vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 172

Gouvernement scolaire: Le CEM Tamba Commune 1 à l’école

Par Demba Sidibé

Le leadership, le développement personnel et les techniques de communication a été au centre des discussions   avec les membres du Gouvernement Scolaire (GS) et les professeurs principaux du Collège Tamba commune 1. Une rencontre de partage dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’éducation « A l’école en toute sérénité » grâce au soutien financier de Kinderpostzegels de l’équipe d’Enda Jeunesse Action.

Il a été constaté que de plus en plus les enseignant.e.s éprouvent des difficultés à gérer les grands groupes ce qui pourrait amener plusieurs enfants à abandonner parce que n’étant bien pris en charge au cours des enseignements/apprentissages », a dit madame Diallo Adjaratou Bâ, cheffe d’équipe d’Enda Jeunesse Action de Tambacounda. Ainsi, poursuit-elle, « le bureau de Tambacounda a conduit une recherche action sur la mise en place et le fonctionnement d’un Gouvernement Scolaire », d’où, la tenue de cet atelier qui est organisé pour partager ces résultats en vue de sa validation par les parties prenantes.

Tambacounda a organisé dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’éducation. «A l’école en toute sérénité » grâce au soutien financier de  Kinderpostzegels, l’équipe d’Enda Jeunesse Action de Tambacounda a organisé ces séries d’atelier dans  les trois axes que sont l’éducation, la participation et la résilience Pour la cheffe d’équipe, Adjaratou Bâ il s’agit de restituer les résultats de la recherche action avec les parties prenantes, de partager ces résultats mais aussi de faire valider le rapport de la recherche action et d’adopter la fiche technique de la mise en place d’un GS.

Au chargé de projet de Enda Jeunesse Action de Tambacounda, Bangaly Diallo, de rappeler que le Projet « A l’école en toute sérénité » avec Kinderpostzegels, compte accompagner le processus de pérennisation et capitalisation des acquis avec un accent sur l’autonomisation des enfants. Les trois axes majeurs ciblés sont l’éducation, la participation et la résilience. Il s’agit de maximiser le potentiel des enfants pendant la durée de leur scolarité. »

Une occasion pour Papa Hamidou Ndiaye, président de ce gouvernement scolaire, de se satisfaire d’une telle rencontre « qui est un véritable moment de partage d’expériences notamment sur le leadership. Ce qui nous aidera à bien gérer ce gouvernement. Il s’agit pour nous, de promouvoir la bonne gouvernance et l’éducation citoyenne tout en associant l’ensemble des élèves à la vie de l’établissement. Ce qui nous permet alors d’ouvrir l’école à son milieu, comme le veut le gouvernement scolaire ».

Ce qui a permis à Omar Ibn Khatab Cissé, coordonnateur de ce gouvernement scolaire de rappeler l’objectif principal d’un gouvernement scolaire qui est de développer le sens de la solidarité et de la démocratie, le respecter des règles sociales, civiques et morales. Il s’agit aussi de pouvoir s’exprimer et communiquer, s’impliquer dans les organes de gestion, de concertation et de décision. Il fait savoir que cet atelier « va apporter beaucoup de choses parce que le besoin en leadership est une réalité au niveau des élèves. Parce qu’ils refusent de s’exprimer devant leurs camarades. Ce qui peut constituer un blocage pour la bonne marche du GS.

Plan de travail 2024: l’ASN sensibilise les membres du Comité miroir sur l’importance de la normalisation

Par Mame Khady Ndao

La réunion tenue ce jeudi 29 février 2024 consiste à soumettre aux membres du comité miroir Iso/Tc 309 un projet de plan de travail 2024 pour examen et validation. Il s’agit pour le Directeur de l’Association sénégalaise de normalisation, El hadji Abdourahmane Ndione, de sensibiliser les membres du Comité miroir sur l’importance de la normalisation.

Il s’agit pour les techniciens de la qualité de :

Mettre à jour le projet de plan de travail annuel pour l’année 2024 avec les commentaires des membres du comité miroir · Informer les membres du Comité miroir sur les travaux de normalisation en cours au sein de l’ISO/TC 309 IV. Résultats attendus A l’issue de cette réunion, les résultats suivants sont attendus: · Les participants sont sensibilisés sur l’importance de la normalisation ainsi que sur le rôle du Comité miroir ; · Le projet de plan de travail annuel pour l’année 2024 est mis à jour, avec les commentaires des membres du comité miroir · Les membres du comité miroir sont informés sur les travaux de normalisation en cours au sein de l’ISO/TC 309 V.

Les techniciens de la normalisation estiment que le gouvernement du Sénégal est fortement préoccupé par la gravité des problèmes et des menaces qu’engendre la mal gouvernance avec les nombreuses répercussions négatives pouvant affecter la crédibilité des institutions, heurter les valeurs démocratiques et morales, remettre en cause la justice et compromettre le développement durable et l’Etat de droit.

Dans ce cadre précis la normalisation constitue l’un des piliers essentiels sur lequel le gouvernement du Sénégal pourrait s’appuyer pour une mise en œuvre réussie des nombreuses initiatives, à l’exemple de la création d’un ministère chargé de la Promotion de la Bonne Gouvernance, ainsi que l’adoption du Code de transparence dans la gestion des finances publiques entre autres.

C’est la raison pour laquelle, l’Association sénégalaise de normalisation (Asn) en collaboration avec l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (Snlcc) 2020-2024 et avec l’appui de la Coopération allemande (Giz) à travers le projet Doolel admin a procédé, au cours d’une réunion qui s’est tenue le 3 août 2023 à Dakar, à la mise en place officielle du Comité de normalisation, miroir de l’Iso/Tc 309 sur la gouvernance des organisations.

