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Exploitation des ressources minières du Sénégal: Entre tragédie et résilience

L’exploitation du zircon à Lompoul n’est pas qu’une affaire locale, elle est un miroir des dérives d’une économie extractive déconnectée des réalités humaines et écologiques. Ce drame appelle à une prise de conscience collective pour préserver,  non seulement, Lompoul, mais, aussi, toutes les collectivités territoriales menacées par de telles pratiques.

Pendant longtemps, les murmures et les plaintes des populations rurales de Lompoul et Diokoul ont envahi les discussions. Les tensions montent face à une exploitation industrielle qui divise : d’un côté, les promesses enjôleuses de la société Grande Côte Opérations (GCO) ; de l’autre, la réalité brutale des souffrances endurées par les habitants. Et partout dans les zones d’exploitations des ressources minières du Sénégal, le constat est amer. Bienvenue dans ce Gotha du rêve brisé.

De la terre à la mer : l’exil forcé des habitants de Lompoul-village

Lompoul, ce paisible village historique niché dans la région de Louga, a vu son existence basculer sous le poids de l’exploitation sauvage du zircon. Ce minerai tant convoité, au prix exorbitant sur le marché international, s’est avéré être une malédiction pour les habitants, qui ont été brutalement délogés de leurs terres ancestrales pour être relogés à Lompoul-sur-Mer.

Privés de leur terroir d’origine, ces familles vivent désormais dans des conditions précaires, coupées de leurs racines et de leur mode de vie traditionnel. La transition, imposée sans consultation ni accompagnement, symbolise un déplacement forcé d’une communauté qui paie le prix fort de l’enrichissement d’une poignée d’exploitants sans scrupules Pire,  Lompoul-village est rayé de la carte par l’exploitation du zircon

Ce village, autrefois célèbre pour ses dunes majestueuses et sa quiétude, a littéralement disparu sous le joug des machines d’extraction. Les terres fertiles et les écosystèmes uniques de la région ont été sacrifiés sur l’autel du profit, transformant un patrimoine naturel inestimable en une zone ravagée.

Pendant ce temps, les entreprises exploitantes engrangent des profits colossaux, ignorant les cris de détresse des populations locales et les dégâts irréversibles infligés à l’environnement. L’absence d’une véritable régulation et le laxisme des autorités aggravent cette situation déjà dramatique.

Des vies brisées au nom du progrès

À Lompoul-sur-Mer, les habitants peinent à reconstruire leur vie. Les pêcheurs, agriculteurs et artisans, qui dépendaient des ressources de leur terre d’origine, se retrouvent dépourvus de moyens de subsistance. Le tissu social est fragilisé, les liens communautaires s’effritent, et l’avenir semble incertain.

Cette mascarade inhumaine doit cesser. La justice sociale et environnementale exige des réponses claires : la restitution des droits des populations, une indemnisation juste et équitable, et des politiques respectueuses des ressources naturelles. Sans cela, Lompoul restera le symbole d’un développement destructeur, qui sacrifie des vies humaines et un héritage collectif au profit de quelques-uns.

Des promesses en trompe-l’œil

Au départ, les populations avaient espéré des retombées positives de ce projet, séduites par les engagements de GCO. Des emplois, des infrastructures et une amélioration des conditions de vie leur avaient été promis. Pourtant, ces espoirs se sont vite dissipés. La réalité, marquée par une pollution de l’air et des sols, des maladies pulmonaires chroniques et des troubles auditifs causés par les incessantes vibrations des machines, est tout autre.

Une exploitation inhumaine

Les ouvriers de Lompoul, jeunes et vieux, peinent sous un soleil brûlant pour des salaires dérisoires. Les temps de récupération sont ignorés, et les longues heures de travail éreintent les corps. Les vieillards, déjà affaiblis, subissent les conséquences de nuits sans sommeil à cause du bruit des machines. Les adultes, quant à eux, dénoncent des rémunérations insuffisantes et des paiements irréguliers.

Pendant ce temps, les consignes de production s’intensifient. Les ouvriers doivent trier, séparer et entasser le sable enrichi en zircon, ainsi que d’autres métaux, pour alimenter les immenses dragues mécaniques. Ces vastes machines dévorent sans relâche les terres fertiles de Lompoul, transformant les champs agricoles en déserts industriels.

En contrepartie, ce sont des miettes qui sont destinées aux habitants, et  les richesses sont bonnes pour les industriels.

Malgré leurs efforts, les ouvriers se contentent de maigres compensations, alors que les responsables de l’exploitation engrangent des profits colossaux. Face à ce déséquilibre criard, les populations locales se sentent trahies et abandonnées par un État, pourtant, au fait de la situation.

Des zones sous pression et sous tension

Lompoul et Ngadiaga, deux localités  dévastées par les exploitations minières et pétrolières, voient leurs paysages naturels détruits et leurs populations déplacées.

A Kédougou et a  Tambacounda, c’est la même calamité. Dans ces zones du Sénégal oriental, c’est aussi un constat lamentable. L’exploitation aurifère a non seulement pollué les cours d’eau, mais aussi exacerbé les inégalités économiques et les conflits sociaux.

A Matam, les terres agricoles, vitales pour la subsistance des habitants, sont sacrifiées au profit des exploitations industrielles.

Un appel à la justice sociale et écologique

L’exploitation du zircon à Lompoul et Diokoul illustre une fois de plus les limites d’un modèle économique basé sur le pillage des ressources naturelles. Les souffrances des populations rurales, sacrifiées sur l’autel du profit, exigent une réponse ferme et immédiate.

Il est temps pour l’État et les acteurs impliqués de rendre des comptes. Des mesures doivent être prises pour protéger les communautés affectées, garantir leur indemnisation et instaurer une exploitation respectueuse de l’environnement et des droits humains. L’avenir de Lompoul, de Diokoul, et de tant d’autres localités rurales dépend de cette prise de conscience.

