jeudi, septembre 10, 2026
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Soutien total et massif à l’honorable député Farba Ngom !

Parce qu’il est de l’Alliance Pour la République !

Parce qu’il est d’une loyauté et d’une fidélité absolues à notre Parti, à son leader et à l’Opposition !

Parce qu’il refuse de courber l’échine ou de capituler !

Parce qu’il ne Récitera jamais la Sourate «Couché» !

L’Honorable Farba Ngom est la cible principale des dictateurs qui nous dirigent.

Humilier et détruire Farba Ngom, comme l’annonçait le Petit Machin (PM) lors de la Campagne Électorale pour les Législatives, sont enclenchés.

La chute de Farba Ngom serait le début d’une vraie «chasse aux sorcières» menée sous la bannière de «la reddition des Comptes». Ce serait le début de la traque de tous nos Camarades qui ont géré des Sous (Ministres et Dg) ou sont des Opérateurs économiques et hommes d’Affaires proches de notre pouvoir.

Se TAIRE, se TERRER, TRANSIGER, TRANSHUMER n’y feraient rien !

Ce serait semer la honte pour récolter le Déshonneur !

Il nous revient de resserrer nos rangs, marcher d’un même pas, accepter le combat en bloc- équipe pour faire face à la dictature.

C’est le temps du retour aux vertus salvatrices du combat politique qui donne sens à notre engagement politique et rend saufs notre dignité et notre honneur !

Renouer avec les Marches de soutien et de protestation partout dans le pays et dans la Diaspora, tenir des Conférences de Presse politiques et mobiliser nos Bases, sont à l’ordre du jour de notre agenda militant !!!

Matar GUEYE, Directeur politique de la Cellule d’Appui à la Veille Stratégique

De l’utilisation de l’avion de commandement

L’utilisation de l’avion présidentiel est généralement réservée au Président de la République. Mais dans certains cas, un Premier ministre peut également avoir accès à cet avion. Car aucun texte législatif ou réglementaire ne prévoit le contraire, du moins au Sénégal.

Toutefois, cela dépend des circonstances et de la décision du Président de la République. En règle générale par contre, il n’est pas courant qu’un Premier ministre voyage avec l’avion présidentiel. Il est pourtant possible que d’autres membres du gouvernement, des autorités compétentes ou une équipe nationale soient inclus dans ce type de déplacement si cela est jugé nécessaire.

Un tel acte varie en fonction des décisions politiques et de l’organisation interne d’un gouvernement.

En résumé, bien que cela soit possible, ça reste un cas particulier soumis à l’approbation de l’autorité suprême, celle du Président.

Mamadou Biguine Guèye

Journaliste consultant

Hommage mérité à Cheikh Yacoub: la proposition de baptiser le Pont de Rosso en son honneur

En visite de travail en Mauritanie, Ousmane Sonko est honoré par la Famille de Cheikh Yacoub Ould Cheikh Sidiya El Kébir.

Le Premier Ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a entamé une visite de travail de trois jours en Mauritanie, marquée par des rencontres diplomatiques et des échanges culturels. À son arrivée, il a été chaleureusement accueilli. La famille du vénéré guide religieux Cheikh Yacoub Ould Cheikh Sidiya Kébir, lui a souhaité la bienvenue sur la terre islamique de Mauritanie.

Cette visite revêt une importance particulière, non seulement pour renforcer les liens diplomatiques entre le Sénégal et la Mauritanie, mais aussi pour célébrer l’héritage spirituel et culturel qui unit les deux pays depuis des siècles. La famille de Cheikh Yacoub, figure emblématique de l’islam en Afrique de l’Ouest, a rappelé le rôle crucial que son ancêtre a joué dans l’intégration africaine et dans le rapprochement des peuples sénégalais et mauritanien.

Au cours de cette rencontre, les disciples de Cheikh Yacoub et la communauté mauritanienne ont réitéré leur demande de baptiser le Pont de Rosso, dont les travaux sont en cours depuis trois ans, du nom de Cheikh Yacoub. Ils estiment que cet hommage serait une reconnaissance des contributions inestimables du marabout à la cohésion sociale et aux relations bilatérales entre le Sénégal et la Mauritanie.

Dans un communiqué, Cheikh Abdallah Ould Cheikh Yacoub a exprimé sa satisfaction face à cette visite et a souligné l’importance de continuer à cultiver les liens d’amitié et de solidarité entre les deux nations. Il a également invité les autorités des deux pays à s’engager dans des initiatives communes qui renforcent davantage ces relations historiques.

La visite de Ousmane Sonko en Mauritanie est donc perçue comme une opportunité pour renforcer les échanges économiques, culturels et spirituels entre les deux pays, tout en honorant l’héritage d’un grand leader religieux qui a œuvré pour la paix et l’unité en Afrique.

