vendredi, septembre 11, 2026
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Foundiougne: 11 forêts classées dans le département

Par M. Sagne

Dans le département de Foundiougne, il existe 11 forêts classées. Selon la cheffe de secteur des eaux et forêts, « ces forêts classées sont bien délimitées et régie par un décret présidentiel. Ce qui fait qu’avant même de pouvoir les utiliser à d’autres fins, il faudrait qu’un décret de déclassement soit pris par le président de la République.

Mais ce qu’il faut noter c’est que pratiquement les 9 voir les 10 forêts se trouvent dans l’arrondissement de Toubacouta et la seule forêt qui se trouve dans l’arrondissement de Djilor. On peut considérer aussi qu’il y a deux forêts de mangroves dont celle des îles du Saloum et celle des îles de Bétenti avec pratiquement plus de 40 000 hectares ». Une véritable richesse forestière dans la zone de Toubacouta.

Véritable richesse forestière

A travers ces différentes forêts classées, les mises en défens, forêts communautaires et de terroir, c’est une véritable richesse forestière qui est notée dans la zone de Toubacouta.

Un potentiel inestimable qui permet aux populations, selon Lt Sène, « de tirer beaucoup de profits. Surtout à travers les mises en défens, forêts communautaires et de terroirs qu’elles ont créés elles-mêmes permettant le retour de la végétation puisque, ces zones étaient nues. Des actions de sauvegarde et de restauration qui rapportent beaucoup de retombées pour ces populations. Maintenant dans beaucoup de zones, ces populations se sont arrangées à avoir par exemple, de janvier à août, la fermeture de la forêt pour ensuite la rouvrir à partir du mois de septembre de l’année en cours ».

Cet argent que ces populations gagnent à travers leurs organisations, est souvent utilisé pour réhabiliter une mosquée, reconstruire des cimetières, entre autres.

Croisade contre les feux de brousse

En dehors du reboisement, il y a aussi la lutte contre les feux de brousse. Un phénomène récurrent qui est le plus souvent constaté au niveau de l’arrondissement de Toubacouta qui couvre 80% des ressources forestières du département de Foundiougne. Et, avec l’hivernage, le tapis herbacé est très fourni. Il faudrait donc s’attendre à des cas de feux de brousse.

Déjà, l’année passée une dizaine de cas de feu de brousse a été notée comparé à l’année précédente a révélé Lt Antoinette Sène. Selon elle, « des efforts ont été consentis dans la lutte. Les mises à feux précoces qui se sont multipliées ont eu des effets positifs ce qui a permis au moins d’aller vers les populations les sensibiliser sur l’impact négatif des feux de brousse sur le couvert vegetal qui porte sur plus de 300 ha. Mais, il faut dire que ces feux impactent non seulement la faune mais également les éleveurs avec leur bétail ».

Pour autant, le secteur des eaux et forêts de Foundiougne est déjà en alerte en cette fin d’hivernage et se prépare à l’ouverture de pare- feux et de mises à feux précoces pour anticiper.

Mais, il faudrait attendre l’arrêté dans ce sens signé par le Président du conseil départemental qui coiffe cette activité. Car les mises à feux précoces sont autorisées et encadrés aussi.

 

Dénomination des « Pages » à la Maison de la Presse:  Abdoulaye Thiam de l’Upf Sénégal choisi pour diriger le Comité de pilotage

Le Directeur général de la Maison de la Presse, M. Sambou Biagui, a choisi M. Abdoulaye Thiam ce jour pour diriger le Comité de pilotage pour la cérémonie de dénomination des « Pages », en l’honneur des Anciens de la presse. Chaque niveau de l’immeuble portera le nom d’un ancien vivant ou disparu.

Des noms seront également donnés aux différentes salles. A travers une cérémonie, en présence des familles des personnes choisies la direction leur rendra hommage.

L’Union de la presse francophone (Upf Sénégal) remercie le Dg de la Maison de la Presse pour le choix porté sur la modeste personne d’un de ses membres.

