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Journée mondiale de l’environnement: Les acteurs de la baie du Sine Saloum en croisade contre les ordures à Djiffer et à Dionewar

Par Mohamadou SAGNE

Palmarin: Les communes de Palmarin et de Dionewar, ont abrité mercredi 5 juin 2024, la commémoration de la journée mondiale de l’environnement.

Une occasion pour les acteurs de la Baie du Sine Saloum, membre du club des plus belles baies du monde, de mener des actions de ramassage des ordures le long de la plage du village de pêche de Djiffer, au littoral de Dionewar et à Djiassanor.

Ainsi, d’intenses moments de nettoiement et de ramassage des ordures et autres plastiques ont été menées dans ces zones.  Les populations particulièrement jeunes et femmes, étaient fortement mobilisées derrière les maires, en parfaite harmonie avec les acteurs touristiques pour ainsi rendre propres et propices les plages le long de la baie.

Tout ceci, sous la supervision de l’inspecteur régional du tourisme de Fatick, Jean Pierre Ndecky en présence de Mamadou Diallo, secrétaire général de l’agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) mais surtout de Mr Issa Barro, président régional et national des syndicats de promotion touristique par ailleurs directeur général des plus belles baies du monde, entre autres, à l’initiative de cette journée.

A Dionewar, une forte mobilisation de la population (élèves, étudiants et pêcheurs), a été notée.Tout comme à Djiffer où sont sortis les villageois derriere le chef du village, Sadibou Diame. Ce qui a permis de noter un engagement citoyen de tout un chacun pour ainsi contribuer à la réussite des opérations au delà même des attentes.

Ce qui a motivé l’adjointe au maire de Palmarin, Mme Khady Yande Sarr et Mama Lamine Sarr de Dionewar pour inviter les communautés de l’ensemble de la baie du Sine Saloum, à maintenir cette dynamique pour garder intacte et propre tout le long du littoral de la baie et ses plages pour les rendre encore plus accueillantes.

Ainsi pour Mme Khady Yande Sarr, 1ere adjointe au maire de Palmarin, « cette journée est bien venue à son heure surtout dans ce village de pêche de Djiffer qui constitue pour nous le poumon économique de notre commune voire même du département de Fatick. A ce titre, la mairie a contribué au plan matériel mais en sensibilisant les habitants du village pour soutenir cette importante journée. En étroite collaboration avec l’Unité de coordination et de gestion des déchets (UCG) qui a mis à disposition des bacs à ordures pour la collecte des ordures ».

Par ailleurs, a souligné l’adjointe au maire de Palmarin, « la mairie travaille à implanter un quai de débarquement des pêcheries et dans cette perspective un site a été identifié par la commission domaniale en rapport avec la commune de Dionewar. Une initiative soutenue par l’Aire marine protégée (AMP) de Sangomar ».

Quand à Mr Issa Barro, le Président de l’association des plus belles baies du monde, il est revenu sur l’importance de cette célébration de la journée de l’environnement organisée conjointement dans tous les pays membres des plus belles baies du monde.

Selon lui, « le choix fait sur les communes de Palmarin de Dionewar n’est pas fortuit et ceci ne surprend avec la mobilisation qui a prévalu toute la journée qui s’est même poursuivie au quai de débarquement de Ndangane Sambou.

« Nous pouvons donc dire que la journée commémorative de l’environnement du 5 juin 2024, a connu un franc succès et une réussite au-delà même de nos attentes. Nous allons donc évaluer et voir après la conduite à tenir pour les prochaines étapes pour ainsi garder nos baies propres avec des plages rayonnantes en y associant le volet économique, social et solidaire à travers les ordures en introduisant le ramassage des plastiques à transformer. Mais, il faudrait tenir compte de l’engagement des communautés », a soutenu Mr Issa Barro.

L’inspecteur regional du tourisme, Jean Pierre Ndecky a, quant à lui, invité les acteurs touristiques en collaboration avec les populations riveraines des zones touristiques à dupliquer ce genre d’actions pour rendre propres les sites car selon lui, « on ne peut pas développer le tourisme sans la propreté ». C’est dire donc que pour ce qui du Sine Saloum, il faudrait éviter de salir son plan d’eau dont la beauté n’est plus à démontrer ce qui positionne la baie dans le top 5 des plus baies du monde.

 

Sambou Biagui, à la tête de la Maison de la Presse (Par Majib Sène)

Ma satisfaction est grande lorsque j’ai appris la nomination de mon jeune confrère Sambou Biagui, Directeur Général de la Maison de la Presse Babacar Toure. Loin d’être une chance, c’est un mérite pour ce journaliste dont le talent est unanimement reconnu dans le landerneau médiatique sénégalais. Intelligent, dynamique et plein d’initiatives heureuses, il se positionne comme une sentinelle qui veille sans désemparer à la défense et l’illustration de la profession. Il n’est pas de journaliste plus attaché que lui aux principes fondamentaux de la solidarité si nécessaire dans la profession souvent confrontée à des convulsions, voire des difficultés d’ordre existentiel.

