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Mévente de la production de la banane: cris de cœur des femmes

Les femmes de la Coopérative de producteurs de la vallée du Fleuve Gambie (Coprovag) ont lancé un cri de détresse pour inviter les pouvoirs publics à faire face à leurs difficultés. Un véritable cri du cœur face à La saturation du marché pendant les périodes de pic de production entre septembre à Janvier. La mévente de la production de la banane de la Coprovag qui a entrainé une perte financière de 81 525 825 F Cfa en 2022 pour la Coprovag qui produit 3000 tonnes de banane Bio soit 10% de la production nationale.

Demba SIDIBE (En Relief) 

La quasi-totalité des bananeraies sénégalaises est localisée dans la région de Tambacounda qui participe près de 80 % de la production nationale chiffrée en 2022 à un peu plus de 48 000 tonnes pour une consommation estimée à 70 000 tonnes par an. Avec seulement 159,75 ha, la Coprovag avec ses maigres moyens de petits producteurs a produit 3261,03 tonnes pour la campagne 2022 -2023 soit près de 10% de la production annuelle du pays.

Pour le président du conseil d’administration Issa Mbengue la banane est un fruit qui se vend bien au Sénégal. Cependant, sur les marchés de la capitale sénégalaise, c’est la banane ivoirienne très présente qui est le plus souvent vendu au détriment de la banane locale considérée comme du deuxième choix. Confrontée à des difficultés à tous les niveaux, la filière banane constitue néanmoins une source potentielle de croissance de l’économie locale et nationale en termes de création de richesses, et d’emploi mais aussi de lutte contre la pauvreté en milieu rural dira Issa Mbengue.

Comme annoncé l’année dernière à cette même occasion, l’Aprovag est devenue la Coopérative de Producteurs de la Vallée du Fleuve Gambie (Coprovag) le 21 mars 2023 avec un capital social de 20 millions mobilisé par les 09 GIE qui la composent et qui regroupent 745 producteurs dont 38% de femmes et 24% de jeunes. Une petite coopérative la Coprovag est qui fédère de petites productrices et de petits producteurs de banane bio qui s’est engagée apporter tous les services nécessaires au développement dans les meilleures conditions techniques, organisationnelles et financières de la production de la banane agro écologique de ses membres.

Dans ce sillage il a été mis en commun des moyens des GIEs membres pour des achats groupés d’intrants indispensables pour les productions agro écologiques notamment la banane. Aussi, la commercialisation de manière groupée des produits par le biais de la société coopérative qui exploitera toutes les opportunités des marchés locaux, nationaux, régionaux et internationaux en vue la vente des productions de l’ensemble des membres de la Coprovag Coopérative des Producteurs de la Vallée du fleuve Gambie. Il est encore apporté tout autre service nécessaire à l’amélioration des conditions de vie et des revenus des producteurs-membres de la société coopérative.

Les femmes par la voix de Victorine Tine ont lance un véritable cri du cœur en dénonçant entre autres difficultés que connaît la filière la concurrence déloyale entre petits producteurs, les agrobusiness et les importateurs de bananes sans oublier l’importation de banane. Pour Victorine la presciente de femme de la coopérative la saturation du marché pendant les périodes de pic de production entre septembre à Janvier, la mévente de la production de la banane de la Coprovag qui a entrainé une perte financière de 81 525 825 F Cfa en 2022. Elle a noté avec forces les faibles installations des magasins de stockage de la banane (Chambres froides) et l’enclavement des zones de productions à cause des mauvais états des pistes latéritiques ce qui explique cette année la journée de la banane qui a suscité l’interrogation sur ‘’Quelles stratégies mettre en place pour l’écoulement de la banane face à la saturation du marché dira Bangaly Diallo, coordinateur de l’Alliance des acteurs non étatique. Pour M. Diallo, ce qui a créé un cadre d’échange et de partage des stratégies pour l’écoulement de la banane face à la saturation du marché.  Pour lui à l’issue de la journée, un document de plaidoyer sera déposé auprès des autorités compétentes pour atténuer les difficultés des petits producteurs de la région de Tambacounda en général et la Coprovag en particulier.

En guise de rappel, en 2007 des pourparlers engagés avec les producteurs, les commerçants grossistes importateurs, la Direction du commerce intérieur, la Direction du commerce extérieur et l’Arm devraient à terme permettre de mieux vendre notre banane avec un emballage de qualité lui offrant la possibilité de se vendre dans les espaces de niveau palace. Pour cela, l’État devra intervenir de manière favorable à la requête des producteurs en leur permettant d’acquérir des cartons d’emballage de qualité à un coût préférentiel. Depuis lors les producteurs attendent un appui soutenu de l’Etat pour booster la filière et la rendre compétitive et amoindrir la saturation du marché entre septembre et décembre.

 

5ème du SIG franco- sénégalais: Les deux Pm s’accordent autour de stratégies prospectives

Le Premier ministre du Sénégal, M. Amadou Ba et Mme Élisabeth Borne, Première Ministre de la France se sont entretenus ce jeudi à Paris, dans le cadre de la réunion de suivi de la 5e édition du Séminaire intergouvernemental franco-sénégalais. Cet entretien bilatéral a été un fort moment d’échange sur la feuille de route du dernier séminaire tenu le 8 décembre dernier en vue de consolider le dynamisme de la coopération entre le Sénégal et la France.

