jeudi, septembre 10, 2026
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Salon international des médias d’Afrique à Dakar: Sambou Biagui en mission avancée en RDC

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Le Sénégal va abriter l’année prochaine, le Salon International des médias d’Afrique. Ce projet phare de M. Sambou Biagui, Directeur Général de la Maison de la Presse commence à prendre forme. Ainsi, Dakar sera la capitale des médias d’Afrique du 20 au 25 mai 2025.

En mission en RDC, le Directeur de la Maison de la Presse Babacar Touré a eu l’honneur d’être reçu à l’ambassade du Sénégal au Congo Démocratique à l’effet de faciliter le déplacement éventuel de confrères au pays de la teranga.

« J’ai eu l’honneur d’être reçu à l’ambassade du Sénégal au Congo. Avec le premier secrétaire chargé des questions politiques économiques et culturelles qui assure l’intérim. Nous avons transmis les salutations des hautes autorités sénégalaises avant d’exposer l’organisation du premier Salon International des médias d’Afrique (SIMA) prévu du 20 au 25 mai 2025 » a dévoilé M. Sambou Biagui à la suite de sa rencontre avec l’autorité diplomatique.

« J’ai demandé au représentant du Sénégal de faciliter le déplacement éventuel des confrères de la République Démocratique du Congo (RDC) ainsi que tout autre acteur des médias qui voudra bien participer à ce grand rendez-vous des médias d’Afrique » a souligné le successeur de Bara Ndiaye

« L’ambassadeur en intérim a magnifié cette initiative qui fera de Dakar la capitale des médias et qui fera du Sénégal une belle lumière du monde. Il nous a rassurés sur les dispositions qui seront prises pour la bonne participation des médias congolais.

La rencontre s’est terminée par un copieux repas que l’ambassadeur nous a offert », a rapporté le premier Directeur général de la Maison Babacar Touré sous le régime du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko.

 

Jeux olympiques de la jeunesse 2026: 200 jeunes de Ziguinchor seront accompagnés vers l’emploi et l’insertion à travers l’initiative FIT Sénégal

Par Modou SARR

Le Sénégal accueille les jeux olympiques de la jeunesse en 2026. Un événement historique qui se déroule pour la première fois en Afrique. Mais le Sénégal veut tirer le maximum d’avantages de ces jeux, notamment dans le domaine de l’emploi et l’insertion des jeunes.

C’est dans ce sens qu’Enda Graf Sahel, en partenariat avec les autorités sénégalaises, a mis en place l’initiative FIT Sénégal. C’est pour accompagner les jeunes vers l’emploi dans le cadre des JOJ 2026 (TAKKU TEKKI).

Un atelier important d’analyse des besoins de 50 jeunes sélectionnés dans la phase test de l’initiative FIT Sénégal dans la région de Ziguinchor a été organisé dans la capitale du sud pour les accompagner à trouver un emploi durable et décent. « L’objectif de cet atelier est de procéder à une analyse approfondie des besoins spécifiques des 50 jeunes sélectionnés par le comité d’appui à l’insertion de Ziguinchor (CTAI) mis en place par Enda Graf sahel avec l’appui de l’IA.

Le CTAI, dans une démarche inclusive a utilisé les bases de données des établissements de formation professionnelle, du Pôle emploi, des chambres consulaires, de la fédération régionale des Daaras dans le but de co- construire des parcours adaptés au niveau territorial en tenant en compte des potentialités de la région et des profils demandés par les entreprises cartographiées » expliqué Cheikh Ahmeth Tidiane Sèye.

Mais selon le coordinateur de l’initiative FIT Sénégal, 200 jeunes seront accompagnés vers l’emploi et l’insertion dans la région de Ziguinchor.

« Les JOJ 20 26, premier évènement olympique jamais organisé en terre africaine, constituent plusieurs défis pour le Sénégal en termes d’organisation, de démonstration culturelle, de mobilité, d’hébergement, de restauration et d’infrastructures bref la liste est loin d’être exhaustives. Mais pour nous membre du comité d’appui à l’insertion, le plus grand défi c’est l’héritage c’est-à-dire tout ce qu’on peut faire pour les JOJ apportent un effet bénéfique pour le Sénégal en particulier la jeunesse. L’une des composants phares de cet héritage c’est l’emploi et l’insertion. Pour contribuer à cet héritage fit Sénégal compte accompagner 2800 jeunes dont 200 à Ziguinchor à travers des parcours d’insertion innovants » a soutenu M Sèye.