 

Livre bilan- 12 ans du Président Macky Sall à la tête du Sénégal:  Me Sidiki Kaba, ancien Pm: «Un legs dynamique œuvre gigantesque et multiforme»

Maitre Sidiki Kaba, ancien Premier ministre, lors de la présentation du livre bilan du Président Macky Sall parlant a eu le privilège, pour avoir été aux avant-postes de responsabilité pendant 12 ans, de satisfaire un Droit et un Devoir. Il estime que cet ouvrage est un legs dynamique constitué d’une œuvre gigantesque et multiforme adossée sur le socle des valeurs impérissables d’ouverture, de consensus, d’équité sociale et territoriale

Mettant en bonne place le Droit des citoyennes et citoyens à l’inventaire. Le Devoir que nous, responsables, assumons devant vous cet après-midi. Maitre Sidiki Kaba devant le président de l’Assemblée nationale Amadou Mame Diop s’est adresse ce Jeudi 29 Aout 2024 au Siege de l’Apr, Mermoz aux membres de l’Alliance pour la République de la coalition Benno Bokk Yakaar et autres alliés de l’Alliance pour la République. Il dira qu’Il s’agit du travail colossal couvrant 12 ans que la grande coalition Benno Bokk Yakkar, sous la Présidence de son Excellence Monsieur le Président Macky Sall, un homme d’Etat aux qualités exceptionnelles, a réalisé sous les yeux de tous les Sénégalais et Observateurs extérieurs. Cette somme de réalisations concerne une multitude de secteurs vitaux pour la Nation notamment les zones rurales qui ont été au cœur des priorités de notre coalition pendant notre mandat. Pour l’ancien Premier Ministre L’exercice qui nous réunit aujourd’hui est, à la fois, simple et complexe. Simple car il est aisé de rendre compte du bilan des douze ans du Président Macky Sall à la tête de notre pays, tant les faits et réalisations parlent d’eux-mêmes.

Pour son mot introductif, il à dégager les grands axes du document bilan que d’éminents intervenants et experts dans divers domaines vont développer dans leurs présentations respectives. «Je demeure convaincu que cet inventaire sera une réponse limpide, lumineuse et pertinente à toutes sortes d’attaques infondées, de jugements injustes et de déclarations populistes recensées çà et là», a souligné Me Sidiki Kaba. Des faits et des chiffres seront mis à votre disposition pour que vous puissiez à votre tour les analyser et les disséquer a til dit tout en remerciant le comité de rédaction ainsi que l’ensemble des contributeurs pour le travail remarquable réalisé qui, à n’en pas douter, sera d’un apport qualitatif dans le débat public, les milieux académiques ainsi que dans les cercles diplomatiques. Le style choisi est non polémiste. La démarche adoptée repose sur un argumentaire soutenu par des chiffres et des données irréfutables qui fournissent une photographie exhaustive de la situation réelle telle que transmise en avril 2024.

L’héritage économique trouve en 2012, le Sénégal sous le Président Mack Sall et les perspectives après douze années de gestion du pays.

Dès son arrivée à la Présidence de la République, Macky Sall a procédé à un recadrage nécessaire des choix budgétaires et des politiques économiques. Puis, la phase de redressement a été etamée à travers la mise en œuvre du programme Yoonu Yokkute pour réorienter la trajectoire de notre pays sur la voie de la prospérité durable.   Ensuite l’élaboration et la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent qui a permis de passer des habituelles programmations sur le court terme à une planification sur une génération faisant la part belle à l’inclusion sociale, l’équité territoriale et la modernisation de l’économie. En plus de la normalisation et la rationalisation des dépenses publiques les résultats visibles et viables impactant positivement la croissance. Dans ce sillage   les indicateurs monétaires, les marqueurs sociaux contre les vulnérabilités sociales et territoriales ainsi que l’ensemble des activités regroupées dans les secteurs primaire, secondaire, tertiaire et quaternaire de l’économie.

Ces avancées ont permis de renouer avec la crédibilité économique et financière ainsi que l’attractivité du Sénégal une crédibilité que la capacité de résilience de notre économie lors de la crise Covid-19 est venue confirmer. Maitre Sidiki Kaba souligne avec force « Quant aux défis et perspectives, ils sont contenus dans le Plan d’Actions Prioritaires 3 (PAP 3) du PSE et dans le Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) 2024 – 2026 déjà ficelés au moment du passage de témoin dans la gestion du pays, au mois d’avril dernier ».

Ces douze années ont transformé l’ambition d’un homme pour un Sénégal de tous, pour tous, en une réalité tangible et palpable

Ces douze années ont transformé l’ambition d’un homme pour un Sénégal de tous, pour tous, en une réalité tangible et palpable, de sorte que les chocs exogènes ne puissent ébranler la trajectoire du Sénégal et que la parole populiste ne sache ternir le legs du Président Macky Sall. Un legs dynamique constitué d’une œuvre gigantesque et multiforme adossée sur le socle des valeurs impérissables d’ouverture, de consensus, d’équité sociale et territoriale. Il faut donc le fructifier et maintenir le cap déjà tracé de l’émergence afin d’élargir le champ des possibles dans un Sénégal de liberté, de prospérité partagée et de paix qui garantit à tous ses enfants, dans le cadre de l’Etat de droit, un avenir juste et équitable.

