vendredi, septembre 11, 2026
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Gestion des déchets: Le Sénégal et la Gambie signent un Mémorandum d’entente (MoU)

Par Modou Sarr

La gestion des déchets est une vraie problématique dans de nombreux pays africains. Mais depuis quelques années, le Sénégal a fait un grand bon avant dans ce secteur. Ainsi pour mieux partager leurs expériences dans la gestion des déchets, le Sénégal, à travers la Sonaged, a signé un Mémorandum d’Entente (MoU) avec la Gambie. Il va durer 5 ans.

 Selon le directeur général de la Sonaged Sa, ce Mémorandum d’Entente (MoU) qui a été signé marque le début d’une nouvelle ère de coopération stratégique dans la gestion des déchets, un domaine essentiel pour la préservation de l’environnement et l’amélioration de nos conditions de vie. «Ce MoU, d’une durée initiale de cinq ans, témoigne de notre engagement à long terme.

Il prévoit une coopération technique et stratégique, où chaque pays apportera son expertise et son savoir-faire, avec une volonté partagée d’échanger les expériences dans le cadre de la gestion intégrée des déchets. Ensemble, nous allons établir des systèmes modernes et durables pour la collecte, le traitement, et la valorisation des déchets, aussi bien solides que liquides, qu’ils soient domestiques, industriels, ou même biomédicaux » a souligné Khalifa Ababacar Sarr.  Les composantes de cette entente sont vastes et ambitieuses. Elles couvrent les axes essentiels de notre lutte commune pour un environnement sain.

« Nous allons fournir une assistance technique pour la mise en place d’infrastructures de gestion intégrée des déchets, former nos équipes opérationnelles et renforcer les capacités de nos institutions, développer et mettre en œuvre des politiques et régulations efficaces pour encadrer la gestion des déchets, sensibiliser nos populations à travers des campagnes d’éducation et de promotion de la protection de l’environnement et concevoir et développer des projets et programmes à l’échelle nationale et locale, mobiliser des ressources et formuler des demandes de financement auprès des partenaires techniques et financiers » a-t-il.

Selon toujours le directeur de la Sonaged Sa, ce MoU est non seulement un engagement bilatéral, mais un modèle de solidarité sud-sud et un exemple de panafricanisme appliqué. «Nous ne pouvons plus ignorer l’urgence d’une collaboration stratégique entre les pays africains. C’est à travers des alliances comme celle que nous célébrons aujourd’hui que nous parviendrons à renforcer notre résilience face aux défis mondiaux tels que le changement climatique et les bouleversements économiques. Il est essentiel de renforcer nos capacités endogènes et de créer des champions locaux, capables de porter nos projets avec fierté et ambition » a poursuivi M Sarr.

Dans la foulée, il n’a pas manqué de remercier Madame la Ministre en charge de l’Environnement de la Gambie, Mme Rohey John Manjang.

                                                                                                             

Remise de kits scolaires: L’U2PF soulage plus de 500 élèves issus de familles vulnérables

Par Mame Kh Ndao (avec En Relief)

Pour la rentrée scolaire 2024-2025, l’association Unis pour la Promotion et la Protection de la Famille (U2PF) a remis plus de 500 kits scolaires aux élèves issus de familles vulnérables. Une cérémonie présidée par l’inspecteur d’académie Mafal Der qui s’est félicité de cet acte de haute générosité.

Les bénéficiaires sont issus des différents établissements scolaires de plusieurs quartiers de la ville tricentenaire et environs. Cette activité qui est à son 5e édition s’est tenue sous la présence des notables, autorités locales, religieuses et coutumières et des parents d’élèves qui ont hautement salué ce geste noble du responsable de ladite association, Gora Sèye.

Selon ce dernier, cette activité entre dans le cadre de la promotion de l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, d’autant plus que les résultats obtenus durant l’année scolaire 2023/2024 ont été satisfaisants. Et Ces performances entrent en droite ligne avec les objectifs que s’est fixée l’association qui compte venir toujours en aide aux familles vulnérables, résidant dans la zone nord du Sénégal. «Cette année, nous avons mis à disposition des kits. Ceci, pour soulager les parents d’élèves et permettre aux cibles de démarrer l’année scolaire dans les meilleures conditions», a-t-il précisé.

Un geste qui soulage les parents qui, en cette période où la vie est chère, sont surtout dans des difficultés pour gérer à la fois, la dépense quotidienne et la scolarité des enfants. Selon, Mamadou Libasse Diagne, cet acte vient à point nommé dans la mesure où il soulage des familles qui peinent à joindre les deux bouts.

