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Tribune/Niger: Non au musèlement des voix critiques !

Moussa Tchangari, intellectuel nigérien, Secrétaire général de l’association Alternative Espaces Citoyens et militant de longue date des droits humains, a été enlevé par quatre hommes non identifiés à Niamey le 3 décembre 2024, au retour d’un voyage à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Abuja, au Nigeria. Il a été détenu 48 heures au secret après son enlèvement, avant d’être finalement localisé au « Service Central de Lutte contre le Terrorisme et la Criminalité Transnationale Organisée » où il a pu rencontrer son avocat.

Très rapidement, les charges pesant contre lui ont été communiquées, avec un air de déjà vu au Sahel : « apologie du terrorisme, atteinte à la sûreté de l’État et association de malfaiteurs en relation avec le terrorisme ».

Depuis le coup d’Etat militaire du 26 juillet 2023, qui a renversé le président Mohamed Bazoum et mis fin à l’ordre constitutionnel du Niger, les libertés individuelles et collectives ont été de plus en plus bâillonnées par le régime en place avec toujours la même stratégie : s’appuyer sur la désinformation et user d’une rhétorique virulente sur les réseaux sociaux contre quiconque émet la moindre réserve sur les choix politiques et diplomatiques du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Nous constatons avec la plus grande inquiétude que, depuis un an et demi, l’espace civique se rétrécit comme une peau de chagrin au Niger. Avec l’arrestation de plusieurs journalistes ou bloggeurs, il s’est ainsi installé progressivement un climat pesant d’autocensure, que l’on retrouve aussi malheureusement dans plusieurs pays de la sous-région aux mains des régimes autoritaires.

Moussa Tchangari, lui, est resté constant dans sa posture de voix critique qu’il a toujours été, y compris contre le régime renversé par les militaires. Il a d’abord publié plusieurs textes dans les semaines qui ont suivi le coup d’Etat, dont cette analyse d’une implacable lucidité sur le danger militariste au Sahel. Il twittait aussi régulièrement en mettant le doigt, avec la verve qui le caractérise, sur les petites et grandes misères de la gouvernance des pays sahéliens, sans oublier les errements de la politique française en Afrique.

Moussa Tchangari est un esprit libre, d’une grande exigence intellectuelle, et ses convictions progressistes et anti-impérialistes n’ont jamais varié. Cela lui a valu, non seulement des ennuis judiciaires sous plusieurs gouvernements (et l’ostracisme de diplomates français en poste dans son pays), mais aussi et surtout pléthore d’invitations, en Afrique et en Europe notamment, pour participer à des réflexions de haut niveau sur la démocratie, la crise sécuritaire au Sahel, ou encore les droits humains à l’épreuve des régimes d’exception.

Il y a comme une ironie désespérante à ce qu’un homme d’une telle intégrité soit arrêté et accusé avec des charges aussi graves, alors même qu’il pourrait, avec d’autres compatriotes de sa trempe, contribuer pleinement à une concertation nationale sur la définition d’un nouveau contrat social au Niger, étape indispensable pour un pays plongé dans une crise multidimensionnelle d’une extrême gravité.

Nous avons la ferme conviction que l’arrestation de Moussa Tchangari est déraisonnable et abusive : elle ne vise qu’à réduire au silence les voix critiques. Nous, les soussignés, estimons qu’il y va de la crédibilité de la justice nigérienne de faire libérer sans délai Moussa Tchangari afin de lui permettre de continuer à assumer son rôle, essentiel, de citoyen-militant éclairé et vigilant.

Seck NDONG

Conseil départemental de Saint-Louis: adoption à l’unanimité un budget prévisionnel de plus de 245 millions de francs CFA pour l’exercice 2025

Par B. DIAW (avec En Relief)

C’est Mouhamadou Moustapha Mbaye, président du Conseil départemental de Saint-Louis, qui a présidé la session ordinaire ce vendredi 20 décembre 2024. «C’est un exercice traditionnel, une obligation statutaire. Nous avons réuni le Conseil pour examiner et approuver les prévisions budgétaires pour l’année à venir», a-t-il expliqué.

