vendredi, septembre 11, 2026
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Mame Boy Diao à Keur Massar: « les femmes sont au cœur du développement »

Mame Khady Ndao

Pour l’ouverture de la campagne électorale, le candidat Mame Boy Diao de Diao 2024  à choisi le département de Keur Massar  pour tenir son premier grand rassemblement. En effet le vaste terrain « Yekini » qui abritait le meeting était devenu trop étroit pour contenir les milliers de militants et sympathisants ayant fait le déplacement.

« Quelque soit les supputations, les tergiversations, la mauvaise volonté prêtées aux uns et aux autres sur la tenue ou non du scrutin, sachez que l’élection présidentielle aura bel et bien lieu et le candidat de Diao 2024 sortira vainqueur » a affirmé le candidat Mame Boy Diao galvanisé par des milliers de militants à majorité de femmes et de jeunes tous acquis à sa cause.

« La Sénégal a une tradition démocratique. Cette démocratie a permis à Me Abdoulaye Wade d’arriver au pouvoir, à Macky Sall d’occuper la station présidentielle. Cette même démocratie fera élire un autre candidat pour remplacer celui sortant » a martelé le candidat du redressement « Jubanti sunu gaal gui »

En outre Mame Boy Diao a souligné les querelles inutiles au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar avant d’appeler ses anciens camarades à rejoindre la coalition « Diao 2024 ». « Venez rejoindre la coalition de la vérité. La coalition qui veut continuer à travailler pour le développement du Sénégal ».

Mame Boy Diao a par ailleurs remercié les vaillantes femmes de « Diao 2024 » grâce à qui, la tenue du meeting a réussi. « Je rends un vibrant hommage aux femmes de « Diao 2024″. Je vous exprime  toute ma reconnaissance et mon attachement. Ce qu’on a réussi aujourd’hui c’est vous les femmes de notre coalition. Grâce à vous on a eu cette forte mobilisation », a-t-il relevé.

Mame Boy Diao a promis la préservation de la démocratie et s’est aussi engagé à accompagner les jeunes filles à l’école en leur dotant de serviettes hygiéniques. Pour la représentativité des femmes dans les grandes instances de décision (ministères) Mame Boy propose la parité.

Air Sénégal: L’injustice flagrante qui suscite un affront national

Par D. Sidy Malick Ndiaye

 Il y a quelques jours, je me lève avec un sentiment de consternation en voyant le titre d’un journal local: « Faut-il brûler Air Sénégal ? ». Cette question choquante est justifiée par un simple retard sur un vol à destination de Paris. Pourtant, au même moment, d’autres compagnies aériennes ont également rencontré des problèmes opérationnels, mais curieusement, seul Air Sénégal est pris pour cible dans les médias et par certains de nos compatriotes.

 Cette situation me rappelle une affaire relatée par Yves Barraud dans un article du 1er juin 2010. Un couple avait acheté des billets d’avion émis par Air France pour un voyage avec des vols assurés par Klm. Suite à l’annulation du vol Toulouse/Amsterdam, les clients ont subi un retard de 24 heures à leur destination, et la compagnie a perdu les bagages de la dame. Air France a initialement tenté de se défausser de sa responsabilité en invoquant la responsabilité de Klm en tant que transporteur effectif, mais le tribunal a finalement condamné Air France à rembourser intégralement. Pourtant, comme l’a souligné l’avocate Malika Lahnaït, « Une compagnie aérienne ne peut prétendre avoir le pouvoir de vendre et d’encaisser le prix des billets, pour ensuite se décharger de sa responsabilité lorsqu’elle est confrontée à une action en responsabilité. » Cette situation, qualifiée de « très habituelle » par Yves Barraud, met en lumière les pratiques controversées de certaines grandes compagnies aériennes.

Cette affaire a été largement ignorée par les médias et le grand public.

Pendant ce temps, un simple post sur TikTok intitulé « Air Sénégal depuis 3 jours, nous sommes à l’aéroport, sans boire, sans manger, ni couverture, ni de vol » a recueilli 1800 vues en une journée, avec 83 commentaires virulents et 156 partages. L’article de Barraud repris sur tourmag.com a été aimé par 49 000 personnes, lu 5537 mais commenté…1 seule fois par quelqu’un qui posait une question.

