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Sport/ Keur Massar Sud: Le maire Bilal Diatta casse la baraque

Le maire Bilal Diatta surnommé le missionnaire par ces proches a sorti la «grosse artillerie», c’était lors de la remise des subventions tenue dans son fief. Il a rehaussé des subventions aux Asc de la commune de Keur Massar Sud de 300 000 F à 500.000 F Cfa pour chacune des équipes que polarisent la zone.

Les Asc ont reçu chacune 500.000 FCfa, la zone 2 millions de F Cfa. Les basketteurs, l’équipe fanion de Keur Massar, les acteurs culturels ne dont pas épargné pour un coût de 30 millions de F Cfa.

Conscient des enjeux des difficultés de la localité, le maire Bilal Diatta, envisage de continuer dans cette dynamique unitaire avec une nouvelle politique sportive très appréciable pour soulager les sportifs.

Mahfouz, président de la zone 6 a félicité l’engagement du maire à augmenter les subventions. Ce qui, à son avis, constitue une première dans la commune de Keur Massar Sud et plaide pour l’érection d’un Stade multidimensionnel dans cette zone.

Akon City, entre rêve et réalité: Un projet aux ambitions démesurées

Le projet Akon City, lancé en 2020, se positionnait comme un symbole du potentiel de transformation économique et sociale en Afrique. Avec un budget colossal de 6 milliards de dollars et une vision inspirée des récits futuristes, il promettait de redéfinir le développement urbain au Sénégal. Cependant, cet ambitieux projet soulève des questions cruciales sur ses implications économiques, ses mécanismes de financement et sa viabilité dans le contexte sénégalais et international.

  1. Un modèle économique fragile

1.1. Une dépendance excessive aux financements étrangers

Akon City reposait sur la promesse d’attirer des investisseurs étrangers pour financer sa construction. Or, dans un environnement international marqué par une incertitude économique post-COVID-19 et des priorités axées sur des projets à court terme, les investisseurs ont montré peu d’intérêt. L’absence de garanties solides, combinée à un manque de transparence dans les mécanismes de gestion, a renforcé leur scepticisme.

1.2. La fragilité de l’Akoin

L’Akoin, une cryptomonnaie imaginée pour être au cœur de l’économie de la ville, était censée assurer des transactions rapides et décentralisées. Cependant, le marché des cryptomonnaies a subi d’importants bouleversements ces dernières années, marqués par des effondrements spectaculaires de valeur. L’Akoin, passant de 0,15 $ à moins de 0,001 $ en 2024, illustre parfaitement les limites de ces outils dans des économies émergentes comme celle du Sénégal, où la confiance dans les systèmes financiers traditionnels reste fragile.

1.3. Un manque de retour économique concret

Les bénéfices économiques attendus – création d’emplois, hausse des revenus locaux, développement des infrastructures – sont restés hypothétiques. En quatre ans, peu d’avancées significatives ont été constatées, laissant la population locale frustrée et les autorités sénégalaises embarrassées par l’absence de résultats tangibles.

  1. Enjeux nationaux : une opportunité mal exploitée

2.1. Une promesse non tenue pour les populations locales

Les habitants de Mbodiène, initialement séduits par les promesses de développement, sont désormais confrontés à une réalité amère. En l’absence d’emplois et d’infrastructures, ils expriment leur mécontentement face à un projet perçu comme déconnecté de leurs besoins réels. L’enjeu était pourtant de faire d’Akon City un moteur de croissance inclusive, favorisant l’emploi local et la redistribution des richesses.

2.2. Une image internationale mise à mal

Pour le Sénégal, ce projet aurait pu être une vitrine pour attirer des investissements directs étrangers (IDE). Cependant, les retards et l’inaction ont entaché la crédibilité du pays en tant que destination sécurisée pour les investisseurs. L’échec d’Akon City pourrait dissuader d’autres projets potentiels et nuire à la réputation de la Sapco, l’organisme en charge de la gestion des terres touristiques.

2.3. Une dépendance économique persistante

Le Sénégal, comme beaucoup de pays africains, cherche à réduire sa dépendance aux financements extérieurs. Akon City, en s’appuyant presque exclusivement sur des fonds étrangers, a manqué l’opportunité d’explorer des modèles hybrides mêlant ressources nationales, initiatives locales et partenariats internationaux.