L’atelier a vu la participation du représentant de l’Inspecteur d’académie de Ziguinchor. Cheikh Oumar Sané a salué le travail des membres du comité technique et des partenaires, qui unissent leurs forces pour faire de cette initiative un succès. « Votre engagement montre que l’insertion professionnelle des jeunes est une priorité partagée par tous » a-t-il dit.

Par ailleurs, le coordinateur de l’initiative Fit Sénégal a révélé qu’Enda Graf Sahel et le Comité technique d’appui à l’insertion conformément à leurs missions et ambitions respectives dont le but ultime est de contribuer à asseoir un développement holistique et durable à travers la formation professionnelle et l’insertion des jeunes bénéficiaires du FIT Sénégal dans la région de Ziguinchor vont signer une convention de partenariat pour marquer une nouvelle ère basée sur la synergie et la mutualisation des actions.

                                                                                           

Commémoration du massacre de Thiaroye: Le Président Diomaye « ressuscite » les tirailleurs

Le Sénégal a commémoré ce dimanche 1er décembre 2024 à Thiaroye, le 80e anniversaire du massacre des tirailleurs sénégalais. Un événement tragique qui a eu lieu en 1944. La cérémonie était présidée par le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Les présidents de la Gambie, Adama Barrow, de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, Mohamed Ould Cheikh EL Ghazouani de la République islamique de Mauritanie, Président en exercice de l’Union Africaine, Azaki Ansoumani de l’Union des Comores, Brice Clotaire Oligui Nguema de la République Gabonaise ont participé à l’événement ainsi que des membres du gouvernement et des invités venus du monde entier.

À l’entame de son discours, le Chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye a remercié chaleureusement ses hotes présents à la cérémonie avant d’exprimer son émotion en ce jour de commémoration du massacre des tirailleurs sénégalais « Grande est mon émotion en cette date et en ce lieu qui nous parlent, où des Héros africains sans défense, armés de courage, de dignité et de fraternité africaine ont été froidement abattus. Il s’agissait là d’un massacre.

80 ans après ce crime de masse, le silence de Thiaroye est toujours aussi assourdissant. Les murmures venus d’outre-tombe, nous interpellent avec fracas, pendant que l’ampleur de ce crime demeure minimisée et souvent même niée par certains milieux des héritiers de ceux qui l’ont commis.

Sur cette terre blessée de Thiaroye, résonnent encore les rafales sifflant au bout des canons, comme pour rappeler que l’horreur est toujours là. Entière. Immortelle.

Des profanes comme beaucoup d’entre nous, jeunes et moins jeunes, se poseraient la question de savoir de quoi s’agit-il exactement ? Tellement la chape de plomb était fermement posée depuis très longtemps pour tenter de rayer cet épisode fâcheux de notre histoire.

Il s’agit d’africains en majorité arrachés à leurs terroirs contre leur gré pour aller combattre au service de l’Empire colonial français d’alors. Ils formaient le Régiment des Tirailleurs Sénégalais.

Ils venaient de presque tous les territoires coloniaux français d’Afrique occidentale, équatoriale et de l’Est devenus au moment des indépendances dix-sept pays. Ils étaient du Benin, du Burkina Faso, du Cameroun, des Comores, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de Madagascar, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, de la République Centrafricaine, du Sénégal, du Tchad et du Togo.

Longtemps ignorés et banalisés, ces tirailleurs ont pourtant bravé toutes les épreuves pour aller combattre très loin de chez eux. Des conditions de voyage éprouvantes, (entassés dans les cales des bateaux), aux champs de bataille où ils ne portaient que des tenues simples sans défense jusqu’en 1943 quand les américains les équipèrent, les tirailleurs ont tout sacrifié.

Ils ont donné de leur jeunesse, de leur sang et de leur chair pour la liberté et la paix dans le monde. Malgré les pertes énormes sous les balles nazies, les faits d’armes du régiment des tirailleurs sénégalais sont incontestables et ont grandement contribué à la victoire des alliés.

