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Maison Hapsatousy et Greentech Afrique: une avancée dans la valorisation des ressources territoriales au Sénégal

La Maison Hapsatousy et Greentech ouvrent leurs portes pour mettre en avant l’industrialisation et le partenariat avec le PAVART. Il s’agit, pour Mme Hapsatou Sy et ses collaborateurs, de valoriser les ressources territoriales.

Avec la mise en avant de l’industrialisation, une présentation en détail les installations et les initiatives de deux entités, notamment le partenariat avec le Programme d’appui à la valorisation des ressources territoriales (Pavart), un important événement s’est tenu ce jeudi 25 janvier 2024 à Dakar.

Dans cette Maison Hapsatousy qui est « surtout la maison des jeunes sénégalais », Mme Hapsatou Sy et ses partenaires ont entrepris depuis quelques moins des projets qui visent à soutenir l’industrialisation du pays. «Moi, à travers un rôle qui m’a été confié, celui d’être l’ambassadrice du Pavart (Programme d’appui à la valorisation des ressources territoriales), j’ai pour mission d’identifier des investisseurs qui vont investir dans des industries créatrices d’emploi pour nos jeunes et faire en sorte que ces derniers puissent avoir un avenir ; parce qu’il y a beaucoup de jeunes qui sont formés et qui n’ont pas de travail…», a relevé Mme Sy.

Face à la presse, elle dire que le Sénégal n’est pas pauvre parce qu’il a des jeunes, des ressources. A son avis, ce qui nous manque c’est la transformation industrielle. « Et si nous transformons industriellement notre pays, nous allons transformer l’avenir de nos jeunes. Ce qu’on dit n’est pas juste un discours, cest concret. On a commencé… Dans l’espace de trois mois on a signé des Cdi pour 100 jeunes payés comme ils doivent être payés », a rassuré Mme Hapsatou Sy.

L’événement est destiné à mettre en avant l’industrialisation, en présentant en détail les installations et les initiatives de ces deux entités, notamment le partenariat avec le Pavart visant à valoriser les ressources territoriales pour un développement durable.

De plus, cette occasion permettra de présenter nos efforts conjoints en matière de création d’emplois, ainsi que notre dispositif d’accompagnement dédié aux jeunes recrutés. L’usine et les ateliers, couvrant une superficie de 2000 mètres carrés, sont déjà le lieu de travail de près de 100 jeunes, témoignant de notre engagement en faveur de l’emploi des jeunes et du développement local.

Une usine et des ateliers, couvrant une superficie de 2000 mètres carrés, sont déjà le lieu de travail de près de 100 jeunes, témoignant de leur engagement en faveur de l’emploi des jeunes et du développement local. Cet événement marque un engagement des partenaires pour l’industrialisation, l’emploi des jeunes (notamment), le progrès et le développement durable.

 Avec son noble objectif de valoriser les ressources territoriales pour un développement durable, la Maison Hapsatousy et Greentech Afrique a convié les représentants des médias à une visite exclusive de leurs locaux situés sur la route des Mamelles. Cette occasion a permis de présenter leurs efforts conjoints en matière de création d’emplois, ainsi que son dispositif d’accompagnement dédié aux jeunes recrutés.

Une usine et des ateliers, couvrant une superficie de 2000 mètres carrés, sont déjà le lieu de travail de près de 100 jeunes, témoignant de leur engagement en faveur de l’emploi des jeunes et du développement local. Cet événement marque un engagement des partenaires pour l’industrialisation, l’emploi des jeunes (notamment), le progrès et le développement durable.

Installation d’un comité électoral à Linguère: L’Ex Dg de l’Aner appelle à l’unité de la coalition Bby

Par  Ch. S. NDONG

La campagne électorale doit démarrer dans deux jours. Les responsables la coalition Benno bokk yakaar (Bby) de la commune de Linguère ont mis en place une équipe soudée en perspective de la présidentielle du mois prochain. Réunis ce weekend, en présence de militants de l’Alliance pour la République (Apr) et des partis alliés, ils ont installé le comité électoral de la commune dans le consensus.

Le coordonnateur communal chargé des élections, Djiby Ndiaye ex-Dg de l’Aner, a fait savoir que les militants, sympathisants et responsables de Bby communal ont montré leur engagement et détermination pour mettre en place un comité électoral. Il remercie l’ensemble des militants et sympathisants de la coalition Bby de la commune. Ces responsables ont tenu une réunion, ce samedi, avec la participation active des différents responsables de l’Apr et des partis alliés.

La rencontre s’est déroulée sans heurts et le comité a été installé dans le consensus », a fait remarquer Djiby Ndiaye, le plénipotentiaire Bby à Linguère. A l’en croire, malgré l’ambition politique des uns et des autres, les militants et responsables ont tous pris que l’enjeu qui prévaut pour faire gagner le candidat Amadou Ba à l’élection présidentielle du mois prochain.

Sur ce, le coordonnateur communal du comité électoral, lance un appel aux membres de la coalition Bby d’unir leurs forces et de travailler main dans la main pour arriver à la victoire finale au soir du 25 février et dès le premier tour. «Je pense que, si nous mettons en avant l’intérêt général, l’intérêt des populations notre candidat passera au premier tour. Le processus s’est déroulé de façon démocratique, il y avait plusieurs postulants aux différents postes mais nous avons privilégié le consensus et cela a abouti à ce résultat que nous saluons à l’unanimité», renchérit Djiby Ndiaye.

