jeudi, septembre 10, 2026
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Prytanée militaire: 79 enfants imprégnés des valeurs de l’établissement

Saint-Louis – La cérémonie traditionnelle de présentation au drapeau et de remise des insignes du Prytanée militaire de Saint-Louis (PMS) aux élèves des classes de 6ème s’est déroulée ce vendredi 20 décembre 2024. Cet événement marque l’intégration des jeunes à la grande famille des enfants de troupe.

C’est le général de brigade Magatte Ndiaye, chef d’état-major de l’armée de terre, qui a présidé la cérémonie. Il s’agit de 79 enfants, issus de 15 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, qui ont passé l’étape d’imprégnation des valeurs fondamentales de l’établissement, une phase décisive après leur succès au concours d’entrée.

Le colonel Abdoulaye Mbengue, commandant du Prytanée Militaire Charles N’Tchoreré de Saint-Louis, a qualifié cette journée de symbolique. «Une fois que ces enfants ont réussi le concours d’entrée et qu’ils sont arrivés à l’école, ils sont soumis à un enseignement des valeurs de l’école par leurs anciens pendant une durée de trois mois », a-t-il rappelé.

Ces valeurs, qui trouvent leur signification dans les symboles comme l’insigne de corps de l’école, le béret et les épaulettes, visent à inculquer le courage, l’abnégation, l’engagement et le dévouement, mais aussi l’excellence et l’intégration africaine, a expliqué le colonel Mbengue.

Cette promotion a pour parrain le médecin-colonel Georges Niouky, une figure emblématique de la médecine militaire sénégalaise. « C’est un ancien enfant de troupe qui a su incarner les valeurs que nous souhaitons transmettre aux élèves. Il fut le seul médecin à avoir réussi le concours de l’école de guerre », a souligné le colonel Mbengue.

Il a invité les enfants à suivre les valeurs qui leur sont enseignées. « La discipline et le respect des règlements, l’engagement, l’abnégation et surtout le courage sont les clés pour réussir demain», a-t-il déclaré.

Bolo Diaw (correspondant à Saint-Louis)

L’UCOTEBS se réunit et dévoile son plan d’actions

Pour marquer le démarrage de leurs acticités, l’Union des Commerçants en Informatique du Sénégal s’est réunie samedi dernier avec l’ensemble de ces membres et acteurs diverses venus différentes horizons à la Chambre de Commerce et D’Industries de Dakar (CCIAD)

Selon Serigne Galass Ndao, secrétaire général de l’UCOTEBS, plusieurs activités sont prévues dans les prochaines semaines dont notamment des rencontres, des partenariats, des convergences.

« Le président de la chambre de commerce nous a rassuré, que les portes de son institution de commerce étaient ouvertes, pour nous donc si on a des i formations en économie, si on veut de la formation, on ne manquera pas de soutien » a-t-il dit.

Revenant sur les fonds baptismaux de l’UCOTEBS, M ; Ndao a affirmé qu’il a été mis sur pied afin de fédérer l’ensemble de ces membres et qu’il y’a a différents domaines qui sont englobés par l’association dont l’informatique, la bureautique, la téléphonie etc

« A un certain moment, on ressent la nécessité de se regrouper , de faire un bloc , de faire face au challenge et défis de modernisation , sociale de formation qui se trouvent sur notre route, au Sénégal comme vous le savez,  quand ont dit commerçant ,on pense qu’il n’est allé à l’école , il n’est pas bien formé mais  avec les nouvelles autorités qui nous poussent vers la formalisation pour pouvoir répondre à cette demande de formation , il faut dire que les défis sont multiformes , on va essayer de les statuer , de mettre sur table un à un et  essayer de trouver une solution » a-t-il détaillé.

M . Ndaw de rappeler que c’est de leurs ressort en l’occurrence les commerçants en matériels informatiques et bureautique, commerçants en électro-ménagers, commerçants de téléphones et accessoires, commerçants en mobiliers de bureau, commerçant en librairie & papèterie ou alors les prestataires de services, d’unir leurs forces pour redynamiser le secteur afin de le rendre plus compétitif et plus attrayant.

« Notre secteur est devenu le socle de notre société contemporaine, touchant tous les aspects de notre quotidien, depuis la manière dont nous communiquons jusqu’à notre façon de travailler, d’apprendre et même d’interagir. Pour comprendre son impact, il faut remonter l’histoire vers les années 1940, où l’informatique a commencé à prendre forme, jusqu’à l’avènement d’Internet dans les années 1990, chaque innovation a ouvert de nouvelles portes et de nouvelles opportunités. Aujourd’hui, notre environnement de travail a façonné le monde.  Qu’il s’agisse de révolutionner nos moyens de communication, de transformer le secteur de la santé ou de redéfinir nos relations sociales » a-t-il renseigné.

Aïssatou FAYE

 

 

2ème anniversaire du REFLET: Le leadership féminin dans l’éducation au cœur des réflexions     

Par A. Saleh

Devant un parterre d’invités composés d’universitaires, de diplomates, de sommités religieuses entre autres, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba (REFLET), a célébré son deuxième anniversaire ce samedi 21 décembre. En effet, « Leadership féminin dans l’éducation : le rôle éducatif de la femme dans une société en mutation » est le thème choisi pour la célébration de cette année. La salle de conférence de l’UCAD2, archicomble, a vibré au rythme de discours de conscientisation et rassembleurs au profit de la femme sénégalaise.             