Avec En Relief  

Les deux parties ont salué le niveau stratégique de cette coopération et scruter de belles perspectives sur le plan économique, sécuritaire, non sans relever l’intensification de la coopération sportive, dans la perspective des jeux olympiques (Jo) de 2024 à Paris et des jeux olympiques de la jeunesse (Joj) de 2026 à Dakar.

Sur le plan bilatéral, le Premier ministre du Sénégal, M . Amadou Ba et Madame Élisabeth Borne, Première ministre de la France ont vivement salué la qualité et le dynamisme de la coopération entre les deux pays et la volonté forte, constamment réaffirmée, des deux Chefs d’Etat de consolider les relations multiséculaires d’amitié et de fraternité entre les Gouvernements et les Peuples sénégalais et français. Plusieurs mécanismes soutiennent la coopération entre les deux pays par le biais l’Agence française de développement (Afd) dont les financements portent sur divers projets dans des secteurs prioritaires comme l’agriculture, l’hydraulique, la santé, l’énergie, l’éducation, le sport, l’habitat, les infrastructures routières et ferroviaires et le développement rural, etc.

Au titre des investissements stratégiques de l’Etat du Sénégal, dans le secteur des infrastructures structurantes, le Premier ministre du Sénégal, M. Amadou Ba est revenu sur la mise en œuvre de la deuxième phase du Train express régional (Ter).  Pour rappel, à la date du 30 novembre 2023, le Sénégal a signé avec la France 56 conventions de financement pour un montant total de 2,35 milliards d’euros soit, 1 541,4 milliards de F Cfa.

Le Chef du Gouvernement sénégalais s’est également réjoui de la rétrocession du terrain de l’Ird au Campus franco-sénégalais (Cfs). A ce propos, les objectifs de développement et de diversification des formations sont maintenus dans le but de former plus de 1 000 étudiants dans 25 formations (près de la moitié au niveau master, avec pour dominantes le numérique, l’ingénierie, l’agriculture et la santé), tout en répondant aux besoins économiques, et en favorisant la professionnalisation et l’employabilité des jeunes.

Évoquant la stratégie de souveraineté alimentaire du Sénégal, le Premier ministre Amadou Ba est revenu sur la pertinence de la démarche sénégalaise soutenue par un financement de l’Afd visant accompagner sa mise en œuvre à travers trois interventions d’un montant global de 100 millions d’euros sur les trois ans (2023-2025).

Concernant la préparation des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) de 2026 à Dakar, il a salué l’état de la coopération sportive marquée notamment par un financement de l’Agence française de développement (Afd) pour un montant de 15 millions d’euros. Les deux Chefs de Gouvernement ont souligné l’importance de s’accorder autour de stratégies prospectives notamment, pour la migration légale, la migration de la main d’œuvre et les programmes d’échanges.

Pour rappel, lors de la réunion du groupe consultatif pour le Sénégal de Paris en décembre 2018, une enveloppe de 1,5 milliards d’euros, soit 984 milliards de FCFA avait été annoncée par la France en termes de nouveaux engagements pour l’appui au financement du deuxième Plan d’Actions Prioritaires (Pap2) du Pse (2019-2023).

Malgré la conjoncture mondiale, le Sénégal engage l’année 2024 sous de bonnes auspices, avec un budget de 7003,6 milliards de F Cfa, soit presque le triple du budget de 2012, date d’accession du Président Macky Sall à la magistrature suprême. L’année 2024 verra également le démarrage de l’exploitation du pétrole et du gaz, avec un fort impact attendu sur des secteurs tels que l’énergie et sur la croissance économique.

 

 

Afis 2023: l’Afrique guidée vers une opportunité de 1500 milliards de dollars

Par El Hadj DIONE

La capitale togolaise a accueilli la 3e édition de l’Africa financial industry summit (Afis) les 15 et 16 novembre 2023, rassemblant près de 1000 participants de 55 pays africains. Sous le thème «Construire une industrie financière africaine de classe mondiale: une opportunité à 1 500 milliards de dollars », Huawei, en tant que partenaire principal, a souligné son engagement en faveur de la transformation numérique pour renforcer l’inclusion financière sur le continent.

Les représentants de Huawei, dont Jean Sun, El Mehdi EL Jair et Christophe Grenier, ont partagé leurs perspectives sur les opportunités des technologies numériques pour stimuler un écosystème financier agile, avec un focus sur Mobile Money et Open Finance. Huawei a également organisé un sideevent sur «Accélérer la finance intelligente en Afrique- Créer de la valeur, ensemble».

El Mehdi EL Jair a souligné le rôle majeur de l’Afrique dans la finance numérique, mettant en avant ses 2500 acteurs de FinTech. Stéphane Kouame a évoqué les bénéfices des innovations technologiques de Huawei, tandis que Christophe Grenier a souligné les défis de la digitalisation, notamment les cyberattaques. Huawei se positionne comme un acteur clé, visant à contribuer à la sécurité et à la fiabilité du secteur financier africain.

Gwendoline Abunaw d’Ecobank a souligné l’importance des télécommunications en tant que partenaires pour accélérer le progrès, et Huawei réaffirme son rôle de partenaire stratégique, concentré sur le développement d’infrastructures innovantes et l’accompagnement de l’Afrique vers une stabilité financière cruciale pour son intégration durable dans l’économie mondiale.

