jeudi, septembre 10, 2026
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Le PUMA réduit les déplacements des Sénégalais vers la Mauritanie pour raisons médicales

Après Podor, la délégation du Programme d’urgence et de modernisation des axes et territoires (PUMA) a fait cap sur Thilogne pour une cérémonie de remise d’une ambulance médicalisée au district polarisant des villages de la zone du Bosséa. Ce véhicule a été remis par le PUMA au ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui à son tour l’a affecté aux responsables du centre de santé de Thilogne.

Selon le coordonnateur national du PUMA , « ce don vient renforcer la carte sanitaire de la région ». Les autorités sanitaires de Thilogne par la voix de Mamadou Cherifou Ba , médecin chef de district, se sont félicités de l’arrivée de cette ambulance qui va améliorer la prise en charge et réduire selon lui « le déplacement des malades vers des postes de santé situés à l’autre rive du fleuve, en Mauritanie ».

Tournée nationale dans l’axe Nord: L’ADEPME à la rencontre des acteurs pour une meilleure orientation

Dans le cadre de sa tournée nationale, l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADEPME) a rencontré ce Vendredi 22 Novembre 2024, les acteurs et dirigeants des Petites et Moyennes Entreprises de l’axe nord.

B. DIAW (avec En Relief)

Une rencontre marquée par la tenue d’un atelier d’information et d’enrôlement des entrepreneurs, porteurs de projets et créateurs d’emplois, à la Chambre de commerce Saint Louis. Cette activité ouverte ce vendredi 22 novembre 2024, est présidée par le gouverneur de la région de Saint-Louis Al Hassane Sall.

Le Chef de l’exécutif régional s’est réjoui de l’initiative qui, selon lui se tient dans un contexte particulier. « Cette tournée se tient dans un contexte de mise en place d’un nouveau référentiel de politique publique. Un référentiel qui accorde une place de choix aux PME et PMI », a-t-il déclaré.

Marie Rose Faye, directrice générale de l’ADEPME explique que cette tournée de dix jours dans la zone nord s’inscrit dans le cadre des orientations du Président de la République par le référentiel de politique économique « l’agenda de transformation vision 2050 ».

L’objectif de cette tournée est, selon elle d’échanger avec les acteurs concernés sur les différentes problématiques qu’ils rencontrent dans le cadre de leur accompagnement. Ces rencontres visent entre autres à parler des différentes initiatives de l’ADEPME pour orienter et suivre les entrepreneurs dans le sens du développement pour une économie beaucoup plus compétitive.

Revenant sur le choix de la vieille ville, la patronne de l’ADEPME souligne que Saint-Louis est une zone stratégique avec des activités et secteurs à haut potentiel, s’y rajoute également la production du gaz et du pétrole. «C’est symbolique de venir aujourd’hui à Saint-Louis pour valoriser ses potentialités, valoriser les entrepreneurs locaux pour porter la ville comme l’un des fleurons de notre économie», a-t-elle indiqué.

« Une territorialisation de l’ADEPME est en vue, et cela va permettre d’avoir des antennes locales qui vont être plus proches des entrepreneurs » a annoncé la directrice de l’ADPEME qui se dit consciente des préoccupations est soulevées par les agents locaux. Ces derniers déplorent le fait que les structures d’appui sont essentiellement concentrées à Dakar. « L’appui que nous faisons c’est pour l’ensemble de la population sénégalaise. Nous voulons que cette inclusivité soit une réalité », a promis la directrice de l’ADEPME.

A travers cette cérémonie de lancement, des attestations de bonnes exécutions ont été remises aux entrepreneurs bénéficiaires que l’ADEPME avait accompagné dans le cadre du programme PDCEJ.

C’est aussi avec Le programme ETER (Emploi, Transformation Économique et Relance) et PACE (Programme d’Appui à la Création d’Emplois) qui sont des projets sont financés par la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement à hauteur respectivement de 12 milliards et de 4 milliards de francs CFA que cela s’est réalisé. Cela visait à accompagner plus de 5000 PME à se développer, mais également à acquérir de la technologie afin d’être à l’ère du temps », a fait savoir Marie Rose Faye qui a également souligné que bon nombre de problématiques qu’elles ont identifiées sont réglées grâce à ces programmes.

L’idée est pour la directrice générale de l’ADEPME d’aller plus à l’échelle pour permettre de capaciter les PME et Micro-Entreprises afin qu’elles soient les fleurons de notre économie.

 

Dakar-livres – 2éme édition: Des stands de livres, des ateliers de dessins et de contes, une cérémonie d’hommage

Pour sa deuxième journée, le salon du livre a proposé aux enfants et jeunes des séances de dessins, de contes avec le célèbre conteur lebone, des ateliers de lecture et a clôturé avec une cérémonie d’hommage à l’honneur de feu Souleymane Djigo Diop auteur et écrivain sénégalais.

Par Mariyama TOURE

Ce jeudi 21 novembre s’est tenue la deuxième journée du salon international du livre de jeunesse et d’enfants. En faisant le tour du salon nous remarquons des expositions de livres dans des stands. Parmi ces stands, une maison d’édition gabonaise se fait beaucoup remarquer car c’est sa première fois. Les ateliers Agano, ateliers gabonais, présente quatre (4) éditions à savoir l’édition Sika, ikongo, né pour briller et ipaklia.

Les éditions SIka et IPaklia ont un intérêt commun, c’est parler du palmier sacré, l’un parle de la légende tandis que l’autre parle de l’origine. Légende d’où on montre que le palmier est indispensable dans un village qu’il amène toute la sagesse et consort tandis que dans l’autre, on parle de son origine d’où comment il a été créé par certains dieux et consort. Dans les deux livres, il y a des princesses qui essayent de mettre à l’honneur ce palmier sacré.