Renégocier les contrats d’exploitation des ressources naturelles

On ne le dira pas assez.  Le cadre contractuel pou l’exploitation des ressources minières du Sénégal est à revoir. Les contrats actuels privilégient souvent les intérêts des entreprises exploitantes au détriment des populations locales. Ces dernières, censées bénéficier des retombées économiques de ces projets, ne récoltent que des miettes, tandis que leurs terres, leur santé et leur environnement sont dévastés.

Face aux dérives constatées dans l’exploitation des ressources naturelles au Sénégal, il devient urgent de revoir les contrats liant l’État aux multinationales extractives. Qu’il s’agisse du zircon à Lompoul, de l’or à Kédougou et Tambacounda, du gaz et du pétrole à Ngadiaga, ou encore, des phosphates dans la région de Matam, les populations autochtones subissent de plein fouet les impacts sociaux, économiques et environnementaux de ces activités. C’est un impératif pour les populations et l’environnement.

La renégociation des contrats devrait, inéluctablement, inclure  une prise en charge systématique de l’impact environnemental.

Les entreprises doivent être tenues de mettre en œuvre des mesures de prévention et de réparation des dommages environnementaux, incluant la réhabilitation des sites après exploitation.

Des indemnisations justes pour les populations affectées sont une nécessité absolue. Il faut garantir des compensations équitables pour les pertes agricoles, les déplacements forcés et les impacts sur la santé des habitants.

Un mécanisme de suivi environnemental et social indépendant avec la mise en place de comités comprenant des représentants des collectivités territoriales , des ONG et des experts qui doivent être créés pour veiller au respect des engagements pris.

Des investissements dans les infrastructures locales sont aussi importants et les profits générés par l’exploitation des ressources doivent être en partie réinvestis dans le développement des zones concernées (routes, écoles, hôpitaux, accès à l’eau potable).

Il faut, donc, un partage équitable des revenus. L’État doit revoir les accords financiers pour s’assurer que les ressources naturelles profitent en priorité aux Sénégalais.

Un appel à la souveraineté sur nos ressources

Ces zones ne doivent plus être les victimes silencieuses d’une exploitation effrénée. Les ressources naturelles, patrimoine commun du Sénégal, doivent être gérées de manière à garantir un développement durable et inclusif, respectueux des droits des populations et de l’environnement.

Renégocier ces contrats est, non seulement, une question de justice sociale, mais, également, un impératif pour préserver l’équilibre écologique et construire un avenir prospère pour toutes les générations sénégalaises.

B. B. FAYE

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Dpg: La nécessité d’une politique nationale de jeunesse clairement définie

Par B. Diaw (avec En Relief)

Au lendemain de la déclaration de politique générale du Premier ministre devant l’Assemblée Nationale, le Président Conseil Régional de la Jeunesse de Saint-Louis, Fara Ndiaye a fait une analyse en guise de contribution sur ce qu’il appelle les limites d’une Politique de Jeunesse non exhaustive et la voie vers une réforme inclusive au Sénégal.

Forte de son dynamisme, de ses talents et de son potentiel, la jeunesse sénégalaise constitue le moteur du progrès économique et social. Cette jeunesse représente une ressource précieuse pour le développement durable du pays.

Selon Fara Ndiaye, malgré les efforts déployés par l’État à travers la Déclaration de Politique Générale (DPG), certains défis restent à relever dans la mise en œuvre des politiques publiques de jeunesse.

C’est dans ce cadre que le Président Conseil Régional de la Jeunesse de Saint-Louis a apporté des éclairages sur les domaines qui nécessitent des ajustements, tout en proposant selon lui, des solutions constructives et pragmatiques pour renforcer l’impact des politiques publiques et garantir une réelle inclusion de la jeunesse dans le processus de développement du Sénégal.

Diagnostic des lacunes de la DPG sur les politiques de jeunesse

La DPG, bien qu’abordant plusieurs aspects importants de la politique de jeunesse, manque de vision suffisamment cohérente et structurée, faute d’une loi d’orientation jeunesse. L’absence d’un cadre législatif clair risque de limiter l’efficacité de l’action publique. « Il serait opportun d’adopter une loi d’orientation jeunesse qui définit les priorités et les objectifs à atteindre, tout en garantissant une plus grande cohérence dans les actions entreprises par les différents acteurs publics et privés », a-t-il proposé.

Sur l’importance de la coordination entre les structures en charge des questions de jeunesse Fara Ndiaye estime bien que plusieurs structures existent pour accompagner la jeunesse. Leur multiplication peut parfois entraîner des doublons où des incohérences dans l’action publique.

Pour lui, un renforcement de la coordination s’avère nécessaire pour maximiser l’impact des interventions.

Et dans ce cas dit-il, une approche intégrée, regroupant les agences en une structure unique, avec des antennes décentralisées, permettrait de renforcer l’efficacité et d’assurer une meilleure accessibilité aux services pour les jeunes, notamment dans les régions les plus reculées serait nécessaire.

Un accès limité aux ressources stratégiques pour les jeunes.

L’accès des jeunes à des ressources telles que les terres agricoles et le logement social demeure souvent insuffisant. Ces ressources sont des leviers importants pour l’autonomisation des jeunes, en particulier dans les zones rurales.

Pour cela, il serait bénéfique de mettre en place des mécanismes d’attribution qui garantissent un accès prioritaire aux jeunes, en particulier dans le cadre de projets agricoles et de logement social, afin de soutenir leur insertion professionnelle et leur stabilité économique.

Un cadre institutionnel pour une gestion plus décentralisée.

« Les services publics destinés aux jeunes sont souvent éloignés où difficilement accessibles, ce qui réduit leur efficacité.