Cette situation me rappelle un rapport alarmant publié le mardi 25 juillet 2023 par l’Autorité de la qualité de service dans les transports (Aqst), qui a noté un niveau record de retards des avions en France en 2022. En effet, cette année-là, un avion sur quatre est arrivé en retard dans le pays. Cette tendance inquiétante s’est poursuivie en juin 2023, où plus de 500 vols d’Air Canada ont été soit annulés, soit retardés, en une seule journée. Les passagers d’Air France ont été bloqués à l’aéroport pendant 48 heures. Ceux d’Air Ivoire ont également rencontré des problèmes car leur avion est tombé en panne le dimanche.

Air Sénégal a pris en charge les passagers d’Air Ivoire. Il est important de noter que les passagers d’Air Sénégal ont été logés à l’hôtel par la compagnie.

Dans son article paru Le 25/07/2018 à 23h05 sur e360.ma, titré « La RAM épinglée par la Cour européenne pour ses retards », Fayçal Ismaili nous rappelait que les retards et annulations de vols de la RAM ont été à l’origine d’une décision de la Cour de justice européenne qui impose l’indemnisation des voyageurs. Et c’est la RAM qui est à l’origine de ce cas de jurisprudence.

Pourquoi ce silence sur les impairs, voire les injustices subies par les voyageurs d’autres compagnies ? Comme si Air Sénégal était la seule compagnie au monde à avoir des problèmes. Pourtant, tout le monde est d’accord pour dire qu’elle offre à bord une des meilleures qualités de service au monde. Cela ne vous étonne pas que malgré les cris d’orfraie, les bashing live, ces passagers continuent de remplir les avions d’Air Sénégal ?  Simple: tout le monde est d’accord pour dire qu’elle offre à bord l’une des meilleures qualités de service au monde. Les 250 passagers Dakar – Paris du mardi 5 mars 2024 qui ont fait un ban de félicitations à l’équipage, sont là pour en témoigner. Dans un avion loué à des Espagnols pour ne pas attendre le terme de la réparation de son propre aéronef. A coup de plusieurs millions. Sans compter la prise en charge hôtel. Pourtant, il y a 15 jours, Transavia a laissé des passagers à Dakar, non pas à l’hôtel, mais 48 heures à l’aéroport sans prise en charge. Qui en a entendu parler ?

Le Sénégal ne fabrique pas d’avion, et n’en répare pas à grande échelle. Si un petit doute s’installe sur la partie technique de l’avion, préserver la vie des passagers ne vaut-il pas un report ou un retard pour être sûr ?

Cette vérité doit nous pousser à réfléchir sur le traitement inéquitable réservé à Air Sénégal. Il est temps de mettre fin à cette injustice médiatique et de soutenir notre compagnie aérienne nationale. Air Sénégal mérite notre confiance et notre solidarité.

Avec presque une trentaine de destinations, Air Sénégal est une ambassade volante. Laquelle de nos ambassades ou consulats fait des bénéfices ? Qui n’a pas été fier de voir les couleurs du Sénégal dans les aéroports étrangers ? Pourquoi le gouvernement du Sénégal actuel et à venir ne soutiendrait-il pas cet ambassadeur ? Comme on le fait avec les sportifs, autres ambassadeurs. On se souvient du large sourire d’Alassane Ouattara dans l’avion, lors de l’inauguration du nouvel Airbus A320 de Air Côte d’Ivoire, lors d’une escale à Ouagadougou, en 2017. Sollicité par plusieurs de ses homologues souhaitant voir atterrir des avions ivoiriens dans leurs pays respectifs.