  1. Enjeux internationaux : des défis globaux mal anticipés

3.1. La crise de confiance dans les projets africains ambitieux

Les projets grandioses, souvent appelés “projets éléphants blancs”, suscitent régulièrement des critiques en Afrique. Ils sont perçus comme irréalistes et déconnectés des priorités locales, notamment dans des pays où les infrastructures de base (routes, électricité, eau potable) restent déficientes. Akon City en est un exemple frappant, alimentant un débat sur la nécessité de prioriser des projets plus modestes mais réalistes.

3.2. L’impact des crises économiques mondiales

Dans un contexte où les investisseurs mondiaux sont confrontés à des défis tels que l’inflation, les conflits géopolitiques (Ukraine, tensions sino-américaines) et le ralentissement économique en Chine, les projets à haut risque comme Akon City sont peu attractifs. La concurrence avec des pays africains plus stables économiquement, comme le Maroc ou le Rwanda, complique également la tâche pour le Sénégal.

3.3. La gouvernance comme facteur clé

Akon City a révélé des lacunes dans la gouvernance des grands projets en Afrique. L’absence d’une feuille de route claire, de mécanismes de suivi rigoureux et de communication transparente a exacerbé les problèmes. Les investisseurs internationaux recherchent des garanties, des institutions fortes et une gestion efficace, des éléments qui semblent avoir fait défaut dans ce projet.

  1. Perspectives et recommandations

4.1. Réorienter le projet vers des ambitions réalistes

Plutôt que d’abandonner Akon City, une révision de son objectif pourrait le sauver. Le Sénégal pourrait envisager de transformer le projet en un pôle technologique et écologique plus modeste, adapté aux réalités locales, avec des partenariats solides entre le public et le privé.

4.2. Mobiliser les ressources locales

S’appuyer sur les compétences et les ressources locales, tout en impliquant la diaspora sénégalaise, pourrait redonner du souffle au projet. Des collaborations avec des entreprises sénégalaises et africaines renforceraient également sa légitimité.

4.3. Prioriser l’infrastructure de base

Avant de se lancer dans des projets futuristes, le Sénégal doit renforcer ses infrastructures de base. Cela créerait un environnement propice aux investissements et à l’attraction d’initiatives audacieuses comme Akon City.

Conclusion: Un rêve à sauver

Akon City est une leçon importante pour le Sénégal et pour l’Afrique : l’ambition est essentielle, mais elle doit être accompagnée de pragmatisme, de gestion rigoureuse et d’une vision partagée avec les populations locales. Si ce projet échoue, il risque de devenir un symbole des promesses non tenues en Afrique, mais avec les bonnes réformes et un engagement renouvelé, il pourrait encore jouer un rôle dans le développement du pays.

Tollison Mario

 

Tivaouane Peulh Niague: L’apport décisif de Dr Amath Wade à la victoire du Pastef 

Dr Amath Wade, président du Parti 4V (Valeurs Vertu Vérité Vision)
a félicité chaleureusement le département de Rufisque qui a considérablement contribué à la belle moisson électorale du parti Pastef.

Selon Pape Dieng, il a souligné que les responsables locaux ont fait preuve d’engagement dans la bataille électorale pour la conquête des deux sièges qui étaient en jeu. Parmi eux, il a cité Amath Wade, membre la coalition Diomaye, qui n’a pas les moyens consistants lui permettant de pouvoir réaliser plus d’actions.

A l’en croire, M. Dieng s’est résolument engagé sur fonds propres à accompagner les jeunes et les groupements de femmes par la création d’une structure de santé et la mise sur pied d’un hôtel qui génère de l’emploi et leur permet d’être autonome. Il a fait état des maux liés au manque d’assainissement, à l’absence d’eau et d’électricité.

La réalisation de ces infrastructures va permettre aux populations d’avoir une commune plus attractive en termes d’habitat et de cadre de vie. Pour cela, ses collaborateurs et lui s’inscrivent dans une dynamique unitaire pour accompagner les autorités et préparer avec précaution les prochaines locales qui pointent à l’horizon.

