lundi, septembre 7, 2026
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Société: Podor Nouvelle Vision confirme son rôle d’acteur du développement communautaire

Le mouvement Podor Nouvelle Vision (PNV), dirigé par Mamoudou S. Sall, poursuit son engagement citoyen à travers deux initiatives majeures prévues le samedi 8 août 2026.

Entre une action humanitaire en faveur des détenus de la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Podor, le parrainage de la grande finale de la Coupe zonale de Donaye et le soutien aux A.S.C des trois zones de la commune de Guede-Village, le mouvement entend promouvoir les valeurs de solidarité, de cohésion sociale et de développement humain.

La journée débutera par une importante opération de solidarité à la Maison d’arrêt et de correction de Podor, organisée sous le thème : « Agir ensemble pour l’espoir, la dignité et la réinsertion ». À travers cette initiative, Podor Nouvelle Vision souhaite apporter un soutien concret aux pensionnaires de l’établissement pénitentiaire tout en sensibilisant l’opinion publique aux enjeux de la réinsertion sociale des personnes privées de liberté.

Selon le président du mouvement, cette action vise à rappeler que les détenus demeurent des citoyens à part entière, qui méritent respect, accompagnement et espoir en vue de leur réinsertion dans la société. La cérémonie réunira notamment les autorités administratives et locales autour d’un message de solidarité, de dignité et d’inclusion.

Fidèle à sa vocation sociale, Podor Nouvelle Vision multiplie, depuis sa création, les initiatives dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la jeunesse et du développement communautaire, consolidant ainsi son ancrage auprès des populations du département.

Dans le même élan, le stade de Donaye accueillera la grande finale de la Coupe zonale de Donaye, qui opposera l’ASC Yellitaare à l’ASC Pellital Ibou Sy. Organisée sous l’égide de l’ORCAV de Saint-Louis, de l’ODCAV de Podor et de la Zone de Donaye, cette affiche s’annonce comme l’un des temps forts du calendrier sportif départemental.

L’événement est placé sous le parrainage de Moussa Sall, coordonnateur de Podor Nouvelle Vision, qui réaffirme, à cette occasion, son engagement en faveur de la jeunesse et de la promotion du sport comme vecteur d’éducation, de cohésion sociale et de paix.

Les organisateurs attendent une forte mobilisation des supporters ainsi que des populations de Donaye et des localités environnantes pour vivre une journée placée sous le signe du fair-play, de la convivialité et de la fraternité. Sous le slogan « Un stade, deux équipes, tout un peuple ! », ils lancent un appel à une participation massive afin de faire de cette finale une véritable célébration de l’unité et du vivre-ensemble.

À travers ces deux initiatives, Podor Nouvelle Vision confirme sa volonté de faire de la solidarité et du sport des leviers essentiels du développement local, en plaçant l’humain, la jeunesse et la citoyenneté au cœur de son action.

Mouhamed Moustapha Camara, Correspondant à Kaolack

Médina Baye Kabatoki: Cheikh Baba Diallo appelle à une jeunesse enracinée dans les valeurs religieuses pour bâtir un Sénégal de paix

Le guide religieux Cheikh Baba Diallo a réaffirmé son engagement en faveur de la formation spirituelle et morale de la jeunesse, estimant que l’avenir du Sénégal repose sur une génération profondément attachée aux valeurs de l’islam, du civisme et de la responsabilité.

Lors d’une rencontre avec des fidèles, le chef religieux a exhorté les jeunes à faire de la spiritualité un véritable mode de vie. Selon lui, le respect des enseignements du Saint Coran et de la Sunna du Prophète Mouhammad (PSL), l’obéissance aux parents, le respect des guides religieux ainsi que l’amour du travail constituent les fondements d’une société stable et prospère.

«La spiritualité est la clé de notre avenir », a-t-il déclaré, soulignant que le retour aux valeurs religieuses demeure la meilleure réponse aux défis auxquels la jeunesse est confrontée, notamment la violence, la délinquance, l’extrémisme et la perte des repères.

Cheikh Baba Diallo a également insisté sur le rôle déterminant de la jeunesse dans la construction d’un Sénégal plus fort et plus solidaire. À ses yeux, une jeunesse bien éduquée, croyante et disciplinée représente un puissant levier de développement économique, social et culturel.

