lundi, septembre 7, 2026
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Le temps des promesses est passé. Le temps de gouverner est venu- (Par Abdoulaye Wilane)

Le Sénégal vit un moment particulier de son histoire politique.

En mars 2024, notre peuple a exprimé un profond désir de changement. Après plusieurs années de tensions politiques, les Sénégalais ont choisi d’accorder leur confiance à un projet vendu comme celui de la rupture, de la transparence et de la refondation de l’État.

Empêché de briguer lui-même la magistrature suprême, le leader de PASTEF a porté son choix sur M. Bassirou Diomaye Faye, alors numéro deux de son parti, qu’il a désigné comme candidat à l’élection présidentielle. Les Sénégalais ont voté avec l’espoir qu’une nouvelle génération de dirigeants ouvrirait une nouvelle page de notre histoire.

Deux années plus tard, l’espoir a cédé la place au doute — et le doute commence à ressembler à de la lassitude.

Au lieu d’un État rassemblé autour d’une même vision, le pays a découvert un exécutif à deux têtes qui se regardent en chiens de faïence. Pendant des mois, les Sénégalais ont assisté, impuissants, à des divergences publiques, des déclarations contradictoires, des rivalités de plus en plus visibles entre la Présidence et la Primature. La rupture tant promise a fini par rompre l’unité même de l’exécutif, jusqu’à ce départ du Premier ministre de ses fonctions, suivi de son accession, commode, à la présidence de l’Assemblée nationale.

Quelle que soit l’appréciation que chacun porte sur cette évolution, une évidence s’impose : le Sénégal ne peut pas se permettre un sommet de l’État qui fonctionne au rythme des rapports de force internes à un parti, pendant que le pays, lui, attend.

Pendant que le pouvoir gérait ses propres équilibres, les Sénégalais géraient, eux, leur quotidien.

La vie reste chère. Le pouvoir d’achat continue de s’éroder. Les jeunes cherchent toujours un emploi ou prennent la mer et le désert vers l’émigration. Les entreprises freinent leurs investissements. Les PME plient sous une pression fiscale de plus en plus lourde. Le monde rural peine à écouler sa production. Et pendant que le débat politique se consume en querelles de personnes, la dette publique et les tensions budgétaires, elles, ne prennent pas de pause.

Le pays gouverne à vue, pendant que les Sénégalais paient la facture.

Le Parti Socialiste refuse de considérer cette situation comme une fatalité.

Nous ne pouvons accepter que l’essentiel du débat politique soit désormais accaparé par les ambitions personnelles, les équilibres internes d’un parti ou les échéances électorales à venir, pendant que les difficultés quotidiennes des Sénégalais s’aggravent.

Le véritable sujet n’est pas de savoir qui exercera le pouvoir demain. Le véritable sujet est de savoir comment gouverner aujourd’hui.

Un gouvernement ne se juge pas à la force de ses discours ni à l’habileté de sa communication. Il se juge à sa capacité à améliorer concrètement la vie des citoyens, à rassurer les investisseurs, à créer des emplois, à soutenir les producteurs, à préserver le pouvoir d’achat, à garantir la stabilité des institutions et à défendre la crédibilité financière de l’État. Sur chacun de ces terrains, le compte n’y est pas.

La République mérite mieux que des querelles de leadership.

Elle mérite des dirigeants capables de dépasser leurs intérêts particuliers pour servir exclusivement l’intérêt général. L’exercice du pouvoir est souvent présenté comme une conquête. Il est avant tout une épreuve de vérité. Il révèle les caractères. Il met chacun face à ses propres limites. Il rappelle que gouverner exige davantage de retenue que de passion, davantage de compétence que de slogans, davantage de résultats que de promesses.

Le Parti Socialiste lance aujourd’hui un appel à la conscience nationale — et prend ses responsabilités.

Il appartient à chaque Sénégalais de tirer les enseignements de cette expérience démocratique. Nos choix futurs devront être guidés moins par les émotions que par les compétences, moins par les promesses que par les réalisations, moins par les affrontements que par la capacité à rassembler.

Le Sénégal ne manque ni de ressources, ni de talents. Il a besoin d’un État stable, d’institutions fortes, d’une économie performante, et de dirigeants qui comprennent que le pouvoir n’est jamais une fin en soi, mais un moyen de servir le peuple.

