vendredi, septembre 11, 2026
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Le ministre Lat Diop présente ses Vœux aux enfants: « la meilleure manière de récompenser vos parents, est de bien travailler à l’école »

Par Seck NDONG 

Le ministre des Sports, Lat Diop, a présenté ses meilleurs vœux, ce samedi, à l’ensemble du personnel de la direction du sport en particulier et de la population sénégalaise de manière générale. Une occasion pour lui d’honorer des chevaliers dans l’ordre national du mérite mais également d’offrir des cadeaux aux enfants du personnel.

 Le ‘’lion’’ de Guédiawaye, Lat Diop, a démarré son discours par la présentation de vœux puis est revenu sur les réalisations du ministère durant l’année 2023. «J’adresse mes meilleurs vœux de santé, de succès et de bonheur à mes collaborateurs, aux présidents de fédérations, de groupements sportifs ainsi qu’à tous les acteurs de l’écosystème sportif» , a déclaré le ministre des Sports. «Nous avons pu réaliser au cours de l’année 2023 des résultats positifs dans plusieurs disciplines sportives aussi bien dans le développement de la pratique sportive qu’au niveau des compétitions internationales», a réaffirmé M. Lat Diop.

Ainsi, il a remercié les acteurs qui ont contribué à ces résultats et les a invités à ne ménager aucun effort pour capitaliser les acquis et contribuer à l’atteinte de l’objectif qui est de bâtir un système sportif accessible et performant pour le développement économique et social du pays.  De même, le ministre a salué l’engagement et la détermination des acteurs du sport et promet de veiller à ce qu’ils soient dans un environnement et des conditions de travail favorables pour réaliser les performances attendues.

Pour ce qui est des décorations, Lat Diop dira: «cette cérémonie est une occasion pour nous d’honorer les collègues pour les faire valoir leur droit à une pension de retraite et des récipiendaires décorés dans les différents ordres nationaux».

Le ministre des Sports a saisi l’opportunité pour lancer un appel solennel aux enfants qui ont reçu chacun des cadeaux. «Chers enfants, la meilleure manière de récompenser vos parents, est de bien travailler à l’école» , a-t-il conseillé. M. Lat Diop avait invité ce vendredi 05 janvier ses prédécesseurs afin de les honorer pour leurs services rendus à la Nation sénégalaise.

Par la même occasion, Mamadou Fall, représentant des enfants a remercié le ministre et ses collaborateurs qui ont travaillé d’arrache-pied pour l’organisation de cet arbre de Noël en leur offrant des cadeaux. Il a aussi remercié leurs parents qui éprouvent des difficultés au quotidien afin de les mettre dans de bonnes conditions.

 

 

50ème assises de la presse francophone à Dakar: Abdoulaye Thiam, Président de l’Upf- Sénégal, fixe les attentes

Membre l’Union internationale de la presse francophone depuis trois décennies, Elhadji Abdoulaye Thiam occupe le poste de vice-président pour l’Afrique subsaharienne depuis juillet 2022. Un des maîtres d’œuvre des 50emes Assises de Dakar, M. Thiam, ancien du Quotidien national Le Soleil s’explique sur les enjeux des Assises de Dakar.  Il annonce qu’il quitte le bureau national pour se consacrer à l’international.  Entretien…

Les 50èmes assises de la presse francophone de l’Upf internationale se tiennent à Dakar du 9 au 11 janvier 2024 après celles organisées au Sénégal en 2014. Pourquoi le choix de Dakar ?

« Il faut dire que le choix de notre pays a été décidé après les événements intervenus en fin juillet au Niger. C’est en juillet 2022 que le Comité international de l’Upf avait décidé de confier l’organisation à Niamey.  D’ailleurs, moins de 72 heures avant le Coup d’État. Mme Zara Nazarian, secrétaire générale de l’Upf a été reçue par le président de section et le ministre nigerien de la Communication pour échanger sur l’organisation des 50emes Assises à Niamey. 24 heures après son départ les militaires ont pris le pouvoir.  Face à cette nouvelle situation le report était obligatoire.  Le Gabon qui était en concurrence avec le Niger ne pouvait prendre le relais. Aussitôt, le Président international notre compatriote Madiambal Diagne, chargé de l’intérim suite à la démission de la française Anne-Cécile Robert m’a saisi pour que notre section abrite les 50èmes Assises.  J’ai aussitôt informé des membres du bureau national avant de convoquer une réunion. Il faut surtout reconnaître le mérite du Sénégal qui va abriter pour la quatrième fois cette messe après les premières années de l’Indépendance, ensuite en 1982 et 2014. C’est un honneur pour nos dirigeants et plus particulièrement le Chef de l’État, le Président Macky Sall qui a accepté de parrainer les Assises.  Il a donné toutes les instructions pour le bon déroulement des travaux.

Le thème de cette année est   médias, paix, sécurité. En quoi ce sujet est important pour l’upf ?

Le thème retenu « Medias-paix-sécurité » est d’une grande importance pour l’Upf internationale mais surtout pour nos pays de la sous- région.  Il y a quatre voire cinq années que l’Upf avait décidé d’organiser son 3ème symposium international   à Niamey sur ce même thème. D’ailleurs. C’est l’ancien Cemga, général Mamadou Mansour Seck qui était pressenti pour le discours inaugural à Niamey. Ce symposium fut reporté sine die. Ce thème est d’actualité et nous interpelle tous. Il y aura une forte participation d’experts notamment des confrères connus et reconnus qui ont fait le terrain dans des zones de conflits d’où la présence de Serge Daniel de Rfi, Alain Yero Mballo. Etc.

Quelles sont vos attentes pour cette 50ème édition et quel impact pourrait- elles avoir sur l’Upf et la section Sénégal ?

Les attentes sont nombreuses.  D’abord c’est l’occasion pour relancer les activités de notre section qui a traversé des moments difficiles avec le Covid 19 où nous sommes restés deux voire trois ans sans manifestation. J’en profite pour remercier les nombreux confrères et consœurs qui ont pris le train en marche. Bientôt nous aurons 100 membres titulaires de la carte de presse de l’Upf.

Pour la deuxième fois, le Président Madiambal Diagne est porté à la tête de cette prestigieuse organisation. Pourquoi ce retour en arrière ?

Son retour est intervenu à la demande générale du Comité international après la démission de son successeur. Les textes de l’Upf disent bien que tout ancien président international reste membre du Comité international. L’Upf allait mettre la clé sous le paillasson alors qu’elle est une organisation septuagénaire donc plus vieille que la Francophonie. Grâce à Madiambal Diagne qui s’est engagé nous avons redressé la barque.  Il a convaincu les autorités et faire revenir les partenaires qui s’étaient retirés. Grâce à lui et le soutien des autorités nous allons relever le double défi de l’organisation et de la participation.

Vous quittez la section …?

Oui, c’est une décision que j’ai prise pour plusieurs raisons.  D’abord pour céder la place aux plus jeunes mais surtout me consacrer à l’Afrique en ma qualité de vice-président pour l’Afrique subsaharienne.  Je resterai à la disposition de la nouvelle équipe qui sera mise en place.