Selon ce dernier, c’est le travail d’une équipe engagé et déterminé pour faire triompher le candidat de coalition. Nous remercions la présence des responsables de la commune en l’occurrence le DG de l’Anida, Alioune Lecor, de Papis Touré empêché mais représenté entre autres des jeunes et femmes qui ont fait une forte mobilisation pour participer à l’installation du comité communal chargé de l’élection présidentielle.

Pour les partisans du candidat Amadou Ba, le comité va démarrer ses activités dès le lundi. Cependant, l’ex Dg de l’Aner espère que la coalition Bby au niveau communal a un programme riche pour la campagne électorale et exhorte les sympathisants et militants à travailler en synergie pour une victoire éclatante du candidat Amadou Ba au premier tour.

 

 

Vol récurrent de bétail à Linguère: le Dg de Free Sénégal promet d’enrayer le phénomène

Par Bathie Ndiaye

Bientôt une solution pour amoindrir le phénomène reçurent du vol de bétail dans le département de Linguère zone par essence éleveur. Conscient de ce fléau (vol de bétail) qui hante le sommeil des populations, le Directeur général (Dg) de Free Sénégal Mamadou Mbengue en collaboration avec sa structure promet d’apporter la solution qui fera un grand bonheur des professionnels du bétail dans le Djoloff.

On ne le dira jamais assez, il a déclaré cela à Dahra Djoloff ce samedi lors d’une cérémonie de partenariat qui lie le ‘’Potidal Djoloff’’ une structure qui défend les intérêts du Djoloff l’entreprise Free Sénégal. Selon Mamadou Mbengue, certes beaucoup d’actions ont été entreprises par l’État du Sénégal pour lutter contre le vol de bétail, mais ces actions ne suffisent pas. Pour éradiquer le vol de bétail, dira-t-il, ce n’est pas seulement à l’État de porter l’action, il faut qu’elle soit aussi portée par l’ensemble des acteurs.

D’après Mamadou Mbengue, les propriétaires de cheptel doivent d’abord porter l’action en termes de sécurisation de leur patrimoine. Et l’État dans sa mission régalienne a le devoir d’assurer la sécurité des personnes des biens. Et ce dernier de dire qu’étant acteur économique compte apporter son savoir-faire professionnel, gage de trouver des solutions pour accompagner les populations.

C’est dans ce sens que son Entreprise (Free Sénégal) et lui ont pensé mettre sur pieds la géolocalisation un peu partout dans les pays du Nord ce en croisade contre le vol de bétail. Pour M. Mbengue, la géolocalisation permettra de suivre en temps réel le bétail.

Vu l’engagement de Free Sénégal face au vol récurrent de bétail dans le pays, le président de l’association de la langue alpular, Bouba Sire Ba magnifie le partenariat (Potidal Djoloff- Free Sénégal). «Cette jonction promet d’enrayer le vol de bétail qui est néfaste dans la société», a laissé entendre M. Ba pour qui avec la géolocalisation des bêtes va diminuer drastiquement le vol de bétail. Il a souligné qu’également ce partenariat va participer à la promotion de la langue alpular partout dans le pays.

Il faudra signaler la satisfaction totale du Dg de Free Sénégal, Mamadou Mbengue, au regard de l’accueil chaleureux et fraternel que lui a réservé la communauté alpular à Dahra Djoloff d’après ce dernier. En clair, précise M. Mbengue, Dahra Djoloff est une zone géographiquement économique pour le pays. Ainsi, sa présence dans la localité se justifie par l’extension du réseau et la présence commerciale dans le milieu.

Sénégal- Infrastructures Routières: Les chiffres du Pdt Macky Sall

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 24 janvier 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, S.E.M. Macky Sall. À l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté ses condoléances aux familles des victimes de l’accident de la route, survenu hier nuit entre Gossas et Diourbel, et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

Poursuivant son adresse, le Président de la République a particulièrement félicité et encouragé les joueurs et l’encadrement de l’équipe nationale de Football du Sénégal, les « Lions de la Téranga », pour leur brillante qualification aux 8èmes de finale de la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se déroule en République de Côte d’Ivoire.

Le Chef de l’Etat est par la suite revenu sur l’inauguration du Bus Rapid Transit (BRT), le 14 janvier 2024, en remerciant les autorités administratives, les maires et populations mobilisées, pour l’accueil chaleureux le long du trajet.

Il a également félicité le Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, l’Administration territoriale, les maires des communes traversées, le CETUD, l’AGEROUTE et la société d’Exploitation Dakar Mobility pour le travail remarquable effectué afin d’assurer la mise en service, dans les délais, du BRT : un moyen de transport moderne qui va faciliter les déplacements et améliorer le cadre de vie dans les départements de Guédiawaye et Dakar.

Le Président de la République a ainsi invité le Ministre des Transports terrestres à accélérer la restructuration des réseaux de transport dans la région de Dakar et à intensifier le processus d’actualisation du plan de circulation (des camions, bus, taxis, véhicules de tourisme, cyclomoteurs et autres) dans la capitale.

Abordant le développement et le financement durable de l’entretien routier, le Président de la République a notamment magnifié la réalisation, depuis 2012, de près de 3000 km de routes revêtues, de 7000 km de pistes aménagées, de 23 ponts et de 289 km d’autoroutes réceptionnées (ou en cours), sans compter les 200 km d’autoroutes dont le financement est acquis, concernant l’axe Tivaouane Saint – Louis. A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de renforcer les ressources à l’entretien du réseau routier classé et d’engager une évaluation pragmatique et une réflexion stratégique sur la doctrine financière appliquée au Fonds d’Entretien routier Autonome (FERA).