Selon la présidente du REFLET, pour atteindre son objectif, ce Réseau qui a des représentations dans plusieurs régions à travers le monde, se fonde sur un principe clair: « favoriser l’épanouissement social de la femme, encourager l’entreprenariat féminin, faciliter l’accès au financement pour les femmes, promouvoir l’autonomisation des femmes ».

« Il y’a deux ans aujourd’hui, jour pour jour, le Réseau des femmes leaders autour de Thierno Amadou Ba a été fondé. Depuis sa création, le REFLET est devenu une organisation bien structurée, rassemblant des femmes engagées et actives dans le développement de leur communauté, de leur entreprise et de leur groupement. Ces femmes se distinguent par leur participation active à l’édification du développement en général et par leur engagement pour l’amélioration des conditions socio-économiques des femmes en particulier. Le REFLET est ainsi un cadre de réflexion et d’échange sur l’avenir économique et social des femmes dans un monde de plus en plus sélectif. Il promeut la culture de l’excellence afin de permettre à la femme d’atteindre les plus hauts niveaux de responsabilité et de s’y maintenir. Les membres du réseau sont présents dans plusieurs régions du monde, brisant ainsi les frontières géographiques et confrériques. Mais ses succès n’auraient pas été possible sans l’engagement indéfectible de notre visionnaire. Un homme dont les multiples talents et son dévouement au développement de la femme en font une référence, le Khalife de Bambilor. Thierno, vos efforts sont incommensurables et nous vous remercions très sincèrement pour le soutien constant que vous apportez au REFLET », a expliqué Adja Binta Ndiaye, Présidente du REFLET.

Pour sa part, Thierno Amadou Ba a confondu en remerciements les invités, le parrain et la marraine pour les valeurs qu’ils incarnent ainsi que les conférenciers, les autorités universitaires mais aussi la délégation centrafricaine venue solliciter auprès de lui une assistance et des prières pour le retour des bonnes valeurs et de la paix dans leur pays.

« Je me réjouis de la présence de tout le monde ici dans cette grande salle de conférences de l’UCAD2. Cher parrain et chère marraine, chers conférenciers, vous êtes des monuments et source d’inspiration. De par vos enseignements et la façon dont vous avez abordé le thème ici aujourd’hui, c’est une première dans ce temple du savoir. Vous avez pris tout votre temps pour le consacrer à vos messages à la fois pertinents, poignants et éducateurs dont toutes les femmes devraient s’inspirer pour être des modèles dans cette société aujourd’hui en pleine mutation. C’est pourquoi, au nom des femmes du Réseau, je voudrais demander solennellement à mon amie et ma sœur, madame le ministre Ngoné Ndoye, d’être la présidente d’honneur du REFLET, tel est le vœu de ces femmes. Vous avez réussi cette journée mâcha Allah. Nous avons entendu le cri de cœur de nos invitées centrafricaines, maman Rosalie et le reste de la délégation, sachez que nous avons mis en place la diplomatie religieuse en Centrafrique, nous avons contacté les imams, les évêques, nous allons y travailler de sorte que même si nous n’avons pas le prototype sénégalais en entier, on aura quelque chose qui vous permettra de vivre dans la paix, la solidarité et la cohésion sociale », a dit le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba.

A noter que ce Réseau ouvert à toutes les femmes qui adhérent aux valeurs d’éthique, de morale, de vertu et qui partagent la vision d’une amélioration de la condition féminine dans toutes ses dimensions tant familiales que professionnelles, a eu comme parrain pour cette édition, Amadou François Gaye, directeur général des sénégalais de l’extérieur et comme marraine, Awa Diop Ndiaye.  Dans une approche pédagogique, les conférenciers, Pr Ben Omar Ndiaye, enseignant chercheur à l’Ucad, l’ancienne ministre des sénégalais de l’extérieur, Ngoné Ndoye et Oustaz Idrissa Gaye de Thiès, islamologue, ont su, dans leurs exposés, tenir en haleine l’assistance par leurs enseignements et discours de haute facture à travers des communications basées sur le respect, la tolérance, la solidarité dans la société. Les femmes ont été également sensibilisées sur le gaspillage et les dépenses excessives lors des cérémonies familiales.

Diplomatie religieuse: Le Khalife de Bambilor hôte de l’AG de la conférence des supérieurs majeurs 

Par Aly Saleh

La conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a organisé du 16 au 18 décembre 2024 à Dakar, son assemblée générale sous le thème: « Pèlerins d’espérance sur le chemin Synodal ».               

Une occasion pour la communauté chrétienne de consacrer le dernier jour de son Assemblée générale à son hôte, le Khalife général de Bambilor, Thierno Amadou Ba avec qui, elle entretient une relation fondée sur la confiance mutuelle et l’esprit de collaboration. Cette invitation du Khalife à l’AG de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal a été une opportunité pour lui de partager avec l’assistance quelques réflexions sur les trois enjeux cruciaux du moment : le vivre ensemble, la diplomatie religieuse et la contribution des religieux et religieuses à la résolution des conflits et au drame de l’immigration.