C’est pourquoi le Parti Socialiste appelle à l’ouverture, sans délai, d’un débat national sur la stabilité institutionnelle et la clarification des rôles au sommet de l’État. On ne referme pas une fracture de l’exécutif par des communiqués rassurants ; on la referme par des actes.

Le Parti Socialiste continuera d’assumer pleinement son rôle de force de proposition, d’alternative crédible et de gardien des valeurs républicaines.

Parce que le Sénégal mérite une gouvernance apaisée.

Parce que le Sénégal mérite des dirigeants entièrement consacrés à la résolution des difficultés des populations.

Parce que le Sénégal mérite que l’intérêt général demeure, en toutes circonstances, au-dessus des ambitions individuelles.

                                                                  Abdoulaye Wilane

                                                           Porte-parole du Parti Socialiste du Sénégal                                                                                                                    

Agropole Sud et DAC: pour un technicien la compétence est le vrai levier de réussite

L’État mise sur l’Agropole Sud et les Domaines Agricoles Communautaires, DAC, pour transformer l’agriculture en Casamance. Mais selon Saliou Diallo, ingénieur et conseiller en formation, sans ingénierie des compétences, les infrastructures risquent de rester sous-exploitées.

Pour le technicien, la performance des investissements agro-industriels déployés à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda repose avant tout sur la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Des équipements complexes qui exigent des profils spécifiques

L’Agropole Sud et les DAC de Fafacourou et de Séfa doivent structurer les filières agricoles, de la production à la commercialisation. « Ces infrastructures reposent sur des systèmes techniques complexes qui nécessitent des compétences dans plusieurs domaines, notamment la maintenance industrielle, l’électromécanique, le froid-climatisation, l’automatisme, la transformation agroalimentaire, le contrôle qualité et la gestion énergétique », explique Saliou Diallo.

Aligner la formation sur les besoins des usines

Pour l’ingénieur, l’ingénierie des compétences doit devenir une priorité. L’objectif est d’aligner la formation professionnelle et technique sur les besoins réels des unités agro-industrielles afin de former des techniciens opérationnels.Au-delà des usines, cette démarche doit permettre l’insertion des jeunes et des femmes, la création d’activités autour de la maintenance et de la transformation, et la structuration d’un réseau régional de techniciens et de PME capables d’accompagner les acteurs économiques.« Au-delà des équipements, l’enjeu majeur demeure la maîtrise technique et humaine nécessaire pour transformer ces investissements en véritables moteurs de croissance », insiste-t-il.

Investir dans le capital humain pour créer des emplois durables

Pour Saliou Diallo, la réussite des pôles agro-industriels et des DAC en Casamance tiendra à cet équilibre : investissements productifs, compétences qualifiées et emplois durables.« C’est cette complémentarité entre investissement matériel et développement du capital humain qui permettra de transformer le potentiel agricole de la Casamance en une économie productive, compétitive et créatrice d’emplois », conclut-il.

Abdoulaye WANDIANGA, Correspondant à Kolda

L’État mise sur l’Agropole Sud et les Domaines Agricoles Communautaires, DAC, pour transformer l’agriculture en Casamance. Mais selon Saliou Diallo, ingénieur et conseiller en formation, sans ingénierie des compétences, les infrastructures risquent de rester sous-exploitées.

Pour le technicien, la performance des investissements agro-industriels déployés à Ziguinchor, Sédhiou et Kolda repose avant tout sur la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée. Des équipements complexes qui exigent des profils spécifiques

L’Agropole Sud et les DAC de Fafacourou et de Séfa doivent structurer les filières agricoles, de la production à la commercialisation. « Ces infrastructures reposent sur des systèmes techniques complexes qui nécessitent des compétences dans plusieurs domaines, notamment la maintenance industrielle, l’électromécanique, le froid-climatisation, l’automatisme, la transformation agroalimentaire, le contrôle qualité et la gestion énergétique », explique Saliou Diallo.

Aligner la formation sur les besoins des usines

Pour l’ingénieur, l’ingénierie des compétences doit devenir une priorité. L’objectif est d’aligner la formation professionnelle et technique sur les besoins réels des unités agro-industrielles afin de former des techniciens opérationnels.Au-delà des usines, cette démarche doit permettre l’insertion des jeunes et des femmes, la création d’activités autour de la maintenance et de la transformation, et la structuration d’un réseau régional de techniciens et de PME capables d’accompagner les acteurs économiques.« Au-delà des équipements, l’enjeu majeur demeure la maîtrise technique et humaine nécessaire pour transformer ces investissements en véritables moteurs de croissance », insiste-t-il.

