jeudi, septembre 10, 2026
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Judo/Séjour de Teddy Riner au Sénégal: Des projets avec le COJOJ Dakar 2026 et la fédération

Ch. F. Keita (avec En Relief)

Il incarne à coup sûr les valeurs de l’olympisme sur toutes les aires de compétition de la planète. C’est pourquoi sa visite au Sénégal le week-end dernier a constitué un temps fort des activités du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (COJOJ), mais aussi de la fédération sénégalaise de judo dont il est un des siens de par son statut de judoka.

Le triple champion olympique de judo et ses 11 titres de champion du monde, le français Teddy Riner, a fait l’honneur au COJOJ Dakar 2026 dont il était l’invité d’honneur dimanche dernier dans les locaux d’Eden Rock, siège. Pour la circonstance c’est presque un tapis rouge qui a été étalé à la star planétaire du judo comme pour magnifier ses performances au niveau mondial et olympique sur tous les tapis du monde. Le colosse français, digne successeur d’un autre grand champion David Douillet, a été reçu par le président du COJOJ Dakar 2026, Mamadou Diagna Ndiaye qui était entouré de son staff dont Ibrahima Wade coordonnateur général, Balla Dièye directeur des sports et Abdoulaye Kanouté directeur de la communication.

Le temps d’une rencontre, cette légende sportive mondiale et sacré monstre du judo a voulu partager son expérience et s’imprégner de ce qui se fait de mieux dans la pratique du judo au Sénégal. En tout cas le président Mamadou Diagna Ndiaye était tout réjoui d’accueillir un tel champion. « Nous sommes heureux de recevoir quelqu’un qui porte le drapeau olympique au plus haut niveau. On aimerait que vous soyez à nos côtés, pas uniquement pour votre sport mais pour tous les jeunes. Ici, c’est votre maison, votre bureau, votre famille.  En tout cas, sachez que j’ai énormément d’admiration pour ce que vous faites » s’est ainsi exprimé Mamadou Diagne Ndiaye.

Ce plaisir était partagé puisque le triple médaillé d’or olympique a beaucoup discuté, du développement et de la pratique du judo au Sénégal, avec le patron de l’olympisme sénégalais. « C’est toujours un plaisir de servir le sport du fait de mes origines et de mon statut. Je sais que les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont un grand événement. C’est un rendez-vous olympique comme les Jo et c’est un événement pour lequel chacun doit y mettre du sien », a souligné pour sa part Teddy Riner.

Cette rencontre qui s’est déroulée en présence aussi de Me Ababacar Ngom président de la fédération sénégalaise de judo, a été l’occasion pour ce dernier d’échanger longuement avec l’hôte français sur les pistes de réflexion portant sur le développement de la discipline au Sénégal. Ainsi, trois grands projets fédéraux ont été exposés au champion olympique et qui tournent autour de l’ouverture d’un centre africain de judo à Diamniadio, la consolidation du programme judo à l’école via l’Académie Nationale de Judo du Lycée Lamine Guéye et la création d’un dojo intégré dans une ferme agricole pour soutenir la paix en Casamance (Judo pour la Paix). Un programme pour lequel Teddy Riner a adhéré et a exprimé son soutien enthousiaste, tout en s’engageant à soutenir la Fédération dans la mise en œuvre de ces initiatives.

 

Ag Pastef Matam: Dr Aliou Sène ravive la flamme du Parti

A. I. KANE (avec En Relief)

Docteur Aliou Sene coordonnateur du Parti Pastef à Matam demeure plus que jamais convaincu que cette formation politique va inverser la tendance au faouta. Pour se faire il invite les populations à soutenir le projet de l’agenda 2050 pour la bonne marche du pays. Du côté politique le leader du PASTEF invite aussi les nouvelles autorités du pays a un audit du fichier électoral surtout à Matam ou d’énormes erreurs sont constatées.

Les responsables du parti PASTEF dans la commune de Matam se sont réunis en assemblée générale ce Dimanche pour tirer le bilan des activités du parti. Autant il était question de rassembler les militants du PPASTEF, autant il était aussi question de faire la synthèse de la participation du parti au pouvoir lors des dernières élections législatives. Une grande satisfaction pour Docteur Aliou Sène leader du Pastef à Matam, par ailleurs Directeur General du CROUS de Bambey.

Aliou Sène coordonnateur des élections à Matam se réjouis du score honorable du parti dans la région de Matam surtout au niveau du quartier Nawel situe dans la commune de Matam ou la formation politique de Ousmane Sonko a lamine ses adversaires de l’ancien parti au pouvoir. Et la différence entre les deux camps politiques est de plus de cent vingt voix.

Du jamais vu pour un parti qui vient d’accéder au pouvoir. Aliou Sène précise que ce score aurait même pu être beaucoup plus important au niveau de la commune. « Nous demandons à ce que les nouvelles autorités fassent un audit du fichier électoral car le régime sortant avait fait d’énormes anomalies en privant beaucoup de jeunes de leur droit de vote. Nous avons sécurisé les frontières pour empêcher les étrangers de voter à Matam».

Une façon pour le leader du PASTEF a Matam de montrer son engagement et de renouveler sa fidélité auprès du Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. « Nous ne voulons plus que ces cas de fraudes se reproduisent à Matam. Et pour se faire, nous invitons les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales au moment des révisions car c’est de cette façon qu’ils pourront librement exprimer leur citoyenneté. Ce que nous voulons c’est d’inverser la tendance pour que le PASTEF devienne le parti numéro un au Fouta ».

Le leader du PASTEF dans la commune de Matam s’est investi dans tous les quartiers de la ville pour s’entretenir avec les populations et les encourager à soutenir le projet du gouvernement dans le cadre de l’agenda 2050.