La représentante du conseil de quartier Léona/HLM Mame Yacine SEYE, s’est tout de même félicitée des actions que mène l’association U2PF, qui depuis sa création, « ne cesse d’œuvrer pour soulager les souffrances des couches les plus démunies». Elle a, au nom de tous les parents, prié pour que cette action fasse tache d’huile dans tout le département au-delà du reste de la région voire du pays dans un contexte où l’école doit être celle de la communauté.

Pour rappel, les bénéficiaires sont issus des établissements dont les résultats de l’année scolaire passée ont été satisfaisants. Rien que pour le Certificat de fin d’études élémentaires (Cfee), les 86 candidats qui se sont présentés, ont tous réussi, soit un taux de réussite de 100%. Concernant le Brevet de Fin d’Etudes moyennes (Bfem), sur 67 candidats, 63 ont réussi, représentant un taux de réussite de 94% alors qu’au Baccalauréat, 29 des 31 candidats ont obtenu leurs premiers diplômes supérieures représentant un taux de réussite de 93% avec huit (8) mentions Assez-bien.

Présidentielle en Côte d’Ivoire: Le PDCI mobilise au Sénégal pour une inscription massive sur les listes

Des responsables du PDCI RDA ont jugé utile de rassembler tous les membres dudit parti, ce dimanche 13 octobre 2024 à Dakar afin de les sensibiliser à participer massivement à cette révision de la liste électorale.

Mame Khady Ndao

«C’est la raison pour laquelle nous les avons convoqué les ivoiriens vivants au Sénégal aujourd’hui afin de leur donner certains informations sur cette procédure », explique Mr Nguessan Kouamé Robert Délégué général du PDCI RDA.  Il s’agit surtout des documents à fournir et les personnes concernées. Mr Nguessan a fait savoir qu’il avons 11 000 Ivoiriens établis au Sénégal, selon les données de l’ambassade. Il a informé que certains Ivoiriens depuis leur arrivée au Sénégal, ils ne sont jamais allés à l’ambassade. «Ces personnes quand on les ajoute, on va se retrouver à plus de 15 000 Ivoiriens présents sur le territoire Sénégal », a-t-il estimé.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI RDA) est dirigé par le président Tidiane Thiam. Ses militants et sympathisants préparent l’élection présidentielle prévu en octobre 2025. «Nous nous préparons pour mettre à la tête de l’État de Côte d’Ivoire le président Tidiane Thiam», a-t-il insisté.

Au cours du point de presse, le délégué général a rappelé que l’objet de la rencontre, c’est de sensibiliser leurs militants à aller se faire enrouler massivement afin de pouvoir voter pour leur champion. Au moment opportun, les dirigeants du PDCI vont se prononcer sur le projet de société de leur parti.

Mme Dème Eliane Tchani, chargée des Affaires extérieure du PDCI, Présidente d’association caritative, a poursuivi pour dire que l’apport des femmes est vraiment nécessaire et important. «Sans les femmes comme disait tout à l’heure notre déléguée charge des femmes, nous devons vraiment motiver notre population parce que comme on dit toujours derrière une femme, il y a toujours un grand homme. C’est ça qui nous motive. Nous sommes là pour inciter nos sœurs à venir se faire enrouler », souligne-t-elle. «Le président Tidiane Thiam, je ne vais pas trop rentrer dans les détails mais pour nous qui le connaissons quand on était encore jeune, c’est un grand homme, un grand polytechnicien et nous souhaitons qu’il soit à la tête de ce pays pour que nous puissions aller de l’avant »,a témoigné Mme Mme Dème Eliane Tchani.

Ses partisanes sont engagées, rapporte-t-elle, parce qu’elles veulent des changements positifs en Côte d’Ivoire comme leur Constitution le recommande. «Ça  fait 15 ans notre président est là mais il faut qu’il y ait un changement. Ce n’est pas une royauté. On a besoin des gens nouveaux et il y a des têtes qui sont là pour relever, relancer ce pays-là. C’est pourquoi nous sommes motivées en ce sens-là », a confié la chargée des Affaires extérieure du PDCI.  Elle a ainsi lancé, selon le thème de leur rencontre, c’est se faire enrôler massivement.

 

 

Sur la lancée, Mme Konan Ama Ahui, la déléguée à l’encadrement des femmes souhaite que toutes les femmes ivoiriennes qui se trouvent sur le sol sénégalais se lèvent et viennent se faire enrouler afin qu’elles puissent choisir leur président à la tête de leur pays en la personne de M. Tidiane Thiam. «On croit en lui et on sait qu’avec lui il y aura le changement que nous voulons en Côte d’Ivoire », dit-elle. «Nous voulons un changement donc nous allons nous lever nous les femmes du Sénégal, nous les femmes ivoiriennes. Sont au Sénégal, nous allons nous lever pour qu’il y ait ce changement», a-t-elle ajouté.