Le budget 2025 prévoit une allocation de 186 445 647 francs CFA pour le fonctionnement, tandis que 59 490 012 francs CFA seront consacrés à l’investissement. Une somme de 1 000 000 de francs CFA est également dédiée aux mouvements financiers. Selon lui, il s’agit d’un budget sincère, permettant de clarifier les actions à entreprendre en faveur des populations, conformément au mandat confié au Conseil.

Mouhamadou Moustapha Mbaye a précisé que les principes directeurs de l’élaboration du budget restent inchangés, intégrant notamment les dépenses incompressibles et prioritaires. Il a également souligné que les ressources d’investissement seront principalement affectées aux secteurs prioritaires identifiés, à savoir la santé et l’éducation.

«L’exercice s’est déroulé dans de très bonnes conditions, puisque l’ensemble des membres du Conseil ont voté à l’unanimité. Cela témoigne de l’unité autour des orientations et des décisions prises », a déclaré le président. Il a par ailleurs rappelé que ce budget reste provisoire, dans l’attente des arbitrages définitifs au niveau national.

 

Budget 2025 du Conseil municipal de Tambacounda: Près de 4 milliards de F Cfa pour s’attaquer aux secteurs prioritaires

 Le conseil municipal s’engage pour l’éducation, la santé, la voirie, l’éclairage, le cadre de vie, les lotissements et l’autonomisation des femmes et des jeunes

Par Pape Demba SIDIBE

Pour l’année 2025 le conseil municipal de Tambacounda, le maire Pape Banda Dieye table presque sur 4 milliards de francs Cfa pour le développement de cette commune capitale régionale. Les ambitions sont orientées principalement vers les secteurs proposés en session du débat d’orientation budgétaire à savoir : l’éducation, la santé, la voirie, l’éclairage, le cadre de vie, les lotissements et l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Les conseillers municipaux de la commune de Tambacounda, ce jeudi ont à l’unanimité, ont voté le vote le budget de la gestion 2025. Presque 4 milliards de francs Cfa pour l’amélioration des conditions de vie des populations entre autres le développement de cette commune capitale régionale. Pour ce budget, 2 milliards 500 millions sont prévus pour les investissements et 1milliard 300 millions en fonctionnement.

En présence du Préfet du département de Tambacounda, M. Alioune Badara Mbengue, le Maire Papa Banda Dièye a décliné ses ambitions. Pour lui « Ce budget 2025 est arrêté à 3 903 027 835 F Cfa contre 2 671 877 851 F CFA en 2024 soit une hausse de 1 231 149 984 f. Cette hausse est due à la prévision de dotation du PACASEN 2024 pour un montant de 1 291 843 371 F CFA. D’autre part, le fonds PACASEN de l’année 2023, qui s’élève à 878 372 781 F CFA, n’a pas encore été versé  le document,met e, exergue  « la situation de trésorerie du 12 décembre 2024, délivré par le Trésorier Payeur Régional (TPR) montre que les recettes de fonctionnement ont atteint pour la première fois la barre de 1 019 266 700 f soit un taux de recouvrement de 80,12 %»

Selon Idrissa Ba, conseiller municipal chargé de la planification, du suivi et de l’évaluation, qui a parlé au nom du Maire Papa Banda Diéye, « dans ce budget d’investissement, il est également prévu la construction d’un marché central moderne d’un coût de 500 millions de francs CFA, ainsi que d’une nouvelle gare routière et l’achat de dix tracteurs pour l’évacuation des ordures ménagères ».

Il est prévu la poursuite des lotissements notamment dans les quartiers dits périphériques, la résorption des abris provisoires dans les écoles de l’élémentaire et du préscolaire mais aussi la construction d’un stade municipal pour la jeunesse. Plusieurs autres actions prioritaires sont inscrites dont le renforcement de l’enveloppe destinée à l’autonomisation des femmes ou encore à la création d’une fourrière municipale, histoire de mettre un terme à la dangereuse et lancinante problématique de la divagation des animaux.