Le guide religieux a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des Sénégalais pour préserver la paix, la cohésion nationale et le vivre-ensemble. Il a invité les citoyens à privilégier le dialogue, la tolérance, le pardon et la fraternité, quelles que soient leurs appartenances politiques, ethniques ou sociales.

Pour Cheikh Baba Diallo, la paix constitue la condition indispensable à tout développement durable. Il estime que les enseignements de l’islam offrent les repères nécessaires pour consolider l’unité nationale et renforcer les valeurs de solidarité entre les populations.

Clôturant son intervention par des prières, le guide religieux a imploré Allah de préserver le Sénégal de toute forme de division, de raffermir la foi des croyants et d’accorder au pays la stabilité, la prospérité et la bénédiction. Il a également formulé des prières pour une jeunesse exemplaire, consciente de ses responsabilités et pleinement engagée au service de sa religion, de sa communauté et de la Nation.

Mouhamed Moustapha Camara, Correspondant à Kaolack

Centre Hospitalier Régional de Kolda: Le scanner remis en service après plusieurs semaines de panne

Bonne nouvelle pour les usagers du centre hospitalier régional de Kolda. Le scanner de l’établissement est de nouveau opérationnel à compter de ce jeudi 31 juillet 2026, après plusieurs semaines de panne.

Dans un communiqué, la direction de l’hôpital informe « l’ensemble du personnel, des patients et des usagers que le scanner de l’hôpital est de nouveau opérationnel à compter de ce jour ».

Reprise des examens scanographiques

La remise en service intervient à la suite de « travaux de réparation consécutifs à la panne survenue il y a quelques semaines », précise le document signé par le directeur.

Avec cette réouverture, « les examens scanographiques reprennent ainsi selon les procédures habituelles de programmation et de prise en charge », indique le communiqué.

La direction du centre hospitalier régional de Kolda a profité de l’occasion pour « remercier les usagers et le personnel pour leur compréhension et leur patience durant cette période d’interruption ».Elle a également renouvelé son engagement à améliorer continuellement « la qualité et la continuité des soins au bénéfice de tous ».La remise en fonction du scanner devrait permettre de désengorger les évacuations vers d’autres régions et de faciliter le diagnostic des patients de la région de Kolda et des zones environnantes.

Abdoulaye WANDIANGA

Correspondant à Kolda

Merina Dakhar – Santé/ Makka Sarr: Le maire Mamour Syll pose la première pierre du futur poste de santé

Le village de Makka Sarr, dans la commune de Mérina Dakhar, va bientôt disposer d’un poste de santé moderne et bien équipé. Le maire de la commune, Mamour Syll, a procédé récemment à la pose de la première pierre du futur poste de santé de cette localité, en présence des autorités administratives, des élus locaux et des populations.

Rapprocher les soins des populations

L’édile a souligné que cette cérémonie marque une étape importante dans son engagement à rapprocher les services de santé des populations et à améliorer leurs conditions de vie. Selon Mamour Syll, « l’accès à des soins de qualité est un droit fondamental. Ce projet constitue une réponse concrète aux attentes des populations de Makka Sarr et des villages environnants ».

Le maire a également tenu à remercier les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers, les notables, les leaders communautaires, le personnel de santé ainsi que l’ensemble des populations venues massivement assister à la cérémonie.  «Votre confiance et votre accompagnement nous encouragent à poursuivre nos efforts pour développer notre commune », a-t-il déclaré.

Une commune plus solidaire et tournée vers l’avenir.

Et de poursuivre : « Ensemble, nous continuerons à bâtir une commune plus moderne, plus solidaire et tournée vers l’avenir, où chaque citoyen pourra bénéficier d’infrastructures de qualité ».

Le maire Mamour Syll a enfin réaffirmé sa détermination à faire de ce projet une réalité, au service des populations actuelles et des générations futures. Avec cette nouvelle infrastructure, la commune de Mérina Dakhar renforce son réseau sanitaire de proximité et confirme la santé comme l’une de ses priorités.

