à longueur d’année et où la dénonciation (fondée ou non) est devenue le loisir national. Ce pays où tout un chacun tient des chroniques politiques et juge tout et tout le monde. « Le Sénégal est une dictature ! » dénoncent-ils, non sans sonner la rébellion et néantiser l’œuvre des pionniers et les sacrifices des générations passées, et d’accumuler des absurdités du genre : «Tous ceux qui ont eu à le diriger méritent la potence !»

Cependant, il faut le dire : la riposte apportée par l’APR aux bêtises de l’ex-Pastef ou ce qu’il en reste est de la pure folie : recruter des fabulateurs pour faire face à des fabulateurs, des insulteurs pour répliquer à des insulteurs, des incendiaires pour affronter des incendiaires, 1220 universitaires pour répondre à 142 universitaires (comme si le nombre impliquait la pertinence)…

Pour finir ce papier, je dirais comme dans une prière, après une pensée pieuse aux victimes des manifestations et un salut fraternel aux forces de défense et de sécurité : gardons-nous de faire du pays de la teranga un Far West ! Gardons-nous de la poussière, du feu et des feux follets de la politique ! Dieu merci, l’espoir est permis : la République tient bon. Mais, il ne s’agit pas seulement de dissoudre un parti politique, d’emprisonner et de mettre des suspects hors d’état de nuire. Il s’agit aussi et surtout d’oser les changements qui feront avancer ce peuple. Il s’agit de justice, d’équité et d’égalité dans le traitement des citoyens, d’humilité et de générosité, surtout de la part du pouvoir. Il s’agit de nous respecter les uns les autres, de respecter les biens publics et privés, les institutions et armoiries de la République. Il s’agit d’éduquer, de former et de trouver du travail et des loisirs saints à la jeunesse. Il s’agit de bannir la politique politicienne et de privilégier le dialogue, la concertation et les solutions consensuelles…

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

Coordonnateur de Taxaw citoyens debout

 

 

 

Sénégal- Inde/ coopération: le Ministre de l’Artisanat rappelle “les traditions d’échanges anciens entre les peuples…”

“À cote de l’art et de la culture (cinéma hindou très appréciée), l’artisanat a été une filière qui a longtemps marqué les relations entre les deux communautés” a expliqué le Ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel (MATSI), le Dr Papa Amadou NDIAYE qui recevait en audience, vendredi 1er septembre 2023 dans son cabinet sis à Diamniadio, l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Son Excellence Dinkar ASTHANA

Le Docteur Pape Amadou NDIAYE, a tenu à rappeler á son hôte du jour, “les traditions d’échanges anciens entre les peuples ; à travers les valeurs et les cultures” En effet, le Ministre en charge de l’Artisanat a évoqué “la convergence entre les deux états et les similitudes qui portent sur la jeunesse des deux peuples”

Prenant la parole, l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Son Excellence  Dinkar ASTHANA a évoqué plusieurs axes thématiques qui constituent des pistes potentielles de partenariat et de coopération avec le MATSI: “la possibilité de mettre en place une convention de partenariat avec le ministère; la participation à des foires et expositions artisanales nationales et régionales; les opportunités des bourses de renforcement de capacités et de formation pour les artisans; l’accompagnement pour l’amélioration de la performance (qualité, quantité, emballages, étiquetage, … etc.) des produits de nos artisans transformateurs; les échanges d’expériences et de savoir-faire entre les artisans de nos deux pays”.

En outre l’Ambassadeur a remercié le Ministre Papa Amadou NDIAYE avant de souligner: “Sa satisfaction quant l’acceptation de lui accorder cette audience. Sa joie est d’autant plus grande qu’elle constitue sa première sortie depuis sa prise effective de fonction”

L’audience s’est tenue en présence des collaborateurs des deux parties notamment les conseillers techniques Moctar DIAKHATE et Nfally BADIANE pour le Ministère et  Naba Kumar PAL, le Conseiller politique et consulaire  de l’ambassadeur et  l’assistante Madame Mame Binta CISSE-NIANG

Baïdy Agne sur le sentiment anti-français et l’exigence de souveraineté en Afrique: « Peut-être qu’il faut revisiter les relations! »