 

 

«Voix Essentielles» : Pour une synergie d’action, une harmonisation des interventions et une optimisation des ressources

 Par Adama Ndiaye

Le Comité de suivi de veille et d’alerte (Csva) mis en place par la société civile luttant contre le Vih, le Paludisme et la Tb, en partenariat avec Voix Essentielles, Speak Up Africa, a organisé l’Assemblée générale constitutive du Réseau des Osc membres de Voix Essentielles, le jeudi 07 mars 2024. L’objectif général poursuivi à travers l’atelier est de mettre en Réseau les Osc membres de «Voix Essentielles» pour les amener à renforcer leur synergie d’action et à harmoniser les interventions pour une meilleure optimisation des ressources. 

 La cérémonie officielle de l’assemblée générale de mise en place du Réseau a eu lieu au Centre de Promotion de la Santé Cardinal Hyacinthe Thiandoum sis à la Cité Keur Damel Extension, à Dakar, sous la diligence de Mme Aissatou Mbaye Ndiaye, responsable Csva, et de leaders d’Organisations de la société civile (Osc), en l’occurrence M. Bamar Guèye président de l’Ong Jamra, Djiby Niang, entre autres.

Suivant les termes spécifiques, le consultant spécialisé sur les questions de santé, Babacar Thiam, a lu et fait adopter les textes statutaires.  Il a aussi procédé à la mise en place des Organes du Réseau avec les élections des membres du Comité Directeur, du Bureau et des Commissaires aux comptes. La deuxième partie de cette séance interactive a été assurée par Mme Aïssatou Mbaye Ndiaye qui a permis d’installer les membres du Bureau et d’élaborer la feuille de route.

L’initiative Voix Essentielles vise à surmonter les obstacles en aidant les associations et les organisations de femmes et de filles à participer davantage à l’élaboration des programmes et des politiques de santé publique, afin que ceux-ci répondent mieux à leurs besoins. Il s’agit d’une importante initiative de soutien aux femmes et aux filles qui souhaitent occuper des postes de direction dans les mécanismes d’élaboration de politiques de santé et de mise en œuvre de subventions, dans une optique de réduction des inégalités qui minent la santé des femmes et des filles.

L’organisation Speak Up Africa, souligne Papa Djibril Faye son chargé de programme, a été sélectionnée pour la création et la gestion du fonds couvrant le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal ainsi que la mise en place de l’Université de l’Excellence, sous forme de programme personnalisé de renforcement de capacités et de développement du leadership.

Dans la phase pilote de l’initiative qui s’est déroulée de 2021 à 2022, a-t-il rappelé, trente-cinq (35) organisations ont pendant sept mois mis en œuvre leur plan d’action de plaidoyer et une évaluation externe a été réalisée. Pour la phase 1, l’initiative voit passer le nombre d’organisation de 35 à 40 ainsi réparties: 13 au Sénégal, 15 au Burkina Faso et 12 en Côte d’Ivoire. L’initiative continue en 2024 et a démarré depuis mai 2023 avec le mois de juin qui a été consacré au recrutement des 40 Ocb.

Ainsi, dans l’optique de consolider les acquis du projet et de poursuivre l’initiative en 2024, il est prévu de mettre en Réseau les Osc membres de VE pour les amener à renforcer leur synergie d’action et à harmoniser les interventions pour une meilleure optimisation des ressources. Par le biais de «Voix Essentielles», Speak Up Africa accompagne les Ocb identifiées à travers l’octroi de micro-subventions visant à soutenir leurs actions de plaidoyer en lien avec une des thématiques de Voix Essentielles qui sont la santé sexuelle de la reproduction, les violences basées sur le genre (Vbg), le paludisme, la tuberculose et le Vih.

Historiquement, mentionnent les dirigeants des Osc membres de VE, les femmes et les filles ont été longtemps exclues des mécanismes de prise de décisions et des programmes qui touchent leur santé et leur bien-être. C’est particulièrement le cas dans les pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, région caractérisée par de persistantes inégalités sociales, économiques et politiques entre les genres. Ces inégalités contribuent aux faibles résultats enregistrés chez les femmes et les filles en matière de santé de la reproduction, y compris le Vih, la santé maternelle et la santé des enfants.