Aussi, M. Kouakou Yao Bertin Délégué chargé de la formation du PDCI, membre de la délégation PDCI- RDA diaspora Sénégal a souligné que la mobilisation de ce jour est dans le cadre des préparatifs des prochains échéances de la présidentielle du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire. Il a précisé que la délégation du Sénégal fait ampliation à la Guinée-Bissau, à la Gambie au Cap Vert et la Mauritanie. Les dirigeants essayent de remobiliser leurs troupes et massifier le parti en vue de la prochaine élection présidentielle. «Le PDCI est en marche pour la reconquête du pouvoir en 2025. On a un monument qui est M. Tidiane Thiam, un technocrate doublé d’un fin économiste. Il fut PCA de la Banque de Suisse», a-t-il rassuré.

 

Dahra Djolof/ législatives anticipées: le président du mouvement ‘’Apd’’ Maarame Sall soutient le Pastef

Par Bathie Ndiaye

Dahra Djolof: C’est acté, le Président du mouvement ‘’Aujourd’hui pour demain’’ (Apd) l’opérateur économique Maarame Sall soutient le parti Pastef aux élections législatives prévues du 17 novembre prochain.

C’est à travers d’une grande rencontre avec ses sympathisants en présence également du ministre El Malick Ndiaye que le patron de (Apd) a matérialisé au sein de son fief à Dahra Djolof son compagnonnage avec le parti d’Ousmane Sonko. Dans sa communication, Maarame Sall, très satisfait de la venue du ministre El Hadj Malick Ndiaye chez lui, a annoncé qu’il va soutenir le Pastef sans condition.

Poursuivant, le président du mouvement Apd de préciser que son soutien se fera dans la fidélité avec le slogan «Jub Jubal et Jubanti». A cet effet, il invite tous ses proches et sympathisants à intégrer ce concept pour développer le Sénégal. Devant le ministre El Malick Ndiaye, M. Sall a rassuré qu’il va gagner les élections à Dahra avec l’Apd. «Vous pouvez signé déjà la victoire de Pastef à Dahra Djolof et qui gagne Dahra, gagne pratiquement le département de Linguère».

Parlant de son coordonnateur Leyti Marame Ndiaye, Maarame Sall dira: «comme le Président de la République a le meilleur Premier ministre, moi aussi j’ai le meilleur coordonnateur». Selon lui Leyti Marame Ndiaye est un homme de qualité, compte tenu sa prestance, sa sagesse; un homme de culture qui maîtrise bien son sujet. «Beaucoup d’hommes politiques l’ont courtisé mais il dit niet et garde la fidélité en moi», dixit M. Sall en lui rassurant que c’est dans la patience que la nomination va suivre.

Profitant de l’opportunité, Maarame Sall remercie vivement tous ses sympathisants de ‘’Apd’’ qui sont toujours restés fidèles à ses côtés.

Quant à El Hadj Malick Ndiaye, très heureux de rencontrer son ‘’Papa’’ Maarame Sall, le président du mouvement ‘’Apd’’, il a remercié tous ses collaborateurs (Leyti Marame Ndiaye coordonnateur de Apd, Saye Ndao coordonnatrice des femmes de l’Apd) en magnifiant leur soutien sans condition.

Pour El Malick Ndiaye, le compagnonnage de Pastef avec Maarame Sall va se baser sur des principes des valeurs et une vision commune pour le développement de Dahra et le reste du pays. «Avec le soutien de Maarame Sall qui fait partie des gens ayant compris les enjeux des législatives, ces élections sont déjà pliées à Dahra voire même le département de Linguère», préconise le ministre en charge des Transports.

Le ministre El Malick Ndiaye invite les pastefiens à mouiller le maillot pour donner une majorité confortable avec des députés responsables pour permettre au Président de la République Diomaye Faye de dérouler tranquillement.

Loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique: Mabouba Diagne annonce la tenue du Conseil Supérieur

M. L. Ndiaye (avec En Relief)

Le ministre de l’Agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage Mabouba Diagne a présidé le vendredi 11 octobre, l’atelier national de lancement des consultations nationales et des concertations thématiques sur le processus de révision de la Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) et de préparation de la tenue du Conseil Supérieur d’Orientation Agro – Sylvo- Pastorale (CSOASP).