Abdallah Cheikh Yacoub

A Nouakchott: deux figures mauritaniennes décorées par le Premier ministre sénégalais

Par A.L. NDIAYE 

Le Premier ministre (Pm) sénégalais, Ousmane Sonko, a honoré, ce lundi 13 janvier à Nouakchott, deux personnalités économiques mauritaniennes en leur remettant des distinctions au nom du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye. Il s’agit de Zine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, président de l’Union nationale du patronat mauritanien, et Mohamed Ould Bouamatou, éminent homme d’affaires.

Zine El Abidine Ould Cheikh Ahmed a été décoré de l’Ordre d’Officier du Lion pour son engagement à renforcer les relations entre les secteurs privés des deux pays. Mohamed Ould Bouamatou a reçu l’Ordre de Commandeur du Lion pour ses efforts remarquables dans la consolidation des relations d’amitié et de coopération entre la Mauritanie et le Sénégal.

Dans un discours de remerciement, Mohamed Ould Bouamatou a salué l’honneur qui lui a été fait, mettant en avant les liens historiques entre les deux nations et son engagement à travailler encore davantage pour les renforcer.

En outre, l’Union nationale du patronat mauritanien a annoncé la tenue, ce mardi, d’une table ronde intitulée “Renforcer le partenariat stratégique pour une intégration économique durable”. Cet événement réunira des représentants des secteurs public et privé des deux pays pour discuter des projets communs tels que le champ gazier Grand Tortue Ahmeyim, le pont Rosso, et d’autres initiatives visant à approfondir leur coopération économique.

 

Chavirement de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis : Les autorités exhortent les pêcheurs à respecter les mesures de sécurité en mer

Par Ch. Seck NDONG

C’est avec une tristesse que le ministère des Pêches, des Infrastructures maritimes et portuaires et l’ensemble du Gouvernement du Sénégal ont appris le chavirement tragique de deux pirogues dans la brèche de Saint-Louis les 09 et 10 janvier 2025. Ce drame a malheureusement entraîné la perte de deux (2) vies humaines, six (6) personnes sont toujours portées disparues et 27 rescapés.

Le département ministériel de la Pêche exprime ses sincères condoléances aux familles éplorées, à la communauté des pêcheurs ainsi qu’à l’ensemble de la population saint-louisienne. Le ministre Dr Fatou Diouf, a évoqué ses pensées pieuses aux disparus et aux familles touchées par cette tragédie.

Par ailleurs, le ministre a tenu à saluer les efforts remarquables déployés par les Autorités administratives, les Sapeurs-Pompiers, le Service Régional des Pêches ainsi que les pêcheurs qui ont participé à la coordination des secours et aux recherches des victimes. «Leur mobilisation exemplaire mérite d’être reconnue et encouragée», a-t-elle relevé.

«Nous exhortons une fois de plus les pêcheurs à respecter strictement les mesures de sécurité en mer, notamment : •suivre les alertes météorologiques diffusées par les services compétents; •porter en permanence les gilets de sauvetage lors des activités en mer; •veiller à ne pas excéder les charges limites autorisées sur les embarcations», a souligné le ministre.

Conscient des difficultés persistantes liées à la brèche de Saint-Louis, le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour y trouver une solution durable en relation avec toutes les Parties prenantes. Dans le communiqué transmis à notre rédaction, l’ensemble du Gouvernement renouvèle sa solidarité envers les familles endeuillées et réitére son engagement à œuvrer pour la sécurité et le bien-être des pêcheurs et des populations riveraines.

Invite de la coalition DJONE: à la préservation de l’autorité de l’Etat et au respect de la fonction présidentielle

A.S (avec En Relief)

Dans un communiqué, le coordonnateur national Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades invitent la classe politique au dépassement et à l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte du champ politique. Le bureau exécutif de la Coalition DJONE, réuni le samedi 11 janvier, a abordé plusieurs sujets d’actualité nationale.

« La coalition souligne la nécessité de préserver l’autorité de l’Etat et le respect de la fonction présidentielle, rejetant toute tentative de fragiliser cette institution. Elle affirme que le Sénégal ne saurait être considéré comme un butin politique que peuvent se partager les vainqueurs d’une élection », lit-on dans document rendu public ce lundi.

Concernant la dette, la Coalition DJONE estime que « le débat est mal orienté. Il ne s’agit pas seulement de son volume, mais surtout de ses conditions d’acquisition (taux d’intérêt, bailleur de fonds) et de sa destination. La dette doit être acquise à des taux soutenables et principalement utilisée pour financer des investissements ». Selon le Bureau exécutif de  DJONE, « l’Etat doit en outre l’utiliser pour procéder au rachat d’actions d’entreprises à capitaux étrangers majoritaires pour monter en charges et gagner en souveraineté économique. C’est ce qu’on appelle la « bonne dette », pour reprendre le terme de feu Mahammed Boun Abdallah Dionne ».