Avec Pape Abdou Ndiaye

À la lumière de « Massalik Al Jinan » (Les Itinéraires du Paradis)

LE PORTRAIT MORAL DE SERIGNE TOUBA

Relisant la version française de « Massalik Al Jinan » (Les Itinéraires du Paradis), traduite par Serigne Same Mbaye, j’ai eu l’impression, par moment, à l’instar de ceux qui lisent avec le cœur,  d’un contact avec le Cheikh, de le voir, d’entendre sa voix… À la fin de la lecture, je me suis rappelé les paroles de notre mère Aïcha, identifiant le prophète Mohamed (psl) au Coran. Alors j’ai pensé : celui qui veut contempler le visage de Serigne Touba, « l’imitateur par excellence du Prophète », doit lire « Massalik Al Jinan » et méditer le texte. S’il ne le peut, qu’il écoute alors Cheikh Moussa Ka, de préférence son poème intitulé « Boroomam » (son Seigneur) où il égrène les qualités morales du Cheikh, corroborant ainsi son titre de « Khadimou Rassoul » (le Serviteur de l’Envoyé) : «Ndaxam jii waay jikkoy yonnent la lamboo » (certes, cet homme a le caractère du Prophète).

Pour beaucoup de personnes, le nom de  Serigne Touba renvoie à un portrait devenu mythique le représentant enturbanné et tout de blanc vêtu ; ou bien à la cité bénie qu’il a fondée en 1888 et à son mausolée tapissé d’or et de lumière dans l’enceinte de la grande mosquée de Touba aux superbes minarets. Pour d’autres, il renvoie à sa singulière confrontation avec les colons français, à son exil au Gabon, à ses miracles et à son retour triomphal. Pour d’autres encore, Serigne Touba, c’est les « khassaïdes » (poèmes mystiques). Etc.

 Ainsi, à l’instar de tous les grands hommes qui ont marqué leur époque, Serigne Touba possède  plusieurs visages ; il peut être appelé de plusieurs noms dont, entre autres, « le père du mouridisme », « le fondateur de Touba », « le brave qui a traversé les mers et qui ignore la peur et le tremblement », « celui qui grâce au Coran est parvenu dans le voisinage de son Seigneur », « le chantre du prophète Mohamed », etc. On peut donc appeler Serigne Touba du nom que l’on veut. Mais le plus important, me semble-t-il, c’est de suivre son exemple et ses recommandations.

« L’homme exemplaire », « le modèle »

Car, Serigne Touba, c’est surtout et avant tout  « l’homme exemplaire », « le modèle » doté d’une grande beauté morale et spirituelle que Cheikh Moussa Ka a tenté de peindre dans ses poèmes. Son fils et biographe, Serigne Bassirou MBacké, le décrit ainsi dans son ouvrage intitulé «Minaal Bakhil Khadim » (Les bienfaits de l’Éternel) : « Il savait supporter avec patience maintes douleurs, braver les plus graves périls avec calme et douceur, sans laisser apparaître le moindre signe de peine ou de chagrin. Il ne se laissait aller à la colère que pour plaire à Dieu. Il supportait l’effort. Il ignorait la fatigue. Il ne se reposait qu’après la victoire, le triomphe. C’était un plaisir pour lui que de travailler continuellement en se donnant à sa tâche corps et âme. Il faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur. Il affrontait les obstacles sans se soucier de personne. Dans tous les cas, il suivait strictement ce qu’approuve et exige la loi islamique, la voie tracée et agréée par Dieu le Très-Haut à Muhammad (psl), le meilleur d’entre les serviteurs. »

Et Antoine Martin Arthur Lasselves, administrateur du cercle de Louga, après une longue enquête, qui dura d’octobre 1913 à novembre 1915, de porter le témoignage qui suit : « (…) Le Cheikh se distingue par une pureté de cœur, par une bonté, une grandeur d’âme et un amour aussi bien pour l’ami que pour l’ennemi (…) Les plus injustes des hommes et les plus ignorants des réalités humaines sont ceux qui avaient porté contre lui de fausses accusations consistant à lui prêter l’ambition du pouvoir temporel (…) » 

Serigne Touba, c’est donc  « l’éducateur »,  « le formateur des âmes » qui savait que la foi est plus forte que les canons des blancs, que l’amour du prophète est plus efficace que la haine du colonisateur, que le respect de la loi coranique est le plus sûr bouclier contre le mal et qui, en définitive, avait choisi comme arme le savoir et la crainte révérencielle de Dieu ; et dont la vie est un exemple suffisamment édifiant à suivre. Car, il avait misé sur l’homme, dont l’amélioration intérieure par la réappropriation des hautes qualités morales et spirituelles était la meilleure armure contre les crises profondes et la désarticulation sociale caractéristiques de l’époque coloniale. Il me semble essentiel, dès lors,  que toute personne se réclamant son disciple ainsi s’interroge : « Telle que je suis, est-ce que Serigne Touba serait fier de moi ? Suis-je digne d’être son disciple ? »

C’est d’avoir oublié tout cela (peut-être ?) que des insensés (pour lui plaire, par amour ou peut-être seulement par goût du spectacle ?) jettent des pièces de monnaie et des billets de banque dans son mausolée, la tombe de celui qui avait « renoncé au monde pour son Seigneur », celui qui se « bornait à ne prendre de ce monde que son viatique pour le paradis ». Celui qui, témoignent ses contemporains, « n’avait pas besoin de poches ni de porte-monnaie ni de coffres-forts ». Celui qui ainsi parlait dans « Akhirou Zaman », (la fin des temps) : « Fuyez vers Dieu ! (…) Évitez la jalousie, la haine, la moquerie, la vanité, l’ignorance, la raillerie, l’avarice (…) Mes amis, soyez toujours propres, évitez les péchés et les saletés (…) » et ainsi priait dans «Matlaboul Chjfaa i» (la recherche du remède) : « Ô, Dieu, Toi qui renverse les cœurs, détourne les nôtres des vices (…) Mets dans nos cœurs l’amour mutuel sans contestation, ni envie réciproque, ni querelle, ni abandon mutuel, ni haine, ni antipathie réciproque (…) » Celui qui enseigne dans « Hikmatou Khadimou Rassoul » (la sagesse du serviteur de l’Envoyé) : « Le meilleur véhicule c’est l’intelligence, le meilleur habitat la patience, le meilleur vêtement la pudeur, la meilleure lumière le savoir ».

C’est d’avoir oublié tout cela que beaucoup de personnes qui se disent ses disciples ne lui ressemblent guère et n’essaient même pas de suivre son exemple ni ses recommandations. Et Serigne Same Mbaye de dire dans la note introductive de la version française des « Itinéraires du Paradis » : « Nombre de ces individus prennent plaisir à écouter les « troubadours » qui leur chantent avec plus ou moins d’habileté, de fantastiques balivernes qui les amusent et les grisent plaisamment». Ils pensent (les insensés) qu’être mouride c’est s’habiller d’une certaine façon, jurer par le nom de Serigne Touba, se prosterner devant son mausolée, ou seulement chanter ses « khassaïdes », exhiber sa photo, et s’écrier, de temps à autre, « Dieuredieuf Serigne Touba » (merci Serigne Touba) ; et critiquer les confréries sœurs.