Dans son adresse aux participants, le Ministre de l’Agriculture a invité tous les acteurs du secteur à s’impliquer au processus d’élaboration de cette nouvelle loi

«J’ai l’immense plaisir de vous dire que Son Excellence  Bassirou Diomaye FAYE, Président de la République reconnaît que le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche, ressources forestières et la Biodiversité) joue un rôle moteur essentiel pour établir une base solide en vue d’assurer la souveraineté alimentaire, la croissance économique et la création d’emplois décents au Sénégal à travers le Plan Stratégique de Souveraineté alimentaire (PSSA)», a déclaré M. Mabouba Diagne

«Cette volonté politique doit être soutenue par un cadre légal d’orientation stratégique du développement de l’agriculture sénégalaise, à travers un changement de paradigme qui vise à renforcer la responsabilisation des organisations professionnelles agricoles à la base, en particulier les coopératives » a indiqué le  Ministre

«Il me revient de souligner que ce projet de loi, en cours d’actualisation, s’inscrit en parfaite cohérence avec le PROJET de développement agro-sylvo-pastoral et halieutique proposé par Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar FAYE. Ce projet vise à redonner aux producteurs leur autonomie et à leur permettre de vivre dignement de leur métier» a expliqué le pensionnaire de la sphère ministerielle Habib Thiam de Diamniadio

«Il me plaît également de vous rappeler que Monsieur le Président de la République a donné à mon département l’instruction de conduire la révision et l’actualisation de la LOASP ainsi que des textes y afférents, en impliquant tous les acteurs, et de tenir le Conseil supérieur d’orientation agro-sylvo-pastoral (CSOASP), conformément à la directive donnée lors des Conseils des ministres du 8 mai et du 14 août 2024» a souligné le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’élevage.

«Conscient de cette mission présidentielle, notre département procède au lancement officiel des consultations et concertations thématiques au niveau national et régional, en vue de l’élaboration d’une nouvelle Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et halieutique pour notre cher pays, le Sénégal » a martelé le chef du département agriculture et élevage.

En outre, le Ministre Mabouba Diagne a invité les acteurs à l’engagement et à la volonté ferme de doter notre nation d’un cadre juridique moderne, inclusif et adapté

«Vous êtes invités à cet atelier de lancement et vous y avez répondu et cela témoigne de votre engagement et votre volonté ferme de doter notre nation d’un cadre juridique moderne, inclusif et adapté aux réalités actuelles de notre secteur primaire».

«Chers participants, vous conviendrez avec moi que notre ambition, à travers ce processus, est de co-construire une loi consensuelle qui saura embrasser les dimensions agricoles, pastorales, forestières et halieutiques, tout en intégrant les enjeux liés à la durabilité, à la compétitivité, ainsi qu’à l’équité dans la répartition des ressources et des opportunités» a dit le Ministre en charge de la Souveraineté alimentaire.

Le Ministre a saisi l’occasion pour remercier les partenaires techniques et financiers dont le soutien est indéfectible. «Chers participants, je profite de cette assemblée pour exprimer ma profonde reconnaissance aux Partenaires techniques et financiers, dont le soutien indéfectible et la contribution significative nous permettent aujourd’hui d’initier et d’engager ce processus ambitieux de révision de la LOASP.

Sur ceux, j’en profite pour remercier l’USAID et ENABEL pour leur soutien à l’organisation de cet atelier de lancement qui nous réunit aujourd’hui.

Avant de clore mes propos, je ne peux pas manquer de remercier les membres du Comité CERAL pour leur engagement et leur persévérance, ainsi que pour leur méthode rigoureuse et professionnelle qui ont permis de mener à bien ce processus de révision de la LOASPH, jusque-là».

Par ailleurs, la société civile a appelé les autorités à s’approprier ses propositions afin d’aller de l’avant. “Nous sommes pleins de propositions qui ne peuvent être viables que quand l’État s’en approprie”, a dit la présidente d’honneur de l’ONG Enda Tiers-Monde, Marième Sow.

Les partenaires techniques et financiers se sont félicités de la démarche des autorités sénégalaises dans le cadre de la révision de cette loi. “Nous félicitons le ministre et le ministère pour l’approche, pour la révision […] Et nous sommes très optimistes pour le progrès avec la loi”, a affirmé le directeur au Sénégal de l’Agence belge de développement, Abou El Mahassine Fassifihri.

Se félicitant de la vision commune pour un secteur très compétitif, durable et inclusif, M. Fassifihri a appelé à “une décentralisation intégrale de l’agriculture, du développement local”.

 

Gestion du pays: L’appel du Pdt Diomaye Faye à la transparence et à la bonne gouvernance

En prélude à la présentation de la Stratégie nationale de développement (Snd) Vision Sénégal 2050, prévue aujourd’hui au Cicad, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé un séminaire gouvernemental ce samedi. Dans son discours, le chef de l’Etat a appelé le gouvernement à s’approprier ce nouveau référentiel.