Dans un autre registre, la coalition salue les efforts du gouvernement pour maîtriser l’inflation et régulariser les activités des vendeurs ambulants et conducteurs de motos Jakarta. « Elle exhorte dans la foulée l’État à accélérer le processus dans un élan social soutenu et suggère de donner du temps aux jeunes «Jakartamen» et Ambulants afin qu’ils se réorganisent. Pour la Coalition DJONE, cela passe par de larges concertations avec tous les acteurs aux fins d’améliorer la mise en œuvre des décisions », souligne la note.

Les héritiers politiques de Mahammed Dionne proposent également d’accélérer le programme « 100 000 logements » et de prioriser l’industrialisation, les PME, ainsi que le développement du secteur primaire, des ressources minières et énergétiques pour créer des emplois. La formation et le renforcement des capacités de la jeunesse doivent être intensifiés selon le bureau exécutif de la Coalition.

En ce qui concerne le dossier politico-judiciaire Barthélémy Dias, la Coalition DJONE demande au gouvernement de reconsidérer la condamnation disproportionnée de l’ancien député maire de Dakar, soulignant qu’il a déjà purgé une peine de six mois et versé des dommages. La Coalition considère que la perte de son poste de député et de maire serait excessive.

« Il faut tenir compte des circonstances atténuantes dont il peut encore bénéficier. En effet, il n’y a pas de préméditation de sa part et il n’est pas à l’initiative des faits qui lui ont valu la condamnation », poursuit la note de la coalition qui rappelle à toute la classe politique leur « obligation de cultiver le dépassement et l’élégance comme démarche politique dans l’adversité, afin d’enrayer la rancœur et le règlement de compte » du champ politique.

Mohamed Moustapha Diagne et ses camarades renouvellent leur appel à travailler à la réalisation d’un Sénégal réconcilié, juste et prospère pour l’intérêt exclusif du peuple.

 

Coin d’histoire…Mansa Waly Mane: Histoire d’un souverain atypique- Par Babou Biram Faye

Mansa Waly MANE ou Meissa Waly Dione, est souvent identifié comme un MANE, un terme qui désigne un groupe ethnique et militaire mandingue. Les MANE, également appelés, « Manneh » ou « Mandé », sont historiquement, associés à l’expansion de l’Empire du Mali et à la dispersion des Mandingues à travers l’Afrique de l’Ouest. Plusieurs thèses sont avancées, mais, voici une explication détaillée de cette origine, selon des sources concordantes:

 Les MANE: Origine et rôle historique

Les MANE sont issus de l’aire culturelle mandingue, située dans l’actuel Mali et ses environs. Leur nom est dérivé de « Mansa », qui signifie « roi » ou « chef » en langue mandingue. Ils étaient: Des guerriers et conquérants : Les MANE jouaient un rôle clé dans les expansions territoriales mandingues après le déclin de l’Empire du Mali au XIVe siècle.

Des nobles et chefs militaires: Ils incarnaient l’élite dirigeante, mêlant autorité politique et capacités militaires.

 Qui est Mansa Waly MANE ?

En tant que Mane, Mansa Waly appartint à cette caste de nobles-guerriers mandingues, chargée d’étendre l’influence mandingue au-delà des frontières traditionnelles. Son rôle dans l’histoire du Sine témoigne de ce processus d’expansion et de migration.

Pourquoi Mansa Waly a quitté le territoire mandingue ?

Plusieurs hypothèses sont avancées :

Conflits internes : Les MANE étaient souvent impliqués dans des luttes dynastiques pour le pouvoir, ce qui aurait pu pousser Mansa Waly à chercher un territoire où régner en paix.

Quête de nouveaux territoires: En tant que chef Mane, il aurait cherché à conquérir de nouvelles terres pour établir son autorité.

Pression des migrations : Les MANE étaient connus pour leur migration vers des régions riches et fertiles, comme le Sine, où ils pouvaient s’intégrer ou dominer les populations locales.

Origine de Mansa Wali et son itinéraire avant d’arriver au Sine

Mansa Wali Dione fut d’origine mandingue, descendant de l’empire du Mali. Son ascendance remonterait aux grandes lignées mandingues, ce qui explique son titre de « Mansa » (roi). Il quittat son territoire natal après des conflits politiques et dynastiques.