Industries extractives: Le Forum civil renforce les capacités des membres de son observatoire territorial à Fimela

Avec l’exploitation prochaine du pétrole de Sangomar, un observatoire territorial du secteur extractif a été mis en place par le Forum civil dans le département de Fatick. Et, pour mieux outiller les membres, un atelier de renforcement des capacités en trois (3) phases dont les deux dernières ont été regroupées hier vendredi 8 décembre 2023.

En fait, comme nous l’a indiqué le point focal du Forum civil à Fatick, le Doyen Sonar Ngom, « il y’a trois (3) phases qu’on aurait pu regrouper en un seul atelier, mais comme ce n’est pas résidentiel, c’était un peu difficile compte tenu de la particularité de l’arrondissement de Fimela voire la région de Fatick en général. Ainsi, avons-nous décidé d’étaler les sessions et de tenir un premier atelier le 5 décembre dernier et de regrouper les deux autres sessions qui sont programmées les 9 et 16 décembre 2023 en une seule journée celle du 9 décembre.

Les thèmes retenus par session : « les outils de communication lors du premier jour, le droit d’agir en matière environnementale et les obligations des entreprises, sont présentés aux participants en vue d’une meilleure compréhension et appropriation dans une perspective d’élaboration d’un plaidoyer effectif pour la transparence dans les industries extractives ». Sonar Ngom estime que, « ceci est extrêmement important et c’est bien pourquoi nous avons démarré par discuter le premier jour du thème important des outils de communication. Ce qui devrait permettre aux participants d’être mieux outillés pour produire un bon plaidoyer ».

Par ailleurs, il faut noter que la motivation de l’atelier est liée à la mise en place de l’observatoire local pour les industries extractives. Une structure sous tendue par l’exploitation prochaine du pétrole de Sangomar dont l’implication de la région de Fatick avec particulièrement l’arrondissement de Fimela, est très attendue dans ce processus ».

Ainsi, le choix d’installer l’observatoire à Fimela est de permettre aux populations d’extérioriser leur sentiment et de pouvoir exprimer sans difficultés leur point de vue sur une richesse qu’elles ne connaissent pas.  Le coordonnateur régional du Forum civil à Fatick, Sonar Ngom souligne cependant que, « dans le sillage de cette structuration de l’observatoire il a été noté des écueils qui peuvent surgir dans la mise en place du bureau, l’expérience le Forum civil veut éviter que les gens se précipitent à choisir des potes sans qu’ils ne soient animés d’une volonté inébranlable. « Nous voulons donc éviter cette situation de retrouver dans le bureau des opportunistes qui viennent grossir les rangs et y installer un blocage », a souligné Sonar Ngom.

Dans les présentations, Mr Sala Faly Diouf, est revenu sur les outils de la communication digitale. Et, il a surtout  insisté sur l’impact des réseaux sociaux à travers les relations qu’on peut développer au plan commercial avec ses clients mais également pour gagner une audience plus large et davantage de trafic sur le site. « D’ailleurs, le constat est qu’aujourd’hui beaucoup de sénégalais sont accros aux réseaux sociaux. Mais, ce sont toutes les formes de communication qu’une organisation utilise pour transmettre et échanger des messages avec les publics impliqués dans son développement. Elle peut servir à promouvoir l’offre pour augmenter les ventes ou booster l’image de marque », a indiqué Mr Diouf. Il a parlé également de la communication traditionnelle qui regroupe les médias traditionnels comme la radio, la presse, l’affichage, la télévision et le cinéma, et également l’ensemble des outils de communication (flyers, brochures, étiquettes, cartes de visite, catalogue), entre autres…

Avec En Relief

 2IÈME EDITION DU PAGE: Les enfants africains veulent être impliqués dans les instances de décisions

Par  Kh. Ndjick NDAO

Le Programme d’Accompagnement des Groupes d’Enfants en situation de travail (PAGE) vise à améliorer efficacement les conditions de vie et de travail des enfants qui font face à l’exploitation par le travail. Il s’agit pour les organisateurs du Webinaire tenu le mardi 28 novembre 2023 à Mbour d’avoir une image claire et descriptive du quotidien des groupes des enfants travailleurs et les relations avec leurs employeurs et les communautés dans lesquelles ils exercent. ;

La finalité du PAGE est de transformer ces groupes d’enfants travailleurs victimes d’exploitation par le travail en acteurs d’auto-défense de leurs droits qui se mettent en réseau avec leurs pairs du Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs (MAEJT) pour la concrétisation de leurs droits et la réalisation de leurs rêves. Venu présider ce webinaire, M. DEGNI Marc Eliel, président de l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs de la Côte d’Ivoire a indiqué que ce mouvement essaie d’aider les jeunes travailleurs en les impliquant et en les renforçant avec des activités.

Selon le jeune garçon de Côte d’ Ivoire, les États s’efforcent et font tout leur possible pour promouvoir les droits des enfants mais cela n’est pas encore effectif parce qu’il y a cette non implication des enfants dans les instances de prise de décisions. « De nos jours, c’est pas facile d’impliquer les enfants dans les instances de décisions et au parlement’’ a t-il laissé entendre ajoutant que les préoccupations des enfants ne sont pas prises en compte dans les sphères décisionnels

« On ne voit pas les enfants au sein de des instances par exemple dans les réunions du ministère de l’Éducation nationale alors que ce sont les enfants qui vont à l’école et connaissent et comprennent mieux les difficultés auxquelles ils sont confrontés et les réalités de l’école. Nôtre présence à Dakar va nous permettre d’établir les étapes pour arriver à une participation effective des enfants’’, a détaillé M. DEGNI.