Il est nécessaire de décentraliser davantage ces services afin de mieux répondre aux besoins locaux », c’est du moins l’avis de M. Ndiaye qui propose que le gouvernement envisage la délégation de certains services publics jeunesse aux collectivités locales et aux organisations de jeunesse, de manière à assurer une gestion plus proche des réalités locales et une réponse rapide aux besoins des jeunes.

La nécessité de réformer le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS).

« Le CNJS joue un rôle important, mais il pourrait être renforcé pour jouer un rôle plus significatif dans l’élaboration des politiques publiques et dans la représentation effective des jeunes.

Ce qui veut dire qu’il serait judicieux de réformer le CNJS afin qu’il devienne un véritable acteur de la gouvernance publique, doté des moyens nécessaires pour consulter, suivre et évaluer l’impact des politiques publiques sur la jeunesse » a-t-il souligné.

La création d’un Haut Conseil de la Jeunesse.

Le Haut Conseil de la Jeunesse pourrait être un organe stratégique essentiel pour coordonner les politiques publiques, en garantissant leur cohérence et en impliquant davantage les jeunes dans les processus de décision, selon Fara Ndiaye.

Ainsi il a proposé de créer un Haut Conseil de la Jeunesse rattaché à la Présidence de la République qui permettrait de mieux structurer et coordonner l’action des différents ministères et institutions en faveur des jeunes.

Le potentiel inexploité de la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

« Bien que la VAE soit une voie d’accès à la qualification professionnelle pour de nombreux jeunes, son champ d’application reste limité », a-t-il expliqué.

Fara Ndiaye juge important de généraliser et de faciliter l’accès à la VAE, notamment pour les jeunes issus de parcours non formels, afin de leur offrir davantage d’opportunités professionnelles et de favoriser leur insertion dans le monde du travail.

L’équation de la migration irrégulière des jeunes.

La migration irrégulière demeure un phénomène préoccupant, en particulier parmi les jeunes, qui sont souvent poussés par le manque d’opportunités d’emploi et de formation.

« Il est crucial de mettre en place des politiques de rétention efficaces, en favorisant l’accès à des emplois décents, à une formation de qualité et à des programmes de protection sociale pour les jeunes. Par ailleurs, des campagnes de sensibilisation sur les risques liés à la migration irrégulière devraient être renforcées » a indiqué le président du conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis.

La protection sociale des jeunes.

La question de la protection sociale reste pour le Fara Ndiaye un défi majeur pour les jeunes, notamment dans les secteurs informels où la majorité d’entre eux exercent des activités précaires.

De ce fait, il est impératif selon lui de renforcer le système de protection sociale pour les jeunes, en particulier ceux issus des secteurs informels, en garantissant un accès aux assurances, à la couverture santé et à des mécanismes de sécurité économique en cas de chômage où de crise.

La santé des jeunes: pilier essentiel pour leur développement.

La santé des jeunes, qu’elle soit physique ou mentale, représente un facteur déterminant dans leur bien-être et leur développement. Les jeunes doivent avoir un accès équitable aux services de santé, en particulier en ce qui concerne la santé reproductive, la prévention des maladies, et la santé mentale.

« Il est crucial de mettre en place des programmes de santé adaptés aux besoins spécifiques des jeunes, en particulier en matière de santé mentale, de prévention des maladies sexuellement transmissibles (MST), de nutrition et de gestion du stress. Les établissements scolaires et universitaires, ainsi que les centres communautaires, devraient être équipés pour fournir des services de santé accessibles et de qualité », a-t-il estimé.

Réforme systémique du système éducatif, de l’élémentaire à l’université

Pour Fara Ndiaye, le système éducatif actuel ne prépare pas suffisamment les jeunes aux réalités du marché de l’emploi et de l’innovation. Ce qui est impératif de revoir les curricula pour les aligner sur les besoins socio-économiques, renforcer l’accès à la formation technique et professionnelle, et promouvoir les partenariats université-secteur privé.

 

Le livre «A l’ombre du Bentene, naissance d’une passion pour la ville» ressuscite l’histoire politique du Sénégal indépendant

Par Aïssatou FAYE

Les communes de Fass Gueule Tapée colobane ont servi d’observatoire et de laboratoire pour Cheikh Oumar Sy, l’auteur du livre « A l’ombre du Bentene, naissance d’une passion pour la ville ». Cette œuvre en partie retrace la vie de l’auteur dans ces quartiers et de la manière qu’ils ont évolué avec le temps malgré les imperfections et tares.

Ainsi M. Sy refait le récit d’une vie de famille dont dit-il, le parrain s’est écarté de tout engagement politique alors que ses enfants s’y lancent.

«Cet ouvrage retrace la vie que j’ai menée dans la commune de Gueule tapée notamment celle de Seydi Djamil, fils ainé de Serigne Babacar Sy qui n’est pas très connu du grand public. Il y a vécu pendant plus de 40ans, c’est un espace qu’il n’a jamais quitté et qui a évolué avec le temps a-t-il rappelé.

Selon l’auteur, le livre est aussi un manifeste pour une citoyenneté active pour alimenter et soutenir les institutions locales mais également un plaidoyer pour une citoyenneté responsable qui décline droits et devoirs solidairement, y compris de s’acquitter de ses impôts

« Ce que vous voyez en banlieue, ça existe dans un quartier comme ça. Et l’on s’est dit que c’est une chose qui est peut-être anormale, et qu’il fallait un peu plus et il faut vraiment que tous les fils de cette commune se liguent pour pouvoir quand même donner lui donner ses lettres de noblesse. Une commune qui a quand même beaucoup d’avantages comparatifs en matière d’éducation. Vous voyez que, c’est la commune qui est dans le centre scolaire le plus développé du Sénégal. Il n’y a pas une commune au Sénégal où vous allez trouver trois lycées, le lycée Kennedy est là, il fait 6 hectares. Le lycée de la fosse, le seul lycée technique de Dakar et le lycée Thierno Birahim Mbacké qui est là et à côté il y a le lycée Blaise Diagne, il y a le lycée Jean de la Fontaine, il y a le lycée Hampaté Ba, le lycée Birago Diop, l’école Normale supérieure, le lycée d’application Thierno Seydou Nourou Tall», a détaillé M. Sy

A travers son engagement politique, il accentue son plaidoyer sur le programme de 20 milliards bien structuré qui sera présenté aux populations.