En compagnie de sa troupe, Mansa Wali Dione entreprit un long voyage depuis la région mandingue jusqu’au Gabou (actuel Gabon), avant de remonter vers l’ouest africain. Selon la tradition orale, il aurait quitté le Gabou pour des raisons politiques ou en quête de nouveaux territoires à conquérir et à administrer.

En arrivant dans la région du Sine, il s’installa à Mbissel, qu’il érigea, plutard, comme capitale. Son choix de Mbissel repose sur des considérations,à la fois, mystiques et stratégiques : c’était un site fertile et bien situé pour la défense.

Les causes de son départ du Gabou

Les raisons exactes de son départ restent floues, mais plusieurs hypothèses sont avancées : 1. Des luttes internes ou des crises dynastiques dans son royaume d’origine. 2. Une volonté de conquête et d’expansion territoriale. 3. Une fuite face à des menaces militaires ou des pressions politiques dans la région.

Les MANE dans l’histoire sénégalaise

L’influence des MANÉ ne se limite pas au Sine. On retrouve leur empreinte dans plusieurs régions de l’Afrique de l’Ouest où ils ont marqué l’histoire en tant que conquérants, bâtisseurs de royaumes et médiateurs entre différentes cultures.

Ainsi, en tant que MANE, Mansa Waly incarne l’héritage des migrations mandingues et leur rôle dans la formation des royaumes ouest-africains comme le Sine.

Mansa Wali, considéré comme le premier roi du Sine (avant son arrivée, ce fut le lamanat), occupe une place importante dans l’histoire précoloniale du Sénégal. Son règne et ses actes marquent une transition clé entre différentes dynasties, ainsi qu’une intégration des peuples Mandingues et Sérères.

 Son rôle dans le Sine

En s’installant à Mbissel, Mansa Waly apporta les traditions et structures administratives des MANE: un pouvoir centralisé : Fidèle à l’héritage mandingue, il instaura une gouvernance autoritaire mais organisée.

L’intégration culturelle : Il adapta certaines coutumes mandingues aux traditions sérères pour assurer une cohabitation pacifique.

Mansa Wali…Dione et pas MANE?

Le nom Dione ou « Jon » (qui signifie « toujours présent » en sérère) attribué à Mansa Wali ou Meissa Wali, dans la tradition sérère, aurait été un surnom ou un titre donné par un guerrier lamane Pangha Yaye Sarr,  en raison de l’état prolongé de Mansa Waly, probablement dû à une maladie ou à un événement marquant.

En effet, si l’on se réfère à la tradition orale sérère, l’origine du nom pourrait avoir plusieurs interprétations. Mais, ces deux peuvent être retenues:

La maladie prolongée et la persistance: La tradition raconte que Mansa Waly était gravement malade et restait longtemps alité ou isolé dans sa résidence. Les visiteurs, curieux ou inquiets, venaient régulièrement le voir pour constater son état.

À chaque retour, ils rapportaient : « Il est toujours là-bas. »

Cette répétition aurait donné naissance au surnom « Jon » ou « Dione », symbolisant sa présence constante malgré son état fragile.

Une figure omniprésente et immuable: ce surnom a pris une signification plus large, incarnant l’idée que Mansa Waly, même dans la maladie, restait un pilier de son royaume. Sa résilience et sa capacité à être « toujours là » malgré les épreuves auraient renforcé cette appellation.

Symbolisme de « Jon » en sérère

Dans la langue et la culture sérères, le mot « Jon » évoque des notions de durabilité, de résilience, et de présence intemporelle.

Cela peut également refléter une qualité spirituelle ou mystique, attribuée à une personne perçue comme importante ou transcendante.

Dans ce contexte, Mansa Waly ne serait pas seulement un roi malade, mais une figure immortalisée par sa présence constante, même dans un état vulnérable.

Une réinterprétation politique et sociale

Le nom « Jon » pourrait aussi symboliser : Sa longévité en tant que leader : Malgré sa maladie, Mansa Waly aurait continué à régner ou à inspirer son peuple, ce qui justifie l’idée qu’il était « toujours présent ».

Son héritage durable : Le fait que son règne marque le début d’une nouvelle ère dans le Sine (la transition de son règne vers la dynastie Guelwar sérère) renforce cette idée d’immuabilité et de continuité.

Un lien entre Mansa Waly et les Sérères

Ce récit illustre également la manière dont les Sérères ont intégré Mansa Waly dans leur mémoire collective. Le surnom « Jon/Dione », bien qu’il trouve son origine dans une maladie ou un événement précis, transcende cet épisode pour devenir un symbole de permanence et d’importance historique.

On peut, donc, retenir que le nom Dione, ou « Jon », en tant que « toujours présent », souligne à la fois les épreuves personnelles de Mansa Waly et son rôle durable dans l’histoire du Sine. C’est une belle illustration de la manière dont les traditions orales sérères attribuent une signification profonde aux événements, transformant une simple anecdote en un héritage mémoriel et identitaire.