Son arrivée à la Maison de la Presse, est déjà un pressage de réussite si l’on sait que l’homme est doté d’un courage de granit et de la foi de l’alpiniste que l’on voit souvent au pied de la montagne pour tenter de nouveaux exploits. Il peut compter sur la solidarité pour relever les défis qui ne manqueront de jalonner son chemin. Mais avec sa vaillance coutumière, sa pétillance d’esprit, son allant et son alacrité, il réussira sa haute mission pour faire honneur à la profession.

Majib Sène

Assises de la justice: Entre accords et désaccords… 

Consensus sur la réduction des pouvoirs du Procureur, l’institution d’une Cour Constitutionnelle, mais désaccord sur le retrait du Chef de l’État du CSM. 

Les travaux du dialogue national sur la réforme et la modernisation de la justice ont été restitués, ce 04 juin, après une semaine de concertations intenses, passionnées, parfois de position, parfois irréductible. Dans la démarche, deux commissions ont été instituées pour recenser l’ensemble des propositions faites à travers la plateforme Jubbanti mais aussi celles faites par les participants physiques. Il s’agit de la commission réforme et la commission modernisation. Sous la présidence du professeur Babacar Guèye, facilitateur général des assises de la justice, le dialogue national a été clôturé sur un rapport de synthèse de 300 pages. Un des points essentiels des discussions a été la démarche inclusive pour prendre en compte l’avis de tous. Il a été relevé la participation de toutes les couches de la population pour que les résultats qui sortiront de ces travaux soient reconnus par toutes les couches de la société, a indiqué le Pr Babacar Guèye.

Recommandations phares

Des propositions phares faisant l’objet d’un consensus ont été retenues. D’abord, la limitation des pouvoirs du procureur de la République jugés excessifs. Les participants du dialogue ont recommandé d’instituer un juge des libertés et de la détention, mais aussi un juge d’aménagement des peines pour pallier aux problèmes. Parmi les recommandations figure, également, la mise en place d’une Cour Constitutionnelle en remplacement du Conseil Constitutionnel avec une composition diversifiée. Des acteurs de la société civile ont relevé le caractère dépassé de l’instance qui mérite de répondre à la modernisation.

Autre suggestion qui a découlé des assises de la justice, il s’agit de la nouvelle organisation du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) qualifié par des participants de lieu de retraite pour des magistrats. D’ailleurs, les acteurs du dialogue ont appelé à ce que l’institution soit reformée de sorte que les magistrats qui y siègent soient généralement en activité. Ils ont souhaité dans la démarche de procéder aux appels à candidatures pour certains postes. Dans les conclusions, il est aussi recommandé l’ouverture du CSM à d’autres corps notamment universitaires même si les acteurs des assises n’ont pas trouvé de consensus sur ce point. Ce n’est pas le seul point de divergence, les intervenants du dialogue ne sont pas tombés d’accord sur le retrait de ces derniers même si la majeure partie ont souhaité que le président de la République ne préside plus le conseil.

Le déficit de magistrats, d’avocats et de greffiers dans l’appareil judiciaire a également été au centre des conclusions pour une justice performante et résiliente. Pour ce faire, il a été recommandé un plan de recrutement ambitieux de nouveaux acteurs de la justice pour résorber le gap.

La révision des codes existants, notamment, le code pénal, le code de procédures pénale entre autres ont aussi fait l’objet de fortes directives. Des réformes au sein de l’administration pénitentiaire pour plus d’accompagnement des acteurs du secteur, aussi, la revue profonde des conditions de détention des détenus sont au cœur des orientations recensées dans le raport de synthèse. Les acteurs du dialogue  ont convenu de tendre vers la digitalisation judiciaire pour simplifier les procédures et les services de l’état civil, la réforme de la carte judiciaire, mais surtout à aller vers une meilleure communication par la traduction des langues nationales.

Chiffres de la plateforme Jubbanti

34.988 compatriotes sénégalais au niveau national et à travers la diaspora ont visité la plateforme Jubbanti mise en place pour recueillir les avis et les propositions sur la réforme et la modernisation de la justice. Du lot, 5.492 ont contribué pour des changements de paradigme. Sur ces chiffres, 75 % font peu ou ne font pas confiance à la justice. Seuls 1.372 sénégalais admettent faire confiance à la justice. 64% soutiennent n’être pas satisfaits des services rendus par la justice contre 40% pour des raisons liées à l’obtention de documents administratifs.

 

Matar Ba un républicain à l’esprit citoyen !

En sa qualité de Premier Magistrat de la ville de Fatick, Matar Ba a sonné la mobilisation ce Samedi 01 Juin 2024 pour faire sortir massivement ses administrés, participer à la journée nationale de Set Sétal initiée par son Excellence, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son gouvernement.

Républicain assumé, pionnier du respect des institutions, il ne pouvait en être autrement pour Matar Ba coutumier de diriger de telles activités de salubrité.

De par sa présence et en mettant la main à la pâte, il est parvenu en tant que Maire de la commune, à ‘engager les organisations de masse à intégrer dans leurs activités l’éducation aux valeurs et à la pratique d’une citoyenneté agissante.