Et c’est en ce sens que Aliou Sene s’est dit très satisfait du discours de politique générale du Premier ministre Ousmane Sonko à qui il a rendu un vibrant hommage. « Matam est une zone ou l’agriculture, l’élevage et la pèche occupent une place de choix. Et c’est la raison pour laquelle la création des pôles constitue une opportunité pour les populations. Le gouvernement est conscient que l’université Souleymane Niang de Matam va offrir de belles perspectives à la jeunesse qui souvent parcourait des milliers de kilomètres a la quête de savoir ».

Sur le plan économique, Docteur Aliou Sene précise que les phosphates de Matam constituent un trésor inestimable qui contribuera au développement de la région nord. « Ce phosphate comme la si bien dit le premier ministre Ousmane Sonko sera exploite dans la région de Matam et des emplois seront créés pour permettre aux jeunes de lutter contre le chômage galopant. Et cela permettra à la région de constituer un hub surtout avec la transformation de ce gisement ».

D’autres projets pourraient également voir le jour avec la construction d’un pont sur le fleuve Sénégal pour faciliter la traversée des populations des deux rives qui sont souvent confrontées a des difficultés.

Pour pérenniser davantage les acquis, le Directeur du CROUS de Bambey invite ses camarades du parti à se mobiliser et à s’unir davantage pour s’approprier le slogan de l’agenda 2050. S’y ajoute selon lui que « le premier ministre prête une oreille attentive aux populations de la région de Matam.

Aliou Sene compte multiplier les activités du parti dans la région de Matam pour être beaucoup plus proche des populations.

Une assemblée générale qui a battu le record de la mobilisation et les populations sont venues en masse pour répondre à l’appel et restent convaincues de la bonne vision du Président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko.

                                                                                    

 

18ème édition des Thiants Serigne Fallou à Mbour: Le message important de Serigne Modou Makhtar axé sur les valeurs

Par Y. NDIONGUE

Moments de recueillement et d’exaltation divine, les ‘’thiants’’ offrent l’occasion aux talibés mourides, sympathisants et parents de Serigne Modou Makhtar Mbacké, l’initiateur de ces journées, de renouveler leur foi, mais aussi de rendre hommage au vénéré Cheikh Ahmadou Bamba, et de réfléchir sur ses enseignements qui, chaque année, rappellent la nécessité de faire preuve d’humilité, de piété et de l’amour du prochain. D’où le thème (Clémence) choisi pour colorer cette édition qui a mobilisé les fidèles venus des quatre coins du pays.

Les vendredi 27 et samedi 28 décembre 2024, se sont déroulés les thiants Serigne Fallou, sous l’égide du dahira Xidmatoul Xadim de Serigne Modou Makhtar de Mor Madjiguène de Mbour. Les festivités qui ont eu pour cadre le quartier de Médine Liberté ont permis de rendre hommage à Serigne Mame Mor Fallilou et Serigne Saliou, 5ème khalife de Serigne Touba dont la célébration du 17ème anniversaire de sa disparition a coincidé avec la deuxième de ces journées.

Le thème de cette présente édition a porté sur la ‘’Clémence’’ (yeurmandé), valeur essentielle dans nos relations sociales se traduisant par la solidarité, le partage et l’entraide pour se soutenir mutuellement. Pour le marabout Serigne Makhtar Mbacké, «dans le Coran, Allah nous exhorte à faire preuve de clémence et de miséricorde, tout comme Il nous offre sa bienveillance malgré nos faiblesses humaines. Notre Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) nous enseigne, par ses paroles et ses actions, que la clémence est une vertu qui renforce la fraternité et purifie nos cœurs. En tant que disciples de Serigne Touba, nous devons non seulement nous essayer de cultiver cette vertu, mais aussi la manifester dans nos paroles et nos actions».

D’ailleurs, «le fondateur de la confrérie mouride, Cheikh Ahmadou Bamba, est un modèle de clémence et de pardon. Il a enseigné à ses disciples de faire preuve de patience, de tolérance et de clémence envers les autres, même face aux injustices ou aux adversités. En tant que figure centrale dans la confrérie, son propre parcours de vie a été marqué par sa capacité à pardonner et à rester fidèle à ses principes spirituels, même dans des circonstances difficiles.

La clémence de Cheikh Ahmadou Bamba est donc un exemple à suivre pour les disciples», renchérit Djiby Amar, membre de l’organisation et proche du marabout. Dans le contexte de mondialisation de plus en plus soutenue, où les peuples s’embrassent, avec parfois des effets néfastes sur notre société, Serigne Makhtar a chargé Monsieur le Préfet de lui transmettre au Président de la république Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ses vives félicitations pour qu’il puisse introduire l’enseignement et le sens du ‘’Khassida Kun Katimane’’ dans les écoles publiques.

Ce poème plein de sens et intemporel écrit par Serigne Touba vient au bon moment et s’adresse à tout le monde particulièrement à la jeunesse. Avant de terminer, le Marabout a particulièrement décerné des remerciements autorités administratives notamment aux forces de l’ordre, aux services de santé, aux bénévoles et à toutes les personnes impliquées dans la mise en place de cet événement. Mais aussi et surtout au nouveau Préfet de Mbour qui, à peine trois (3) mois après son affectation, n’a pas lésiné sur les moyens à travers tous les services départementaux (SENELEC, Sen’eau, Sonaged…) pour un déroulement correct de cet évènement.