Le Chef de l’Etat a, enfin, demandé, au Ministre chargé des Infrastructures, d’accélérer la mise en œuvre du Programme Spécial de Désenclavement.-

Revenant sur la séance solennelle 2024 , de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal sur le thème « L’intelligence artificielle : enjeux éthiques et défis humains », qu’il a présidée, le 15 janvier 2024, le Chef de l’Etat a félicité les membres de l’Académie pour leur contribution majeure au développement éducatif, scientifique et technique du Sénégal.

Il a demandé au Premier Ministre d’asseoir le renforcement de l’institution qui s’érige, de par sa composition et des expertises membres, en véritable Conseil stratégique du Gouvernement sur les questions scientifiques et techniques.

Le Président de la République a, par ailleurs, invité le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique à finaliser, dans les meilleurs délais, le processus de validation inclusive, de la Stratégie nationale d’Intelligence artificielle, afin d’assurer de son financement rapide et son déploiement systématique.

Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat est revenu sur les sujets suivants : ● le succès et les enseignements de la Journée nationale de l’Equité, tenue le 16 janvier 2024: en félicitant la Ministre du Développement Communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Equité sociale et territoriale et l’ensemble des responsables de programmes impliqués pour les résultats exceptionnels obtenus, en termes de réalisations d’infrastructures et d’interventions sociales, dans toutes les communes et localités du Sénégal, matérialisant ainsi la politique d’inclusion. Le Président de la République a notamment invité le Gouvernement à finaliser le projet de loi d’orientation de la Protection sociale et la mise en place de la Caisse Autonome de Protection sociale Universelle (CAPSU).

La préservation du Patrimoine historique de Saint- Louis : en demandant aux Ministres en charge de la Culture et du Patrimoine historique, de l’Urbanisme et des Domaines, de prendre toutes les mesures requises, en liaison avec la commune de Saint- Louis, pour protéger les sites et monuments nécessaires à la préservation du classement de l’île de Saint- Louis dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

  • le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale ; ● le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur la situation d’exécution budgétaire ; ● le Ministre, auprès du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, chargé de la Bonne gouvernance et de la Promotion des Droits humains a fait une communication sur la préparation du Forum national sur les droits humains et de la bonne Gouvernance.

Touba : Quand Amadou BA se recueille au Mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba

En marge de sa visite qu’il effectue dans la ville sainte de Touba, le Premier Ministre Amadou BA s’est rendu à la Grande Mosquée de Touba pour y effectuer son Ziar. Il a été accueilli dans la sobriété par l’imam de la Mosquée.

Par la suite, le Chef du Gouvernement s’est dirigé vers le mausolée de Cheikh Ahmadou  Bamba pour s’y recueillir. Après ces moments pleins de solennité, Amadou Ba a visité le « Daray Kamil» où il a été chaleureusement accueilli par les « Kourels » des « Khassidas ».

Après ces moments de recueillements et de ferveur, le Premier Ministre a continué ses Ziars aux chefs religieux de la cité du mouridisme.

(Avec En Relief)

 

Dahra Djoloff étrenne son centre d’incendie et de secours…

Le ministre maire Samba Ndiobène Ka loue une maison et paie un million de F Cfa le mois pour loger les sapeurs- pompiers

Par Bathie Ndiaye

Conscient de la protection des personnes et de leurs biens dans sa commune, le ministre de l’Agriculture de l’Equipement rural et de la souveraineté alimentaire non moins maire de Dahra Djoloff a magnifié les efforts du Chef de l’État Macky Sall qui a mis à la disposition de sa population d’un centre d’incendie et de secours. La cérémonie d’installation des éléments s’est déroulée en présence des autorités administratives, politico-religieuse et coutumières.

On ne le dira jamais une occasion pour le maire de la commune de Dahra Samba Ndiobene Ka de rendre un vibrant hommage à S.E. le Président de la République Macky Sall qui vient d’enlever une épine des pieds des populations.

Selon le ministre maire Samba Ndiobéne Ka, cette brigade de sapeurs- pompiers va renforcer les services de secours des populations. Poursuivant l’édile de Dahra:  «L’installation d’un Centre principal d’incendie et de secours au niveau de Dahra  traduit l’expression politique du Président Macky Sall de répondre à l’impérieuse nécessité d’assurer la prise en charge effective et immédiate des préoccupations légitimes des populations», a déclaré le ministre Samba Ndiobène Ka.

Selon toujours l’édile de la ville de Dahra Djoloff, cette brigade de sapeurs-pompiers composée d’une trentaine d’éléments avec toute la logistique adéquate participe au renforcement de la sécurité civile et de la lutte contre les incendies et autres catastrophes.

En attendant l’achèvement des travaux de construction de la brigade des sapeurs-pompiers, le premier magistrat de Dahra a loué une maison qu’il paie un million de nos francs par mois pour loger les sapeurs-pompiers pour une bonne prise en charge des populations sur le plan sécuritaire.

Il faudra le signaler que naturellement en cas de catastrophe, les autorités locales et populations se misaient sur les services des sapeurs-pompiers de Linguère une ville distante de 45 km de Dahra Djoloff.