«Dans ce programme budgétaire d’investissement, nous attendons du Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (PACASEN), la somme d’un milliard 271 millions de francs CFA. Donc si ces fonds ne sont pas débloqués, nous aurons des problèmes puisque ce budget 2025 est tributaire de cette dotation ».

Une occasion pour le Maire Papa Banda Diéye de plaider pour la continuité de ce PACASEN dans la commune de Tambacounda.

 

Dg Wally Diouf Bodian: «Notre mission est d’enrichir le Sénégal et non de nous enrichir»

Les cellules Pastef Comico 4 de Yeumbeul Nord ont organisé une randonnée pédestre, une initiative portée par Issa Sène, surnommé «Le Bagagiste ». Parrain de l’événement, Waly Diouf, directeur général du Port autonome de Dakar en a profité pour adresser un message fort aux Patriotes.

Objectifs de la rencontre: cet événement visait à rassembler les militants du département offrir un moment d’échange et de communion, et animer la vie du parti.  M. Diouf Bodian a exhorté les militants à ne pas perdre le terrain politique et à s’appuyer sur une communication dynamique et adaptée à l’actualité, tout en dénonçant les manipulations, le trafic d’influence et les méthodes des opposants. Stratégies et actions à long terme.

Il a souligné la nécessité d’une planification rigoureuse et pérenne, portée par une équipe compétente et alignée sur des objectifs clairs à l’horizon 2050. Sur le volet stratégique, il a rappelé qu’un bon leader ne dévoile ni ses armes ni ses plans. Un appel à l’unité et à l’action

En conclusion, M. Diouf Bodian a appelé les Patriotes à rester unis, à éviter les erreurs qui pourraient profiter au système, et à occuper pleinement le terrain politique. Il a également répondu aux critiques visant sa gestion et ses publications sur les réseaux sociaux, affirmant: «Notre mission est d’enrichir le Sénégal, non de nous enrichir».

Pour le DG du Port autonome de Dakar, les performances actuelles de l’institution témoignent de son engagement à la repositionner au sommet en Afrique et sur la scène internationale, malgré les attaques des détracteurs.

Autonomisation des femmes: 𝑫𝒓 𝑵𝒅𝒆𝒚𝒆 𝑴𝒂𝒓𝒊𝒆̀𝒎𝒆 𝑺𝒂𝒎𝒃 𝒆𝒙𝒑𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒇𝒇𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒔 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒍𝒊𝒅𝒂𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒆𝒙𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔

𝗣𝗮𝗻𝗲𝗹 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗹𝗶𝗱𝗮𝗿𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗹𝗮𝘂𝘁𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲́𝗰𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗱𝘂𝗿𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀

Par Malick NDAO

Dr Ndèye Marième Samb, Coordonnateur national du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers (PUMA), a partagé son expertise pour lire les complémentarités dans ces différents mécanismes de solidarité et leurs origines dans nos pratiques endogènes de solidarités privées.

Cet événement a eu lieu dans le cadre du Festival Kom- Kom, une rencontre panafricaine organisée en Casamance, réunissant des participants venus de plusieurs pays de la sous-région, notamment la Gambie, le Mali et la Guinée.

Représentant le Ministère de la Famille et des Solidarités à ce panel, Dr Ndeye Marième Samb a présenté les nouvelles orientations stratégiques définies par les plus Hautes Autorités, visant à corriger les disparités géographiques dans les investissements prioritaires. Cela passe par le ciblage précis des zones d’intervention et l’identification d’actions porteuses de développement durable. Elle a mis en avant les efforts entrepris par le ministère de la Famille et des Solidarités pour promouvoir une approche inclusive, où les femmes jouent un rôle central dans la transformation économique des zones rurales.

Le Festival Kom- Kom s’impose comme une plateforme incontournable pour discuter des enjeux sociétaux et économiques touchant la sous-région. En réunissant des experts, des décideurs et des acteurs de terrain, et des personnes ressources, cet événement propose des solutions durables face aux défis liés à l’équilibre économique et social en Afrique de l’Ouest.