« Le vivre ensemble est au cœur de notre identité nationale. Au Sénégal, nous avons une véritable culture de la coexistence pacifique, non seulement entre religions, mais aussi entre les différentes ethnies et communautés. L’exemple de la coexistence pacifique entre les communautés musulmanes et chrétiennes est largement reconnu. Mais au-delà de cette dimension religieuse, il existe aussi une fraternité profondément enracinée entre les différentes ethnies, qui, tout en préservant leurs spécificités culturelles, vivent ensemble dans une harmonie remarquable.

Entre les communautés Peul, Sérère et Diola, par exemple, il existe une pratique de plaisanteries réciproques et d’ironie qui, loin d’être un facteur de division, devient un puissant ciment de la cohésion sociale. Ce cousinage à plaisanterie est une forme de relation interethnique basée sur une complicité ludique où chacun peut se moquer de l’autre sans animosité, créant ainsi une relation de confiance et d’amitié », a dit Thierno Amadou Ba avant d’ajouter: « pour le vivre ensemble, Bambilor fait bien école dans cette aube du troisième millénaire. À travers nos échanges, nous construisons ensemble un modèle vivant du vivre ensemble, une alliance où nos différences ne sont pas des barrières, mais des atouts précieux pour la construction d’une société plus unie.  C’est grâce à ces rencontres, riches en échanges et en compréhension, que nous avançons ensemble, main dans la main, pour bâtir un avenir commun empreint de fraternité ».

Ces moments d’échange et de partage ont aussi permis au guide religieux d’entretenir sur l’origine religieuse de la migration qui est selon lui, non seulement symbolique et spirituelle mais, dépasse les simples déplacements géographiques.

La diplomatie religieuse un outil pour la paix et la réconciliation

Selon Thierno Amadou Ba, la diplomatie religieuse est un instrument fondamental pour la résolution des conflits dans le monde. Les religions, souvent sources de tensions, peuvent aussi devenir des vecteurs de paix si elles sont orientées dans une dynamique de dialogue et de compréhension mutuelle. « En tant que leaders religieux, nous avons la responsabilité de promouvoir la paix, la réconciliation et la justice à travers un dialogue interreligieux sincère et constructif. Nos enseignements respectifs portent en eux des valeurs universelles de paix, de solidarité et de respect de la dignité humaine, et il est de notre devoir d’utiliser ces principes pour apaiser les conflits et éviter que la religion ne devienne un facteur de division.

A mon humble avis, la diplomatie religieuse, en mode contributoire pour la diplomatie traditionnelle, implique l’engagement et la médiation des acteurs religieux dans les affaires  nationales et internationales », a indiqué M. Ba soulignant la diplomatie religieuse reconnaît l’impact significatif des croyances et des pratiques religieuses sur les dynamiques mondiales et cherche à les intégrer dans les processus diplomatiques. « Cette forme de diplomatie vise à promouvoir le dialogue interreligieux, à prévenir les conflits fondés sur la religion et à trouver des solutions pacifiques aux crises en s’appuyant sur les valeurs et les ressources des différentes traditions religieuses. Elle joue un rôle crucial dans la construction de la paix et le développement durable, en mettant l’accent sur la collaboration entre États, organisations internationales et institutions religieuses a-t-il ajouté.

Car pour lui, la diplomatie religieuse ne se limite pas à des discours théoriques, mais il se traduit par des actions concrètes. Elle consiste en des initiatives qui favorisent la rencontre entre les cultures et les croyances.

« Permettez-moi cette piqure de rappel pour partager avec vous trois expériences historiques de la diplomatie religieuse pour vous montrer ce qu’elle à réussi, à l’assaut de la diplomatie classique par moment impuissante

 L’Hégire : la protection des minorités religieuses :

L’Hégire, la migration des compagnons du Prophète Muhammad (PSL) de La Mecque vers l’Abyssinie, représente un tournant crucial dans l’histoire de l’Islam, non seulement sur le plan spirituel, mais aussi en matière de protection des minorités religieuses. Lorsqu’une partie des premiers musulmans fut persécutée à La Mecque, le Prophète Muhammad (Psl), dans un acte de sagesse, conseilla à ses compagnons de se réfugier en Abyssinie, auprès du Négus, un souverain chrétien. Ce dernier leur offrit une protection totale, leur garantissant la liberté de pratiquer leur foi sans crainte de persécution. Cette invitation à chercher refuge dans un royaume chrétien symbolise une forme de diplomatie religieuse, où l’État, représenté par le Négus, assurait la sécurité des croyants, et où les leaders spirituels (le Prophète et les prêtres) reconnaissaient l’importance de la coexistence pacifique et du respect mutuel entre religions. El-Hadji Malick Sy et Cheikh Ibrahima Fall : des sacrifices ultimes

Dans un contexte colonial comme celui du Sénégal, les autorités coloniales françaises ont dû gérer les rapports entre les différentes religions (chrétiens, musulmans, animistes) et ont parfois eu recours à des figures religieuses locales pour apaiser les tensions.

