lundi, septembre 7, 2026
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Santé numérique au Senegal: Kaolack se mobilise pour une gouvernance fondée sur les données

À Kaolack, cinquante jeunes et femmes leaders prennent part à un atelier de renforcement des capacités sur les données de santé, les droits à l’information sanitaire, les techniques de communication et de plaidoyer.

Organisée par l’Association pour le Bien-Être de la Population (ASBEP), cette session de trois jours s’inscrit dans le cadre de la campagne « Mes Données, Notre Santé », portée par les Éclaireuses et Éclaireurs du Sénégal (EEDS) appuyé par la Coalition Transform Health Sénégal.

Au-delà du partage de connaissances techniques, cette formation vise à faire des participants de véritables relais communautaires capables de sensibiliser les populations aux enjeux de la digitalisation des données sanitaires et de porter un plaidoyer en faveur de l’engagement des autorités pour une loi sur la digitalisation des données de santé.

Selon Cheikh Tidiane Sène, président de l’ASBEP et coordinateur local de la campagne, les modules abordés permettent de mieux comprendre la collecte, la gestion, la protection et l’utilisation des données de santé, tout en mettant en lumière le rôle que les citoyens et les organisations de la société civile peuvent jouer dans l’amélioration de la gouvernance sanitaire.

L’initiative entend ainsi créer une dynamique locale autour de l’utilisation des données comme outil d’aide à la décision. Des informations sanitaires fiables, accessibles et actualisées constituent, selon les organisateurs, un levier essentiel pour améliorer la planification des politiques publiques, renforcer le suivi des programmes de santé et garantir des soins plus efficaces.

La digitalisation des dossiers médicaux figure également parmi les thématiques abordées. Elle est présentée comme un moyen de réduire les délais de prise en charge, de faciliter le suivi des patients et d’améliorer la coordination entre les différents acteurs du système de santé.

À l’issue de cet atelier, les cinquante participants, venus des départements de Kaolack, Nioro du Rip et Guinguinéo, auront pour mission de poursuivre les actions de sensibilisation au sein de leurs communautés et de contribuer au plaidoyer pour une gouvernance plus inclusive et plus performante de la digitalisation des données de santé.

Par Mouhamed Moustapha CAMARA

De l’ombre à la lumière: Macky Sall, Diomaye Faye et le pari de l’intérêt national

La politique est souvent le royaume des passions. La diplomatie, elle, est celui des intérêts. Lorsqu’un État choisit sa stratégie internationale, les ressentiments personnels et les rivalités partisanes doivent s’effacer devant une seule exigence: défendre le prestige et les intérêts supérieurs de la Nation.

Le soutien (éventuel) du Président Bassirou Diomaye Faye à la candidature de l’ancien Président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies marque un tournant majeur dans la diplomatie sénégalaise. Au-delà des clivages politiques, cette démarche traduit une volonté de placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des rivalités partisanes.

Ce choix envoie un message fort : la République est plus grande que les femmes et les hommes qui l’incarnent. Les divergences politiques, aussi profondes soient-elles, ne doivent jamais empêcher le Sénégal de défendre ses intérêts stratégiques lorsqu’une opportunité historique se présente.

Pendant des années, les relations entre les deux camps ont été marquées par une confrontation politique intense. Les blessures restent présentes dans les mémoires. Pourtant, l’histoire enseigne que les grandes nations savent dépasser leurs divisions lorsque leur crédibilité internationale est en jeu.

L’accession d’un Sénégalais à la tête de la plus importante organisation internationale constituerait un accomplissement qui dépasserait les appartenances politiques. Ce serait une victoire pour le Sénégal, une fierté pour l’Afrique et un signal fort en faveur d’une meilleure représentation du continent dans la gouvernance mondiale.

Cette évolution traduit également une nouvelle conception de l’exercice du pouvoir. Gouverner, ce n’est pas prolonger indéfiniment les affrontements électoraux. Gouverner, c’est savoir distinguer les intérêts permanents de l’État des intérêts passagers des partis.

Une interrogation demeure néanmoins. Qu’est-ce qui a changé pour rendre aujourd’hui possible ce qui semblait, hier encore, politiquement inconcevable ? Les réponses appartiennent sans doute aux acteurs de cette nouvelle séquence politique. Mais, une chose apparaît déjà : certains obstacles ont disparu, ouvrant la voie à des rapprochements que beaucoup jugeaient impossibles.