Vu le travail effectué à chaque fois auprès de ses administrés, les populations de la ville de Dahra Djoloff à l’unanimité remercient vivement leur Maire Samba Ndiobène Ka qui n’a ménagé aucun effort pour l’émergence de Dahra Djoloff.

« Forces paysannes » pour un scrutin présidentiel apaisé: Aliou Dia invite tout un chacun à faire preuve de patriotisme

Par Bathie Ndiaye, Linguère

Alors que le conseil constitutionnel a fini de publier la liste définitive, les candidats retenus ont droit à participer à l’élection présidentielle du 25 février prochain. Ainsi, le marabout Serigne Aliou Dia, par ailleurs président des Forces paysannes au plan national et maire de la cité religieuse de Mbeuleukhe, invite les sénégalais à faire preuve de patriotisme pour un scrutin présidentiel apaisé.

L’édile de Mbeuleukhe de rappeler que chaque sénégalais doit savoir qu’un seul Président sera élu et que le Tout Puissant l’a déjà choisi. Serigne Aliou Dia a évoqué l’inutilité de mobiliser les jeunes et les femmes pour des élections dans le calme.  «Que les sénégalais sachent que c’est un problème qui ne peut être réglé que par des cartes», a-t-il précisé. Comme conseil, le marabout de donner: «le jour J que chacun prenne sa carte électeur et aille tranquillement voter pour qui il veut et rentrer  puis attendre la proclamation des résultats». Ainsi, le maire de Mbeuleukhé a sollicité une campagne électorale civilisée à l’issue de laquelle le meilleur sera élu et considéré comme le Président de tous les sénégalais.

A signaler que le président des Forces paysannes, porte-parole de la famille Dia de Mbeuleukhe s’exprimait en marge de la 108ème édition du Gamou annuel de Mbeuleukhe vécu ce samedi 20 janvier 2024.

Profitant de l’occasion, le leader national des Forces paysannes a déclaré que la campagne agricole se déroule timidement compte tenu de la facture très salée que l’Etat du Sénégal doit aux opérateurs économiques. A en croire l’ancien parlementaire, ce sont ces derniers qui vont dans les points de collecte les plus reculés pour prendre les graines et venir aux centres de groupages des usines pour les écouler.

Dans la foulée, si les opérateurs économiques demandent une ardoise de 71 milliards alors que l’État fournit un effort pour donner 15 milliards ce qui fait un gap très important a déploré Aliou Dia. Toutefois, selon le patron des forces paysannes, l’État ne tardera pas à prendre toutes les dispositions nécessaires afin que la campagne agricole se poursuive avec un rythme normal au grand bonheur des producteurs et opérateurs.

L’édition 2024 du Gamou annuel de Mbeuleukhe aura permis au porte-parole de la famille Dia (Serigne Aliou Dia) de soulever une demande sociale des populations à savoir la construction du poste de la localité, voire même son érection en district, vu la forte concentration des populations à Mbeuleukhe et des villages que polarisent la commune.

D’après Aliou Dia, l’espoir est permis car l’entreprise CSE qui construit la route Dahra-Mbeuleukhe a promis de bâtir le dit poste de santé. Néanmoins, il a remercié S.E. le Président Macky Sall, son Premier ministre Amadou Ba, l’opérateur économique Maarame Sall. «Bref, tout ce qui ont contribué à la réussite du Gamou annuel de Mbeuleukhe de 2024 qui a battu le record de mobilisation et de participation», a souligné le maire. Ce qui a plu également à Aliou Dia c’est le démarrage des travaux de la route Dahra-Mbeuleukhe longtemps restée une vieille doléance et qui est devenue une réalité.

 Le parrain de la 108ème édition du Gamou annuel de Mbeuleukhe est Feu El Hadji Baba Boydo Sall père du célèbre opérateur économique, l’homme politique Maarame Sall et président du mouvement ‘’Aujourd’hui Pour Demain (APD)’’. Très satisfait de la famille Dia de Mbeuleukhe qui a choisi son père comme parrain de l’édition 2024 du Gamou, Maarame Sall dira que cela lui fait un grand plaisir et que tout le Djoloff, toute la population de Mbeuleukhe, est fière car El Hadji Baba Boydo Sall fut un père vénérable vu sa générosité, ses biens faits qui continuent à demeurer dans ce bas monde.

A en croire, Maarame Sall est accompagné d’une très forte délégation issue de son mouvement APD fort de 87 cellules composées d’hommes et de femmes qui font de lui un leader politique à Dahra Djoloff. S’agissant de l’élection présidentielle qui se profile à l’horizon, l’opérateur économique Maarame Sall appelle au calme et à la sérénité pour une élection présidentielle transparente et apaisée. A l’image du Prophète Muhammad (Psl), Maarame Sall invite tous les acteurs politiques sénégalais, du pouvoir comme de l’opposition, à œuvrer pour la paix durant la présidentielle du 25 février prochain.

 

Inauguration du Brt : 121 bus pour desservir Dakar et sa banlieue…

Le Chef de l’État a procédé ce dimanche 14 janvier à l’inauguration du Bus rapid transit (Brt) qui va convoyer 300.000 passagers par jour. Le président Macky Sall a donné le coup d’envoi de cet ambitieux projet d’un coût de 419 milliards de nos francs hier après-midi pour l’amélioration de la mobilité de Guédiawaye à Dakar. Le ministère des Transports et ses démembrements notamment le Cetud ont mis en œuvre toutes les mesures appropriées garantissant le succès de cette journée historique.