Qu’il s’agisse, entre autres, de la libération de la Tunisie, du débarquement à l’ile d’Elbe, de la libération de Toulon et de celle de Paris, ils ont tenu leur rang en combattant de manière acharnée parfois jusqu’au sacrifice suprême pour conquérir une localité ou tenir une position méritent tous les honneurs, notre respect et notre admiration.

Mais la suite de l’histoire est à l’inverse de ces immenses sacrifices. A la place d’éloges et de reconnaissance, l’ordre fut donné de neutraliser ceux qui avaient enduré la ségrégation dans les prisons allemandes et la rigueur de la captivité.

L’irréparable se produisit le 1er décembre 1944 ici à Thiaroye quand le Général Dagnan ordonna de tirer sur des innocents désarmés dont le seul tort a été de réclamer le paiement de leurs indemnités, primes et autres allocations.

C’était là un acte prémédité, visant à réprimer des revendications légitimes, à dissuader d’autres et à perpétuer l’ordre colonial.

Le crime fut commis et les faits sont incontestables. Voilà le sort qui a été réservé à certains qui ont contribué à écrire dans le sang et la sueur, la glorieuse histoire de la libération.

Aujourd’hui, par devoir de mémoire, de vérité et de justice, nous ne pouvons oublier l’horreur des exécutions sommaires au camp de Thiaroye.

Il est impératif de rappeler l’histoire, toute l’histoire, sans trou de mémoire. C’est ce qui fonde l’essence universelle des valeurs de paix, de liberté et d’égale dignité attachées à la nature humaine ».

En outre, le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye a rendu un vibrant hommage aux tirailleurs morts avant d’annoncer d’importantes mesures dont l’érection d’un mémorial à Thiaroye, qui servira de lieu de mémoire, ainsi que la création d’un centre de documentation et de recherche. Il a également souligné que des rues et des places porteront le nom de cet événement tragique et que l’histoire de Thiaroye sera intégrée dans le système éducatif sénégalais. Des mesures qui vont « ressusciter » les tirailleurs morts qui ne sont pas morts.

 

 

 

Congrès Fie & Cae : Le Président Mbagnick Ndiaye réélu pour un nouveau mandat de 4 ans

Par Seck NDONG

A Taschkent Capitale de l’Ouzbékistan cet après-midi du dimanche 1er décembre 2024, lors du congrès électif de la Conférence Africaine d’Escrime, le Président sortant, le Sénégalais Mbagnick Ndiaye, ancien Ministre des Sports a été réélu à la tête de cette structure africaine pour un mandat de quatre ans.

À l’unanimité des 29 fédérations présentes, le président sortant a recueilli 29 voix.

Le Président réélu après avoir rappelé les résultats africains à travers le monde a vivement remercié les fédérations nationales africaines pour les nombreux efforts déployés visant à promouvoir et à développer la discipline sur le continent.  Il a réaffirmé poursuivre sa mission au service de l’Afrique et de son pays pour le plus grand rayonnement du sport au plus haut niveau.

 

Compétitivité des entreprises au Sénégal: À travers le P2R, l’UE sensibilise aux enjeux et impacts des chaînes d’approvisionnement

.             Par Mame Khady NDAO

Le Programme de Résilience et de Relance des Micro entreprises, des Petites et Moyennes Entreprises (P2R), financé par l’Union Européenne (UE) et mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), a organisé, le 29 novembre dernier, un atelier pour sensibiliser les participants sur les voies et moyens de rendre les chaînes d’approvisionnement plus durables et performantes.

L’atelier s’inscrit dans le cadre de l’appui de l’Union Européenne à l’État du Sénégal pour renforcer la résilience et la compétitivité des entreprises nationales.

La cérémonie d’ouverture de cette journée de partage a été présidée par le Conseiller Spécial du Premier ministre, Seydina Ababacar Ndiaye, avec à ses côtés M. Malick Sy, représentant de l’ONUDI/PI, M. Henry Carvalho Fall, Directeur des PME, Ousmane Sy, coordonnateur du P2R, et Babacar Diagne, Président du Conseil des Entreprises du Sénégal (CDES), représentant le secteur privé.

La rencontre a permis d’identifier les défis et les obstacles des chaînes d’approvisionnement, les facteurs internes et externes pour leur optimisation, ainsi que les opportunités à saisir pour renforcer leur impact sur la compétitivité des entreprises sénégalaises.