En politique, certains départs ferment des portes ; d’autres ouvrent des perspectives inédites. Les recompositions sont parfois silencieuses, mais leurs conséquences peuvent être profondes. Elles redessinent les équilibres, modifient les rapports de force et créent les conditions de nouvelles ambitions nationales.

Si cette dynamique se confirme dans la durée, elle pourrait marquer l’entrée du Sénégal dans une nouvelle ère diplomatique : celle d’un État capable de mobiliser toutes ses compétences et toutes ses expériences au service de son rayonnement international, indépendamment des appartenances politiques.

Au fond, ce ne serait ni une victoire de Macky Sall, ni une victoire de Bassirou Diomaye Faye.

Ce serait, avant tout, une victoire du Sénégal.

Babou Biram Faye (BBF)

 

𝗥é𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗮𝘂 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹: 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀𝗲 𝘂𝗿𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲, 𝗮𝘂 𝗺𝗮𝘂𝘃𝗮𝗶𝘀 𝗺𝗼𝗺𝗲𝗻𝘁 – (Par Jean Aimé, Juriste et …)

𝘈𝘯𝘢𝘭𝘺𝘴𝘦 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘦𝘵 é𝘤𝘰𝘯𝘰𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦

𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲𝘀 𝘃é𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲𝘀 𝗹𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗲𝗻𝘀𝗲𝗿𝗼𝗻𝘁 𝗲𝗻𝗳𝗶𝗻 𝗮𝘂𝘅 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲𝘀, 𝗹𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 𝘀‘é𝘃𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝗿𝗮.

Le Sénégal traverse l’une des crises économiques les plus graves de son histoire récente, et pourtant, l’énergie politique du sommet de l’État est mobilisée par un bras de fer institutionnel autour d’une révision constitutionnelle. Si l’intelligence et les ressources déployées paour retoucher la loi fondamentale au gré des intérêts circonstanciels étaient investies dans le traitement des urgences sociales et économiques, le peuple sénégalais s’en porterait infiniment mieux.

𝗗𝗲𝘀 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗻𝗲 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗹𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲

La Constitution des États-Unis, ratifiée en 1788, soit il y a plus de 𝟮𝟯𝟳 𝗮𝗻𝘀, continue de structurer l’une des plus grandes démocraties du monde sans que les nouvelles générations n’aient de mal à s’y retrouver. Le Royaume-Uni, quant à lui, fonctionne sans Constitution écrite unifiée, s’appuyant sur des 𝗽𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝘁𝘂𝗺𝗶è𝗿𝗲𝘀 acceptées par tous — sans que cela ne pose le moindre problème de stabilité.

Le drame de nos Constitutions africaines, et sénégalaises en particulier, c’est qu’elles servent des destins personnels et claniques bien plus que l’intérêt général. Elles sont taillées sur mesure pour répondre à des enjeux conjoncturels, non pour bâtir un pacte républicain durable. Voilà pourquoi, depuis des décennies, à 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗿é𝗴𝗶𝗺𝗲 𝘀𝗮 𝗖𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝘁𝗶𝗼𝗻. Et rien n’indique que cette dérive s’arrêtera bientôt.

Les véritables réformes durables et pertinentes, celles qui servent réellement le peuple et l’intérêt général, sont celles qui émanent de 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘀𝘂𝘀 𝗳𝗼𝗿𝘁𝘀, patiemment construits — pas celles imposées par une majorité mécanique ou arrachées à un partenaire politique fragilisé.

𝗟𝗲 𝘃é𝗿𝗶𝘁𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗯𝗹è𝗺𝗲 𝗱𝘂 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹 : 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱é𝗰𝗼𝗻𝗻𝗲𝗰𝘁é𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝘂𝗿𝗴𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀

Le véritable problème sénégalais, c’est le déficit d’hommes politiques humbles, consciencieux, capables de saisir à bras-le-corps les enjeux structurels du développement.

Est-il vraiment opportun d’organiser aujourd’hui un test grandeur nature de popularité entre Ousmane Sonko et le Président Bassirou Diomaye Faye, en affectant nos maigres ressources publiques à un référendum, alors même que :

Le taux de chômage élargi a atteint 𝟮𝟯,𝟯 % 𝗮𝘂 𝗾𝘂𝗮𝘁𝗿𝗶è𝗺𝗲 𝘁𝗿𝗶𝗺𝗲𝘀𝘁𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱, son plus haut niveau depuis 2022, en hausse de 3,3 points sur un an ;

Le chômage des jeunes atteint 𝟮𝟳,𝟰 %, et grimpe à 𝟮𝟵,𝟮 % 𝗲𝗻 𝗺𝗶𝗹𝗶𝗲𝘂 𝗿𝘂𝗿𝗮𝗹 ;

Les petits commerces s’effondrent, la consommation des ménages recule, et la cherté de la vie étrangle les foyers modestes.