« Nous avons développé énormément de choses qui concernent la ville, et non pas seulement à Dakar, à Gueule tapée mais toutes les villes du Sénégal peuvent s’en inspirer pour élaborer un véritable programme pour le développement local. Il n’y a que le développement local qui peut aujourd’hui assister, accompagner le développement de notre pays. On parle de territorialisation des politiques publiques, nous, on parle de nationalisation des politiques territoriales » a-t-il confié.

Diplomatie Religieuse: Le Khalife de Bambilor honoré par l’Académie Internationale d’Action Diplomatique      

Pour son engagement dans la recherche de la paix, le dialogue interreligieux, la résolution de conflits, la restauration de l’ordre politique entre autres, le Khalife général de Bambilor Thierno Amadou Ba a été honoré par l’Académie Internationale d’Action Diplomatique (IADA ACADEMY) basée à Bergamo en Italie. Dans une correspondance adressée au Khalife, le président de IADA ACADEMY, Enrico Gervasoni, magnifie le rôle que joue le guide religieux dans les actions diplomatiques impliquant les peuples, les États et les religions notamment dans les politiques de de migration, de développement, de solidarité entre autres.     

« Son Excellence, j’avais déjà eu l’occasion de noter avec agréable surprise votre rencontre avec le Pape François à Rome le 6 novembre 2024. Mais quand, par l’intermédiaire de journalistes, j’ai reçu les informations sur votre participation à la Conférence des Supérieurs Majeurs du Sénégal du 16 au 18 décembre 2024 à Dakar à l’occasion de l’Assemblé Générale de la Communauté Chrétienne, grande fut ma satisfaction de voir le rôle de la diplomatie religieuse et les relations entre religion et diplomatie si bien évoluées et argumentées », lit-on dans la lettre de reconnaissance adressée à Thierno Amadou Ba.

Dans sa note, le président de IADA ACADEMY rappelle avoir toujours soutenu le rôle de la religion dans la diplomatie: « depuis plus de vingt ans, je me consacre personnellement à soutenir le rôle de la religion dans la diplomatie en collaborant étroitement avec diverses institutions, depuis les responsables de la diplomatie du Saint-Siège jusqu’aux institutions musulmanes telles que l’EML -Ligue Musulmane Européenne, contribuant à leur évolution en tant que conseiller stratégique.

Ma première action diplomatique sur le terrain, en relation avec le peuple angolais depuis le 1989, a été pour la paix en Angola où j’ai été officiellement invité à la signature des accords de paix de Lusaka le 15 novembre 1994 et reconnu par des gouvernements et par le Secrétariat d’État du Saint-Siège comme quelqu’un qui a favorisé la paix », a-t-il souligné.

Ce dernier rappelle, en outre, que compte tenu de son expérience de consultant dans le secteur de l’habitat et socio-économique entrepreneurial italien, il est arrivé au Sénégal en 1996 avant de mettre sur pied l’association internationale H&D-Habitat & Développement pour promouvoir le logement et l’emploi: « de ça on pourra en parler sous l’angle de  « Religion et Développement » et “Diplomatie et Développement” pour le lier au sujet que vous avez abordé concernant les flux migratoires et la dignité des personnes compte tenu notamment des tragédies humaines que la migration entraîne chaque jour », a-t-il fait savoir. « Depuis lors le Sénégal est dans les priorités de mes relations. Combinant mes nombreuses années d’expériences, tout en maintenant ma collaboration personnelle avec les institutions religieuses chrétiennes et musulmanes, j’ai accepté de fonder et de présider l’Académie Internationale d’Action Diplomatique (IADA ACADEMY ou simplement IADA) pour une action diplomatique impliquant les Peuples, les États et les Religions », indique le patron de IADA ACADEMY. « Seule une action qui implique plusieurs acteurs peut conduire à une vraie paix et comme vous l’avez amplement expliqué, le rôle conjoint des religions est indispensable. Actuellement mon action s’applique sur deux axes: Action Diplomatique (IADA- ACADEMY) et Politique de Développement (H&D) : les deux réalités s’entraident car « il n’y a pas de paix sans développement » et « il n’y a pas de développement sans paix ».

Quand on parle de paix on parle aussi de justice sociale. IADA ACADEMY, avec le protocole du 7 septembre 2024, a reconnu H&D, comme une réalité d’excellence pour une politique de développement appliquant des principes éthiques et solidaires. D’où tout le rôle de la religion comme agent de paix pour ramener la diplomatie à sa fonction de prévention des conflits en « forçant », avec son autorité morale, les États et les différentes positions politiques et du pouvoir à trouver des solutions qui évitent l’exaspération des conflits qui revêtent de plus en plus les caractéristiques de véritables guerres, la religion comme facteur éducatif pour la protection de la dignité humaine, accompagnant des programmes de développement et des institutions qui répondent aux besoins primaires des familles tout en garantissant la dignité des personnes », soutient le président.

Le document d’ajouter: « la nécessité d’un rôle de plus en plus actif de la religion dans l’action diplomatique et le développement social implique également une meilleure préparation des institutions et des représentants religieux à l’exercice de cette fonction. C’est pour cette raison qu’une personnalité comme la vôtre, avec votre préparation, pourrait être très utile dans la formation de la diplomatie religieuse tant au sein du monde musulman que dans les relations avec les autres religions, à commencer par la religion chrétienne.