Maintenant concernant les éditions Ikongo et Né pour briller, Ikongo ce sont des fables, des petites histoires que l’on peut raconter rapidement aux enfants, que ce soit en jour comme de nuit et après fable il y a une petite morale ou un petit conseil concernant les enfants. Par exemple, s’ils ont été têtues. si par exemple la fable  racontait que l’enfant était têtu, assagir cet enfant en lui donnant un conseil, qu’il ne faut pas être sûr, il faut être sage. Tandis que né pour prier c’est le partage de l’amour d’une maman qui partagent ces moments avec ses enfants et ce sont des histoires que l’on raconte la nuit surtout aux enfants avant de dormir. Les éditions viennent des auteurs Floris Mabiala et Damas. Ce sont des petites créations typiquement gabonaises par les auteurs floris et Evelines Damas.

La maison Nata propose des arlequins, des comptes pour enfants. Étant présente pour la deuxième fois à ce salon, la maison d’édition Nata privilégie la production de la jeune, en effet elle édite les productions des jeunes élèves de la 6 ème à la terminale.

Les classiques de la Teranga eux sont plus axés sur les productions africaines particulièrement sénégalaises. Ils s’occupent de la promotion et de la diffusion. Ils sont les éditeurs du célèbre livre au programme Ami et Rémi. En dehors des œuvres au programme ils font aussi de la littérature enfantine mais aussi de la littérature générale.

Cette deuxième journée sera marquée par les ateliers de dessins et de contes. Les élèves de différentes écoles ont eu la possibilité de dessiner et d’écouter des histoires (contes). Cette journée riche en émotions avec la cérémonie d’hommage rendu au grand écrivain feu Souleymane Djigo Diop qui a été membre de l’association des écrivains avec la présence de sa famille et de ses amis.

Cette cérémonie a été animée par les témoignages de Seydou Sow secrétaire exécutif de l’association des écrivains, Paulette des classiques de la teranga, Marietou Ndjongu Diop ancienne directrice du livre et de lecture au ministère de la culture et amie de Souleymane, Ismael Anatole Diop ainsi que les membres de la famille de feu Diop. La journée s’est clôturée avec la projection du film de 15min de Ahmet Diop qui a prit un chapitre du livre  » l’enfant roi » de feu Souleymane pour en faire un film.

 

Développement durable et Entreprenariat local à Thiès: L’entrepreneur Bamba Sagne indique la voie aux jeunes à Thiès

Portrait réalisé par Mohamadou SAGNE

A Thiès, l’entrepreneur Bamba Sagne incarne une nouvelle génération de leaders africains, déterminés à façonner un avenir meilleur pour le Sénégal en indiquant la voie à la jeunesse du Sénégal en général et particulièrement de sa ville natale.

Cela, souligne Bamba Sagne, « à travers l’innovation sociale, l’entrepreneuriat et le développement durable. Mais aussi et surtout par des initiatives visant à réduire les inégalités sociales et économiques, notamment en se concentrant sur la création d’emplois durables et l’autonomisation des jeunes et des femmes ».

Né et élevé dans un environnement qui valorise la solidarité et l’engagement communautaire, Bamba Sagne s’est rapidement distingué par son esprit entrepreneurial social et son désir profond d’apporter des solutions aux défis socio-économiques auxquels les jeunes et les femmes du Sénégal sont confrontés.

Il crée ainsi en décembre 2012 précisément à la date du 12, l’organisation: « And Magal Sunu Rew à Thiès. Un mouvement souligne Mr Bamba Sagne, « dont l’objectif est de promouvoir l’entrepreneuriat social comme levier de transformation socio-économique. Et, aujourd’hui cette organisation est devenue un acteur clé de l’écosystème entrepreneurial au Sénégal, en soutenant des initiatives locales, en favorisant l’émergence de jeunes entrepreneurs et en encourageant la coopération entre les acteurs du développement ».

Un parcours inspirant d’entrepreneur social

Diplômé en gestion de projets et en économie sociale, Bamba Sagne est crédité d’un parcours inspirant d’entrepreneur social en faisant le choix de mettre ses compétences et son énergie au service de sa communauté. Il s’engage ainsi dans des initiatives visant à réduire les inégalités sociales et économiques. Une initiative qui l’inspire à lancer le 15 juin 2024 dernier à Thiès le forum de l’entrepreneuriat du développement régional à l’horizon 2035 (Feder-Horizon 2035). « En fait, fort de cela, j’avais reconnu la nécessité de structurer et d’étendre les opportunités économiques aux jeunes des 14 régions du Sénégal. A travers justement cet ambitieux forum qui vise à renforcer les capacités des jeunes et des femmes sénégalais dans l’entrepreneuriat social et solidaire, en les formant dans des secteurs stratégiques tels que l’agroalimentaire, la saponification, et l’artisanat ».

D’ailleurs, fait savoir Bamba Sagne, « le Feder-Horizon 2035 a pour mission de : former plus de 4 200 jeunes et de femmes à travers des programmes pratiques et adaptés aux réalités locales, de créer un réseau national d’entrepreneurs sociaux, capables de transformer leurs communautés et de contribuer au développement durable du Sénégal ».

Aussi, poursuit-il, « le soutien à  l’autonomisation économique des femmes, en leur offrant des outils, des ressources et un accompagnement personnalisé pour qu’elles deviennent des actrices centrales de l’économie solidaire, figure dans les missions du forum de l’entrepreneuriat du développement régional qui est pour nous une contribution à la vision: Sénégal Horizon 2050 en alignant les objectifs sur les stratégies de développement à long terme du gouvernement sénégalais ».