𝗟𝗲 𝘃𝗲𝗿𝘁𝗶𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝘁𝘁𝗲 : 𝗱𝗲𝘂𝘅 (𝟬𝟮) 𝗮𝗻𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗼𝗻𝘁 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝗯𝗮𝘀𝗰𝘂𝗹𝗲𝗿 𝗱𝗼𝘂𝘇𝗲 (𝟭𝟮) 𝗮𝗻𝘀 𝗱’𝗲𝗳𝗳𝗼𝗿𝘁𝘀

Il est nécessaire de rappeler des chiffres que beaucoup préfèrent ignorer. Depuis 2024, le Sénégal a été plongé dans une 𝗶𝗺𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗯𝘂𝗱𝗴é𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 :

Selon le rapport Mazars, commandité par le gouvernement lui-même et livré en juin 2025, le 𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼 𝗱𝗲𝘁𝘁𝗲/𝗣𝗜𝗕 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝘁 é𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶 à 𝟭𝟯𝟮 % 𝗳𝗶𝗻 𝗱é𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟰 — un niveau jamais atteint dans l’histoire du pays ;

A cause de cette histoire de dette « cachée » d’environ 7 milliards de dollars (près de 4 250 milliards FCFA) accumulée entre 2019 et 2024, on a assisté à la 𝘀𝘂𝘀𝗽𝗲𝗻𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗮𝗺𝗺𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹𝗲 𝗙𝗠𝗜 𝗱𝗲 𝟭,𝟴 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱 𝗱𝗲 𝗱𝗼𝗹𝗹𝗮𝗿𝘀 ;

En 𝟮𝟬𝟮𝟲, 𝗹𝗲 𝗦é𝗻é𝗴𝗮𝗹 𝗱𝗲𝘃𝗿𝗮 𝗿𝗲𝗺𝗯𝗼𝘂𝗿𝘀𝗲𝗿 𝟭 𝟭𝟵𝟬 𝗺𝗶𝗹𝗹𝗶𝗮𝗿𝗱𝘀 𝗙𝗖𝗙𝗔 𝗮𝘂 𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲𝘁𝘁𝗲, avec un déficit budgétaire projeté à 5,37 % du PIB, soit 1 245 milliards FCFA.

En clair : 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 (𝟬𝟮) 𝗮𝗻𝗻é𝗲𝘀 𝗿é𝗰𝗲𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱’𝗲𝗻𝗱𝗲𝘁𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝘂 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗿é𝗴𝗶𝗺𝗲 𝗱é𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁, 𝗲𝗻 𝘃𝗼𝗹𝘂𝗺𝗲, 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗹’𝗘𝘁𝗮𝘁 𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗮𝗰𝘁é 𝗲𝗻 𝗱𝗼𝘂𝘇𝗲 (𝟭𝟮) 𝗮𝗻𝘀 — avec, à l’époque, au moins des réalisations palpables (infrastructures, autoroutes, TER, BRT, universités, hôpitaux) mises en face.

Aujourd’hui, à quels investissements structurants adosser cette envolée de la dette ? Aux multiples « plans alpha et oméga » d’un leadership qui affiche chaque jour davantage sa carence de génie bâtisseur ?

𝗦𝗶𝘁𝘂𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗼𝗻𝘀𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁é𝘀, 𝗮𝗱𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗼𝗿𝗶𝘁é𝘀

À l’heure où ces lignes sont écrites, plus de 𝟮 𝟳𝟬𝟬 𝗺𝗶𝗴𝗿𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗼𝗻𝘁 é𝘁é 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗰𝗲𝗽𝘁é𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗼𝘂𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗹𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀𝘁𝗶𝗻𝗲𝘀 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗾𝘂’𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟱, avec 𝟰𝟰 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗱é𝗽𝗮𝗿𝘁 𝗱é𝗷𝗼𝘂é𝗲𝘀. Une ONG estime à 𝗽𝗿è𝘀 𝗱𝗲 𝟭𝟬 𝟬𝟬𝟬 𝗹𝗲 𝗻𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗿𝘁𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝘂𝘀 𝗲𝗻 𝗺𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟯 𝗲𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟱 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗿𝗼𝘂𝘁𝗲 𝗮𝘁𝗹𝗮𝗻𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.

Rien qu’en avril et mai 2026, plusieurs centaines de candidats à l’exil ont été secourus au large de Dakar et de Saint-Louis.