L’histoire avec Bougar Biram Faye

Bougar Biram Faye, un champion Sérère réputé pour sa force et sa bravoure, aurait collaboré avec Mansa Wali Dione pour consolider le pouvoir dans la région. Bougar Biram Faye était un lutteur et un guerrier redoutable, capable de défendre le territoire contre les envahisseurs, notamment les tentatives d’incursion des royaumes voisins comme le Saloum et le Djolof.

La relation entre Mansa Wali Dione et Bougar Biram Faye symbolisait l’alliance entre les traditions mandingues et sérères, unissant leadership politique et puissance militaire. Et Mansa Wali consoloda ses relations avec le lutteur et grand guerrier Bougar Biram Faye en lui donnant en mariage sa nièce Tening Diome. De cette union naquirent Tasse Faye et Wagane Tening Diome.

Bien que MANE, Mansa Waly devenu Dione, ne chercha pas à imposer durablement une domination mandingue. Au contraire, il facilita la transition vers un règne sérère, symbolisé par le couronnement de Tasse Faye. Cette transition reflète un compromis entre les MANE et les populations locales, permettant une continuité culturelle et politique.

 Mode de gouvernance

Le règne de Mansa Wali Dione se caractérisa par une administration centralisée ; il consolida le pouvoir royal à Mbissel.

L’intégration culturelle en respectant les coutumes sérères, il favorisa une cohabitation harmonieuse entre les Mandingues et Sérères.

L’alliance militaire avec des figures comme Bougar Biram Faye, il structura une défense efficace contre les incursions extérieures.

Transmission du pouvoir aux Sérères

Avec l’aide du grand Lamane Diame Ngom de Fadial qui l’a testé et suivi pendant une durée de 5 ans (de 1345 a 1350), Mansa Wali Dione fut intronisé roi du Sine.

En retour, il joua un rôle clé dans la transition douce du pouvoir entre les Mandingues et les Sérères dans le Sine: Il préparat le terrain pour une gouvernance plus locale en collaborant avec des nobles et chefs Sérères comme  le grand guerrier et champion de Jeguem Bougar Biram Faye a qui il donna en mariage sa nièce Tening Diome. De cette union naquirent  Tasse Faye et Wagane Tening Diome..

Tasse Faye devint, ainsi, le premier roi sérère du Sine.

Après Tasse Faye, c’est Wagane Tening Diome qui accéda au trône, marquant l’établissement durable de la dynastie Guelwar sérère. Ce transfert progressif s’inscrivit dans une logique d’intégration et de respect des traditions locales.

Le rôle de Massa Wali Dione dans la découverte de Ndiadiane Ndiaye

Ndiadiane Ndiaye, fondateur légendaire du Djolof, entretint des relations avec Mansa Wali Dione. Ces deux figures étaient contemporaines et jouaient des rôles complémentaires dans la structuration des royaumes sénégalais :

Ndiadiane Ndiaye était vu comme un médiateur et un fédérateur des peuples Wolofs du Djolof.

Mansa Wali Dione, de son côté, assurait l’autorité dans le Sine et participait à des alliances stratégiques, notamment pour contrer des invasions extérieures.

Leur collaboration ou rivalité ponctuelle demeure sujette à interprétation selon les traditions locales.

En tout etat de cause, Mansa Wali Dione a participé à la découverte de ce souverain à qui il donna ce nom  » Njaajaan Njaay’o  » qui signifie, « c’est un vrai mystère ».

Il indiqua aux émissaires des patriarches de Minguegne Boye qui voulaient avoir une idée sur cette personne mystérieuse vivant dans les rives du fleuve, que « Ndiadiane était, bel et bien, un humain qu’ils devraient considérer comme un souverain qui avait de la…. »baraka », d’où le titre de  » Brack » donné à tout dirigeant du Walo.

Cest par la suite que Ndiadiane Ndiaye alla fonder le Djolof, tout en gardant ses relations avec le roi Mansa Wali Dione.

Décès et succession

Mansa Wali Dione mourut à une date inconnue, mais, son décès marqua la fin de la domination mandingue directe dans le Sine. Il fut succédé par Tasse Faye, qui inaugura la dynastie Guelwar sérère.

Sa mort donna lieu à des cérémonies funéraires fastueuses, honorant son statut de roi fondateur.

Sa mémoire est perpétuée dans la tradition orale et à travers des sites historiques comme Mbissel, qui reste un lieu de mémoire important dans le Sine.