Un acteur clé du développement

Par ailleurs, il faut souligner qu’au-delà de son engagement pour un Sénégal inclusif et solidaire et de ses réalisations entrepreneuriales, Bamba Sagne, prône un modèle de développement inclusif, basé sur la solidarité, le respect de l’environnement et l’équité. Sa vision est celle d’un Sénégal où chaque citoyen, quel que soit son origine sociale ou régionale, peut s’épanouir et contribuer au progrès collectif.

Un engagement qui lui a permis de pouvoir mobiliser des ressources et des partenariats aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale pour amplifier l’impact de ses initiatives. Grâce à son charisme, à sa capacité à fédérer autour de projets porteurs et à son profond sens de l’écoute, Bamba Sagne est aujourd’hui reconnu comme un acteur clé du développement au Sénégal. Une source d’inspiration pour la jeunesse sénégalaise à rester dans son pays, y bâtir une carrière florissante tout en contribuant au développement local.

Il invite d’ailleurs cette jeunesse à rester souligne-t-il, « au pays et d’oser entreprendre et réussir à  travers des actions et des initiatives, liées à  l’entrepreneuriat social qui est une voie prometteuse pour répondre aux enjeux de développement, tout en créant un impact durable sur les communautés ».

L’engagement de Bamba Sagne envers les valeurs de solidarité et de partage témoigne de sa volonté de bâtir un Sénégal plus résilient, inclusif et prospère. En fait, Mr Bamba Sagne est bien plus qu’un entrepreneur social, il est aussi un visionnaire et un bâtisseur d’espoir pour les générations futures. Par son leadership, son engagement et ses actions concrètes, il continue de marquer de son empreinte le paysage entrepreneurial et social du Sénégal, en ouvrant la voie vers un avenir meilleur pour les jeunes et les femmes de son pays.

 

 

Cissé Kane Ndao: « De notre obligation générationnelle de réussir la transformation systémique du Sénégal »

AGENDA NATIONAL DE TRANSFORMATION, SENEGAL 2050

Le Sénégal vient d’écrire l’une des plus belles pages de sa jeune démocratie, par la force de conviction, l’engagement et la détermination de son peuple à se transcender, pour donner une nouvelle orientation à notre destin commun, à chaque fois que l’histoire nous commande d’être grands face aux évènements.

En élisant dès le premier tour le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le peuple marquait le rejet d’un système éculé en fin de cycle qui tournait en roue libre.  Les citoyens sénégalais ont renversé les élites qui contrôlaient le pouvoir. En effet, leur ardeur révolutionnaire face au règne de ces élites privilégiées a engendré un ample soulèvement général qui a mis définitivement fin à un système politico-social où ils ne peuvent exprimer leur talent, leur ambition, leur créativité, et le peu d’éducation qu’on leur a prodiguée. Ils ont en même temps adoubé un homme, Ousmane Sonko, une vision, celle portée par Pastef, qui ont su cristalliser l’espoir de tous les sénégalais, pour des changements structurels qui nous sortiraient enfin de la pauvreté et du misérabilisme généralisés, d’autant plus que ses causes sont connues.

Le projet de Pastef, plébiscité par les sénégalais est clairement défini dans sa profession de foi. Sa déclination stratégique vient d’être présentée à la nation, aux bailleurs de fonds et à tous les partenaires techniques et financiers du Sénégal : c’est l’Agenda national de transformation, Sénégal 2050.

Son orientation est claire ; il découle d’un constat objectif : « sans changement structurel de son modèle, le Sénégal va au-devant de graves problèmes ». Un changement systémique est obligatoire, d’autant plus que « la critique du système ne suffit pas. Pour le détruire, il faut en proposer un meilleur » affirme Laurent Obertone.

En effet, ainsi que le constataient dans Prospérité, puissance et pauvreté les économistes (pour le cas d’un pays du continent dont le cas est quasiment similaire au nôtre) Daron Acemoglou et James A Robinson « si le [Sénégal] est pauvre, c’est précisément parce qu’il a été dirigé par une élite qui a organisé la société à son profit et au détriment de la majorité du peuple. Le pouvoir politique, hyper concentré, a permis d’enrichir grassement ceux qui l’exerçaient». Il s’agit désormais de créer une société où les droits politiques seront équitablement répartis, où le gouvernement sera tenu de prêter l’oreille à ses citoyens, et de leur rendre obligatoirement des comptes.

L’Agenda national de transformation est le nouveau contrat social que Pastef propose au peuple. « Ce document matérialise la Vision d’un Sénégal Souverain, Prospère et Juste en 2050, d’ici vingt-cinq ans. Il représente une déclinaison stratégique du « PROJET », manifeste qui a suscité l’adhésion massive du peuple sénégalais et conduit à l’élection de Son Excellence Monsieur le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar FAYE le 24 mars 2024 » lit-on dans son incipit.

« Le changement (…) ne peut [effectivement] avoir lieu que s’il y a construction de nouvelles relations » dit Philippe Bernoux. « La politique [étant] le processus par lequel une société se choisit les lois qui la gouvernent », ces nouvelles relations commandent donc un renouvellement de l’Assemblée nationale et attendent que le peuple donne au Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et à son Premier Ministre la majorité absolue pour entreprendre avec tact et célérité « les réformes en profondeur qui changeront le Sénégal ».