Il a aussi formulé des prières à l’assistance et aux différents participants à ces riches journées qui ont connu un franc succès et qui ont permis à la diaspora de pouvoir suivre cette retransmission en direct sur les plateformes du site www.dakarmedias.com. «Pour toutes les personnes ici présentes, que cette journée soit une source de bénédictions, de guérisons et de prospérité pour chacun d’entre nous et pour toute la communauté mouride, ici à Mbour et partout ailleurs. Que notre invocation parvienne à notre Créateur, et qu’Il nous accorde la paix intérieure, la sagesse et la guidance pour mener une vie conforme à ses enseignements, a clôturé Serigne Makhtar Mbacké».

 

Présidence de la République: Enfin, Cheikh Oumar Diagne démis de ses fonctions

A. L. NDIAYE (avec En Relief)

Par décret n° 20243559 du 30 décembre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a nommé Monsieur Papa Thione Dieng au poste de Directeur des moyens généraux à la Présidence de la République, en remplacement de Monsieur Oumar Diagne.

M. Dieng, titulaire d’un DEA en Economie et d’un DSC, mettra son expertise en gestion des ressources économiques et comptables au service de la Présidence pour une gestion optimale des moyens nécessaires à son fonctionnement.

Cette décision intervient après une vive polémique née des propos de M. Diagne, qui avait qualifié les Tirailleurs sénégalais de « traîtres». Ce n’est pas la première fois qu’il déclenche une controverse : il avait également affirmé que les écrits de certains éminents savants ne sont pas parfaits et peuvent être améliorés, soutenant qu’il n’existe rien sur terre qui ne soit susceptible d’être amélioré, y compris les écrits.

 

Formation continue des agents de l’Etat: 187 corps de la Fonction publique enrôlés

 Fixant les orientations et modalités relatives au renforcement de capacités des agents de l’Etat, la stratégie nationale (SNFC 2025-2029), a été partagée et validée hier par le ministère de la fonction publique et de la réforme du service public. Selon le ministre de la Formation professionnelle, Amadou Moustapha Ndiek Sarré, les exigences constantes de résultats face à des défis de plus en plus énormes en relations avec les orientations du monde demandent une adaptation voire une remise en question régulière des pratiques.

C’est la raison pour laquelle, le ministre de la Formation professionnelle estime que cette initiative d’élaboration d’une stratégie nationale de formation continue des agents de l’Etat trouve toute sa pertinence. «Les profondes mutations dans les systèmes de gouvernances, les progrès techniques et l’usage d’outils d’aide au Management et à la Gestion sont des raisons pour accompagner les agents de l’Etat dans la mise à niveau des compétences aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. L’Agenda de transformation systémique « Vision Sénégal 2050 », que nous avons la mission de mettre en œuvre sous les directives de Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye met un accent particulier sur la qualité des ressources humaines » a t- il rappelé.

M. Sarré a également confié que tous les secteurs de l’économie seront impactés pour un « Sénégal souverain, juste et prospère ». Il s’agit alors de faire focus sur la mise à disposition continuelle et permanente de ressources humaines qualifiées et en nombre suffisant et que son département s’attèle à répondre aux différentes sollicitations par la mise en œuvre d’une offre suffisante et diversifiée, en phase avec les besoins de l’économie pour être à l’horizon de la vision ligne de la « Vision Sénégal 2050 ».

Venu présider la cérémonie d’ouverture de cet atelier, le ministre de la Fonction publique et de la réforme du service public est revenu sur l’importance de la formation continue prise en compte.  A en croire l’autorité «Ce n’est que la loi n°61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires qui prévoit à son article 23, à travers « la réglementation appropriée», des «facilités de formation professionnelle et d’accès aux corps hiérarchiquement supérieurs » pour « tous les fonctionnaires et non fonctionnaires ayant les aptitudes nécessaires», a indiqué M. Boucal.

Il ajoute que « la production de cet outil de pilotage stratégique de la formation continue des agents de l’Etat s’inscrit au premier plan de l’agenda de son département, qui s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation et de professionnalisation de la fonction de gestion des ressources humaines de l’administration.

«La démarche holistique adoptée lors de son élaboration a permis d’embarquer quasiment les 187 corps de la Fonction publique, les statuts spéciaux ou particuliers sans oublier la fonction publique territoriale, la validation de la Stratégie nationale de formation continue des agents de l’Etat intervient dans un contexte marqué par l’avènement d’une nouvelle doctrine de gestion des affaires publiques, axée sur les principes du «Jub, Jubal, Jubanti».

Cette doctrine vient renforcer les règles de la nouvelle gestion publique définies à travers le cadre harmonisé de gestion des finances publique, qui prône le renforcement de la transparence et l’adoption des paradigmes de la gestion axée sur les résultats » a-t-il détaillé.

 

 

 

«RÉUSSIR LE TOURNANT HISTORIQUE DE NOTRE HISTOIRE» AFFIRME LE PREMIER MINISTRE DU SÉNÉGAL ! (Par Amadou Lamine Sall Poète)

 Monsieur le Premier ministre Ousmane Sonko vous parle :

«Je vous réaffirme la détermination du Gouvernement à réussir le tournant crucial de notre histoire (…) Ensemble, jeunes, femmes, personnes du troisième âge, guides religieux et chefs coutumiers, nous construirons tous un Sénégal où il fait bon vivre. Dans ce contexte, ma méthodologie et mon engagement personnel, en tant que Premier ministre, seront de travailler dans la concertation et la conciliation, toujours ; dans la compromission ou la condescendance ? jamais. À chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais, je demande de ne pas être en reste dans ce combat, dans ces batailles…»