Construction d’une banque islamique au sein de la mosquée du Point E: Le collectif ‘’Jub, Jubal, Jabanti’’ s’y oppose et saisit les hautes autorités

Par Cheikh Seck NDONG

Après avoir constaté qu’on a modifié les plans de la mosquée pour y insérer une banque, Serigne Khadim Rassoul Guèye qui dirige le collectif ‘’Jub, Jubal, Jabanti’’, au sein des mosquées, notamment celle du Point E, et ses collaborateurs on fait face à la presse. Ils ont saisi les hautes autorités pour montrer que la banque islamique fait du Riba

Selon l’imam de la Mosquée du Point E, c’est un fait dont il ne peut pas être d’accord dans la mesure où Dieu a décrété la guerre à ceux qui font du Riba. «Le Prophète alayhi salam a dit: toute action qui a un intérêt, un avantage, est du Riba. Par exemple, si je vous prête ma voiture pour aller à Kédougou, je vous dis si vous revenez vous me mettez du plein, en ce moment-là ce sera du Riba; parce que j’ai conditionné ce que j’ai dit », a déclaré Serigne K. R. Guèye lors du point de presse tenu juste après la prière du vendredi.

«En plus certains imams disent qu’on peut tolérer. Implicitement ils ont reconnu que la banque islamique fait du Riba. Ils tolèrent, ça veut dire qu’il y a du Riba; je peux tolérer ton tabac, ton alcool; cela veut dire que tu bois de l’alcool, tu fumes de la cigarette…C’est pour ça on s’est dit: il faut qu’on arrête cet élément- là, il ne faut jamais que la banque islamique s’installe dans nos locaux d’autant plus qu’ils sont en haut et en bas », a expliqué l’imam.

Ainsi, le collectif a lancé une pétition et a transmis une copie au maire de localité, le Chef de quartier, tous les notables du quartier. L’imam dit avoir fait le tour des maisons du quartier et les chefs de foyers pensent que ‘’Maodo’’, le synonyme de leur président, n’est pas au courant.

Les dirigeants dudit collectif ont donné une copie au ministère de l’Intérieur, à la Préfecture. Et, ils prévoient de faire un sit-in à la mosquée du Point le 10 janvier prochain pour que les citoyens sachent que ce n’est pas normal qu’il y ait une banque dans une mosquée pour faire du Riba.

Avant de terminer, le dirigeant du collectif a permis à un ancien employé de la banque de faire un speech.

Cheikh Ahmed Tidiane Diop fait partie des sept (7) qui ont été recrutés en 1982 sur concours à Dakar pour aller faire la formation de la banque islamique à Chypre. «Quand on nous recrutait pour ce concours aucun employé, aucun directeur, personne n’a été recrutée. La banque n’était même pas installée. C’était le cabinet de l’expert-comptable, Mayoro Wade, qui nous a recrutés et on est allé à Chypre. Nous étions sept (7) sénégalais. Quand nous sommes revenus, très jeunes à l’époque, nous avons trouvé nos patrons qui étaient dans ces quatre banques…», a souligné M. Diop.

L’ancien banquier a dit avoir saisi le ministère de la Justice, les hautes autorités pour montrer que la banque islamique fait du Riba. A son avis, cette loi islamique se fonde sur l’interdiction du Riba. Et, la loi dit que la banque islamique doit se faire sur les principes comme le dit le Coran qu’il n’y ait pas d’intérêt.

Mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance: Vers un protocole d’accord entre le PUMA et l’ANRAC

Dans le cadre d’une démarche concertée pour le développement intégré des territoires frontaliers et la relance économique en Casamance, le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA) et l’Agence Nationale pour la Relance des Activités Économiques et Sociales en Casamance (ANRAC) ont tenu, ce jeudi 19 décembre, une rencontre technique, à Ziguinchor au siège de l’ANRAC. Cette rencontre, présidée par le Coordonnateur national du PUMA, Dr Ndeye Marième Samb, vise à poser les bases d’un protocole d’accord pour harmoniser les interventions et contribuer au développement socio-économique de la zone sud.