Ce comité miroir a tenu sa seconde réunion le 16 novembre 2023 à la fondation Friedrich Ebert au cours d’un atelier d’installation officielle des membres et du bureau durant lequel la norme Iso 37001 a été adoptée comme norme nationale.

Ainsi, sous l’égide de la Banque africaine de développement, le Projet d’Appui institutionnel a la mobilisation des ressources et a l’attractivité des investissements (Paimrai), dans le cadre de l’appui à la mise en œuvre de la Politique nationale de la qualité (Pnq) adoptée par décret 2017-461 le 21 mars 2017 et dont l’Asn est chargée de coordonner la mise en œuvre, a bien voulu financer l’Asn pour l’organisation de la réunion dudit Comité tenue ce 29 février à l’hôtel Pullman Dakar. Les présents termes de référence sont relatifs à l’organisation de la réunion du Comité miroir Iso/Tc 309 en vue de la validation, du projet de plan d’action 2024 proposé par le Bureau.

Lancement de reprise du trafic voyageurs: Dr Papa Amadou Ndiaye, Cfs et Gts «ressuscitent» l’axe Thiès- Diamniadio

Al Amine Dia (avec En Relief)

Les chemins de fer du Sénégal en collaboration avec les grands trains du Sénégal ont fait de la plus vieille doléance des cheminots de Thiès une réalité. Les cheminots qui se sont longuement battus pour la relance du chemin de fer Thiès – Kayes ont commencé à nourrir des espoirs par rapport à l’inauguration de la nouvelle gare à Thiès. En effet, la première phase de cette relance est devenue une réalité avec l’ouverture de la nouvelle gare de Thiès pour desservir l’axe Thiès -Diamniadio-Thiès inauguré par le Dr Papa Amadou Ndiaye, ministre auprès du ministre des transports terrestres et du désenclavement en charge du développement des chemins de fer.

La gare de Thiès a refusé du monde avec la présence de toutes les forces vives de Thiès venues prêter mains fortes au Dr Pape Amadou Ndiaye et la horde de directeurs généraux qui ont tenu à saluer l’ouverture de la nouvelle gare de Thiès qui était devenue une demande sociale dont les doléances ont toujours été portées par les syndicats du chemin de fer, les forces vives et toutes les autorités coutumières de Thiès. Une occasion pour le Maire de la ville de Thiès, de revenir sur l’histoire de Thiès qui en l’en croire est étroitement lié au chemin de fer et le rail «Thies est une ville ferroviaire et les cheminots ont écrit l’histoire de Thiès», a-t-il rappelé avant d’ajouter « c’est le rail qui a fait de Thiès un hub et créé ce melting-pot avec le brassage de plusieurs ethnies, rendu possible par les chemins de fer qui constitue un outil diplomatique et financier donc son exploitation demeure une impérieuse nécessité», dira-t-il

Même son de cloche de Omar Sall, le représentant des cheminots qui pour sa part a été dithyrambique à l’endroit des autorités en charge de l’exploitation de l’entreprise ferroviaire. Selon lui, « Le maintien de cet outil de travail a toujours été notre leitmotiv, mais également le renforcement du personnel et le diagnostic du matériel pour garantir une réussite au projet qui tient à cœur», souligne M. Sall. Il a rappelé par ailleurs le rôle essentiel de Gts- Sa qui est le transport des voyageurs et de frets de premier plan en participant activement à la réduction des frais de transport et à faciliter la mobilité urbaine.

Omar Amadou Sow, le directeur des grands trains du Sénégal (Gts) est pour sa part revenu sur l’importance du transport ferroviaire en ces termes, «chose promise, chose faite…» une collaboration fructueuse entre Senter et Gts a permis la réalisation de ce rêve des Thiessois qui est la reprise du transport des voyageurs par les chemins de fer. Il informe ainsi que les trains possèdent des rames réversibles et «n’ont rien à envier au Train Express Régional» avec des voitures de première et deuxième classe climatisées avec une capacité de 500 places assises, avec une rotation de 5 allers et retours par jour entre Thiès et Dakar», dit-il fièrement, avant de confirmer que l’entreprise les Grands Trains du Sénégal Gts travaillera à ramifier les rails jusqu’à Tivaouane pour faire bénéficier aux habitants de la tidianya des services du chemins de fer.

Quant à lui, le Directeur des Chemins de fer du Sénégal (Cfs), Malick Ndoye, a dit toute sa satisfaction de voir la gare de Thiès être réhabilitée et la reprise de l’axe Thiès Diamniadio pour le transport des voyageurs. Pour lui les Gts et le Cfs viennent de réussir une action historique en travaillant de concert pour que ce projet devienne une réalité. «Le chemin de fer est un outil d’équité territoriale, un chemin de fer performant engendre toujours une activité économique favorable et participe au combat contre la pollution puisqu’il consomme moins de carburant et va deux fois plus vite que les transports routiers», fait-il savoir.

Dr Papa Amadou Ndiaye, ministre auprès du ministre des transports terrestres et du désenclavement en charge du développement des chemins de fer s’est aussi invité au remerciement et satisfecit «c’est un honneur pour moi de participer à l’inauguration de la gare historique de Thiès, j’ai l’habitude de dire que Thiès est la deuxième ville du Mali. Thiès a participé activement à l’émancipation de plusieurs villes du pays avec les chemins de fer qui sont un vecteur puissant de développement. L’intérêt accordé par le Président Macky Sall au secteur ferroviaire est selon Dr Papa Amadou Ndiaye, «une chance réelle qui permet au Sénégal de bénéficier de plusieurs infrastructures et replace la politique ferroviaire au cœur des politiques publiques», s’est-il réjoui.