Khalil FALL Ebé

Thiaroye, 80 ans après: Un devoir de mémoire pour mieux bâtir l’avenir

Le 1er décembre 2024, sous l’égide de Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, Président de la République, le Sénégal commémore le 80e anniversaire du massacre de Thiaroye, survenu en 1944.

Ce moment de recueillement rend hommage aux tirailleurs sénégalais tombés à Thiaroye, une page marquante de notre histoire.

Les autorités, citoyens et invités venus du monde entier se réuniront au Camp militaire de Thiaroye pour honorer leur mémoire et rappeler leur rôle dans la quête de dignité et de justice.

  1. L. NDIAYE (Source Présidence)

Justice: Le journaliste Adama Gaye obtient la liberté provisoire

Par A. L. Ndiaye (avec En Relief)

Entendu par le procureur ce lundi sur les faits qui lui sont reprochés concernant des propos sur le décès de l’ex Ministre des Finances et du Budget Mamadou Moustapha Ba, Adama Gaye obtient la liberté provisoire avant son jugement en flagrant délit le 29 novembre 2024.

En effet, le journaliste Adama Gaye avait soutenu sur le plateau de la Sen Tv: «Que Moustapha Bâ a été tué. Qui l’a tué ? Je ne sais pas, il faut creuser. Le procureur a ouvert une enquête, mais il faut qu’il aille jusqu’au bout. Parce que si cette histoire passe, personne ne sera en sécurité dans ce pays. Si des gens ont pu faire ça à un ancien ministre des Finances, imaginez ce qu’ils peuvent faire ». Le journaliste avait aussi suggéré de voir du côté «des gens de l’ancien régime».

Pour « troubles politiques graves »: Moustapha Diakhaté placé sous mandat de dépôt

A. L. Ndiaye (avec En Relief)

L’ancien Président du Groupe Parlementaire Benno Bokk Yakaar, poursuivi pour « troubles politiques graves », sera jugé en flagrant délit le jeudi 28 novembre 2024.

Les choses sont passées très vite après sa convocation vendredi, suivie de sa position de garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité. Face au procureur ce lundi, l’ancien compagnon des Présidents Wade et Macky s’est vu décerner après audition, un mandat dépôt pour séjourner à la citadelle du silence le temps de faire face au juge le jeudi prochain, pour son procès en flagrant délit

Il est reproché à l’homme politique trois délits : « insulte commise par le biais d’un système informatique », « manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique » et « troubles politiques graves ». Interrogé par la presse, son avocat, Me Elhadj Diouf, confirmé que son client sera jugé en flagrant délit dès ce jeudi 28 novembre 2024.

 

Renforcement des capacités des élèves sur l’usage positif des réseaux sociaux

Pour la promotion de la santé dans leurs communautés, en utilisant les outils numériques

Par Demba SIDIBE

Goudiry a abrite un atelier marquant une étape importante dans l’engagement des jeunes à devenir des acteurs clés de la promotion de la santé dans leurs communautés, en utilisant les outils numériques de manière positive et responsable ce  23 et 24 novembre 2024. 25 élèves membres des gouvernements scolaires des collèges et lycées du département de  Goudiry l’IME de Tambacounda, actionnent les sept projets innovants, pour traiter des thématiques liées à la santé reproductive des adolescents et jeunes.

Cet événement, organisé par l’Inspection Médicale des Écoles (IME) de l’académie de Tambacounda, visait à renforcer les capacités des jeunes sur l’utilisation positive des réseaux sociaux dans leurs activités éducatives. Mamadou Sow coordinateur du projet innovant inspection médicale de Tambacounda l’IME inspection médicales des écoles de Tambacounda a sélectionnée sept projets innovants, Ensuite a mis en place cet atelier pour traiter des thématiques liées à la santé reproductive des adolescents et jeunes. L’objectif est de sensibiliser ces jeunes à une utilisation constructive des réseaux sociaux pour promouvoir la santé sexuelle et reproductive dans leurs communautés.

