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Foot/Eliminatoires de la Can 2025; Sénégal- Malawi 4-0: Promenade de santé pour retrouver le sourire

Les sourires étaient de sortie hier au stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio avec la réception du Malawi pour le compte de la 3e journée (Groupe L) des éliminatoires de la Can 2024. Le Malawi avec sa position de dernier dans le Groupe, avait besoin de points mais le Sénégal en avait plus besoin pour rester collé aux basques du Burkina Faso leader. Cette première place tant convoitée attendra encore puisque malgré la large victoire du Sénégal sur le Malawi (4-0), le Burkina reste toujours leader du Groupe.

Sur le papier, il n’y avait pas photo entre le Sénégal et le Malawi. Les « Lions » ont fait le reste en dynamitant les faibles malawites pour faire plaisir à leurs supporters. Car il s’agissait de renouer avec une victoire qui rassure, après les deux nuls bien frustrants face à la RD Congo (1-1) et le Burkina Faso (1-1) où les « Lions » avaient facilement cédé, même s’ils n’ont pas rompu. Au vu du match contre le Malawi, la machine est bien relancée pour les prochains.

L’après Aliou Cissé a bien débuté pour les « Lions » et avec la manière car dix jours après le départ de son entraineur emblématique, l’équipe du Sénégal lui a rendu hommage à sa manière. Les « Lions » avaient donc besoin de points pour soigner leur position ; ils ont réussi les deux en battant largement le petit poucet du Groupe sur le score sans appel de 4 buts à 0. Devant une équipe malawite réduite à 10, le sélectionneur intérimaire, Pape Thiaw en a profité pour montrer sa patte. Et même Nicolas Jackson a fini par inscrire son premier but en sélection.

C’est dire que ces « Lions », version Pape Thiaw, avaient bien capté le message des supporters et le Sénégal ne s’en porte que mieux. Vendredi ils ont en effet montré un meilleur visage, que lors de leurs dernières sorties en éliminatoires du Mondial 2026 et de la CAN 2025, même si les deux premiers adversaires étaient un cran au-dessus du Malawi. L’éclat qui faisait défaut est revenu avec pourtant le même groupe modelé par Cissé, mais que Pape Thiaw a géré à sa manière avec efficacité.

Le match était ainsi parti sur les chapeaux de roue avec des « Lions » qui poussaient fort dès les premières minutes ; cela créera d’ailleurs le premier tournant avec l’expulsion à la 16e minute du gardien de but Brighton Munthali qui a commis une grossière faute sur Sadio Mané qui filait au but. Le Sénégal ne lèvera point le pied sur l’accélérateur se créant des occasions dont l’une sera concrétisée par Pape Guèye à 35e minute sur une passe d’Illiman Ndiaye. Après la reprise et quelques minutes de domination, c’est Sadio Mané le second but (le 45e en sélection) à la 62e minute.

Boulaye Dia le revenant inscrivait le troisième but (71e), cinq minutes après son entrée. Cette soirée de football sera clôturée de la plus belle des manières par Nicolas Jackson (77e) qui étrennait son premier but en sélection et le 4e dans ce match. Les « Lions » retrouvaient leur statut et ouvraient une nouvelle page de leur histoire devant leur public de Diamniadio. Avec cette victoire rassurante les « Lions » conservent leur seconde place du Groupe, toujours derrière le Burkina Faso qui a la faveur du meilleur goal-average (8 contre 6 pour le Sénégal).

Ch. F. Keita (avec En Relief)

Le 11 de départ

Seny Dieng, Formose Mendy, Kalidou Koulibaly, Moussa Niakhaté, Ismail Jakobs, Pape Guéye, Lamine Camara, Ismaïla Sarr, Iliman Ndiaye, Sadio Mané, Nicolas Jackson

Le Président Diomaye indique au Gouvernement l’urgence de refonder la politique de solidarité

Par A. L. Ndiaye (avec En Relief)

Le Chef de l’Etat, S.E.M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye a présidé, le mercredi 09 octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au Palais de la République.  

S’interrogeant sur l’efficacité du dispositif public de solidarité nationale, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement l’urgence de refonder la politique de solidarité nationale et de protection sociale par un meilleur ciblage et une mutualisation des interventions publiques auprès des couches les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société.

Il a insisté sur l’impérieuse nécessité d’actualiser et d’élargir à de nouveaux bénéficiaires les programmes des bourses de sécurité familiale, de cartes d’égalité des chances, de couverture sanitaire universelle et de transferts sociaux en général. Ce qui devra assurer, à court terme, une convergence des objectifs et une optimisation soutenue des ressources globalement destinées à la protection sociale.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, demandé au Ministre du Travail de veiller à l’évaluation prospective des politiques et programmes sectoriels de protection sociale conformément aux normes internationales.

A ce titre, il a rappelé l’importance de l’actualisation régulière du Registre national unique (Rnu), de la revue de l’application de la loi d’orientation sociale n° 2010 – 15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées ainsi que la finalisation prochaine du Code unique de Sécurité sociale devant faciliter la mutualisation des activités de la Caisse de Sécurité sociale et de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (Ipres).

A ce sujet, il a souligné la nécessité, pour le Gouvernement, d’engager une réflexion stratégique sur la gestion des retraites au Sénégal.