Investir dans le capital humain pour créer des emplois durables

Pour Saliou Diallo, la réussite des pôles agro-industriels et des DAC en Casamance tiendra à cet équilibre : investissements productifs, compétences qualifiées et emplois durables.« C’est cette complémentarité entre investissement matériel et développement du capital humain qui permettra de transformer le potentiel agricole de la Casamance en une économie productive, compétitive et créatrice d’emplois », conclut-il.

Abdoulaye WANDIANGA, Correspondant à Kolda

Priorité aux sélectionneurs locaux – (Par Sidy Malick Ndiaye)

De grâce, cessez de nous tympaniser avec vos propagandes qui consistent à faire la promotion de sélectionneurs étrangers !

Je m’adresse aux quotidiens nationaux dont j’apprécie la pertinence des contenus, ce qui m’incite à m’en procurer quotidiennement. J’ai cité Record et Stades. Ce dernier ne paraît plus, malheureusement ! Je suis farouchement contre tout journal qui me parle d’« expertise étrangère ». Est-ce par complexe ou pour sous-estimer la pléthore de techniciens locaux qui ont déjà fait leurs preuves en nous ramenant plusieurs coupes d’Afrique depuis 2022 ? Avec la CAN chez les seniors : 2 titres.

Avec le CHAN des joueurs locaux en 2023 : 1 titre.

Sélectionneurs : Aliou Cissé d’abord, puis son remplaçant Pape Bouna Thiaw pour le CHAN et la CAN. Ensuite, chez les U20, U17, U15, et même chez les sourds-muets en Tanzanie. Nous avons nommé Youssouf Dabo, Serigne Saliou Dia, Pape Ibrahima Faye, Lamine Sané, pour ne citer que ces derniers, qui n’envient en rien celui dont on parle ce matin dans le journal Record, en l’occurrence Patrick Vieira. Cet éminent joueur est certes né à Dakar, mais cela n’a pas impacté sur son choix : il a préféré la France au Sénégal en intégrant son équipe nationale. Ce monsieur est international français. Pourquoi ne va-t-il pas briguer le poste de sélectionneur chez Marianne pour remplacer Didier Deschamps, qui arrive au terme de son compagnonnage avec l’équipe de France, laquelle a subi deux revers cuisants face à l’Espagne 0-2 et contre l’Angleterre 4-6 en Coupe du monde ?

Qu’est-ce que Patrick Vieira, qui n’a entraîné que des clubs tels que New York City, l’OGC Nice, Crystal Palace, Strasbourg ou encore Genoa, a de plus que Pape Bouna Thiaw ? Ce dernier a fait ses preuves avec l’équipe locale au CHAN et avec l’équipe A à la CAN, tout en qualifiant celle-ci en Coupe du monde en la sortant première de sa poule : sans défaite, un seul nul et rien que des victoires.

Pape Bouna Thiaw, faut-il le rappeler, est l’homme qui a fait tomber l’ogre anglais d’Harry Kane 3-1 en amical à Nottingham ! Le seul pays africain à avoir battu l’Angleterre. C’est encore lui, Pape Bouna Thiaw, qui a terrassé 3-2 la RDC à Kinshasa, devant plus de quatre-vingt mille spectateurs hostiles, chauds et chauvins. Pourtant, ses poulains étaient menés 2-0 jusqu’à la 43e minute.

Ne nous parlez surtout pas d’Hervé Renard, ce « sorcier blanc » qui n’a jamais fait plus que terminer le travail des autres pour gagner une CAN : avec la Zambie en 2012, co-organisée en Guinée Équatoriale-Gabon, et en 2015 en Guinée Équatoriale avec la Côte d’Ivoire. Ces deux pays avaient déjà fini de se préparer quand leurs sélectionneurs ont été limogés, comme c’est le cas pour le Sénégal, que moi-même je peux conduire à la victoire puisqu’elle est déjà prête. Une élimination à une compétition n’est qu’une étape non franchie, mais nullement une « débâcle » encore moins une « déroute », comme aiment le clamer certains commentateurs malveillants. Ces deux mots sont propres à une armée qui capitule, et non au sport où l’on peut gagner ou perdre, car c’est la loi du sport : il n’y a que trois résultats possibles : victoire, nul, ou défaite.