Matar Ba vient ainsi de renouer avec le passé pour les mêmes causes en mettant en pratique l’appel de Monsieur le Président Macky Sall lors de son discours d’investiture du 03 Avril 2019 survenu dans un contexte marqué par un réel besoin de changement de comportements pour un mieux-être collectif où il disait: « il y a urgence à mettre fin à l’encombrement urbain, à l’insalubrité, aux occupations illégales de l’espace public et aux constructions anarchiques ».

« J’appelle à une mobilisation générale pour forger l’image d’un nouveau Sénégal, un Sénégal plus propre dans ses quartier, plus propre dans ses villages, plus propre dans ses villes; en un mot un Sénégal zéro déchet. J’y engage les autorités territoriales et locales ainsi que les mouvements associatifs et citoyens ».

Cette préoccupation de 2019 est aujourd’hui plus que jamais d’actualité au Sénégal où les actes d’incivilité ont atteint leur paroxysme, entraînant dans leur sillage le mépris de l’intérêt général par l’encombrement urbain, la destruction volontaire des biens publics, les dépôts sauvages d’ordures, l’occupation anarchique de l’espace public.

Fatick notre ville n’est pas épargnée par ce mal devenu une préoccupation commune qui appelle une redéfinition du contrat social liant le citoyen entre eux et à l’ensemble de la communauté sur la base d’une éthique de responsabilité individuelle et collective.

Il est heureux de constater que les nouvelles autorités étatiques exhortent les populations à l’apprentissage des valeurs de la citoyenneté. Un acte salutaire qu’il nous faut pérenniser pour disposer d’un cadre de vie zéro déchet.

À Fatick son Maire a marqué son adhésion à la journée nationale de Set Sétal pour un environnement sain au service de sa communauté.

Matar Ba a joué pleinement sa partition aiguillant ses administrés à cultiver la promotion du civisme et la pratique d’une citoyenneté agissante pour l’embellissement de Fatick.

Par Magatte Guèye

« À vos balais, citoyens! » Un appel lancé et relancé, en vain, comme un abracadabra (par Abdou Khadr Gaye)

À l’instar de ses prédécesseurs, le président Diomaye Faye lance sa journée de propreté, dite : « Setal suñu reew. » Et on a comme l’impression d’un déjà entendu, déjà vu, déjà connu… On parle même de piétinement. On parle de répétition de la même erreur. On parle et on reparle. Car le succès d’une telle entreprise nécessite l’implication de tous les acteurs ainsi que la concertation, la coordination, l’organisation et la méthode qui ont manqué aux initiatives précédentes : la propreté, dit-on, ne se décrète pas, elle se secrète: elle est une construction…

Pour avoir une ville propre, suggère le poète, il faut de la ferveur à l’entretenir. Mais pour qu’il y ait de la ferveur à l’entretenir, il faut que tout le monde s’y mette, même ceux-là qui le font moins bien. Le succès d’une telle entreprise, dis-je, dépend de la sincérité d’intention qui la sous-tend ainsi que l’engagement et la ferveur des acteurs. Or, l’initiative fleure l’insincérité ; et présentement, semble-t-il, nos concitoyens ont la tête ailleurs : le nouveau pouvoir inquiète (nous y reviendrons). En attendant, je propose ma contribution écrite en janvier 2020, intitulée : « À nos balais citoyens ! Et que la ville soit propre ! »

Tel semblait être le message de prise de fonction de Mme Soham El Wardini à la tête de la ville de Dakar. Tel semble être le message de fin d’année du président de la République, son excellence M. Macky Sall. Et tout le monde est d’accord que notre pays, notre capitale plus que n’importe quel autre coin du Sénégal, a besoin de coups de balai vigoureux, engagés et réguliers. Tout le monde le souhaite. Et ce samedi 4 janvier 2020, décrété journée nationale de la propreté par son excellence, a vu, bien sûr, la mobilisation de ministres, de maires et de militants et collaborateurs autour du souhait présidentiel. Ce qui, en soi, est une bonne chose. Mais cela ne suffit pas. Car l’engouement citoyen, me semble-t-il, n’était pas tout à fait au rendez-vous ; et l’affaire avait quelque peu des relents politiciens, malgré la présence du maire de Dakar auprès du président de la République… Car, en vérité, il faut plus que les ministres, les maires et leurs militants et collaborateurs pour entretenir la graine du souhait présidentiel et en faire un arbre : un grand fromager semblable à celui du penth de Mbot à Dakar Plateau…