Il ajoute pour notre grande famille culturelle, celle pour laquelle nous avons décidé de vivre et de gagner : « Dans le domaine de la culture, nous avons renforcé les acquis et engagé des réflexions pour le renouveau culturel du pays. Nous avons également répondu à une vieille doléance des artistes en adoptant, en octobre 2024, un décret sur la rémunération de la copie privée. Nous avons aussi préservé, en l’achetant, la bibliothèque de l’ancien Président Léopold Sédar Senghor qui avait été mise aux enchères. » Pour ma part, je me réjouis, sans sourire, que Ousmane Sonko, petit à petit, se réconcilie non avec Sédar véritablement, mais avec un esprit majeur, puissant, conquérant, inévitable, incontournable, prospectif, magique, créatif, éternel. Le code et lien « Armée-Nation » sur lequel est revenu le Premier ministre, avait été, entre autre, créé par le poète, homme d’État. « Les forces armées étant une émanation de la Nation et son ultime recours pour protéger ses intérêts ! » Il a un respect discret pour Abdou Diouf. Il se tait beaucoup pour Abdoulaye Wade, pour son âge sans doute, pour la proximité, sans doute aussi, de leur incisif et historique miroir de gloire commune, l’un, jadis, par un SOPI irrésistible et conquérant, l’autre, aujourd’hui, par un tsunami nommé PASTEF emportant tout sur son ascension au pouvoir !

Monsieur le Premier ministre évoque, par ailleurs, ceci : « L’aménagement d’un nouveau système intégré de protection et de promotion des personnes âgées, qui inclura, en plus des aspects sanitaires et sociaux, la valorisation des compétences des retraités qui souhaitent les mettre à la disposition de l’État et des collectivités; » Une touchante invitation ! L’État, par ailleurs, après réflexion, ne doit jamais cesser de veiller sur les pouvoirs décentralisés laissés aux maires. Juste éviter l’existence de petits roitelets. Une obligation de résultats leur doit également être imposée ! Chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais, se fera et librement, sa propre opinion selon l’axe d’intérêt de chacune, de chacun, à travers un discours qui devrait être traduit dans toutes les langues nationales.

Voilà enfin le Discours de Politique Générale tant attendu, fait ! Il est presque déjà derrière nous, mais il est marquant, habile, épique, pétillant, impérial, épineux et il n’est pas petit ! Un président de la République est élu, un Premier ministre nommé, un gouvernement constitué, une nouvelle assemblée nationale installée, son Président élu et installé. Que reste-t-il, sinon se mettre désormais au travail ? Mais, par où commencer cette fameuse révolution systémique ? Elle ne se fera pas dans la vengeance. Ce n’est pas le bon terme, si nous avons une justice solide, crédible et juste. Les pauvres juges ne pouvaient pas rêver d’un meilleur temps de l’histoire du Sénégal pour exercer leur fonction en toute liberté face à un pouvoir qui dit exiger un nouveau temps pour nos institutions. Il ne s’agit pas non plus de punir ceux qui s’opposaient, mais de leur donner tous les droits liés à leur défense . Ce que l’opposition d’hier a subi, l’opposition d’aujourd’hui ne devrait pas le subir, au nom d’une justice et d’une conduite du pouvoir que l’on veut différentes, loin des égouts dénoncés. Finis les « cortèges d’ombre ! » Il s’agit d’une responsabilité partagée dans une démocratie partagée face à un peuple décidé à veiller, constater, arbitrer. Oui, « réussir le tournant crucial de notre histoire » comme le proclame haut et fort Monsieur le Premier ministre est réalisable, si chaque citoyen, le président de la République, le Premier ministre, chaque ministre, chaque institution, assument pleinement ses responsabilités, avec noblesse et grandeur, sans morgue, sans compromis et sans faiblesse.

En politique, ce que l’on dit n’est pas le plus important. C’est l’ action qui est fondamentale et qui décidera d’un meilleur bien-être et d’un meilleur bien-vivre du peuple. Faisons confiance à ceux qui nous gouvernent ! Nous n’avons d’ailleurs pas le choix. Personne ne pèse mieux qu’eux, l’espoir montagneux placé en leurs « mains périssables.» Ils doivent réussir en ne quittant pas le rétroviseur, en restant droits sur la route, en scrutant au-delà de l’horizon. Le code d’honneur est mis en feu ! Rien ne leur sera pardonné !

C’est ce code d’honneur si cher à PASTEF qui devrait, s’il est gagné et il doit être gagné, nous débarrasser enfin de cette catégorie d’hommes politiques singuliers et longtemps décriés, connue comme « un être bas, lâchement méchant, incommode, répugnant même, manipulateur et agitateur de l’ombre, inintelligemment corrupteur, misérablement souillé, triomphalement sous-instruit. »

Le Premier ministre, sans langue de bois mais presque avec une langue d’acier, appelle, rassure, apaise, affirme ceci : « Vous avez exigé le gouvernement que vous méritez, un gouvernement de rupture, un gouvernement qui sert au lieu de se servir, un gouvernement qui écoute autant qu’il ne parle, un gouvernement de terrain et proche de chacun. Vous l’avez demandé : vous l’aurez, parce que votre sacrifice de haut prix le mérité. »

Faisons attention : la certitude peut être l’ennemi du succès. La détermination, le doute et l’humilité, sont meilleurs conseillers. Les promesses et la dictature du réel n’ont jamais le même âge ! L’exercice du pouvoir doit être « l’âge de la discrétion », de la mesure et non de la révolte ouverte. On se révolte quand on est brimé, faible et désarmé ! Il faut fuir les incantations, assurer au lieu de subir les revers. Il faut être un masque, c’est-à-dire dialoguer en silence avec celui qui vous regarde ! Il faut créer sa part de légende ! « Le culte des faux dieux » est vite périssable ! Très peu d’hommes politiques accèdent à la légende. L’oubli leur est plus accessible. C’est bien l’oubli qui couvre souvent tout le restant de vie des hommes politiques qui ont tant et tant occupé la une des journaux, le temps de leur gloire. La gloire a les pieds en argile ! Un silence terrifiant semble couvrir les hommes politiques pour toujours, dès qu’ils quittent les projecteurs. « Le seul peuple qui mérite d’être sauvé » n’est même pas celui des urnes, mais celui des enfants, « parce qu’ils sont sans péchés. »