A en croire Dr Pape Amadou Ndiaye, au-delà du hub Thiès devient avec le lancement de train qui vise à connecter Thiès à Dakar. Le ministre a informé que cette politique vient montrer la motivation du Président Sall à faire de Thiès un hub économique puissant puisque dans les prochains jours le prolongement du chemin de fer sur l’axe Thiès-Tambacounda sera inauguré.

Appel au dialogue du Président Sall: « Dionne 2024 » donne trois raisons de sa participation

La Coalition Dionne 2024 fait partie des trois coalitions dont leurs candidatures ont été validées par le conseil Constitutionnel et qui ont répondu à l’appel au dialogue du Président. Ladite coalition a donné trois raisons de sa participation. 

« La Coalition Dionne 2024 exprime son opposition à toute interruption-reprise du processus électoral, alors que le Conseil constitutionnel vient de publier officiellement la nouvelle liste des 19 candidats à l’élection. Au surplus, toute reprise du processus électoral va inéluctablement rompre le principe juridique du « Droit acquis » lié à l’exigence de sécurité juridique et à la non rétro- activité des actes administratifs.

La Coalition Dionne 2024 a toujours exprimé son désaccord pour un report de la date de l’élection au plan des principes, mais elle a souhaité en pratique que la question de la corruption supposée dans le processus électoral soit vidée dans les meilleurs délais, afin que le vote des sénégalais ne puisse aucunement être altéré en termes de sincérité », propose la coalition qui porte la candidature de Boun Abdallah Dionne.

Pour la Coalition Dionne 2024  la fixation de la date d’une élection est d’ordre réglementaire et que conséquemment seul le Président de la République peut la fixer par décret. « Conformément à la décision du Conseil constitutionnel y relative, le Président de la République se doit de fixer une date pour l’élection présidentielle de 2024 dans les meilleurs délais. Les participants au dialogue en cours pourraient l’aider à cette fin », souligne la coalition.

« Au total, la Coalition Donne 2024 participe au dialogue parce que l’heure est grave et il y a bien en ce moment une rupture du consensus politique et social. Rien ne doit être de trop pour trouver, dans le respect du droit et des principes démocratiques, mais sans surenchère gratuite, une solution pour assurer le passage de témoin à la tête de l’Etat, dans l’apaisement, la paix civile et la réconciliation nationale », peut-on lire dans leur communiqué de la Coalition Dionne 2024.

 

Autonomisation des femmes à Palmarin: La coopérative des femmes transformatrices fait son bilan de deux (2) ans d’activités

Par Mohamadou Sagne

Palmarin Facao : Pour faire le bilan de deux (2) années d’activités, la coopérative des femmes transformatrices a convoqué ses membres, jeudi dernier 22 février 2024.

«Une journée de gratitude et de bilan », comme nous l’a indiqué, Mme Victorine Ndiaye, la présidente de la coopérative. Ceci, après deux années seulement d’existence et ayant bénéficié des services de partenaires stratégiques, techniques et financiers particulièrement la DER/FC à travers son Nano crédit qui a octroyé un financement de 76 millions de FCFA en deux tranches qui a permis de toucher 317 femmes qui sont toujours dans la mêlée de la mise en œuvre de leurs activités génératrices de revenus.

Par la suite, d’autres partenaires financiers et techniques ont été approchés par les femmes. Il s’agit du Crédit mutuel (CMS) avec sa caisse de Fimela qui a injecté plus de 18 millions au profit de quatre (4) groupements d’une quarantaine de femmes comme nous l’a indiqué le président du conseil de surveillance de l’institution financière, Arfang Diagne présent à la cérémonie.

Et, dans le sillage, ajoute le gérant de la caisse de Fimela, Mamadou Diakhaté, « nous avons un dossier de crédit en cours pour un montant de 45 millions de FCFA pour une dizaine de femmes et nous comptons poursuivre cette dynamique pour atteindre au moins 400 femmes de la coopérative ». La quasi-majorité des femmes de la coopérative s’active le plus dans les filières liées à la transformation notamment : des fruits et légumes, des produits halieutiques, des céréales et également le sel, une des principales sources de revenus des femmes de Palmarin depuis plusieurs années.

Mise en place d’une centrale d’achat

Et, à côté des activités génératrices de revenus, les femmes ont mis en place selon leur présidente, « une centrale d’achat qui s’occupe de la commercialisation de toutes leurs productions ce qui leur permet de se retrouver et très bien dans tout ce qu’elles font ». Et dans cette dynamique, elles bénéficient de l’appui de taille du partenaire stratégique : Action climat pour le développement de l’éducation et de la citoyenneté (ACDEC). Le responsable Siricondé Diallo, présent à la cérémonie nous indique, « qu’outre l’encadrement dans les différentes filières de la production et de la transformation, nous soutenons la coopérative dans la promotion et la commercialisation des produits locaux ».

Pour dire que les acquis sont énormes. Et, ce qui fait dire Mme Ndiaye, « que c’est bien pourquoi la rencontre de Palmarin a son sens. Elle est une occasion pour nous les femmes de la coopérative de célébrer ensemble nos réussites, d’échanger des expériences de mise en œuvre de nos projets mais également revisiter nos valeurs ancestrales à travers des témoignages inspirants ponctuées par une animation culturelle ».

Aujourd’hui, la plupart des femmes de Palmarin, membres de la coopérative peuvent se glorifier d’avoir bénéficié des dividendes de ces financements, principal goulot d’étranglement et qui ont été octroyés et par la DER/FC et par le Crédit mutuel. En témoigne, certaines femmes aujourd’hui ont réussi à construire leur maison avec les bénéfices tirés de leurs activités et y ont même déménagé, certaines ont vu leurs activités s’améliorer mieux qu’avant où elles ne pouvaient même pas bénéficier d’un équipement dans leur domaine d’intervention. Comme le témoigne cette dame qui, souligne-t-elle, « grâce au financement que j’avais reçu, j’ai pu acheter mon frigo, j’ai ma cuisinière, maintenant mon restaurant fonctionne à merveille.