(Avec En Relief)

Ce dimanche 14 janvier 2024 marque un autre renouveau dans le système de transport de masse, avec l’inauguration du Bus rapid transit (Brt) qui va desservir plusieurs quartiers entre Dakar et Guédiawaye.

Première étape de l’inauguration effectuée par le président Sall: le centre d’opération et de commandement du Brt de Gadaye bâti sur 6 hectares avec une architecture moderne composée d’un poste névralgique de communication entre les bus et le centre, de deux parkings souterrains à deux niveaux, d’un centre de maintenance préventive et curative du Brt, d’une zone de remisage pour recharger les bus électriques avec notamment 13 postes satellites avec 175 bornes de rechargement.  Et ce projet qui fait preuve d’une grande résilience porte les empreintes de l’Ageroute qui a été la maîtresse d’ouvrage de ce centre ultramoderne. De se réjouir grandement son Directeur général.

« Nous sommes aujourd’hui au niveau du centre d’opération et de maintenance communément appelé le dépôt de Gadaye qui est une des composantes du Brt, ce projet emblématique que vous avez eu le privilège de piloter jusqu’ici. Et nous sommes aujourd’hui le 14 janvier jour de démarrage de ce projet-là.  Ça s’étend sur un couloir de 18 kilomètres 300 et qui concerne 2 départements, le département de Guédiawaye et le département de Dakar. Là où nous sommes, c’est le centre d’opération et de commandement bâti sur 6 hectares avec une architecture moderne pilotée par des sénégalais. Là où vous avez dévoilé la plaque, c’est le bâtiment administratif où nous avons les locaux de Dakar mobilité l’opérateur qui a été choisi pour assurer l’opération du Brt », a indiqué Mamadou Ndao directeur général de l’Ageroute.

Une occasion pour le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains durables (Cetud) Thierno Birahim Aw, d’éprouver un sentiment du devoir accompli en se mettant en action depuis que le chef de l’Etat a donné les orientations pour la mise en œuvre du joyau.

« Comme vous le savez, nous traversons les zones plus densément peuplées et congestionnées de la capitale et avec ce mode de transport, nous allons diviser le temps de transport par deux en offrant mille emplois aux jeunes et aux femmes qui vont constituer 35% de ces emplois. Nous avons tenu compte de la résilience aux changements climatiques avec un investissement important sur le volet assainissement, c’est quasiment 15% pour l’infrastructure. Avec ce véhicule nous réglons pas mal de questions d’inondations le long du couloir. Le Brt n’est qu’un pretexte pour aller plus loin parce que c’est l’ambition du Pse », a souligné le directeur général du CETUD Thierno Birahim Aw.

Etape suivante: le périple inaugural parti de la gare de Guédiawaye où les autorités, à bord du Brt, se sont rendues aux Parcelles Assainies où là aussi, elles se sont arrêtées pour saluer le public avant poursuivre le trajet pour s’arrêter à nouveau à la station de Khar Yalla et de liberté 1 pour communier également avec les populations avant de terminer le voyage inaugural à la place de l’obélisque qui a accueilli la cérémonie officielle présidée par le chef de l’Etat.

Pour rappel, le Brt qui est l’un des projets phares de l’Etat du Sénégal, constitue un système de transport de masse capable de convoyer jusqu’à 300.000 passagers par jour partira de Guédiawaye, en banlieue, passera par les Parcelles Assainies, Grand Yoff, le rond-point Liberté VI, Sacré-Cœur, le boulevard Général de Gaulle, les allées Papa Gueye Fall, entre autres, point desservis, avant d’arriver à la gare de Petersen.

Les véhicules articulés au nombre de 121, sont d’une grande capacité d’accueil, pouvant convoyer jusqu’à 150 passagers par car.

 

 

 

L’Afrique du Sud au secours de la Palestine; le renversement du monde (Par Edwy Plenel)

L’Europe et sa projection nord-américaine se revendiquent d’une universalité des droits humains que leurs actes n’ont cessé de contredire. Face à leur inaction devant la destruction de la Palestine par l’État d’Israël, c’est l’Afrique du Sud qui, aujourd’hui, défend cet universel.

La requête de l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice (CIJ) des Nations unies contre l’État d’Israël, sur le « caractère génocidaire » de sa guerre contre les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza, n’est pas seulement un événement juridique sans précédent.

Elle marque un renversement géopolitique : tandis que tous les peuples du monde constatent, à travers la tragédie palestinienne, l’usage à géométrie variable par l’Europe et les États-Unis d’Amérique des valeurs universalistes dont ils se réclament, c’est un pays emblématique des causes émancipatrices du tiers-monde, anticoloniales et antiracistes, qui en reprend le flambeau.

Il suffit de lire l’exceptionnel document produit par la diplomatie sud-africaine et d’écouter l’exposé (voir ci-dessous, d’autant que nos médias audiovisuels ne l’ont guère relayé), jeudi 11 janvier, de ses arguments devant la CIJ pour prendre la mesure de l’éclipse intellectuelle d’un continent, le nôtre, dont les États-nations ont si longtemps prétendu dire, codifier et imposer le bien, le juste et le vrai.

Car, en temps réel et sous le regard du monde entier, face au martyre de Gaza, ils n’ont rien dit – ou si peu : quelques appels hypocrites à la retenue – et rien fait – ou pis:fait tout le contraire en livrant massivement et tout récemment encore, à l’instar des États-Unis, armes et munitions à Israël.