Le Fonds mondial et la Fondation Chanel ont signé un accord visant à créer un fonds et un programme de renforcement de capacités dirigés par la société civile dont l’objectif est de favoriser l’engagement des femmes et des filles dans l’élaboration des politiques de santé, y compris les processus liés au Fonds mondial, en Afrique de l’Ouest et du Centre.

 

Journée mondiale du 8 Mars : Les femmes de la commune de Jaxaay plaident pour leur autonomisation

Par Khalil Fall Ebé

Les femmes de la commune de Jaxaay, Parcelles-Niacoulrab ont décidé de jouer leur partition dans la célébration de la journée mondiale de la femme prévue ce 8 mars. Elles comptent en profiter pour attirer l’attention de l’opinion sur leurs préoccupations majeures du moment.

La journée mondiale de femme est l’une des dates phares qui permettent aux femmes du monde de mettre le focus sur leurs doléances, histoire de plaider pour leur prise en charge, afin qu’elles puissent aller vers l’autonomisation. D’ailleurs, le thème de cette présente édition est relatif à l’autonomisation des femmes et le dépistage du cancer du col de l’utérus.

En effet, les femmes de la commune de Jaxaay, dont les Parcelles et Niacoulrab, ne comptent pas du tout être en reste. Elles se préparent activement à la célébration de cet événement ô combien important pour les femmes de la planète.

A ce titre, elles organisent aujourd’hui une grande manifestation pour sensibiliser l’opinion et les décideurs sur les préoccupations du moment de la gent féminine. 141 groupements féminins polarisant 2500 femmes comptent faire une démonstration de force ce jour du 8 mars afin que leurs préoccupations puissent retentir de manière beaucoup plus assourdissante.

La présidente de la commission Entrepreneuriat Fatou Kiné Diouf a ainsi listé les maux dont souffrent les femmes de la commune de Jaxaay, Parcelle Niacoulrab. Il s’agit, entre autres de l’absence d’une maison de la femme, de l’insuffisance de matériels de transformation de fruits et légumes, voire d’outils de fabrication de produits pâtissiers.

A cette liste de revendications, s’ajoutent l’achèvement des travaux de construction du centre de santé de ladite commune, le manque de soutien de l’Etat au profit des groupements d’intérêt économique (Gie). Elle a estimé que toutes les conditions sont réunies pour faire de cette célébration un succès retentissant.

A l’en croire, le maire de la commune M Diane n’a pas lésiné sur les moyens pour soutenir l’événement. Pour la simple raison qu’il considère que les femmes peuvent jouer un grand rôle dans le maintien de la paix. En outre, il se dit convaincu que le cancer du col de l’utérus est une maladie qui a une grande part de responsabilité dans la mortalité maternelle.

Loi d’amnistie: Ce qu’attend le Président de « Dionne 2024 » des parlementaires

Les députés de la 14e législature vont examiner le projet de loi évoqué par le chef de l’Etat dans le but « d’apaiser le climat politique et social, de renforcer la cohésion nationale, de consolider le dialogue national, et aussi de permettre à certaines personnes qui ont eu maille à partir avec la justice de participer pleinement à la vie démocratique ».

Invité de l’émission Face à Dakaractu, le président de la coalition « Dionne 2024 » ne s’attend pas à voir un projet de loi aux fins politiques. « Nous avons assisté à plusieurs lois avec Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade. Mais au regard de la situation tendue que vie le Sénégal, je pense que nous devons oublier et passer à autre chose » déclare l’ancien Premier ministre et actuel candidat à l’élection présidentielle.

Favorable à ce vent de décrispation, Mahammed Boun Abdallah Dionne dénonce toute tentative visant à « s’auto-amnistier ».

Appui à la pêche artisanale : le ministre Papa Sagna Mbaye dégage 202 000 000 F Cfa

Par Seck NDONG

Le ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Papa Sagna Mbaye, a dévoilé un plan ambitieux visant à transformer le secteur de la pêche artisanale au Sénégal. Lors d’une réunion avec les acteurs du secteur, ce lundi, le ministre a exposé une série de mesures destinées à résoudre les défis majeurs auxquels sont confrontés les pêcheurs locaux. Son département ministériel, ayant saisi la nécessite d’un budget important, a dégagé 202 millions de francs Cfa cette année destinés aux acteurs de la pêche notamment artisanale qui ont parlé d’assurance et de fond de calamité.