Les religions accompagnent l’homme depuis sa naissance et constituent la base de ses valeurs morales qui ont également été en partie assumées par les sociétés dites laïques », a-t-il précisé avant de poursuivre: « les religions, à partir du respect de la religion de chacun, ont un potentiel jusqu’ici inexprimé, qui ne doit plus s’inscrire dans une logique de compétition ou de conflit comme par le passé ou comme tentent de le faire encore aujourd’hui certains semeurs de haine en manipulant les consciences pour des raisons de pouvoir et de domination sur le peuple, au contraire les religions doivent activer une relation d’amitié et de collaboration mutuelle pour le bien de toute l’humanité.

Ce qui précède n’est qu’un petit résumé de réflexions qui, je l’espère, pourront être développées avec des exemples et des perspectives de collaboration fraternelle qui permettront de mieux valoriser l’action des organisations dont nous avons la charge ».

Pour rappel, la lettre destinée au Khalife de Bambilor est accompagné d’un Certificat d’Appréciation de IADA ACADEMY: « pour ce que vous faites pour le bien du Sénégal, de l’Afrique et de l’humanité toute entière », conclut le document.

A. Saleh. 

72 h de l’amicale des anciens handballeurs: Une randonnée pédestre qui a tenu toutes ses promesses

Par M. SAGNE

Fatick: L’édition 2024 des 72h de l’amicale des Anciens handballeurs et handballeuses de Fatick, a démarré hier vendredi 27 décembre avec la randonnée pédestre qui a tenu toutes ses promesses.

Une forte mobilisation des membres de l’amicale tous âges confondus et la participation remarquée de l’association des randonneurs,  les équipes masculines et féminines de « Fatick handball club », vainqueurs du tournoi international des sports travaillistes mais aussi et surtout d’un important détachement d’élèves gendarmes de l’école nationale des sous-officiers de gendarmerie (ENSOG) dont le doyen et omniprésent Ndick Faye, un véritable férus du handball à tenu à rendre un vibrant hommage au nom de l’amicale. Tout en remerciant également nous remercions le commandement de l’Ensog mais aussi la police et les sapeurs-pompiers qui ont également joué leur partition comme par le passé pour la réussite de la randonnée pédestre.

L’itinéraire habituel a été bien suivi, avec un départ donné à la place des « Berges du Sine », vers le marché central, le district sanitaire, la route de Ndiaye Ndiaye, pour ceux qui connaissent bien la ville, ensuite la rue traversant la quartier Logandeme, jusqu’au croisement dit: « Gouye Mew », vers le quartier Escale 2 jusqu’à la route de Ndouck 2 pour le retour au point de départ.

Autre particularité de cette randonnée, c’est que tout au long du trajet, les services de santé ont lancé des slogans de sensibilisation sur les maladies non transmissibles et sur les dispositions à prendre chaque fois que de besoin avec un accompagnement sonore pour égayer la galerie.

Auparavant, dans la matinée une séance de récital de coran a eu lieu à l’école élémentaire En hadj Salif BA, en hommage aux disparus comme à chaque édition des 72h. Ce samedi dans la soirée aura lieu au complexe « les Berges du Sine », la grande soirée récréative, Salsa qui sera animée par le maestro Balla Ndiaye, un fils de Fatick du légendaire quartier de Logandeme. Une soirée qui devrait rappeler aux mélomanes la vieille époque des soirées dansantes et autres « coladeras » qui étaient en vogue. À coup sûr tout Fatick devrait être au rendez-vous, pour ainsi dire.

Il faut noter la grande à l’école élémentaire Salif Ba pour faire joindre aux touts petits, l’utile à l’agréable. Le clou de ces journées sera, bien entendu, le tournoi de handball parrainé par Mr Aly Thior, un Inspecteur du Travail, ancien handballeur aussi et que personne ne voudra manquer. Des anciens handballeurs qui entendent bien fêter ces retrouvailles dans un élan de raffermissement des liens séculaires mais surtout pour inciter à la relance de la discipline à Fatick.

 

 

Pour favoriser les bonnes pratiques agricoles:  L’ASN encadre les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue

Par Cheikhou SECK

L’Association sénégalaise de normalisation (ASN) a organisé, les jeudi 26 et vendredi 27 décembre 2024, un atelier de sensibilisation et de formation des entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur les bonnes pratiques agricoles (BPA) notamment sur l’emploi des pesticides homologuées, sur l’hygiène et la traçabilité.

Présidant l’ouverture de l’atelier, M. Assane Mbengue, a indiqué que l’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) s’est engagée dans la formation des différentes parties impliquées dans la sécurité sanitaire des aliments dont sa stratégie est un des volets de la politique qualité adoptée par le Sénégal en Mars 2017. Ainsi, il dira cette activité entre dans le cadre du renforcement des capacités et la sensibilisation des producteurs et transformateurs sur les bonnes pratiques agricoles notamment dans le secteur de la mangue. Il s’agit pour lui, de sensibiliser et former les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur les bonnes pratiques agricoles (BPA) notamment sur l’emploi des pesticides homologués, sur l’hygiène et la traçabilité.

A l’instar des pays de la CEDEAO et de la Mauritanie, rappelle M. Aboubakry Baro, le Sénégal, a adopté par Décret présidentiel, une Politique Nationale de la Qualité (PNQ) qui vise à doter le Sénégal d’une Infrastructure nationale de la Qualité (INQ) opérationnelle et internationalement reconnue pour une meilleure compétitivité de l’économie sénégalaise et la protection de la santé et de sécurité des populations.