Les douze années du Président Macky Sall à la tête du Sénégal, marquées, à travers la mise en œuvre du PSE, par une action adossée à une vision et articulée autour d’objectifs prioritaires, a redessiné le visage de notre pays. De sorte que quiconque aura pour ambition -pour ne pas dire projet- de poursuivre la construction d’un Sénégal fort de progrès économiques, de justice sociale et de renforcement de l’Etat de droit, n’aura d’autre choix que d’y inscrire son action, quitte à le renommer du fait de considérations purement politiciennes.

En effet, pour l’ancien premier ministre Sidiki Kaba «il ne devrait y avoir aucune honte à constater que les fondations sont solides, lorsqu’on ambitionne d’ériger un gratte-ciel. Surtout qu’ici, il ne s’agit que de construire les étages supplémentaires car des sommets ont déjà été atteints». Au demeurant, c’est avec fierté, que nous voudrions rendre hommage au Président Macky Sall, un homme de paix, un homme de dialogue, un panafricaniste émérite qui continue de défendre, avec foi et ardeur, les ambitions intégrationnistes de notre continent et de sa place légitime dans la gouvernance mondiale.

Synthèse: Demba Sidibé

Tambacounda: Un vent très violent détruit 163 ha de bananiers; Plus de 1,5 milliard de francs Cfa perdus

Par Demba Sidibé

Les 43 groupements de planteurs de bananes vivent un profond sinistre. Un vent très violent a ravagé leurs plantations. Les pertes sont estimées à plus de 6096 tonnes. Les cultivateurs de bananes nichés dans la zone de Gouloumbou et de Sinthian Koundara ne vont pas oublier de sitôt la journée du vendredi 23 et la nuit du 24 août 2024.

Un vent très violent a soufflé dans leurs plantations, détruisant 406.474 pieds de bananes estimés à plus de 163 ha de terres emblavées. 43 groupements de producteurs de bananes sont touchés. Les pertes sont évaluées à plus de 6 096 tonnes, selon les responsables du Corprobat. La valeur de la perte est estimée à 1 524 052 500 F Cfa. Les autorités du ministère de l’Agriculture en compagnie du président du Collectif des producteurs de bananes, Yaya Sall, ont visité les périmètres bananiers pour constater de visu les dégâts. Elles s’attendaient cette année, à des productions records de 90 mille tonnes contre les 74 746 tonnes de bananes de l’année dernière. Malheureusement, les vents sont venus anéantir les espoirs des acteurs et de l’Etat.

Dans la région, ce sont au total plus de 2496 ha qui sont plantés de bananes et les 1115 producteurs attendaient cette année près 90.000 tonnes de bananes. Yaya Sall, le président du Collectif des producteurs de banane Corprobat après la visite organisée avec le directeur de l’horticulture et les directeurs régionaux et départementaux du développement rurale de Kolda et Tambacounda du coordinateur du projet Tiers sud et les représentants de l’assurances agricole Cnaas venus apporter la compassion des hautes autorités, a fait le point. Selon le président du collectif des producteurs, les surfaces perdues en hectare sont estimées à 163ha.

En termes de production, les pertes sont de l’ordre de 406.474 pieds qui produisaient 6. 096 tonnes. La valeur marchande de la perte est évaluée à 1 524 052 500. Les dégâts matériels sont aussi très importants avec ces lots de conséquences sur le niveau de production et les revenus des ménages.

A en croire Moussa Sidibé, secrétaire exécutif du Coprovat, la catastrophe est survenue à moins d’un mois de la période de production. On peut dire sans se tromper que c’est près de 9 mois de durs labeurs et de folles dépenses qui sont tombées sous le coup du vent. Plusieurs millions doivent être payés aux différentes institutions financières.

Une bonne partie de la production qui était en maturité a été ravagée par la furie des vents violents. «Nous sommes aujourd’hui dans une situation très délicate eu égard aux engagements au niveau des institutions financières pour le remboursement des crédits. Il nous sera très difficile d’honorer nos engagements. Nous invitons les autorités au plus haut niveau de s’autosaisir de la situation pour nous aider à gérer cette catastrophe», a-t-il lancé.