Le Chef du département de la Pêche a d’abord remercié l’ensemble des acteurs qui ont honoré de leur présence à l’invitation de ce jour dont la philosophie était de voir en profondeur à partir d’une immersion profonde l’ensemble des maux rencontrés dans le secteur de la pêche et surtout artisanal. Il s’agit ainsi d’essayer de faire des esquisses de solutions pour pouvoir trouver des remèdes ou peut-être même des palliatifs par rapports aux urgences de l’heure afin de pouvoir satisfaire à leurs aspirations les plus légitimes. «Nous avons travaillé sur une méthode basées sur un brainstorming où il y avait une collecte des informations venant de la base, des praticiens, des gens du milieu, qui matin, midi, soir, soleil et tempêtes, pluies, bravent l’ensemble de ces intempéries pour affronter ce grand inconnu qu’est la mer», a relevé le ministre Papa Sagna Mbaye

Ces gens-là, a-t-il indiqué, sont confrontés à de sérieux problèmes. «Ils nous en ont fait la restitution. Nous avons enregistré des maux exogènes mais aussi endogènes. Ces maux endogènes liées aux difficultés, à l’exercice de l’activité, nous avons trouvé des solutions. Les autres défis à relever feront l’objet sous huitaine, d’une réunion entre les techniciens du département qui prendront en charge ces problèmes techniques et essayeront d’y apporter des solutions techniques. En face du bureau national du Clpa, je pense qu’ils trouveront des débuts de solutions. L’Etat, dans son rôle régalien, apportera les moyens qu’il faut afin de pouvoir solutionner l’ensemble de ces questions. Nous sommes tombés d’accord que nous ne pouvons pas trouver des solutions à tous ces problèmes dans un an. Il nous faut que ça soit planifié, stratifié. Il y en a qui demandent l’érection d’infrastructures, des quais de pêche. Nous devons avoir un deuxième port de pêche aujourd’hui. Nous n’avons que le Môle 10. Est-ce qu’il faut le mettre à l’entrée de Saint-Louis, à Gohou Mbathie, Cayar, Mbour, Joal.  Nous sommes en train de discuter mais c’est un impérativement d’avoir un deuxième port de pêche pour ce pays», a confié le ministre à la presse.

A la question relative aux gilets sauvetages, le département de la Pêche dit avoir acheté pour 2023, 29 000 gilets. «Nous savons que dans une embarcation il y’a minimum. Ces gilets étaient subventionnés mais S.E.M. le Président de la République et son Premier ministre nous ont carrément notifié de procéder à la gratuité des gilets de sauvetages», a dit Papa Sagna Mbaye. Pour l’année 2024, ledit département va commander 60 000 gilets. Quatre fois plus de ce qui a été commandé cette année ; «parce que nous savons que c’est une population extrêmement importante». Le ministre a donné instruction à ses services pour qu’ils puissent lancer ces marchés. «Au fur et à mesure que nous avançons dans le processus d’équipement en gilets, peut-être il nous arrivera de commander 100.000 gilets une année; parce que la vie humaine, elle est extrêmement importante et un gilet de sauvetage peut sauver une vie. Donc, y’en aura jamais assez, jamais de trop», a souligné Papa Sagna Mbaye. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a travaillé avec ses services pour ainsi dégager une enveloppe de 202 millions de F Cfa. Nous avons 41 comités de locaux pour le développement de la pêche artisanal (Clpa). Donc chaque Clpa recevra 2 millions de F Cfa; ce qui fera 82 millions F Cfa déjà. «Le bureau national des Clpa que je rencontrerai au moins une fois par trimestre pour me remonter les difficultés qu’il a dans le domaine de la pêche mais aussi en me rendant compte des améliorations qui ont eût», a attesté le ministre.