« Le document final doit faire l’objet d’une appropriation collective et d’une vulgarisation collective auprès de la nation et des partenaires financiers et tous les potentiels investisseurs », a-t-il rappelé.  Selon le Président Faye, le document qui sera présenté ce lundi constitue désormais « le bréviaire des pouvoirs publics » « pour encadrer toute constitution de pouvoir public et de toute lettre de politique sectoriel ».

Bassirou Diomaye Faye a profité de cette rencontre avec les membres du gouvernement pour les inviter à une gestion rigoureuse des affaires de la cité. « Nous devons être irréprochables. Si nous sommes pris à défaut dans le cadre de la gouvernance, le peuple sera désenchanté et on ne pourra plus le mobiliser », a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué de rappeler à son équipe qu' »un gouvernement doit être solidaire dans la vérité ».

« Si l’un d’entre nous, en toute responsabilité et en toute connaissance de cause, décide, dans l’intimité de son bureau, de transgresser, il ne peut entrainer personne dans une solidarité gouvernementale. Ce n’est pas notre rôle. Et ces choix- là doivent être assumés par leurs autorités », a-t-il indiqué avant de poursuivre : « Nous devons savoir tous que ce que nous avons découvert à nos différents niveaux de responsabilité nous engage à travailler. A empêcher durablement que ce même schéma ne puisse se reproduire ».

« Désormais, nous entrons dans une nouvelle ère où l’intelligence économique, la veille stratégique, le suivi évaluation systématique de nos actions, la digitalisation intégrale de nos procédures, la qualité de la dépense publique, la préservation du bien public, la transparence, la reddition des comptes et la culture du résultat, seront les principes directeurs du travail gouvernemental et du fonctionnement des administrations publiques et du secteur parapublique », a souligné le Président de la République qui dira, in fine, que « ce qui compte, c’est la satisfaction des citoyens usagers des services publics qui sont à la fois les commanditaires, destinataires et évaluateurs ultimes des politiques publiques ». Il n’a pas manqué de remercier le Premier ministre Ousmane Sonko pour le travail de qualité « exceptionnel » réalisé « en un temps record » sous sa supervision « alerte et pointue » pour élaborer « la nouvelle vision stratégique » de développement du Sénégal à l’horizon 2050.

A.S.

Association ‘’unis pour l’éducation’’: 150 kits remis aux jeunes filles de Saint-Louis

Comme à l’accoutumée, l’association Unis pour l’Éducation a procédé à la remise de 150 kits scolaires à des jeunes filles qui, malgré leurs difficultés sociales, obtiennent d’excellents résultats scolaires.

Par B. Diaw (avec En Relief)

La 5e édition de cette noble initiative s’est tenue ce samedi 12 octobre 2024, au centre culturel de Saint-Louis, avec comme marraine d’honneur Mme Rokhaya S. Mbengue Ndir, responsable du département Rse de la Sonatel.

Selon Mme Dieynaba Diallo, présidente de l’association, l’objectif visé à travers cet événement est de montrer aux jeunes filles que « c’est important de travailler, d’aller à l’école et de s’éduquer», tout en soulignant que le kit symbolique est là pour les soutenir et les accompagner, car les moyens ne sont pas toujours suffisants.

Ces jeunes filles bénéficiaires sont issues de

familles défavorisées, un critère de sélection, selon la présidente de l’association, qui précise que malheureusement, toutes ne disposent pas des ressources nécessaires ni des meilleures conditions pour poursuivre leurs études. Cependant, elles parviennent à obtenir d’excellents résultats.

Pour assurer un suivi et permettre aux bénéficiaires de continuer sur la voie de la réussite, Madame Diallo explique que chaque trimestre ou semestre, le coordonnateur de l’association se rend dans les écoles pour s’entretenir avec les proviseurs au sujet de la situation des filles. «Parfois, nous sommes convoqués pour certaines élèves, car il y a des difficultés familiales. Des bénévoles se rendent alors auprès du corps enseignant pour discuter de la situation de l’élève », a-t-elle précisé.

Madame la présidente a également mentionné les difficultés rencontrées avec les parents d’élèves, qui tardent souvent à fournir les bulletins de notes, ce qui complique le respect des règles de l’association. Elle appelle à une meilleure concertation à ce sujet.

Par ailleurs, elle a déploré le manque d’engagement des autorités, notamment académiques, qui n’ont pas répondu à l’appel de l’association. « En tant que citoyenne sénégalaise, je joue ma part. Mais nous avons besoin du soutien des autorités. Lorsqu’elles ne sont pas présentes, on ressent un certain abandon de leur part, ce qui est regrettable», conclut Madame Dieynaba Diallo.