Babou Biram Faye

Processus de révision de la loi d’orientation Agro Sylvo Pastorale: Fatick valide ses consultations à la base

Par Mohamadou Sagne

Après le lancement en octobre dernier par le Ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l’élevage du processus de révision de la Loi d’orientation Agro-Sylvo Pastorale (LOASP), la région de Fatick a donné le ton vendredi dernier 10 janvier 2025 en validant ses consultations et thématiques à la base.

C’était lors d’un conseil régional de développement spécial (CRD) présidé par le Dr Alpha Ba, secrétaire d’Etat chargé de l’agriculture qui a souligné l’importance de cette démarche novatrice qui consiste à aller consulter les acteurs à la base pour la prise en compte de leurs préoccupations dans la nouvelle loi d’orientation agro sylvo pastorale. Ce, en adéquation avec les recommandations du Président de la république, Bassirou Diomaye Faye, qui consistent, selon le Dr Alpha Ba, «à recueillir les avis des populations, qu’elles puissent se retrouver et de pouvoir s’approprier les politiques publiques particulièrement dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de l’agroforesterie, entre autres ». Et, le Secrétaire d’Etat, Dr Alpha Ba, d’ajouter, « que surtout cette loi en cours d’actualisation, devrait s’inscrire en parfaite cohérence avec le PROJET de développement agro-sylvo-pastoral et halieutique proposé par les nouvelles autorités de l’Etat. Ce, en visant à redonner aux producteurs leur autonomie et de vivre dignement de leur métier ».

Ainsi, dans cet exercice, il faut noter qu’à Fatick, l’implication de la Dynamique pour une transition agro écologique (DyTAEL) a été déterminante. Ses différents membres ont mené de main de maitre les consultations à l’échelle des départements en collaboration avec le Conseil régional de concertation des ruraux (CRCR) mais également avec Enda Pronat, Agrisud et l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra). Les étapes de ces consultations ont eu lieu dans les départements de Gossas, de Fatick et de Foundiougne nous a révélé Mame Birame Séne, le Secrétaire génaral de la Dytael qui, au nom de l’équipe technique, a présenté les résultats à la réunion du conseil régional de développement (CRD) spécial. Selon lui, « une diversité d’acteurs (317 au total), ont été consultés, dont : 73% d’hommes et 27% de femmes. Par département on a noté 94 acteurs à Foundiougne (78% d’hommes et 22% de femmes), 118 acteurs consultés à Fatick (71% d’hommes et 29% de femmes) et à Gossas, 105 acteurs ont été consultés.

Accès au foncier, une difficulté majeure

Par ailleurs, a indiqué Mr Mame Birame Séne, « par rapport aux jeunes et aux femmes, il convient de souligner que l’accès au foncier reste toujours une problématique majeure. Et, c’est ainsi que nous avons estimé qu’il serait bon de l’intégrer dans la nouvelle loi en cours de révision et permettre de prendre en compte cet aspect. L’autre élément important au niveau de la région Fatick et qui est assez caractéristique, c’est la salinisation des terres et de l’eau. « Et, il faut souligner qu’on ne peut pas parler de domaine agricole agro sylvo pastoral sans aborder la problématique de l’eau. Nous sommes dans une région où, globalement l’eau pose énormément de problème. Et, c’est bien pourquoi dans les propositions de solutions, il se dégage carrément le transfert d’eau qui doit être effectué pour régler d’une manière beaucoup plus durable, ce problème de l’eau, de la consommation, mais aussi et surtout de l’eau productive, ce qui permettrait véritablement de prendre en charge ces questions-là », a fait savoir Mame Birame Séne, le secrétaire général de le DytAEL de Fatick. Tout ceci, selon lui, « contribuerait véritablement à faciliter le travail de la terre, de l’élevage et de l’agriculture plus globalement ».

L’introduction de l’agro écologie souhaitée

Il a par ailleurs noté l’engagement de la Dynamique pour une transition agro écologique (DyTAEL) dans le processus de révision de la nouvelle loi, un engagement qui est d’une grande importance car selon lui, « la prise en compte de l’agro écologie dans la nouvelle loi d’orientation Agro-sylvo-pastorale et Halieutique (LOASPH) sera déterminante pour l’avenir de la région de Fatick où, des constats d’une gouvernance locale inégale, de multiples cadres de dialogue, mais avec un fonctionnement irrégulier et faible suivi des engagements, des défis persistants dans l’accès aux ressources, une salinisation accrue des terres, un déficit en infrastructures hydrauliques et en équipements agricoles adaptés et des progrès limités dans la professionnalisation, ont été faits à l’échelle régionale. Il s’y ajoute également le manque de reconnaissance juridique des exploitations familiales et des métiers.