Donc, nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu pour ces avancées significatives ». Il faut noter que les financements  sont renouvelables automatiquement mais après le remboursement intégral. Donc, c’est un financement qui est là, stable pour pouvoir jouer son rôle d’appui financier aux femmes dans leur production et tendre plus vers l’autonomisation intégrale.

 

Dr Babacar Ndiaye, Médecin chef du centre de santé de Niodior: « C’est un bateau ambulance de nouvelle génération »

Par Mohamadou Sagne

Selon le Médecin-chef du centre de santé de Niodior, « nous avons assisté à la mise à l’eau du bateau ambulance de nouvelle génération de type SMUR. Avec son équipement complet de transfert et de réanimation ». Et, ajoute-t-il, « le premier test effectué ce jour en marrée haute a été très satisfaisant et adapté à la zone. Ce bijou offert par le PUMA vient à son heure pour régler les nombreuses difficultés d’évacuations liées à l’insularité des îles du Saloum ».

Avec une capacité de 400 chevaux et d’une vitesse de 35 nœuds, ce bateau pourra aller chercher les patients se trouvant dans les postes de santé des communes de Dionewar, Djirda, Fimela et même Sokone a souligné Dr Babacar Ndiaye. Il souligne, « qu’un portable avec numéro de flot sera mis à la disposition de ces points de prestation de santé qui pourront appeler à chaque fois que le besoin se fera et ceci va régler les retards d’évacuations ».

Le bateau va apporter une meilleure sécurité de patients transférés mais également celle du personnel soignant qui sera à bord.  « La plupart des patients évacués par nos structures sont les femmes enceintes vu que le centre de santé de Niodior ne dispose pas de bloc SOU et de personnel dédié.

Donc saisir l’occasion pour faire un plaidoyer pour la construction d’un bloc opératoire et l’affectation du gynécologue dans le centre de santé qui pourra prendre en charge l’ensemble des femmes en état de grossesse des îles du Saloum est vivement souhaitée », a conclu le Dr Babacar Ndiaye, Médecin chef du centre de santé de Niodior. A noter que le bateau a coûté 127 millions de F Cfa.

Ligue 1 professionnelle: Le Jamano s’incline devant Tengueth (1-2) à Massène Sène

Par Mohamadou Sagne

Fatick : Lanterne rouge du championnat de Ligue 1 professionnelle (L1 pro) de football, le Jamano de Fatick a encore sombré dans son fief au stade Massène Sène samedi face au Tengueth FC. Les protégés d’El hadj Seck ont ainsi été battus par le score de 2 buts à 1.

Les Fatickois qui ont ouvert le score par Nabi Laye Soumouh à la 37e mn et mener ensuite à la pause n’ont pas eu les ressources nécessaires pour contrer à la reprise les assauts des attaquants Rufisquois plus réalistes. Les protégés du coach Cheikh Gueye, ont vite pris la direction des opérations, en occupant tous les compartiments du jeu.

Et face à un milieu du terrain du Jamano inexistant ainsi que la défense qui n’était que l’ombre d’elle, les coéquipiers du gardien du but Marc Philippe Diouf, renversent la situation.

D’abord à la 60e mn de jeu par Cherif Abdour Kounta qui égalise pour son équipe et Boubacar Traore à la 77e mn qui sonne le glas des Fatickois qui n’ont pu revenir au score jusqu’au coup de sifflet final du contesté arbitre Papa Wongue Mbengue de la sous Cra de Thies et ses assistants : Boubacar Traoré et Mamadou Lama Touré venus de la lointaine sous Cra de Tambacounda. Ce, à la grande déception des nombreux supporters qui ont effectué le déplacement au stade.

Les prochaines sorties de Jamano de Fatick devraient être prises au sérieux pour ne pas en tout cas compromettre son existence en Ligue 1 pro. Ce, après une bonne saison l’année dernière en L2 pro qui a valu cette accession au palier supérieur. Le président Mame Adama Ndour, tout l’encadrement et les joueurs doivent en tout cas se retrousser les manches avant qu’il ne soit tard.

Conseil des Ministres du 21 Février 2024: Le PR Macky SALL a lancé un appel à toutes les forces vives de la Nation…

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des ministres s’est tenu ce mercredi 21 février 2024 au Palais de la République, sous la présidence du Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Macky SALL.

A l’entame de sa communication, le Président de la République a évoqué la décision n°1/C/2024 du 15 février 2024 du Conseil constitutionnel et la finalisation du processus électoral, en demandant au Ministre de l’Intérieur de prendre toutes les dispositions en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, la Cena et les autorités administratives, pour une bonne organisation de l’élection présidentielle à une date qui sera fixée très prochainement, après les consultations avec les acteurs politiques, les responsables de la société civile et les représentants des forces vives de la Nation.