Les actes d’El Hadj Malick Sy et de Cheikh Ibrahima Fall montrent une forme de diplomatie religieuse qui transcende les simples négociations politiques. En envoyant leurs fils à la France comme otages, ces leaders ont offert un sacrifice personnel profond pour garantir la sécurité et la protection de leurs disciples. Ce geste témoigne de l’engagement de ces figures religieuses à éviter les conflits violents, à préserver l’équilibre entre les communautés et à négocier avec les puissances coloniales dans le but de garantir un minimum de paix sociale.

La contribution des religieux et à la résolution des crises migratoires

Le dernier sujet abordé par le Khalife de Bambilor est les crises migratoires. Selon  le conférencier, qu’elles soient liées à des conflits, à des conditions économiques désastreuses ou à des catastrophes environnementales, sont des phénomènes globaux qui exigent des réponses variées et nuancées. « L’une des approches les plus puissantes pour répondre à ces crises reste l’engagement des leaders religieux, qui ont un rôle clé à jouer non seulement en termes de soutien moral et spirituel, mais aussi dans la construction de solutions durables. Leur action s’inscrit dans une vision globale de l’humanité, reposant sur des principes de résilience, de dignité humaine et de coopération intercommunautaire ».

Thierno Amadou de poursuivre: « l’origine religieuse de la Migration : l’Arche de Noé.

Dans de nombreuses traditions religieuses, la migration a une origine symbolique et spirituelle qui dépasse les simples déplacements géographiques. L’histoire de l’arche de Noé, par exemple, présente la migration comme un acte de préservation de la vie face à la destruction. Après le déluge, Noé et les êtres vivants (humains et animaux) ont été sauvés, permettant ainsi la renaissance de la terre. Cet acte de migration (même si elle était forcée) a permis de créer un nouveau monde, tant pour l’humanité que pour les autres formes de vie », a-t-il ajouté.

« La migration, dans ce sens, porte en elle une dimension de reconstruction et de renouvellement. Elle symbolise un processus de transformation où des individus et des communautés, souvent dans des situations de détresse, peuvent être les vecteurs de nouveaux commencements et de nouvelles opportunités. De cette perspective, les migrations ont des conséquences positives, tant pour ceux qui migrent que pour les sociétés qui les accueillent. Cette vision religieuse invite à voir les migrants non comme des « problèmes », mais comme des « portes ouvertes » vers de nouvelles possibilités de développement humain et spirituel », a expliqué le Khalife de Bambilor, relevant que l’un des grands problèmes qui se pose dans le cadre des migrations, en particulier en provenance des pays du Sud vers l’Occident, est que ces dernières sont souvent perçues uniquement sous un angle utilitaire, focalisé sur les avantages économiques qu’elles peuvent apporter.

Selon lui, l’Occident a largement profité des vagues migratoires à travers l’histoire, souvent en en tirant des bénéfices économiques et sociaux tout en imposant des souffrances profondes aux pays du Sud. Au cours des siècles, les européens se sont déplacés massivement vers les Amériques, colonisant ces terres et exploitant leurs ressources au prix de la destruction des civilisations autochtones. Parallèlement, l’Occident a orchestré des déplacements forcés d’africains pour alimenter la traite des esclaves, une entreprise inhumaine qui a déporté des millions d’individus à travers l’Atlantique. D’après le chef religieux, les deux guerres mondiales ont également vu des déplacements massifs, tant de populations que de ressources, pour nourrir les besoins militaires, souvent à travers des colonnes de tirailleurs africains et des ouvriers migrants. Ces déplacements, qu’ils soient forcés ou volontaires, ont permis à l’Occident de se développer et d’accumuler une richesse colossale. « Pourtant, paradoxalement, les pays du Sud, dont les peuples ont été dévastés par ces migrations imposées, font aujourd’hui face à des réactions souvent ingrates et xénophobes de la part de ceux-là même qui ont tiré profit de ces flux migratoires. L’Occident semble parfois ignorer les blessures historiques qu’il a infligées et continue de fermer les yeux sur les réalités humaines des migrations contemporaines, contribuant ainsi à la marginalisation des peuples du Sud qui cherchent à fuir la pauvreté, les conflits et les injustices historiques », a-t-il déploré au moment où la communauté internationale célèbre la journée internationale des migrants, ce 18 décembre.

Selon l’hôte du jour de la Conférence des supérieurs majeurs du Sénégal, la résilience, dans cette optique, consiste à transformer la douleur et la souffrance en forces nouvelles, à reconstruire les communautés dévastées tout en protégeant les dignités humaines. « Les leaders religieux doivent insister sur le fait que la véritable réponse aux crises, qu’elles soient migratoires ou autres, réside dans la capacité des sociétés à se reconstruire avec dignité, à travers l’écoute, la sensibilisation, et des actions concrètes. Les actions menées par les religieux doivent également être orientées vers la protection des migrants, notamment en leur fournissant un soutien moral et matériel dans leur parcours. Mais au-delà du soutien immédiat, une approche préventive et intégrative est nécessaire, qui consiste à renforcer les liens entre les communautés d’accueil et celles d’origine.

C’est pourquoi, l’une des initiatives les plus significatives que j’ai entreprises est la création d’une ONG dédiée à la gestion des crises migratoires. Depuis 20 ans, cette organisation travaille sans relâche pour soutenir les migrants, en particulier ceux vivant dans les cités ou en situation de vulnérabilité.