Mais c’est là le cadet des soucis d’une classe dirigeante dont le viseur reste politique, et qui continue d’instrumentaliser une jeunesse utilisée comme chair à canon électorale, faute de perspectives économiques crédibles.

𝗙𝗶𝗹𝗲𝘁𝘀 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘂𝘅 : 𝗹𝗲 𝗱é𝘀𝗮𝘀𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗶𝗲𝘂𝘅

Et que dire des filets sociaux ? Le Programme National de Bourses de Sécurité Familiale (PNBSF) et la Couverture Maladie Universelle (CMU) — piliers de la protection des ménages les plus vulnérables — ont été fragilisés.

Pour 2026, seuls 35 milliards FCFA sont prévus pour les bourses familiales et 32,2 milliards pour la CMU — 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲𝘀 𝗲𝗻-𝗱𝗲çà 𝗱𝗲𝘀 𝗯𝗲𝘀𝗼𝗶𝗻𝘀 𝗿é𝗲𝗹𝘀, 𝗮𝗹𝗼𝗿𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝘂𝘃𝗿𝗲𝘁é 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗹𝗮𝘀𝘀𝗲 𝗺𝗼𝘆𝗲𝗻𝗻𝗲 𝘀’𝗮𝗽𝗽𝗮𝘂𝘃𝗿𝗶𝘁.

Le gouvernement Sonko a laissé ces dispositifs s’affaisser. Heureusement, le Président Diomaye Faye semble aujourd’hui prendre ses responsabilités et remettre la protection sociale au cœur de l’agenda.

𝗟𝗲 𝗽𝗿𝗮𝗴𝗺𝗮𝘁𝗶𝘀𝗺𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗹𝗼𝗴𝗮𝗻𝘀

La politique est une noble activité — à condition qu’au-delà des ambitions individuelles, elle serve la communauté et allège la souffrance du voisin., par le pragmatisme, non par des discours qui s’effondrent dès qu’ils sont mis à l’épreuve des faits.

Le Sénégal n’a pas besoin d’une énième Constitution taillée pour un rapport de force interne au sommet de l’exécutif. Il a besoin d’emplois, de pouvoir d’achat, de sécurité alimentaire, d’un remboursement soutenable de sa dette, et d’un projet de nation partagé.

𝗟𝗲 𝗽𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲 𝗻’𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗮 𝗽𝗹𝘂𝘀.

Jean Aimé

Juriste et professionnel de la conformité certifiée

Coordonnateur de NOVIES

30 ans d’engagement au service du Sénégal

Cette année marque le trentième anniversaire de mon arrivée au Sénégal. Trois décennies de travail, de réflexion, d’apprentissage et d’engagement au service du développement, des études et des réalisations pour les collectivités et les territoires.

Le temps passe, mais les convictions demeurent : construire, transmettre et servir avec passion.

Que ce 30ᵉ anniversaire soit l’occasion de remercier tous ceux qui ont accompagné ce parcours et de renouveler l’engagement pour un Sénégal toujours plus fort, plus uni et tourné vers l’avenir.

30 ans d’histoire. 30 ans d’engagement. Et l’avenir reste à bâtir.

A Kaolack, les anciens détenus politiques appelés à s’unir pour soutenir Bassirou Diomaye Faye

Les anciens détenus politiques des événements survenus entre mars 2021 et 2024 sont appelés à se regrouper au sein d’une structure nationale de soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

L’initiative est portée par Pape Simaha, qui se présente comme ancien détenu politique dans le cadre de l’affaire dite « Adji Sarr – Sweet Beauty » et coordonnateur national du Collectif des Anciens Détenus Politiques engagés pour le soutien au chef de l’État.

Dans une déclaration rendue publique vendredi à Kaolack, il affirme répondre à l’appel du président de la République et invite l’ensemble des anciens détenus politiques concernés par les événements de mars 2021 à 2024 à rejoindre cette organisation.

«Paix, démocratie et développement» 

Selon le coordonnateur national, ce collectif entend contribuer au renforcement de la paix, de la démocratie et du développement du Sénégal, dans un esprit de responsabilité, de patriotisme, de solidarité et d’unité nationale.

Pape Simaha estime que les anciens détenus politiques ont un rôle à jouer dans la consolidation des acquis démocratiques et dans l’accompagnement des politiques publiques engagées par les nouvelles autorités.