A son avis, ce bureau a besoin de moyens pour se déplacer, fonctionner et payer le personnel d’appui qui sera là. C’est la raison pour laquelle dorénavant une augmentation de 50 millions de francs Cfa par an sera allouée à ce bureau national des Clpa. Au niveau des femmes transformatrices aussi il y a une enveloppe de 50 millions de francs Cfa qui est dégagée. Le ministre pense qu’il faut bien qu’on puisse instaurer cette subvention et parfois l’augmenter. Il a aussi informé que son département ministériel a accordé une subvention une subvention de 20 millions de francs Cfa au bureau national.

Ce jeune sénégalais qui a failli être lynché le jour de son anniversaire

 Il s’appelle Youssou Gueye, plus connu sous le sobriquet de Prince. Il a failli être lynché, un 5 janvier 2020, coïncidant avec son anniversaire.

 Ce dimanche, un de ses amis est venu lui remettre un cadeau pour fêter le jour marquant son anniversaire avant de l’embrasser en pleine rue, juste devant son domicile familial. Ce qui provoqua la colère des jeunes du quartier Sénégal de Ndamatou à Touba, village situé à quelques 200 km de la capitale sénégalaise, qui tenait à saccager la maison pour le déloger et le lyncher. Il a fallu l’intervention des bonnes volontés pour l’extirper de la maison avant de le faire évacuer par une porte dérobée.

L’histoire de ce jeune garçon fait frémir car il a failli passer de vie à trépas à cause de son penchant pour l’homosexualité. Son seul tort, c’est d’avoir embrassé dans la rue, un de ses amis qui lui avait offert un cadeau avant de l’embrasser. Un geste qui n’avait pas plu à certains de ses voisins qui soupçonnaient son penchant sur l’homosexualité.  Dans ce fief religieux, l’hostilité à l’égard des personnes homosexuelles est croissante. Ce qui provoqua l’ire des voisins qui vont ameuter par des cris toute la population pour saccager sa maison familiale et le lyncher. N’eut été l’intervention rapide de certains habitants, le pire allait se produire. Il n’aura dû son salut qu’à la diligence de quelques bonnes volontés qui vont lui faire escalader le mur de la maison avant de le faire passer par une porte dérobée.

Youssou Gueye pour sauver sa peau a été contraint de quitter son village natal et s’éloigner de ce danger permanent qui le guettait. Il débarque dans la capitale mais ne se sent pas à l’aise, il finira par regagner Tambacounda, une ville distante de 400 km de Dakar. Ainsi commence cette longue odyssée qui le mènera loin des tumultes pour s’achever au pays de l’Oncle Sam.

Au point d’entraîner des départs massifs de personnes LGBTQI+ en Europe et en Amérique du Nord, plus précisément aux États Unis. C’est le cas de plusieurs jeunes Sénégalais comme Cheikh Amadou Seck, ce garçon, origine de la cité religieuse de Touba qui a failli perdre sa vie, avant de s’enfuir vers les États-Unis et vivre sa vie au de façon libre.

Gorgui SOW

 

Bounama Thiam, cet homosexuel qui a échappé à la lapidation

Bounama Thiam, homosexuel a failli un jour être immolé par une foule. Une situation qui l’a contraint à s’exiler loin de son pays. Il a  fui son pays et tout perdu aujourd’hui, boulot et famille. C’était l’exil ou la mort. C’est le choix qui a été laissé à Bounama Thiam, ce jeune sénégalais et homosexuel. 

Bounama Thiam, prend la direction de Thiès puis Tambacounda pour se rendre dans un pays. Aussitôt l’idée de partir aux Etats Unis lui vient en tête, il y va bien qu’il n’y ait ni amis ni ressources. Arrivé, lui revient le visage de sa mère, qui a succombé d’un AVC en apprenant la nature de ses amours. Était-ce par honte ou par effroi celui de savoir que son fils ne connaîtrait jamais la paix ? Il ne le saura jamais. Il n’aura pas pu lui dire au revoir. Bounama Thiam se met à pleurer. L’homme à côté de lui s’émeut. « Il m’a demandé ce qui m’arrivait. » Pour la première fois, un autre lui tend la main – non pour le frapper, mais pour lui venir en aide.