Statut de métier d’agriculteur, d’éleveur souhaité

Parmi les questions qui ont été abordées par les acteurs, Mame Birame Séne, a cité, « celle du statut de métier d’agriculteur et d’éleveur mais aussi de pêcheur qui n’est toujours pas valorisé. Une proposition est faite dans ce sens pour sa reconnaissance à travers les exploitations familiales en l’intégrant dans la nouvelle loi et permettre véritablement de valoriser tout ce travail ».

Le Président du conseil national de concertation des ruraux (CNCR), Nasirou Sall, est revenu également sur cette question du statut des acteurs du monde rural tout en plaidant une application rapide de la loi d’orientation agro sylvo pastorale dès son adoption et promulgation.

Pour Mr Sall, « nous restons optimistes tout en sachant qu’aucune loi ne viendra tout régler mais, l’essentiel est que celle-ci puisse devenir un cadre important, en sommes, une opportunité de règlement d’un certain nombre de problèmes dont par exemple, la reconnaissance des métiers, des statuts de l’exploitation familiale. Et, même si ces questions sont dépassées, naturellement, il y aura d’autres qui vont s’opposer, mais déjà, il faut gagner ce pari. Car, depuis les indépendances jusqu’à aujourd’hui, un agriculteur n’est pas un travailleur au Sénégal ».

Nazirou Sall a également évoqué au nom du groupe de dialogue politique de la société civile sénégalaise qui réunit tout ce qui est ONG sur l’organisation sociale professionnelle agricole au niveau national, « les questions fondamentales qui se posent à tous les acteurs et qui devraient pouvoir être prises en compte par la nouvelle loi dont nous avons eu à plaider la refonte. Il y a également l’introduction de nouvelles dispositions à travers un cadre dont naturellement, l’application apporterait une contribution très rapide au développement des activités agro sylvo pastorales au Sénégal ».

D’où, ce processus de réforme de la loi agro sylvo pastorale au Sénégal qui est bien venu à l’heure. Les différentes communications ont suscité beaucoup de réactions à travers un air d’espoir du côté des différents acteurs qui ont répondu massivement à la rencontre venant de toutes les zones agro sylvo pastorales. Plusieurs contributions et des questionnements ont été notés et tout cela pour mieux enrichir le document. Avec l’espoir d’une meilleure prise en compte des préoccupations de ces acteurs du monde rural dans la nouvelle loi et qui seront issues des concertations régionales.

La région de Fatick ayant déjà donné le ton, le secrétaire d’Etat chargé de l’agriculture, Dr Alpha Ba, s’est félicité de la qualité des travaux qui ont consacré ce conseil régional de développement (CRD) sur le processus de révision de la loi d’orientation agro sylvo pastorale pour son appropriation par toutes les parties prenantes. Une exigence de prise en compte selon Dr Alpha Ba, « de toutes les propositions issues des concertations qui seront validées dans les nouvelles orientations de développement des nouvelles autorités à l’horizon 2050. Ceci, avec des objectifs de transformation des systèmes alimentaires durables et de stratégies de développement agro-sylvo-pastoral et halieutique.

 

La commune de Kahene porte son budget prévisionnel 2025 à 400 millions: Le développement, l’investissements et de créations de richesses en mire

Le maire par la commune de Kahéne dans le département de Koumpentoum à 180 km de la capitale régionale affiche avec ses conseillers l »’ambition de soutenir les différents secteurs d’activités afin de faciliter « Le vote de ce budget arrêté à 349.129.397FCFA contre 454 millions de francs Cfa en 2023 ce jeudi 9 janvier 2005 à l’unanimité par les conseillers municipaux présents traduit la volonté de faire de 2025, une année de développement, d’investissements et de créations de richesses « la prise en charge des populations», dans le cadre du processus de développement de la contrée de manière inclusive.

La commune de Kahéne compte plus de 20 000 habitants une cinquantaine de villages et hameaux, située sur la frontière sénégalo Gambienne est la seule commune du département de Koumpentoum ayant une frontière avec un pays étranger la Gambie Pour le maire Mamady Thiam depuis notre avènement nous avons comme priorité l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans ce terroir les populations s’activent autour du petit commerce, d’agriculture, l’élevage. C’est pourquoi il y a partout dans les pâturages un fort taux de vaches, chèvres, moutons folâtre dans les vastes plaines. Les atouts restent une population déterminé engagée et des terres fertiles comme dans toutes ses terres neuves qui ont reçu les colons vers les années 19 81. Pour le maire Thiam les espaces disponibles côtoient une forêt aménagée celui du Niani Saloum) dans cette commune de Kahene Mamady Thiam et ses conseillers priorisent les secteurs de développement « Le vote de ce budget traduit la volonté du conseil municipal de faire de 2025, une année de développement, d’investissements et de créations de richesses’ », a déclaré Mamady Thiam, maire de la commune de Kahéne. Il a précisé qu’une grande partie de ce budget est réservée à l’investissement avec 116.000.000f et au fonctionnement estimé à 229.980.000 f CFA. La baisse du budget s’explique par un certain nombre de prévisions qui n’ont pas pu être réalisées en 2023. « Nous nous sommes dit qu’il faudrait avoir beaucoup plus réduit pour pouvoir atteindre nos objectifs ».

