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50ème anniversaire de la marine nationale: Le commandant de la base navale de Saint-Louis liste les activités dans l’axe nord

Par B. Diaw (avec En Relief)

Le 50e anniversaire de la Marine nationale a été célébré à la base navale Capitaine de Vaisseau Hamedine Fall ce mercredi 22 janvier 2025. C’est le commandant de la Zone militaire n° 2, le Colonel Thiendella Fall, qui a présidé la cérémonie placée sous le thème: «Marine nationale, 50 ans au service de la défense nationale et de l’application des lois en mer».

Le capitaine de corvette inscrit sur le tableau d’avancement, Abdoul Wahab Sarr, commandant de la base navale de Saint-Louis, est revenu sur la symbolique de cette cérémonie marquée par une prise d’armes, suivie d’un dépôt de gerbes et d’un défilé des troupes.

Ce fut également l’occasion pour lui de présenter le bilan des activités de la base navale du nord au cours de l’année 2024. « Nous avons mené de nombreuses activités durant l’année 2024. Globalement, on peut retenir que la base navale nord, à travers le camp et les stations de Podor et de Matam, a effectué des patrouilles fluviales avec les forces de défense et de sécurité de la République islamique de Mauritanie, des missions de sécurisation du fleuve Sénégal et au niveau du Hup GTA, ainsi que d’autres missions liées à la lutte contre la migration irrégulière », a-t-il déclaré.

Selon le commandant de la base navale nord, ces activités intenses ont été réalisées grâce à un dispositif mis en place à la fois au niveau zonal et central. Évoquant les défis liés à l’exploitation du gaz et du pétrole à Saint-Louis, le capitaine Abdoul Wahab Sarr a noté un basculement du centre de gravité économique du Sénégal de la terre vers la mer. «La Marine nationale, étant le bras armé en mer, est chargée de la sécurisation des opérations, des sites et des installations pétro-gazières. C’est pourquoi le commandement a doté la Marine nationale de moyens conséquents et sophistiqués afin d’assurer cette mission», a-t-il rappelé, avant de souligner l’acquisition de trois patrouilleurs lance-missiles : le Walo, le Cayor et le Niani, tous inaugurés par le chef suprême des armées.

Concernant la recrudescence des cas de chavirements de pirogues, le commandant de la base navale nord a précisé que la base navale participe à la prévention en sensibilisant les communautés dès qu’une alerte est lancée. Il a ajouté qu’un dispositif est toujours en place au niveau du fleuve, comme au port. « En même temps, l’unité présente en mer assure la sécurisation au niveau de l’embouchure », a-t-il confié.

1ere édition de la CAMP: Le Président FAYE veille sur «la primauté de l’intérêt général»

Par Ch. S. NDONG

Son Excellence le Président de la République a présidé ce lundi 20 janvier 2025 la première édition de la Conférence des Administrateurs et Managers Publics (CAMP). Cet événement inédit, qui s’est tenu au CICAD, a rassemblé les structures publiques et parapubliques autour du Chef de l’État, du Premier ministre et de son Gouvernement pour réfléchir à la refondation de notre Administration.

Cette rencontre intervient dans un contexte où l’État fait face à des défis budgétaires, financiers et organisationnels, nécessitant une réinvention de la gouvernance publique et une Administration républicaine à repenser pour mieux répondre aux enjeux actuels. Il convient de noter que le secteur parapublic est hypertrophié et souvent coûteux, appelant à une rationalisation de ses missions pour mieux servir l’intérêt général.

Dans son discours d’ouverture, le Président Bassirou Diomaye Faye a rappelé la Vision Sénégal 2050, boussole de l’action publique, articulée autour de quatre axes : une économie compétitive et créatrice d’emplois, un aménagement durable des territoires, un capital humain et justice sociale, et enfin une bonne gouvernance avec un engagement panafricain.