Rien dit et rien fait quand la population de l’un des territoires les plus densément peuplés de la planète est attaquée par l’une des armées les plus puissantes au monde, celle de l’État qui l’assiège après l’avoir occupé, dans une campagne de bombardements la plus intensive de l’histoire militaire moderne.

Pire qu’Alep en Syrie, pire que Marioupol en Ukraine, pour s’en tenir à deux références contemporaines qui mettent en cause la Russie, mais proportionnellement pire aussi, en intensité, que les bombardements alliés sur l’Allemagne nazie.

Une punition indiscriminée

Par les actes de son armée comme par les paroles de ses dirigeants, c’est bien un peuple qu’a ciblé l’État d’Israël dans sa riposte vengeresse à l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas et à ses massacres de civils israéliens. Loin d’une réplique proportionnée, c’est une punition indiscriminée qui a été mise en œuvre contre une population à raison de son origine, de son identité, de sa culture, de son histoire.

C’est le peuple palestinien de Gaza, et, à travers lui, l’idée même d’une Palestine viable, d’une vie et d’une existence sous ce nom, avec ce qu’il charrie de sociabilité et de citoyenneté, qui a été désigné comme le coupable qu’il fallait châtier, sans discernement aucun.

Et ceci, de façon explicite au premier jour, par la voix du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou lui-même, appelant à une guerre sainte en faisant référence à Amalek, ce peuple que, dans la Bible (I Samuel XV, 3), Dieu ordonne d’exterminer – « Tu ne l’épargneras point, et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes ».

Ce que la Palestine dit au monde 26 décembre 2023 Gaza, où meurt notre humanité 7 décembre 2023.

En à peine trois mois de guerre, on compte déjà des dizaines de milliers de morts, de disparus et de blessés, des civils pour l’essentiel, en majorité des enfants et des femmes.

Tout un monde a été détruit à jamais, les habitations et les hôpitaux, les lieux de vie et de culte, les écoles et les universités, les administrations, les magasins, les monuments, les bibliothèques, les cimetières même.

« Aucun endroit n’est sûr à Gaza », n’a pas hésité à affirmer le secrétaire général des Nations unies António Guterres, le 6 décembre 2023 dans sa lettre solennelle au Conseil de sécurité.

Depuis, les humanitaires des ONG et les agences de l’ONU ne cessent d’alerter sur l’eau polluée, le risque de famine, la misère incommensurable et le désespoir infini, bref la destruction sans retour d’une partie de la Palestine occupée.

Sinistre retournement : l’État dont la légitimité initiale est fondée sur la conscience du crime de génocide commis contre les Juifs par le nazisme et ses alliés est aujourd’hui confronté à l’accusation de le reproduire contre les Palestiniens.

Dans la Convention de 1948 invoquée par l’Afrique du Sud, le crime de génocide désigne des actes «commis dans l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel ». Rafaël Lemkin, l’inventeur du mot – du grec genos et du latin cide –, le définissait comme « un complot visant à annihiler ou affaiblir des groupes d’ordre national, religieux ou racial ».

Le débat juridique sera mené au fond mais, dans l’immédiat – et c’est l’enjeu de la procédure d’urgence devant la CIJ –, il s’agit d’interrompre au plus vite un processus d’annihilation, d’épuration, d’expulsion, d’effacement et de destruction des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza qui a des caractéristiques génocidaires.

Comme l’ont tragiquement rappelé les génocides commis au Rwanda en 1994 et en Bosnie en 1995, ce n’est en rien relativiser l’unicité de la Shoah, ce plan concerté par le régime nazi d’une extermination industrielle de millions d’êtres humains, que d’entretenir une vigilance universelle sur la répétition, dans d’autres contextes et sous des formes différentes, de cet incommensurable crime de l’humanité contre elle-même.

Mais l’histoire retiendra que les puissances qui incarnent l’Occident, cette réalité politique née de la projection de l’Europe sur le monde, alors même qu’elles se font gloire d’avoir proclamé l’universalité et l’égalité des droits, se sont dérobées à cette vigilance en abandonnant la Palestine à son triste sort. À travers l’audace sud[1]africaine, ce sont dès lors les peuples et les nations ayant pâti de cette appropriation dominatrice de l’universel par les puissances occidentales qui s’en font aujourd’hui les meilleurs défenseurs. Qui, en somme, rappellent à l’Europe la promesse qu’elle a trahie.

« Si nous voulons répondre à l’attente de nos peuples, il faut chercher ailleurs qu’en Europe » : ce sont presque les derniers mots des Damnés de la terre (1961), cet essai de Frantz Fanon qui, depuis sa parution, a fait le tour de la planète, et ils peuvent se lire comme la prédiction du renversement qui, aujourd’hui, s’accomplit. Cet appel à « changer de bord» revendiquait une échappée émancipatrice dans la quête d’un humanisme véritable, où le souci de l’humanité ne soit plus éclipsé par les intérêts de nations dominatrices ou par les identités de peuples conquérants. Dans le sillage du Discours sur le colonialisme (1955) de son compatriote martiniquais Aimé Césaire, Les Damnés de la terre magnifiait un universalisme véritable, sans nation propriétaire, sans frontière identitaire.