Gestion des frontières: une mission de la commission nationale pour une maîtrise des enjeux 

Par B. Diaw (avec En Relief)

Saint-Louis a accueilli, ce mercredi 9 octobre 2024, la Commission nationale de gestion des frontières, rattachée à la présidence de la République. C’est dans ce cadre qu’un atelier de diagnostics régionaux a été organisé en vue de l’élaboration de la politique nationale de gouvernance des frontières du Sénégal et de son plan d’action.

«Cette mission, conduite par le colonel Ndour, est venue pour échanger avec les acteurs de la région sur la problématique de la gestion des frontières, sur les enjeux liés à cette gestion et sur la nécessité pour les services locaux de maîtriser ces enjeux après un diagnostic de la situation », a expliqué le gouverneur de la région, Al Hassane Sall.

Le chef de l’exécutif régional estime que l’importance de cette rencontre réside dans le fait qu’elle permettra aux différents acteurs de mieux comprendre la situation à la frontière et d’avoir une meilleure gestion des relations entre le Sénégal et ses pays voisins, en particulier la Mauritanie, avec qui le Sénégal partage la gestion des ressources gazières.

«Le premier facteur de paix à la frontière, c’est la maîtrise du tracé et une bonne compréhension de la situation », a affirmé le gouverneur, insistant sur l’importance de cette connaissance pour l’avènement d’une paix durable entre les pays voisins, notamment entre le Sénégal et la Mauritanie. Selon lui, cet atelier arrive à point nommé, car il permettra de résoudre les difficultés auxquelles les pêcheurs sénégalais sont souvent confrontés dans leurs rapports avec les autorités mauritaniennes.

En effet, il a souligné l’existence d’une certaine ambiguïté concernant la frontière, et a mentionné que la construction de certaines infrastructures hydrauliques est parfois entravée du côté mauritanien.

Le colonel Amadou Moustapha Ndir, membre de la Commission nationale de gestion des frontières, a précisé que cet atelier, organisé sur recommandation de l’Union africaine, vise à recueillir les avis des acteurs de Saint-Louis, pouvant contribuer à l’élaboration de la politique nationale de gestion des frontières. « Cet atelier est la dernière étape d’une série d’ateliers régionaux. Nous terminons par Saint-Louis, une région relativement spécifique compte tenu des enjeux économiques, sécuritaires et relationnels avec nos voisins », a-t-il déclaré. Selon lui, cette rencontre se veut inclusive et participative, avec la convocation de toutes les parties prenantes.

Dans cette optique, tous les élus locaux, les agents administratifs, ainsi que les projets et programmes impliqués dans la gestion de la frontière avec la Mauritanie, ont été invités à exprimer leurs préoccupations.

Le colonel Ndir a également rappelé que l’atelier vise à recueillir des informations spécifiques à la région, afin de garantir une frontière pacifiée et prospère avec les pays voisins. «Il sera ensuite procédé à la compilation de tous les ateliers régionaux, en vue de la tenue d’un atelier de présentation et de validation, avant la phase active d’élaboration de la politique nationale de gouvernance des frontières, qui constituera la prochaine étape de cette mission », nous a-t-il confié. Il a ajouté qu’il espérait finaliser cette élaboration d’ici la fin de l’année, ou au plus tard au premier trimestre de 2025.

Synergies d’action pour la préservation Des écosystèmes: Le modèle du RENPEM* à l’épreuve dans la réserve transfrontalière du Nord

Dossier réalisé par Mohamadou Sagne

Dans le village de Gnith, département de Dagana, le Réseau Nord pour la protection de l’environnement mondial (Renpem), constitue une réponse des organisations communautaires de base (Ocb) dans la préservation des écosystèmes.

Plus particulièrement, face aux menaces qui pèsent sur la nature et les oiseaux. Ayant pignon sur rue à Saint-Louis, le réseau a été mis en place par des jeunes des villages périphériques des parcs et réserves dans le Nord du Sénégal. Des villages d’ailleurs qui couvrent les régions de Saint-Louis, de Louga et de Matam, qui se sont constitués en un réseau dont les différents membres contribuent de fort belle manière à la stratégie d’amplification des impacts des projets environnementaux exécutés par les organisations communautaires de bases (Ocb). Et cela, à travers de petites subventions avec comme axe prioritaire, l’option des zones de concentration géographique et thématique.

Une zone de paysages attrayants

Avec un paysage attrayant, un climat favorable, la région de Saint-Louis abrite les zones humides les plus importantes du Sénégal. « Ici l’essentiel des écosystèmes naturels sont constitués d’aires protégées d’importances stratégiques et inscrites sur la liste des zones humides d’importance internationale par la convention de Ramsar ou classée site du patrimoine mondial de l’Unesco », nous fait savoir El hadj Maguette Diaw, le président du réseau. Tout ce paysage est constitué d’aires centrales de la Réserve de biosphère du delta du Fleuve Sénégal (Rbtds), autour du Parc national des oiseaux du Djoudj (Pnod).

« C’est un véritable paradis des oiseaux migrateurs considéré pourrait-on dire comme la troisième réserve ornithologique du monde dont le nombre d’oiseaux migrateurs est estimé à plus de trois millions, répartis en trois cent cinquante (350) espèces sur 16 000 ha pour un effectif total estimé à plus de 3.000.000 d’individus au plus fort de la saison (décembre) avec 90% d’oiseaux d’eau », nous révèle le président du Renpem.