« Le vote de ce budget traduit la volonté du conseil municipal de faire de 2025, une année de développement, d’investissements et de créations de richesses’ », a déclaré Mamady Thiam, maire de la commune de Kahéne. Il a précisé qu’une grande partie de ce budget est réservée à l’investissement avec 116.000.000f et au fonctionnement estimé à 229.980.000 f.A l’en croire, « les secteurs prioritaires restent l’éducation, la santé, la jeunesse, l’hydraulique. Voilà les secteurs sur lesquels nous voulons intervenir. Nous avons prévu de construire des salles de classes, des murs de clôtures et aller dans le sens d’organiser une journée d’excellence pour créer une saine émulation afin de booster la qualité des enseignements-apprentissages.   Pour le secteur de la santé, nous envisageons de construire une maternité au poste de santé de Kahéne».

. Voilà les secteurs sur lesquels nous voulons intervenir. Nous avons prévu de construire des salles de classes, des murs de clôtures et aller dans le sens d’organiser une journée d’excellence pour créer une saine émulation afin de booster la qualité des enseignements-apprentissages.   Pour le secteur de la santé, nous envisageons de construire une maternité au poste de santé de Kahéne ».Le Maire Thiam de souligner qu’avec le PNDL, deux cases de santé ont été construites, L’Edile promet de continuer la construction du terrain municipal. Il s’est également engagé à recruter des jeunes notamment dans le secteur de la santé, pour contribuer davantage à la lutte pour l’emploi de ces derniers. Le Maire Mamady Thiam s’est réjoui des résultats probants qui ont été constatés.

Pape Demba SIDIBE

Profile Mamady Thiam: Kahéne une commune qui innove et va à l’avant

Après avoir hérité de cette mairie de Kahéne à 180 km de Tambacounda dans le département de Koumpentoum adossé à la Gambie Mamadou Thiam alors 1er adjoint après la disparition du maire Boubacar Baldé demande directement le suffrage de ses concitoyens. Kahéne une commune qui innove qu’il a tenté d’insuffler depuis son avènement le 17 juillet 2017.

Mais cet ancien directeur de l’école 1 de Koumpentoum formé dans les arcanes des mouvements de jeunesses après avoir fait 17 ans au niveau du conseil départemental régional et national de la jeunesse est en terrain conquis. Son cursus scolaire au niveau de son Kahène natale puis au collège Thierno Souleymane Agne dans la commune puis le lycée Mame cheikh Mbaye ensuite le concours d’enseignant lui a permis d’être toujours dans son terroir en permanence.

Craies en mains il a ensuite été choisi pour dirige le bureau des examens et concours au niveau de l’inspection de l’enseignement et de la formation. L’homme d’un commerce facile sportif dans l’âme socialement très bien inspiré ne refuse rien à sa jeunesses ses étudiants basés à Dakar St louis et les autres villes et ses femmes malgré la modestie de son budget. Cela depuis qu’il a été enseignant puis directeur d’école pour en fin se consacrer à ces mandats. Sa plus grande fierté c’est quant à la suite d’inondation il a été soutenu par les services du ministère de la jeunesse qui ont reconstruit une centaine d’édifices sinistrées au cours d’un camp national de la jeunesse. Aux structures de santé et scolaire il ne ménage aucun effort pour l’amélioration des conditions de vie de ses populations.

Des efforts aussi qu’il attend du Puma et du Pudc afin de souvenir aux nombreuses doléances des ses concitoyens La tâche qui l’attend s’il est reconduit s’est d’encourager l’émergence des projets et de favoriser ceux sociaux et solidaires. Il met en bonne place la facilitation aux marchées public en plus d’un engagement fort en sport et le renforcer l’engagement citoyen dans ses promesses Mamady Thiam projet la création de Dahra moderne et de favoriser l’accès à l’école public.

Il est question pour lui de favoriser la création et le maintien de l’emploie locaux d’améliorer l’accès aux services municipaux de renforcer et d’appuyer les structures de santé du service de l’Eta civil. Il parle aussi de la gestion et attribution de l’aide social et d’améliorées infrastructures municipales et enfin de soutenir le renforcement de la sécurité routière.

P. D. SIDIBE

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