𝑳’𝒂𝒎𝒆́𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒐𝒆́𝒄𝒐𝒏𝒐𝒎𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒆𝒏 𝑪𝒂𝒔𝒂𝒎𝒂𝒏𝒄𝒆

Le premier axe de collaboration identifié par les deux parties porte sur l’amélioration des conditions de vie des personnes déplacées de retour en Casamance et la relance des activités économiques. Les deux parties ont mis l’accent sur le ciblage des zones d’intervention prioritaires afin d’identifier les bénéficiaires les plus vulnérables. Elles prévoient également la mise en place de projets économiques structurants, adaptés aux réalités locales et axés sur la création d’emplois durables. Cette dynamique vise à répondre aux attentes des communautés locales et à impulser une croissance inclusive dans cette région en proie aux conflits.

𝑳𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑺𝒆́𝒄𝒖𝒓𝒊𝒕𝒆́ 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑴𝒐𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕𝒆́

La mobilité et la sécurité des populations ont été au cœur des discussions. Parmi les initiatives envisagées, on note l’identification des pistes de désenclavement pour faciliter l’accès des populations aux services de base et aux marchés.  Le programme PUMA ambitionne l’établissement de pièces d’état civil pour les populations retournées et leurs familles, afin de leur garantir une intégration sociale et administrative effective. Le développement d’une ingénierie sociale en collaboration avec l’ANRAC accompagnera les processus de réintégration et de stabilisation des populations. Ces actions visent à consolider la paix et à favoriser un environnement sécurisé et propice au développement.

𝑳’𝒐𝒑𝒕𝒊𝒎𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒕 𝒍𝒆 𝒔𝒖𝒊𝒗𝒊 𝒅𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔

Pour assurer une mise en œuvre efficace et mesurable des initiatives, un accent particulier sera mis sur la création d’une base de données permettant le suivi des conditions socioéconomiques des populations et des ménages retournés.

Le programme PUMA veut appuyer l’ANRAC dans la mise en place d’une cartographie des domaines d’intervention des acteurs dans les zones de retour. La capitalisation et la diffusion des meilleures pratiques permettront de promouvoir des solutions innovantes et adaptées. Aussi, les deux parties vont mettre en place une stratégie de communication efficace pour sensibiliser les parties prenantes et les populations cibles afin de susciter leur adhésion.

𝑳𝒂 𝒄𝒐𝒍𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝑷𝑼𝑴𝑨𝑨𝑵𝑹𝑨𝑪 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒐𝒓𝒕𝒆𝒖𝒔𝒆 𝒅𝒆𝒔𝒑𝒐𝒊𝒓

Cette rencontre technique tenue dans les locaux de l’ANRAC est une étape décisive dans la collaboration entre le PUMA et l’ANRAC. Les deux structures ambitionnent, à travers ce futur protocole d’accord, de poser les bases d’un développement durable et harmonieux en Casamance, en réponse aux attentes des populations déplacées.

Réforme foncière: Le Crafs plaide pour un meilleur accès des communautés au foncier sécurisé

Par Astou FAYE

Le Cadre de Réflexion et d’Actions sur le Foncier au Sénégal (Crafs) composé de 20 organisations de la société civile a étalé ses propositions en vue de permettre aux communautés villageoises d’accéder au foncier a l’approche du programme et de l’agenda 2050 initié par le nouveau gouvernement.  

Ainsi le président du Crafs, Babacar Diop revenant sur la restitution des études qui ont été faites sur la question a rappelé l’existence depuis 1996, de tentatives de réformes foncières présidées par feu Moustapha Sourang avec les membres des OSC. Selon M. Diop, « un document de politique foncière a été déposée sur la table du président de la république mais quelques temps la commission a été dissoute.

«Il ne faut pas attendre l’existence de cette loi pour parler de législation du fait que notre travail, c’est un lobbying, de propositions et de positions, et nous avons travaillé sur toutes les propositions de législation foncière et qui été muries et on a eu à faire plusieurs contrats et on a travaillé avec les jeunes, les femmes, les techniciens, les géographes les juristes, les sociologues et cette proposition fit l’objet de réflexion», a-t-il rappelé.