La filière de la banane au Sénégal a connu une forte impulsion motivée par une demande nationale croissante et l’importation de banane de pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire ou le Ghana. En 2023, la consommation nationale est estimée à 70 000 tonnes pour une production d’environ 45 000 tonnes (com. pers, Sall 2023). Les grands bassins de production sont concentrés autour des fleuves Gambie et Kayanga dans les régions de Tambacounda et de Kolda.

Malgré ses efforts, la filière est confrontée à de nombreux défis relatifs aux changements climatiques, les sécheresses, les inondations et les fortes températures qui impactent la production et questionnent sur la durabilité des systèmes de culture en place. De plus, la concurrence de la sous-région (Côte d’Ivoire, Ghana) est forte, ce qui demande aux producteurs sénégalais d’être extrêmement soucieux de la qualité finale de leur produit.

Pour faire face à ces défis, dira Yaya Sall le gouvernement sénégalais et les acteurs de la filière, notamment le Corprovag dont le Gie Yellitaare, qui produit près de 70% de la production nationale, travaillent ensemble afin d’améliorer les infrastructures agricoles (motopompes, routes, camions frigorifiques, chambres froides), de renforcer les capacités des producteurs et d’offrir aux consommateurs sénégalais une banane produite sur son territoire. C’est dans cette dynamique que l’Upr Geco du Cirad, Vitropic et le Gie Yellitaare se sont associés afin d’améliorer les connaissances sur la culture de la banane dans un contexte climatique tropical sec et dans les systèmes de culture des deux régions les plus productrices.

Pour M Sall Ce projet a abouti à l’identification de facteurs limitants le rendement et la durabilité des systèmes. Dans une prochaine phase, les leviers identifiés devront être évalués expérimentalement. Selon Moussa Sidibé secrétaire exécutif (S.E) de la Coprovag coopérative des producteurs de la valle de la Gambie spécialisé en culture biologique Le contexte climatique avec l’absence de précipitations plus de la moitié de l’année nécessite l’installation de périmètres irrigués. Le climat tropical sec de ces régions permet un développement de la culture sans utilisation de pesticides dans un contexte de faible pression parasitaire et fongique.

La filière s’articule autour de nombreux acteurs et répond à des enjeux nationaux forts de sécurité alimentaire et de stabilisation des populations dans des régions impactées par le dérèglement climatique (Mwongera, 2022). Ici les producteurs s’organisent en Groupement d’intérêt économique (Gie) privés ou communautaires. La banane sénégalaise est principalement destinée au marché national.

Deux types de produits sont commercialisés la banane en vrac vendue en régimes entiers transportés dans des camions non réfrigérés, la banane en caisse vendue en bouquets conditionnés dans des caisses et transportée dans des camions réfrigérés. Un réseau de petits mûrisses artisanaux s’est développé permettant d’alimenter en continu le marché. Pour Yaya Sall les doléances des producteurs ont été note et transmis aux autorités, gouverneurs et direction régional de l’Agriculture.

 

Reboisement à Foundiougne: Plus de 20 000 plants produits par les services forestiers

Par Mohamadou Sagne

Foundiougne: Plus de 20 000 plants ont été produits cette année dans le département dans le cadre de la campagne nationale de reboisement de l’année 2024.

Lt Antoinette Séne, cheffe du secteur des eaux et forêts de Foundiougne, nous a fait la révélation au cours d’un entretien qu’elle a bien voulue nous accorder en marge de la campagne. Mais également, elle s’est prononcée sur les feux de brousse et tant d’autres sujets liés à l’exercice de leur fonction.

La Cheffe du secteur des eaux et forêts de Foundiougne de revenir ainsi sur les différentes activités de foresterie dans le département qui consistent à produire des plants à travers les pépinières. « Ce sont des travaux qui se font à la chaîne depuis la production de plants jusqu’au reboisement », a indiqué Lt Faye. Elle souligne que, « nous avons dans tous les arrondissements des pépinières et même ici au niveau du service, dans toutes les brigades également les pépinières existent pour la production de plants. Nous faisons en sortes que les espèces que nous produisons soient adoptées à la zone.