Selon Mamadou Sow coordinateur du projet innovant inspection médicale de Tambacounda les thèmes majeurs de la sante de la reproduction ont été passé en revu par les sages femmes avec le point sur l’aubaine de que constitue la vaccination contre le cancer de l’utérus. Il y a aussi la couverture maladie des élèves qui n’est pas bien popularisé à Tambacounda une autre des innovations qui a été explicité dira Mamadou Sow. Il s’git de relever le taux de couvertures. Ici a Goudiry les filles ont séances tenantes adhère a cette politique sociales

C’est selon coordinateur du projet innovant inspection médicale de Tambacounda dans le cadre du Programme Santé 2021-2026, l’USAID a lancé le projet USAID-Owod pour soutenir les efforts du gouvernement sénégalais dans l’amélioration de la santé maternelle, néonatale, infantile et la lutte contre le paludisme. Pour Mamadou Sow Ce projet, qui s’étend sur les régions de Diourbel, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Tambacounda, aborde plusieurs domaines clés tels que la nutrition, la planification familiale, le renforcement du système de santé, la couverture maladie universelle, l’hygiène…

L’atelier a permis de faciliter l’accès des adolescents aux services de santé de la reproduction via les plateformes numériques. Avec en bonne place la sensibilisation des élèves à l’usage positif des réseaux sociaux, l’augmentation de la fréquentation des services de santé reproductive par les jeunes, et la fourniture d’informations accessibles via le site internet de l’IME.

De sessions interactives sur l’utilisation des réseaux sociaux pour partager des informations sur la santé reproductive et les services disponibles ont été mené. Ils ont également discuté des violences basées sur le genre et de l’importance de créer des espaces d’échange et d’écoute pour les jeunes.

 

Le sens de mon combat- (par Serigne Mbacké Ndiaye)

Après cinquante ans de multipartisme et trois alternances démocratiques et paisibles, l’heure est arrivée, pour notre pays, de faire des pas de géant dans les domaines de la Démocratie, de l’Histoire et du développement de notre nation.

Pour toutes ces raisons, j’appelle le pouvoir à: Faire dissoudre les collectivités locales et organiser des élections anticipées.

Cette mesure forte aurait pour avantage majeur d’organiser, désormais, toutes les élections dans la même année, à défaut de le faire le même jour comme par le passé. Je rappelle que jusqu’en 1988, toutes les élections (présidentielle, législatives et locales) se tenaient le même jour. Mais avec le code consensuel de 1992, appelé « code Kéba Mbaye », le mandat du président est passé de 5 à 7 ans. À partir de ce moment, les élections ne pouvaient plus se tenir le même jour.

Procéder à un nouveau découpage territorial, l’actuel n’étant basé que sur des motivations politiciennes.

Comment concevoir une collectivité territoriale dont toutes les ressources annuelles ne permettent même pas de construire une école ? Inimaginable. Et pourtant, beaucoup d’entre elles sont dans cette situation. C’est une des raisons pour lesquelles un nouveau découpage du territoire est nécessaire pour avoir des entités économiquement fortes et culturellement solidaires.

Ainsi, à titre d’exemple, la région du Cap-Vert, qui va de Cap Manuel à Mbidjeum, devrait retrouver tout son espace géographique. Le Diander, peuplé essentiellement de Lébous, n’a rien à faire à Thiès. Il appartient au Cap-Vert.

Mbour, qui a un fort potentiel, devrait être érigé en région et englober une bonne partie de la région de Fatick.

Thiès, capitale du Cayor, irait jusqu’à Kébémer et garderait son appellation de Cayor.

Nous devrions également retrouver les grandes régions du Sine-Saloum, de la Casamance, du Sénégal oriental au Boundou, du Fouta, du Walo, du Djolof, etc.

En effet, un habitant d’Enampor ou de Brin serait heureux d’être appelé Casamançais et non Ziguinchorois.

Ceux de Linguère, de Daara ou de Yang-Yang sont fiers d’être du Djolof et non de la région de Louga.

L’appellation d’une région doit obéir à une histoire et une culture qui cultivent une fierté et un honneur d’appartenir à cette entité géographique.

Procéder à une révision de la Constitution qui supprimerait la limitation du nombre de mandats du président de la République.