Dans l’entretien qu’il a accordé à RFI et à « Jeunes Afrique », le président du patronat du Sénégal s’est prononcé sur ce qu’on appelle « le sentiment anti-français » et l’exigence des africains relative à leur souveraineté. « Pour le Sénégal, dans la relation d’État à État, on ne peut pas dire que le pays soit anti-France. Au niveau du secteur privé, nous n’avons pas de problème non plus parce que beaucoup d’entreprises françaises sont membres de notre organisation et nous avons les mêmes préoccupations dans l’environnement des affaires, dans nos discussions avec les administrations fiscales, douanières, etc… et concernant les réformes nécessaires.
En revanche, on peut lire une volonté claire des Africains à être un peu plus souverains, à avoir une plus grande maîtrise de leur économie, de leur pays et de ce qu’ils font. Donc, peut-être qu’il faut revisiter les relations », a-t-il suggéré.
 Peut-être aussi que l’omniprésence des Français dans certains secteurs a contribué à nourrir ce sentiment ?
« Non, pas du tout. Tout le monde doit avoir un regard différent sur l’Afrique, il ne s’agit pas de la France. Il y a les Turcs, il y a les Chinois… Il faut prendre en compte la nouvelle demande », a-t-il ajouté.
S’agissant du franc CFA, à la suite d’une autre question sur l’omniprésence des français en Afrique à travers l’ouverture de bases militaires etc…, M. Agne de préciser : « Nous devons être contents et heureux d’avoir cette monnaie commune CFA. Parce que quand il y a eu les crises majeures, nous avons maintenu dans notre zone Uemoa des niveaux d’inflation raisonnables ».

Candidat de Bby: Amadou Mame Diop magnifie le choix de Amadou Ba

Amadou Mame Diop, le Président de l’Assemblee Nationale, magnifie le choix porté sur le Premier ministre Amadou Ba pour être le candidat de Benno Bokk Yakaar à la présidentielle de 2024, par le président Macky Sall.

Cité parmi les candidats à la candidature, le patron de l’hémicycle s’est exprimé à travers le communiqué que nous publions ci-dessous.

REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un peuple Un but Une foi

ASSEMBLEE NATIONALE

Communiqué de presse du Président de l’Assemblée nationale

Le Président de l’Assemblée nationale, M. Amadou Mame DIOP, salue le choix du Président Macky SALL et s’engage à le soutenir pleinement.

Dakar, le 09 septembre 2023  « Je voudrais à la suite de la désignation du Premier Ministre Amadou BA à la Candidature de notre Coalition à l’élection présidentielle de février 2024, saluer le choix porté sur sa personne.

Conformément à la ligne que j’ai toujours défendue, tout au long du processus, devant les instances de notre parti et de la Coalition, je m’engage à le soutenir en vue d’une victoire entière au soir du 25 février 2024. En effet, c’est dans l’unité que résident notre force et le secret de l’efficacité de Benno Bokk Yakaar.

Plus que jamais, la cohésion et l’unité sont des valeurs essentielles à la préservation de la dynamique victorieuse de la Coalition Benno Bokk Yakaar qui a vu le jour depuis 2012. Nous avons tous une responsabilité à assumer en tant que leaders et responsables politiques. Pour ma part, conformément aux orientations du Président Macky SALL, je m’inscris totalement dans cette démarche unitaire ».

Premier ministre du Gabon: un virulent opposant d’Ali Bongo nommé …

Raymond Ndong Sima, virulent opposant au président Ali Bongo, a été nommé jeudi Premier ministre de transition, selon un décret lu à la télévision d’État.

Le président de la transition au Gabon, le général Brice Oligui Nguema, a nommé jeudi 7 septembre Premier ministre de transition Raymond Ndong Sima, un économiste et virulent opposant au président Ali Bongo renversé par les militaires il y a une semaine, selon un décret lu à la télévision d’État.

Raymond Ndong Sima, 68 ans, avait été Premier ministre d’Ali Bongo de 2012 à 2014 mais s’était éloigné du pouvoir, qu’il accusait régulièrement de mauvaise gouvernance jusqu’à se présenter contre le chef de l’État aux présidentielles de 2016 et 2023. Pour cette dernière, il s’était désisté au dernier moment au profit d’un candidat commun aux principaux mouvements et partis de l’opposition.

Le général Oligui Nguema, qui a mené le coup d’État du 30 août contre un Ali Bongo à peine proclamé réélu dans une élection « frauduleuse », selon les militaires, a prêté serment lundi en tant que président d’une période de transition dont il n’a pas fixé la durée, et au terme de laquelle il a promis des « élections libres ».

Lundi, il avait aussi annoncé la formation d’un gouvernement de transition comprenant des personnalités de tous bords politiques. Puis une nouvelle Constitution élaborée avec les représentants de « toutes les forces vives de la Nation », qui sera soumise à référendum, et « plus respectueuse de la démocratie et des droits humains ».
Quelques minutes après l’annonce de sa nomination, Raymond Ndong Sima a dit à l’AFP espérer soumettre au général Oligui Nguema « d’ici trois à quatre jours une proposition » de gouvernement de transition.