Ainsi le Projet d’Appui Institutionnel à la Mobilisation des Ressources et à l’Attractivité des Investissements (PAIMRAI), M. Baro, a souligné que la PNQ couvre les volets de la normalisation, de l’évaluation de la conformité avec des laboratoires, des organismes d’Inspection et de certification dont les compétences techniques devraient être reconnues à travers l’accrédtation, de la métrologie et de la promotion de la culture qualité.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’actions pour l’opérationnalisation de l’INQ, la Banque Africaine de Développement (BAD), à travers le PAIMRAI a bien voulu appuyer la réalisation de certaines activités de cette PNQ dont, entre autres, le volet Evaluation de la Conformité avec notamment le développement des activités de certification de produits, de services selon la norme ISO 17 065 comme de systèmes (Système de Management de la Qualité selon ISO 9001, Système de Management Environnemental selon ISO 14 001… )

Ainsi, Cheikh Mbacké Mboup, le président des Acteurs de la filière manque a souligné que les producteurs agricoles font face à certains problèmes d’accès aux marchés qui exigent le respect des normes applicables dans le secteur agricole. A son avis, les marchés d’exportation deviennent de plus en plus exigeants surtout avec les référentiels privés de certification dont la base repose sur les bonnes pratiques agricoles et les agriculteurs ont toujours besoin d’être sensibilisés.

De même, avec l’arrivée de la ZLECAF et de ses spécificités et la mise en œuvre très prochaine du nouveau référentiel des politiques publiques notamment l’axe « pour un secteur primaire qui garantit une sécurité alimentaire et une génération conséquente de devises pour l’économie nationale », il est crucial pour les entrepreneurs du secteur de prendre connaissance des bonnes pratiques et exigences relatives à leurs activités.

Les objectifs spécifiques poursuivis dans le cadre de ce mandat sont les suivants: renforcer les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur les bonnes pratiques d’hygiène et la traçabilité ; renforcer les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur les bonnes pratiques agricoles ; sensibiliser les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur les normes d’exportation ; sensibiliser les entreprises exportatrices et transformatrices de mangue sur l’utilisation des pesticides homologués.

 

Politique Nationale Qualité: L’ASN adopte la norme sur les batteries d’accumulateurs et de démarrage au plomb

Par Aminata NDAO

L’Association Sénégalaise de Normalisation (ASN) a organisé, ce mardi, à Dakar, un atelier visant la validation de la norme sur les batteries d’accumulateurs et de démarrage au plomb pour véhicules à moteur thermique au Sénégal. Cette initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale qualité du Sénégal, notamment dans son volet normalisation. L’ouverture de l’atelier a été présidée par Dr Valdiodio Ndiaye, Directeur général des Transports terrestres.

Le parc automobile sénégalais, indique l’ASN, connaît une expansion rapide, alimentée par l’importation massive de véhicules d’occasion. Selon les statistiques, le parc automobile est composé majoritairement de véhicules à moteur thermique, dont une grande partie utilise des batteries au plomb pour le démarrage. Dans ce contexte, il est impératif d’élaborer et de valider des normes adaptées aux spécificités du Sénégal, intégrant des aspects techniques et environnementaux. A ce propos, un avant-projet de norme a déjà été validé par un groupe de travail du Comité Électrotechnique National (CEN) puis envoyé en enquête publique comme projet de norme sénégalaise au courant du mois d’octobre 2024.

«Ces batteries jouent un rôle crucial pour la fourniture du courant électrique nécessaire pour le démarrage des moteurs ainsi que du fonctionnement de l’ensemble des éléments électriques des véhicule (phares, voyants du tableau de bord etc», ont-ils mentionné.  Face aux problèmes majeurs que rencontre le secteur de l’automobile sénégalais, l’adoption des normes nationales sur les batteries de démarrage des véhicules à moteur thermique devient une chose cruciale. C’est dans cette logique que l’Association Sénégalaise de Normalisation, en collaboration avec les membres du comité électrotechnique national, mais également les acteurs du transport, y compris les acteurs de l’industrie automobile, a organisé un atelier en vue d’élaborer et de valider les normes adaptées aux spécificités du Sénégal.

Présidant l’atelier de validation finale du projet de norme sur les batteries d’accumulateurs de démarrage au Plomb pour Véhicules à Moteur Thermique au Sénégal, El hadji Abdourahmane Ndione, Directeur Général de l’Association Sénégalaise de Normalisation, a souligné l’idée de doter au gouvernement des moyens légaux à travers la réglementation. «Recourir aux normes dans la réglementation, c’est la bonne pratique partagée partout dans le monde. Et au Sénégal, l’idée c’est de faire la même chose», a-t-il fait savoir.

Visant une meilleure approche dans le secteur de l’automobile, le projet consistera à renforcer les aspects techniques et environnementaux tels que : « La qualité de l’équipement, la qualité des ouvrages, mais surtout assurer la sécurité des usagers et nous projeter vers ce qu’on appelle une mobilité durable et responsable». M. Ndione a fait état du plein potentiel dans le secteur du transport, qui aujourd’hui peut permettre de booster l’ambition industrielle du Sénégal. Selon le DG de l’ASN, l’idée est de partir de cette norme pour renforcer la réglementation et mener vers des perspectives prometteuses.

Ce jour, mardi 24 décembre 2024, les participants à l’atelier ont adopté la norme pour les batteries de démarrage pour les véhicules à moteur thermique. Dans le futur, ils envisagent de travailler sur les autres normes qui vont encadrer le secteur du transport d’une manière générale.   Ainsi, le président du Comité électrotechnique national (Cen), Mam Singui Sarr a soutenu que des programmes d’évaluations de la conformité et des propositions concrètes pourront être faites au gouvernement pour la réglementation à travers les normes et programmes de certification.