Que non ! Et disait, avec raison, Serigne Abdoul Ahad Mbacké, il y’a ceux qu’aucune proximité physique ne saurait rapprocher de Serigne Touba et ceux qu’aucune distance ne saurait en éloigner. Car, expliquait-il, tu peux habiter Touba, être enterré à Touba et être méconnu de Serigne Touba; comme tu peux habiter loin de Touba, être enterré hors de Touba et être des siens. L’introducteur de la version française des « Itinéraires du Paradis » de confirmer : « la chose est très sérieuse, l’issue en est incertaine, l’homme est faible, son temps insuffisant, ses préoccupations nombreuses, son existence brève, ses actions imparfaites, son Contrôleur sagace, son voyage long et périlleux, son travail constituant son seul viatique, difficile. L’amour du prestige, de l’autorité, de la fortune, constitue un mal pernicieux ; l’homme se trouve ainsi sur une pente très raide, très glissante. Celui qui s’y laisse rouler ne s’arrêtera que dans le gouffre profond de la Géhenne. »

« Massalik Al Jinan » (Les Itinéraires du Paradis)

Être mouride, ce n’est donc pas un jeu ou un quelconque divertissement ; mais un engagement, un combat, et le plus grand, le plus difficile, le plus noble contre Satan et l’âme charnelle dont le couronnement est l’élévation morale et spirituelle de l’homme, sa réconciliation d’avec le divin, disent les initiés. Car le mouride, c’est l’aspirant spirituel, en voyage vers son Seigneur, quelle que soit, par ailleurs, son appartenance confrérique. Or donc, les aspirants spirituels, compagnons de route, ne peuvent que s’aimer, s’ils sont sincères. Et, rappelle Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, dans une très belle métaphore, les confréries ne sont, en définitive, que  « les clubs mystiques où se forment continuellement les athlètes de la religion ». Elles sont comme les branches d’un même arbre, disait son prédécesseur à la tête de la confrérie Tidiane, Abdoul Aziz Sy Dabakh. Très pragmatique, Cherif Abdoulaye Thiaw Laye, Khalife des Layennes, de choisir à ses enfants des prénoms dans presque toutes les familles religieuses du Sénégal : Mame Diarra Bousso, Serigne Cheikh Gaïnde Fatma, Serigne Mansour, etc. et d’exiger dans les cérémonies religieuses de chanter les poèmes mystiques de tous les saints du Sénégal, sans parti-pris.

Et  Serigne Touba d’informer : « Chaque « wird » (le vocable signifie  stationner sur un point d’eau pour boire ou puiser) conduit le pratiquant vers l’enceinte scellée de Dieu sans déviation. Peu importe que ce « wird » vienne de Cheikh Abd Al Qadir Al Jilani, de Ahmad Al Tijani ou d’un autre parmi les qutbs (pôles) (…) Car ils sont tous dans la bonne direction. Chacun d’eux appelle les aspirants (mourides) et les incite à l’adoration du Maître du Trône, où qu’ils soient. Tous les « wird » sont dans la rectitude et la probité ; garde-toi d’en mépriser ou d’en critiquer aucun, dans ta vie (…) Il faut éviter, écoute bien ce que je dis, le fait de formuler des critiques à l’encontre des Saints.»

Puis de s‘interroger : « Comment un homme doué de raison peut-il mépriser une science (le soufisme) dont le début est le détachement des biens terrestres, et la fin, l’accession au bonheur (…) qui consacre les qualités propres aux prophètes, celles des vertueuses créatures et celles des Saints ? (…) Pourquoi calomnier un serviteur de Dieu qui se détache des créatures pour mieux servir le Maître de l’univers avec ferveur et dévouement ?  Pourquoi dénigrer celui qui craint son Seigneur et immole ses passions pour l’amour de Dieu ?»

Avant d’avertir : « Satan est un combattant qui attaque et livre bataille à chaque instant, irréductible, il ne connaît ni trêve ni repos. Chaque fois que tu le terrasses, il se relève rapidement, plus résolu et plus dangereux que jamais (…) Sois vigilant, prêt à chaque instant à te défendre dans un combat héroïque, tu éviteras ainsi son danger (…) L’âme charnelle est le plus dangereux des ennemis de l’homme. Ne cède jamais à ses désirs, mon ami, ne lui fais jamais grâce ; traite-le avec dureté et soupçon (…) Le Cheikh qui se croit au-dessus des serviteurs de Dieu n’est point à aborder, éloigne-toi de son voisinage, toi qui es vrai aspirant (mouride) (…) N’accorde point ta confiance à quiconque se présente sous les apparences d’un Cheikh à notre époque (…) Que de personnes en mauvaise toilette vestimentaire, mais pleine de lumières et de secrets divins ! Que d’hommes honorables et exaltés aux yeux du monde, tels des Pôles de l’univers partout où ils passent, dont la renommée est très répandue dans le pays, alors qu’auprès de Dieu, ils ne sont nullement mieux cotés qu’un singe !»

Ceux qui liront « Massalik Al Jinan » verront que la voie du mouridisme est une odyssée héroïque ; et qu’être mouride, c’est suivre les itinéraires menant au Paradis. Or, l’ouvrage du Cheikh, renseigne Serigne Same Mbaye, dans sa note introductive, « relève du soufisme (…) il conduit l’homme à la perfection du cœur, à la vraie crainte de Dieu (…) enseignant la sincérité, la probité, etc. (…) Il signale tous les dangers, toutes les maladies du cœur et propose leur remède.  Il trace le chemin du salut en nous apprenant la vigilance, la sobriété, la modération, l’équité, l’esprit de scrupule, le courage, la noblesse, le détachement du cœur, l’amour de l’esseulement, ses conditions et son utilité, la maîtrise de soi dans le bonheur comme dans l’adversité, la longanimité (…) Il prépare et entraîne au combat contre l’âme charnelle, contre Satan, contre la passion et l’amour de la vie mondaine. Il indique le chemin d’une vie spirituelle intense qui confère le salut et la paix, voire la sainteté. Celui qui le lit et l’applique prospère chaque jour dans la bonne direction et la crainte de Dieu. »

Quelques  recommandations, en vrac, tirées du livre

Attache-toi à examiner tes propres défauts et tâche de les guérir, repends-toi  pour la crainte de Dieu. Profite donc du reste de ta vie en regrettant le passé non utilisé dans les bonnes actions et précipite-toi dans la direction des œuvres pies avant qu’il ne soit trop tard, ne néglige pas d’améliorer ton for intérieur en prenant soin de ton caractère. N’éprouve ni joie ni chagrin pour l’obtention ou la perte d’un bien mondain. Ne verse jamais dans la paresse, car la vie est fugitive, il est sage d’éviter de perdre son temps. O frère, laisse la médisance, laisse l’ostentation dans les actes et aussi la fierté, laisse la jalousie et la présomption, le manque de pitié pour le genre humain, l’amour de se distinguer, d’être considéré au-dessus des gens de ta génération. Rends-toi compte que posséder juste le strict nécessaire est plus avantageux que la pauvreté et mieux qu’une grande richesse, même acquise pour parer aux situations difficiles.