Vive le Sénégal qui gagne ! Vive l’expertise locale qui regorge de potentialités aguerries !

À bas l’expertise étrangère ! Jurisprudence : le Polonais Henryk Kasperczak et le Français Alain Giresse, qui ont tous les deux largué l’équipe nationale du Sénégal en plein océan : CAN 2008 au Ghana et CAN 2015 en Guinée Équatoriale !

Priorité absolue aux sélectionneurs issus du cru !

Que la Fédération sénégalaise de football se le tienne pour dit !

Vive la patrie ! Allez les Lions, pour toujours !

Sidy Malick Ndiaye

Le Vieux Supporter

 

Navetanes 2025-2026: L’ASC Manko affiche ses ambitions et vise le sacre

À l’approche de la nouvelle saison des Navétanes, l’ASC Manko de la zone 5 de Thiaroye ne cache pas ses ambitions. Son président, Djiby Diallo, fixe un objectif clair: remporter la coupe.

«Cette saison, c’est la coupe ou rien», affirme le président, qui salue le travail collectif entrepris par les dirigeants, les joueurs, le staff technique et les supporters pour préparer l’équipe dans les meilleures conditions. Après une élimination en demi-finale la saison dernière face à l’ASC Ndox Mi, aujourd’hui finaliste, l’ASC Manko entend revenir plus forte. Pour y parvenir, le club mise sur un recrutement de qualité afin de bâtir un effectif capable de rivaliser avec les meilleures équipes de la zone. Sur le plan de la préparation, les signaux sont encourageants.

L’ASC Manko a déjà disputé un match amical contre une équipe de la zone de Guédiawaye, remporté sur le score de 3 buts à 2. D’autres rencontres de préparation sont également prévues dans les prochains jours afin d’affiner les automatismes avant le début de la compétition. Concernant le tirage au sort, Djiby Diallo indique que l’équipe attend toujours la programmation officielle, annoncée pour la semaine prochaine par le président de zone. Toutefois, il se montre serein: «Si les matchs commençaient demain, nous serions prêts », assure t’il.

Enfin, le président de l’ASC Manko lance un appel à toute la population pour qu’elle se mobilise derrière le maire Mbaye Sène. Il a tenu à lui adresser ses remerciements pour son accompagnement constant envers les ASC de la commune. «Le maire fait tout son possible pour soutenir les Associations sportives et culturelles. Nous le remercions pour son engagement et prions Dieu de nous guider sur le droit chemin afin de réussir une belle saison 2025-2026», conclut Djiby Diallo.

Ibrahima FALL Ebé

Préparatifs du Magal 2026: Touba se félicite de la visite de Mme le Ministre Amy Mara Dièye

Par Ch. Seck NDONG

Dans une démarche empreinte de respect des traditions, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, Mme Dièye Amy Mara, a été reçue en audience par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, ce dimanche 20 juillet 2026, à l’approche du Magal.

Le guide religieux a exprimé sa satisfaction quant à cette visite et réitéré son soutien pour l’amélioration du secteur des pêches, pilier de l’économie sénégalaise. Il est largement revenu sur les liens historiques entre les familles Niassène de Médina Baye et le Mouridisme.

Considérant Mme Dièye Amy Mara comme « sa propre fille », le Khalife a formulé des prières et s’est dit prêt à l’accompagner dans sa mission pour le bien-être du secteur de la pêche et de l’économie maritime.

La ministre et sa forte délégation ont également rendu visite à Sokhna Bali Mbacké, épouse du Khalife, et à Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole de la confrérie mouride.

Le marché central au poisson de Touba au cœur des préoccupations 

Auparavant, Mme Dièye Amy Mara s’est rendue au marché central au poisson de Touba, plus grand centre de mareyage du Sénégal. Cette descente sur le terrain lui a permis de prendre la pleine mesure des difficultés qui plombent ce site stratégique pour l’approvisionnement du pays en poisson.

Chaque jour, des dizaines de camions y déversent jusqu’à 60 tonnes de poisson. Pourtant, derrière ces chiffres, les mareyeurs tirent la sonnette d’alarme.