Le peuple est souverain, a-t-on l’habitude de dire. Si tel est le cas, laissons-lui la prérogative d’élire qui il veut autant de fois qu’il le faudra. Il s’y ajoute que le mandat du président de la République en Occident n’a pas la même signification que celui du président en Afrique en général et au Sénégal en particulier.

En effet, le président élu en Occident n’a pas pour mission de construire des infrastructures, par exemple, alors que pour son homologue du Sénégal, cette entreprise de construction est essentielle. Tout est construit en Europe, mais tout est à faire en Afrique.

Aussi, le pouvoir du président de la République au Sénégal est exercé, en Europe, par le Premier ministre, dont le mandat n’est pas limité. Modifier le mode d’élection des députés est également nécessaire pour approfondir notre démocratie et obtenir une assemblée de rupture. Ces changements passent par la suppression de la liste nationale et l’élection de tous les députés au scrutin uninominal à deux tours.

Régler la question des nationalités.

Cela renforcerait notre appartenance aux mêmes ethnies, religions, géographie, histoire, etc. Il est inacceptable que des Africains (Guinéens, Maliens, Gambiens, Mauritaniens, etc.) dont les parents et quelquefois même grands-parents sont nés au Sénégal ne puissent pas obtenir la nationalité sénégalaise, alors que nos enfants nés en France revendiquent la nationalité française au nom du droit du sol.

Jeter les bases d’un gouvernement sous-régional avec un parlement sous-régional regroupant la Gambie, la Guinée-Bissau, la République de Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal.

Il est évident que les ressources provenant de ces États, à savoir l’eau, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’or, le fer, les phosphates, le pétrole, le gaz, etc., feraient de cette sous-région de l’Afrique une zone qui n’aurait rien à envier à l’Occident.

Éradiquer le chômage en 5 ans

Cela passerait par l’affectation de la totalité des ressources provenant du pétrole à l’emploi des jeunes et des femmes. Dans ce cadre, le secteur primaire sera le pilier de cette politique d’emploi dont j’ai parlé à plusieurs reprises.

Voilà le sens de mon combat, qui n’est pas partisan mais panafricaniste.

Serigne Mbacké NDIAYE

Modou Lo Vs Siteu: Une victoire à la Pyrrhus de roc des Parcelles

Le Roi Modou Lo confirme sa suprématie face aux jeunes loups de l’arène mais cette fois- ci sur décision arbitrale. Certains diraient une victoire à la pyrrhus du roc des Parcelles Assainies

Le parcellois obtient deux avertissements contre trois pour son adversaire Siteu. Ce qui lui a permis d’être déclaré vainqueur contre le « Tarkinda » de Diamagueune. Le combat a été âprement disputé et les échanges de coups de poing ont été rudes. Et par deux fois, le roi des arènes est allé chez le médecin pour des soins.

Après Ama Baldé, Boy Niang et Siteu, on peut affirmer que Modou Lo a battu les jeunes lutteurs les plus coriaces de l’arène sénégalaise. En effet, Siteu qui n’a pas apprécié la décision arbitrale, a décidé de faire recours au niveau du Cng pour réclamer sa victoire face à son adversaire.

Après la victoire de Modou Lo qui conserve sa couronne de Roi des Arènes, à qui le tour pour lui disputer la couronne ?

Exposition « Off » du Dakar 2024 à Fatick: Les artistes locaux touchent les profondeurs du patrimoine du Sine

Par M. SAGNE (avec En Relief)

A Fatick, le centre culturel régional a vécu samedi dernier 23 novembre 2024 la clôture du « Off » de Fatick en marge de la 15e édition de la biennale de l’art africain contemporain « Dakar2024 ».

Une exposition d’arts présidée par Mme Ngone Cissé, gouverneur de Fatick par ailleurs marraine de la manifestation. Elle était entourée de ses collaborateurs, chefs de services régionaux et des forces de sécurité.