Oumar Ngatty Ba, Correspondant

Union pour un Sénégal Fort: Le mouvement se veut un « laboratoire d’idées » au service de la Vision Sénégal 2050

L’Union pour un Sénégal Fort (U.S.F.) a officiellement présenté sa vision, son organisation et ses ambitions ce jeudi 30 juillet 2026, à Kaolack. Le mouvement affiche son engagement à accompagner les politiques publiques impulsées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en revendiquant son autonomie organisationnelle et son identité propre.

Une implantation nationale et internationale

Selon son Coordonnateur national, Tamsir Thiam, professeur de mathématiques, ingénieur financier et consultant international en financement, l’U.S.F. se définit comme un mouvement politique et citoyen à vocation nationale et internationale. Il dit agir aux côtés du chef de l’État et de son parti, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains.

Le mouvement revendique aujourd’hui plus de 6 600 membres répartis dans les quatorze régions du Sénégal ainsi que dans plusieurs pays de la diaspora, notamment le Canada, la France, l’Italie, l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne, le Qatar, la Chine et la Gambie. Une implantation que ses responsables présentent comme le reflet d’une dynamique de croissance et d’une adhésion progressive à leur projet.

Mobilisation et propositions pour la Vision Sénégal 2050

Face à la presse, les responsables de l’U.S.F. ont indiqué vouloir jouer un rôle actif dans la mobilisation citoyenne. Il s’agit, selon eux, de soutenir les orientations présidentielles, d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques, de sensibiliser les populations aux grands enjeux nationaux et de participer à la promotion de la Vision Sénégal 2050. Le mouvement ambitionne également de contribuer à la consolidation des forces favorables aux réformes engagées par les autorités.

Ses dirigeants mettent en avant un capital humain composé de profils issus de plusieurs secteurs d’activité : universitaires, ingénieurs, juristes, experts en finance, consultants, enseignants, professionnels de santé, agriculteurs, artisans, commerçants, entrepreneurs et cadres. Cette diversité, selon eux, constitue un atout pour formuler des propositions et apporter une expertise multidisciplinaire au service du développement du pays.

Cinq valeurs fondatrices.

Au-delà de son positionnement politique, l’Union pour un Sénégal Fort ambitionne de devenir un cadre de réflexion et de propositions destiné à accompagner les pouvoirs publics dans les domaines de la gouvernance, des réformes institutionnelles et du développement économique et social.

Le mouvement fonde son action sur cinq valeurs essentielles : le patriotisme, le travail, la discipline, la justice et la solidarité. Des principes qui, selon ses responsables, doivent guider l’engagement citoyen en faveur d’un Sénégal souverain, juste, prospère et durable.

À travers cette présentation officielle, l’Union pour un Sénégal Fort marque son entrée dans le paysage politique et citoyen avec la volonté de fédérer les compétences et de contribuer, aux côtés des institutions de la République, à la concrétisation des objectifs de la Vision Sénégal 2050.

Mouhamed Moustapha Camara

Correspondant à Kaolack

 «Notre place aux côtés de Diomaye n’a jamais varié»- Le MDIS de Samba Ndiaye dissout dans la future formation du Président 

SOUTIEN POLITIQUE AU CHEF DE L’ÉTAT

Le Mouvement Démocratique pour le Développement Intégral du Sénégal (MDIS/Liggéey Sénégal Ci Jàmm) a décidé de fusionner avec le futur parti présidentiel de Bassirou Diomaye Faye. Réuni jeudi, le Comité d’Initiative (CI) de la formation politique a approuvé cette orientation à une écrasante majorité. Pour son président, l’ingénieur Samba Ndiaye, cette décision traduit la continuité d’un engagement politique de longue date auprès du chef de l’État et la volonté de contribuer au renforcement de la majorité présidentielle face aux défis du pays.

Le paysage politique sénégalais poursuit sa recomposition autour du futur parti présidentiel. Dernier mouvement en date : la décision du Mouvement Démocratique pour le Développement Intégral du Sénégal (MDIS/Liggéey Sénégal Ci Jàmm) de fondre ses structures dans la future formation politique du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye.

La résolution a été adoptée ce jeudi à l’issue d’une réunion du Comité d’Initiative (CI) du parti. Composé de Sénégalais résidant au Sénégal et dans la diaspora, le comité a approuvé cette orientation à une écrasante majorité, marquant une nouvelle étape dans le processus de rassemblement autour du chef de l’État.