Leur liste de griefs est longue. Premier problème : l’état dégradé de la route menant au marché. Un véritable calvaire pour les transporteurs dont la cargaison subit les affres d’une chaussée défoncée.

À cela s’ajoutent des chambres froides insuffisantes et vétustes, incapables de garantir une conservation optimale des produits halieutiques sous une chaleur accablante. Sans oublier les problèmes d’insécurité récurrents qui précarisent le quotidien des travailleurs.

Le représentant du maire de Touba, présent lors de la visite, n’a pas mâché ses mots. Il a confirmé la précarité des conditions de travail et plaidé pour une intervention urgente de l’État.

«Des réponses concrètes dès mon retour à Dakar » 

Très sensible aux préoccupations des acteurs, la ministre des Pêches et de l’Économie maritime a promis d’agir.  «Je vais discuter avec mes services afin de trouver des réponses concrètes à vos préoccupations dès mon retour à Dakar », a-t-elle déclaré.

Avec cette double visite, spirituelle et technique, à quelques mois du Magal 2026, le ministère entend prendre en compte les réalités du terrain pour mieux accompagner les acteurs de la pêche.

Par Ch. Seck NDONG

Course à l’ONU: Macky Sall sollicite le soutien du Sénégal auprès de Diomaye Faye

Dakar – Le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce vendredi après-midi au Palais de la République son prédécesseur, Macky Sall. Une rencontre à forte portée institutionnelle, deux ans après la passation de pouvoir entre les deux hommes.

À son arrivée, l’ancien chef de l’État a été chaleureusement accueilli par le chef de l’État. Accolades, poignées de main et échanges cordiaux ont illustré l’atmosphère conviviale de cette audience, organisée dans un contexte inédit.

Une candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU 

En séjour à Dakar dans le cadre de sa campagne pour l’élection au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall est venu informer le Président de la République de sa candidature et solliciter, à cette occasion, le soutien officiel du Sénégal.

Au cours de l’entretien, l’ancien président a présenté sa vision pour l’avenir de l’organisation internationale ainsi que les grandes orientations de son projet.

Une étape clé dans une tournée diplomatique 

Alors qu’il poursuit une tournée diplomatique à travers le monde afin de recueillir des appuis, cette étape au Sénégal revêtait une importance particulière pour le candidat.

La rencontre entre les deux dirigeants marque ainsi un moment symbolique dans la vie institutionnelle du pays, au-delà des clivages politiques.

Par Ch. Seck NDONG

Pr Gayane Faye, Directeur du programme SENSAT: «Le Sénégal ne peut pas se faire sans le spatial»

Logé au ministère de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation dans le but de développer le spatial au Sénégal, le programme Sensat est en train de faire son bonhomme de chemin. Le spatial est d’une grande importance.

Au détour d’un entretien avec la cellule de communication du MESRI, le Directeur de Sensat, Pr Gayane Faye trouve que le Sénégal ne peut se faire sans le spatial.

«On est aujourd’hui fortement dépendant des produits et services spatiaux. Le Sénégal ne peut pas se faire sans le spatial parce que les produits spatiaux permettent aux décideurs de prendre les bonnes décisions, de permettre aux agriculteurs d’améliorer leurs productivités. Ça permet une meilleure gestion de l’environnement, une meilleure gestion des catastrophes naturelles. On ne peut plus se départir des produits spatiaux », développe Pr Faye.

C’est pour cela, dira-t-il, l’Etat a pensé mettre en place Sensat pour développer le spatial. Pour développer ce spatial il faut un socle et des ressources humaines bien formées. L’objectif de Sensat, selon lui, c’est permettre au Senegal de fabriquer ses propres satellites. «On a formé un certain nombre de ressources humaines et nous continuons à former. Cet année on a reçu cinq nouveaux stagiaires », fait – il savoir.

L’une des réalisations phares de Sensat c’est le lancement de Gainde Sat qui a été une fierté nationale qui a permis au Sénégal d’entrer un satellite en orbite. «Nous avons aussi continué à travailler sur les balises qui permettent de coordonner avec le satellite pour les informations », fait également savoir Pr Gayane Faye. Ce programme est logé à la Direction générale de la Recherche et de l’Innovation. Ça a démarré dans les années 2019-2020.