Dans un continent secoué par les crises socio-économique et politiques, sécuritaires, le manque de protection sociale, la pauvreté grandissante exacerbée par la perte de revenus/ la fermeture des marchés, les enfants africains font face à de nombreux défis dont l’exploitation par le travail. Ce phénomène, indiquent les représentants du MAEJT, a pris de l’ampleur avec la Covid 19 qui a entraîné dans son lot de conséquences chez les personnes adultes comme chez les enfants: l’accroissement de la pauvreté et des inégalités, les tensions au sein des familles, les divorces, l’éclatement de familles, les mariages forcés, les grossesses précoces, l’abandon d’enfants, la mendicité, la déscolarisation, pour ne citer que ceux-là face au chômage de nombreux chefs de famille et à la flambée des prix des denrées de première nécessité (Ref: Rapport  sur les «Effets du coût de la vie et de l’inflation économique sur les enfants et jeunes en Afrique»: https://www.maejt.org/fr/project/effets-de-la-vie-chere-sur-les-enfants/

Au vu de toutes ces conséquences sur la vie des enfants, Enda Jeunesse Action (Bureau international) dans son rôle de structure d’appui du MAEJT a commencé à mettre en œuvre depuis 2021 un programme d’accompagnement des enfants en situation de travail dénommé PAGE.

Dans la première phase de ce programme, les pays membres du MAEJT ont réussi à établir avec précision la position de 1409 groupes d’enfants et jeunes travailleurs en Afrique Subsaharienne et ensemble ils ont solutionné les problèmes auxquels ils sont confrontés. Dans la phase pilote du PAGE, il s’agit d’écoute, d’analyse et de recherche de solutions pour les enfants vulnérables. Les pays membres du MAEJT ont réussi à établir et toucher avec précision 1409 groupes d’enfants et jeunes travailleurs en Afrique. Ensuite, ils ont cherché à solutionner les problèmes auxquels ils sont confrontés.

Quant à la deuxième phase qui a démarré en 2022, elle est partie des leçons tirées de l’analyse diagnostique de l’édition précédente et sur les outils pédagogiques produits en prévision des résultats attendus. Elle met en lumière les problèmes que rencontrent les enfants travailleurs par rapport à leurs droits, la typologie de réponses aux difficultés liées à la réalisation des droits de l’enfant, mais également l’impact des réponses sur le travail et la vie des enfants soutenus par ce programme.

Au regard de ces réalités que vivent les enfants travailleurs, Enda Jeunesse Action (Bureau international) dans son rôle d’organisation qui a placé les enfants et jeunes au centre de ses actions, en collaboration avec le MAEJT a organisé le webinaire pour partager les résultats de la deuxième Edition du PAGE en situation de travail l et alerter sur l’avenir incertain de ces milliers d’enfants obligés de travailler pour leur survie.

Le webinaire a permis de faire entendre la voix des enfants et jeunes en situation de travail et leurs points de vue sur les activités réalisées et les solutions obtenues dans le cadre de ce programme; de partager les statistiques globales des bénéficiaires; de plaider pour la prise de mesures fortes par les autorités, les OSC, … afin de protéger les enfants.

Les organisateurs du Webinaire ont fait un rappel du processus de cartographie. Ensuite, il y a eu la présentation des résultats globaux (phases 1 et 2) obtenus du PAGE. Aussi, il y a eu des témoignages des bénéficiaires / vidéo, des discussion et échanges sur les résultats obtenus , des messages de plaidoyer.

À cet effet, nous avons noter l’engagement des partenaires, réseaux, fondations et philanthropies attendus. Il s’agit notamment de Save the Children International, Plan International, UNICE, OIM, World Vision International, ISS-WA, Ignite Philanthropy, Oak Foundation, USAID, ACPF, SOS Villages d’Enfants, Terre des Hommes, Hervetas, Fondation Batonga, Social Change Factory, EDUCO, Lightfl, Fondation Demeter.

Dans le but de promouvoir les droits des enfants, le Mouvement Africain des Enfants et Jeunes Travailleurs (MAEJT) a organisé en collaboration avec Enda Jeunesse Action un webinaire de partage des résultats du Programme d’accompagnement des groupes d’ enfants en situation de travail dénommé (Page). Une occasion pour les acteurs issus de 28 pays d’Afrique de procéder également au lancement dudit programme à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant afin de contribuer à la sensibilisation sur la situation des enfants travailleurs en Afrique et d’interpeller les autorités et décideurs à différents niveaux sur l’urgence de prendre des mesures adéquates.

Symposium national du club sénégal émergent: Un cadre de cogitations et de partage «qui aide à mieux penser et, par conséquent, à mieux agir»

Par Ch. Seck NDONG

Le musée des civilisations noire a accueilli un symposium national organisé par le Club Sénégal émergent (Csé) ce jeudi 30 novembre 2023. L’événement, placé sous le thème: «quelle société sénégalaise pour l’émergence?», est parrainé par le Professeur Aliou Sow ministre de la Culture et du Patrimoine historique. Le président du Csé, Youssou Diallo, a souligné que l’émergence est fondée sur l’action mûrement pensée et sur la capacité, justement parce qu’on pense, de piloter sur des chemins balisés et qui, à chaque étape, nécessite un regard vigilent.