Le Comité d’Initiative a également recommandé et encouragé son président, l’ingénieur Samba Ndiaye, à engager des discussions avec le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye afin de contribuer à l’organisation, à l’implantation et au rayonnement du futur parti présidentiel, tant sur le plan national qu’international

À l’origine de cette décision, l’ingénieur Samba Ndiaye, ancien Directeur général de la SIRN et des Grands Trains du Sénégal, revendique un compagnonnage politique ancien avec Bassirou Diomaye Faye. Ancien maire de Ndoffane, reconnu pour avoir profondément transformé sa commune à travers d’importantes réalisations structurantes, il rappelle avoir été un allié de la première heure de la coalition Diomaye Président, bien avant l’accession au pouvoir de l’actuel chef de l’État.

Pour le président du MDIS, le contexte national exige aujourd’hui un dépassement des intérêts partisans afin de consolider l’action du chef de l’État. « On n’acceptera pas que le pays soit affaibli par le populisme », déclare-t-il, estimant que les nombreux défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le Sénégal est confronté imposent un large rassemblement des forces attachées à la stabilité, au développement et à l’intérêt supérieur de la Nation.

Samba Ndiaye considère que le président Bassirou Diomaye Faye mérite un soutien sans réserve pour conduire les réformes engagées et bâtir un Sénégal plus juste, plus uni et plus prospère. Selon lui, la fusion du MDIS dans le futur parti présidentiel constitue un choix de responsabilité et une contribution concrète à la réussite du projet présidentiel.

Cette décision revêt également une portée particulière au regard du parcours récent de son initiateur. Nommé par décret du président de la République Président du Conseil d’administration de la SN-HLM, Samba Ndiaye n’a, jusqu’à présent, pas été installé dans ses fonctions. Selon son entourage, cette situation résulterait d’un veto opposé par l’ancien Premier ministre. Un épisode qui, loin d’entamer sa détermination, a renforcé son engagement politique aux côtés du chef de l’État.

En décidant de dissoudre son parti dans le futur parti présidentiel, Samba Ndiaye pose ainsi un acte politique fort. Plus qu’une simple alliance, il choisit d’inscrire définitivement le MDIS dans la dynamique présidentielle, convaincu que l’unité des forces réformatrices constitue l’une des conditions essentielles pour accompagner la vision de Bassirou Diomaye Faye et relever les grands défis du Sénégal.

Ce choix conforte également l’image d’un responsable politique qui, malgré les aléas de son parcours institutionnel, est resté fidèle à ses convictions et à son engagement auprès du président de la République. Une fidélité qu’il entend désormais traduire par une implication totale dans la construction de la future formation présidentielle.

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

 

ONU: Macky Sall défend sa vision d’une Organisation réformée et plus efficace

L’ancien président de la République du Sénégal, Macky Sall, a participé, ce jeudi 23 juillet au siège des Nations unies à New York, au grand débat public réunissant les candidats au poste de Secrétaire général de l’ONU. Cet exercice inédit a permis aux différents prétendants d’exposer leur vision devant les États membres et l’opinion internationale.

À cette occasion, Macky Sall a présenté son ambition pour une Organisation des Nations unies plus réformée, plus efficace et mieux adaptée aux défis du XXIe siècle. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la capacité de l’institution à remplir ses missions fondamentales, notamment en matière de paix et de sécurité, de promotion des droits de l’homme et de développement durable.

Dans un message publié à l’issue de son intervention, le candidat sénégalais a déclaré : « J’ai partagé ma vision et mon ambition pour une ONU réformée et plus efficace, capable de mieux prendre en charge ses missions principales: la paix et la sécurité, les droits de l’homme et le développement. »

Macky Sall a également mis en avant son parcours à la tête du Sénégal ainsi que son expérience des affaires africaines et internationales, estimant que ce capital politique et diplomatique constitue un atout pour conduire les réformes nécessaires au sein de l’Organisation.

«J’ai également indiqué comment mon expérience de vie publique nationale et d’interaction à l’échelle africaine et internationale pourrait aider à relever les défis majeurs de notre temps, si les États membres me font confiance », a-t-il ajouté.