Attache-toi aussi à accroître tes connaissances et tes bonnes actions, uniquement pour la face de Dieu Très-Haut et Tout-Puissant. La science utile est celle qui fait connaître à l’homme ses défauts de manière claire, qui l’incite à la longanimité, à la générosité, à la bonté, à la pureté, à l’honnêteté et au scrupule, à aimer la vérité, la retraite spirituelle, la méditation, la réflexion et l’application rigoureuse des règles de bonne conduite. C’est celle qui donne à l’homme les bonnes qualités morales, intellectuelles et spirituelles. Certains sont abusés par leurs études, leur érudition dans les sciences religieuses, craignant fort bien d’avoir des lacunes, très fiers du grand nombre de leurs disciples et des sages conseils qu’ils prodiguent, alors qu’ils n’ont pas purifié leur cœur des défauts graves tels que la fierté, la haine, la jalousie, etc. Non !  Bien plus, ils se croient dans les nues, au-dessus de tous les autres aux yeux de Dieu, parce que, croient-ils, ils guident les gens dans le bon chemin. Or ils dorment profondément et ne se réveillent guère.

Ne pleurniche jamais devant les créatures pour tes besoins, mais implore le secours du Tout-Puissant, le créateur de toute la création. Tourne-leur le dos (dans ton for intérieur), te sont-ils favorables ou non et fie-toi au créateur qui connaît ton état. Quant à la servilité, la crainte et le désir voué aux êtres créés, quant au fait de fonder de l’espoir sur eux, de se soucier de la fortune, de se plaindre aux humains des calamités qui te frappent, pour tout cela, il suffit de savoir qu’ils sont impuissants comme pauvres créatures. (Et) quiconque abandonne, dis-je, la répétition du Nom de Dieu, pour l’évocation d’autre chose, est un crétin fantaisiste. (Car) la mention du Nom de Dieu constitue le début de la sainteté et son abandon est le plus haut degré de l’égarement.

Le Seigneur considère le cœur et les qualités alors que les créatures ne regardent que l’aspect extérieur. Le mal appelle le mal, le bien appelle le bien. Cherche le bien. Une petite quantité de chacun de ces deux en appelle la grande, ne te permet jamais de faire un quelconque mal. Il faut savoir que la meilleure parure dont l’homme puisse se parer, c’est la bonne conduite partout où il passe. Continue (donc) tes découvertes et acquisitions dans le miroir de la méditation, dans l’esseulement, tout le temps.

Pour conclure, je ferais le constat, tout simplement, que « la dérive des valeurs » est chaque jour plus accentuée au Sénégal qui traverse une très longue nuit ; celle universelle de la fin des temps, annoncée par les Saints ; mais, gloire à Dieu, son ciel est constellé de flambeaux suffisamment lumineux pour guider ceux qui cherchent le jour, les aspirants sincères (mourides sadikh), amoureux du soleil. Parmi ces flambeaux on peut citer, entre autres : El Hadj Oumar Foutiyou Tall, El Hadj Malick Sy, El Hadj Ibrahima Niasse dit Baye, Mame Cheikh Bou Kounta, Seydina Limamou Laye… Hélas, la lumière des astres ne saurait éclairer les aveugles qui ont perdu la vue ni ceux-là qui, ayant choisi les ténèbres, les ferment volontairement, parce que, pensent-ils, les éclaircies qui leur parviennent gâtent la qualité de leur obscurité. Mais « le soleil n’est point voilé seulement parce que l’aveugle ne le voit pas », et enseigne le Coran, S.24 « An Nur » (la lumière) : « Dieu est la lumière des cieux et de la terre (…) Il conduit vers Sa lumière qui Il veut. »

ABDOU KHADRE GAYE

Écrivain, président de l’EMAD

Mars 2015

Thiargny: L’Asc Samba de Khogue remporte le trophée du maire Maham Ka

La dixième édition de la finale de la coupe du maire de Thiargny, une localité du département de Linguère a vécu. L’édile de Thiargny, Maham Ka, a déboursé la bagatelle de plus de 3 millions de nos francs pour accompagner sa jeunesse.

En effet, l’Asc Samba de Khogue, sacrée championne de 2023, était en découdre avec l’Asc Teddungal de Thiargny. A l’issue du temps réglementaire, les deux équipes ont fait match nul un but partout. Mais c’est la séance des tirs aux buts qui leur a départagé ; car Samba de Khogue a réussi 4 tirs contre 3 pour Teddungal de Thiargny.

S’agissant des récompenses, l’équipe vainqueur Samba de Khogue a reçu un jeu de maillots, un ballon, le trophée et une enveloppe de 200 mille francs Cfa. Quant à l’Asc Teddungal de Thiargny vaincue, elle empoche un jeu de maillots, un ballon et la somme de 100 mille de nos francs.

Chacune des quatre autres Asc participantes au championnat de la coupe du maire de Thiargny ( Jambar de Thiargny, Pelital de Lol Lol, Renaissance de Khogue et Daouda Couna  Marone de Linde) a reçu un jeu de maillots et un ballon. Egalement le premier magistrat de Thiargny a habillé en blousons les membres du comité directeur de la zone de Thiargny et ce à une valeur de 200 mille francs Cfa.

Le président de la zone de Thiargny Khadim Top, très satisfait du maire Maham Ka, invite le monde sportif de la localité à accorder les violons pour la bonne marche de la zone.

Les jeunes réclament des grilles de protection, des camps et des filets

Profitant de l’opportunité, les jeunes ont réclamé des grilles de protection, des camps et des filets. Et, le maire Maham Ka a pris note.

Maham Ka n’a pas manqué de remercier la population de sa commune, le ministre Samba Ndiobene Ka, ses collègues maires, les chefs de villages, les conseillers municipaux qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de l’événement.

Par la même occasion, les jeunes de la collectivité territoriale de Thiargny, à l’unanimité, ont vivement remercié leur maire Maham Ka qui est à chaque fois aux côtés de ses administrés en cas de besoin.

Étaient présents à la manifestation sportive Mamadou Birame Ba le représentant du ministre Samba Ndiobene Ka, l’envoyé du maire de Thiel, le maire de Gassane en personne Oumar Logou Ka, les conseillers municipaux, les chefs de villages de la commune de Thiargny, entre autres personnalités.

Par Bathie Ndiaye Linguere

12ème Edition Prix Ragnée: Notre confrère Papa Alioune Sakho remporte le prix du meilleur jeune patron de presse

A l’occasion de la cérémonie de remise de distinctions de la douzième édition du prix Ragnée, tenue le vendredi 5 janvier au Grand théâtre de Dakar, le Pdg du groupe Vcom Média et du journal Grand Panel, Papa Alioune Sakho, s’est vu décerné le prix du meilleur jeune patron de presse.

S’exprimant en marge de cette importante activité qui honore les plus méritants dans la corporation, M. Sakho a laissé entendre toute sa reconnaissance. «Je tiens tout d’abord à remercier tous les membres du jury du prix Ragnée sur le choix porté sur ma modeste personne pour recevoir le prix du meilleur jeune patron de presse. Cette distinction me touche profondément et je tiens à exprimer ma sincère reconnaissance à l’ensemble des équipes qui ont contribué à cette appréciation honorifique», a affirmé le plus jeune patron de presse du Sénégal.