Alors Bounama Thiam raconte son enfance à Diourbel, au Sénégal. Les jours heureux, avant la venue de la parole, quand tout n’était qu’insouciance. Puis ce mot. Il n’a pas 7 ans quand il l’entend pour la première fois. Il le balbutie : « Goor Jigueen. » Au Sénégal, ce mot signifie : « l’homosexuel ». Ses camarades se moquent de lui, le battent parce qu’il préfère la marelle au foot. Vient le premier amour : au lycée, avec le fils d’un imam. Quand sa tante l’apprend, elle le met à la rue et lui intime de quitter le quartier. La famille de son compagnon le menace de mort. « Dans mon pays, l’homosexualité est interdite. Nous sommes considérés comme étant possédés par des esprits démoniaques. »

Il faut dire que le périple de ce jeune garçon n’a pas été un long fleuve tranquille. Car aprés avoir atterri au Pays de l’Oncle Sam.il était soulagé et se disait que tous ses problèmes sont derrière lui. Et il allait enfin pouvoir vivre en paix’. Mais les galères ont recommencé.

Il faut aussi souligner que le cauchemar de Bounama Thiam a débuté au cours d’une soirée bien arrosée quand il a embrassé son ami et que quelqu’un les a vus pour ameuter tout le quartier. Ils ont été battus en pleine rue. Il y avait au départ une poignée de gens et quelques minutes après des dizaines de personnes qui les ont encerclé et les nous frappaient avec des bâtons. Ils ont failli même être immolés et brûles vifs. N’eut été la vigilance des riverains, ils allaient passer de vie à trépas. Bounama finira pas se cacher pendant trois jours avant de quitter le Sénégal, car il n’avait pas d’autres choix que de quitter le pays.

 

 

 

Tenue de la présidentielle- libération des détenus: La coalition Diomaye Président bat le macadam

Par Ibrahima Fall

La coalition Diomaye Président a organisé avant-hier une marche pacifique pour réclamer la tenue de l’élection présidentielle initialement prévue le 25 février dernier ainsi que la libération de tous les détenus politiques. Militants et responsables ont appelé à la tenue du scrutin dans les plus brefs délais.

La tenue d’une élection présidentielle libre et transparente et la libération des détenus politiques préoccupent les responsables et militants de la coalition Diomaye Président du département de Malika. Ils se sont retrouvés à travers une marche pacifique organisée avant-hier à Malika pour réclamer cela. Cette marche a été tenue en prélude de la journée mondiale de la femme prévue le 8 mars prochain.

Une occasion saisie par Waly Bodian pour rappeler que le département de Keur Massar a payé un lourd tribut avec l’embastillement de certains responsables du parti, tels que le maire Bilal Diatta, Seydou Diallo, Madame Bitèye Fofana etc. Dans tous les cas, il a tenu à alerter sur la force de frappe de Pastef, ayant été à la base de la victoire de son camp dans tous les combats que le parti dissous a menés jusqu’ici.

«Nous attendons le jour de l’élection présidentielle pour démontrer notre maturité politique en votant massivement pour un changement pacifique du régime», a avancé Amadou Ly Akilee pour exiger la libération de tous les détenus politiques à commencer par Ousmane Sonko, leader de l’ex parti Pastef. Il a estimé que la meilleure démarche à adopter pour limiter les dégâts, c’est de maintenir la liste déjà arrêtée et de fixer une date consensuelle pour la tenue de la présidentielle.

Akilee en a profité pour mettre en garde Taxawou Sénégal que l’incident qui s’est produit la semaine dernière ne se reproduira plus. Lui emboitant le pas, Madame Ndiaye a salué le fait que la marche pacifique a aussi été l’occasion pour rendre hommage aux responsables qui ont rendu l’âme en plein combat pour la restauration de la justice et de la démocratie dans notre pays.