Dans cette perspective, le Chef de l’Etat, en sa qualité de gardien de la Constitution et garant de l’Etat de droit, a lancé un appel à toutes les forces vives de la nation pour asseoir le rayonnement de notre démocratie, ainsi que la crédibilité de nos institutions et du processus électoral.
Dans ce cadre, le Président de la République a également réaffirmé son engagement pour un processus inclusif de concertation et de dialogue afin de bâtir des consensus autour de la réconciliation nationale, de l’apaisement et de la pacification de l’espace public en vue de consolider la stabilité politique, économique et sociale.
Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a demandé au Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de finaliser les projets de textes pour matérialiser la volonté de réconciliation et de pardon dans le respect de l’Etat de droit et la consolidation de la paix sociale durable.
Poursuivant sa communication, le Président de la République s’est réjoui de l’exemplarité des performances économiques du Sénégal, cité parmi les 20 pays à la croissance la plus forte du monde en 2024, avec un taux de croissance projeté à 8,2%, confirmées par le rapport « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique » publié le 16 février 2024, par la Banque Africaine de Développement.
A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération de vulgariser ces résultats notables et encourageants de notre politique économique et sociale qui a comme socle le Plan Sénégal Emergent (PSE).
Revenant sur l’évaluation des politiques de promotion des femmes et la célébration de la journée internationale des droits des femmes prévue ce 08 mars, le Président de la République a demandé au Gouvernement de saisir l’occasion, pour présenter le bilan exhaustif des réalisations et efforts consentis par l’Etat, depuis 2012, pour promouvoir les droits des femmes et assurer leur autonomisation économique à travers les différents mécanismes de protection, de formation, d’encadrement et de financement.
Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé au Ministre chargé de la Femme d’accorder une attention particulière à la situation des femmes rurales pour assurer la mise en œuvre optimale de la stratégie globale d’accompagnement et de soutien qui leur est dédiée en intégrant les interventions des programmes d’inclusion comme le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC) et le Programme national de Bourse de Sécurité familiale (PNBSF).
Par ailleurs, le Président de la République a invité le Premier Ministre à tenir, avant la fin du mois de février 2024, un Conseil interministériel d’évaluation et de définition des priorités des politiques de promotion et de soutien aux femmes du Sénégal.
Communiqué du Conseil des Ministres du 21 Février 2024 Abordant l’état d’avancement des réformes du secteur de la santé et du développement de l’industrie pharmaceutique, le Chef de l’Etat a salué le saut qualitatif réalisé par notre système de santé, depuis une dizaine d’années, avec les efforts massifs et inédits consentis par l’Etat pour construire, équiper et doter en ressources humaines de qualité et en moyens logistiques adéquats,
notamment des ambulances, les établissements de santé sur l’ensemble du territoire national.
Dans ce cadre, le Président de la République a demandé au Ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’engager sans délai, une vulgarisation adaptée des évolutions notables, dans tous ses compartiments, de notre système de santé.
Dans cet élan, le Chef de l’Etat a indiqué la nécessité d’un suivi spécifique de l’état de mise en œuvre des réformes du système sanitaire et souligné la résilience démontrée par notre système de santé depuis la pandémie de COVID-19 et la dynamique de transformation, avec le développement de la recherche et de l’industrie pharmaceutique, ainsi que la construction en cours d’infrastructures sanitaires de nouvelle génération avec notamment l’ex Hôpital Aristide le Dantec, l’Hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane, l’Hôpital de Matam à Ourossogui, la Polyclinique de l’Hôpital principal de Dakar.
Le Président de la République a aussi invité le Ministre chargé de la Santé à faire la situation et présenter les perspectives de l’industrie pharmaceutique au Sénégal, en intégrant dans ce processus l’évaluation du cadre juridique et des activités de régulation, de supervision et de contrôle de l’Agence de Règlementation Pharmaceutique (ARP) depuis sa création (en 2022).
Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat est revenu sur les sujets suivants :
• le suivi des décisions présidentielles consacrées aux daara : en demandant au
Gouvernement, au Ministre de l’Education notamment, de tenir avec les acteurs, d’ici début
mars 2024, une revue de l’état d’application des décisions présidentielles prises pour asseoir la modernisation des Daara et l’épanouissement des acteurs concernés dans la vie
économique et sociale nationale ;
• le cheptel national, la sécurisation foncière et la modernisation des foirails : en
demandant au Ministre de l’Elevage de faire le point sur les recensements dans le secteur
de l’Elevage, l’évaluation et la répartition territoriale des ressources animales, ainsi que les
résultats de la campagne nationale de vaccination. En outre, le Président de la République
a exhorté le Ministre de l’Elevage et des productions animales, de finaliser avec le Ministre
des Finances et du Budget, les acteurs territoriaux et les organisations d’éleveurs, le
processus de modernisation et de sécurisation foncière des foirails établis sur l’étendue du
territoire national. Enfin, le Chef de l’Etat a invité le Ministre de l’Elevage de faire la situation du Fonds de Stabulation (FONSTAB) et de son déploiement effectif vers les acteurs et projets identifiés, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la transhumance.
Dans sa communication, le Premier Ministre est revenu sur le suivi de la coordination de l’activité gouvernementale en évoquant :
• la rencontre avec les représentants des employeurs ;
• le suivi des travaux du BRT ;
• le suivi d’Air Sénégal.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
• le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait un compte rendu
de sa participation à la 37e session ordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de
Gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba ;
• le Ministre de l’Education nationale a fait une communication sur la situation pédagogique et sociale du sous-secteur ;
• le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une
communication sur la situation pédagogique et sociale au sein des établissements publics
d’enseignement supérieur ;
• le Ministre de l’Agriculture, de l’Equipement rural et de la Souveraineté alimentaire a fait une communication sur le suivi de la campagne de commercialisation de l’arachide 2023/2024,
la campagne de contre saison froide 2023/2024, les exportations de produits horticoles et le matériel agricole.
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
• le projet de loi d’orientation relative à la Protection sociale ;
AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
Le Président de la République a pris la décision suivante :
• Monsieur Oumar Tidiane Télémaque SOW, Titulaire d’un Master 2 en Gestion des
Ressources humaines, précédemment Chef du Bureau de la Formation professionnelle en
Elevage, est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Elevage et des Productions
animales, en remplacement du Dr Abdoulaye DIAWARA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
• Monsieur Mamadou DIAGNE, Docteur vétérinaire, précédemment Chef de service régional
de l’Elevage et des Productions animales de Dakar, est nommé Directeur de l’Elevage au
Ministère de l’Elevage et des Productions animales, en remplacement du Docteur Dame
SOW, appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Moussa DIENG, Expert Financier, précédemment Secrétaire permanent du
Cadre national de concertation de la Microfinance, est nommé Directeur de la Microfinance
et de l’inclusion financière au Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et
solidaire en remplacement de Monsieur Amadou Aliou SARR appelé à d’autres fonctions ;
• Monsieur Khadim SYLLA, titulaire d’un Master 2 en Gestion des Projets, est nommé
Directeur du Développement communautaire à la Direction générale du Développement
communautaire et de la Promotion de l’Equité au Ministère du Développement
communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Equité sociale et territoriale, poste vacant;
• Monsieur Ousmane GUEYE, Économiste de la santé, précédemment Directeur du Centre
hospitalier national de Pikine, est nommé Directeur de l’Hôpital général Idrissa POUYE de
Grand Yoff, poste vacant ;
• Madame Fatou DIOP, Administrateur des services de santé, précédemment Directeur de
l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, est
nommée Directeur du Centre hospitalier national de Pikine, en remplacement du Docteur
Ousmane GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
Communiqué du Conseil des Ministres du 21 Février 2024
• Madame Aïda Babylas NDIAYE, Gestionnaire des programmes de santé, précédemment
Directeur du Centre hospitalier régional de Tambacounda, est nommée Directeur de
l’Etablissement public de Santé Thierno Mouhamadou Mansour BARRO de Mbour, en
remplacement du Docteur Fatou DIOP, appelée à d’autres fonctions ;
• Monsieur Mamadou SYLLA, Cadre de gestion, précédemment Chef du Bureau Suivi à la
Direction générale des Etablissements de Santé, est nommé Directeur du Centre
hospitalier régional de Tambacounda, en remplacement du Docteur Thérèse Aida
Babylasse NDIAYE, appelée à d’autres fonctions.
Fait à Dakar, le 21 février 2024
Le Ministre du Commerce, de la Consommation
et des Petites et moyennes Entreprises,
Porte-parole du Gouvernement
Abdou Karim FOFANA