Un autre aspect de cette initiative est la mise en place de jumelages entre des maires d’Europe et du Sénégal. Ces échanges ont pour but de favoriser la coopération internationale en matière de développement et d’intégration des migrants. En organisant des voyages en Europe et en Amérique, j’ai pu renforcer ces liens et sensibiliser les autorités locales à la nécessité d’une approche plus humaine et inclusive de la migration.

Enfin, permettez-moi d’évoquer ma rencontre  récente avec le Saint-Pere qui a été un moment fort, un échange  significatif, qui m’a inspiré davantage à poursuivre ma vision pour le la paix et le dialogue interreligieux au profit d’un monde meilleur. Lors de notre prochaine rencontre, qui devrait avoir lieu très bientôt, je serai accompagné d’universitaires et de représentants de toutes les confessions religieuses du Sénégal. L’objectif est de montrer que le Sénégal est, et doit continuer à être, un véritable centre d’incubation de la diplomatie religieuse. Une diplomatie qui, à travers ses valeurs d’unité et de tolérance, pourrait inspirer le monde entier.

Lors de cette rencontre, nous aurons l’occasion d’échanger sur le colloque international sur la diplomatie religieuse (CIDIR), prévu à l’Ucad. Ce colloque, en collaboration avec notre ONG FWN et l’Institut des Politiques Publiques, représente pour moi bien plus qu’un simple événement académique. Il est une vitrine essentielle pour le Sénégal, un rendez-vous international et une véritable école d’expérimentation pour de nouvelles solutions aux défis mondiaux.

Je suis convaincu que ce colloque pourrait jouer un rôle clé dans le rayonnement du Sénégal en tant que modèle de dialogue interreligieux et de diplomatie constructive », a conclu Thierno en magnifiant l’initiative de cette rencontre de la Conférence des supérieurs majeurs, qui représente une occasion unique de renforcer les liens entre les communautés musulmanes et chrétiennes et de mettre en avant le rôle essentiel de la diplomatie religieuse dans la résolution des crises mondiales.

Grace au partenariat avec l’Alliance « Solidarité Dar El Salam »: Le village de Dar El Salam doté d’infrastructures sociales de base

Par Pape Demba SIDIBE

A travers le partenariat qui le lie à l’Alliance: « Solidarité Dar El Salam », le village du même nom, situé dans la commune de Nétéboulou (Tambacounda), est riche de plusieurs infrastructures sociales de base. Un partenariat fécond riche de près de 30 ans de compagnonnage a permis aujourd’hui un parfait épanouissement à travers l’émergence d’un enseignement de qualité.

Les partenaires solidaires du village de Dar El Salam n’ont pas lésiné sur les moyens. Ils ont permis la construction d’infrastructures dont l’école primaire, la case des tout-petits, le poste de santé, un jardin maraicher doté de puits et d’un système d’exhaure de pompe solaire.

Mais aussi et surtout, une liste de fournitures scolaires d’une valeur d’un million de nos francs établis par l’administration scolaire est honorée par l’association et distribuées en présence des parents d’élèves et du gouvernement scolaire.

D’ailleurs, c’est à cette occasion de la remise des fournitures scolaires que nous avons été dans ce village. L’ardeur des populations du village de Dar Salal, excentré du siège de sa commune se lisait à travers le même sourire attestant un soulagement d’une épine qui venait d’être ôter de leurs pieds. Celle de la prise en charge en fournitures scolaires de leurs progénitures mais surtout, l’épanouissement et l’amélioration des enseignements apprentissages.

Le village de Dar El Salam est situé de l’autre côté de Neteboulou, chef-lieu de la commune du même nom dont les habitants sont obligés de traverser la capitale régionale? Tambacounda.

Aujourd’hui que le village de Dar El Salam a étrenne beaucoup d’infrastructures de base les populations réclament le statut de commune pour aspirer à son développement total.  Un rêve de devenir une commune et prendre son autonomie

Situé dans le Boundou, Dar Salam a vu naître l’association Solidarité Dar El Salam suite à un voyage au Sénégal en novembre 1997, d’un groupe d’amis composé de sept (7) couples à environ 500 km de Dakar.

Ce qui fera dire la nouvelle présidente Mme Alice Dakoué Gueguen accompagnée par son époux Ronan Gueguin par ailleurs consul de France à Tambacounda, que « l’association Solidarité Dar El Salam est née de ce brassage et est en train de cultiver des valeurs de solidarité au sein de la population ».

Ainsi, après 29 ans d’affection partagée, les populations du village ont raison d’exhiber leurs réalisations. Un poste de santé, une école primaire, un collège. Au plan sanitaire, il y a le poste de santé qui polarise 30 villages.

Par ailleurs, selon Ronan Gueguin, « l’association Solidarité Dar Salam a mis en place plus de 5 salles de classes et intervient dans le village pour un appuis de fourniture scolaire pour les élèves et enseignants. D’où l’association qui compte 200 adhérents apporte un soutien de millions de francs CFA pour l’entretien des infrastructures réalisées.