Macky Sall perd un de ses Poulains à Fatick: Amath Diouf rejoint le Pastef

Fatick: Membre fondateur de l’Alliance pour la République (Apr), Amath Diouf a largué les amarres  pour aller se fondre dans le parti Pastef les patriotes. Et c’est sans remords qu’il a annoncé hier vendredi la nouvelle dans son domicile du quartier de Peulgha qu’il partage avec son désormais ex mentor Macky Sall.

Par Mohamadou Sagne

En présence de son entourage immédiat mais aussi de responsables de la section locale de Pastef les patriotes, Amath Diouf a manifesté son engagement aux côtés des nouveaux dirigeants du pays incarnés par le Président de la république, Bassirou Diomaye Faye et son premier ministre Ousmane Sonko.

Cette nouvelle posture politique Amath Diouf dit l’assumer pleinement pour avoir été selon lui, « exclu des listes d’investiture pour les élections législatives. Mais, cela ne me surprend guère puisque que je m’attendais à cela c’est pourquoi j’avais pris mes précautions en m’inscrivant sur une autre liste croyant que c’est la bonne. Malheureusement, ils ont écrasé encore cette liste  empêchant ma candidature en dehors des sphères politiques de Macky Sall qui, il faut le souligner, a encore manqué de respect aux fatickois et cela s’est reflété lors des investitures sur les listes électorales pour les élections anticipées du 17 novembre 2024 où aucun investi n’a été choisi que ce soit à l’échelle du département et à l’échelle nationale alors que beaucoup d’entre nous ont eu à cheminer avec lui depuis 1997 et 2001 à la création de l’Alliance pour la République (Apr) ».

Pour ce faire, l’ancien aperiste a pris la décision non seulement de boycotter l’Apr mais de travailler à faire tomber ce parti et sa coalition au soir du 17 novembre 2024.

Autres aspects, c’est que selon Amath Diouf, « les populations n’ont absolument rien bénéficié des œuvres du pouvoir après 12 ans de règne de son fils, le Président Sall qui avait rangé aux oubliettes la ville de Fatick où aucun investissement n’y a été injecté en termes d’infrastructures. Je dirai même plus puisqu’il ne faut pas oublier que Macky Sall a été ministre en 2001 puis premier ministre du temps du regime libéral ».

Donc, a souligné le nouveau patriote Amath Diouf, « cette adhésion au parti Pastef est sans conditions et je m’investirai avec bec et ongle pour battre Macky Sall dans son centre et propre bureau de vote du Cem Thierno Mamadou Sall au soir du 17 novembre et pour le compte de la liste de Pastef dirigée par Ousmane Sonko ».

Le pari risqué de Ameth Diouf devant les responsables de Pastef que sont Pape Dione, Aliou Badara Sarr, Aladji Diouf un des investis comme suppléant sur la liste départementale de Fatick, c’est selon lui, « d’infliger la première défaite de Macky Sall à Fatick à travers ce soutien total, complet et  ferme au nouveau régime en place pour ces élections législatives et pour l’avenir: je veux citer le parti Pastef les patriotes du Président Ousmane Sonko auquel je  précise que je crois profondément aux valeurs du parti tout en étant convaincu que nous devons tous travailler ensemble pour faire avancer notre pays. Et pour ce faire, mon expérience me permet de comprendre les enjeux actuels et de contribuer efficacement à la politique du don de soi pour la patrie incarnée par le Projet ».

Toutefois, Amath Diouf souhaite que les nouvelles autorités incarnées par le parti Pastef et ses alliés, prennent en charge les urgences de développement de la commune de Fatick et sa région dans certains secteurs notamment: « le désenclavement de certaines localités surtout les îles, le développement du secteur du tourisme et autres secteurs névralgiques comme l’hydraulique, l’assainissement, l’ouverture du port fluvial de Ndakhonga, le raccordement à partir de Foundiougne de la région de Fatick à celle de la Casamance ».

« Je manifeste aujourd’hui mon désir de travailler avec le régime en place et de mettre ma compétence et mon expertise au service du Sénégal. Et apporter toute mon énergie et mon dévouement à la réussite de cette nouvelle page politique ».

Il a enfin remercié tous les membres de Pastef présents au point de presse mais également, Mr Cheikh Bitèye, Coordonnateur communal de Pastef pour son sens de l’ouverture et son accueil chaleureux.

Exploitation du Pétrole à Saint-Louis: Birame Souleye Diop pour la mobilisation et l’engagement des parties prenantes

M. Diaw (avec En Relief)

Dans le cadre des concertations régionales avec les parties prenantes du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, en partenariat avec le programme Usaid/Traces a ouvert un forum communautaire de mobilisation et d’engagement des parties prenantes dans les projets pétroliers et gaziers au Sénégal, ce vendredi 11 octobre 2024, à la gouvernance de Saint-Louis.