Car, à certains endroits du département nous constatons un taux de salinité un peu considérable. Pour se faire, les espèces produites pour lutter contre la salinité sont le Niawli (Melaleuca leucadenron), le Tamarix, l’Eucalyptus camaldulensis et pour les espèces fruitières: le citronnier, le goyaviers, le papayer, le manguiers et pour les fruitiers forestiers: anacardier et le Ditakh ».

Il faut noter que pour les espèces forestières le service forestier de Foundiougne a produit plus de 10 000 plants dans la pépinière mais plus globalement, dans le département, les productions s’élèvent à plus de 20.000 plantes. « Mais, ce sont des espèces différentes et des espèces qui sont adaptées à la zone citée plus haut », a tenu de préciser Lt Antoinette Faye.

Précisant que pour les espèces fruitières, celles-ci sont un peu exigeantes car, il faudrait une quantité d’eau douce et de bonne qualité, il y a qualité du sol, le sable qu’on met dans les graines, entres autres à tout cela s’ajoute le climat aussi.  Elle a souligné que c’est autant de paramètres qui sont en jeu pour pouvoir produire certaines espèces. C’est pourquoi les pépinières sont orientées sur les réalités de chaque zone. « Et pour notre zone du département de Foundiougne, nous avons des espèces qui sont adaptées au milieu salé », ajoute-t-elle.

40% de la production de bananes Bio détruites: près 400 millions de francs cfa perdus

Plus de 35 à 40% de la production de banane attendue dans les périmètres gérés par les neuf Groupements d’intérêt Economique (Gie) de la société Coopérative de producteurs de la vallée du fleuve Gambie (Coprovag) ont été ravagés par des vents violents.

A en croire Moussa Sidibé, secrétaire exécutif (S.E) de la Coprovag, c’est un désarroi total. Le sinistre n’a épargné aucune parcelle de banane. «Tous les 9 Gie ont contracté des crédits auprès des institutions financières notamment «Baobab» et «La Banque Agricole». Dans la journée du vendredi 23 et la nuit du 24 août 2024, la zone de Tambacounda a enregistré de fortes précipitations accompagnées de vents d’une rare violence en vitesse et en durée.

Cette catastrophe naturelle s’est beaucoup ressentie dans l’arrondissement de Missirah particulièrement au niveau des bananeraies c’est-à-dire dans la zone d’intervention de la Coprovag. Elle a touché pratiquement toutes les grandes zones de production de banane de la Coprovag : Nguène 2, Saal 1, Saal 2, Saal 3, Sankagne 3, Faraba, Koulary et Wassadou. Aucun dégât humain n’a été enregistré, mais le choc psychologique au niveau des producteurs et productrices est très préoccupant. Certains animés d’un sentiment de dégouts et de découragement de cette activité qui est leur principale source de revenu qui les garantit leur dignité humaine.

Les dégâts matériels sont aussi très importants avec ces lots de conséquences sur le niveau de production et les revenus des ménages. En effet, la catastrophe est survenue à presque un mois de la période de fortes de production. On peut dire sans se tromper que c’est presque près de 9 mois de durs labeurs et de dépenses qui tombent sous les coups du vent. Plusieurs millions doivent être payés à ces institutions. Voilà qu’une bonne partie de la production en maturité a été ravagée par la furie des vents violents. «Nous sommes dans une situation très délicate eu égard aux engagements au niveau de ces institutions pour le remboursement des crédits presque arrivés à échéance. Il nous sera très difficile d’honorer nos engagements. Nous invitons les autorités au plus haut niveau de s’autosaisir pour nous aider à gérer cette situation ».

Il informe «qu’une telle situation s’était produite vers la fin du mois de Mai dernier. Et après évaluation, la perte a été estimée à plus de 320 millions de francs Cfa. Et donc la présente situation dépasse de loin celle vécue au mois de Mai. Pas moins de 400 millions de francs sont perdus par les producteurs après ce sinistre ». Pour le S.E de la Coprovag, une telle catastrophe met les producteurs dans une situation de vulnérabilité.

Des producteurs, Thérèse Faye, Fallou Tine et Charles Tine ont lancé de pressent appels aux autorités, aux bonnes volontés, pour venir en aide. «Nous avions l’espoir sur ces productions pour payer nos dettes, gérer la scolarité des enfants et faire face aux dépenses quotidiennes de la famille. Mais voilà que le vent a tout emporté. C’est le désarroi total», regrettent-ils.