Un groupe WhatsApp pour la coordination 

Afin de structurer les échanges et de faciliter la coordination entre les membres, un groupe WhatsApp a été mis en place. Les anciens détenus politiques désireux d’intégrer le collectif sont invités à prendre contact avec les responsables de l’organisation à travers les numéros de téléphone communiqués dans la déclaration.

À travers cette initiative, les promoteurs du collectif affichent leur volonté de fédérer les anciens détenus politiques autour d’un engagement commun en faveur de la stabilité institutionnelle, de la cohésion nationale et de l’intérêt supérieur de la Nation.

Mouhamed Moustapha CAMARA

 

Importations de sucre: L’intersyndicale de la CSS alerte et rejette la délivrance massive de DIPAS

Saint-Louis – Réunie en cadre unitaire élargi, l’intersyndicale de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) a tenu un point de presse ce vendredi à Richard-Toll. Les 11 organisations syndicales exigent du ministère du Commerce et de l’Industrie le strict respect d’un quota d’importation de 60.000 tonnes de sucre pour la période d’intercampagne 2026, afin d’éviter une nouvelle mévente et de préserver l’emploi.

Des stocks jugés suffisants pour les fêtes 

Au terme d’une tournée d’inspection des stocks et d’une réunion d’analyse du marché, les syndicats se veulent rassurants. «Nous tenons à rassurer le consommateur sénégalais, à l’aube des grandes fêtes religieuses telles que le Magal, le Gamou et l’Assomption, sur la disponibilité du sucre », a déclaré le porte-parole de l’intersyndicale.

Chiffres à l’appui : lors d’un point effectué en juin 2026 en présence du directeur du Commerce intérieur, 70.000 tonnes de sucre avaient été recensées dans les magasins de Richard-Toll et de Dakar. À ce jour, le stock disponible est estimé à près de 50.000 tonnes, conformément aux prévisions de cadencement partagées avec le ministère.

La CSS a par ailleurs produit plus de 140.000 tonnes au titre de la campagne 2025/2026, un résultat attribué à la modernisation de l’outil industriel et aux investissements agricoles.

Le traumatisme de la campagne 2025 

L’objet principal du point de presse porte sur la période d’intercampagne. Selon les estimations de la DCI régionale communiquées en juin, le déficit à couvrir entre septembre et novembre 2026 est de 60.000 tonnes.

Les syndicats appellent donc les autorités à ne pas dépasser ce tonnage. Ils invoquent l’expérience de 2025. Cette année-là, une ouverture précoce des marchés dès juillet avait entraîné une mévente qui s’est prolongée jusqu’en février 2026.

«Si l’on considère une consommation nationale d’environ 20.000 tonnes par mois et un démarrage de campagne en novembre, les importations de l’année dernière auraient dû tourner autour de 160.000 tonnes, contre les 60.000 tonnes nécessaires», a expliqué l’intersyndicale.

Conséquence directe : la CSS a démarré la nouvelle campagne avec des stocks pleins et une dette bancaire de 75 milliards FCFA au 31 décembre 2025, selon les données citées.

Impact social et revendications 

Au-delà des aspects financiers, les syndicats mettent en avant l’impact sur l’emploi. La CSS emploie plus de 7.500 travailleurs, dont une majorité de saisonniers et 99% de Sénégalais, avec un âge moyen de 45 ans.

« Une partie des saisonniers qui devaient démarrer en décembre n’a repris qu’en février. L’autre partie n’a repris qu’à la toute fin de la campagne », a précisé l’intersyndicale. « Un travailleur qui ne travaille pas est un père ou une mère de famille confronté au chômage. Dans le contexte actuel, cette situation expose de nombreuses familles à la précarité ».

En conclusion, les 11 organisations – UNSAS, CNTS, CSA, UDTS, CNTS/FC, CDSL, UTS, SDIASS, OLT, SLT, FGTS/B – ont lancé « une alerte constructive mais avec forte insistance». «À l’unisson, nous disons NON aux DIPAS abusivement distribuées. Nous nous mobilisons pour la préservation de nos emplois et de l’outil de travail», ont-elles conclu.

B. Diaw (avec En Relief) 

Navétanes à Kolda: la zone 2 reçoit plus de 5 millions FCfa d’équipement sportifs des mains de Mamadou alpha Diamanka

Kolda – La Zone 2 de Kolda a reçu un important lot d’équipements sportifs des mains de son parrain, Mamadou Alpha Diamanka. La cérémonie de remise s’est tenue en présence d’une forte délégation de responsables de PASTEF.