Cette rencontre avec les acteurs communautaires a pour objectif d’élaborer des discussions approfondies et d’essayer de trouver des solutions durables. Ce forum s’est déroulé sous la présence effective du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop qui a souligné que l’exploitation des projets pétroliers et gaziers ne doit pas impacter négativement l’activité de la pêche.

Une rencontre qui a vu la participation des autorités administratives locales, des collectivités territoriales, des associations des femmes transformatrices des produits halieutiques, et des représentants des sociétés telles que BP, Petrosen et Kosmos Energy qui sont des acteurs clés dans l’exploitation pétrolière.

Mamadou Mar Faye de Kosmos Énergie estime que le forum vient à son heure dans la mesure où il s’inscrit dans la continuité de ce qui a été fait avec les communautés. Mais pour lui, aujourd’hui les choses devront se faire de façon beaucoup plus approfondie et beaucoup plus étendue.

« Cela est en ligne de mire de ce que nous voulons faire. Aujourd’hui les discussions avec les communautés doivent se faire de manière tripartite. En tant que compagnie, nous devons dialoguer avec eux, mais il faut aussi que les services techniques et les autorités assurent la pérennité et la réalisation des activités que nous faisons», a-t-il précisé. Selon lui, ce forum les a permis d’entamer des échanges qui vont être bénéfiques pour l’ensemble des parties prenantes.

Revenant sur l’immersion des récifs, Mamadou Mar Faye a fait savoir qu’il y’a des aspects techniques de l’extérieur qui ne sont pas bien compris. «Au début, nous avons émis l’idée de mettre des récifs au niveau du fleuve pour participer à la reproduction des poissons. Les populations et les services techniques avaient décidé de transférer ces récifs au niveau de la mer », a expliqué M.Faye qui ajoute que l’implantation des récifs avaient été l’un des points cruciaux que les populations avaient mis sur la table au début des discussions.

Ce qui était une phase test pour Mamadou Mar Faye qui informe que BP avait repris cet engagement et a commencé à travailler là-dessus.

« Ce travail nécessitait que BP parte de l’expérience qu’il a eu pour éviter les erreurs qui ont été faites. De ce fait, ils ont fait des études approfondies avec un cabinet attesté. Aujourd’hui, on a dépassé cette phase et on a sélectionné celui qui va mettre en œuvre ces récifs. Nous allons le faire et nous allons discuter avec BP et Petrosen pour pouvoir impliquer les populations dans ce processus afin qu’elles apprennent de ce processus. Et nous le passons d’ici au plus tard un an », a-t-il promis.

Collectivités territoriales: Loul Sesène, une commune gagnée par l’enclavement des villages

Loul Sessène, une des communes phares de l’arrondissement de Fimela (département de Fatick), est en proie à beaucoup de difficultés liées surtout à l’enclavement. A l’origine, un manque criard de pistes d’accès vers ses différents villages.

A mi-chemin entre le village carrefour de Ndiosmone et les communes de Djilass et de Dioffior sur la route qui mène à Fimela jusqu’à Ndangane Sambou, Loul Sessène est pourtant très facile d’accès. Une quinzaine de kilomètres seulement de route nationale numéro 1 (Rn1).

« Mais, il faut dire que la commune est très vaste avec 328 km2 de superficie, englobant 19 villages et plus d’une vingtaine de hameaux occasionnant des difficultés majeures qui sont liées à l’enclavement des villages et certaines zones inaccessibles surtout en période hivernale », nous révèle le maire Sidya Diouf.

    L’exemple du village de Sakhor

Le maire de Loul Sessène de nous donner l’exemple du mythique village de Fa Sakhor pour ne citer que cette localité parmi tant d’autres. Selon Sidya Diouf, « pour ce qui est de Fa Sakhor relié par un pont impraticable depuis plusieurs années, les populations qui augmentent de jour en jour, se nourrissent exclusivement de l’agriculture. Alors que les terres sont salées, réduisant du coup les surfaces cultivables. Du coup, on note une forte demande en nourriture puisque les producteurs, à cause des surfaces réduites, ne parviennent plus à produire à suffisance. La conséquence est qu’ils sont obligés chaque année d’aller se ravitailler au niveau des marchés hebdomadaires. Surtout celui de Diouroup en empruntant des charrettes avec toutes les difficultés que cela comporte avec le mauvais état du pont ».