Joseph Schumpeter nous enseigne à ce propos qu’« entreprendre consiste à changer un ordre existant » ; c’est la raison pour laquelle le Sénégal a entrepris en premier lieu la réforme de ses institutions, pour impulser un développement économique axé sur la prise en compte prioritaire de nos intérêts car Il est clair que « si les institutions économiques sont un facteur essentiel dans l’évolution d’un pays vers la pauvreté ou vers la prospérité, ce sont la politique et les institutions politiques qui déterminent les institutions économiques d’un pays » ainsi que l’affirment Daron Acemoglou et James A Robinson, dans leur ouvrage précité.

L’ensemble de nos dispositions réglementaires en matière de gouvernance économique doit certes privilégier l’attractivité de notre pays, mais il est obligatoire que nous veillions à asseoir les conditions d’un souverainisme économique qui passera, entre autres initiatives hardies, par la maitrise de l’outil technologique notamment.

A cet effet, l’Agenda national de transformation entend rendre le transfert de technologie obligatoire dans tous les contrats pour les domaines concernés qui lieront notre pays aux entreprises partenaires de notre pays. C’est par le transfert de technologie que la Chine a pris son envol, au point aujourd’hui de vendre des TGV à la Tchéquie, de fabriquer ses propres avions et, mieux encore de dominer le marché de la haute technologie avec des entreprises leader comme Huawaï.

Mettre fin à la dépendance vis-à-vis de la conjoncture économique mondiale est un des défis majeurs de notre pays, dont l’économie, totalement extravertie, plombe tous les efforts du gouvernement pour asseoir les bases d’un développement endogène du Sénégal. Il nous faudra pour y parvenir, « bâtir une économie sénégalaise compétitive, souveraine et prospère » qui fera du Sénégal un pays à revenu intermédiaire, en 2050. «Les investissements d’aujourd’hui sont [en effet] les profits de demain et les emplois d’après-demain » prédit Helmut Schmidt. Pour réaliser cet objectif, « beaucoup de patience et de persévérance » seront nécessaires, dit Tony Elumelu qui nous appelle à ne pas « laisser le développement aux seules mains de nos gouvernements, des pays donateurs et des organisations philanthropiques. »

Et c’est pourquoi l’Agenda national de transformation dispose que des mesures vigoureuses seront prises pour « renforcer la confiance des citoyens, approfondir la déconcentration de l’État et la décentralisation dans le cadre d’une démocratie participative », aux fins d’accompagner l’enthousiasme citoyen et patriotique du peuple sénégalais à prendre à bras le corps ses propres aspirations.

La réaffirmation de notre engagement panafricain procède du même objectif. Il s’agira d’ores et déjà de mettre effectivement et pleinement en œuvre la directive six de l’UEMOA pour la réforme de nos finances publiques. Nous finaliserions l’harmonisation de la gestion des finances publiques avec tous les pays de l’UEMOA, et ce cadre unifié permettra à nos partenaires d’avoir une plus grande visibilité sur la santé financière de notre pays, ce qui en améliorera indubitablement l’attractivité.

C’est par cette voie que nous promouvrons des capitaines d’industries capables de jouer les premiers rôles dans notre pays et de s’affirmer au niveau régional et plus encore, comme des acteurs de l’africapitalisme que Tony Elumelu définit « comme le lien entre la capacité du secteur privé à créer de la valeur et la création par le gouvernement d’un environnement favorable aux entreprises ». La mise en œuvre de notre Agenda national de transformation requiert en conséquence «un capital humain de qualité».

En effet, ce sont l’éducation et la formation de la force de travail qui produisent le savoir scientifique sur lequel s’édifie le progrès et qui rendent possibles l’adaptation et l’adoption des technologies nouvelles dans les secteurs professionnels les plus divers. En soulignant la problématique de la formation au point d’en faire une condition sine qua none pour l’atteinte de nos objectifs de développement, l’Etat entend renforcer la formation professionnelle et prioriser l’adéquation entre la formation et les potentialités nationales, afin de permettre une exploitation de nos ressources par la mise en place de chaines de valeurs, en créant le maximum d’emplois qualifiés, pour l’insertion des jeunes et la promotion de l’auto-emploi.

C’est à ce prix que l’équité sociale aura son sens, d’où la liaison faite entre le défi de la qualification professionnelle et cet objectif de premier plan. La prospérité économique et la richesse sociale doivent aller de pair pour obtenir un impact maximal, obligatoirement. «Ainsi, l’égalité des chances sera renforcée par une éducation pour tous et une massification de la formation duale », indique notre document de référence de politiques publiques.

Ajoutons-y la promotion de la femme et le renforcement de la lutte contre les inégalités liées au genre. Car, notre population composée pour plus de sa moitié de femmes ne peut être mobilisée qu’en donnant aux femmes le privilège de pouvoir jouer pleinement leur rôle de poumon économique et d’actrices de développement de premier plan pour l’émergence économique de nos terroirs. Ban Ki-Moon l’a dit : « les pays ayant plus d’égalité des sexes ont une meilleure croissance économique. Les entreprises avec plus de femmes leaders se comportent mieux. Les accords de paix qui incluent les femmes sont plus durables. Les parlements avec plus de femmes adoptent davantage de législation sur des questions sociales clés telles que la santé, l’éducation, la lutte contre la discrimination et la pension alimentaire pour enfants. La preuve est claire : l’égalité pour les femmes signifie le progrès pour tous ».

En complément de ces initiatives pour l’équité sociale, « une réforme profonde du système de santé pour un accès universel, en passant d’une logique de guérison à une logique de prévention, en numérisant le système, en développant fortement l’offre de santé publique et privée et en instaurant un système national d’assurance maladie sera réalisée ».