D’une valeur estimée à plus de 5 millions de FCFA, la dotation est composée de jeux de maillots, de ballons de football, de trophées et de médailles. Elle bénéficiera aux quatre équipes finalistes du championnat national populaire, édition 2025.

En catégorie seniors, la finale opposera l’ASC Bouna à Zourbé Casa. En cadets, l’ASC Bouna croisera le fer avec l’Entente de Bouna.

« Le seul vainqueur sera la jeunesse » 

Prenant la parole, le parrain Mamadou Alpha Diamanka a adressé un message aux jeunes sportifs.

« Quand la zone 2 m’a demandé de parrainer cette finale, j’ai accepté et j’ai dit que je m’engage. À cette occasion, j’invite les jeunes à faire preuve de fair-play.

Il y aura certes un vainqueur et un perdant. Mais le seul vainqueur demeurera la jeunesse. C’est l’appel que je lance à toutes les équipes finalistes », a-t-il déclaré.

Un geste salué par PASTEF 

Le député Yoba Baldé, coordonnateur communal de PASTEF à Kolda, a salué ce geste.

« Aujourd’hui, c’est un jour de remerciements. Des remerciements à l’endroit de la Zone 2 de Kolda qui a accepté de choisir le responsable politique de PASTEF, Alpha Diamanka, comme parrain. C’est une première à Kolda qu’un leader politique de PASTEF parraine une zone », a-t-il déclaré.

Le président de la Zone 2 de Kolda, Daouda Diamanka, s’est réjoui de ce soutien. Les dirigeants des quatre équipes finalistes et leurs supporters ont également apprécié à sa juste valeur l’accompagnement du parrain.

Abdoulaye WANDIANGA, correspondant à Kolda

11ᵉ édition du Gamou Khadrya de Nioro du Rip: Des milliers de fidèles à Diamaguène sous la présidence du khalife Chérif Cheybani Aïdara

La communauté khadrya de Nioro du Rip, dans la région de Kaolack, a célébré ce samedi la 11ᵉ édition du Gamou annuel khadrya au quartier Diamaguène. Placée sous l’égide du Khalife général des khadres et organisée par Cheikh Ndiogou Bakhayokho, cette manifestation religieuse a rassemblé des milliers de fidèles, disciples et invités venus de plusieurs localités du Sénégal.

Inscrit dans la tradition des grands rassemblements religieux du pays, ce rendez-vous spirituel a été marqué par des séances de récitation du Saint Coran, des prières, des chants religieux et des moments de partage fraternel. L’événement a également constitué un cadre privilégié de recueillement, de transmission des valeurs islamiques et de renforcement des liens entre les fidèles.

Une forte mobilisation autour du Khalife

La cérémonie a été présidée par le Khalife Chérif Cheybani Aïdara, en présence de dignitaires religieux, de notables et de nombreuses délégations venues de différentes régions du Sénégal. Une mobilisation exceptionnelle qui témoigne, selon plusieurs participants, du rayonnement spirituel du guide religieux au-delà des frontières nationales.

Dans son allocution, le Khalife Chérif Cheybani Aïdara a salué la forte mobilisation de la communauté musulmane de Nioro du Rip. Il a rappelé l’importance de la cohésion sociale, de la solidarité et de la transmission des valeurs islamiques dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations.

Le guide religieux a également insisté sur l’attachement des fidèles à leur foi et aux enseignements de la tariqa khadrya, appelant les musulmans à renforcer davantage les valeurs de fraternité, d’entraide et de solidarité.

Vers la construction d’une grande mosquée 

Au cours de cette rencontre, les participants ont évoqué le projet de construction d’une mosquée, considérée comme une infrastructure essentielle pour répondre aux besoins croissants des fidèles, notamment lors des prières du vendredi et des grandes célébrations religieuses. Pour de nombreux observateurs, cet édifice pourrait devenir un important pôle de rayonnement islamique, culturel et éducatif dans la zone de Sokone.

Clôture dans la ferveur 

La journée s’est achevée par une grande séance de prières dirigée par le Khalife, dans une atmosphère empreinte de ferveur et d’émotion. Une fois de plus, le Gamou annuel khadrya de Diamaguène a confirmé son statut de rendez-vous religieux majeur, marqué par une forte mobilisation populaire et un profond attachement aux valeurs spirituelles et communautaires.

Mouhamed Moustapha CAMARA, correspondant à Kaolack

 

Du Ping-Pong au Bang-Bang: Haut les mains, donne-moi ton fauteuil !