En qui concerne la loi d’orientation agro sylvo pastoral et halieutique qui a été voté en 2004 et qui devait être évalué en 2024 M. Diop indique que toutes ces dispositions sont organisées par le gouvernement et la société civile en tant que structure d’alerte pour apporter sa contribution et jouer sa partition.

« Nous, nous représentons les communautés locales, notre souci principal, c’est faire de sorte que ces communautés disposent de la terre et que ces terres soient dans d’excellentes conditions de sécurisation. La loi sur le domaine national, c’est une loi qui date de 1964, nous sommes d’avis avec l’esprit de la loi et nous sommes en train de fouetter le déroulement et la mise en œuvre de cette loi pour apporter des touches qui vont nous permettre d’innover et aux communautés locales d’accéder au foncier sécurisé de même que les jeunes » a-t-il fait savoir.

Le président du Crafs a par ailleurs ,dans ses propositions souligné que, pour reformer le foncier au Sénégal, il faut aller vers la capitalisation et l’harmonisation de toutes les dispositions qui ont été déjà prises pour la réforme foncière, il faut aller vers la participation locale pour arriver à une gestion rationnelle du foncier

« Dans une commune, nous pouvons avoir une quarantaine ou une cinquantaine de conseillers et cette commune peut disposer de presque 200 villages donc tous les villages ne sont pas représentés. Notre souci, c’est de créer des comités villageois qui vont donner leur avis sur la répartition fonciére , l’autre souci ,c’est de ne pas dire non à l’agrobusiness mais nous disons non à l’agrobusiness qui vient récupérer  nos terres qui vont nous faire d’ouvriers agricoles. Nous disons non à la marchandisation des terres si on parle de marchandises, on parle d’argent et si on parle d’argent le plus fort va coincer le plus faible et nos communautés n’ont pas assez d’argent pour acheter de la terre a-t-il détaillé.

Pour Aboubacry Ndaw , représentant des chefs de village , même s’il y’a des réalités qui sont un peu différentes que nos grands-parents vivaient surtout quand on parle de la loi sur le domaine national qui date de 1964 , aujourd’hui on est en 2024 et il est normal et urgent de procéder à s si’il y a des réalités qui sont un peu différentes que nos grands-parents vivaient surtout quand on parle de la loi sur le domaine national qui date de 1964 et aujourd’hui on est en 2024 et il est normal et urgent de procéder à ses réformes la tout en mettant en avant l’intérêt e la population et rapport à cela , on ne pas ignorer le droit coutumier ces réformes, tout en mettant en avant l’intérêt de  la population et prendre en compte le droit coutumier.

 

 

Saint-Louis: 52 porteurs de projets encadrés par l’ITA

Par B. DIAW (avec En Relief)

L’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), en partenariat avec le Projet d’appui au Développement des Compétences et de l’Entreprenariat des jeunes et des femmes dans les secteurs porteurs (PDCEJ), a procédé à la remise d’attestations de formation aux bénéficiaires ce jeudi 18 décembre 2024, au Lycée Technique André Peytavin.

Le PDCEJ est un projet cofinancé par l’État du Sénégal et la Banque Africaine de Développement. L’objectif général de la cérémonie était de contribuer à la visibilité du projet et de l’ITA, tant au niveau national qu’au niveau territorial dans les régions d’intervention telles que Dakar, Thiès, Kaolack, Ziguinchor et Saint-Louis.

Le professeur Momar Talla Gueye, Directeur Général de l’ITA, a mis en avant le travail réalisé par son institut en matière de formation, d’encadrement et d’incubation. « Pour la région de Saint-Louis, nous avons encadré 52 porteurs de projets avec un taux d’encadrement majoritairement féminin de 71 % », a-t-il précisé.

Après seulement un mois de formation, 34 % des femmes bénéficiaires ont déjà démarré une activité entrepreneuriale, a-t-il ajouté. Il a également souligné que la force de l’ITA réside dans sa capacité à inclure toutes les couches sociales en leur offrant une formation de qualité et les moyens nécessaires pour mener à bien leurs propres activités.

Concernant les résultats globaux, le directeur général a révélé que l’objectif initial était de former mille jeunes. Or, 1028 jeunes ont été formés, atteignant ainsi un taux de réalisation de 103 %, un effort qu’il a tenu à saluer.