En vérité le succès d’une telle entreprise nécessite l’implication de tous les acteurs ainsi que la concertation, la coordination, l’organisation et la méthode qui ont manqué au mouvement set setal de 1989. La concertation est la mère du succès et la propreté, dit-on, ne se décrète pas, elle se secrète. Pour avoir une ville propre, suggère le poète1, il faut de la ferveur à l’entretenir. Mais pour qu’il y ait de la ferveur à l’entretenir, il faut que tout le monde s’y mette, même ceux-là qui le font moins bien. Le succès d’une telle entreprise, dis-je, dépend de la sincérité d’intention qui la sous-tend ainsi que l’engagement et la ferveur des acteurs. Car, elle est bien plus importante et bien plus sérieuse qu’on ne le pense. Il ne s’agit pas d’un simple jeu pour passer le temps et tromper l’ennui, non ! Il ne s’agit pas d’une récréation d’écoliers. Il ne s’agit pas non plus de transformer les rues et avenues en scènes de théâtre pour politiciens et activistes en mal de reconnaissance. Il s’agit de mettre ce peuple en pente en lui montrant son étoile. Il s’agit, au-delà du simple acte de balayage, d’une transformation des consciences, d’un changement profond des comportements… Il s’agit, en vérité, d’un désir conquérant, d’une re-création, d’une révolution citoyenne qui, comme dit la chanson, verra se lever sur notre peuple un nouveau soleil, un nouveau jour, une nouvelle vision, un nouveau sentiment… Car celui-là qui prend un balai, s’il est sincère, doit d’abord balayer son cœur et son esprit. Et celui qui nettoie, s’il y met de la ferveur, nettoie aussi son âme…

Oui, l’entreprise est bien plus sérieuse qu’on ne le pense. C’est pourquoi je propose qu’on s’inspire du set setal de 1989 en le dépassant et en évitant les dérives qui l’ont entaché et finalement plombé, entre autres : les guéguerres politiciennes, la folklorisation et le racket. Je propose qu’on élargisse et organise mieux le cadre d’exécution du programme en y impliquant par contractualisation les populations organisées dans les quartiers de nos villes et villages autour d’associations sportives, culturelles, religieuses ou politiques. Je propose aussi, au-delà de l’acte de nettoyage et des Initiatives quartiers2 à encourager, qu’on travaille sur une Charte pour le civisme et la citoyenneté3 qui serait, en quelque sorte, un engagement citoyen volontaire et personnel pour le respect des institutions de la République, des biens et de l’espace public ; et à laquelle souscriront tous les Sénégalais, personnes physiques et personnes morales, le président de la République en premier, les ministres, les députés, les maires et les chefs de parti d’opposition et leurs lieutenants. Une caravane citoyenne pourrait accompagner la vulgarisation de la Charte et être l’occasion d’une grande sensibilisation au civisme et à la citoyenneté.

On pourrait aussi mettre à contribution, en plus des Organisations communautaires de base (Ocb), les musiciens, les comédiens (surtout ceux du théâtre forum), les plasticiens, les tagueurs, la presse, etc., en lançant les Prix du civisme et de la citoyenneté, récompensant, dans chaque domaine de compétence, les acteurs qui se seront le plus distingués. Youssou Ndour et Cheikh Ndigueul Lo, par exemple, pourraient donner du rythme au mouvement en reprenant leur titre fétiche Set dans un featuring avec les grands noms de la musique sénégalaise (Thione Seck, Baba Mall, Omar Pène, Ismaila Lo, Pape Fall, et d’autres). On pourrait aussi mettre à contribution les imams et les curées, ainsi que quelques figures emblématiques, très dynamiques et très actives, en la matière ; notamment Abbé Jacques Seck, Mame Thierno Birahim Mbacke Borom Darou, Cherif Al Walid Mané Ndiaye, Baye Njin Thiaw Laye, Serigne Ahmada Sy Diamil, Abdoul Aziz Sy Sidy Ahmed et bien d’autres.

Mais je propose surtout qu’on privilégie les quartiers les plus défavorisés en matière de collecte, qu’on respecte davantage les techniciens de surface qui sont les professionnels du nettoiement, qu’on améliore leur condition de travail et leur situation, qu’on organise mieux le système de collecte… Sans perdre de vue cette vérité : balayer est une chose, mais autre chose est la gestion des ordures collectées.

Pour finir, je pense qu’on ne peut pas envisager de rendre Dakar propre et laisser les ruines de Sandaga, au cœur de la ville, être un dépotoir et un refuge de malfrats. Il faut donc accélérer la réhabilitation du grand marché en y associant les commerçants et les riverains. Il faut couvrir le canal 4 et sa puanteur qui est, lui aussi, devenu un dépotoir sauvage et une balafre sur le visage de Dakar. Il faut reprendre celui de la Gueule Tapée qui menace ruine. Il faut penser au ravalement harmonisé des façades des immeubles et bâtiments du centre-ville. Et contenir les marchés et les gares routières, mieux organiser le stationnement des véhicules, maîtriser l’emprise des chantiers… Et replanter les arbres des trottoirs, aménager les ronds-points, les jardins et autres squares. Et construire des édicules publics… Et…, oui bien sûr, désamorcer la bombe écologique qu’est Mbeubeuss…

Bref, l’appel est lancé et relancé comme un abracadabra ; c’est connu. Il n’a pas fait échos, il est vrai. Mais, le souhait est partagé. L’action est nécessaire, urgente même… Entendons-nous donc sur l’essentiel… Entendons-nous, retroussons-nous les manches et mettons en branle notre désir de propreté… Oui ! À nos balais Emadiens4 ! À nos balais Ocbiens5 ! À nos balais, citoyens ! Et que la cité soit propre…

Ensemble, changeons de comportements et développons le Sénégal.6 Abdou Khadre Gaye-Janvier 2020

1/ Il s’agit d’Antoine de Saint Exupéry qui disait : « Et la belle danse naît de la ferveur à danser. Et la ferveur à danser exige que tous dansent – même ceux-là qui dansent mal – sinon il n’est point de ferveur mais académie pétrifiée et spectacle sans signification. »

2/ Il s’agit d’activités citoyennes organisées par les populations sur initiative propre tournant autour de set setal, de don de sang, de sensibilisation, etc.