« Qu’il me soit permis de découvrir et de vouloir l’homme, où qu’il se trouve », avait écrit Fanon en conclusion de son premier livre, Peau noire, masques blancs (1952), où il rappelait cette mise en garde de « [son] professeur de philosophie, d’origine antillaise : “Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille, on parle de vous” », avec ce commentaire : « Un antisémite est forcément négrophobe. » En exergue d’un des chapitres, il avait placé ces mots d’Aimé Césaire : « Il n’y a pas dans le monde un pauvre type lynché, un pauvre homme torturé, en qui je ne sois assassiné et humilié. »

L’Europe s’est refusée à toute humilité, à toute modestie, mais aussi à toute sollicitude, à toute tendresse.

Le droit international est la traduction juridique de cet humanisme essentiel. Un humanisme dont Fanon, une décennie plus tard, celle des guerres coloniales françaises, du Vietnam à l’Algérie, constatait rageusement que l’Europe l’avait renié.

«Quittons, écrit-il alors dans Les Damnés de la terre, cette Europe qui n’en finit pas de parler de l’homme tout en le massacrant partout où elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde. […] L’Europe s’est refusée à toute humilité, à toute modestie, mais aussi à toute sollicitude, à toute tendresse. Elle ne s’est montrée parcimonieuse qu’avec l’homme, mesquine, carnassière homicide qu’avec l’homme. Alors, frères, comment ne pas comprendre que nous avons mieux à faire que de suivre cette Europe-là. »

Dans ce réquisitoire où il dresse l’Europe contre elle-même, Fanon en brandit la promesse trahie pour mieux revendiquer un dépassement qui, enfin, l’accomplisse. Cette Europe qui a proclamé l’égalité naturelle, puis édicté l’universalité des droits, piétinait et saccageait l’une et l’autre par le colonialisme et l’impérialisme, les déniant aux peuples et aux humanités qu’elle opprimait et exploitait.

Poison mortel

Et c’est cette imposture dévastatrice que la longue injustice faite à la Palestine par l’occupation et la colonisation de ses territoires depuis 1967, la ségrégation et la discrimination de son peuple qui en découlent, ont perpétuée jusque dans notre présent, diffusant au sein même de la société israélienne un poison mortel pour les idéaux démocratiques dont témoigne l’ascension de forces juives d’extrême droite, aussi racistes que le sont des antisémites.

La résonance actuelle de ce livre-manifeste prouve que l’espérance internationaliste et humaniste de la décolonisation n’est pas une vieillerie révolue, mais toujours une promesse active. Paru quelques jours avant le décès de son auteur, qui avait épousé la cause indépendantiste algérienne, Les Damnés de la terre fut publié fin 1961, soit l’année même où Nelson Mandela, renonçant à la stratégie non violente de l’ANC sud-africaine face au régime d’apartheid, alla s’entraîner à la lutte armée auprès du FLN algérien dans ses bases clandestines au Maroc, quelques mois avant son arrestation le 5 août 1962.

Mais la résonance va encore au-delà : l’apartheid, régime de ségrégation raciale, fut institué en 1948, l’année où, à la fois, fut adoubée par les Nations unies la création de l’État d’Israël, proclamée la Déclaration universelle des droits de l’homme et approuvée la Convention sur le génocide.

Les principes, valeurs et droits fondamentaux qu’invoque l’Afrique du Sud face aux actes de l’État d’Israël à Gaza ne valent pas seulement pour la Palestine.

Relire Frantz Fanon, c’est donc prendre la mesure de ce qui se joue pour notre futur autour de ce que la Palestine dit au monde depuis que son droit à exister en tant qu’État souverain lui est dénié, alors qu’avec Yasser Arafat à sa tête, elle a fini par concéder ce droit à l’État d’Israël, malgré l’expulsion – la Nakba – dont une partie de son peuple a été la victime en 1948. Qui, aujourd’hui, va sauver l’universalité et, surtout, l’universalisable – au sens d’un partage et d’une solidarité – des droits, de la justice et de l’égalité, échappant ainsi à leur appropriation prédatrice par des États, des peuples et des nations qui se prétendent propriétaires légitimes d’un universel au point de s’autoriser à le contredire et à le bafouer dès que leurs égoïsmes, notamment économiques, sont en péril ?

L’Afrique du Sud apporte la réponse devant la Cour de La Haye : l’origine ne protège de rien, il n’y a pas d’universel dont telle nation, civilisation, culture, etc., aurait le monopole ou le privilège, il n’y a que de l’universalisable qui se joue à chaque épreuve concrète où le sort d’une humanité particulière – agressée, persécutée, violentée, discriminée, effacée, exterminée, etc. – met en péril celui de l’humanité tout entière. Rigoureusement juridique sur le terrain du droit international, cette requête devant la CIJ pose la question politiquement décisive de l’universalité sans frontières des valeurs supranationales dont se réclament, du moins sur le papier, les États[1]nations de notre continent et l’Union européenne qui les regroupe.

Les principes, valeurs et droits fondamentaux qu’invoque l’Afrique du Sud face aux actes de l’État d’Israël à Gaza ne valent pas seulement pour la Palestine. Ils valent, au même instant, pour l’Ukraine victime d’une guerre d’agression de l’impérialisme russe, avec son cortège de crimes de guerre et contre l’humanité – et ce rappel vaut pour les dirigeants sud-africains qui, à ce jour, n’ont pas condamné Moscou. Mais ils valent aussi pour le peuple de Syrie, hier et toujours martyr du régime dictatorial qui l’opprime avec l’appui de l’Iran et de la Russie. De même qu’ils valent pour les Ouïghours, ce peuple turcophone majoritairement musulman persécuté par la Chine au Xinjiang. Tout comme ils valent pour tous les peuples qui subissent le joug de pouvoirs étatiques dont l’apparent soutien à la cause palestinienne sert de diversion par rapport au sort inique qu’ils leur imposent, de l’Iran à la Turquie, sans oublier les absolutismes monarchiques qui règnent sur la péninsule arabique.