Mais, d’un autre côté, souligne-t-il, « on retrouve la Réserve spéciale de faune de Gueumbeul avec ses 720 hectares. Elle constitue également un site d’acclimatation pour les antilopes saharo-sahéliennes (Oryx, Gazelle Dama Mhorr, Addax, Gazelle dorcas) tout en étant aussi considéré comme un sanctuaire pour les tortues terrestres ».

Dans cette région nord, le Parc national de la Langue de Barbarie se positionne aussi avec 2000 hectares, comme unique site de reproduction pour les tortues marines (tortue verte et tortue olivatre) de la façade maritime de la région de Saint-Louis. Il y a également l’Aire marine protégée de Saint-Louis (49600 hectares) qui a été créée en 2004 et qui abrite d’importantes zones de frayère et nourricières pour les poissons.

El Hadji Maguette Diaw fait savoir également qu’il existe site important dont, selon lui, « le Ndiael, avec ses 46 650 hectares, qui a ete créé en février 1965 mais à titre de compensation des cuvettes de Mbodom et de Djeus pour les besoins de réalisations d’aménagements hydro agricoles de la vallée ».

Par ailleurs, ajoute Mr Diaw, « la région abrite la partie sénégalaise de la réserve de biosphère transfrontière du Delta du Fleuve Sénégal (Rbtds) avec une population de 487111 habitants. Une zone reconnue par l’Unesco comme un modèle conciliant la conservation de la biodiversité et le développement durable ».

Sauvegarde des écosystèmes

Ainsi, depuis 2002, le réseau nord pour la protection de l’environnement mondial (RENPEM), à travers les associations des éco gardes au nord, s’investit dans la sauvegarde de ces écosystèmes à travers un appui constant des agents des parcs nationaux dans les activités de sensibilisation, de suivi écologie, de patrouille », selon son président El hadj Maguette Diaw. Il a souligné que dans cette dynamique, plusieurs projets ont été élaborés et exécutés au bénéfice des populations périphériques des parcs et réserves du Nord.

« Cela, en s’appuyant sur nos principaux objectifs de protection de la nature et des oiseaux, la préservation de la biodiversité, la conservation des Lacs et Cours d’eau avec les principes de la GIRE, lutter contre les accaparements des terres et promouvoir la souveraineté alimentaire ».

Emergence d’aires protégées des territoires

Il faut noter d’autres parts, que par rapport au potentiel eco systémique de la région de Saint-Louis, on peut également noter d’autres sites comme les aires protégées qui ont été créées par les Collectivités territoriales. A l’image du Patrimoine régional des trois marigots (APR/3M) d’une superficie de 30 000 ha à cheval entre les communautés rurales de Gandon, Fass Ngom et Diama, il y a la Réserve naturelle communautaire (Rnc) de Gandon ainsi que la Réserve naturelle communautaire de Tocc- Tocc dans la zone de Ronkh avec 270 ha. En plus de ses aires on retrouve aussi dans la région de nombreux massifs forestiers qui abritent des espèces fauniques riches et variés.

« La valeur et la qualité de cette biodiversité régionale sont intégrées dans un vaste réseau de ramification d’eau douce fourni par le fleuve Sénégal », a fait savoir El hadj Maguette Diaw. Ceci, à l’image du Gorom en aval et en amont, le Ramsar, le Kassac, la Taouey, le Nietty Yone. Et, il y a le Lac de Guiers, principale réserve d’eau douce du Sénégal avec une superficie de 250 km2 et 400 millions de m3 d’eau en moyenne qui s’est inscrit au centre des enjeux de la ressource en eau puisqu’assurant pour l’essentiel : 70% des besoins en eau potable de Dakar, 100% des besoins d’eau de 200 000 hts des villages riverains du lac, 100% des besoins en eau de la ville de Saint-Louis à partir de la réserve de Bango. Il s’y ajoute les perspectives de mise en valeur progressive de 100 000 ha de terres selon les estimations de l’Office du Lac de Guiers et en plus de l’alimentation en eau du bétail et le développement de la pêche continentale.

Cependant, selon le président du Renpem, « cet écosystème riche et varié est aujourd’hui fortement menacé par les effets des changements climatiques et l’exploitation abusive et incontrôlée des ressources naturelles, de la raréfaction progressive des dites ressources.  Dont la pollution de l’eau et des sols dues aux rejets de polluants organiques persistants, les pratiques agricoles inappropriées (engrais, pesticides, mauvais drainage, déchets industriels), la réduction des formations forestières et ligneuses, le tarissement rapide et le repli de la nappe phréatique auparavant affleurant avec des eaux de bonne qualité, les effets néfastes des aménagements hydro agricoles, la salinisation des sols, la raréfaction des ressources halieutiques et les érosions côtières, entre autres.

 

Perspective de développement

Aujourd’hui, les acteurs sont engagés dans une nouvelle perspective de développement économique durable, pour promouvoir des comportements écologiques. Tout ceci constitue le principal défi pour la région de Saint-Louis à travers son programme régional de développement intégré (PRDI). Mais, il faut souligner que la forte pression sur les zones humides, associée aux mauvaises pratiques d’exploitations des ressources naturelles entraîne leur fragilisation, laquelle se répercute sur la qualité des différents produits de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche. Sans omettre cependant les nombreux dégâts sur l’habitat de la faune.