Pour lui, «il y a exactement 18 mois que j’ai mis sur pied une agence de communication VCOM MEDIA puis un organe de presse, le Gpsn groupe, éditeur de votre nouveau quotidien en vogue «le Grand Panel». Je pense que la vidéo a été explicite. Recevoir un tel prix est une source de fierté non seulement pour moi en tant qu’individu, mais surtout pour l’équipe exceptionnelle de Vcom et du Grand Panel. J’ajoute que le rôle de la presse, au-delà de la diffusion de l’information, est une responsabilité sacrée de rapporter la vérité, d’interpeller les consciences et de servir l’intérêt public».

Poursuivant, le plus jeune patron de presse soutient «qu’étant acteur de ce quatrième pouvoir, nous portons la lourde responsabilité de contribuer à une société éclairée, informée et engagée. Je tiens donc à exprimer ma reconnaissance, à nos lecteurs, à nos internautes et à nos abonnés pour leur soutien indéfectible qui est le moteur qui alimente notre passion pour la presse».

Pour terminer, «disons que nous nous engageons à rester une source fiable d’information, crédible et attentive aux besoins des sénégalais, en conclusion, je réitère ma reconnaissance pour cette nomination prestigieuse que je porte avec toute humilité et je dédie ce prix à toute l’équipe du Grand Panel et de VCOM médias», rend-il hommage à ses mentors, notamment ces personnes, autorités politiques et personnes de la vie socio active qui ont marqué ma carrière».

El h. DIONE

 

 

 

 

 

«Le PR Macky SALL, a fait pas mal de réalisations… toutefois, il reste encore beaucoup à faire et  presque dans tous les secteurs»

Itv avec…

LE LEADER DU MOUVEMENT CAABI BI :

Pour la présidentielle de 2024, le mouvement Caabi Bi opte la sensibilisation afin relever le taux de participation à un niveau très élevé, la sensibilisation pour un vote objectif mettant exclusivement en relief les intérêts supérieurs de la Nation et la sensibilisation pour un scrutin sans violence… Le mouvement invite tous les candidats officiellement retenus par le conseil constitutionnel à lui présenter leur programme de développement… Le choix de Caabi Bi portera sur le candidat qui aura fait la meilleure offre pour le développement du Sénégal et pour le bien-être des populations.

Entretien :

Bonjour Monsieur Ibrahima Fagnane Senghor. Pouvez-vous présenter votre mouvement à nos lecteurs ?

Caabi Bi (Citoyenneté active pour l’abondance intégrale et le Bien-être inclusif) est un mouvement citoyen qui mise sur l’homme, sur le capital humain, et donc sur les capacités de l’être humain à faire valoir un savoir-être et un savoir-faire qui lui permettront de maitriser davantage son environnement et de réunir, effectivement et de façon durable, les conditions pour l’abondance intégrale, le développement intégré et le bien- être de tout un chacun.

En outre, le mouvement se veut être une force de proposition et un moyen de lutte pour une participation citoyenne active dans la gestion des affaires publiques notamment sur les choix et orientations des politiques publiques et surtout dans la gestion des ressources naturelles.

Le Mouvement, pour un avenir meilleur, mise sur la résilience de l’être humain afin de mieux faire face aux défis environnementaux, économiques, sociaux, structurels, culturels et politiques qui l’interpellent. Il s’en suit de là que dans un esprit de persévérance et de dévouement, le mouvement parviendra ainsi à surmonter les difficultés auxquelles il sera confronté mais aussi à créer les conditions favorables au bien-être des générations actuelles et à venir.

Qu’est ce qui motive la création de votre Mouvement CAABIBI ?

Le mouvement veut aller au-delà des considérations politiciennes et partisanes comme on le constate aujourd’hui dans la plupart des formations politiques.

Le mouvement Caabi Bi met au-devant exclusivement les intérêts supérieurs de la nation, les intérêts supérieurs de la République, les intérêts supérieurs des populations tant au niveau local qu’au niveau national.

Les membres du mouvement ont bien compris cette vision, cette philosophie du mouvement qui a finit par créer une configuration hétérogène dans sa composition car ses membres ont fait un choix noble, un réel dépassement de soi pour ne prendre en compte que l’intérêt général, à savoir celui des populations.

Plusieurs formations politiques et coalition concourent avec notre vision et rejoignent de plus en plus le mouvement. Même des gens qui ne se sont jamais intéressés à la politique adhèrent aujourd’hui au Mouvement Caabi Bi et à sa vision.

Quel est le niveau de propagation dudit mouvement à travers la région de Fatick ou le pays ?

Le Mouvement compte plus de 1000 membres et dans les mois à venir, nous allons installer des sections dans d’autres régions, départements et communes du pays. Certes, le mouvement est né à Fatick, mais nous disposons de plus en plus de points focaux à travers d’autres régions.

Sous peu, nous aurons un maillage national couvrant les 14 régions du pays.

Nous croyons au potentiel humain et à la capacité de résilience de l’Homme. Nous avons la ferme conviction qu’à travers une éducation de qualité, une bonne formation basée sur la citoyenneté, le retour aux valeurs ancestrales notamment le «mandou » le «joom», le «foula»  et le «faida», nous parviendrons dans un bref délai à hisser le Sénégal parmi les pays les plus développés car on aura  des citoyens accomplis, bien formés, dévoués, actives  et fidèles à la cause nationale. C’est à ce travail que CAABI BI s’active depuis sa création.

Selon vous, quel est le potentiel socio- économique de la région de Fatick qui constitue la base naturelle de votre mouvement CAABI BI ?

Pour la région de Fatick, on peut dire que le Président Macky SALL a fait pas mal de réalisations durant ces 12 dernières années. En termes d’infrastructures routières, la région de Fatick est aujourd’hui, l’une des régions les plus désenclavées du pays surtout avec le Pont Nelson Mandela de Foudioungne- Ndakhongua.

Toutefois, comme les autres régions, il reste encore beaucoup à faire et presque dans tous les secteurs notamment dans la santé, l’accès à l’eau et à l’électrification rurale.

Dans d’autres secteurs également, il reste encore beaucoup à faire malgré le potentiel énorme sur place. C’est le cas de la pêche, de l’élevage, de l’agriculture. Concernant les secteurs comme l’urbanisme, l’éducation, la formation, le besoin de renforcer l’existant est une réalité dans tout le pays. Le tourisme aussi, n’est pas suffisamment exploité malgré le potentiel existant. On note également de réels problèmes avec la gestion du foncier. Ces problèmes sont liés à la spoliation foncière et aux incohérences territoriales. Le Mouvement compte intervenir dans tous ces aspects afin de donner des solutions durables et satisfaisantes sans aucune ambiguïté.

Suivant votre plan d’action futur, quels sont les redressements que vous comptez apporter pour la bonne marche du pays, le Sénégal ?