L’objectif, selon M Gueguen, est de contribuer au développement de l’éducation pour plus de qualité dans les enseignements mais aussi promouvoir l’excellence. Et cela passe forcément par l’amélioration des conditions de travail. C’est pourquoi les membres de l’organisation ne cessent d’apporter leur soutien à l’établissement scolaire.

Le directeur de l’école Amady Guindo a rappelé que toutes ces années empreintes d’une solidarité agissante et de parrainage constante sont une source de fidélité et de loyauté à l’endroit des populations de Dar Salam dont l’établissement tout entier et l’ensemble des populations disent un grand merci aux membres de l’association Dar El Salam.

On note dans le lot la réalisation d’un puits pour permettre l’approvisionnement en eau en plus des latrines mises à la disposition des élèves. Cerise sur le gâteau, le mur de clôture de l’école a été construit au grand bonheur du personnel enseignant. Et, il s’y ajoute une case des tout-petits pour le village qui doit aussi son existence en grande partie, grâce à l’association.

En somme, c’est près de 600 élèves de l’école primaire et de la case des tout-petits du village qui bénéficient de l’appui et de l’accompagnement des partenaires. « Tout ceci, en fonction de l’expression de besoin qui avait été faite en début d’année scolaire et le partenaire a répondu favorablement en ne lésinant pas sur les moyens », a fait savoir Amady Guindo.

Il promet de faire tout, avec son équipe pédagogique pour de meilleurs résultats. L’année dernière, un taux de réussite satisfaisant a été enregistré de 44% il y a deux ans à 77% lors des sessions d’examen. Les élèves travaillent avec des retro projecteurs l’ère pour être à l’ère du numérique.

Le conseiller du village Mamadou Ndao le chef de village de Dar Salam, la présidente du gouvernement scolaire, les notables et sages du village ont tous remercié les membres de l’association qui contribuent énormément au développement de la localité à travers des actions dans les différents domaines précités.

 

Kamb: Les Asc reçoivent le fond de subvention de 1 475 000 F CFA et sollicitent une grille de protection et des bancs de touche à l’endroit du maire

Les dix associations sportives et culturelles (Asc) de la zone de Kamb (Odcav de Linguère) : Kamb, Mbayene Thiasde, Thiankhe, Mouille, Daga, Rotto, Belel Gueloki, Ndothie, Gouloum, Maleme qui ont participé à la saison de 2024, ont reçu chacune une enveloppe financière de 75 000 F, un montant de la subvention alloué par l’équipe municipale conduite par Birame Ba.

L’édile de Kamb, Birame Ba, et son équipe municipale ne se sont pas arrêtés par là car les trois Asc qui ont reafilie et suspendu leurs activités de la présente saison (Jam J, Guedji et Renaissance de Gouloum Teug) ont également reçu chacune la bagatelle de 25 000 F CFA. N’ayant pas lésiné sur les moyens, Birame Ba et son équipe municipale ont appuyé un montant de 650 mille FCFA à la zone de Kamb qui tient sa finale le samedi 28 décembre prochain.

Pour rappel la grande finale oppose deux grandes équipes de la zone. Il s’agit de Jubo de Mbayene Thiasde contre Thiankhe.

Vu l’engagement du maire Birame Ba à l’endroit de sa jeunesse, le président de la zone de Kamb Ibra Niang, n’a pas manqué de remercier le premier magistrat de Kamb qui a toujours considéré sa jeunesse. Lui emboîtant les pas, les présidents et représentants des Asc lors de la remise des subventions, à l’unanimité, ont salué le geste de Birame Ba et son équipe municipale.

Profitant de l’opportunité, au nom des Asc de la zone de Kamb, le président Ibra Niang, sollicite une grille de protection et des bancs de touche au niveau du terrain municipal de Kamb gage d’une sécurité lors des rencontres sportives.

Dans sa communication le maire Birame Ba de magnifier la détermination de sa jeunesse non sans dire qu’il tiendra compte des bancs de touche lors de son prochain budget de 2025. S’agissant de la grille de protection, Birame Ba de souligner que cela engage un gros budget de 17 millions de nos francs, néanmoins Birame Ba promet de contacter à qui de droit afin que la préoccupation des jeunes de Kamb soit un vieux souvenir.

Un appel pressant du maire Birame Ba et de celui du président Ibra Niang auprès du monde sportif de la zone de Kamb afin que la finale se joue dans le fair-play.

On ne le dira jamais assez, après les volets éducation, santé, la jeunesse et le sport, le maire de Kamb est effectivement venu au chevet de l’Amicale des Étudiants et Ressortissants de la commune de Kamb, car ces derniers ont reçu leur subvention communale de 03 millions de F CFA ce qui va certainement amoindrir leurs conditions de vie et d’existence dans les universités respectives.

Bathie Ndiaye (Linguère)

Succès au Concours des Champions de l’Éducation 2024: Le CHIFE, une reconnaissance pour un travail acharné

Le Collectif des Handicapés pour l’Insertion, la Formation et l’Education (CHIFE) est fier d’annoncer son succès au Concours des Champions de l’Éducation 2024, organisé par PAMOJA EDUCATION, dans le cadre du Programme Régional d’Appui à la Qualité de l’Éducation (PRAQUE-AO).