Le P2R et l’ONUDI préparent les entreprises à faire face à la gestion des déchets et à l’économie circulaire  

Par Mame Khady NDAO

Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de résilience et de relance de la micro entreprise, des petites et moyennes entreprises (P2R), l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI) a organisé un atelier jeudi sur l’économie circulaire et la gestion des déchets en entreprise. L’atelier a réuni les entreprises des portefeuilles du P2R, du BMN, et de l’ADEPME, les structures d’appui aux entreprises, les structures gouvernementales (ministère du Commerce, de la Consommation et des PME, ministère de l’Industrie et des PMI, ministère du Développement Durable, le secteur privé, les bailleurs de fonds et l’ONUDI.

L’économie circulaire consiste à produire des biens et des services de manière durable en limitant la consommation et le gaspillage des ressources et la production des déchets. Il s’agit de passer d’une société du tout jetable à un modèle économique plus circulaire. L’analyse approfondie de ces besoins des bénéficiaires a permis aussi de retenir des thématiques très importantes et transversales qui intéressent les Petites et Moyennes Entreprises. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Directeur des Pme, Ababacar Sadikh Ndiaye. Le représentant le ministre du Commerce, de la Consommation et des PME, campant le contexte, a souligné que l’environnement subit  des transformations tant quantitatives que qualitatives qui affectent les ressources naturelles utilisées, affaiblissement de la biodiversité, érosion des sols arables, épuisement probable de certaines ressources minières ou combustibles, raréfaction de l’eau douce, etc.

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, le P2R a été ‘’élaboré pour contribuer à la riposte économique et sociale contre la pandémie du Covid-19, apparue en mars 2020’’. Le P2R fait partie du volet national du Programme d’appui à la compétitivité en Afrique de l’Ouest (PACAO) pour le Sénégal, l’objectif étant de prendre en compte les difficultés rencontrées par les PME.

Le coordonnateur du Programme de résilience et de relance des micros entreprises, des petites et moyennes entreprises (P2R) a soutenu que, même pris en compte dans le politiques nationales et internationales, les entreprises n’ont pas encore de réponses satisfaisantes malgré les multiples mesures prises  et autres actions correctives déroulées. Ousmane Sy a aussi rappelé que les changements climatiques sont aussi causés par l’accumulation de mauvaises pratiques de tous les jours. La déforestation, l’incinération non contrôlée d’objets, les fumées de nos véhicules, la surpêche, l’utilisation des sacs plastiques, le braconnage, ont tous à part inégale, des effets destructeurs sur notre atmosphère. Pour M. Sy, il urge de trouver des solutions immédiates et appropriées. C’est dans une approche plus globale et efficace que le concept ‘’Economie circulaire’’ est maintenant de plus en plus utilisé pour développer des synergies entre différents acteurs d’un processus de production ou de transformation d’un produit en se souciant à chaque étape de la réduction des déchets.

Rappelant que le Sénégal s’est doté d’une loi N°13/202 portant Code de l’environnement, un nouveau cadre juridique de gestion de l’environnement qui a ainsi pour objectif : «l’exploitation rationnelle des ressources naturelles «l’adaptation du cadre juridique de l’environnement a nouveau contexte national et international», «la lutte contre les différentes sortes de pollutions et nuisances «l’amélioration des conditions de vie des populations dans le respect de l’équilibre de leurs relations avec le milieu ambiant», «la mise en place d’un régime spécifique responsabilité garantissant la réparation des dommage causés à l’environnement».

Les entreprises sénégalaises et africaines doivent se réinventer afin de trouver de nouvelles solutions aux défis environnementaux en se basant sur les piliers de l’économie circulaire, a recommandé une consultante et experte en matière de responsabilité sociale d’entreprises de l’ONUDI. «On fait face à des défis environnementaux, sociaux et économiques qui veulent que nos entreprises se réinventent. On doit aller sur des modèles innovants en repensant notre business de manière à trouver de nouvelles solutions basées sur les sept piliers de l’économie circulaire», a fait savoir Zaynab Benkhadra.

Pour promouvoir une économie circulaire viable, la consultante invite le Sénégal à insister sur les politiques de la relance industrielle mais aussi sur sa stratégie nationale de développement durable qui promeut l’implémentation de l’ensemble des dimensions de l’économie circulaire au niveau des secteurs industriels. «Il n’y pas de secteur à prioriser, toutes les entreprises peuvent implémenter une économie circulaire, que soit dans les services ou les domaines industriels», dira-t-elle.

 

 

Match amical face à Algérie: Sadio Mané est persuadé que le Sénégal peut battre…

Le nouvel attaquant d’Al Nassr est persuadé que le Sénégal peut s’en sortir avec la victoire le 12 septembre prochaine pour leur match amical face à l’Algérie. Pour Sadio Mané, pas question d’entamer cette rencontre avec un esprit revanchard.