Pour des raisons de conflits d’agenda le Professeur Aliou Sow s’est fait représenté par son homologue ami et frère, M. Birame Faye, ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel, qui a présidé ledit symposium.

A l’entame de ses propos, le ministre Birame Faye a fait part de ses sentiments de respect et de reconnaissance à l’endroit de son homologue de la Culture. Il a félicité Président du club Sénégal Emergent, Monsieur Youssou Diallo Club, par ailleurs PCA de la SONACOS SA,pour son engagement et son sens du devoir et qui, depuis la création dudit club pose des actions en parfaite harmonie avec la vision de son frère et ami le  Président de la République, S.E.M. Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal Émergent. Il a salué cette initiative qu’il présente comme un cadre de cogitations et de partage qui aide à mieux penser et, par conséquent, à mieux agir.

A sa prise de parole M. Youssou Diallo, le président du Club Sénégal Émergent a remercié le ministre Aliou Sow et son homologue, M. Biram Faye. Il s’est dit satisfait et honoré de l’accompagnement du ministère de la Culture et du Patrimoine historique dans le cadre de l’organisation de ce symposium.

À son avis, le contexte actuel de notre pays, nous interpelle tous, relativement aux problèmes de société, bien que l’axe 2 du PSE prenne en compte le facteur humain comme une variable fondamentale de l’émergence par le renforcement de l’éducation, de la formation, de l’apprentissage, la santé des populations, l’information et la communication. «En dépit des efforts du Gouvernement à travers les réalisations du PSE, les valeurs cardinales de notre société que sont, le jom ( résilience, la soutoura (pudeur), la kersa (retenue), le doylu (se suffire de ce que l’on possède), le manddu(la probité, l’intégrité), le mougne (endurance), le Ngor (sens de l’honneur), se délitent de plus en plus!», a relevé M. Diallo.  Au-delà de l’économie et de la politique, poursuit-il, nous sommes tous interpellés par rapport au vivre ensemble, à nos mœurs, nos comportements, nos attitudes individuelles et collectives.

Cet événement a également été une occasion de revisiter la bataille de Derklé à travers une prestation de la troupe théâtrale «Cadda national». D’ailleurs une appui symbolique de 500 000 francs Cfa leur a été octroyé par le ministre Birame Faye au nom du ministre de la Culture et du Patrimoine historique, Pr Aliou Sow.

Le Symposium national a été un succès retentissant, réunissant une participation diversifiée allant des jeunes aux élites, en passant par les établissements d’enseignants, les ministres, les directeurs généraux et des sociologues éminents. Les panels, d’une qualité exceptionnelle, ont enrichi les échanges en abordant des sujets de haute facture, offrant ainsi une plate-forme d’apprentissage et de partage de connaissances. La diversité des participants a créé un environnement stimulant, propice à la réflexion et à l’innovation, faisant de cet événement un véritable succès national.

Ainsi, le président Ousmane Badiane a adressé des félicitations au président du CSE pour le succès du Symposium national sur le thème  »Quelle société sénégalaise pour l’émergence ? ». «Un très grand moment de réflexion, de solidarité agissante et de partage. Je mesure les nombreux sacrifices qui ont été consentis pour le succès d’une manifestation d’une si grande envergure au plan intellectuel, scientifique, culturel et pédagogique. Je viens de relire le discours du président Yousoupha Diallo à la cérémonie d’ouverture du symposium: quelle profondeur et perspicacité dans la réflexion ! Bravo au président et à toute l’équipe du Csé qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite du Symposium», a-t-il soutenu.

 

 

Analyse de la décision du Conseil constitutionnel: L’expert Ndiaga Sylla sur la réception des dossiers de candidatures et les règles de contrôle des parrainages

La décision n°1/E/2023 du Conseil constitutionnel fixant les modalités de réception des dossiers de déclaration de candidatures et les règles de fonctionnement de la Commission de contrôle des Parrainages, en vue de l’élection présidentielle du 25 février 2024, apporte des clarifications pertinentes et des corrections utiles sur les lacunes du Code électoral.

Les candidatures sont déposées du 11 au 26 décembre 2023 conformément à la période énoncée par la Constitution. La Conseil décide de ne pas appliquer le tirage au sort pour déterminer l’ordre de dépôt des candidatures (article 1er). NB. La règle consistant à déposer la liste des parrainages au moment de la notification du nom et, éventuellement, du titre de la coalition ou de l’entité indépendante n’est pas applicable à l’élection présidentielle.

Le tirage au sort portera uniquement sur la détermination de l’ordre du contrôle et de la vérification des parrainages. En vertu de l’article 7, la date, l’heure, le lieu et les modalités du tirage au sort sont fixés par le Conseil constitutionnel. Ce contrôle démarrera à l’issue du dépôt de candidatures, en présence des représentants des candidats.

Nous considérons cette décision plus cohérente dans la mesure où elle donne la possibilité au candidat de choisir librement le jour pour faire acte de candidature dans l’intervalle de temps prévue par la Constitution. En outre, le véritable enjeu attaché à l’antériorité du dépôt des candidatures réside au fait que cet ordre chronologique détermine l’ordre de contrôle et de vérification des parrainages. C’est la raison pour laquelle nous avions estimé que le tirage au sort n’est pertinent que lorsqu’il fixe l’ordre de contrôle des parrainages. Le Conseil a résolu cette problématique.