« Toutefois, la région de Saint-Louis compte d’importantes organisations dynamiques de conservation et de protection de la nature, et s’organise pour mobiliser l’ensemble des acteurs pour qu’ensemble l’adoption de comportements écologiques, devienne une réalité dans nos gestes quotidiens », a souligné El hadj Maguette Diaw.

M. Sagne

RENPEM* Réseau nord pour la protection de l’environnement mondial

Confection de passeports: Le Consulat Général du Sénégal à Madrid relance les équipes mobiles

Le Consulat général du Sénégal à Madrid réaffirme son engagement envers ses ressortissants résidant en Espagne en initiant une démarche de proximité pour la production de passeports en dehors de la capitale espagnole. Une équipe mobile sera ainsi déployée pour offrir ce service dans plusieurs localités éloignées.

Les équipes mobiles débuteront leur tournée à Tenerife, El Fraile Nº 86, à Arona, les 12 et 13 octobre. Ndiawar Ndiaye est  la personne de contact pour cette étape á Tenerife. Elles se rendront ensuite à Las Palmas les 14 et 15 octobre sise Avenida Alcalde Jose Ramirez Béthencourt 10 portal B, puis à Palma, dans les îles Baléares, les 22 et 23 octobre. Pour toute information complémentaire, les sénégalais de Palma de Mallorca sont invités à contacter notre compatriote Cheikh Momi Ndiaye.

Cette initiative, tant attendue, représente une véritable bouffée d’oxygène pour les Sénégalais vivant dans ces localités qui, jusqu’à présent, devaient se rendre à Madrid pour accomplir leurs démarches administratives.

Dans le cadre de cette tournée consulaire, les formalités à suivre pour obtenir ou renouveler un passeport sont les suivantes : adultes (à partir de 18 ans révolus)

Nouvelle demande: Carte nationale d’identité biométrique CEDEAO et quittance de paiement de trente-deux (32) euros.

Renouvellement de passeport expiré : Photocopie du passeport expiré, carte nationale d’identité biométrique CEDEAO, et quittance de trente-deux (32) euros.

Renouvellement de passeport perdu : Photocopie du passeport perdu, photocopie de la carte d’identité CEDEAO, certificat de perte délivré par la police locale, et quittance de trente-deux (32) euros.

Renouvellement de passeport détérioré : Passeport détérioré accompagné de sa photocopie, photocopie de la carte d’identité CEDEAO, et quittance de trente-deux (32) euros.

MINEURS (Moins de 18 ans)

Nouvelle demande : Extrait d’acte de naissance de moins d’un an ou carte d’identité CEDEAO du mineur, quittance de trente-deux (32) euros, autorisation parentale signée par le responsable légal (présence obligatoire de celui-ci), et photocopie de la carte d’identité CEDEAO ou du passeport valide du responsable légal.

Cette mesure est particulièrement saluée par la communauté sénégalaise en raison des frais et des contraintes liées aux déplacements vers Madrid. Entre les coûts de transport, l’éventuel hébergement et le temps consacré à ces démarches entre autres. Elle espère que cette approche de proximité sera étendue aux localités à forte concentration sénégalaise afin de leur permettre d’obtenir un passeport plus facilement.

Dans un autre registre, et en prélude aux élections législatives, une commission administrative chargée de la distribution des cartes d’électeurs sera mise en place au Consulat général à partir du 14 octobre 2024. Elle fonctionnera du lundi au vendredi, de 8h à 17h, et le retrait des cartes d’électeurs se poursuivra jusqu’au jour du scrutin, comme précisé dans la note circulaire Nº06/CGSM, datée du 1er.

MOMAR DIENG DIOP /ESPAGNE.

La suspension du Projet d’électrification dans le Nord et l’Est du Sénégal laisse 1 600 localités sans électricité

L’interruption du contrat dans les régions de Saint-Louis, Louga, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou affecte des milliers de Sénégalais, approfondissant les inégalités et retardant le développement rural.

Grave impact pour des milliers de Sénégalais suite à la suspension du projet d’électrification

L’ARCOP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) a pris la décision de suspendre immédiatement le projet d’électrification de 1 600 localités dans les régions de Saint-Louis, Louga, Kaffrine, Tambacounda et Kédougou. Cette mesure a un impact dévastateur pour des milliers de citoyens sénégalais qui, en raison de cette interruption, resteront sans accès à un service essentiel tel que l’électricité, ce qui retarde le développement et la qualité de vie de ces communautés.