En liant l’aménagement du territoire et la structuration des potentialités économiques du Sénégal en quatre grands ensembles que sont : i) l’agriculture et les industries agroalimentaires ; ii) les industries extractives ;  iii) les industries manufacturières et iv) les services à haute valeur ajoutée.

L’Etat indique clairement que la territorialisation des politiques publiques-par la responsabilisation accrue des acteurs territoriaux-dont les collectivités territoriales sont les portes d’entrée de la mise en œuvre des programmes et projets de développement est un processus irréversible.

Développer le Sénégal, c’est développer les territoires. Les collectivités territoriales seront le point d’impulsion des politiques de développement, par une adéquation entre les formations et les potentialités territoriales, et une planification partant  des besoins et spécificités de chaque localité, en application des dispositions réglementaires, qui confèrent aux collectivités territoriales cette compétence, en plus de celles transférées dont elles ont souverainement la responsabilité de la gestion tel que le stipulent les dispositions du Code général des collectivités territoriales. Ces quatre grands moteurs de croissance seront exploités grâce à des infrastructures de qualité qui seront édifiées sur chacun des pôles territoriaux, et les corridors de désenclavement permettront leur exploitation et leur acheminement rapide vers les pôles de consommation, au niveau national et international.

«L’avenir ne se prévoit pas, il se prépare», enseignait Maurice Blondel. Pour construire le Sénégal d’aujourd’hui pour les générations de demain, « un aménagement et un développement durable du territoire permettra d’assurer un développement inclusif et de préserver le patrimoine naturel national pour les générations futures », ainsi que l’indique l’Agenda national de transformation.

L’énergie, intrant indispensable occupe une place importante dans cette stratégie, et la souveraineté énergétique est un des objectifs à court terme qui y figure en bonne place. La maitrise de l’eau est aussi une donnée fondamentale, surtout l’eau productive, et cette contrainte sera levée incessamment, conformément à l’annonce du Premier Ministre Ousmane Sonko, à propos des autoroutes de l’eau pour la réalisation desquelles une entreprise a déjà été sélectionnée, la société chinoise Sinohydro en l’occurrence.

Adossé à une réforme hardie du foncier, le Sénégal pourra en définitive passer d’une agriculture à faible rentabilité dépendante de la pluviométrie à une agriculture intensive, et l’élevage, marquée par la transhumance se fixera et bénéficiera de larges pâturages dans des zones dédiées, à l’image du ranch de Doli.

Un Sénégal souverain, prospère et juste, est donc possible. Et c’est pour le réaliser que l’Agenda national de transformation a mis le tryptique redresser-impulser-accélérer à la place du tryptique répression-absence de justice sociale-refus de facteurs d’évolution pacifique. « La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique » affirmait Kenneth Arrow. Cette confiance, le régime du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye l’a obtenue de ses partenaires économiques et financiers, en préférant la vérité des faits au maquillage des comptes.

Sous la conduite du Premier Ministre Ousmane Sonko, notre gouvernement a clairement choisi d’imposer la vérité comme mode de gouvernance politique et économique, et la reddition des comptes comme principe intangible de son magistère. C’est la raison pour laquelle l’Agenda national de transformation a été accueilli avec satisfaction par tous les acteurs économiques et sociaux partenaires du Sénégal

Le défi de sa mise en œuvre sera relevé avec succès.

Pour ce, nous pouvons compter sur une adhésion inconditionnelle du peuple sénégalais au Projet, et leur attachement indéfectible envers le Président du Pastef Ousmane Sonko, dont le leadership, que le Général Montgomery définissait comme : « la capacité et la volonté de rallier les hommes et les femmes à un but commun et un caractère qui inspire la confiance », est le premier atout du Sénégal dans sa lutte pour le développement économique.

Le Sénégal a l’opportunité de réaliser les réformes systémiques indispensables à sa mutation, et entrer de plain-pied dans le troisième millénaire, en opérant les changements douloureux mais nécessaires pour s’affirmer comme nation souveraine, capable d’assumer son grand destin dans le gotha mondial.

Rendons pour cela hommage au Pastef et à son Président Ousmane Sonko, pour son engagement, sa détermination et ses sacrifices pour le Sénégal. A ce propos, Joseph de Maistre nous enseigne que « la gloire, l’honneur, la renommée d’un grand homme sont une propriété de la nation qui l’a produit. Elle doit en être jalouse et défendre ce dépôt sacré. C’est par ses grands hommes qu’elle est célèbre elle-même pour le prix de la gloire qu’elle en reçoit (…) ».

L’avenir du Sénégal est donc entre nos mains. Nous avons tous les atouts, pour réussir l’édification d’une nation juste, souveraine et prospère : -Un leadership exceptionnel incarné par le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son Premier Ministre Ousmane Sonko ;- adhésion inconditionnelle des populations désormais conscientes de leurs responsabilités dans l’accomplissement de notre destin national ; – Un document de politiques publiques validé ; –      Des potentialités de premier plan qui sont des atouts pour tout de suite, et pour l’avenir.

Nul n’est inutile à la manœuvre.  Nous sommes un même peuple. Nous visons le même but. L’heure, plus que jamais est à l’union patriotique pour le Sénégal !

Cissé Kane NDAO

Président ADER

6ème Congrès panafricain de chimie; un levier pour le développement durable des pays africains

Par Mame Khady NDAO (avec En Relief)

L’édition 2024 du Congrès panafricain de chimie est ouverte, ce mardi, à Dakar. La cérémonie officielle a été présidée par Pr Aminata Niang Diène, Recteur de l’université Cheikh Anta Diop. À côté, il y avait Pr Ehud Keinan Président de l’Union International de Chimie pure et Appliquée, Pr Gloria Obuzor présidente de la fédération africaine des sociétés de chimie Pr Modou Fall président du comité sénégalais pour la chimie.