Le Chef de l’État a également souligné l’importance de renforcer l’efficacité de l’action publique, de consolider la solidarité gouvernementale et de veiller à la primauté de l’intérêt général, tout en s’appuyant sur une Administration modernisée proche des citoyens.

Par ailleurs, le Président Faye a appelé au respect de la hiérarchie gouvernementale comme condition essentielle d’une bonne gouvernance ainsi qu’à la lutte contre la corruption, exigeant loyauté, intégrité et transparence de tous les agents publics.

En mettant en avant la supervision accrue du secteur parapublic et la redéfinition de ses missions pour mieux servir la Nation, le Chef de l’État a invité chaque cadre dirigeant à œuvrer pour une gouvernance axée sur des solutions et des résultats. Il a réaffirmé que la refondation de l’Administration sénégalaise est un pilier déterminant pour concrétiser la Vision Sénégal 2050 et répondre aux aspirations légitimes des citoyens.

 

 

 

Saint-Louis/ Face à l’impact de l’érosion côtière: une centaine de femmes formées dans différents domaines

Dans le cadre du projet de résilience des femmes et des jeunes filles face au changement climatique à Saint-Louis, des sessions de formation en couture, en coiffure et en formation agroalimentaire pour la transformation de céréales ont été tenues au courant de ce mois de janvier 2025.

Ce lundi 20 janvier 2025, s’est tenue la journée d’exposition suivie d’une cérémonie de remise d’attestation aux bénéficiaires, en présence des autorités territoriales et des partenaires.

Avec l’appui des partenaires comme l’ASW, Rapen, la plateforme pour une justice climatique juste, le projet a pu identifier les problématiques liées aux changements climatiques. «On a pu identifier les communautés impactées par l’avancée de mer et qui sont relogées sur les sites de Khar Yalla et celui de Djougob», a déclaré Fama Sarr, coordinatrice du projet.

L’objectif de ce projet était d’intégrer des femmes et de former des jeunes filles sur différents domaines. C’est ainsi que Mme Fama Sarr a rappelé que le projet a formé cinquante (50) femmes pour la transformation en céréales locales. «Vingt-cinq (25)de ces femmes nous viennent du site de Khar Yalla et l’autre moitié du site de Djiougob Quarante-cinq (45) jeunes filles ont été formées en couture et en coiffure », a déclaré la Coordonnatrice du projet. Elle a également précisé qu’à l’époque il y’avait qu’un seul métier qui existait dans la langue de barbarie, et c’était la pêche.

«Donc si aujourd’hui, il y’a des partenaires qui sont là pour accompagner les femmes en matière de diversification des activités, ça ne fait que renforcer et aider ces femmes qui n’avaient plus d’espoir », a magnifié madame la coordonnatrice.

Fama Sarr estime que ces communautés délogées n’ont pas eu la capacité financière pour assurer la scolarité et la formation de leurs enfants. Ce qui selon elle, a fait que beaucoup de jeunes filles ont abandonné l’école. D’où la pertinence du projet qui vise à appuyer ses jeunes pour qu’elles ne restent pas à la maison sans rien faire.

Le Coordinateur du réseau des associations pour la protection de l’environnement et de la nature (Rapen), Cheikh Fadel Wade a rappelé que c’est grâce à Rapen, avec l’appui de ASW que ce projet est mis en œuvre. Il a rappelé que le Rapen et la Fondation Rosa Luxambourg ont mis en place une plate-forme nationale des acteurs pour une justice climatique dans les 14 régions du Sénégal. Selon lui, il ne s’agissait pas seulement de former les femmes et jeunes filles mais également de les accompagner.

«On constate que beaucoup de projets n’aboutissent pas pour manque d’accompagnement. Ce qui n’est pas le cas pour ce projet», a-t-il déclaré.

Cheikh Fadel Wade estime que ce projet vient à son heure dans la mesure où il soutient le référentiel horizon 2050 qui permettra aux femmes de faire la promotion des produits locaux pour le bien être des sénégalais.