Le Conseil fait une distinction entre l’entité regroupant des personnes indépendantes et le candidat indépendant.  

Il y a lieu de noter que la Constitution en son article 4 « garantit aux candidats indépendants la participation à tous les types d’élection dans les conditions définies par la loi ».  Ce n’est qu’à partir de 2017, que la notion « Entité regroupant des personnes indépendantes » a été introduite dans le code électoral pour signifier candidat indépendant. Or, si ce terme peut être approprié pour les élections de listes, il ne saurait traduire parfaitement le cas du candidat indépendant. De plus, la Loi n° 2023-13 du 02 août 2023 portant révision de la Constitution dispose en son article 29 que : « Les candidatures sont présentées par un parti politique ou une coalition de partis politiques légalement constitué ou par une personne indépendante ». En reconnaissant la capacité de candidater à la fois à l’entité indépendante et à la personne (candidat indépendant), les juges ont corrigé une lacune du code électoral.

Le point le plus crucial dans la décision des Sages est contenu à l’article 7, alinéa 1er qui dispose : « les dossiers incomplets pour absence de l’une des pièces exigées à l’article L.121 du code électoral et les dossiers n’ayant pas obtenu le minimum de parrains requis ne sont pas pris en compte dans les opérations de contrôle des parrainages ».

En l’absence d’une telle mesure et face à la multitude de candidats à la candidature, il serait très probable, à l’issue du tirage au sort de l’ordre de contrôle, que des candidatures ne remplissant pas les conditions minimales, portent préjudice à d’autres plus sérieuses si le système de vérification devait tenir compte de l’ensemble des listes de parrainages antérieurement traitées comme ce fut le cas lors de la dernière présidentielle. Le risque d’enregistrer de nombreux doublons externes serait énorme avec même une cinquantaine de candidatures sur plus de deux annoncées !

Il convient, dès lors, d’admettre que le Conseil a pris ici une décision d’une grande portée sur les modalités de contrôle des parrainages qui réduirait considérable la présence de doublons internes.

Le Conseil a également tenu à rappeler le caractère optionnel du parrainage. Dès lors, « nul n’est admis à déposer des parrainages par les citoyens et par les élus, ou à substituer, dans le cadre de la régularisation, un mode de parrainage à un autre ». De plus, l’article L.57 nouveau dispose que « dans une élection, un électeur ne peut parrainer qu’un (01) candidat ou une liste de candidats et qu’une seule fois » et il résulte des modalités de vérification pour chacune des trois options du parrainage que les juges ont précisé que nul ne peut parrainer à la fois en tant que électeurs, député et chef d’exécutif territorial (maire ou président de conseil départemental) voir les articles 9, 10 et 11 la décision n°1/E/2023.

L’article 14 traite des procédures de régularisation déjà clarifiées par le code électoral et les articles 15 et 16 abordent le système de contrôle automatisé, notamment les caractéristiques du logiciel développé par le service informatique du Conseil constitutionnel. A ce propos, il y a lieu d’espérer que le logiciel de contrôle et de vérification sera présenté aux candidats ou à leurs représentants.

Ndiaga SYLLA, Expert électoral

 

Palmarin: ICD-Afrique dote les femmes transformatrices d’une unité de transformation

Cueillette des huitres et des arches à Palmarin 

Grace à l’Institut pour la coopération et le développement en Afrique (ICD-Afrique), les femmes transformatrices de Palmarin disposent maintenant unité de transformation des produits halieutiques et forestiers.

La structure a été inaugurée avant-hier mardi 28 novembre 2023, sous la présidence du Sous-préfet de Fimela, Ousmane Diedhiou en présence de Mme Oumy Sarr, 1ere adjointe au maire de Palmarin ainsi que les représentants des partenaires d’ICD-Afrique qui est une association française présente au Sénégal depuis 2006.

La présidente du groupement des femmes transformatrices de Palmarin, Mme Clemencia Ndéne, « cette infrastructure on peut dire même qu’elle a tardé d’être livrée au moment où, on récoltait beaucoup de produits. Mais, nous ne regrettons pas cette période à laquelle elle vient d’être inaugurée. Elle est bien venue à son heure en ce sens qu’elle nous a trouvé en pleine formation sur la valorisation et la mise en qualité de nos produits ». Pour dire, selon Mme Ndéne, « cette acquisition est venue à son heure puisqu’avant, on transportait nos produits jusqu’au village pour les mettre à niveau mais maintenant, on se regroupe ensemble pour aller à la cueillette des huitres et autres arches pour ensuite revenir mettre les produits dans les normes et qualités requises. Pour ce qui est des arches, on peut se retrouver 3 à 4 tonnes pour la saison de cueillette de Novembre à fin juin (8 mois) et pour les huitres, la saison débute de janvier à fin juin (6 mois) et nous produisons plus que les arches. Et, il nous arrive de récolter 5 à 6 tonnes d’huitres par saison et cela nous donne un chiffre d’affaires pas très importants du fait que nous ne maitrisions pas les techniques de valorisation et d’emballage pour mieux étendre notre chaine de vente qui se limitait seulement dans notre zone. Mais, avec cette unité flambant neuve, nous pensons que notre chiffre d’affaires va augmenter puisqu’on aura la possibilité de vendre dans d’autres destinations. Mais, l’autre handicap que nous avons, c’est vraiment l’accès difficile du site où est installée l’unité de transformation et que nous ne manquons pas de poser à chaque fois à nos partenaires».