3/ L’Emad a eu à expérimenter la Charte pour le civisme et la citoyenneté ou Pacte pour le civisme et la citoyenneté au lendemain du naufrage du Joola, suite à l’appel à l’introspection du chef de l’État de l’époque, Me Abdoulaye Wade. C’est à l’occasion de la caravane citoyenne de vulgarisation de la Charte que fut lancé par l’Emad l’opération médecin sans blouse, reprise plus tard par le ministère de la santé alors dirigé par le ministre Abdou Fall

4/ C’est le nom par lequel s’appellent les membres de l’Ong Emad

5/ Membres des Organisations communautaires de base

6/ C’est le slogan du Pacte pour le civisme et la citoyenneté lancé par l’Emad suite au naufrage du Joola

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Abdou Khadr Gaye, écrivain

Président de EMAD

 

Le Groupe d’amitié sénégalo-iraniennne se déploie à Fimela: La formation des jeunes et des femmes en ligne de mire

Fimela: La formation des jeunes et des femmes constitue la principale préoccupation du Groupe de coopération sénégalo- iranienne qui vient d’étendre ses tentacules dans l’arrondissement de Fimela.

Le président de cette organisation, le Pr Mamadou Mactar Gaye, par ailleurs Président de la Chambre de commerce Sénégalo- iranienne nous l’a révélé samedi 1er juin 2024 en marge de l’ouverture de la première édition de la foire des artisans locaux. Selon le Pr Gaye, originaire de la zone principalement de Ndangane Sambou, « nous avons constaté un aspect extrêmement important qui concerne les jeunes mais également les femmes qui, aujourd’hui ont la chance d’être à proximité d’une zone d’exploitation du pétrole. Et donc, ont besoin d’être formés dans les métiers du pétrole et du gaz pour éviter que d’autres jeunes nous viennent d’autres régions étant techniciens pour occuper les postes dans l’exploitation ».

C’est pour cela, estime le président du Groupe d’amitié sénégalo- iranienne, « notre organisation est très sensible à la formation des jeunes en général à qui, il convient de les apprendre les métiers du pétrole qui regorge près d’une centaine d’activités. Nos jeunes pêcheurs par exemple qui sont de bons nageurs peuvent apprendre comment souder des gazoducs, ou autres choses. Il y a également le transport logistique appliqué au pétrole, il y a aussi  le commerce et tant d’autres activités rémunératrices autour du pétrole ».

Le Groupe d’amitié sénégalo- iranienne (GASI) qui regroupe la plupart des anciens ambassadeurs du Sénégal en Iran, ceux accrédités au Sénégal et les actuels chefs de diplomatie, les hommes d’affaires, mais aussi des étudiants plus de 300 ayant vécus en Iran pour des formations a donc les coudées franches pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

C’est pourquoi, selon le président Mamadou Moctar Gaye, « nous avons beaucoup de choses à faire car nous estimons que nos jeunes ne doivent pas être laissés en rade dans cette perspective d’exploitation du pétrole et du gaz. D’où l’impérieuse nécessité de les interesser toute de suite dans le secteur à travers la formation.

Surtout que l’acte 3 de la décentralisation stipule que les ressources du terroir doivent corroborer avec les ressources humaines locales sans aller chercher loin. Donc, nous allons voir s’ils sont intéressés comment les initier à l’apprentissage des metiers du pétrole, en liaison avec les universités iraniennes dont je suis le président du comité d’orientation des étudiants du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest pour plusieurs filières en Iran. Mieux, à défaut de pouvoir se déplacer jusqu’en Iran, on peut voir la possibilité de les inscrire dans nos universités. Certains qui ont le niveau Licence, master ou doctorat pourraient être orientés suivant les filières dans des universités que l’Iran nous a ouvert ».

S’agissant de la dimension féminine, le Pr Mamadou Mactar Gaye souligne que, « pour les femmes, nous avons remarqué qu’elles sont bien formées. Ceci est important puisqu’elles font dans la transformation des céréales locales, des produits halieutiques et fruits et légumes. Mais elles font face à l’équation de l’écoulement des produits stockés. Donc, à travers ce genre de foire, au niveau local, régional et national, elles parviennent à écouler leurs produits. Mais, tant qu’elles suivent les normes et qu’elles sont bien formées avec l’emballage et autres cela donne une plus-value aux produits qui deviennent plus compétitifs dans le marché extérieur ».