Une belle occasion alors pour les artistes locaux de toucher les profondeurs du patrimoine du Sine lors de cette édition 2024 de la biennale de l’art africain contemporain Dakar’2024. Puisque, comme nous l’a indiqué, Mme Fanta Kane, la directrice du centre culturel régional, « pour l’essentiel le nombreux public a pu apprécier et aimer le vernissage de l’exposition qui a donné l’occasion aux artistes de Fatick de puiser véritablement dans les profondeurs du Sine en relatant à travers leurs œuvres d’art des scènes de vie et quelques éléments du patrimoine représenté par le Khoye, les arbres et bois sacrés. En fait, ce sont des artistes qui ont osé les couleurs contrairement à l’édition précédente où l’on avait remarqué une timidité. Et, c’est à juste raison puisque la région de Fatick vient en deuxième position après celle de Dakar en termes de sites et monuments historiques et tout cela a été relater par les artistes à travers leurs œuvres puisque imbus de leur culture en montrant toute la puissance de leur expression artistique ».

Au nombre de vingt (20) dont dix-huit (18) de la région et deux (2) artistes étrangers dont une tunisienne et un franco-italien, les artistes ont communié pendant deux (2) semaines avec un public jeune, un public scolaire mais aussi avec la population fatickoise dans son entièreté. Dans ce lot d’artistes plasticiens, nous révèle la directrice du centre culturel régional de Fatick, « nous avions plusieurs profils. Notamment, des sculpteurs, des artistes peintres, des designers et vidéastes, tous regroupés autour d’un projet artistique et pédagogique pour le public scolaire et qui nous ont gratifié de belles œuvres. Ceux qui ont eu la chance d’assister à l’édition de 2022 ont pu noter l’évolution dans la démarche artistique des artistes visuels de la région de Fatick où toutes les localités de Dioffior à Toubacouta ont participé à l’exception du département de Gossas ».

Mais, ce sont là de bonnes indications qui dessinent déjà l’avenir du secteur culturel régional de Fatick comme l’a laissé entendre Mme le Gouverneur Ngone Cisse. Un exercice qui a déjà été décliné à travers les masters classes qui ont été organisés avec certains établissements scolaires dont le lycée Coumba Ndoffène Diouf et l’école élémentaire du village de Telayargouye, la maternelle de Mame Mélanie et une école de formation technique pour les jeunes filles.

Mlle Fery Arthe évoque l’émigration clandestine par la peinture

Ce qui a motivé les organisateurs à travailler jusque tard dans la nuit et ceci a porté ses fruits puisque les enfants ont su s’approprier cette édition 2024 de la biennale dont Mlle Fery Arthe artiste peintre plasticienne a été la révélation pour avoir présenté une collection « Delta Fun » d’une soixantaine d’oeuvres qui évoque l’émigration clandestine et tout ce qui est naufrage au Sénégal. Un choix pertinent vu le nombre de naufragés, le nombre de décès liés au phénomène de l’émigration clandestine perçu par les jeunes comme si l’Europe est un Eldorado. Mais, pour l’artiste plasticienne, « nous avons voulu simplement conscientiser et envoyer un message fort aux candidats à cette émigration avec l’espoir que ce message soit entendu et permettre à ces jeunes de prendre conscience, de croire à leur africanité et au rêve africain dont le développement ne s’acquiert pas si vite qu’on peut le penser ».

Aux côtés de Mme le Gouverneur de région, Mme Ngone Cissé, qui a tout mis en oeuvre pour que les artistes qui étaient venus de Tunisie et de France, ne regrettent pas leur séjour dans la cité de Mam Mindiss, il y avait l’adjoint au préfet de Fatick M. Camara, des membres du Crd et autres personnalités mais également une forte délégation du conseil départemental de Fatick au nom du président Cheikh Kante qui a pris des engagements forts de réhabiliter le centre culturel régional aussitôt dans les prochains mois pour un montant de 24 millions de FCFA. Il y avait également la représentante du maire, les associations de femmes, le public venu nombreux particulièrement les jeunes, les cultures urbaines qui ont eu à communier avec les artistes, les femmes de Dioffior connues pour leur dextérité avec leurs calebasses (Gambs) et qui ont su gratifier d’un très beau spectacle. Dans la foulée Mme Fanta Kane a annoncé la réhabilitation en cours depuis un mois de l’écomusée de Diakhao. Un projet en maturation depuis un an et inscrit dans le cadre du budget d’investissement consolidé du Ministère du tourisme. En attendant vivement donc la prochaine édition de la biennale dans deux ans, Inchallah.

 

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