Les récentes réglementations de l’Union Européenne, telles que le Pacte vert et la Directive sur la diligence raisonnable, devraient avoir un impact significatif sur les chaînes d’approvisionnement mondiales. Ces initiatives visent à promouvoir une croissance économique durable, dissocier l’utilisation des ressources du développement économique et assurer une transition énergétique respectueuse de l’environnement.

Au cœur de celles-ci se trouvent des réglementations comme le Règlement de l’UE sur les produits sans déforestation (Règlement 2023/1115), qui impose aux entreprises de garantir la traçabilité de leurs produits et leur conformité aux normes environnementales.

Le P2R, élaboré pour répondre aux impacts de la pandémie de Covid-19, accompagne les micro, petites et moyennes entreprises sénégalaises dans leur relance économique et sociale. L’analyse approfondie des besoins des bénéficiaires a permis de prioriser des thématiques transversales, telles que les Enjeux et Impacts des chaînes d’approvisionnement sur la compétitivité des entreprises au Sénégal, un sujet clé pour leur développement durable.

En conclusion, cet atelier illustre l’engagement du P2R à accompagner les entreprises sénégalaises dans leur transformation et leur adaptation aux exigences d’une économie mondiale en mutation, tout en renforçant les liens entre l’État, les acteurs privés et les partenaires internationaux.

 

Adieu l’homme de Nder en flamme (par Majib Sène)

Triste dimanche que celui du 1er décembre 2024, coïncidant avec le rappel à Dieu de l’éminent écrivain sénégalais Alioune Badara Bèye.

Pendant longtemps, son courage légendaire et sa témérité voilée, ont été mis en avant pour brouiller les pistes dangereuses de la maladie. Mais essoufflé au bout du compte, il a rendu l’âme. Grand défenseur des lettrés et des arts, sa plume trempée dans l’encrier de la fécondité, a produit des œuvres immortelles telles que «Kalmy», «Diallowaly terre de feu», «Le sacre du Tiédo» et d’autres publications qui font référence dans la littérature sénégalaise.

Pendant plusieurs années, il a été à la tête de l’Association Nationale des Écrivains du Sénégal dont le siège se trouve à Kër Birago Bou Bess. Il a consacré l’essentiel de sa vie au sport et à tout ce qui renforce l’audience et la crédibilité de la littérature sénégalaise. Homme généreux, disponible, enthousiaste et ouvert au dialogue fécondant, il laisse derrière lui des bons souvenirs que rien ne saurait altérer. Nous lui devons une fière chandelle pour son patriotisme éclairé et sa façon admirable de se comporter en société.

Ni vindicatif, ni isolationniste, il se comportait comme un homme du monde avec en bandoulière sa générosité légendaire et son sourire accueillant toujours affiché au coin des lèvres. Ma première pensée va à sa douce moitié Maïmouna, la seule fleur à éclore hors de saison pour paraphraser l’auteur. Plaise à Allah SWT qu’il repose dans les splendides Jardins de Firdawsi par la Grâce de Taha l’Intercesseur PSL.

Amine.

Majib SENE

Thiaroye 44: Ouza l’oublié, avait déjà tout dit…

Ouza Diallo, auteur-compositeur, chanteur- révolutionnaire qui a chanté Thiaroye 44.

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Auteur-compositeur-chanteur, Ousmane Diallo dit Ouza a marqué la musique sénégalaise des années 70 avec beaucoup de morceaux fétiches. Ouza Diallo c’est cet artiste engagé qui a osé chanter Thiaroye 44 à l’époque de la «pensée unique». Dans une période où la liberté d’expression était bannie par le régime d’alors.

En effet, Ouza Diallo a toujours osé franchir le rubicon, par son courage, son esprit révolutionnaire, sa conviction faite que le «Toubab pille nos richesses».

Ouza a chanté «Woloy, Toubab yangui nangou sunu alal» qui veut dire «au secours, les blancs s’en prennent à nos richesses».

Ouza a chanté Thiaroye 44 pour dénoncer et sensibiliser sur le massacre odieux des tirailleurs sénégalais par la France.

Cette chanson n’avait pas plu aux autorités de l’époque.

Elle a été censurée et interdite de diffusion sur tout le territoire sénégalais. La chanson était paradoxalement audible en Gambie, à «Radio Syd in Banjul».