Le Sénégal est une terre bénie, dont plusieurs ressources ont été récemment découvertes. Je veux parler du pétrole, du gaz, l’or et du zircon en outre, on a la terre, l’eau, la mer, la foresterie et le pastoralisme.

Nous devons donc donner le meilleur de nous-mêmes pour être à la hauteur des attentes afin de pouvoir optimiser et utiliser ce potentiel de façon intelligente, efficace, efficiente et exclusivement au profit de la Nation, au profit de chaque citoyen.

La combinaison de l’ensemble de ces ressources naturelles à un programme de capital humain accompli que nous visons à mettre en place ne ferait que hisser le Sénégal parmi les pays les plus développés au monde grâce à son modèle de citoyenneté. Nous y croyons fermement.

Suivant votre ligne de conduite, êtes-vous dans une dynamique de travailler en partenariat avec une coalition quelconque à la Présidentielle de 2024 ? 

Pour la présidentielle de 2024, le mouvement Caabi Bi opte pour une participation citoyenne à travers la sensibilisation afin de faire participer le maximum de personnes au scrutin du 25 février 2024. Il s’agira donc pour nous de relever le taux de participation au plus haut niveau et de favoriser un scrutin apaisé sans violence.

Le mouvement a déjà commencé ce travail à travers une sensibilisation à la population Sénégalaise, surtout à Fatick qui est pour nous la localité pilote.

Le samedi 30 décembre et dimanche 31 décembre 2023 on a fait le tour au niveau de la commune de Fatick et le message portait sur ces différents aspects. On a fait le tour au niveau des groupements de jeunes, on est également parti voir les sages  au niveau de leurs grand- places sans oublier les guides religieux auxquels on a aussi rendu visite.

Nous travaillons également à sensibiliser la population pour un vote objectif, un vote uniquement basé sur des considérations objectives concrètes et palpables à travers la pertinence des propositions de programme de développement des candidats.

A cet effet, le mouvement Caabi Bi invite tous les candidats retenus officiellement par le conseil constitutionnel pour la présidentielle de 2024 à venir lui présenter leur plan ou programme pour le développement du pays.

A l’issue de cet exercice, le mouvement portera son choix sur le candidat qui aura fait la meilleure offre pour le Sénégal et défendra naturellement ledit programme.

Par Cheikh Seck NDONG

 

Linguère: Le berger M. Ka retrouvé mort pendu à un arbre

Le cas de suicide s’est produit dimanche dernier à Niéry, un village de la collectivité territoriale de Thiargny, c’est dans le département de Linguère. En clair, il s’agit d’un berger répondant au nom de M. Ka âge d’une trentaine d’années qui a été retrouvé mort, pendu à un arbre à l’aide d’un foulard.

La découverte macabre a été faite par les membres de la famille du défunt qui ont suivi ses pas jusqu’à l’endroit où le berger M. Ka s’est pendu.

Mais au courant des faits, les pandores de la brigade de gendarmerie de Linguère en compagnie de l’infirmier chef du poste de santé de Thiargny se sont transportés sur les lieux du drame pour constat d’usage.

Ainsi, la dépouille mortelle de M. Ka a été déposée à la morgue de l’hôpital Magatte Lô de Linguère par les sapeurs-pompiers.

D’après une source familiale, le berger M. Ka souffrait de troubles mentales. Également la même source renseigne que M. Ka était soumis à un traitement par des rendez-vous médicaux à l’hôpital Fann à Dakar.

En attendant, pour reconnaître le motif de cette mort horrible de M. Ka, la gendarmerie de la localité a ouvert une enquête.

Bathie Ndiaye, Linguère

L’exemple de l’aire communautaire: « Kolou Ndig » de Djilor Djidiack, Fimela

Dans le village de Djilor Djidiack, commune de Fimela, se situe la réserve communautaire de «Kolou Ndig» et à quelques encablures au sud de la localité- (avec En Relief)

Ici, les populations locales donnent l’exemple de sauvegarde de cette forêt qui couvre une superficie de 20 ha. Un espace qui constitue pourrait-on dire, un des atouts touristiques de l’arrondissement de Fimela, voire même du département de Fatick. Du nom d’un handicapé physique qui l’aurait découvert au 16ème siècle, avant même la fondation du village de Djilor en 1635, la forêt a été érigée en réserve communautaire (ou bois de village) par un vieil homme dénommé : Latyr Senghor. Il fut le grand père de l’ancien président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor qui est natif du village de Djilor Djidiack.

Le terroir est caractérisé par l’avancée de la langue salée et la prédominance des tanns, des terres arides, salées et inadaptées aux activités agricoles. Mais, au sud-ouest du village, la végétation est marquée par la présence d’arbres sauvages dont le « Ditakh » (Deutérium), des palmiers, des combrétacées, d’acacias albidas et au nord-ouest, on distingue une importante ceinture d’anacardiers et de palmiers.  Mais, pourrait-on dire, selon Diène Diokh, son coordonnateur des activités, « l’Apac de Kolo Ndig est née depuis la création du village de Djilor vers les années 1836. C’est une forêt communautaire réservée par le village vu son importance ». Diène Diokh d’ajouter, « qu’il y a ici plus de 50 espèces de plantes médicinales que les communautés utilisent pour la pharmacopée. La forêt sert de fourrage pour les animaux de la commune de Fimela à partir du mois de mars jusqu’à l’approche de l’hivernage ».

Un comité de surveillance mis sur pied

Il note également les différents aspects culturels que renferme cette forêt où sont organisées des sciences de Ndoutes où circoncision homme et femme. Aussi, la forêt nous protège contre l’avancée de la mer mais également le village contre l’érosion côtière ». Au plan organisationnel, l’aire du patrimoine autochtone communautaire de Djilor est dirigée par un comité de surveillance dont le vieux Ngor Bakhoum en est le président et la dame Fatou Diouf représente en tant que personne- ressource, les femmes. La délimitation de l’Apac de Djilor fait 47 hectares et dispose aujourd’hui d’une délibération du conseil municipal de Fimela.

Un site qui est constitué selon Diéne Diokh, « d’un vaste espace aujourd’hui valorisé grâce au développement du tourisme de découverte. Une forêt bien entretenue par les populations à travers le groupement villageois : Sédar Diaga Senghor et cela en dépit de la sécheresse des années 1970  et l’avancée de la langue salée qui l’ont fortement affecté ». A Djilor Djidiack, le groupement villageois mène des actions de sauvegarde en parfaite synergie avec le comité de surveillance qui s’y s’active depuis plusieurs années tout en se consacrant non seulement au gardiennage mais également à travers des actions de reboisement et de régénération de certaines espèces comme le rônier, l’anacardier, entre autres comme nous l’a indiqué, Pierre Ngor Bakhoum, le président du comité villageois, composé d’hommes et de femmes. Pour dire que l’APAC de Koulou Ndig dont l’importance n’est plus à démontrer, compte tenu du succès qu’a connu certains projets et l’importance des superficies d’anciens sites de mangroves ainsi que des terres dégradées non encore réhabilitées, joue aujourd’hui une fonction agro-écologique dont il faut souligner, a été consolidée en plus de la conservation du patrimoine culturel.