Me Aissata Tall Sall sur l’actualité judiciaire : les dossiers ont été examinés cas par cas par les procureurs…

Me Aissata Tall Sall ministre de la justice, garde des sceaux s’est exprimée cette après-midi sur l’actualité judiciaire. Pour ceux qui n’ont pas eu le temps de regarder, voici ce que nous pouvons retenir :

–          L’objectif des dernières libérations de détenus était d’apaiser la situation politique et de DESENGORGER les prisons

–          Les détenus n’étaient pas des détenus politiques

–          Ce sont des détenus arrêtés à l’occasion de manifestations de troubles à l’ordre donc elle réfute le qualificatif de détenu politique

–          La politique n’a pas exigé leurs libérations, les dossiers ont été examinés cas par cas par les procureurs qui les ont par la suite libérés pour aller dans le sens de l’apaisement

–          Ce sont des LIBERATIONS PROVISOIRES, ce n’est pas encore fini

–          Elle a rendu un hommage appuyé aux FDS

–          Elle dit que JAMAIS un MINEUR n’a été emprisonné avec des adultes. Donc pas de mineurs à REUBEUSS

–          Tous les détenus libérés avaient la majorité pénale, plus de 18ans

–          Il n’y a pas eu de cas de tortures et à chaque fois qu’un prisonnier a été torturé, il y a eu des sanctions

–          La justice est là pour faire appliquer la loi sans faiblesse coupable

–          Libération de PROS et Diomaye tout est POSSIBLE AU CAS PAR CAS, il n’y a pas de libération à la tête du client

–          A ce jour 344 détenus ont été libérés et 500 autres le seront prochainement

–          358 bracelets électroniques déjà posés au Sénégal, pas seulement pour ce lot de détenus mais depuis le début, et 274 sont actifs aujourd’hui

–          LES ENQUETES sur les décès qui ont eu lieu entre 2021 et maintenant sont en cours y compris ceux qui ont eu lieu il y a quelques jours, 3 au total

 #senegal #electionpresidentielle2024 #FreeSenegal #journaliste

Requiem pour une Poste assassinée (Par Yoro BA inspecteur des postes)

Le feuilleton de La Poste se poursuit avec son lot de désolation. La Poste est en faillite, en cessation de paiement ; elle ne parvient plus à honorer ses engagements vis-à-vis des clients et des fournisseurs et les salaires sont payés par l’Etat. N’eut été son statut de société nationale détenue à 100% par l’Etat, elle aurait été liquidée depuis belle lurette.

Jusqu’à quand le protectorat de l’Etat va-t-il durer ? Il y a lieu de s’interroger, d’autant plus que le Président de la République a affirmé publiquement que l’on ne pouvait plus continuer à perfuser ces entreprises en difficulté, en réponse à une interpellation sur la situation de La Poste, alors qu’en ce moment-là, elle n’était pas encore concernée par cette assistance financière. Elle est donc avertie par ce lapsus. Mais, compte tenu du fait que l’approche politique a prévalu jusque-là dans les prises de décision concernant La Poste, il ne serait pas étonnant de penser que la date butoir de cette prise en charge, c’est l’élection présidentielle de février 2024 !

L’Etat ne gère pas les difficultés de La Poste de manière idoine. C’est cette perception que les gens ont de la situation de La Poste, sentiment confirmé par les réactions des travailleurs, des clients, de simples particuliers intéressés par la gestion publique et même au niveau de l’assemblée nationale.