Avec l’accroissement des équipements électriques dans les voitures et le développement des nouvelles technologies, ces batteries sont de plus en plus sollicitées d’où la nécessité d’une plus grande exigence en termes de qualité, de performance et de durabilité.

Nouveau mouvement politique: Le Rassemblement des Patriotes pour la Nation (RPN) lancé à Sokone.

M. SAGNE (avec En Relief)

SOKONE: Le Rassemblement des Patriotes pour la Nation (RPN) a été créé en 2023. C’est un nouveau mouvement politique dont les activités ont été lancées le dimanche dernier, 22 décembre 2024 à Sokone, dans le Département de Foundiougne.

Mais, selon le principal initiateur Abdourahmane Ndiaye, « il s’agit pour nous d’abord, d’une continuité politique. Parce que nous étions dans le domaine politique avec Serigne Mamour Niass, au sein du Rassemblement pour le Peuple (RP). Il y a presque 20 ans que nous avons cheminé ensemble et appris beaucoup de lui et de la vie politique sénégalaise. Mais, nous nous sommes rendus compte qu’au Sénégal, il y a beaucoup de points brûlants, tout est presque prioritaire pouvons-nous dire ».

C’est ainsi, qu’a fait savoir l’ancien Administrateur du RP, « nous avons estimé nécessaire, en septembre 2023, de mettre sur pied ce mouvement Rassemblement des Patriotes pour la Nation (RPN) pour lequel je suis honoré d’en être aujourd’hui le Président ».

Mais, souligne-t-il, « ce n’est pas la personne d’Abdourahmane toute seule mais c’est une équipe de femmes et d’hommes engagés, de sages, jeunes et moins jeunes patriotes, dont l’objectif principal est de contribuer à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes. De faire en sorte que chacun puisse se sentir comme Sénégalais dans son propre pays, dans l’unité, la paix et la solidarité ».

La présence de plusieurs délégués venus de la quasi-totalité des régions: Louga, Kolda, Sedhiou, Ziguinchor, Thiès, Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Dakar, Kaffrine, Fatick, entre autres en dit long sur cet engagement des différents responsables et serviteurs patriotes du RPN, à cheminer ensemble, plus que par le passé.

La motivation, a souligné le Président Abdourahmane Ndiaye, est que  » nous sommes une formation dont les membres, après avoir fait une lecture approfondie de la vie politique nationale, notamment de la recomposition du paysage politique, avons décidé de nous regrouper dans un parti de masse. Et, au-delà de toute idéologie, ce qui nous intéresse, c’est comment faire pour améliorer les conditions de vie des Sénégalais, comment faire pour que le Sénégal aille de l’avant, que chaque Sénégalais puisse se sentir chez soi, faire de telle sorte qu’il n’y ait pas de discrimination à tout point de vue et dans tous les domaines ».

Ainsi, a souligné l’ancien Coordinateur de la région de Fatick et des Cadres du Rassemblement pour le Peuple (RP), « aujourd’hui, nous avons eu les échos de Sokone, du Djinguily, du Niombato, en sommes de tout le Département de Foundiougne, de la Région de Fatick, du Sénégal, de la Gambie, et de la Mauritanie. C’est pour nous un bon début. Et nous prions Allah de nous accompagner pour que nous puissions atteindre nos objectifs politiques, avec l’ensemble de nos serviteurs patriotes du Rassemblement des Patriotes pour la nation (RPN) et nos sympathisants ».

Jouer un rôle clé et actif dans la vie communautaire

L’ambition affichée est de se positionner dans cette recomposition politique au Sénégal et y jouer un rôle clé et actif dans la vie communautaire tout en contribuant à limiter l’exode rural et de mettre un accent particulier sur le regroupement en GIE des exploitations familiales, la mise à disposition de micro-crédits à faible taux d’intérêts ou subventionnés par l’État. Par ailleurs, selon le président du RPN, Abdourahmane Ndiaye, « nous comptons mettre un accent particulier sur la mise à disposition à temps des intrants agricoles de qualité. Et, sans faire de digression, les

Industries Chimiques du Sénégal (ICS) devraient jouer les premiers rôles en produisant plus d’engrais, en lieu et place de l’exportation de l’acide phosphorique, matière de base issue du phosphate. Il y a aussi la formation technique à grande échelle des agriculteurs, éleveurs et pêcheurs, la fourniture d’équipements agricoles par le biais de l’artisanat local à faire prévaloir à la place de l’importation onéreuse de machines inadaptées, la généralisation de l’électrification rurale pour alléger les tâches ménagères et générer des revenus durables ».

Promouvoir la transformation des produits locaux

Les responsables du RPN souhaitent également promouvoir la transformation des produits locaux sur place pour créer plus de valeur ajoutée, le développement de l’entrepreneuriat rural avec une discrimination positive pour les femmes et les jeunes. Entre autres secteurs vitaux de l’économie nationale qui méritent également une attention toute particulière, selon Abdourahmane Ndiaye, « il y’a : une éducation et une formation professionnelle adaptées aux besoins de l’administration et des entreprises, axées sur nos valeurs et références nationales, la généralisation également de l’accès à la santé pour tous, l’appropriation des ressources naturelles, notamment minières, pour en tirer le meilleur bénéfice, tout en créant des conditions de sédentarisation des jeunes en milieu rural tout en renforçant les apprentissages aux métiers, en instaurant également une justice pour tous, juste et autonome, favorable à une paix durable, à la stabilité et à l’essor des investissements nationaux et internationaux dans notre pays., qui est en train de renforcer sa souveraineté, pour ne pas dire ses souverainetés.