Et, cela grâce au Fonds mondial, qui a permis essentiellement de réussir la sauvegarde des écosystèmes de la végétation et de l’environnement naturel. La forêt abrite aujourd’hui des espèces végétales comme : le kinkéliba (Combretum), le rônier (Borassus), l’anacardier (Anacardium), le cade, entre autres et des espèces animales comme le rat palmiste, le chacal, l’hyène, le lapin, nous renseigne Pierre Ngor Bakhoum, le président du comité de surveillance. Même si, l’on note certaines espèces en voie de disparition avec les effets de la pression anthropique sur les ressources naturelles du terroir de Djilor Djidiack.

Dégueule SAGNE

 

 

Sauvegarde de la Biodiversité culturelle: Le bel exemple des aires du patrimoine autochtone communautaire

Les Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (Apac) jouent un rôle important dans la conservation de la biodiversité par les communautés. Un bel exemple pour lequel le Programme de micro- financement du Fonds pour l’environnement mondial (PMF/FEM) à travers sa représentation au Sénégal soutient de fort belle manière l’existence non seulement, mais aussi l’identification, la promotion et la gestion de ces sites historiques – (avec En Relief)

« Nous avons entamé ce programme depuis 2016 dans le cadre de l’Initiative de soutien mondial aux Aires et territoires du patrimoine autochtones et communautaires (Icca-Gsi)», nous révèle Khatary Mbaye, le coordonnateur pays du programme de micro- financement du Fonds mondial pour l’environnement. C’est en marge de l’atelier national de formation des relais/facilitateurs, les 20 et 21 décembre 2023 à Dakar, en vue d’améliorer le suivi des Apacs. Avec comme objectif principal, de contribuer à améliorer l’efficacité de gestion de ces aires du patrimoine au Sénégal. Il faut souligner d’ailleurs que, l’intervention du Fonds mondial a permis non seulement l’identification de plusieurs Aires du patrimoine autochtone communautaire (Apacs) au niveau national mais également la création d’un réseau national dénommé : Association nationale des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire du Sénégal (Anatpac).

Mais pour autant, un bon suivi reste à faire malgré ce soutien et l’engagement des acteurs dans la dynamique d’amélioration du suivi de ces aires. Surtout que la maitrise des outils d’aide à la conception et au suivi-évaluation des projets reste entière. Tout comme aussi l’index de sécurité et de résilience, la matrice de gestion de l’information des projets et la méthodologie d’enregistrement et de transmission des informations dans les bases de données mondiales. Ainsi, la rencontre de Dakar a permis de passer en revue toutes ces questions. « C’est l’objet de notre rencontre ici à Dakar qui regroupe près d’une vingtaine de membres des aires du patrimoine autochtone communautaire (Apac) », nous explique Khatary Mbaye. Il revient sur la particularité de ces Apac qui selon lui, « ont des particularités à la différence des parcs et autres réserves naturelles. Car, ces Aires du patrimoine autochtone communautaire (Apac) sont gérées par les populations locales et jouent un rôle essentiel dans la conservation de la biodiversité par les communautés elles-mêmes ».

Elaboration d’un plan d’adaptation préconisée

La représentante de la direction des collectivités territoriales a salué l’initiative de cet atelier qui a-t-elle souligné, « a bien son importance surtout qu’on vient de sortir de la conférence des Nations- unies sur les changements climatiques ». Aujourd’hui, il convient de mieux prendre en compte les aires du patrimoine dans les politiques environnementales. Ceci, à travers l’élaboration d’un plan d’adaptation pour une intégration de ces aires du patrimoine autochtone dans les programmes nationaux. Car, il faut reconnaitre que créer une Apac est une bonne chose mais savoir la gérer est bien une autre affaire.

Pour autant, l’engagement des participants a été bien perçu par les initiateurs ce qui a permis d’entrevoir beaucoup de perspectives dans ce combat de sauvegarde des aires du patrimoine autochtone communautaire (Apac) et cela dans le cadre du développement endogène. Cet ancien forestier à la retraite Mamadou Goudiaby de Bignona, ne manque pas de nous confier selon lui, « les efforts qui sont abattus par les responsables des aires du patrimoine pour maintenir l’équilibre et tendre vers une ouverture ». C’est pour cette raison souligne-t-il, « que cette formation est venue à son heure pour mieux faire connaître la vocation des aires du patrimoine. La participation de tout un chacun a été magnifiée car comme vous pouvez le constater à travers même les interventions, l’impact des aires du patrimoine n’est plus discutable. Pour preuve, je vous renvoie aux objectifs de la convention sur la diversité biologique de 1992 ratifiée par notre pays mais qui peine à les respecter ou tout simplement serait fort clos en bilan n’eut été la prise en compte de cette nouvelle donne des Apac».

Par ailleurs, le pool d’experts dont les capacités ont été renforcées déterminera dorénavant, la place qu’il convient d’accorder aux aires du patrimoine autochtone communautaire dans la nomenclature des aires protégées au niveau national. Les participants à l’atelier ont beaucoup insisté sur le rôle extrêmement important que jouent les aires du patrimoine autochtone communautaire (Apac) surtout dans la conservation de la diversité bio culturelle, c’est-à-dire la diversité biologique d’abord à cause de ses ressources naturelles mais aussi la diversité culturelle qui a comme soubassement l’efficacité de la conservation qui est basée sur des pratiques traditionnelles, culturelles et autres. D’autant plus que, ajoute Mr Goudiaby, « c’est seulement au niveau des APACs où l’on peut parler de biodiversité car tous nos massifs forestiers sont en voie de dégradation avancée sauf les reliques de forêts édaphiques ou mangrove ». 

La reconnaissance juridique, une urgence

Aujourd’hui, la reconnaissance juridique s’impose d’elle-même du fait de l’importance de ces aires du patrimoine. Selon M. Goudiaby, « l’impact des APACs étant très positif au plan national comme mondial, du fait qu’elles constituent une réponse à la résilience aux changements climatiques, il est impérieux aujourd’hui qu’elles soient reconnues au plan juridique à l’image des aires marines protégées ». D’ailleurs, souligne l’ancien forestier, « cette préoccupation est déjà prise en compte dans nos recommandations et nous sommes en train de travailler dans ce sens. Et cette tâche a été confiée à nos instances de décision reconnues au niveau national comme l’Association nationale des aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire du Sénégal (ANATPAC), le réseau national des organisations communautaires pour l’environnement dans le Delta du Saloum, le centre ouest, le nord et le sud du Sénégal (RENOPE), le réseau de conservation de l’environnement de la Casamance et du Sénégal Oriental (RCECSO), qui sont en train de faire un travail remarquable à cet effet et pour preuve, une base de données sur les APACs existe déjà au Sénégal ».

Dans cette dynamique, d’ailleurs souligne El Hadji Maguette Diaw, le président de l’ANATPAC, « un projet de loi est en gestation et nous avons fait des propositions dans ce sens pour la prise en compte des aires et territoires du patrimoine communautaire. Il est clair, « qu’on ne crée par les APACs, on les reconnait. Tel est le leitmotiv qui sous-tend le plaidoyer des communautés gardiennes pour la reconnaissance juridique des territoires de vie, communément appelés APAC. En effet, les Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire sont, par excellence, des espaces dédiés à la  promotion et à la conservation de la biodiversité et des gènes qui y sont associés. Elles contribuent substantiellement à l’amélioration des conditions de vie des communautés par la fourniture de services éco systémiques ligneux et non ligneux et à leur résilience face au changement climatique.