La Culture ? Nous y voilà ! Tout est culture et tout le reste n’est qu’économie. Après un nouveau président de la République, un nouveau Premier ministre, un nouveau gouvernement, une nouvelle assemblée nationale, il nous faut un nouveau peuple, un nouveau citoyen. Ce dernier est la plus grande, la plus fondamentale, la plus urgente des infrastructures à construire ! C’est là où PASTEF entrera dans l’histoire. Ni cinq ans, ni dix ans n’y suffiront. Il s’agit d’un combat d’au moins 25 ans : une génération ! Il nous faut un plan ! C’est une bonne planification qui fait le développement d’un pays : asseoir « une croissance forte dans le respect des grands équilibres, une progression des équipements collectifs deux fois plus rapide que celle du PIB, un effort de correction des inégalités sociales et régionales. » Il nous faut « favoriser la création contemporaine dans toutes les disciplines artistiques et assurer une diffusion plus démocratique de la culture, notamment dans le domaine du théâtre, de la musique, du patrimoine. »

Le projet du Mémorial de Gorée achevé dans toutes ses phases et composantes techniques, environnementales et financières, doit éveiller l’attention. D’une architecture avant-gardiste issue d’un concours international parrainé par l’Unesco, l’Association internationale des architectes, l’État du Sénégal, ce projet fédérateur, sanctuaire pour l’humanité en mémoire des victimes de la grande traite négrière, laboratoire international des droits de l’homme et centre international des mémoires du monde, est attendu par les diasporas noires de toutes les couleurs. Ce projet panafricaniste en terre sénégalaise, doit fermer le triangle après le Mémorial bâti de New-York, celui bâti aux Caraïbes en Guadeloupe. Son érection mérite notre respect. Elle inventera une nouvelle capitale sénégalaise qui fascinera le monde. Il est prêt. Il demande à être bâti. Il est un investissement productif avec une culture de résultats immédiats. Il est un projet économique intégré, un vecteur de valeurs et de richesses. Le Mémorial de Gorée est une mémoire de l’Afrique consolidée, chantée, restaurée, renforcée, protégée. Il s’agit d’une refondation. 250 millions d’Afro-descendants attendent de visiter le Sénégal avec son Mémorial ! Diomaye a du solide à inaugurer et à laisser à la postérité ! Que l’on me pardonne de battre encore et toujours le tam-tam tant que la vie me prête une baguette !

Il nous faut, par ailleurs, « une politique de reconnaissance et de soutien des créateurs.» Il faut des commandes publiques pour décorer nos villes avec nos artistes et grands sculpteurs et équiper nos bibliothèques des œuvres littéraires contemporaines publiées par nos éditeurs nationaux que la direction du Livre et de la Lecture assiste en oxygène et avec beaucoup de respect. La vérité, est que « l’État n’est pas fait pour diriger l’art, mais pour le servir » et c’est ce qu’il fait avec générosité selon ses moyens. Il nous faut vite un plan quinquennal de politique artistique et culturelle ! « Il faut donner à chacun les moyens d’accéder à la culture. » Chaque enfant, chaque adulte, chaque personne du 3ème âge a droit aux tableaux, aux sculptures, aux expositions, au cinéma, à la musique, à la danse, au théâtre, aux musées, aux bibliothèques, bref à une pratique et une éducation artistique pleine et entière ! Chaque Sénégalais doit « avoir contact avec son patrimoine national avec la gloire de l’esprit de l’humanité.»

Le Président Diomaye, son Premier ministre Ousmane Sonko comme les ministres du gouvernement, semblent difficile à impressionner. Ni sourds ni muets, ils sont dans leur rôle et portent le visage de la fierté de servir leur peuple. S’ils arrivent à sortir de son lit, loin des théières, la jeunesse sénégalise, ils auront gagné et bien gagné !

Amadou Lamine Sall Poète

Titulaire des Palmes Académiques du Sénégal

Officier de l’Ordre des Arts et Lettres de la République Française

Il était un temps, quand Dieu écoutait de la musique, il écoutait les poèmes de Senghor. Quand les anges écoutaient de la musique, ils écoutaient les cours et leçons républicaines de Senghor à ses ministres. Et Dieu alors, écoutait les mêmes cours et les mêmes leçons par le trou de la serrure.

Puissent Diomaye et Sonko avoir la même écoute de Dieu et des anges et réussir plus que tout autre leur mission au service d’un grand pays chéri : le Sénégal ! C’est tout le mal que nous leur souhaitons !

Bonne année 2025 au peuple Sénégalais ! Nous gagnerons. Nous sommes faits pour gagner !

Décembre 2024.

Dispositif territorial du premier emploi: L’Ard, le ministère de la Formation professionnelle et l’Agence italienne signent une convention

Par Pape Demba SIDIBE

Tambacounda:  Dans le cadre du dispositif territorial du premier emploi, l’Agence régionale de développement (ARD) vient de signer une convention de partenariat avec le Ministère de la formation professionnelle en collaboration avec l’Agence Italienne pour la coopération et le développement (AICS).

