Par B. Diaw (Saint-Louis)
Le dispositif de tutorat et de mentorat entre les étudiantes en finances publiques de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a été lancé ce mercredi 15 janvier 2025 par le Réseau des Femmes dans la Gestion des Finances Publiques (RFGFP). Ce réseau a été mis en place par le consortium CERIF-COSEF, en collaboration avec l’USAID Appui, qui agit comme partenaire financier et technique.
Ce programme vise à promouvoir l’influence des femmes dans la prise de décisions budgétaires en leur offrant des opportunités d’éducation, de réseautage et de mentorat. «Renforcer le leadership des femmes dans les finances publiques est essentiel pour accroître leur participation dans le processus budgétaire, de l’élaboration au suivi des actions budgétaires », a expliqué Madame Ramata Oumar Sall, secrétaire exécutive du Conseil Sénégalais des Femmes (COSEF). Elle a souligné que l’objectif principal est de renforcer le leadership des femmes dans le domaine des finances publiques.
Le système de tutorat et de mentorat vise à mettre en relation des étudiantes en finances publiques de l’Université Gaston Berger avec des élèves de collèges et lycées. Selon Madame Ramata Oumar Sall, le réseau a déjà organisé plusieurs activités dans le cadre de ce projet. « Il a été nécessaire de mettre en place un comité technique de suivi et de pilotage, composé de membres de la Cour des comptes, de la Direction générale du budget et d’organisations de la société civile sénégalaise », a-t-elle précisé.
Dans le cadre des activités du RFGFP, Madame Oumar Sall a rappelé l’importance de renforcer les capacités des femmes à occuper des postes de décision. Elle a également annoncé l’élargissement du projet après cette phase pilote.
Après Saint-Louis, la délégation envisage de visiter d’autres universités au Sénégal afin de partager les actions et objectifs du réseau avec les étudiantes, les élèves et le personnel universitaire. « Notre tournée nationale permettra aux jeunes filles de se rapprocher des professionnels des finances publiques et des experts en équité et en égalité de genre pour renforcer leur leadership », a-t-elle indiqué.
Madame Bassine Ndao Fam, vice-présidente du RFGFP, a informé que le réseau accompagnera et soutiendra les femmes dans leur promotion, suite à la mise en place des systèmes de tutorat et de mentorat dans les différentes universités du Sénégal. Selon elle, cette initiative est cruciale, car une étude menée par l’USAID en 2022 a révélé une faible représentativité des femmes dans la gestion des finances publiques. Cette étude a montré que les femmes sont sous-représentées dans les postes clés au sein des entités gouvernementales et qu’elles ne disposent pas toujours des conditions nécessaires pour influencer le processus décisionnel. «Aujourd’hui, nous souhaitons voir des femmes siéger dans les instances de décision et participer activement au processus budgétaire », a plaidé la vice-présidente du RFGFP.
Madame Aïda Mbaye Dieng, présidente régionale du COSEF pour la région de Saint-Louis, a pour sa part évoqué la vision de la structure, qui a notamment conduit à l’adoption de la loi sur la parité. Selon elle, beaucoup reste à faire. « Nous poursuivons le travail dans les instances électives et semi-électives, ainsi que dans d’autres secteurs comme celui des finances. Aujourd’hui, dans ce secteur, les femmes ne figurent pas en tête de liste. Ce qui crée, au final, un fossé entre elles et les hommes », a-t-elle déploré.






Mais, pour Mme Maimouna Dièye, «il s’agit d’abord de se pencher sur la calebasse à travers la réflexion pour mieux cerner son aspect multidimensionnel, culturel et social. Car, la production d’un seul hectare vaut plus cher qu’un hectare de riz. Et d’ailleurs il faut souligner qu’en dehors de la santé, de l’énergie, de la conservation dans plusieurs domaines, la calebasse a quelque chose à apporter en étant un matériau qui peut constituer un choix prépondérant pour accompagner les femmes sur le terrain et qui ont besoin d’accès à la terre pour pouvoir mener des activités de ce genre à travers des financements en fonds revolving ».
Communément « Lekette gui » en wolof, cette appellation joue aujourd’hui un rôle important dans l’automatisation des femmes. Il convient donc, selon Mme Maimouna Dieye, « de réfléchir pour voir comment potentialiser les possibilités qui s’offrent à travers la calebasse ». Celle-ci, constitue aujourd’hui une véritable stratégie d’ingénierie commerciale qui permet de réunir les femmes dans une dynamique de création de petits projets individuels qui les aident à être autonomes et de pouvoir ainsi sauvegarder leur dignité.

Face à ces obstacles, des propositions ont été formulées et des solutions mises en œuvre par le BMN. Parmi celles-ci figurent l’accompagnement des entreprises, des études de cas présentées par des bénéficiaires, ainsi que des initiatives pratiques pour renforcer les capacités des acteurs. «Ces échanges ont également permis de mettre en avant d’autres productions, notamment dans l’horticulture, en collaboration avec des partenaires tels que le projet USAID ou encore le projet ‘’Dolel Mbay’’. Ces partenariats nous permettent de multiplier les activités de renforcement des capacités des acteurs et de faciliter la commercialisation des produits », a ajouté Madame Ba.
Et, ce fut un moment mémorable, marqué par une forte mobilisation des élèves et d’un public enthousiaste qui a su noter les performances exceptionnelles des récipiendaires à la cérémonie de clôture de ce concours qui promeut l’art, l’éducation et les valeurs africaines à travers des initiatives locales.

Le Premier Ministre a salué la parfaite convergence de vues sur l’ensemble des sujets abordés: énergie, pêche, transports, conditions de vie des ressortissants sénégalais entre autres. Il s’est en outre réjoui des directives données par le Président de la Mauritanie pour accélérer la mise en œuvre des différents accords trouvés.
M. Sammi Haddad a félicité le Président Ndiaye pour son élection et a salué les relations fraternelles entre le Liban et le Sénégal. Il a exprimé la gratitude du Liban pour le soutien du Sénégal dans les efforts de paix au Proche-Orient et a souligné l’intégration réussie de la communauté libanaise au Sénégal, symbole de l’amitié entre les deux pays.