Le continent est confronté à des défis importants, indique Pr Matar Seck, notamment l’insécurité alimentaire, l’accès limité à l’eau potable, des soins de santé inadéquats, des déficits énergétiques et la dégradation de l’environnement. Pourtant, selon lui, ces défis offrent des opportunités de transformation. La chimie détient la clé pour résoudre ces problèmes urgents et favoriser le développement durable, améliorant ainsi la vie de millions de personnes.

Les spécialistes ont fait savoir que la chimie est au cœur de secteurs tels que l’agriculture, l’énergie, la santé, la fabrication et la gestion de l’environnement. En exploitant son potentiel de manière responsable, ils envisagent de promouvoir une croissance inclusive et des communautés résilientes sur tout le continent. Prenant l’exemple de la sécurité alimentaire: plus de 250 millions d’Africains souffrent de la faim. Les innovations en chimie agricole, telles que les engrais écologiques, les amendements pour sols et les biopesticides durables, peuvent améliorer les rendements des cultures et réduire la faim. Les progrès réalisés dans la conservation des aliments et la réduction des déchets profiteront davantage aux agriculteurs et aux communautés, ce qui nécessite une collaboration entre les gouvernements, les industries et les institutions de recherche.

En tant que président du comité d’organisation, Pr Matar Seck dit être fier de ce rassemblement d’esprits novateurs sous le thème «La chimie: un levier pour le développement durable des pays africains». Il a souligné que l’accès à l’eau potable reste un défi majeur pour plus de 300 millions d’Africains. La chimie offre des solutions telles que la purification de l’eau, le dessalement et la filtration avancée. Il importe, pour lui, de rendre l’eau potable accessible exigera des efforts coordonnés entre les politiques, l’ingénierie et le développement communautaire.

À son avis, les abondantes ressources naturelles de l’Afrique constituent un potentiel énorme qui pourrait permettre de juguler le sous-développement. «Des procédés chimiques avancés peuvent transformer les minéraux, les hydrocarbures et les produits agricoles en biens de grande valeur, stimulant ainsi la croissance économique et créant des emplois. En développant des industries de transformation locales, nous pouvons briser le cycle de l’exportation de matières premières pour importer des produits finis», a relevé Pr Seck.

L’accès à l’énergie est essentiel pour les organisateurs de ce congrès à Dakar, car plus de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas d’électricité. La chimie est essentielle pour créer des batteries durables, le stockage de l’énergie et des technologies renouvelables comme l’énergie solaire et les biocarburants. Une transition énergétique réussie autonomisera les communautés, alimentera l’industrialisation et améliorera les soins de santé et l’éducation.

Les défis liés à la santé, notamment les maladies comme le paludisme, le VIH/SIDA et le Covid, nécessitent des solutions locales adaptées aux besoins africains. En faisant progresser la chimie pharmaceutique, en renforçant les partenariats et en adoptant la médecine traditionnelle, les spécialistes peuvent créer des systèmes de santé robustes adaptés aux besoins de l’Afrique. Pour faire de la chimie un moteur du développement durable, ils doivent se concentrer sur la collaboration, l’éducation et le plaidoyer politique.

Cela signifie qu’il faut croiser les disciplines, investir dans le renforcement des capacités des jeunes et travailler avec les décideurs politiques pour soutenir l’innovation. Alors qu’ils se lancent dans ce congrès, les chimistes ne doivent pas oublier que leur travail s’étend au-delà des laboratoires: «il s’étend aux champs que nous cultivons, à l’eau que nous purifions et aux communautés que nous élevons. Ensemble, nous pouvons utiliser la chimie pour construire un avenir durable pour l’Afrique».

Six thématiques ont découlé du thème pour accéder à ces objectifs: Chimie verte, Matériaux durables de la chimie, Chimie de l’eau et de l’environnement, Électrochimie et nanotechnologie, Chimie et santé, Sécurité et sûreté chimiques.

A la lecture des nombreux résumés qui leur ont été soumis, les organisateurs du 6ème Congrès panafricain de chimie sont persuadés d’avoir des journées exceptionnelles. En effet, un record de communications aussi bien qualitativement que quantitativement, s’est établi lors de ces journées où il y a eu 10 conférences plénières, 6 technical talk, 83 communications orales et 27 communications affichées. Notons aussi le passage de l’élargissement à l’internationalisation par la participation de 14 pays.

Ainsi, des remerciements ont été adressés à tous ceux qui se sont investis pour la bonne préparation de ces journées, en particulier les membres du Comité d’organisation local et international et du Comité Scientifique local et international pour leur dévouement. Une mention spéciale a été faite aux Pr Modou Fall, Pr Saer Diallo, entre autres. Ils ont aussi exprimé leur gratitude à l’endroit de tous les sponsors qui ont bien voulu accompagner le CSC et la FASC dans l’organisation des Annual days of chemistry of Senegal and 9th Fasc Congresses.

 

 

Régularisation massive en Espagne: 300.000 immigrés par an bénéficieront des nouvelles réformes de la loi sur l’immigration. (par Momar Dieng Diop)

Dans une interview accordée à un média espagnol, Elma Saiz, ministre de l’Inclusion sociale, de la Sécurité sociale et des Migrations, a détaillé les principales caractéristiques de la réforme de la loi sur l’immigration. Cette réforme, qui entrera en vigueur sous forme de Décret Royal le 20 mai 2025, met fin à 13 ans d’application du règlement actuel et introduit des changements majeurs visant à simplifier et accélérer la régularisation des migrants en situation irrégulière en terre espagnole.