Conséquences directes pour les utilisateurs

La suspension du projet affecte gravement les zones rurales du Sénégal, où l’accès à l’électricité est essentiel pour améliorer la vie quotidienne des habitants. En restant sans le service promis, les communautés touchées continueront à faire face à :

Absence d’accès aux services de base : L’électricité est cruciale pour le fonctionnement des centres de santé, des écoles et des petites entreprises. Sans elle, la population ne pourra pas accéder à des services essentiels tels que des soins de santé adéquats, une éducation de qualité et des opportunités de croissance économique. Retard dans le développement rural : Le projet était vu comme une opportunité cruciale pour lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement économique dans les zones reculées. L’absence d’électricité affecte directement la capacité des agriculteurs, commerçants et familles à améliorer leurs conditions de vie et leur productivité. Inégalités accrues : Cette suspension aggrave les inégalités entre les zones urbaines et rurales du Sénégal. Alors que les villes progressent dans l’accès aux infrastructures modernes, des milliers de citoyens ruraux restent marginalisés et incapables de s’intégrer à la croissance économique du pays. Irrégularités et négligences dans la gestion du projet

Le déclencheur de cette crise est la mauvaise gestion du contrat attribué à l’entreprise espagnole AEE POWER EPC, qui, après avoir reçu une avance de 7,7 millions d’euros, a détourné les fonds pour payer des primes d’assurance au lieu de commencer les travaux d’électrification. Cette action illégale viole non seulement les dispositions contractuelles, mais elle retarde également indéfiniment l’accès à l’électricité pour des milliers de personnes dépendantes de ce projet.

De plus, la Banque Santander, principal bailleur de fonds du projet, a suspendu son soutien financier, aggravant encore la situation. Tant que les irrégularités ne seront pas clarifiées, l’avenir du projet reste incertain, laissant les communautés rurales dans une situation de vulnérabilité.

Exclusion de l’entreprise locale AEE POWER SENEGAL SA

 

Tout au long de ce processus, l’exclusion injuste de l’entreprise sénégalaise AEE POWER SENEGAL SA a également été signalée, cette dernière ayant effectué les démarches préalables et étant la promotrice initiale du projet. Le manque de participation des acteurs locaux aggrave la situation, car il compromet encore davantage la possibilité d’une solution rapide et efficace pour l’électrification de ces localités.

Nécessité urgente d’une solution

Face à ce scénario, l’ARCOP appelle à une résolution rapide des enquêtes et à une possible restructuration du projet, afin de garantir que les fonds publics soient utilisés de manière transparente et que les communautés touchées puissent accéder à l’électricité le plus rapidement possible. Des milliers de vies dépendent d’une solution efficace et responsable.

Momar Dieng Diop, Espagne.

Source:  https://soldecanarias.net/la-suspension-del-proyecto-de-electrificacion-en-el-norte-y-este-de-senegal-deja-sin-luz-a-1-600-localidades/

Prévention et gestion des conflits: Des médiatrices et défenseurs de la paix instaurent la cohésion sociale à Kidira

Bakel: Une centaine de femmes choisies comme médiatrices de la paix ont décidé d’instaurer définitivement la cohésion sociale dans la commune de Kidira, à la frontière avec le Mali.

Par Demba Sidibé

Le prétexte d’une session de formation a été saisi pour procéder à ce choix. Ceci, dans le cadre du projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans les zones transfrontalières Sénégal/Mali. Un projet qui se situe dans sa phase 2024-2026.

Ainsi, c’est dans cette localité de Kidira, frontalière à Diboly du nom de ce premier village malien que ces modèles d’artisans de la paix se sont s’engagés à influencer positivement le processus de réconciliation au sein des communautés locales. Mais, aussi entre elles et leurs voisines maliennes.

Selon le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda, Mr Sidy Coulibaly, « il y a une situation de précarité et de hauts risques des femmes, face à la crise malienne et ses mouvements de bandes armées dans le Sahel. Et qui, en plus des effets de la Covid 19, contribuent fortement à l’insécurité des femmes, la réduction de leur mobilité et leur accès aux services sociaux de base et autres facteurs de productions liés aux projets et programmes des partenaires (UNISS, G5 Sahel) et autres mécanismes des Etats de l’UEMOA, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA).

Ainsi, à travers ce projet de renforcement de la résilience, la protection et la participation des femmes et des filles dans en zone transfrontalière, la formation a été facilitée par un médiateur de la maison de justice de Kidira. Elle constituait d’ailleurs la première des deux sessions de formation communautaire à Kidira. Elle a regroupé respectivement d’une part les communes de Balou, Bélé et Kidira et d’autre part les collectivités de Gathiary, Madina Foulbé et Sadatou.

L’initiative est de l’agence régionale de développement de Tambacounda (ARD) en partenariat avec ONU Femmes. Pour le directeur, Sidy Coulibaly, « l’Ard s’est basée sur l’expérience et le vécu des participants pour construire la réflexion par un apport d’informations et de connaissances. Ceci pour assurer une meilleure démultiplication des acquis de la formation des prestataires de service, à travers des discussions communautaires sur les violences basées sur le genre et ses ramifications au niveau des membres de la communauté. Particulièrement, les hommes tous âges confondus, les chefs traditionnels et guides religieux ».

Le coordonnateur du projet, Mr Abdoul Aziz Tandia coordinateur du projet est revenu sur l’initiative inspirée pour mieux protéger et de promouvoir le droit et la justice sociale des peuples particulièrement les femmes du Sénégal et du Mali au niveau des frontières communes.

C’est dans ce cadre que ONU Femmes et la Coopération Italienne interviennent depuis plusieurs années au Sénégal avec des programmes et des projets spécifiques visant l’égalité de genre et l’autonomisation des femmes. Ceci, en complément des efforts déployés par les deux états à travers leurs gouvernements respectifs respectifs et leurs partenaires internationaux.