Cet événement prestigieux, qui rassemble les acteurs les plus dynamiques et innovants du secteur éducatif en Afrique de l’Ouest, vise à célébrer et promouvoir les initiatives contribuant à l’amélioration de la qualité de l’éducation dans la région.

Grâce à son approche novatrice et son engagement en faveur de l’excellence éducative, le CHIFE a su se démarquer parmi de nombreux participants en obtenant une honorable 3ème place. Ce prix témoigne de la pertinence et de l’impact des projets portés par le CHIFE dans le domaine de l’éducation, voire la formation depuis plus d’une décennie.

Le CHIFE remercie ses partenaires, ses équipes dévouées et toutes les parties prenantes qui ont contribué à cette réussite. Ce résultat renforce sa détermination à poursuivre ses efforts pour transformer le paysage éducatif régional, en mettant l’accent sur l’innovation et l’accessibilité.

Vers un avenir éducatif prometteur

Avec cette reconnaissance, le CHIFE aspire à renforcer sa position comme acteur clé de l’éducation en Afrique de l’Ouest. Ce succès est une source de motivation pour continuer à relever les défis éducatifs de demain avec passion et créativité.

Nous félicitons également tous les lauréats et participants de cette édition 2024 pour leur contribution à l’amélioration de la qualité de l’éducation.

Pour en savoir plus sur les activités du CHIFE, suivez nous sur nos plateformes officielles ou contactez nous directement. Ensemble, continuons à bâtir un avenir où l’éducation est un levier de transformation durable !

Site : https://pamoja-education-network.org/

CHIFE : Inclure, Innover, Éduquer.

17e édition du festival « Koom-Koom » de Ziguinchor: Le ministre Mme Maimouna Dièye ouvre officiellement les activités ce vendredi

Mohamadou Sagne

Ziguinchor: La cérémonie d’ouverture de la 17e édition du festival « Koom-Koom » sera présidée ce vendredi matin 19 décembre 2024 par la Ministre de la famille et des solidarités, Mme Maimouna Dieye.

Le prétexte, le partenariat noué cette année entre l’Association Gorgorlou et le Ministère de la Famille et des Solidarités. Et, la grande innovation pour cet événement du festival, c’est le forum sur : « le tourisme durable et l’automatisation économique durable des femmes ». Mme Maimouna Dièye, qui y accorde une importance capitale a d’ailleurs convié les femmes du mouvement « Pastef » de Ziguinchor à une forte mobilisation autour de ces activités.

Car, il est prévu de discuter sur : les « Mécanismes financiers d’autonomisation, les contraintes et recommandations », les « mécanismes de promotion et de commercialisation des produits des femmes », la « contribution de la Casamance à la promotion de la ZLECAF », la « calebasse et ses différentes facettes, « la femme dans la perpétuation du legs ancestral », les « Solidarités » et le « leadership des femmes / Formulation et management de projets » et les « migrations », entre autres. Tout ceci devrait constituer les différents sujets des panels.

Le festival Koom Koom de Ziguinchor, c’est aussi l’organisation de plateaux artistiques, véritable cadre d’expressions culturelles et artistiques, et les prestations des différents groupes et ensembles des communautés de Casamance. Ceci, pour promouvoir la diversité culturelle, à travers des activités déjà entamées dans la soirée d’hier au village du festival de la place « Bambaya » du quartier Peyrissac de Ziguinchor où se tient une exposition des produits locaux des groupes divers, il y a aussi les différents partenaires du festival qui ont exposé.

Le défilé de mode présenté par les créateurs de mode et stylistes, le carnaval des cultures et des diversités à travers une parade à ciel ouvert regroupant des centaines d’artistes, d’acteurs sociaux culturels, d’associations, de protection de l’environnement, c’est tout cela que sera le festival Koom Koom de Ziguinchor, un cadre approprié de communion et de promotion du vivre ensemble.

 

Sargal national de la presse: Des doyens du journalisme, dont Pape Demba SIDIBE, honorés

Mame Khady NDAO (avec Le Soleil)

Pour la quatrième fois, la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs) a rendu hommage aux doyens du journalisme qui se sont distingués par leur pratique saluée du métier. Cette année, ce sont 22 récipiendaires qui sont honorés, avec une bonne part au « Soleil ».

Le « Sargal » national de la presse a connu sa 4e édition, hier. C’est une journée de distinction, maintenant attendue, des doyens et figures marquantes des médias au Sénégal, à l’initiative de la Convention des jeunes reporters du Sénégal (Cjrs). Cette année a vu « Le Soleil » illuminer l’événement avec 7 de ses rayons prodigieux, actuel et anciens, sur les 22 récipiendaires.

Le Conseiller éditorial du directeur général de la SSPP Le Soleil, Sidy Diop, le seul encore en exercice au quotidien national cinquantenaire, a reçu son trophée Sargal aux côtés des doyens Cheikh Tidiane Fal, Mamadou Dieye (Correspondant à la retraite à Touba), Mbagnick Kharachi Diagne (Correspondant à la retraite à Saint-Louis), Pape Demba Sidibé (Correspondant à la retraite à Tambacounda), El Hadj Ndiaye (ex Correspondant à Mbour) et Sadibou Marong (Directeur Rsf Afrique de l’Ouest).