Réalisé par Demba Sidibé

Manque de réseau téléphonique et de poste de santé à Sangue: l’enclavement, entre autres préoccupations, hante le sommeil des populations

Sangue, une localité de la commune de Gassane (département de Linguère) manque beaucoup de choses pour une meilleure condition de vie et d’existence des populations. Selon un notable du village (Sanghe) en l’occurrence Matar Welle Sow le Dg de la Nouvelle Entreprise de construction du Sénégal, un promoteur immobilier.

Par ailleurs coordonnateur du mouvement Solution Djolof dans la commune de Gassane, M. Sow a évoqué le manque de réseau téléphonique et l’absence d’un poste de santé pour garantir les premiers soins, de pistes praticables, qui hantent le sommeil des 20 à 25 mille âmes qui s’y réveillent quotidiennement.

Du coup, quand un malade se signale dans ledit villages, c’est la croix et la bannière chez les membres de la famille. «Les évacuations se font difficilement car le village de Sanghe est très enclavé du coup, les patients se déplacent avec des conditions inhumaines renseigne», Matar Welle Sow pour qui les nouvelles autorités du pays doivent venir au secours Sanghe qui vit en ce moment dans le désarroi.

Pour rappel, c’est lors d’une rencontre des 17 chefs de villages de la commune de Gassane à Sanghe, le refus de voir la gestion de leur forage confiée à la Sénégalaise des eaux rurales (Sder). Les populations de Sanghe ont profité de l’occasion pour lister leurs préoccupations. Elles ont lancé un vibrant appel à l’endroit des services compétents au premier chef le Président de la République, S.E. Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, afin que Sanghe hume l’air de l’émergence.

Bathie Ndiaye

Suppression du Hcct et du Cese: PR Diomaye Faye « provoque » les députés

Par Mame Khady Ndao

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a franchi une étape décisive dans la réforme institutionnelle en cours en adressant au Président de l’Assemblée nationale une demande de convocation du Parlement en session extraordinaire.

Cette session, prévue pour le jeudi 29 août 2024, se concentrera sur l’examen d’un projet de loi visant à modifier la Constitution pour supprimer deux organes importants: le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le candidat Bassirou Diomaye Diakhar Faye lors de sa campagne présidentielle, vise à simplifier l’organisation institutionnelle du pays.

Selon un communiqué officiel, publié par Ousseynou Ly, ministre-conseiller et porte-parole de la Présidence, le Président agit en conformité avec l’article 63 de la Constitution pour mettre en œuvre cette réforme.

Le projet de loi, dont l’importance est soulignée par la convocation d’une session parlementaire extraordinaire, marque une étape clé dans la réalisation du programme présidentiel.

«Une vraie pagaille au sommet de l’État », (Par Bougane Guèye Dany) 

Énième diversion avec cette saisine de Diomaye pour dissoudre le Hcct et le Cese. Les priorités sont ailleurs avec la situation économique chaotique, l’insécurité galopante, le fleuve Sénégal qui sort de son lit, le spectre des inondations qui hante le sommeil des populations et le scandale de l’Onas sur fond de favoritisme et de corruption.

D’ailleurs, je soutiens la pétition de Babacar Mbaye Ngaraf et l’initiative de la mise sur pied d’une commission d’enquête par le député Moussa Diakhaté.

J’invite l’Assemblée nationale, lors de la session extraordinaire, à déclencher la procédure de mise en accusation du ministre Cheikh T. Dièye, suite à la plainte du député Thierno Alassane Sall.

En vertu de l’article 56 de notre Constitution, le Premier ministre, chef du gouvernement Ousmane Sonko, doit assumer toute responsabilité devant le peuple et ses représentants.

Oui pour la dissolution du Hcct et du Cese !

Oui pour la rationalisation des charges de l’État, c’est 15 milliards d’économies !

Oui pour la publication de la déclaration de patrimoine du PM.

Quid maintenant des 17 milliards de fonds politiques et spéciaux ?

Pour revenir sur cette dissolution aux allures de diversion, la DPG de Sonko aurait pu nous édifier sur les options institutionnelles du président délégué auprès du PM.

Pour l’histoire et pour plus de cohérence, Diomaye aurait dû user de l’article 63 de la Constitution pour demander l’abrogation de l’amnistie ayant souillé la mémoire de 86 jeunes Sénégalais.

Je ne vois pas comment les députés de Benno pourront passer à la guillotine leurs camarades de coalition au Hcct et au Cese, à moins que ce soit le prolongement du Protocole de Terrou Baay Sogui.

Bougane Guéye Dany 

Mouvement Gueum Sa Bopp «Les Jambaars»

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