Ce processus pourrait bénéficier à environ 300 000 immigrés chaque année au cours des trois prochaines années. La réforme du règlement de la loi sur les étrangers, adoptée par le gouvernement et publiée Mardi dernier au Bulletin officiel de l’État (BOE), vise à réduire les délais et simplifier les critères de régularisation des migrants sans papiers.

La principale nouveauté réside dans l’harmonisation des différentes formes d’arraigo (intégration), un mécanisme permettant aux étrangers de régulariser leur statut en Espagne. La durée de séjour requise pour en bénéficier est désormais réduite de trois à deux ans. De plus, la réforme clarifie l’incompatibilité entre la demande de protection internationale et l’arraigo. Cependant, pendant une période transitoire d’un an, le gouvernement réduira à six mois la durée de résidence minimale en Espagne permettant aux demandeurs d’asile déboutés d’accéder à l’arraigo, à condition de remplir les critères requis.

En ce qui concerne l’Arraigo social, le délai de résidence nécessaire pour en bénéficier passe de trois à deux ans. Le demandeur devra toujours prouver ses liens familiaux avec des résidents légaux en Espagne ou présenter un rapport d’intégration sociale.

Pour l’Arraigo sociolaboral (anciennement arraigo laboral), la durée de résidence de deux ans reste requise, mais le nombre d’heures hebdomadaires du contrat de travail exigé est réduit de 30 à 20.

L’Arraigo socio formativo (remplaçant l’arraigo pour la formation), la durée de résidence requise est toujours de deux ans, ainsi qu’un engagement à se former dans une profession recherchée sur le marché du travail. Désormais, il sera possible de travailler dès le début de la formation.

L’arraigo de seconde chance ou opportunité, une nouvelle mesure, exige deux ans de résidence en Espagne. Ce dispositif permet aux étrangers ayant déjà obtenu une autorisation de séjour, mais ne l’ayant pas renouvelée, de régulariser leur situation.

S’agissant de l’Arraigo familial, il n’y a plus de durée minimale de résidence en Espagne, et cette forme est désormais réservée aux parents de citoyens espagnols nés dans des pays tiers ou aux parents de ressortissants de l’UE. Les autres cas sont régis par un nouveau statut de membre de la famille de citoyens espagnols.

Pour améliorer les conditions de regroupement familial, une nouvelle autorisation de séjour est créée pour les membres de la famille des citoyens espagnols, avec un élargissement de la couverture.

Les principales modifications incluent: L’extension de l’âge des enfants bénéficiaires de 21 à 26 ans.  L’inclusion de partenaires non enregistrés mais pouvant prouver une relation de nature affective équivalente à un couple. La facilitation du regroupement familial pour les enfants et les parents des victimes de traite, de violences sexuelles ou de violences de genre.

Ces réformes établissent une durée d’un an pour les cartes de séjour initiales, avec un renouvellement de quatre ans pour toutes les autorisations.

Le nouveau règlement introduit une autorisation spécifique pour tous les types de visa, précisant que la première autorisation de séjour sera valable pendant un an, tandis que les renouvellements seront accordés pour une durée de quatre ans. Cette mesure vise à éviter les situations d’irrégularité administrative et simplifie également le passage d’un type de permis à un autre. Par exemple, il ne sera plus nécessaire de quitter le pays pour obtenir un permis de résidence permanente après un permis temporaire. Le visa de recherche d’emploi, qui était auparavant limité à trois mois, sera désormais valable un an.

Les réformes instaurent une protection renforcée pour les travailleurs saisonniers, avec la mise en place d’une nouvelle autorisation de résidence et de travail. Celle-ci facilite les contrats individuels et collectifs, tout en assurant une meilleure protection de leurs droits. Les travailleurs devront recevoir des informations claires et écrites dans une langue qu’ils comprennent concernant leurs conditions de travail, leur logement entre autres. Ces mesures améliorent également les conditions de sécurité des travailleurs, depuis leur départ du pays d’origine jusqu’à leur affiliation à la Sécurité sociale. De plus, elles leur permettent de changer d’employeur en cas de maltraitance ou de circonstances exceptionnelles empêchant la poursuite du travail, dans des conditions optimales.

Les étudiants étrangers bénéficieront désormais d’un permis de séjour initial correspondant à la durée de leur formation. À l’issue de leurs études, une procédure simplifiée leur permettra d’obtenir rapidement un permis de travail. Par ailleurs, ils pourront travailler jusqu’à 30 heures par semaine pendant leur cursus universitaire.

La réforme de la loi sur l’immigration en Espagne représente un pas important vers un système plus inclusif et humain. La régularisation de centaines de milliers de migrants répond ainsi aux besoins urgents des personnes vulnérables tout en soulignant leur contribution à la société.

Cette réforme n’est pas simplement un changement législatif, mais un message fort : celui de l’égalité, de la dignité et de l’intégration pour ceux qui cherchent à bâtir une vie meilleure. Elle ouvre la voie à une société plus juste, où les migrants, souvent invisibles, voient enfin leurs droits reconnus. L’Espagne affirme son leadership en réduisant les délais, en simplifiant les critères et en élargissant les possibilités de régularisation, dans un contexte européen et mondial marqué par l’intensification des tensions migratoires, exacerbées par la montée en puissance des partis hostiles à l’immigration et la xénophobie.