Le sous-préfet de Fimela, a pris bonne note de cette doléance liée à l’accès au site mais, surtout Ousmane Diedhiou a suggéré aux femmes transformatrices de penser à installer des boutiques de vente dans certains grands centres de l’arrondissement de Fimela, à savoir, Palmarin, Fimela, Ndangane, entre autres pour mieux toucher la clientèle.

Pour Mme Kadidja Diop, la directrice nationale, pays d’ICD-Afrique, « ce compagnonnage avec les femmes transformatrices de Palmarin fait partie de nos diverses actions que nous avons mené au Sénégal depuis le début de notre implantation. Notamment à travers la création de périmètres maraîchers et des unités de transformation de fruits et légumes ainsi que le développement de l’agroforesterie ».

Mme Khadidia Diop, de révéler que, «depuis 2017, nous sommes présents à Palmarin pour mettre en œuvre le projet : Femmes et coquillages, visant à soutenir les activités génératrices de revenus des femmes de Palmarin. Avec pour objectif d’introduire de nouvelles techniques d’élevage (ostréiculture, conchyliculture et apiculture) adaptées au milieu et respectueuses de l’environnement».

Dans cette dynamique, il faut noter que près de 2000 femmes ont pu bénéficier de la première phase de notre projet. Et, selon le directrice d’ICD-Afrique, « l’unité de transformation que nous inaugurerons permettra à toutes les femmes de Palmarin (et non seulement celles que nous accompagnons) d’avoir accès à un lieu bien équipé, répondant aux normes sanitaires, pour transformer les produits qu’elles ont récoltés ».

L’unité a coûté plus de 30 000 euros selon Mme Lactitia Viechnéni Sarazin de DCI Manaco un des partenaires financiers d’ICD-Afrique tout comme le Projet Parerba de la coopération Belge à travers Enabel représentée par Ronair Le Marec, International manager. Tous ces partenaires ont, à travers leurs représentants à la cérémonie, exprimé leur profonde gratitude et leur satisfaction de l’accueil qui leur a été accordé par les femmes transformatrices de Palmarin. Ils ont aussi manifesté leur engagement à poursuivre  le compagnonnage avec les femmes de Palmarin mais également contribuer à la préservation de l’environnement à travers l’agroécologue.

Mohamadou Sagne (Correspondant)

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L’engagement et la détermination des femmes magnifiés

A travers cette unité de transformation des produits halieutiques, c’est bien la preuve de l’engagement et la détermination des femmes transformatrices de Palmarin qui a été magnifiée.

En premier, la satisfaction du bailleur qu’est l’Institut pour la coopération et le développement (ICD) en Afrique une association française présente au Sénégal et ses partenaires qui ont rendu hommage aux femmes de Palmarin. Les autorités locales dont le sous préfet de Fimela, Ousmane Diedhiou, le maire de Palmarin représenté par sa 1ère adjointe, ont rendu hommage à ces femmes transformatrices l’autonomisation en bandoulière. Cette unité est une première dans l’arrondissement de Fimela a fait noter le Sous préfet Ousmane Diedhiou qui insiste beaucoup sur la formation, mais aussi la qualité des produits avec emballage à mettre sur le marché pour faciliter la commercialisation. L’acquisition d’une camionnette de livraison est aussi souhaitée. Pour Aissa Diop, la Directrice d’ICD-Afrique, la motivation de cette unité est liée a un besoin de transformation et de  valorisation des produits et en filigrane, la démultiplication des activités halieutiques en général.

Car, à  Plmarin, au regard des activités socio-économiques de la zone, la pêche occupe une place importante et touche plus de 52% de la population dont une bonne partie constituée de femmes qui s’adonnent à la transformation des produits halieutiques dont les huîtres et les arches.

  1. SAGNE

 

 

98 ans après son assassinat: Saint-Louis veut immortaliser Amadou Mbarick Fall «Batling Siki»

La 98ème année commémorant l’assassinat d’Amadou Louis Mbarick Fall, également connu sous le nom de Batling Siki, premier champion du monde africain de boxe en 1922, sera célébré à Saint-Louis les vendredi 15 et samedi 16 décembre prochains.

 À cet effet, un comité départemental de développement (CDD), présidé par le préfet du département, s’est réuni ce jeudi 30 novembre à la préfecture de Saint-Louis en présence de l’inspecteur départemental des Sports, Pape Samba Ly, des membres du comité d’organisation, et des représentants de la famille du défunt boxeur. L’objectif visé par les organisateurs est de faire connaître aux Saint-Louisiens qui était Batling Siki, en revisitant son parcours élogieux et prestigieux palmarès, mais aussi en rappelant l’esprit de la culture et du sport à Saint-Louis.

Les organisateurs sollicitent le soutien des autorités locales et nationales pour accompagner cet événement et immortaliser ce digne fils de Saint-Louis qui a ébloui le monde de la boxe il y a 101 ans en battant le boxeur français Georges Charpentier par K.O.  Pour l’organisation de l’événement, un budget de 7 millions de francs CFA est prévu. Au programme du vendredi 15 décembre, il y aura un recueillement à la tombe de Batling Siki au cimetière de Guet Ndar, suivi d’un récital de Coran à la grande mosquée du quartier susmentionné.