Le projet appuiera les mécanismes locaux de protection des femmes contre les violences basées sur le genre et l’accès aux services de prise en charge des survivantes et la reconstitution de leurs moyens de production et des opportunités perdues pendant les périodes difficiles.

La violence basée sur le genre, la promotion des droits des femmes et de l’éducation des filles, l’autonomisation économique des femmes rurales, l’amélioration de l’accès aux ressources naturelles et productives, sont les thématiques principales sur lesquelles les deux institutions ont investi techniquement et financièrement afin d’accompagner le Gouvernement dans l’atteinte des objectifs inscrits dans le PSE pour la promotion d’une société plus inclusive et paritaire.

 

Réunion interministérielle sur le retour des déplacés… : les 22 mesures du «Plan Diomaye pour la Casamance» (PDC)

RÉUNION INTERMINISTÉRIELLE SUR LE RETOUR DES DÉPLACÉS…

Le PM décline les 22 mesures du «Plan Diomaye pour la Casamance» (PDC)

Le Premier Ministre Ousmane SONKO a présidé, ce mardi 08 octobre 2024, à la salle de conférences de la Primature, une réunion Interministérielle sur le retour des déplacés de Casamance.

Voici le projet de relevé des décisions qu’il a pris à cet effet:

A- AU TITRE DE L’ETAT DES LIEUX

  1. A la date du 08 octobre 2024, la situation des déplacés dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda se présente comme suit :
  • Nombre de villages de retour : 197 
  • Nombre de ménages de retour : 5 655
  • Nombre de villages en attente de retour dans les régions de Ziguinchor et de Sedhiou : 37 soit 15,8% 
  • Nombre de ménages en attente de retour : 992 soit 14,9%.
  1. Ces retours ont été facilités par les actions menées relatives à l’amélioration des conditions sécuritaires ainsi qu’à la réinsertion socio-économiqueà savoir : (i) l’aménagement de périmètres d’habitation, (ii) la construction de structures de scolarisation, (iii) l’octroi de matériaux de construction, (iv) la réalisation d’ouvrages hydrauliques et hydroagricoles, (v) la promotion d’activités socio-culturelles, agricoles, sylvicoles et commerciales génératrices de revenus, (vi) la réalisation de pistes et de barrages anti-sels.3. Concernant les conditions sécuritaires, la stratégie nationale du déminage humanitaire lancée en 2008 par le Centre National d’Actions Antimines au Sénégal (CNAMS), a donné des résultats globalement satisfaisants, à savoir :
  • la décontamination d’une superficie totale de 2.118.125 m² dans dix (10) communes et la RN6, soit un total de 500 engins explosifs détruits.
  • un objectif de décontamination sur le reste de l’année 2024 de 356.970 m² dans 32 zones dangereuses confirmées (ZDC) dont : douze (12) zones à Ziguinchor pour 150.578 m², dix (10) zones à Bignona pour une superficie de 111.375 m², neuf (9) zones à Oussouye pour 77.240 m2 et une (1) zone à Goudomp avec une superficie de 17 776 m2 .
  1. Il y a lieu de se féliciter de l’engagement remarquable de l’administration territoriale, des collectivités territoriales, des forces de défense et de sécurité et des acteurs non étatiques engagés depuis des décennies dans l’accompagnement des populations déplacées, en vue de la consolidation de la paix.
  2. Parmi ces acteurs non étatiques, on peut notamment citer la plate-forme des femmes pour la paix en Casamance, le Centre national d’Assistance et de Formation pour les Femmes, le Comité Régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance / CRSFPC USOFORAL, les femmes du bois sacré, le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS), les autorités religieuses (imams et évêques), les autorités coutumières (rois et reines), ainsi que toutes les Organisations non gouvernementales et bonnes volontés, sans exclusive.

Ces actions seront poursuivies sur le reste de l’année 2024 et renforcées en 2025, afin d’assurer le retour intégral des déplacés et l’installation définitive de la paix.

  1. Les défis à prendre en chargesont relatifs notamment à la cristallisation de la paix, la lutte contre les trafics de bois et de produits illicites, au désenclavement, à la satisfaction intégrale, dans de brefs délais, des besoins de base des populations ainsi qu’à la résolution des conflits notamment fonciers.

A cette fin, les décisions ci-après ont été retenues à l’issue du présent Conseil interministériel.