Durant de longues années, le chanteur Ouza Diallo a été persecuté dans son propre pays à cause de ses chansons engagées, révolutionnaires et nationalistes contre l’occident.

Ouza est une autre victime de «Thiaroye 44»

Le 1er décembre 2024, le Sénégal a commémoré les 80 ans du Massacre de Thiaroye, Ousmane Diallo dit Ouza devrait à cette occasion, recevoir les hommages de la nation sénégalaise reconnaissante envers celui qui avait très tôt porté ce combat.

Chapeau Père Ouza DIALLO.

 

Accord de pêche avec l’UE: Le ministre Dr Fatou DIOUF annonce l’arrêt de toutes activités de pêche dans la ZEE du Sénégal

Par Ch. Seck NDONG

A l’occasion d’un point de presse tenu ce jeudi 28 novembre, le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires, Dr Fatou DIOUF a, d’une part, partagé avec le public des informations sur le Protocole à l’Accord de partenariat pour une pêche durable entre le Sénégal et l’Union Européenne. D’autre part, elle a décliné des éléments du cadre d’orientation stratégique que les autorités ont décidé d’appliquer pour une bonne gouvernance des pêcheries sénégalaises et présenter quelques résultats obtenus depuis notre arrivée à la tête de ce département.

Le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a annoncé officiellement que le protocole d’Accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable (APPD) entre la République du Sénégal et l’Union Européenne (UE), signé le 18 novembre 2019 à Bruxelles, en Belgique, pour une durée de cinq ans, a pris fin depuis le 17 novembre 2024 à minuit.

A ce titre, informe Dr Fatou DIOUF, le Sénégal avait déjà, par lettre n°001031/CAB/DC/SP du 11/11/2024, pris toutes les dispositions nécessaires pour saisir ses partenaires de l’UE aux fins d’informer d’avance les armateurs, propriétaires de navires titulaires d’une autorisation de pêche dans les eaux sous juridiction sénégalaise, d’arrêter toutes activités de pêche dans la Zone Economique Exclusive du Sénégal (ZEE).

Pour rappel, les premiers accords de pêche signés par le Sénégal remontent en 1960. Il s’agissait d’accords bilatéraux avec la France, l’Union Soviétique, l’Italie, l’Espagne et la Pologne. Par la suite à partir de 1979, le Sénégal a signé des accords de coopération avec la Communauté Economique Européenne jusqu’en 2006.

Après une suspension allant de 2006 à 2013, les deux Parties avaient décidé de signer un nouvel accord qui couvrait la période du 20 novembre 2014 au 19 novembre 2019 ; soit huit ans après.

Dans le protocole 2019-2024, les possibilités de pêche offertes aux navires de l’Union européenne dans la ZEE du Sénégal étaient les suivantes : vingt-huit (28) senneurs congélateurs, dix (10) canneurs et cinq (5) palangriers pour les thonidés et espèces apparentées avec un tonnage de référence de 10 000 tonnes par an ; deux (02) chalutiers pour les poissons démersaux profonds dont les captures sont limitées au merlu pour un volume de référence de 1750 tonnes par an.

En conclusion, le ministre a fait retenir qu’au terme de cet accord, le Sénégal a reçu un montant global de 9.946.176 Euros soit 6.524.263.770 FCFA.

A titre illustratif, en terme de résultats, la mise en œuvre du protocole a rapporté pour l’année 2023 aux armateurs européens un chiffre d’affaires estimé comme suit : la pêcherie thonière, pour un total des captures effectif de 1 301,009 tonnes, le chiffre d’affaire estimé est de 1 725 079 Euros, soit 1 131 577 908 F CFA ; la pêcherie merlutiere, pour un total des captures effectif de 780 ,392 tonnes, le chiffre d’affaire estimé est de 1.606. 656 Euros, soit 1.052.359.900 FCFA, auquel faut ajouter le montant de 680.882 Euros (445.977.700 FCFA) relatif aux captures accessoires.

«Au total vous constaterez que pour la seule année 2023, la rente brute retenue par les armateurs européens est évaluée à 4.015.138 Euros, soit 2.629.915.508 FCFA comparée à la somme de 2.123.471 Euros soit 1.392.905.667 FCFA effectivement versée par la partie européenne, donc une différence 1.891.667 Euros (1.239.041.885 FCFA) », a souligné Dr Fatou DIOUF.