Le gouvernement de gauche espagnol de Pedro Sánchez fait bien figure d’exception sur la question migratoire au sein de l’Union européenne. Il est grand temps que d’autres pays suivent l’exemple du Royaume d’Espagne, car la diversité, loin d’être un obstacle, est une richesse. Les migrants doivent être perçus non seulement comme des travailleurs, mais aussi comme des membres à part entière de nos sociétés et non simplement comme étant entièrement à part, pour reprendre les mots de Feu Maître Alioune Badara Cissé, paix à son âme.

Momar Dieng Diop /Espagne.

Arrêt des accords de pêche entre le Sénégal et l’UE: L’UNAPAS exprime toute sa satisfaction

Par Modou SARR

Depuis quelques années, le secteur de la pêche travers de nombreux problèmes. Les pêcheurs artisanaux n’ont cessé de crier leur ras-le-bol et dénoncent les accords de pêche signés entre le Sénégal et l’Union européenne et la présence des bateaux chinois. Mais lors d’une conférence de presse, l’Union européenne a clairement souligné qu’elle ne va pas renouveler les accords qu’elle a signés à l’Etat du Sénégal. De quoi satisfaire les responsables de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux (UNAPAS).

L’union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS), la seule organisation nationale qui renferme tous les acteurs de pêche artisanale du Sénégal, magnifie la décision de l’état du Sénégal d’arrêter les accords de pêche signés entre le Sénégal et l’union européenne. Pour rappel, ces accords ciblaient les thons 10 000 tonnes, le merlu 1750 tonnes et 40% de prises accessoires (céphalopodes et d’autres prises accessoires) permettaient à l’union européenne d’envoyer dans les eaux du Sénégal 28 thoniers, 10 canneurs et 5 palangriers d’Espagne, du Portugal et de la France pour une durée de cinq ans. Dans un communiqué dont nous avons copie, les responsables de l’Unapas soutiennent que ces accords ont eu des conséquences néfastes que l’activité de la pêche. « En ce qui concerne les prises accessoires, les pêcheurs artisanaux qui ne parviennent plus à concurrencer ces navires européens ne pouvaient plus avoir accès aux produits comme : les seiches, pulpes, calmars et d’autres produits de cette même nature faisant que ces produits deviennent de plus en plus rares dans nos océans, bloquant ainsi les activités des pêcheurs : la pêche à la ligne, la chaine tournante, le DCP, la pêche glacière etc. Les autres produits démersales impactent ainsi la chaine tournante, les félé-félé qui approvisionnent les marchés et quais de pêches du Sénégal dans son ensemble sur toute la cote d’où la rareté du poisson ces dernières années. – Les cibles comme le thon et le merlu ont à leur tour impacté le secteur de la pêche artisanale sur beaucoup de domaines. » ont-ils expliqué. Selon toujours les responsables de l’UNAPAS, la rareté du poisson a poussé beaucoup jeunes pêcheurs sans pirogues ou des capitaines de pirogues à tourner le dos au Sénégal pour l’Europe en prenant les pirogues qui leur servaient d’entreprises de pêche malgré les risques connus.

… et félicite le Pastef pour sa brillante victoire aux législatives de dimanche dernier

L’union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS) salue la décision des autorités sénégalaises, les encourage tout en leur demandant aussi d’être ferme sur cette décision que tous les sénégalais du secteur de la pêche artisanale attendaient d’eux. Mais l’UNAPAS fait savoir aussi qu’il y a d’autres pratiques qui sont aussi nuisibles que les accords avec l’UE, le cas des prête-noms. Sur un autre registre, les responsables de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux félicitent le parti Pastef Les Patriotes pour leur éclatante victoire lors des législatives du 17 novembre passé. « Nous vous disons que vous avez les wagons et la locomotive, donc dirigez ce peuple confiant de vous vers la bonne destination. » ont-ils soutenu.

 

Résultats des législatives à Keur Massar: Un signal fort lance par les populations du 46eme département 

Par Khalil FALL Ebé

Les élections anticipées des législatives du 17 novembre 2024 ont consacré une victoire écrasante de la coalition Pastef à Keur Massar.

Selon Ousmane Thiombane cadre Pastef, les responsables locaux ont tous fait preuve d’engagement dans la bataille électorale pour la conquête des deux sièges qui étaient en jeu dans le département de Keur Massar. Il a estimé que des stratégies conséquentes ont été mises en branle par le comité électoral du département.

Il faut noter que le Dg Waly Diouf Bodian n’a pas lésiné sur les moyens financiers, logistiques et humains, la contribution financière et conséquente.

De même, M. Thiombane a beaucoup contribué à huiler la communication de Pastef et à faire gagner la confiance des populations. Cependant, il invite les honorables députés Siradio Souaré, Ramatoulaye Ndom à représenter dignement le département à l’Assemblée nationale, afin que l’espoir des populations soit une réalité. Il les a appelés à porter le combat de l’éradication de l’insécurité, des inondations, et aussi de trouver une réponse à la pollution provoquée par la décharge de Mbeubeuss.

 

SOUVENIR -10 ANS: Marie Thérèse CARVALHO SANE

23 novembre 2014 – 23 Novembre 2024

 Maman, Grand-mère, Sœur, Tante, Cousine, Amie,

 Tu es partie, mais ton souvenir reste vivant dans nos cœurs.

 Que nous soyons tous du même sang ou différents importe peu.

 Ce qui nous unit c’est ce que tu nous as appris et qui restera pour nous un héritage précieux toute notre vie.

 Papa et Toi, vos enfants et petits-enfants ne vous oublieront jamais.

 Une messe sera célébrée le samedi 23 novembre à 11h en l’église Saint Dominique.

 Union de prières pour le repos de son âme

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