  1. AU TITRE DE LA GOUVERNANCE
  2. J’engage le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en relation avec le Ministre des Forces arméesà mettre en place, par arrêté ministériel, au plus tard le 31 octobre 2024, respectivement dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, un comité régional inclusif de pilotage du plan spécial 2024-2025, d’accompagnement des déplacés de retour, sous la présidence des Gouverneurs de région et comprenant entre autres, l’ANRAC, les Collectivités territoriales, les Organisations de la Société civile, les organisations de jeunesse de femmes, les différents réseaux communautaires ;
  3. J’invite le Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, à renforcer les capacités institutionnelles et budgétaires de l’Agence nationale pour la Relance des Activités économiques en Casamance (ANRAC) chargée de coordonner l’exécution des interventions du plan spécial 2024-2025 d’accompagnement des déplacés de retour, sous la supervision du Comité de pilotage.
  4. Je demande au Ministre des Affaires étrangères, en relation avec les ministres concernés, à engager les réflexions en vue de me proposer le positionnement institutionnel adéquat du Centre National d’Actions Antimines au Sénégal (CNAMS), actuellement rattaché du Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères.
  5. AU TITRE DES INTERVENTIONS
  6. Je demande au Ministre des Forces armées, au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, au Ministre des Finances et du Budget ainsi qu’au Ministre chargé de l’environnement, de faire prendre les dispositions appropriées par leurs structures et unités respectives, en vue d’assurer les conditions optimales de sécurisation des zones, suivant leurs compétences respectives ; les dispositions doivent être également prises pour le retour des services publics essentiels dans lesdites zones y compris le renforcement de la couverture des services numériques et de santé.
  7. J’engage le Ministre des Affaires de l’intégration africaine et des affaires étrangères, en relation avec toutes les parties prenantes,à parachever le déminage humanitaire de la superficie globale contaminée restante estimée à 1 500 000 m2Le Ministre des Finances et du Budget est instruitde prendre en charge dans le budget de l’Etat, le financement intégral des opérations d’un coût estimatif de 15 milliards FCFA. Ces actions devront être conduites en considérant que la Convention d’Ottawa sur l’interdiction des mines anti-personnel a fixé au Sénégal le délai de mars 2026 pour le nettoiement des superficies contaminées.
  8. J’engage l’ANRAC à créer une base de données pour le suivi des conditions socio-économiques des populations et des ménages de retour et d’adresser un Rapport mensuel au Premier Ministre ; un accent particulier devra être accordé à la problématique de l’état civil des personnes de retour. Je demande, à cet égard, aux Ministres chargés de la Justice, des collectivités territoriales et de l’intérieur, de prendre les dispositions appropriées à cet effet.
  9. J’engage l’ANRAC à procéder à la cartographie, par domaine d’intervention, des acteurs intervenantdans les zones de retour des déplacés pour assurer une meilleure coordination ainsi que plus d’équité et de ciblage dans les interventions.
  10. Je demande aux Gouverneurs des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda,de veiller, en rapport avec l’Administration centrale, au recours en priorité aux très petites, petites et moyennes entreprises et à la main d’œuvre locales dans la conduite des projets gouvernementaux ou appuyés par l’Etat ; créer une expertise locale pour l’entretien et le maintien des infrastructures, du matériel et des équipements.
  11. J’engage le Service Civique national et du Volontariat, dans le cadre de ses interventions, à prévoir un dispositif adapté d’accompagnement des déplacés, pour assurer l’employabilité et l’emploi des jeunes et des femmes ; dans ce cadre, créer les conditions d’un développement continu d’une expertise locale pour l’entretien et la maintenance des infrastructures, du matériel et des équipements.
  12. J’exhorte le Ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire et, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, le Ministre chargé de l’agriculture et le Secrétaire d’Etat aux PME-PMI, à déployer les mécanismes appropriés d’appui et de conseil, en relation avec l’écosystème, dans le cadre de la mise en œuvre des actions et interventions au profit des déplacés. Dans ce cadre, les mécanismes d’appui et de promotion du financement des TPE, PME, PMI, Artisans (FONGIP, ADEPME, DER/FJ, Bureau de Mise à Niveau) doivent déployer des actions formelles avec des enveloppes financières dédiées et des contrats de performance.
  13. Je charge le Ministère des Forces armées, au travers du Génie militaire, d’assurer la maîtrise déléguée des travaux d’infrastructures et d’aménagement dans la zone, en relation avec l’ANRAC en sa qualité de maître d’œuvre.
  14. Je demande au Ministre des Finances et du Budgetd’assurer la mobilisation des ressources budgétaires destinées aux interventions des départements ministériels, d’un montant global de 53 629 248 187 FCFA structuré comme suit :

Pour le reste de l’année 2024, 22,6 milliards FCFA :

  • Ziguinchor : 9,00 milliards FCFA ;
  • Sédhiou : 3,8 milliards FCFA ;
  • Kolda :    9,8 milliards FCFA.

Pour l’année 2025, 30,9 milliards FCFA ainsi répartis :

  • Ziguinchor : 20,1 milliards FCFA ;
  • Sédhiou : 6,9 milliards FCFA ;
  • Kolda :    3,9 milliards FCFA.

En outre, les dispositions idoines devront être prises pour l’inscription en 2025 et 2026 des crédits budgétaires requis pour le programme de déminage. 

  1. AU TITRE DES PERSPECTIVES ET DU SUIVI
  2. Prévoir dans les programmes de mise en œuvre du Référentiel de Développement économique et social du Sénégalà exécuter au niveau des départements ministériels concernés, des projets spécifiques dédiés à l’accompagnement des déplacés de retour et en attente de retour.
  3. Les Ministères concernés par les décisions susvisées sont invités à veiller à une planification optimale des actions, à une coordination étroite des interventions, au respect scrupuleux des engagements souscritsdans le plan d’actions et des délais d’exécution ;
  4. Le Ministre, Secrétaire général du Gouvernementest chargé de superviser le suivi par l’ANRAC de l’exécution du plan d’actions ministérielles, en rapport avec les Comités régionaux de pilotage. Un compte rendu mensuel de l’évolution des interventions sera fait au Premier Ministre.
  5. Enfin, le Premier Ministre a décidé d’intituler l’ensemble de ces actions sous la dénomination de « Plan Diomaye pour le Casamance » (PDC). 