Par ailleurs, il faut noter un fait marquant qui a précédé la cérémonie de lancement du RPN, c’est le don par le président du parti, Abdourahmane Ndiaye, d’un important lot de matériel sanitaire et des médicaments à trois postes de santé de la Commune de Diossong. Cela s’est passé la veille, le samedi 21 décembre 2024 au niveau des potes de santé de: Mbowéne,  Ndiaye Ndiaye Wolof et Lérane Sambou. Un geste hautement apprécié par les populations de ces localités qui n’ont pas manquer de témoigner toute leur gratitude au généreux donateur.

Alerte pour les élections locales anticipées: le Parti Ensemble pour le Sénégal mobilise ses troupes

Suite à l’annonce de l’organisation d’élections locales anticipées dans la presse le Parti Ensemble pour le Sénégal (Peps) convoque en toute urgence une réunion du bureau politique national, ce jeudi 26 décembre 2024 à 17 h au siège du peps sacré cœur Dakar. Ce, pour éviter toute surprise comme les précédentes élections législatives.

Le Parti Ensemble pour le Sénégal, fidèle à sa ligne politique, compte participer de façon régulière et constante à toutes les compétitions électorales au Sénégal. C’est d’ailleurs, indique son président Mamadou Salif Sow, ce qui justifie la création de cette formation politique.

Bargny/ Autonomisation des femmes: Ousseynou Ndiaye promeut sept (7) groupements féminins

Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Dans le cadre de l’autonomisation des femmes, sept Groupements féminins de la commune de Bargny ont bénéficié de l’appui et de l’encadrement de leur mentor Ousseynou Ndiaye, mécène, acteur de développement et leader politique membre de Pastef. Au total c’est plus de cinquante femmes issues de cinq zones du quartier Ndiolmane de Bargny qui ont reçu le dimanche 22 décembre 2024, leurs attestations après une formation en saponification et transformations des céréales locales.

En effet, la cérémonie de remise d’attestations a réuni toutes les femmes des GIE Diamou Sougnou Liguéy, Wali Dane, Sopéy Tafsir Abdou Rassoul, Andeu Dane Dolé, Diapal Ma Diapp, Diéck Dji Am Diom, Dokou diom.

A l’occasion, le bienfaiteur Ousseynou Ndiaye a demandé aux nouvelles autorités d’aider les femmes à être autonomes pour mieux gérer leurs familles. Il a par ailleurs annoncé la visite ce mardi à Bargny de Madame le Ministre de la Famille et des Solidarités, Maïmouna Dieye.

« Ce qui se passe à Bargny, a incité le ministre de la Famille, Maïmouna Dièye, à venir vous rencontrer après-demain (ce mardi). Elle viendra s’enquérir de vos capacités entrepreneuriales afin de vous soutenir en augmentant les financements déjà entamés » a indiqué M. Ndiaye.  « Le financement de l’Etat n’est pas comparable au financement d’une banque.

Les gouvernements ont depuis longtemps octroyé des financements mais seulement dans d’autres localités. Maintenant Bargny ne sera plus en reste car ses fils, notamment ceux de ‘’And Sukali Bargny’’, s’engagent à mener des actions pour le développement de leur localité » a souligné le Patriote.

Le remboursement de la dette est plus léger. Je pense que Bargny va quitter du niveau A au niveau B. Et c’est cela notre préoccupation majeure. Nous invitons toutes les femmes à une importante mobilisation», a lancé Ousseynou Ndiaye.

« Dans ce pays en construction, il incombe à tout le monde, homme et femme, de se mettre au travail. Dans ce pays de Jub, Jubal, Jubanti, chacun doit contribuer de fort belle manière pour l’intérêt général. Nous allons continuer à accompagner les GIE pour les soutenir » a soutenu le mecène des femmes de Bargny. M. Ndiaye a affirmé avoir trouvé des femmes braves qui ont envie de faire des réalisations, qui sont animées de bonne volonté.

M. Ousseynou Ndiaye n’a pas manqué de remercier la maman Mame Mané, les Présidents d’Asc, les femmes de Ndiolmane ainsi que Mme Ndiaye et Sokhna Fatou Ba, les formatrices. « Le premier GIE que nous avons rencontré en compagnie de notre maman Mame Mané ici à Ndiolmane (quartier de Bargny) nous a donné une bonne impression », a confié M. Ndiaye avant de poursuivre.

« On pouvait ne pas se présenter devant vous car nous sommes persuadés que vous avez déjà compris ce que nous sommes en train de dire. N’importe quelle bonne volonté qui entre dans ce quatier va constater votre entente, la manière dont vous avez embelli votre localité.  Ainsi, nous vous remercions vivement et bien sûr à travers le président de l’Asc qui est en train d’abattre un travail magnifique dans la zone.

«Nous avons pénétré dans beaucoup de quartiers de Bargny mais l’entente que nous avons trouvée à Ndiolmane montre que les femmes sont unies. Certaines, parmi elles ont entamé la collaboration avec les banques à travers des financements. Elles en sont à leur deuxième financement», a relevé M. Ndiaye

«Nous remercions vivement les femmes de Ndiolmane et nous les encourageons. Nous ne regrettons pas de les avoir accompagnées. Avec vous, nous avons la conscience tranquille étant sûrs que vous êtes en mesure de pérenniser vos activités génératrices de revenus. Nous ne méritons l’hommage que vous êtes en train de nous rendre. Nous sommes conscients que vos familles constituent vos préoccupations majeures. Vous pensez au travail bien fait pour subvenir aux besoins prioritaires de vos familles en soutien à vos maris.  Nous vous encourageons vraiment notamment les membres du GIE MPE. Ce jour est le vôtre. Nous saluons votre engagement, votre détermination… Je remercie vivement Mme Ndiaye qui est constamment présente pour former les femmes. De même que Sokhna Fatou Ba qui habite à Ndiolmane et qui a facilité beaucoup de choses », a-t-il souligné.

Le leader du Pastef a terminé en lançant un appel aux femmes de Gorée à se préparer car la prochaine édition y sera tenue

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