Ceci, va permettre d’enrôler une trentaine de jeunes diplômés dans les entreprises de la région de Tambacounda. Ils devront ainsi occuper des postes de stage durant 10 mois de 2024 à 2026 avec un objectif fixé de toucher une centaine de jeunes. Ceci, pour lutter contre les facteurs d’exclusion sociale, notamment en matière de genre et envers les groupes vulnérables comme les handicapés pour son élimination effective.

D’ailleurs, dans cette mouvance, 251 jeunes avaient mis en place des projets où ont postulé au projet d’appui à l’insertion des jeunes et des femmes (PAIJEF) logé à l’Agence régionale de développement (ARD) de Tambacounda.

Mais, ce sont seulement 33 jeunes tous sexes confondus qui ont été retenus dans une quinzaine de filières. Notamment, dans les filières de techniciens agricoles, agents comptables, assistants administratifs, entre autres.

Au cours du comité régional de développement organisé à cet effet et présidé par Mme Diariatou Ndiaye, adjointe au gouverneur chargée du développement, un accent à été mis sur les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du projet. La vulgarisation non effective des appels à candidatures auprès des cibles (entreprises et stagiaires), particulièrement dans le département de Koumpentoum, à été décriée et aurait entraîné le manque d’information conduisant la rareté de certains profils qui ont demandés par les entreprises (informaticien, technicien génie civil, agent couturier etc.) parmi les candidatures reçues.

Une incompréhension au sein de certaines entreprises entrainant parfois des transferts de stagiaires vers d’autres entreprises ( 1 technicien agricole muté) a été évoquée à la réunion du Crd. Il y en a eu également dans la signature des contrats des stagiaires en raison de la réticence de l’inspection du travail.

Dans ce cadre Mme Diariatou Ndiaye, adjointe au gouverneur chargée du développement a émis les recommandations visant l’amélioration d’avantage de la vulgarisation des appels à candidatures auprès des cibles (entreprises et stagiaires), particulièrement dans le département de Koumpentoum. Aussi il est retenu de varier les stratégies de sensibilisation des entreprises et jeunes diplômés en organisant des Comités de développement décentralisé (Cdd) pour impliquer davantage les structures techniques locales.  Ce qui permettra, selon Mme Diariatou Ndiaye, « de renforcer les capacités des stagiaires pour une meilleure intégration et sensibilisation des stagiaires à se rendre dans la structure d’accueil pour espérer un recrutement futur.

Il a été d’ailleurs recommandé l’implication d’avantage des inspecteurs du travail pour faciliter la signature des contrats pour les stagiaires. Pour ainsi, conformément au « PROJET », se conformer aux objectifs de renforcement du capital humain en favoriser l’insertion économique et sociale des ressources humaines (jeunes, femmes, personnes handicapées) et permettre ainsi une croissance à long terme comme l’a souligné Sidy Coulibaly, directeur de l’agence régionale de Tambacounda.

Ce dernier a expliqué que, « l’un des objectifs de l’Agenda National de Transformation (ANT) vise au renforcement de l’égalité des chances par une éducation pour tous et une massification de la formation pour permettre aux jeunes d’avoir accès aux opportunités économiques et trouver des emplois décents et durables. A travers l’élimination effective des facteurs d’exclusion sociale, notamment en matière de genre et envers les groupes vulnérables comme les handicapés ».

Le directeur de l’agence régionale de développement (ARD) estime dans ce contexte de priorisation des questions d’insertion, et à la suite de la mise en œuvre du programme PASPED financé par l’Union européenne (UE), l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement (AICS) finance le Projet d’Appui à l’Insertion professionnelle des Jeunes et des Femmes formés (PAIJEF) pour une durée de 3 ans (2024-2026). Ceci dans le but de continuer l’accompagnement vers l’emploi salarié et vers une meilleure gestion des entreprises, dans l’ensemble du territoire.

 

Duathlon de Louga: Mamadou Diop remporte l’or et mise sur la relève du triathlon sénégalais

Mamadou Diop, capitaine de l’équipe nationale de triathlon et membre de la Renaissance sportive de Yoff (RS Yoff), a décroché la médaille d’or lors de la dernière journée du duathlon organisée dimanche à Louga. Il a bouclé la course en 1 heure, 6 minutes et 35 secondes, devançant son coéquipier Mamadou Ngoma Diène (1 h 9 min 35 s) et Abdou Karim Seck (ECN), troisième en 1 h 10 min 54 s.

Dans la catégorie « Jeunes 2 », les athlètes El Hadji Bada Faye, Abdoulaye Gaye, Pape Momar Diallo et Mame Mactar Ndiaye se sont également distingués, symbolisant une relève prometteuse pour le triathlon sénégalais.

“Le relais est prêt”

«Cela fait huit ans que je participe à cetteompétition, et cette année, des jeunes m’ont surpassé en junior. Cela montre que le relais est prêt», a déclaré Mamadou Diop, saluant l’émergence de nouveaux talents dans la discipline. Il s’est également félicité de l’amélioration de l’organisation de l’événement, tout en appelant à davantage de soutien pour ces jeunes athlètes afin qu’ils puissent briller à l’international.

Objectif Dakar 2026

Le capitaine de l’équipe nationale a souligné les défis à relever pour hisser le triathlon sénégalais à un niveau compétitif. « Nous préparons les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026. Avec des stages et du matériel adéquat, nous pouvons envisager une médaille », a-t-il affirmé. Cependant, il a insisté sur « le manque de vélos haut de gamme, un frein majeur au développement de la discipline ».

Le président de la Fédération sénégalaise de triathlon, Boubacar Gaye, a abondé dans le même sens, évoquant l’année 2025 comme une étape clé en vue des JOJ. « Notre objectif est d’atteindre les demi-finales, voire les finales. Mais nous devons combler notre retard face aux classements mondiaux », a-t-il reconnu.