Le vendredi 22 mai 2026, lorsque le PM a fini son face-à-face avec les députés à l’Assemblée nationale, j’ai écrit une tribune intitulée : « Jusqu’à quand ce jeu de ping-pong politique au sommet ? » Le même jour, le PR l’a démis de ses fonctions. J’ai finalement rangé mon texte dans les tiroirs. Le dimanche 24 mai, El Malick Ndiaye démissionne de la tête de  l’institution parlementaire, et annonce la réintégration et l’installation de l’ancien PM au perchoir, pour le mardi 26 mai autour d’une mise en scène qui a choqué maints compatriotes. La dénonciation fut unanime. On a crié au coup d’État parlementaire. Madiambal a même annoncé un putsch contre Diomaye une fois Sonko installé au perchoir. Le pays suspend son souffle. Les regards se tournent vers le président. D’aucuns pensent qu’il est complice de Sonko, au même titre que El Malick. D’autres appellent la population à protester devant l’Assemblée. Le Conseil constitutionnel saisi se déclare incompétent. On évoque la Cour suprême…

Je songe à ma tribune : « Le PR et le PM se regardent en chien de faïence, sans oser se séparer, dans un jeu de ping-pong politique indécent et ridicule, que d’aucuns qualifient de théâtre. Leurs partisans se fusillent. La République est trainée dans la boue. Le respect déserte les cœurs. La qualité de vie et la sécurité se détériorent. Partout règne la galère. Les étudiants réclament leur bourse. Les FDS chargent. Un étudiant est tué. Les agriculteurs jettent leurs récoltes dans les rues, faute d’acheteurs. Les éleveurs et les pêcheurs désenchantent. Les jeunes reprennent les pirogues, préférant mourir en mer plutôt que vivre au Sénégal. Pendant ce temps, le jeu de ping-pong se poursuit entre le palais et la primature. Le PR cherche à l’emporter sur son PM exalté par son rêve présidentiel. Et le maquillage, le saupoudrage et le bavardage battent leur plein dans la musique des ventres creux. Les têtes vides occupent l’espace public, comme dans un monde à l’envers. On blablate. On bêle. On brait. Car le mot d’ordre est connu : « Na riir ! » (Faites du bruit !) Personne pour tempérer, personne pour rassurer. Car l’objectif est simple : ruser, mentir, humilier…

« Emporté par le feuilleton de misère, le peuple commente, rit, s’esclaffe, s’envoie des tapes au dos, à qui mieux mieux. Hélas, à force de suivre le mouvement de la balle et la musique du jeu, il se retrouve dans un état semi-hypnotique, ivre de laideur et de puanteur : Ping-pongs : hier le PR a parlé, aujourd’hui le PM l’a contredit. Ping-pong : hier le PR est allé au sud, aujourd’hui le PM va au nord. Ping-pong : hier Azoura est emprisonné pour avoir insulté le PR, aujourd’hui le PM l’honore d’une visite. Ping-pong : hier, c’était le sargal à Mbour, aujourd’hui Dakar randonne. Ping-pong : hier le PR a dialogué au palais, aujourd’hui le PM dialogue à l’assemblée. Ping-pong : hier, c’était Adji Sarr, aujourd’hui c’est Ndiaga Seck… »

Me prend alors l’envie de fermer les yeux, de me boucher les oreilles, d’oublier. Mais le jeu, hélas, se poursuit dans ma tête : Ping-Pongs : hier, c’était le complot, aujourd’hui c’est la trahison. Ping-Pong : hier c’était la dette cachée, aujourd’hui c’est la dette odieuse. Ping-Pong : hier c’était les fonds politiques illicites, aujourd’hui c’est les fonds licites. Ping-pong : hier c’était des menaces contre quiconque ose parler de caisse noire primatoriale, aujourd’hui c’est la reconnaissance de la même caisse par celui-là même qui l’avait nié. Ping-Pong : hier Sonko a fusillé Wade, aujourd’hui Diomaye chante ses louanges…

Ping-Pong : la balle danse. Le peuple, en effervescence, jacasse. Cheikh Yerim Seck affirme que le combat verra la chute mortelle d’un protagoniste. Déjà des têtes tombent, de part et d’autre. Déjà les mains frôlent les crosses des revolvers. On prédit le bang-bang, comme dans un western. On prédit un big bang. On prédit le déluge de Noé, le châtiment de Sodome. Ping : le PR annonce une révision constitutionnelle. Pong : le PM « super fort », devenu PAN, et qui aime s’écouter parler, se balancer et se sentir fort, plus fort que le PR, plus fort que le peuple, convoque « son assemblée », « ses députés »…

Ah, Sonko et le fauteuil ! Sonko et les fauteuils ! Ah, le Pastef et le pouvoir ! Hier la ville de Dakar, aujourd’hui le parlement. Et demain ??? À qui le tour, demain, d’être braqué, spolié, débarqué ??? Ah, les pseudo-démocrates ! Ah, les arnaqueurs ! Les parle-menteurs ! Les parle-tricheurs !