C’est pourquoi ajoute le Pr Gaye, « en collaboration avec les chambres consulaires comme la chambre des métiers de Fatick présidée par Mr Issa Dièye, il faudrait faire en sortes qu’il y ait des foires de ce genre et que certaines femmes puissent être orientées vers l’extérieur. Déjà, à notre niveau nous avons des possibilités pour que ces femmes puissent aller en Iran, y exposer leur produit ».

D’ailleurs selon le président du Groupe d’amitié sénégalo- iranienne, « cette année, nous avons enrôlé plus d’une vingtaine d’industriels et commerciaux qui étaient en Iran pour exposer à Iran Expo. Ils y ont séjourné pendant six (6) jours et ils ont été transportés pour les billets par leurs structures et pris en charge intégralement en Iran pour le logement, le transport cela leur a permis de rencontrer plusieurs partenaires iraniens pour des perspectives d’échanges de produits entre les deux pays. Nous allons donc poursuivre ces initiatives pour le compte des jeunes et de nos artisans et industriels et commerciaux ».

Propos recueillis par Mohamadou Sagne

Borom Gassane, un esprit libre et une liberté en mouvement

L’heure des vainqueurs a Sonné avec Ousseynou Ka

Par Bathie Ndiaye

Conscient que l’homme politique n’est rien sans une base solide, Me Ousseynou Ka affectueusement appelé Borom Gassane, après avoir été consulté par cinq des candidats à la présidentielle de 2024, ce dernier a jugé opportun de retourner auprès de ses militants et sympathisants avant de déclarer sa position.

Lors d’une assemblée générale, le Président de ‘’Gassane Ca Kanam’’ et ses alliés ont pris l’engagement de cheminer avec la coalition Diomaye Président dont ils considèrent que leur Programme de société est conforme à leurs aspirations.  De plus Ousseynou Ka a mobilisé ses moyens humains et financiers pour battre campagne au profit du Président Bassirou Diomaye Faye. Sa légitimité dans son fief se confirma avec une victoire éclatante au soir de l’élection présidentielle du 24 mars dernier.  Pour rappel, sur les 19 communes du département, Gassane s’est singularisé avec Linguère commune en faisant gagner la Coalition Diomaye Président.

Pourquoi Gassane Ca Kanam choisit la Coalition Diomaye Président ?

La réponse de son président Ousseynou Ka aura été automatique : «la commune de Gassane a ses priorités et ‘’Gassane Ca Kanam’’ les porte en bandoulière». Dans le domaine de la santé, il a révélé que six (6) postes de santé de la commune ont vu leurs portes fermées.  M. Ka a état d’un déficit criard d’ambulance pour évacuer les malades et des déficits de paiement du personnel sont des maux que souffre ce secteur.

Il n’a pas manqué de souligné : «- La sécurité : Gassane peine à voir une vieille promesse d’ériger une brigade de gendarmerie de se réaliser pour la protection des personnes et de leurs biens…- Une infrastructure routière: la route venant de Taif, Sadio, traversant Gassane,  le Ranch de Dolly, Thiel, Payar et qui va desservir dans le Fouta est une priorité pour booster l’économie de la zone – L’emploi, la formation et l’éducation : la jeunesse et le défenseur des intérêts de la population, Me Ousseynou Ka portent leurs attentes sur les nouvelles autorités pour former et accompagner cette frange vulnérable de la population».

«Suffisant pour Borom Gassane d’estimer que pas d’intérêt, pas d’action, l’individu agit là où il a intérêt», a-t-il déclaré.  S’agissant de son domaine, M. Ka a évoqué l’assainissement au sein de la Sonaged Sa où il évolue en tant que Secrétaire Général de ladite boîte. Il a annoncé lors de la visite du ministre en charge de l’urbanisme, en marge de la préparation de la journée de Set Setal national initié par le Président de la République sur tout le territoire sénégalais « la mobilisation d’un dispositif de 17 000 agents et de 5 000 engins pour la réussite de la journée nationale Set Setal du 1er juin 2024 initiée par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye.

A l’occasion, Ousseynou Ka a annoncé des projets pour une revalorisation des déchets par le recyclage, l’économie circulaire et la production de gaz à partir des décharges mais aussi l’aménagement de décharges contrôlées ainsi que la transformation d’anciennes décharges en espaces attrayants et de loisirs sont prévus par la Sonaged Sa.

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Borom Gassane ambitionne de rendre salubre plusieurs localités du département de Linguère où il est issu tel qu’il l’a déjà fait à Gassane, Dahra, Barkedji et Thiel en leur dotant de dispositifs pour leur débarrasser des décharges sauvages. Ce qui concourt à lutter contre les maladies comme le paludisme et le choléra.

Pour une bonne réussite de toutes ces attentes de la population du Djoloff en général, Borom Gassane, M. Ka estime nécessaire une jonction de toutes les forces vives du département autour du ministre El Hadji Malick Ndiaye fils du terroir pour le meilleur. Parlant de l’avenir de la Coalition Diomaye Président dans le département de Linguère Borom Gassane considère qu’il y a des efforts énormes à consentir pour conquérir les 17 autres communes qui ont été gagnées par la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby).