Ces réservoirs de biodiversité sont le legs des aïeux qui, pour des raisons de sécurité alimentaire, culturelles, médicinales etc. ont, longtemps, été maintenus et entretenus par les communautés. Aujourd’hui le Sénégal compte vingt-six (26) APACs identifiées qui sont réparties sur tout le territoire national. Elles sont ainsi regroupées sous forme de consortium zonal suivant la logique du découpage éco géographique.  C’est pourquoi, selon le Directeur exécutif de l’Ong ADTR/GERT basée à Thiès, Abdoulaye Gueye, « cette formation nous a permis de mieux comprendre les mécanismes de remplissage des projets. Car, comme vous le savez, il y’a toujours des innovations comme c’est le cas pour cette année sur le remplissage de la matrice de recueil d’informations pour avoir accès aux populations et ceci nous réconforte beaucoup en ce sens qu’il nous permet de renforcer nos capacités et pouvoir mener des actions sur les Apac qui sont des zones que nos ancêtres nous ont légué et que nous n’avons pas le droit de laisser cela comme ça où à la jeunesse au risque de tout perdre. Donc, nous pensons qu’il faut essayer de faire revenir ce que nos ancêtres nous ont laissé au niveau des villages pour comprendre et mieux imprégner les gens surtout les populations sur les réalités de nos zones respectives. C’est cela l’objectif des Apac dont la terminologie est utilisée pour décrire les aires et les territoires qui sont des patrimoines des peuples autochtones et des communautés locales ».

Pour rappel, la première Apac au Sénégal est celle de Kawawana dans la commune de Mangagoulack en Casamance et en 2017, cinq (5) autres aires du patrimoine ont été identifiées. Il fallait aussi essayer en 2024 pour pouvoir quand même essayer de mener alors d’ouvrir d’autres zones au niveau du Sénégal et en même temps lancer le projet. Les principales recommandations sont liées à l’élaboration d’un règlement intérieur, la planification, vision et budgétisation pour éviter la dépendance tout en évoluant vers l’indépendance. Aujourd’hui, il convient de lier les APAC au terroir et inciter l’implication des politiques et autres personnalités influentes. Il faut aussi avoir en maitrise les sept (7) domaines d’intervention avec leurs critères en plus de disposer d’informations claires sur les différentes espèces végétales et animales pour pouvoir présenter un bon projet. Autres aspects à mettre en exergue, la bonne maitrise des outils d’aide à la conception et au suivi-évaluation des projets APACs par les acteurs locaux et plus particulièrement l’index de sécurité et de résilience, la matrice de gestion de l’information des projets et la méthodologie d’enregistrement et de transmission des informations dans les bases de données mondiales.

Réalisé par Mohamadou Sagne

Navétanes à Kamb: l’Asc Goulom vainqueur du trophée zonal

Par Bathie Ndiaye, Linguère

A l’instar de beaucoup de zones du département de Linguère, celle de Kamb a joué sa finale ce samedi. La manifestation sportive avait pour cadre le stade municipal de Kamb où le public s’est déplacé massivement pour assister aux deux finales qui s’y jouaient. En catégorie cadette, la finale opposait l’Asc de Kamb à celle de Goulom. En senior, Goulom était aux prises avec Ndiarno.

S’agissant de la petite finale (cadets), c’est l’Asc Kamb qui s’adjuge le trophée devant Gouloum à l’issue du temps réglementaire (0-0) ; mais les tirs aux buts a  départagé les deux équipes Kamb réussi 4 tirs contre Gouloum 2 tirs. Quant à la grande finale (Senior), c’est Goulom qui est sacrée championne au dépend de Ndiarno (0-0) après le temps réglementaire; en série des tirs aux buts, Gouloum enregistre 6 tirs contre 5 pour Ndiarno.

Le parrain Mamadou Ka dit ‘’Larousse’’, animé par un sentiment total, remercie le Tout Puissant d’avoir garanti le Fair-play des équipes finalistes. Il félicite l’équipe vainqueur Goulom en catégorie senior non sans encourager Ndiarno vaincue qui n’a pas démérité. Un autre sentiment de soulagement du parrain ‘’Larousse’’; car, selon lui, tout au long des rencontres sportives, l’on a noté la preuve de fair-play.

Le parrain ‘’Larousse’’ a soulevé quelques préoccupations notamment l’éclairage au stade municipal de Kamb. Mamadou Ka reconnaît les réalisations de l’État dans les domaines de la santé et de l’éducation, mais demande plus pour le bien-être des populations.

Le parrain Mamadou Ka gâte la jeunesse

Ainsi, en catégorie cadette, l’équipe vainqueur Kamb, a reçu 75 000 F Cfa, la perdante Gouloum reçoit 50 000 F Cfa. En senior, l’Asc Goulom vainqueur va avec une enveloppe financière de 150 000 F Cfa, un jeu de maillots et un ballon. L’asc Ndiarno vaincue reçoit 100 000 F Cfa, un jeu de maillots et un ballon.

Le parrain a déboursé une somme de 200 000 F Cfa pour appui à la zone et 25 000 F Cfa pour les arbitres. Mamadou Ka a mis à la disposition des Asc 6 jeux de maillots (4 pour les équipes finalistes) et 2 pour celles demies finalistes (Kamb et Mbayene Thiasde), un tableau pour les remplaçants, deux trophées et 6 ballons font partie des lots de récompenses du parrain.

Une innovation de taille, pour la première fois, avec le parrain Mamadou Ka, la zone de Kamb conduite par son président Ibra Niang, précise ce dernier, le meilleur gardien, le meilleur buteur et le  meilleur joueur sont récompensés.

Au regard des récompenses, il est permis de dire que le parrain Mamadou Ka n’a pas lésine sur les moyens pour gâter la jeunesse de Kamb.

Mamadou Ka plaide pour que le stade municipal de Kamb porte le nom de feu Abdoulaye Sow

Toujours profitant de l’opportunité, le parrain, a plaidé pour que le stade municipal de Kamb porte le nom de Feu Abdoulaye Sow qui fut un grand soldat de l’éducation, un pur produit du mouvement Navetanes, un serviteur dans la localité. Pour arriver à ça (baptiser le stade municipal de Kamb au nom de Feu Abdoulaye Sow), Mamadou Ka invite toute l’équipe municipale de Kamb à y penser afin d’honorer son vœu.

A rappeler que le parrain, n’a pas manqué de dire merci au maire de Kamb, Birame Ba, aux membres du comité directeur de la zone de Kamb, à la sécurité, à l’inspecteur Ousseynou Ba, au Secrétaire municipal de Kamb, Ballé Sow, aux populations de la collectivité territoriale de Kamb, aux membres de sa famille qui ont à l’unisson accorder leurs violons pour la réussite totale des finales.

 

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