Le ministre des Pêches, des Infrastructures Maritimes et Portuaires a informé que, dans le cadre du suivi dudit protocole, une dernière réunion de la commission mixte, instituée par l’accord, s’est tenue du 04 au 06 novembre 2024 à Bruxelles pour passer en revue la mise en œuvre du protocole par les deux parties. Selon elle, c’est le retour de cette mission et de celle de la délégation sénégalaise qui a pris part à la session extraordinaire de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’atlantique (ICCAT) du 08 au 19 novembre 2024 à Chypre que son département attendait avant de s’adresser à l’opinion.

 

 

 

Les Échos de Thiaroye: Héros Oubliés, Courage Immortel

Sous le ciel brûlant de notre chère terre,

Des hommes se dressaient, vaillants et fiers,

Des fils du Sénégal, du Mali, de Guinée,

Liés par le destin, pour la liberté.

 

Ils ont combattu, loin de chez eux,

Pour une cause qui semblait, parfois, périlleuse,

Des tirailleurs courageux, au cœur noble,

Leurs sacrifices, une histoire qui trouble.

 

De retour au pays, l’espoir en étendard,

Ils réclamaient leurs droits, avec ardeur et espoir,

Face à l’injustice, leur voix s’élevait,

Pour l’honneur, pour la dignité qu’ils méritaient.

 

Mais ce jour sombre, l’histoire se fit cruelle,

Le camp de Thiaroye devint scène mortelle,

Sous les ordres de Dronne et Paoli, des tirs résonnèrent,

Le sang coula, des vies arrachées, la douleur s’installa.

 

Ô mémoire de nos ancêtres, éveille nos cœurs,

Que leurs noms résonnent, guérissant nos peurs,

Que la justice éclaire notre chemin,

Pour bâtir ensemble, un avenir serein.

 

Tirailleurs de Thiaroye, héros éternels,

Votre courage inscrit dans le ciel,

Nous portons votre flambeau, fidèles et droits,

Pour l’unité, pour la paix, pour notre foi.

 

Ce massacre, inoubliable pour tous les Africains,

Reste gravé dans nos mémoires, tel un refrain,

Un rappel de la lutte, du sacrifice et de la douleur,

Pour que jamais ne s’éteigne la flamme de leur honneur.

 

Dr FAYE

Diasporas africaines- Rencontre: Plus de 400 invités au rendez-vous de Paris à la mi-décembre

C’est la ville de Paris qui a été choisie pour abriter la rencontre des Diasporas africaines 2025, à la mi-décembre à la Maison de la Chimie, dans le 8ème arrondissement. Selon l’organisation, plus de 400 participants dont des épouses de Chefs d’Etat et des Ministres sont attendus dans la capitale française.

Acteur majeur dans le domaine social et diplomatique africain, la Fondation a désigné Paris comme Capitale européenne 2025 des Diasporas Africaines, en hommage aux premiers États Généraux des Diasporas africaines.

Cette retrouvaille est placée sous le Haut Patronage du Président de la République française, Emmanuel Macron. L’événement très attendu réunira des figures de premier plan, dont les Premières Dames du Rwanda et du Libéria, souligne le communiqué transmis à notre rédaction. Une dizaine de Ministres africains sont aussi attendus en France.

Organisés par le Haut- Commissariat des Diasporas africaines de France (HCDAF), ces États généraux rassembleront plus de 400 invités dont des épouses de Chefs d’Etat africains, personnalités politiques, diplomatiques, et économiques, venus de différents horizons.

« Quand les diasporas font nation » est le thème central de cette journée qui ambitionne de devenir une plate-forme d’échange et de coopération. Elle abordera des enjeux essentiels tels que la citoyenneté, l’éducation, l’investissement, et la diplomatie. Des experts internationaux interviendront pour proposer une nouvelle vision des questions liées à l’immigration en Europe.

Lors de cette occasion, la Fondation Trophée de l’Africanité rendra hommage à des lauréats pour leur engagement exemplaire en faveur des valeurs africaines et du dialogue entre les cultures africaines et européennes.

L’initiative positionnera Paris comme un carrefour stratégique des diasporas africaines en Europe et soulignera l’importance de leur rôle dans le rapprochement entre l’Afrique et l’Europe.

El Hadji THIAM

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