L’homme fort de Gassane plaide ainsi pour une remobilisation de la Coalition Diomaye Président. Il opte pour la massification, notamment en s’ouvrant à tout le monde. Pour relever les défis du développement du Djolof, M. Ka pense qu’il faut impérativement expliquer le projet de programme initié par le Président Bassirou Diomaye Faye en ce qui concerne la revitalisation des vallées fossiles, la réhabilitation du Crz de Dahra et du Ranch de Dolly, la construction des routes pour désenclaver certaines localités, la création de centre de formation dans les domaines de l’élevage et de l’agriculture ainsi que dans d’autres secteurs économiques.

«Tout cela ne sera possible que si les populations adhèrent au Projet», a précisé Ousseynou Ka. Poursuivant, il a clamé que les Sénégalais doivent apprendre des autres pour faire du « juub, juubal juubanti’’. Le moins que l’on puisse dire, d’après une bonne partie de la population de la commune de Gassane, Me Ousseynou Ka demeure une valeur sûre sur qu’il faudra compter pour un Djolof et ou un Sénégal meilleur.

Restitution et validation du Pap: Pour une réduction de la pauvreté par la création de richesses et la sécurité alimentaire

Par Ch. Seck NDONG

Au nom de Dr Fatou Diouf, Ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires, le Directeur des Pêches maritimes a présidé l’ouverture de l’atelier national de restitution et validation du Plan d’aménagement des pêcheries (Pap) ciblant les Sardinelles. Il y avait à côté le représentant de la FAO, M. Matthieu Bernardon.

A l’entame de son propos, M. Diène Faye a transmis les salutations et les encouragements de Mme Fatou Diouf, Ministre des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires.  le Directeur des Pêches maritimes a ensuite remercié tous les invités qui ont fait le déplacement pour prendre part à cet important atelier. «Votre présence témoigne, encore une fois, de l’intérêt que vous portez l’amélioration de la gouvernance du secteur pour une exploitation durable des ressources halieutiques», a-t-il salué.

La rencontre a vu la participation de Directeurs et chefs de service, de représentants des Partenaires techniques et financiers, des Organisations professionnelles de la Pêche, d’experts de la Pêche, de personnes ressources attitrées. Ainsi, M. Faye s’est fait également un agréable devoir de remercier la FAO pour son soutien et son engagement en faveur de la pêche durable et de la protection des océans. «Comme vous le savez, le secteur de la pêche occupe une place importante dans les politiques et stratégies de développement économique. Cela, par sa contribution significative à l’alimentation de la population, à la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’au renforcement de la compétitivité», a-t-il indiqué.

Le plan d’aménagement de la pêcherie (Pap) de sardinelles, a souligné Directeur des Pêches, est un instrument opérationnel de mise en œuvre de la politique sectorielle en vue d’atteindre ses objectifs stratégiques. Selon M. Faye, il est aussi en phase avec les politiques publiques nationales qui visent la réduction de la pauvreté par la création de richesses et la sécurité alimentaire. Cette pêcherie qui représente près de 70% des débarquements de la pêche artisanale sénégalaise joue un rôle économique et social non négligeable dans le secteur halieutique.

A titre illustratif, il convient pour le Directeur des Pêches maritimes de relever que le secteur génère 600 000 emplois, contribue pour 3,2% au PIB, assure 75% des apports en protéines d’origine animale aux populations avec une consommation nationale per capita estimée à 29 kg par an. S’agissant plus particulièrement de la pêche aux Sardinelles, M. Faye a fait comprendre qu’elle représente environ 70% des débarquements de petits pélagiques couvrant approximativement 90% des besoins de consommation locale, d’où leur rôle de premier plan dans la sécurité alimentaire. Cependant, les statistiques nationales et régionales révèlent que les sardinelles sont confrontées à une situation de surexploitation préoccupante marquée particulièrement par une baisse drastique des mises à terre ces dernières années (-74% pour la Sardinelle ronde et -15% pour la Sardinelle plate, Copace, 2021).

Face à cette préoccupation majeure, l’urgence s’était alors toute manifestée d’agir conformément aux recommandations scientifiques issues du groupe de travail du Comité des pêches de l’Atlantic centre-est (Copace) de la FAO afin de trouver les voies et moyens d’inverser les tendances. Sous ce rapport, les Services du ministère des Pêches, des infrastructures maritimes et portuaires (Mpimp) ont entrepris avec l’appui déterminant du Programme Eaf-Nansen, le processus d’élaboration du Plan d’aménagement des pêcheries (Pap) de Sardinelles au Sénégal. Il me plait de m’appesantir sur le Programme Eaf-Nansen qui vise à soutenir les efforts régionaux et nationaux spécifiques pour réduire la pauvreté, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et mettre en place des systèmes de gestion durables des pêches à travers l’application de l’approche écosystémique à la gestion des pêches tout en tenant compte des impacts climatiques, de la pollution ainsi que de l’équité de genre.