Seul candidat africain en lice, Macky Sall poursuit ainsi sa campagne diplomatique pour convaincre les 193 États membres des Nations unies de lui accorder leur confiance afin de succéder à António Guterres à la tête de l’organisation.

A. L. NDIAYE

Les quatre paris politiques risqués du Président Diomaye- (Par Youssou Diallo)

En l’espace de quelques semaines, la vie politique sénégalaise a connu une accélération spectaculaire. Les certitudes d’hier ont laissé place à de nouvelles recompositions, les alliances se redessinent, les rapports de force évoluent et un nouvel équilibre institutionnel semble progressivement prendre forme.

Rarement, depuis l’alternance de 2000, la scène politique n’avait connu une telle succession d’événements majeurs en si peu de temps.

Le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature et la formation d’un gouvernement sans les ministres de Pastef ; son élection, dans un climat particulièrement tendu, à la présidence de l’Assemblée nationale ; l’annonce de la création prochaine d’un parti présidentiel par Bassirou Diomaye Faye ; la visite remarquée de l’ancien président Macky Sall, désormais candidat au poste de Secrétaire général des Nations unies, suivie du soutien officiel du gouvernement sénégalais à sa candidature ; enfin, la perspective de la dissolution de l’Assemblée nationale avant la fin de l’année et de l’organisation probable d’élections législatives anticipées, éventuellement couplées aux élections territoriales de mars 2027 : autant d’événements qui traduisent une profonde mutation du paysage politique national.

Au cœur de cette séquence se trouvent quatre acteurs majeurs : Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, Macky Sall et Karim Wade. Chacun poursuit désormais sa propre stratégie.

Dans cette contribution, nous nous intéresserons au Président Bassirou Diomaye Faye et aux quatre grands paris politiques qu’il semble avoir engagés. Des paris ambitieux, mais également porteurs de risques considérables.

Premier pari : convaincre que la rupture avec Sonko était inévitable

C’est probablement le défi politique le plus difficile auquel le Président Diomaye est confronté.

Dans l’imaginaire collectif, mais aussi à travers ses propres déclarations au lendemain de son élection, Bassirou Diomaye Faye apparaissait comme un président de transition. Beaucoup de Sénégalais avaient retenu cette phrase devenue célèbre : « Comme avant, je vais travailler à faire d’Ousmane Sonko le prochain Président de la République. »

L’idée semblait claire : un mandat pour Diomaye, puis la transmission du pouvoir au leader historique de Pastef.

Deux ans plus tard, le paysage est totalement différent.

Les divergences, longtemps contenues, ont progressivement éclaté au grand jour. Elles portent aussi bien sur la gouvernance, la conduite du « Projet », les rapports entre le Président et son Premier ministre, les politiques publiques, les relations avec les partenaires techniques et financiers que sur le fonctionnement même du pouvoir.

Alors qu’Ousmane Sonko choisissait régulièrement de médiatiser leurs désaccords, le Président Diomaye répondait essentiellement par des actes : reprise en main de la coalition Diomaye Président, remaniements ministériels, nomination d’Aminata Touré à la coordination politique, puis limogeage de son Premier ministre.

Mais une décision politique, aussi importante soit-elle, ne suffit jamais à convaincre l’opinion.

Le Président devra désormais construire un récit politique cohérent expliquant pourquoi celui qu’il présentait hier comme son successeur naturel est devenu aujourd’hui son principal adversaire politique.

Pourquoi Sonko n’est-il plus son candidat pour 2029 ?

Pourquoi avoir créé un nouveau parti alors qu’il incarnait la victoire de Pastef ?

Pourquoi cette rupture est-elle devenue, selon lui, nécessaire ?

Tant que ces questions ne recevront pas des réponses convaincantes, une partie importante de l’électorat continuera de percevoir le Président comme celui qui a rompu le pacte politique initial.

Dans une démocratie moderne, la communication politique est devenue un instrument de gouvernement. Sur ce terrain, le Président joue probablement son pari le plus décisif.

Deuxième pari : construire un véritable parti présidentiel

Créer un parti politique lorsqu’on est déjà Président de la République est une entreprise paradoxale.

Un parti naît normalement autour d’une idée, d’un projet collectif, d’une opposition ou d’une conquête du pouvoir.