En vérité, on parle trop dans ce pays. Beaucoup trop. Des paroles mal habillées, mal parées, parfois toutes nues, parfois toutes crues. On crie. On vocifère. On s’insulte. On dit. On se contredit. On se dédit. Bavardage, encore, beaucoup, toujours. Et les insulteurs prolifèrent, prolifèrent les gladiateurs du verbe. Et notre prolixité malsaine nous environne d’une clameur mortelle. Infernale. Elle pourrait se comprendre si nous nous trouvions dans une cour de récréation après labeur ou bien au sommet d’une tour qu’on a fini de construire. Seulement, nous nous trouvons au fond de la fosse. Dans un trou de Babel menacé d’effondrement.

Malheur, quand le sommet affectionne les ruelles obscures et les culs-de-sac ! Malheur, quand le père affectionne les chapardages interdits à ses enfants ! Quand le guide s’improvise braqueur ! Quand le masque du saint couvre le visage du filou ! Ah, quelle destinée tragique pour mon peuple dont la marche vers le progrès s’est transformée en un douloureux calvaire ! Un clopinement. Un piétinement. Espoir trahi, élan ralenti, ardeur émoussée. La colère citoyenne gronde, les lacrymogènes tonnent, la cécité et l’arrogance détonnent, la honte obscurcit les fronts altiers et fige les langues sages. Hélas, le miracle démocratique du 23 juin 2011 s’est avéré impossible ce 29 juin 2026. Hélas, les FDS ont violenté les manifestants et procédé à des arrestations. Puis, faisant irruption dans l’hémicycle, ils ont empoigné et expulsé le député Abdou Mbow pris à partie par des collègues de sexe opposé certainement instrumentalisés par la majorité hautaine et rancunière. L’insoumis a su éviter le piège de la femme battue. Puis encore, dans les couloirs de l’Assemblée nationale, des militants zélés ont abreuvé d’insultes l’opposition boycotteuse…

« Pourquoi Diomaye a-t-il laissé faire ? » La question a fait le tour de la ville, à juste titre. Aujourd’hui, il faut le dire, le pays ne marche plus, il rampe, deux épines plantées dans les pieds ! Une troisième épine dans le cœur. Un pistolet sur la tempe. À quand la fin des dérives ?

Dakar, 1er juillet 2026

Abdou Khadre Gaye

Écrivain

Président de l’EMAD

 

 

 

 

Awalé et le Nouveau parti du Président Diomaye Faye: Entre Fidélité • loyauté • confiance renouvelée

Notre engagement politique a toujours été guidé par une seule boussole : servir le Sénégal et accompagner les réformes porteuses d’espoir pour nos concitoyens.

Aujourd’hui, à la suite de la décision souveraine du Congrès extraordinaire du Parti AWALÉ, nous réaffirmons notre entière disponibilité à intégrer le prochain grand parti qui sera piloté par Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité de notre engagement en faveur d’une majorité présidentielle forte, cohérente et capable de relever les défis de la transformation économique, sociale et institutionnelle de notre pays. Elle traduit notre conviction que l’unité des forces politiques engagées autour du projet présidentiel constitue un levier essentiel pour accélérer les réformes, renforcer la souveraineté nationale, consolider la justice sociale et promouvoir un développement inclusif au bénéfice de tous les Sénégalais.

Pour nous, la fidélité à des valeurs et à une vision commune est plus importante que l’attachement à une structure politique. Un parti est un instrument au service d’un idéal ; c’est cet idéal de progrès, de responsabilité et de patriotisme qui continue de guider notre action.

Avec confiance, discipline et esprit de rassemblement, nous sommes prêts à prendre toute notre place dans cette nouvelle étape de l’histoire politique de notre pays, afin de contribuer, aux côtés du Président de la République et du ministre de l’énergie et du pétrole Elhadj Abdourahmane DIOUF, à la construction d’un Sénégal souverain, prospère et uni.

Souleymane SAGNE

Délégué Communal AWALÉ MALIKA

Chargé de communication AWALÉ KEUR MASSAR

Pro ASS

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