Il n’est d’humanisme qu’internationaliste. C’est ce que signifiait Nelson Mandela en disant sa reconnaissance envers le peuple palestinien pour son aide dans le combat contre l’apartheid : « Nous savons très bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens », confiait-il. À l’inverse, l’indifférence de la plupart des dirigeants européens envers le sort de la Palestine met en péril l’idée que l’Europe se fait d’elle-même, de ses valeurs et de ses principes.

Que pourra-t-elle dire demain face à des violations du droit international qui l’alarment ou la menacent, à l’instar de la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, après n’avoir pas su venir au secours de la Palestine ? Comment osera-t-elle faire la leçon à d’autres puissances, autoritaires et impérialistes, qui rejettent tout droit supranational pouvant contrarier leurs ambitions quand elle n’a pas su le défendre face à l’État d’Israël, voire quand elle y a tout simplement renoncé par la voix de certains de ses responsables assumant un soutien « inconditionnel » à cet État, quels que soient ses actes ?

Il y a un peu plus d’un an, le 13 octobre 2022, Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne et haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, prononçait le discours d’ouverture de la nouvelle Académie diplomatique européenne à Bruges.

« L’Europe », a-t-il alors expliqué non sans fierté, « est un jardin » où « tout fonctionne », « la meilleure combinaison de liberté politique, de prospérité économique et de cohésion sociale que l’humanité ait pu construire ». À l’inverse, s’inquiétait-il, « la plus grande partie du reste du monde est une jungle, et la jungle pourrait envahir le jardin ». « Les jardiniers [européens] doivent aller dans la jungle, recommandait-il alors. Les Européens doivent être beaucoup plus engagés avec le reste du monde. Sinon, le reste du monde nous envahira, de différentes manières et par différents moyens. »

À l’aune de Gaza ravagé et de la Palestine meurtrie, où est le jardin, où est la jungle ? Et où sont passés ces officiels « jardiniers » européens qui, ces derniers mois, ont déserté le souci du monde et de l’humanité ? Loin de nous être étrangère, la jungle prolifère par les aveuglements de la conquête et de la puissance, de l’exploitation et de la domination. Quant au jardin, aussi propre soit-il en apparence, il peut être le terreau des pires barbaries, celles qui, au nom d’identités, d’origines, de civilisations se croyant supérieures à d’autres, mènent au crime de génocide.

Edwy Plenel

Mediapart.f

Hommage à François Malick N’DOUR : Quand le Président de AIDE Ngohé exprime sa gratitude à la presse sénégalaise

 L’Association Internationale pour le Développement et l’Éducation de Ngohé (AIDE Ngohé), en partenariat avec la Fondation du Port Autonome de Dakar, la Fondation SONATEL, et tous nos partenaires privés, ont organisé le 25 novembre 2023 l’inauguration du lycée de Ngohé Ndoffongor sous la présidence du Ministre de l’Éducation Nationale, Dr. Cheikh Oumar ANNE, et en présence de la marraine Mme Amélie MBAYE, grande actrice et de plusieurs invités de marques.

Cette cérémonie d’inauguration a été aussi celle de la Commune de Tattaguine, du Département de Fatick, voire de la Région de Fatick. En témoigne, les présences de Madame le Gouverneur, du Préfet, du Sous-préfet et du Maire.

Le président de l’Association Internationale pour le Développement et l’Éducation de Ngohé (AIDE Ngohé), Monsieur François Malick N’DOUR  ancien Directeur Exécutif de la Confédération Internationale Francophone Sport et Culture, le Professeur Damien SENE et Monsieur Mamadou DIOUF ont prononcé un discours chaleureux de gratitude.

Ce 25 novembre a conforté l’association AIDE Ngohé dans sa démarche et surtout dans sa certitude que rien ne peut être réalisable en dehors de l’éducation, qu’elle soit académique, sportive ou culturelle.

AIDE Ngohé est un exemple, comme l’ont dit tous les intervenants, partenaires et amis, à leur tête Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale ainsi que les représentants de la Fondation du Port Autonome de Dakar et la Fondation SONATEL. AIDE Ngohé est un modèle national à suivre !

Par la voix de ces trois représentants du bureau exécutif AIDE Ngohé remercie très chaleureusement l’ensemble de la presse sénégalaise, nationale, locale, télévisuelle et  écrite qui a abondamment transcrit cette journée mémorable. Une mention spéciale à la RTS qui a convié le Professeur Damien SENE dans sa matinale «KENKELIBAA».

« AIDE Ngohé espère que ceci n’était que le début d’une solide et pérenne collaboration avec toute la presse sénégalaise… Cette collaboration pourrait se faire autour de notre Commission Communication à travers votre collègue Cheikh Seck NDONG et Madame Jeanne Pia Malick SÉNE Présidente de cette commission », a souligné le président de AIDE Ngohé qui a exprimé ainsi leur gratitude infinie.

Et… François Malick Mandé N’DOUR nous a quitté le jeudi 11  janvier 2024. Que le Tout Puissant l’accueille au Paradis. 

 

 

 

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