J’ai déjà dit à travers mes deux précédentes contributions ‘’un postier, fils de postiers, écrit au Président de la République’’ et ‘’ l’Etat veut-il réellement sauver La Poste’’, que la démarche de l’Etat posait problème et que les solutions préconisées n’étaient pas adaptées au contexte. La Poste a été abimée, abandonnée et assassinée en bonne et due forme. Pour s’en convaincre, il faut faire la comparaison avec la gestion des dossiers de la SENELEC ou d’Air Sénégal au niveau desquels, on note beaucoup plus de rigueur dans la prise en charge des réformes, l’allocation des moyens ainsi que dans le choix des hommes ; contrairement à La Poste où les décisions sont prises au gré du climat social et/ou politique. Il est inadmissible de vouloir diluer dans la menace technologique, la responsabilité des différents dirigeants qui se sont succédé à la tête de l’entreprise. Il est bien vrai que le produit le plus identifié à La Poste, le timbre, est en déclin. Mais c’est un phénomène qui était prévisible et qui a duré une vingtaine d’années. En principe, en projection son cycle devrait aller jusqu’en 2028 voire 2030 comme La poste en France, son principal partenaire. De plus, il ne représente que 20 à 25 du portefeuille. C’est certes important, cependant, cela ne saurait être la principale source de faillite de La Poste. L’activité de vente de timbres n’est pas la seule mission de La Poste. Il est de notoriété publique que durant ces vingt dernières années, la mal gouvernance a été érigée en mode de gestion à La Poste. La durée du forfait et la nature des faits ont fini d’abîmer l’entreprise.

Quelques morceaux choisis pour nous édifier : le problème le plus grave c’est la destruction par La Poste de son propre produit de transfert d’argent. Dans ma précédente production je soutenais que La Poste avait accompli la prouesse de se créer une concurrence. En effet, elle a noué un ‘’partenariat’’ avec la structure Cellule System International (CSI) pour l’exploitation d’un produit de transfert électronique via ‘’son application’’. La Poste dans cette convention va exploiter un produit dénommé Call money, moyennant une commission de 23% sur les droits perçus. Cependant,

CSI a la latitude de commercialiser le même produit avec d’autres partenaires sous le label Wari. Sur le même segment, La Poste déployait déjà le mandat-fax qui était en forte croissance et était devenu le produit phare de l’entreprise en supplantant tous les autres et n’était confronté à aucune concurrence. Les droits de commission pour le mandat-fax était de 2 500 F contre 500 F pour Call money et Wari. Nul besoin d’être un expert en marketing pour comprendre que le nouveau produit va cannibaliser le mandat-fax. En moins d’une année la Poste a versé environ un milliard de francs à CSI, largement suffisant pour se déployer à travers des réseaux indépendants.

Jusque-là, on peut penser que ce n’était qu’une mauvaise inspiration. Mais lorsque des coïncidences troublantes se succèdent, le malaise s’installe. D’abord, c’est dans le local de la structure d’un haut responsable impliqué dans la mise en œuvre du projet de partenariat que CSI était domiciliée. Ensuite, lorsqu’éclata une guerre des chefs, l’un d’eux accusa l’autre de recevoir une commission occulte de 6% des 23%. Ce qui était plausible dans la mesure où les premières informations documentées faisaient mention d’une commission de 17% à verser à CSI et au finish ce fut 23%, soit une différence de 6% ! Enfin, on a aussi découvert que l’un des protagonistes était actionnaire dans CSI. Ce qui commence à faire beaucoup. On obtient le bouquet si on y ajoute la confidence d’un des chefs au retour d’une mission de l’Union Postale Universelle (UPU) en Malaisie que La Poste avait obtenu une application de transfert d’argent dans le cadre de la coopération. Cependant, cette application n’a jamais été déployée dans l’entreprise à ce titre. Si l’on sait que ce sont ceux-là qui ont effectué la mission qui sont au cœur de ce ‘’partenariat’’. Lorsque les gens ont réalisé ce qui se passait, il y eut un tollé général amenant les dirigeants à prendre des décisions à l’emporte-pièce. C’était trop tard, le mal était irréversible, la mort du transfert local de la Poste était programmée. Actuellement, il est marginal voire inexistant sur un marché où la Poste régnait seul. Il est difficile de trouver un exemple plus dévastateur du tissu économique de l’entreprise car affectant directement non seulement sa trésorerie mais surtout son marché. Néanmoins, il y a à foison d’autres pseudo-partenariats et actes nocifs qui ont largement contribué à la dégringolade de La Poste. Quelle autre appréciation peut-on faire lorsque le dirigeant a à sa disposition, chaque week-end, une suite dans un hôtel huppé pour la réception de ses militants. Ou encore les marchés de reconstruction ou de rénovation d’infrastructures en bon état et qu’en définitive on obtient des résultats de qualité moindre à des prix manifestement surfacturés. Dans le même sillage, il est à noter la distribution à tour de bras de subventions en interne et en externe grevant le budget pour des centaines de millions.

Il serait fastidieux d’énumérer tous les actes de concussion ou apparentés comme tels. Cependant, il faut rappeler que La Poste passe commande de matériels informatiques et télécoms, presque chaque année, pour des centaines de millions de francs Néanmoins, la perception qu’elle renvoie est une image d’une entreprise pas moderne et qui accuse un déficit de numérisation. Certains syndicats ont eu à dénoncer ces faits. Alors, pourquoi cela a-t-il perduré au point d’aboutir à la situation actuelle ?

Le constat est que La Poste a été abandonnée. Pourquoi depuis environ vingt ans aucun corps de contrôle de l’Etat n’est intervenu pour vérifier les graves rumeurs qui sourdaient de l’institution.

La cour des comptes n’est jamais intervenue à La Poste depuis 1999 année de sa création. Il y a eu, cependant, des velléités d’intervention, sans succès. Par exemple en 2013 l’Inspection Générale d’Etat (IGE) avait établi un ordre de mission qui n’a jamais été exécuté !