Date de publication : 2024-10-08

Source: Primature

 

Offense contre Macky Sall à bord de la Ram: Mariéme Faye Sall livre sa part de vérité (Par Cheikh Yérim Seck)

Suite à l’incident intervenu à bord d’un vol de la Royal Air Maroc, provoqué par l’offense perpétrée contre l’ancien président, Macky Sall, par une militante de Pastef nommée Aissa Kamara, j’ai joint l’ancienne Première dame, Mariéme Fall Sall, pour m’enquérir des faits et lui présenter, ainsi qu’à son époux, mes amitiés.

Elle m’a relaté ce qui s’est passé et que je porte à la connaissance du public dans le souci d’éviter toute interprétation partiale voire déformée de l’incident.

Mariéme Faye Sall m’a raconté ce qui suit: «Mon mari était concentré sur la lecture d’un bouquin lorsque cette dame l’a violemment pris à partie et taxé d’assassin. Il n’a pas réagi. L’élévation de la voix et le ton outrancier de l’agresseuse m’ont fait sursauter alors que j’étais concentrée à égrener mon chapelet. J’ai répondu à cette dame à la mesure de l’attaque. J’assume totalement ce geste que je suis prête à recommencer. D’ailleurs, elle doit s’estimer chanceuse que je m’en sois limitée à des paroles. On peut m’insulter, moi. Mais je n’accepte pas que quiconque insulte mon mari.

Contrairement à ce qui a pu être raconté, il n’y avait pas de «toucouleurs» dans l’avion. Il y’avait des Sénégalais choqués qui ont spontanément réagi pour fustiger l’attitude de cette dame.

Suite à cela, le protocole royal du Maroc, qui nous a accompagnés à l’aéroport, est entré en action, faisant intervenir des forces de l’ordre. Celles-ci ont demandé au président Macky s’il voulait porter plainte. Il a répondu qu’il ne porte pas plainte contre une compatriote.

Pendant toute la scène, mon mari n’a pas dit mot. Il a, au contraire, œuvré à clore l’incident pour ne pas pénaliser les passagers qui étaient dans l’avion. Aucun garde du corps n’a fait quoi que ce soit. Nous n’avons d’ailleurs pas de garde du corps, l’Etat du Sénégal ne nous en ayant pas donné.

Nous étions avec un bagagiste et un agent de protocole. Voilà ce qui s’est passé. Tout le reste est pure affabulation ».

 

« Les populations veulent un lycée à Bandia », selon le Chef de village Moussa Thiandoum

Par Oumar Ngatty Ba

Soucieux d’atténuer les souffrances des jeunes plus particulièrement des élèves après l’obtention du Bfem, le chef de village de Bandia Séssène, Moussa Thiandoum, souhaite vivement que cette localité soit dotée d’un lycée. Selon Moussa Thiandoum, Bandia Séssène, peuplé de près de 1800 âmes, dispose d’une école élémentaire, d’un collège d’enseignement moyen et de trois daaras.

Notre interlocuteur a évoqué un problème qui lui tient véritablement à cœur. C’est celui relatif au déplacement des élèves après l’obtention du Bfem à Sindia où ils sont obligés de poursuivre leurs études secondaires au lycée de ladite localité. Souvent, certains élèves étudient dans des conditions très difficiles à cause d’un manque de maisons d’accueil ou de moyens pour assurer le déplacement quotidien.

Pour mettre tous les élèves dans les mêmes conditions de réussite, Moussa Thiandoum a lancé un appel aux autorités pour que Bandia Séssène soit doté d’un lycée. En tout cas comme il l’a dit tout haut, sa seule préoccupation du moment, c’est la création d’un lycée dans cette localité où les principales activités tournent autour de l’agriculture, l’élevage et le commerce.

Au cours de cet entretien, Moussa Thiandoum a tenu à remercier la nouvelle équipe municipale de Diass avec à sa tête le maire Mamadou Ndione « qui a opté dès son arrivée pour une démarche participative avant toute prise de décision surtout par rapport au foncier ». Sur la question relative à l’approvisionnement en eau des populations, le Chef de village a tenu à dire que cette localité, les habitants poussent un véritablement ouf de soulagement.

Dans le même sillage, M. Thiandoum a révélé que Bandia est doté d’un forage depuis 2007, signalant que ce forage polarise le village de Kirène et les trois (3) Bandia. Sur le plan de l’électrification, il s’est plu à dire que cette localité est sortie des ténèbres depuis longtemps. Ce qui reste à faire, a-t-il dit ce sont les extensions. Ce village est distant de 2 km de la route principale allant de Sindia à Thiès.

Pour Moussa Thiandoum, il se pose ainsi un problème d’enclavement du village. C’est pourquoi il a plaidé pour la construction d’une route bitumée pour que Bandia Séssène soit désenclavé et aussi pour la réhabilitation de la route Sindia-Thiès. Ce village qui dispose d’une case de santé fonctionnelle, a-t-il ajouté, est appuyé par la brigade des Eaux et Forêts de Bandia en pépinière et dans le domaine de l’apiculture.

 

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