Par ailleurs, il a annoncé que l’incubateur de l’ITA, en cours de construction à Saint-Louis, permettra d’accueillir annuellement une centaine de jeunes entrepreneurs et de les encadrer. Il a promis que cet outil de formation et de conseil sera opérationnel dans les plus brefs délais, permettant ainsi au centre de recherche agroalimentaire de jouer pleinement son rôle dans le soutien à l’industrialisation et la contribution à la politique de souveraineté alimentaire.

Ibrahima Cissé, responsable du suivi-évaluation du PDCEJ, a indiqué que le projet, financé à hauteur de 12 milliards de francs CFA depuis 2019, devrait s’achever en 2025. À mi-parcours, le PDCEJ a formé 2935 jeunes et femmes dans les cinq régions d’intervention. En ce qui concerne l’incubation, Ibrahima Cissé a précisé que 496 individus ont bénéficié d’un accompagnement dans divers secteurs.

Cette initiative illustre la volonté des acteurs impliqués de promouvoir l’entrepreneuriat et de renforcer les compétences des jeunes et des femmes, contribuant ainsi au développement économique et social des régions concernées.

Coopération entre le Sénégal et l’Arabie Saoudite: Le Royaume offre 100 tonnes de viandes au pays de la Téranga, pour une valeur de plus d’1 milliard 400 millions F Cfa

Par Modou SARR

Dans le cadre des traditions, depuis plusieurs années, le Royaume d’Arabie Saoudite fait ce don au Sénégal après le Hadj qui l’a précédé. Cette année encore, la tradition a été respectée. Une cérémonie de carcasses de moutons a été tenue hier à Dakar. Le don sera acheminé dans les 557 communes pour que dans chaque commune, les populations nécessiteuses, en bénéficient.

La cérémonie a été présidée par Baïdy Niang directeur général Fonds de Solidarité nationale (FSN), en présence de Son Excellence Monsieur Saad Abdullah ALNAFAI, Ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal. Il s’agit de la réception de 10 000 carcasses de montons, pour un poids total d’environ 100 tonnes et d’une valeur de 1 428 000 000 FCFA.

« Nous sommes là pour réceptionner au nom du ministre des solidarités, au Premier ministre, au nom du Président de la république un don de carcasse du mouton du Royaume d’Arabie Saoudite à l’État du Sénégal. Comme vous le savez, dans le cadre des traditions, depuis plusieurs années, le Royaume d’Arabie Saoudite fait ce don au Sénégal après le Hadj qui l’a précédé. Cette année encore, on a perpétué la tradition et là, on est là pour réceptionner les carcasses de moutons qui seront acheminés sur l’ensemble du territoire national. Cette année, on a opté de les envoyer dans les 557 communes pour que dans chaque commune, les populations nécessiteuses aient la possibilité de recevoir ce don et pour la fin d’année de pouvoir mieux organiser les fêtes de fin d’année mais également de pouvoir améliorer la qualité nutritionnelle de ce qu’ils reçoivent » a expliqué Baïdy Niang.

Selon lui, dans le contexte actuel où on rencontre des difficultés réelles pour pouvoir nourrir les populations surtout dans certaines zones qui sont atteintes par l’insécurité alimentaire, cet appui est venu à son heure. « Nous pensons que ça va servir aux populations qui en ont réellement besoin » a-t-il soutenu. Le directeur général du FSN a ajouté que le don est destiné aux populations nécessiteuses. « Sans doute avez-vous retenu l’enseignement du Prophète Mohammed, paix et salut sur lui, qui a dit : « Dieu aide Son adorateur tant que celui-ci aide son frère, ou alors le croyant est pour le croyant comme l’édifice dont une partie supporte l’autre», a confessé M. Niang.

Pour lui, la cérémonie d’aujourd’hui est également le couronnement d’efforts énormes entrepris par le gouvernement saoudien à travers un programme spécial dédié afin de venir en aide à une partie des personnes nécessiteuses de la Oumah Islamique et de pays frères comme le Sénégal.

 

 

 

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