Cependant, il faut noter la saisine de l’Office Nationale de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) par le M23 pour ces faits graves révélés au grand public par diverses complaintes dont celles émanant de certains partenaires sociaux. Malheureusement, l’enquête qui avait vu plusieurs hauts cadres et les différents dirigeants concernés interviewés et des actes juridiques posés, n’a pas abouti, suite au départ des enquêteurs en chef après le limogeage de la Présidente madame Nafi Ngom. Si le déclin ne s’est pas fait sentir rapidement c’est parce que La Poste était assise sur un matelas financier résultant des dépôts des tiers et surtout de la compense assurée par le Trésor public.

Justement la rupture de cet équilibre précaire résulte de l’indiscipline d’un directeur général et de la mauvaise jugeote du ministre des finances. Pour rappel, c’est le Trésor qui se substituait à La Poste à la chambre de compensation de la BCEAO, charge à La Poste de le rembourser sous décade. Ce décalage de trésorerie permettait à La Poste de financer son exploitation. Cet accord de facilitation a été rompu de fait par le directeur général de La Poste qui a refusé systématiquement de payer son dû au Trésor de 2013 à 2018. Le cumul d’arriérés de la compense finit par dépasser la somme de 200 milliards ! C’est la fameuse dette de La Poste vis-à-vis de l’Etat qui est souvent évoquée ! Devant cette forfaiture, dont le seul justificatif était que le directeur général était un protégé très particulier du Président de la République ; le ministre des finances de l’époque, actuel Premier ministre, sous la pression du FMI, décida de mettre fin en 2018 au système de la compense tel que pratiqué jusque-là. Il prit deux mesures, certes irrégulières, mais suffisantes pour sauvegarder en apparence les intérêts de l’Etat. D’abord, il fit injonction aux industriels, en particulier les pétroliers, qui étaient les principaux bénéficiaires de la compense, de ne plus procéder à des versements à La Poste. Ensuite, il fit ouvrir à La Poste, un compte de règlement à la BCEAO où c’est Poste finances, sa filiale financière, qui siège à la chambre de compensation. Ce compte doit être alimenté en permanence à hauteur de 700 millions.

Ce sevrage est le facteur accélérateur de la crise financière qui était inéluctable. Compte tenu de tous ces aspects, il ne serait pas acceptable, d’imputer les difficultés de La Poste au choc technologique. La Poste a été abîmée, abandonnée et assassinée par ses serviteurs. Et ce n’est pas demain la veille qu’elle sera ressuscitée.

Aucune mesure concrète allant dans le sens d’un sauvetage effectif de La Poste n’est prise. D’un côté, le directeur général nommé il y a un peu plus d’un an et qui a bénéficié non seulement d’un état de grâce relativement long mais aussi du soulagement de la prise en charge des salaires, se complaint dans une position de sénateur. Cette situation aurait dû lui permettre de mettre son énergie dans la mobilisation de cash nécessaire pour la relance des activités, sans attendre un hypothétique concours de l’Etat. Il a plutôt pris un raccourci en décidant d’adapter la structure à sa personne, à défaut de pouvoir s’adapter lui-même ! Il n’est réellement pas dans son élément ; s’il était inspiré, compte tenu de son profil et sa structure d’origine, il aurait pu tenter, par un recours gracieux, de faire annuler ou alléger le redressement fiscal de 7 milliards infligé à Poste finances qui a provoqué un déficit dont le report à nouveau a rendu négatifs ses capitaux propres. D’un autre côté, les hautes autorités de l’Etat, en l’occurrence, le Président de la République et le Premier ministre doivent savoir que La Poste est un patrimoine non seulement socio-économique mais également culturel à caractère universel. Et en ce sens elle devrait être préservée voire classée. Ils devraient s’inspirer du cas de Casino dont la situation mobilise actuellement toute une ville, une région, un pays et le Président Macron a reçu une délégation de la région pour trouver des solutions pour éviter sa liquidation. Et aussi dans le registre de La Poste, que dire de l’intervention du Président Trump pour défendre la poste américaine pour qui le nouveau système de rémunération des frais terminaux était défavorable, faisant ainsi reculer l’Union Postale Universelle (UPU) organe des Nations Unions.

Par conséquent, le Président de la République qui est à l’origine de toutes les nominations des directeurs généraux depuis 2004, ainsi que son Premier ministre devraient se faire un brin d’honneur pour sortir La Poste de cette impasse.

Ô mon Dieu ressuscitez La Poste.

Yoro BA Inspecteur des postes et Services Financiers

Expert financier (certifié HEC paris) DESS Marketing et gestion commerciale DESS Audit financier, comptable et fiscal contrôleur de gestion.

 

Stay connected

0FansLike
0FollowersFollow
0SubscribersSubscribe
- Advertisement -

Latest article

Nominations en Conseil des ministres: Maison de la Presse, Douanes, Dakar Dem Dikk… Diomaye...

Le Conseil des ministres a été marqué par une importante série de nominations à la tête de plusieurs directions générales et conseils d’administration. Parmi...

Hommage/ Maître Khar Ndoffène Diouf: Figure politique et intellectuelle sénégalaise méconnue

Il est des hommes dont le nom, à lui seul, évoque une époque, une terre, une certaine idée de la dignité. Me Khar Ndoffène...

PAD/ Réintégration des anciens travailleurs: Doune Pathé Mbengue pose un premier acte fort

Le nouveau Directeur général du Port autonome de Dakar (PAD), Doune Pathé Mbengue, a décidé de réintégrer les agents contractuels ayant cumulé deux à...

escort eskişehir escort sakarya escort sakarya bayan escort eskişehir bayan