«C’est vous qui parlez de bête noire, mais ce n’est pas mon sentiment. Ils nous ont battu deux fois en 2019 parce qu’ils étaient meilleurs que nous. Maintenant l’équipe du Sénégal a évolué, ce sera un autre match. On joue à domicile, on peut battre l’Algérie » a assuré le coéquipier de Cristiano Ronaldo qui a avoué qu’il s’adapte très bien en Saudi Pro League où il est épanoui.

Afrique – Sommet sur le climat: Macky Sall vante la Grande Muraille verte

Dans le cadre du sommet africain sur le climat qui se tient à Nairobi, le président de la République Macky Sall a noté les résultats du Sénégal, dans le cadre de la Grande muraille verte. Il s’agit de la mise en œuvre d’un programme de reboisement de 500 mille hectares de forêts classées et de 500 mille hectares de plantations, pour endiguer l’avancée du désert, lutter contre la dégradation des sols, restaurer la biodiversité et soutenir des activités agro sylvopastorales génératrices de revenus.

« Nous poursuivons également nos efforts de réalisation de projets sobres en carbone et résilients au changement climatique, y compris en matière de transition énergétique », a ajouté Macky Sall.

Il a aussi évoqué le fait que ce sont les pays africains qui financent par eux-mêmes leurs projets verts en recourant à la dette, alors que le financement de l’adaptation devrait être soutenu par des dons conformément aux engagements convenus dans l’Accord de Paris sur le climat. Dans la perspective de la COP 28, il nous faut par conséquent poursuivre le plaidoyer pour la mobilisation des ressources dédiées aux financements verts.

Financements durables: le Sénégal publie un document-cadre

 L’Etat du Sénégal a publié mercredi 06 septembre 2023 à Dakar un document-cadre de financements durables pour la mobilisation de fonds sur le marché international des capitaux et auprès des bailleurs internationaux, annonce un communiqué du ministère des Finances et du Budget transmis à l’APS.

‘’Ce document de référence permettra à l’Etat du Sénégal de mobiliser des financements sur le marché international des capitaux et auprès des bailleurs internationaux. Les critères d’éligibilité pourront également être utilisés comme référence par les collectivités territoriales, ainsi que par les entreprises publiques sous le contrôle ou la tutelle d’un ministère’’.

Le texte renseigne que ‘’le Sénégal est le premier pays à articuler les logiques de moyens et de résultat en combinant les financements au format fléché et/ou indexé à la performance’’, soulignant que ce document de référence permettra au Sénégal de « combiner ou d’alterner fléchage des fonds et indexation des caractéristiques de financement à des cibles officielles de développement durable’’.

Il explique que ‘’parmi les dix catégories de dépenses éligibles aux fléchages des fonds, sept (7) sont sociales et trois (3) environnementales. L’accès aux infrastructures et services de base, dont l’éducation, ressort comme une priorité’’.

De par cette approche, ‘’le Sénégal démontre le caractère innovant de sa gestion des financements, ainsi que son engagement en faveur des Objectifs de développement durable (ODD). Cette démarche ouvre la voie à de nouveaux partenariats entre émetteurs publics et investisseurs privés dans l’atteinte de ces objectifs universels’’, mentionne le texte.

Le cadre de financement publié ce jour a déjà fait l’objet d’une revue indépendante par l’agence de notation Moody’s ESG Solutions.

‘’Celle-ci a jugé ce cadre de financement conforme aux Principes pour les obligations vertes et sociales pour la partie fléchée et conforme aux Principes de durabilité pour les obligations et les prêts de l’Association internationale des marchés des capitaux (ICMA) et lui a attribué la meilleure notation possible en termes d’alignement avec ces principes (+avancée+)’’, poursuit le communiqué.

‘’Concernant les financements au format indexé à la performance en matière de développement durable, un rapport d’avancement sur les indicateurs sélectionnés sera publié annuellement jusqu’à la dernière date d’observation et revu par la Cour des Comptes’’, précise le document.

Un rapport d’observation des cibles de performance durable sera publié aux dates prévues lors de l’émission.
Le Ministère des Finances et du Budget a collaboré avec Natixis CIB Green & Sustainable Hub sur la structuration du document-cadre de financements durables.

A cela s’ajoute le fait que ‘’la Banque mondiale, ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) participent respectivement à l’animation des programmes de financements durables’’. Cela passe par ‘’la formalisation d’indicateurs de performance durable et la modélisation de leurs cibles et trajectoires dans le cadre d’une assistance technique’’ et ‘’l’accompagnement dans l’établissement de rapports d’impact’’.

FD/ADC

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