 

 

 

Saisie de drogue à Keur-Ayip: 30 kg de cocaïne dans les cavités du véhicule…

Par Ch. S. NDONG (avec En Relief)

Les agents de la Brigade commerciale des Douanes de Keur-Ayip, Subdivision de Kaolack, Région douanière du Centre ont effectué, ce samedi 1er juin 2024, une saisie de trente (30) kilogrammes de cocaïne à bord d’un véhicule de type Hundaï Santafe immatriculé à l’étranger. La drogue était dissimulée dans les cavités des portières et de la malle arrière du véhicule.

Dans un communiqué signé par la Division de la Communication et des Relations publiques ledit véhicule, en provenance d’un pays limitrophe du Sénégal, a été passé au scanner portatif, un outil de contrôle non intrusif acquis dans le cadre du Programme de modernisation de l’administration des douanes (Promad) et mis à la disposition des unités pour plus d’efficacité dans la recherche et la répression du trafic de produits illicites.

Ce dispositif de contrôle a permis de déjouer le modus operandi ingénieux que les trafiquants ont ainsi utilisé pour tromper la vigilance des agents. La contrevaleur totale de la drogue saisie est estimée à deux milliards quatre cent millions (2. 400.000. 000) de francs Cfa.

Les convoyeurs (un chauffeur et son accompagnant) ont été mis aux arrêts. La procédure suit son cours. L’unité a, dans la même opération, saisi trois (03) fusils de fabrication artisanale à hauteur de Boumbény (Médina Sabakh), à quelques encablures de la frontière avec la Gambie.

Pour rappel, la Brigade commerciale des Douanes de Keur-Ayip avait récemment saisi 13 kg de cocaïne. Au titre de la lutte contre le trafic de chanvre indien, sur les 300 kg saisis entre janvier et fin mai 2024 par la Subdivision de Kaolack, les 105 kg ont été saisis par la Brigade commerciale des Douanes de Keur-Ayip.

L’Administration des Douanes réaffirme sa détermination à combattre le trafic illicite sous toutes ses formes. Par la même occasion, elle invite les populations à accompagner les unités douanières dans les opérations de ciblage et d’investigation lancées depuis le début de l’année 2024 pour faire face aux courants de trafics criminels opérant sur les grands corridors.

Foire des produits locaux à Fimela: Les artisans exposent leur savoir-faire

Par Mohamadou Sagne

Considéré comme le poumon économique du département de Fatick et sa région, la commune de Fimela abrite depuis ce 1er juin et ce jusqu’au 5 Juin, une foire des produits locaux. Une occasion pour les artisans locaux d’exposer leur savoir-faire.

A l’initiative, l’association des artisans locaux en partenariat avec la chambre de commerce senegalo-iranienne. Ainsi, à travers cette foire, première édition du genre, entend selon le président de l’association des artisans, Amadou Woury Diallo, « promouvoir tout le potentiel de la zone, exploité par les différents groupements particulièrement de femmes connues pour leur engagement et dévouement dans la transformation des produits locaux ».

A la cérémonie d’ouverture, en présence du parrain, Mr Issa Dieye, président de la chambre des métiers de Fatick et président national de cette organisation faîtière, l’initiative de cette foire a été fortement saluée par les différents intervenants.

Tout comme l’implication effective dans l’organisation de l’Ong ACDEC qui s’investit dans la zone dans le cadre de la résilience des communautés représentée pour l’occasion par Mme Fatoumata Kane, animatrice de programmes. L’autre particularité et non des moindres, c’est également le partenariat avec la chambre de commerce senegalo-iranienne avec siège à Dakar et dont le président Mamadou Mokhtar Gaye a expliqué le rôle d’intermédiation, de guide, de suivi et de conseil qu’elle joue depuis la naissance en 2018, pour les entreprises sénégalaises, les hommes d’affaires, les commerçants, les commerciaux, entre autres.

Ceci, souligne Mr Gaye, « pour encourager ces corporations à pouvoir se rendre en Iran pour y investir, et mieux connaître les marchés extérieurs et vice versa. Tout cela, avec la facilitation de l’Ambassade d’Iran par l’entremise de son conseiller culturel ».

En sommes, l’association des artisans de Fimela a donc bénéficié de ces largesses à travers les femmes ce qui a motivé l’organisation de cette édition 2024 de la foire des produits locaux. Tout ceci, pour consolider la position de poumon économique de l’arrondissement de Fimela dans le département de Fatick et sa région et qui bientôt va devenir le poumon économique du Sénégal avec l’exploitation imminente du pétrole de Sangomar.

Plusieurs exposants, à majorité de femmes, ont étalé leurs produits locaux.  Notamment des jus, des produits halieutiques et fruits de mer, la noix d’acajou, entre autres.

L’autre temps fort en marge de cette foire dont les rideaux seront fermés le 5 juin, c’est le panel sur la société coopérative et le marketing digital pour favoriser de nouveaux centres d’intérêts et d’échanges comme l’a souligné Mohammed Diop, un jeune ingénieur de travaux de planification économique et conseiller en gestion des organisations et spécialiste en suivi évaluation. Il faut noter la présence remarquée de Issa Dièye, le président de la Chambre des métiers de Fatick et des Chambres de métiers du Sénégal par ailleurs vice-président au niveau africain.

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