«C’est à partir de cette date qu’on a commencé à discuter avec le Centre spatial universitaire d’Aumont et on a envoyé notre première cohorte d’ingénieurs sénégalais au Centre spatial de Montpellier pour commencer leur formation dans le domaine du spatial. En 2021 nous avons eu une deuxième cohorte de 10 personnes dont 5 ingénieurs et 5 techniciens pour les ingénieurs un master en développement spécificité spatiaux et pour les techniciens une licence en MIAT », fait- il savoir.

Avant d’ajouter que c’est cela qui a enclenché dès 2022 la fabrication du premier satellite Gainde Sat 1A qui a été lancé en août 2024.

Par Pape Bakary DIATTA

 

Trajectoire économique du Sénégal: l’économiste Pape Amadou Sow appelle à privilégier la stabilité et la performance

Dans une tribune, l’économiste de l’énergie Dr Pape Amadou Sow invite les décideurs à recentrer le débat public sur les véritables enjeux économiques. Il met en garde contre les effets de l’incertitude politique sur la croissance, l’emploi et l’investissement, tout en plaidant pour une gouvernance apaisée et une diplomatie fondée sur la continuité de l’État.

La situation économique du Sénégal mérite davantage d’attention que les polémiques politiques qui occupent quotidiennement l’espace public. C’est le message porté par le Dr Pape Amadou Sow, économiste de l’énergie, dans une tribune consacrée à la trajectoire économique du pays.

Selon lui, les préoccupations majeures des Sénégalais demeurent le coût de la vie, l’emploi des jeunes et la survie des entreprises. « On ne nourrit pas un peuple avec des slogans souverainistes, mais avec une économie stable et en mouvement », soutient-il, estimant que la performance économique constitue le véritable facteur de rassemblement.

L’auteur s’appuie sur les dernières évaluations des partenaires financiers internationaux pour alerter sur les difficultés auxquelles l’économie sénégalaise est confrontée. Il rappelle notamment la révision à la baisse des perspectives de croissance par la Banque mondiale, ainsi que les mises en garde du Fonds monétaire international concernant le niveau de la dette publique et le ralentissement des investissements.

Pour Dr Sow, l’incertitude politique et institutionnelle représente un frein majeur à l’investissement privé. Il souligne qu’une économie moderne repose avant tout sur la prévisibilité et la confiance des investisseurs, deux éléments indispensables au maintien de la croissance.

L’économiste cite, à cet effet, la récente levée des restrictions visant les chantiers du secteur du BTP comme une illustration du poids des réalités économiques. À ses yeux, cette décision traduit la nécessité de préserver l’activité économique et l’emploi, au-delà des considérations idéologiques.

Sur le plan diplomatique, Dr Pape Amadou Sow défend une approche fondée sur la continuité de l’État et la préservation des intérêts supérieurs de la Nation. Il estime que le soutien annoncé du Président Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du Président Adama Barrow, à la candidature de Macky Sall à un poste de haut niveau aux Nations Unies illustrerait cette logique de dépassement des clivages politiques au profit de l’intérêt national.

En conclusion, l’auteur appelle les cadres, les experts et les décideurs à replacer les questions économiques au cœur du débat public. Selon lui, seule une gouvernance fondée sur la stabilité, la rigueur dans l’analyse et la confiance permettra au Sénégal de créer les conditions d’une croissance durable, génératrice d’emplois et de prospérité partagée.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

Louga: le PACASEN en mission de capitalisation la commune met en avant ses réalisations phares

Une mission de capitalisation du Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN) se tient à Louga du 13 au 16 juillet 2026, réunissant les partenaires des collectivités territoriales pilotes du programme. Une visite de terrain, organisée ce lundi 13 juillet à partir de 12h30, a permis de mettre en lumière plusieurs infrastructures financées grâce à cet appui.

Deux réalisations phares présentées aux partenaires

La délégation a notamment sillonné le rond-point du Garage Dakar, sur le boulevard Abdou Diouf, ainsi que la voirie de l’avenue de la Gare, à hauteur de la station Shell. Ces deux ouvrages, financés par le programme PACASEN, illustrent l’impact concret du programme sur le cadre de vie et la mobilité urbaine à Louga, et incarnent la dynamique de modernisation engagée par la commune ces dernières années.