Un événement porteur d’espoir

Cette édition du duathlon de Louga reflète le potentiel du Sénégal dans le triathlon, mais met également en lumière les défis à surmonter pour rivaliser avec les meilleures nations. Avec une relève dynamique et un engagement renforcé des acteurs, le triathlon sénégalais espère marquer durablement la scène internationale.

Massyla M. Diongue

 

 

COJOJ Dakar 2026: Les éclaircissements de Mamadou Diagna Ndiaye et son équipe

Par Ch. F. Keita (avec En Relief)

Ces derniers jours certains ont voulu jeter le discrédit sur le Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS) et le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (COJOJ) sur la manière de diriger ou de gérer les projets à lui confiés. Ces deux structures réunies, et qui ne font qu’une d’ailleurs, ont saisi le rebond offensif pour remettre les choses à leur place.

La ville de Dakar ne serait pas impliquée dans les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 (JOJ), ou encore les olympiens sont des laissés pour compte dans le fonctionnement du CNOSS et enfin insinuation suprême, la dépense de l’argent remis est une nébuleuse. Suffisant pour le CNOSS et le COJOJ Dakar 2026 d’éclairer à nouveau pour que nul n’en ignore.

Des maisons de verre au CNOSS ET AU COJOJ

On ne cessera jamais de le dire, le CNOSS et le COJOJ Dakar 2026 sont des maisons de verre à travers lesquelles on voit tout et on entend tout ; d’autant plus encore que toutes les parties prenantes dans la préparation et l’organisation, en amont et en aval donc, sont informées et sont témoins de toutes les actions menées jusqu’ici. Créer la polémique ou l’amalgame serait donc une sorte de recherche de la petite bête là où elle n’est pas. Mamadou Diagna Ndiaye en sa double casquette de président du CNOSS et du COJOJ Dakar 2026, et son équipe Ibrahima Wade coordonnateur général du COJOJ Dakar 2026, Seydina Diagne secrétaire général du CNOSS et Balla Diéye, directeur des sports du COJOJ Dakar 2026, avec forces détails, ont sorti toute la panoplie du cheminement de l’organisation pour s’expliquer. Il s’agissait d’éclairer sans heurter qui que ce soit dans un langage diplomatique maitrisé, dépourvu de toute polémique. Et aux yeux des responsables de ces deux structures, il fallait éclairer ceux qui ne savent pas ou font semblant.

Et d’emblée, Mamadou Diagna Ndiaye dira : « Le moment de clarification, est venu, face à la bordée d’inexactitude d’arguments hallucinants aux allures de procès. Il ne s’agit pas de régler quoi que ce soit, ni d’alimenter une controverse privée de sens. Je considère qu’on peut se tromper de bonne foi, mais pas tout le temps ». Et Barthélémy Dias, pour ne pas le nommer, a bien eu sa dose de réponse après son attaque contre le COJOJ Dakar 2026. « Moi je n’ai pas de problème particulier avec Monsieur Dias sur l’affaire des 112.000 euros qu’il a évoquée. J’ai du respect pour Barthélémy. Pendant les JO de Paris, nous avons déjeuné ensemble, apporté certains éléments de clarification. Il fait la charge qu’il a pu faire. Il ne m’a pas attaqué personnellement. Mais il a dit qu’il a des projets qu’il voulait faire financer. Dans le Comité d’organisation, nous sommes régis par les textes », a précisé le président du COJOJ.

Partenariat COJOJ-Ville de Dakar

Autre précision de taille sur la nature du partenariat avec la Ville de Dakar, le président Mamadou Diagna Ndiaye est revenu sur la fameuse convention avec la Mairie de Dakar. « Ils ont dit qu’on a signé avec Khalifa Sall alors qu’il était en prison. On a plutôt la lettre d’intention avec la mairesse Wardini. Dans la répartition, nulle part il n’est écrit que le COJOJ doit financer des projets. Mais j’ai appelé mon ami Rémy Riou de l’AFD parce qu’on n’a pas les budgets pour ça. J’ai eu cette conversation avec les différents maires qui étaient aux JO de Paris. La ville de Dakar est la bienvenue, et ses équipes participent énormément au travail. Lors de la dernière réunion, le secrétaire général y participé et dit de bonnes choses »

Dans la foulée, il a souligné que pour les JO de Paris 2024, ce n’est pas le comité d’organisation qui a donné de l’argent à la Mairie de Paris, mais c’est plutôt le contraire. « Ce que la mairie de Paris a donné au comité d’organisation, c’est pratiquement notre budget. Je suis toujours à l’écoute des gens qui nous veulent du bien. Maintenant, Tony Estanguet et Anne Hidalgo, je ne vois pas ce que le débat fait au Sénégal », a déploré Mamadou Diagna Ndiaye. Barthélémy Dias qui avait critiqué les méthodes du COJOJ, notamment le refus de financer trois projets sportifs aux HLM, à la Gueule Tapée et sur la VDN3, a reçu la réponse qu’il fallait. Et c’est Diagna Ndiaye qui va rétablir les faits en soulignant que c’est une équipe de mission qui est en place, pas une équipe de gestion.