Il s’agit, entre autres, de la défunte Mariama Sagna et de feu le doyen Ibrahhima Sèye. La marche a enregistré la présence de toutes les coordinations et sections du département de Keur Massar, mais aussi, des femmes et des jeunes venus tous répondre à l’appel de la coalition Diomaye Président. Serigne Mbaye Laye, fils du prédécesseur de l’actuel khalife général des Layènes a également été de la partie.

 

 

« Le ministre Samba Sy a pris devant le dialogue national une position individuelle qu’il a attribuée à notre Parti, le PIT », Par Amath Camara

Une déclaration sans mandat faite avec une rare violence qui défie l’élégance et la retenue républicaines.

Du point de vue du fond, le PIT n’a jamais abordé les questions nationales, les crises notamment, avec autant de légèreté. Pour mémoire, notre Parti a accueilli très favorablement la loi d’amnistie concernant les faits articulés contre Président Mamadou Dia. Et ce malgré la répression féroce contre le PAI-Sénégal.

En outre, notre Parti a inspiré et soutenu la loi d’amnistie sur la Casamance. C’est dire qu’à chaque fois que l’intérêt national le commandait, le PIT a pris son courage et ses responsabilités des deux mains pour soutenir, conformément à ses positions d’instance souveraines, les Chefs d’état Léopold S Senghor, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade dans des moments critiques dans la vie de notre nation : les conflits en Casamance, entre le Sénégal et la Mauritanie, entre nous et la Guinée Bissau.

Devant les enjeux de paix, de stabilité, de cohésion nationale et les défis sécuritaires, le PITa toujours privilégier le dialogue avec le Président de la république en exercice. En attestent nos rencontres avec le PR Abdou sur la crise en Gambie, la radiation des policiers, les velléités belliqueuses de Taya, les menaces d’intervention de la Guinée Bissau.

En cohérence avec sa logique personnelle du moment et au nom de la dignité et de la loyauté républicaines, pour recouvrer sa liberté de ton, le ministre Samba Sy aurait du proposer à nos dernières instances nationales du BP et du CC sa démission du gouvernement et notre départ de Bby au lieu de verser dans le populisme et d’étaler en plein jour sa déloyauté à l’égard d’un Chef d’état qui a eu confiance en notre Parti depuis 12 ans.

Amath Dansokho (Rip), nous a toujours appris à assumer courageusement nos positions d’instance mais surtout d’éviter de mettre en avant notre égo surdimensionné. Le cas échéant, c’est le culte de la personne ou la dictature qui s’installe. C’est ce que le PIT vit avec Samba SY dans ce contexte de crise qui prévaut dans le pays.

C’est justement dans de telles situations que notre Parti s’est illustré comme un rempart contre les périls extérieurs et une force de propositions de sortie de crise. En effet, nous avons toujours refusé de faire dans la surenchère, la démagogie et le populisme. Un chemin facile mais très dangereux que les opportunistes de la belle eau empruntent aisément.

Au regard de ce qui précède, nos positions d’instance priment sur les émotions et fantasmes du SG du PIT ligoté par le communiqué de la CDS une gauche invertébrée, non structurée, sans repère ni perspectives.

La résolution générale de notre dernier congrès est de poursuivre notre compagnonnage avec le BBY et de discuter du processus électoral en son sein. Elle a ainsi montré et balisé la voie; seul le CC peut nous en écarter. C’est donc une forfaiture que de voguer à contre- courant de l’instance suprême du PIT entre deux congrès. Pour Samba SY, la fin justifie toujours les moyens.

Pour ma part, la décision de Macky SALL de réaménager le calendrier républicain et d’ouvrir de larges concertations dans le cadre d’un véritable dialogue me semble très sage et opportune.

Contrairement au SG du PIT, notre Parti doit se mettre en ordre de bataille afin de porter le combat éminemment patriotique pour restaurer la stabilité, la paix civile et sociale à travers la concertation et le pardon. Voire le réaménagement du calendrier électoral, la reprise partielle du processus électoral et l’Amnistie.

Vive le Pdt Macky Sall- Vive le Bby- Vive le candidat Amadou Ba!

Amath Camara
membre du BP et du CC du PIT

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