Un atelier de partage à l’hôtel Pellicano

Cette mission de terrain sera suivie, le 16 juillet 2026, d’un atelier de partage et de capitalisation qui se tiendra à l’hôtel Pellicano de Louga. Cette rencontre réunira les acteurs des communes et agglomérations pilotes autour d’un bilan des acquis du programme, dans la perspective d’en tirer les enseignements utiles pour la poursuite et la consolidation des interventions du PACASEN à l’échelle nationale.

Un rendez-vous pour valoriser la coopération territoriale

Au-delà de la visite des ouvrages, cette étape lougatoise de la mission de capitalisation du PACASEN se veut un moment fort d’échange entre partenaires, destiné à documenter les bonnes pratiques et les résultats obtenus dans les communes pilotes. Elle traduit la volonté commune de consolider les acquis de la décentralisation et d’ancrer durablement les projets structurants portés par le programme au bénéfice des populations.

Massylla Moustapha Diongue correspondant à Louga

PACASEN/ Louga : Plus de 2,75 milliards de FCFA investis pour financer 85 projets dans la région

Le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN) a mobilisé 2,756 milliards de francs CFA entre 2019 et 2025. Cette enveloppe a permis de financer 85 projets structurants dans les communes de Louga, Kébémer, Linguère et Dahra, a-t-on appris ce jeudi lors d’un atelier régional de capitalisation des résultats.

Une exécution financière rigoureuse

Selon les données présentées au cours de cette rencontre, les quatre communes bénéficiaires ont reçu un financement global de 2 756 318 521 FCFA, tandis que le montant total des contrats signés s’élève à 2 771 154 267 FCFA (soit un taux d’engagement de 100,5 %). Les décaissements effectués atteignent quant à eux 2 014 999 497 FCFA, affichant un taux d’exécution et de décaissement d’environ 73 %.

Selon le secrétaire général de l’Agence de développement municipal (ADM), Papa Sambaré Ndiaye, cet atelier visait à capitaliser les acquis du PACASEN dans la région de Louga. L’objectif est d’identifier les bonnes pratiques ainsi que les difficultés rencontrées, en vue d’améliorer les futurs programmes d’appui aux collectivités territoriales.

Il a rappelé que, à l’échelle nationale, le PACASEN a mobilisé 130 milliards de francs CFA au profit de 124 communes pilotes, tout en précisant que les collectivités territoriales demeurent les maîtresses d’ouvrage principales des investissements réalisés.

«Le PACASEN n’est pas venu imposer ses propres règles. Il accompagne le processus de décentralisation existant en renforçant les capacités des collectivités territoriales, qui réalisent elles-mêmes leurs infrastructures et leurs investissements », a-t-il souligné.

Le programme apporte également des réponses concrètes aux besoins exprimés par les communes, notamment en matière de renforcement des capacités, de mobilisation des ressources et d’amélioration de la gouvernance locale.

Une transformation visible sur le terrain

L’adjoint au gouverneur de la région de Louga chargé du Développement, Papa Leity Mar, a salué les résultats obtenus. Il estime que les investissements réalisés depuis 2019 ont profondément transformé les quatre communes bénéficiaires.

«Les réalisations sont visibles dans plusieurs secteurs, notamment la voirie, les infrastructures économiques, les équipements sportifs, les unités de transformation et les dispositifs d’appui aux groupements de femmes », a-t-il déclaré. Il a également mis en avant la rigueur du mécanisme d’évaluation du PACASEN, fondé sur la performance des collectivités et le respect des principes de bonne gouvernance.

L’exemple de Kébémer : un visage « complètement changé »

Le PACASEN a « complètement changé le visage » de Kébémer, a relevé le maire de la commune, Mamadou Lamine Thiam.

Parmi les réalisations marquantes, l’édile a cité : la résorption des déficits en eau et en électricité (avec l’extension des réseaux) ; l’installation de 90 stands modulaires au marché hebdomadaire ; la rénovation du stade El Hadji Ibrahima Samb, désormais doté d’une pelouse synthétique ; l’aménagement d’une place publique ; la réhabilitation des abattoirs et la construction de salles de classe.

Selon le maire, ces investissements ont grandement contribué à dynamiser l’économie locale, à améliorer les services de base et à renforcer les performances sportives de la commune. Il a enfin insisté sur la nécessité de pérenniser ce type d’investissements afin d’accompagner durablement le développement des collectivités territoriales, dont les ressources propres restent structurellement limitées.

Massylla Moustapha Diongue, correspondant à Louga.

 

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