« J’ai écouté avec beaucoup d’attention l’intervention du Premier ministre, Ousmane Sonko dans le volet sport, lors de sa Déclaration de politique générale, dire l’engagement du chef de l’Etat pour faire des JOJ Dakar 2026, des Jeux réussis. Aujourd’hui, ce moment est assez spécial, il se situe à la veille d’une nouvelle année, qu’on espère spéciale. C’est aussi un moment de clarification, face à la bordée d’inexactitudes, d’arguments accusatoires hallucinants aux allures de procès de Moscou. Soyons clair, il ne s’agit pas de régler quoi que ce soit, ni d’alimenter une controverse dérisoire et privée de sens. Je considère qu’on peut se tromper de bonne foi, mais on ne doit pas persévérer dans l’erreur », a poursuivi le président du COJOJ Dakar 2026.

Implication des anciens athlètes

Pour ce qui est du supposé manque d’implication des anciens athlètes dans l’organisation des JOJ, là également les détracteurs ont été servis et leur mémoire raffraîchie. « Nous avions fait cet exercice en invitant 5 athlètes des premiers Jeux de 1964, dont un (Mané Malang) qui est décédé entre-temps. Je les reçois tout le temps. Amadou Dia Ba, lors des JO de Paris, je lui ai donné l’accréditation qui devrait être attribuée à un autre. Je m’en suis occupé autant qu’on peut le faire. Maintenant, je ne gère pas les susceptibilités. Nous lui avons confié quelque chose pour les jeunes athlètes. Mais on a vu qu’il n’avait pas beaucoup de temps. Nous avons trouvé les voies et moyens pour le confier à Balla Dièye (directeur des sports). »

Des dépenses colossales à effectuer

« Moi-même j’étais membre du Comité d’organisation des JO de Paris 2024. Avec Anne Hidalgo, j’ai assisté à toutes les réunions et elle préside le Comité ayant trait à la solidarité. Dans notre contexte particulier, l’héritage, c’est quelque chose que nous laissons. Je rejoins les autorités publiques sur le fait qu’il faut des infrastructures de proximité. Sur les 80 milliards de francs Cfa, nous avons refait la Piscine olympique nationale, la Caserne Samba Diéry Diallo et le stade Iba Mar Diop dont le coût (40 millions d’euros) mobilise déjà la moitié du budget. Il y a aussi un autre poste très lourd (les transports), évalué en 2022 à 32 millions de dollars. Mais comme il n’y a plus certaines disciplines, le coût a diminué. S’y ajoute l’alimentation qui n’a rien à avoir avec notre plat national et autres plats sénégalais. Ce qui exige une procédure particulière. Au Conseil interministériel, nous avons adopté 40 mesures, et pris l’un des meilleurs cabinets (Mazars) pour instaurer de façon mensuelle, des reporting de toutes nos activités que nous transmettons au ministère des Finances et du Budget. Un inspecteur du Trésor a même été dépêché au COJOJ. Par exemple, Ibrahima Wade, à ce jour, n’a pas de voiture de fonction. Moi-même j’ai refusé un salaire, des perdiums et billets d’avion. J’ai fait cela car c’est plus facile à tracer et je préfère que tout cela aille aux Jeux. Le Premier ministre nous a dit que nous travaillons bien mais qu’il nous félicitera à l’issue des Jeux. Il n’y a pas une ambiance bamboula. », a-t-il encore martelé.

 

Budget 2025: 6 395 milliards FCFA pour la stratégie «Sénégal 2050»

Par Ch. S. NDONG

L’Assemblée nationale sénégalaise a validé le projet de loi de finances 2025, évalué à 6 395 milliards FCFA. Ce budget ambitieux, aligné sur la stratégie « Sénégal 2050 », met l’accent sur la souveraineté alimentaire et énergétique, l’éducation et les dépenses sociales, avec des objectifs de croissance fixés à 8,8 %.

Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a annoncé l’adoption du projet de loi de finances initiale pour l’année 2025. Lors d’une séance tenue ce samedi sous procédure spéciale, il a rappelé les dispositions de l’article 86 alinéa 6 de la Constitution, soulignant que « le projet de loi est considéré comme adopté» en l’absence de dépôt et de vote d’une motion de censure dans les 24 heures suivant son engagement par le gouvernement.

Présenté par le gouvernement, le projet de loi de finances pour 2025 s’élève à 6 395 milliards FCFA. Il s’inscrit dans la vision stratégique «Sénégal 2050» et vise à répondre aux défis du développement tout en consolidant les acquis sociaux et économiques.

La souveraineté alimentaire et énergétique constitue l’un des axes majeurs du budget, avec une enveloppe de 1 070 milliards FCFA dédiée à l’amélioration de la productivité agricole, à la modernisation des filières de pêche et au développement des industries agroalimentaires. Par ailleurs, des investissements stratégiques, notamment dans les infrastructures gazières, accompagneront la transition énergétique.

Le secteur de l’éducation et de la formation professionnelle bénéficie de 1 377 milliards FCFA, visant à moderniser les infrastructures, aligner les programmes sur les besoins du marché de l’emploi et améliorer l’employabilité des jeunes.

Les dépenses sociales représentent 34,5 % du budget général, avec un focus sur la santé, l’éducation et la réduction des inégalités sociales et territoriales.

Le gouvernement table sur une croissance économique de 8,8 % en 2025, portée principalement par les activités pétrolières et gazières. L’inflation devrait se stabiliser à 1,9 %, et les recettes internes devraient augmenter de 20 % par rapport à 2024.

Le déficit budgétaire, actuellement estimé à 7,08 % du PIB pour 2025, devra être réduit à 3 % d’ici 2027. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de diversifier les sources de financement avec des instruments comme les Diaspora Bonds.

Ce budget constitue un jalon clé dans la vision du président Bassirou Diomaye Faye de bâtir un Sénégal souverain, compétitif et inclusif. Avec une ambition clairement affirmée, le gouvernement espère positionner le pays parmi les économies émergentes d’ici 2050.

 

 

 

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