Lorsqu’il est créé depuis le sommet de l’État, il attire souvent davantage les détenteurs d’intérêts que les militants de conviction.

L’histoire politique africaine regorge d’exemples où les partis présidentiels sont devenus des espaces de transhumance plutôt que de véritables organisations politiques.

Les premiers ralliements observés semblent confirmer cette tendance.

La majorité des nouveaux soutiens annoncés provient essentiellement d’anciens responsables de Benno Bokk Yaakaar, de l’APR ou de quelques démissionnaires de Pastef.

Or, les expériences passées montrent que les ralliements par opportunisme produisent rarement une véritable dynamique électorale.

Un parti ne se construit pas uniquement avec des élus ; il se construit surtout avec une base militante, une identité politique forte et une adhésion populaire.

C’est précisément ce défi qui attend aujourd’hui le Président Diomaye.

Troisième pari : vaincre le temps

Le calendrier politique constitue probablement l’adversaire le plus redoutable du chef de l’État.

Si les élections législatives et territoriales sont effectivement organisées avant la fin du premier trimestre 2027, il restera moins d’une année au futur parti présidentiel pour s’implanter sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora.

Créer des coordinations, installer des responsables, gérer les investitures, construire une offre politique crédible et mener campagne dans toutes les circonscriptions : un tel chantier demande généralement plusieurs années.

Même l’Alliance pour la République, pourtant qualifiée à l’époque de « parti miraculeux », avait mis près de quatre ans avant de conquérir le pouvoir.

Vouloir réussir ce que d’autres ont réalisé en plusieurs années en moins d’une année relève d’un pari particulièrement audacieux.

Quatrième pari : réussir les alliances

Depuis l’alternance de 2000, une constante s’impose dans la vie politique sénégalaise: aucune grande élection nationale n’a été remportée par un parti isolé.

Toutes les victoires majeures ont été celles de coalitions.

Le Front pour l’Alternance en 2000, Sopi, Benno Bokk Yaakaar, Yewwi Askan Wi ou encore Diomaye Président illustrent cette réalité électorale.

Aujourd’hui, la coalition Diomaye Président n’est plus ce qu’elle était.

Pastef, qui en constituait la principale force, suit désormais sa propre trajectoire politique.

Le Président devra donc reconstruire une nouvelle majorité.

Les premiers signaux semblent indiquer une ouverture vers plusieurs composantes de l’opposition.

Le dialogue engagé avec Karim Wade à Doha, les gestes de rapprochement observés envers Macky Sall ainsi que certaines évolutions perceptibles au sein du FDR nourrissent déjà de nombreuses spéculations.

La véritable question est désormais politique.

Assisterons-nous à une simple alliance électorale destinée à gagner les prochaines législatives ?

Ou sommes-nous en train d’assister à la naissance d’une nouvelle majorité politique appelée à gouverner jusqu’en 2029 ?

Les prochaines semaines permettront sans doute d’y voir plus clair.

Une séquence décisive

Le Président Bassirou Diomaye Faye a choisi de rompre avec son ancien partenaire politique pour ouvrir une nouvelle étape de son quinquennat.

Cette décision modifie profondément les équilibres politiques du pays.

Mais elle ouvre également une période d’incertitude.

Justifier la rupture, bâtir un nouveau parti, réussir son implantation en un temps record et construire une nouvelle majorité constituent quatre défis intimement liés.

Le succès de chacun conditionnera celui des autres.

L’histoire politique enseigne que les grandes ruptures produisent parfois de nouvelles majorités. Elle montre aussi que les paris les plus audacieux peuvent se révéler les plus périlleux.

Les prochains mois diront si le Président Diomaye aura réussi l’une des plus importantes recompositions politiques de l’histoire récente du Sénégal ou si, au contraire, cette stratégie marquera le début d’un nouvel épisode d’instabilité.

Dakar, le 22 juillet 2026

Youssou Diallo

Président du Club Sénégal Emergent

En prélude du grand Magal: la direction de la BIS reçue par le khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké

À quelques jours du Grand Magal de Touba, la Direction Générale de la Banque Islamique du Sénégal, BIS, a été reçue par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, qu’Allah préserve et prolonge ses jours.