La cérémonie d’ouverture officielle et l’exposition auront lieu à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Louis. Les combats de boxe seront organisés par la Fédération Sénégalaise à la Maison de l’Île.

La culture Saint- louisienne sera revisitée avec des séances d’animation et de chants fanal, une activité que les organisateurs comptent intégrer dans l’agenda culturel et sportif de Saint-Louis. Cet événement sert également de test en vue de la célébration du centenaire de son assassinat prévu dans deux ans, en 2025.  Pour rappel, Mbarick Fall est né à Saint-Louis le 22 septembre 1897. Il est devenu champion du monde à l’âge de 25 ans avant d’être assassiné à New York le 15 décembre 1925, à l’âge de 28 ans.

Avec En Relief

Lycée de Ngohé Ndoffongor: Trois (3) nouveaux bâtiments pour une valeur de 171 millions de F Cfa  

Par Cheikh Seck NDONG

Le lycée de Ngohé Ndoffongor, dans le département de Fatick, a réceptionné trois nouveaux bâtiments, samedi dernier. Fruit d’un partenariat avec la Sonatel, le Port autonome de Dakar et l’Association internationale pour le développement et l’éducation de Ngohé (Aide), le projet d’un coût global de 171 millions de F Cfa vient ainsi améliorer les conditions d’études dans cet établissement.

Au total, ce sont 18 salles de classes pour soulager les pensionnaires du lycée de Ngohé Ndoffongor, village situé dans la commune de Tattaguine, dans le département de Fatick. Leur établissement qui avait de la peine à contenir la croissance de ses effectifs, dispose désormais de trois nouveaux bâtiments construits grâce à un partenariat établi avec la Sonatel, le Port autonome de Dakar (Pad) et l’Association internationale pour le développement et l’éducation de Ngohé (Aide).

Avec la construction de ces nouvelles salles de classe, cet établissement passé de 800 apprenants en 2018 à 1.800 en 2023, va désormais en finir avec le problème de manque de places. Les trois nouveaux bâtiments ont été inaugurés, samedi dernier, en présence de Cheikh Oumar Anne, classe qui ont été construites grâce à cette initiative portée par l’Association internationale pour le développement et l’éducation de Ngohé (Aide).

Dans son discours bien ovationné par la foule, Damien Sène, le secrétaire général de l’Aide, a expliqué les raisons d’un tel engagement en faveur de l’école. Nous avons une vision holistique du développement où l’éducation occupe une place centrale. Nous avons fait ces constructions pour les élèves parce que ce sont nos enfants. Et surtout, parce que nous sommes convaincus que l’éducation est le pilier fondamental du développements, a déclaré M. Sene. En plus de ces réalisations, le secrétaire général de l’Aide a annoncé d’autres projets pour ce lycée. Nous pensons aussi à la construction d’une bibliothèque, d’un centre informatique. Il est important que les élèves lisent et aient des connaissances sur les outils informatiques, a dit Damien Sène.

Une belle occasion saisie par le ministre pour annoncer la mise à disposition d’un laboratoire scientifique équipé ainsi qu’une bibliothèque avec centre informatique mais également la construction dans les brefs délais de nouvelles salles de classes pour le collège de Mbellongouth, qui fait partie de la zone de Ngohé.

Le ministre de l’éducation nationale a manifesté toute sa satisfaction lors de cette journée vivante, à travers selon lui, «la joie qui se lisait sur les visages des élèves et du corps enseignant. Mais surtout, me réjouir de ces réalisations, fruit d’un engagement permanent de plusieurs ordres d’un groupe de personnes natives de la localité, regroupées autour d’une association pour le développement de Ngohé dont le Pr Damien Séne est l’un des animateurs clés qui travaille sans relâche pour la réussite de la jeune génération».

«A ce jour, le lycée de Ngohé compte 36 classes pour plus de 1800 élèves cette présente année scolaire», nous révèle le proviseur, Coumba Cor Ndour. Un soulagement pour le doyen Demba Sarr, président de l’association des parents d’élèves qui invite cependant les élèves à la discipline et surtout à redoubler d’efforts aux examens. « L’année scolaire écoulée (2022-2023), le taux de réussite au Bac a complètement baissé avec 34% moins que l’année d’avant dont le taux de réussite était de 54% », selon le proviseur du lycée.

Pour autant, comme l’a indiqué le président de gouvernement scolaire au nom de ses camarades, « c’est pour nous une fierté et une satisfaction de recevoir ce bijou qui nous oblige sans excuses de faire des résultats». Mais, le président de l’Ape, doyen Demba Sarr a exprimé une doléance récurrente qui est d’ériger le lycée de Ngohé Ndofongor en centre principal d’examens pour éviter aux élèves des désagréments liés au déplacement des copies d’un centre à un autre dans d’autres localités.

 Un engagement qui a été vivement salué par le ministre de l’Éducation nationale, Cheikh Oumar Anne. Selon lui, les réalisations de Aide- Ngohé ont élargi la carte scolaire du pays. Il a pris l’engagement de réaliser certains projets dans cet établissement. Le ministère de l’Éducation nationale va prendre intégralement en charge le projet d’équipement du laboratoire scientifique pour le lycée. «Vous le méritez amplement, vu le travail abattu par votre association. En plus, nous allons mettre en place la bibliothèque. Ces travaux devront commencer avant la fin de l’année», a promis le ministre.

 

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