Sidy Diop, également formateur au Cesti, a marqué sa satisfaction d’être distingué dans le même temps que Cheikh Tidiane Fal. Ce dernier, issu de la 4e promotion du Cesti, a été par ailleurs Rédacteur du chef du journal qu’il a intégré six années après sa création, en 1976. Prenant la parole après réception de son trophée, il a mis à profit son décanat pour marquer le constat et donner des conseils aux jeunes reporters. Pour lui, il est passé loin le temps où le journalisme était choisi par ses pratiquants par amour et par vocation. « Maintenant, le métier semble ouvert aux quatre vents, avec l’intrusion de toute sorte de profils », a-t-il énoncé devant un public acquiesçant. Il a ainsi admis qu’il urge de nettoyer les écuries d’Augias, mais avec intelligence et clairvoyance. Un message à l’endroit des autorités.

Le tableau ressemble à celui aussi dessiné par le président de la Crjs, qui glisse jusqu’aux causes et fâcheuses conséquences. De l’avis de Migui Marame Ndiaye, la presse, en tant que pilier de la démocratie, doit naviguer dans un environnement complexe marqué par des enjeux économiques, des questions de fiscalité et des conditions de travail précaires. « Nous sommes conscients que ces défis peuvent entraver notre capacité à exercer notre métier avec la liberté et l’indépendance qu’il faut. Beaucoup d’entreprises de presse sont présentement dans une impasse. Et les reporters sont les premiers à en pâtir », regrette le jeune reporter en chef, qui fustige et déplore la situation à Emedia Invest, cas précaire malheureusement pas exceptionnel, où les employés courent après sept mois de salaire.

Tout comme le doyen, Migui Marame Ndiaye a invité à un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs du secteur. Il souhaite une collaboration sincère qui puisse déboucher à des solutions durables à même de renforcer la profession, améliorer les conditions de travail et garantir un environnement favorable à l’exercice du journalisme. La promotion donc d’un cadre favorable à la réalisation des prouesses professionnelles et morales qui ont permis aux 22 récipiendaires du Sargal national de mieux porter leurs noms au Panthéon de journalisme, notamment avec la reconnaissance des jeunes pairs.

« Vous avez été les gardiens de la vérité, les bâtisseurs de notre démocratie et les voix des sans-voix pour reprendre nos confrères du groupe Walfadrj. Votre travail acharné a non seulement façonné le paysage médiatique de notre pays, mais il a également inspiré des générations de journalistes, dont nous faisons partie. En tant que jeunes reporters, nous avons la responsabilité de porter cette flamme, de continuer à défendre les valeurs de la presse et de nous engager à informer notre société avec intégrité et rigueur », a conclu Migui Marame Ndiaye, qui réitère la détermination des jeunes reporters à puiser à la source de ces devanciers intègres et compétents.

 

Financements innovants des collectivités territoriales: Le CEGLA au cœur des solutions

Mame Dib NDAO

Le 17 décembre 2024, au Centre Africain d’Études Supérieures en Gestion (CESAG), il a été lancé à Dakar la 6e édition du colloque international CEGLA, qui se poursuivra jusqu’au 19 décembre. Ce colloque, centré sur le thème « Financements innovants des collectivités territoriales : enjeux, perspectives et rôle de l’évaluation », réunit des experts, chercheurs et praticiens venus de plus de dix pays pour explorer des solutions pratiques aux défis du financement et de la gouvernance des collectivités locales.

Lors de la cérémonie d’ouverture, la Directrice Générale du CESAG, Pr Rosaline Dado Worou Houndekon, a souligné l’importance de cet événement, qualifiant le colloque de « plateforme essentielle pour développer des solutions novatrices visant à renforcer l’autonomie et la résilience des collectivités territoriales ». Elle a également insisté sur l’importance de l’évaluation dans la gestion des ressources publiques, affirmant que « l’évaluation constitue un levier indispensable pour une gouvernance transparente et efficace, garantissant ainsi une meilleure gestion des fonds publics ».

Le premier jour a été marqué par des échanges fructueux à travers des sessions parallèles qui ont abordé des thématiques variées, telles que le financement climatique, la mobilisation des ressources locales via des initiatives comme le téléthon, ainsi que la coopération transfrontalière. Ces discussions, illustrées par des études de cas provenant du Mali, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, ont permis de proposer des solutions concrètes et adaptées aux réalités des collectivités locales.

Les deux journées suivantes offriront des débats approfondis sur des sujets comme les partenariats public-privé et l’intégration des nouvelles technologies dans la mobilisation des financements. Le 18 décembre, une table ronde présidée par le Professeur Bachir Wade explorera le rôle crucial de l’évaluation dans le financement innovant des collectivités locales.

Enfin, le 19 décembre, le colloque se conclura par une présentation des synthèses des travaux et des recommandations pratiques, suivie de la remise des attestations aux participants. Ces conclusions serviront de référence pour les réformes à venir et encourageront la coopération renforcée entre acteurs locaux et internationaux.

À travers cette 6e édition, le CEGLA continue de consolider son rôle de leader dans la réflexion sur le développement local en Afrique. Le CESAG, par son engagement et son expertise, s’impose comme un acteur clé dans la transformation des collectivités territoriales en Afrique vers un modèle plus autonome et durable.

 

 

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