La rencontre s’inscrit dans la tradition de déférence de la BIS envers les guides religieux qui jouent un rôle central dans la vie spirituelle et sociale du pays.

Un geste d’attachement aux valeurs spirituelles

Cette visite témoigne, selon la Direction Générale de la BIS, de « l’attachement profond » de la banque aux valeurs spirituelles qui fondent la nation sénégalaise. Elle traduit également « son engagement constant à entretenir des liens forts avec les guides religieux qui éclairent notre société », particulièrement à l’approche d’un événement religieux majeur comme le Grand Magal.

Foi, partage et accompagnement des communautés

La BIS, banque islamique ancrée dans les valeurs de la foi et du partage, entend puiser dans ces rencontres une source d’inspiration et de bénédiction.

L’objectif est de « mieux accompagner ses clients et ses communautés », en alignant ses produits et services sur les principes de la finance islamique et les réalités sociales des populations.

Cette audience auprès du Khalife Général des Mourides intervient dans un contexte de forte mobilisation à Touba en prélude du Grand Magal, période marquée par une intense activité économique, sociale et spirituelle.

Par Massylla Moustapha Diongue, Correspondant à Louga

Entre savoir, discipline et proximité: Cheikh Mouhamadou Kabir Assane Dème poursuit l’œuvre de son père

À l’heure où les repères spirituels sont de plus en plus sollicités face aux mutations de la société, Cheikh Mouhamadou Kabir Assane Dème, actuel Khalife de la famille de Thierno Hassan Dème, poursuit l’œuvre de son père.

Loin de la quête de notoriété, il privilégie la transmission du savoir, la discrétion et la proximité avec les fidèles. Héritier de l’enseignement de Cheikh Assane Dème, compagnon de El Hadji Ibrahima Niass, il inscrit son action dans la droite ligne du soufisme tidiane, de l’éducation morale et de la science islamique.

Une succession fondée sur le savoir

Être fils aîné de Cheikh Assane Dème ne constitue pas seulement un lien de parenté, mais une responsabilité. Très tôt, Cheikh Mouhamadou Kabir Assane Dème est initié à l’apprentissage du Saint Coran sous la direction de son père, qui veille personnellement à sa formation religieuse.

Après le rappel à Dieu de ce dernier, il choisit de poursuivre son perfectionnement en Mauritanie, pays réputé pour l’excellence de ses mahadras. À Boghé, il rejoint l’enseignement de Thierno Abdoulaye Dia, disciple reconnu de Baye Niass. Il y approfondit notamment le fiqh, la charia et la tarbiya, consolidant ainsi son parcours scientifique et spirituel.

Un héritage transformé en mission

De retour auprès des fidèles, Cheikh Kabir Dème fait de la transmission du savoir le cœur de son engagement. Il participe aux gamous, aux ziars et à d’autres rencontres religieuses où il rappelle les valeurs de la foi, de la discipline, de l’humilité et du service envers la communauté.Ses enseignements mettent l’accent sur la connaissance religieuse, la purification de l’âme et la recherche de l’excellence morale. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans l’école de Baye Niass et dans l’héritage laissé par son père.

Une proximité revendiquée avec les disciples

Ce qui caractérise le plus son action demeure sa disponibilité auprès des fidèles. Son accompagnement repose sur l’écoute, le conseil et l’exemple personnel, plutôt que sur une forte exposition médiatique. Cette relation de proximité contribue à renforcer la confiance des disciples qui voient en lui un guide soucieux de préserver l’authenticité de l’enseignement islamique tout en répondant aux préoccupations spirituelles de son époque.

Préserver une œuvre pour les générations futures

À travers son parcours, Cheikh Mouhamadou Kabir Assane Dème apparaît comme l’un des dépositaires d’un patrimoine religieux transmis de génération en génération. Son engagement témoigne d’une volonté de faire vivre l’héritage de Cheikh Assane Dème, non pas en le répétant à l’identique, mais en l’inscrivant dans les réalités contemporaines.

En conciliant fidélité à la tradition, approfondissement du savoir et accompagnement des fidèles, il poursuit une œuvre dont l’ambition reste la même : former des croyants attachés aux valeurs de l’islam, à la quête de la connaissance et au perfectionnement spirituel.

Mouhamed Moustapha CAMARA

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