  Risque de famine

Un ouvrage dont une bonne parte s’est affaissée rendant du coup très difficile les déplacements des habitants de Fa Sakhor. Et pour le maire de Loul Sessene, « avec ces difficultés au quotidien d’aller et de revenir des populations pour se ravitailler au niveau des marchés, nous risquons d’assister à une famine au niveau de ce village. En tout cas, c’est difficile et très dur pour les habitants qui, il faut le rappeler ont toujours la psychose de l’accident de 2016, où sur le chemin du village avec une dépouille mortelle à bord d’une pirogue, celle-ci avait chaviré et avait causé cinq (5) autres décès en plus de la dépouille. C’est cette psychose est restée toujours dans la tête des habitants de Sahor. Une raison qui fait que le détour par Faoye par pirogue ne les enchantent pas et c’est cela la difficulté ».

Dans ce village même de Faoye, qui est doté d’un poste de santé et d’une ambulance, pendant l’hivernage, il est difficile d’évacuer un malade. « L’ambulance ne peut pas sortir, même en cas d’urgence. Les populations sont obligées peut-être de mettre des sacs ou bien des troncs-sacs pour essayer de chercher un chemin pour pouvoir faire passer le véhicule. Pour dire que les habitants de certains villages de Loul Sessène vivent le calvaire durant la période hivernale et c’est très pénible », souligne avec désolation le maire Sidya Diouf.

L’Edile de Loul Sessène lance ainsi un clin d’œil à l’état du Sénégal pour selon lui, « aider notre commune, à pouvoir prendre en charge ses préoccupations de l’heure. Car, ici tout est pour les populations, une priorité, plus particulièrement les pistes de désenclavement ».

Pour l’exemple, Sidya Diouf fait savoir que pour se rendre Fatick à partir de Loul Sessene, l’usager de la route fait un détour de 30km jusqu’à Diouroup avant de de poursuivre la route. Alors qu’il aurait suffi de construire une piste de 8km entre Loul Sessène et Diouroup et continuer vers Fatick en gagnant en gain de temps.

« Pour dire, qu’il suffirait de relier par une piste les localités de Loul Sessene et de Diouroup (8km) pour raccourcir les trajets. Les voyageurs qui viendraient des localités lointaines comme, Palmarin, Fimela, Diofior, pourraient emprunter cette piste et gagner en temps », a expliqué le maire de Loul Sessene.

Sidya Diouf de citer d’autres exemples, d’autres villages enclavés comme Mbine Mody qui est toujours impacté en période hivernale avec les nombreux plans qui séparent ce village à Ndiagamba, mais aussi entre le village de Mbékhourane et Ndiagamba. Pour le maire de Loul Sessène, « il suffit simplement de construire des ouvrages de franchissement qui ne devraient d’ailleurs pas coûter trop chers pour régler cette équation liée à l’enclavement de nos villages. Ce sont des aspects que la commune ne peut pas prendre en charge puisque n’ayant pas beaucoup de moyens faute d’unités industrielles encore moins de marchés dignes de nom en maints de pouvoir nous procurer des recettes supplémentaires autre que celles de l’état civil, des subventions ou bien des allocations de l’État à travers ses fonds dédiés. Donc c’est un cri de cœur que nous lançons auprès de l’État du Sénégal, pour qu’il nous appuie d’abord à réaliser ces pistes de désenclavement et autres pistes de production pour rendre facile l’accès aux différents marchés hebdomadaires ».           

 -Pistes dégradées

Toutefois, il faut faire noter que plusieurs pistes ont été déjà construites vers les années 1982. Parmi celles-ci, la piste Loul Sessène- Faoye, ce village d’ailleurs qui est un des grands centres de pêche de la zone. Mais, il faut dire que la piste est en situation de dégradation très avancée. Des initiatives ont été prises au plan local par les populations en plus de la contribution de la commune pour renforcer avec de la latérite la piste qui était complètement coupée entre Loul Sessène et le village de Ndiécir.

Il y a également les pistes: Djilass-Boyar, Ndiol-Mangane-Ngueniène une piste d’importance capitale, construites aussi vers les années 2000 mais qui n’arrive toujours pas à être bitumée encore moins à être réhabilitée.

D’où pour le maire de Loul Sessene, « au niveau de notre commune, le plus grand mal se trouve être le désenclavement à travers des pistes ou des pistes de production qui auraient pu nous permettre de booster le développement de la commune. Nous pensons que cela devrait pas tarder à venir d’abord des populations, mais nous lançons un cri de cœur à l’État qu’il puisse nous appuyer davantage à réaliser ces pistes. Mais, notre appel s’adresse au président de la république et au gouvernement du premier ministre pour particulièrement la construction d’un nouveau pont pour Sakhor à défaut le réhabiliter en plus de la piste Loul Sessène- Faoye d’une importance capitale.

Reportage de Mohamadou SAGNE

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