Ibrahima Thiam, chargé de programme à la fondation de Rosa Luxembourg a manifesté toute sa fierté pour les résultats du projet qui émanent d’une démarche inclusive. Pour un coût d’environ de dix (10) millions de francs CFA, le projet a pu former presque une centaine de femmes pour développer leurs propres activités.

Bolo Diaw (Saint-Louis)

Convocation devant la commission Ad hoc: Le député Farba Ngom auditionné ce mardi

Par A. L. NDIAYE

Dans un communiqué, l’Assemblée nationale du Sénégal a annoncé la convocation du député Mouhamadou Ngom dit Farba pour une audition devant la commission ad hoc, demain mardi 21 janvier 2025 à 16 h, à la suite de la demande de levée de son immunité parlementaire.

Conformément à l’article 52 alinéa 2 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le député de l’opposition, dont l’adresse est située à Ngor-Almadies à Dakar, est invité à se présenter devant la commission qui a été instituée après que le Parquet financier a sollicité cette levée dans une lettre datée du 3 janvier 2025. Cette audition se tiendra dans la salle Marie Joséphine Diallo de l’Assemblée nationale.

Cette convocation fait suite à une procédure judiciaire dans laquelle l’intéressé est impliqué. L’objectif de cette audition est de permettre à la commission de statuer sur la demande de levée de son immunité parlementaire, une étape cruciale pour le bon déroulement de l’enquête.

La levée de l’immunité parlementaire est une procédure qui permet à un député d’être poursuivi ou jugé pour des faits en dehors de ses fonctions parlementaires. Si cette demande est acceptée, le député pourra être soumis à des poursuites judiciaires, dans le cadre d’une enquête ouverte par la justice.

 

 

Présidence des USA: La performance impressionnante du Trump Coin

Vendredi dernier, le token meme « Trump Coin (TRUMP) » lancé par Trump a provoqué un énorme buzz sur le marché.

En seulement 48 heures, il a réussi à se classer parmi les 20 premières cryptomonnaies mondiales, avec une capitalisation boursière qui a un moment atteint 15 milliards de dollars.

Son prix d’ouverture était de 0,1824 $, avant de monter en flèche pour atteindre près de 75 $, soit une hausse impressionnante de 40 000 %. Le succès de Trump Coin montre l’énorme intérêt du marché pour les cryptomonnaies.

Supposés licenciements massifs des Universités du Sénégal: Le démenti formel du directeur du Crous de l’UGB de Saint Louis

Par B. Diaw (avec En Relief)

Les supposés licenciements massifs de plus de 300 agents sont jugés abusifs par les syndicats universitaires qui ont dénoncé ce qu’ils assimilent à une épuration politique orchestrée par le régime en place. Mais le directeur du Crous de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis pense le contraire. Pour Mr Babacar Diop, c’est une tierce personne qui procède à une manipulation de l’opinion publique.

Le DG du CROUS a démenti cette information relayée par certains médias de la place, avant d’apporter des éclaircissements sur la gestion interne de la structure qu’il dirige. «Au CROUS de Saint-Louis, il n’ y a pas de licenciements , encore moins de licenciements abusifs», a-t-il précisé.

Mr Babacar Diop a souligné lors d’un entretien téléphonique qu’il y a une convergence de vue entre le directeur qu’il est et les partenaires sociaux, sur toutes les questions qui touchent l’institution. «La nouvelle équipe a su avec l’accompagnement des plus hautes autorités gérer une situation compliquée  qui était sur place avec des masses salariales qui ont été doublées», a-t-il rappelé avant de préciser qu’à l’heure actuelle, aucun arrière de salaire n’est dû aux employés.

Pour lui, les employés concernés en particulier, et les sénégalais de manière générale doivent faire la différence entre des contrats qui arrivent à terme et des licenciements. «On a licencié personne. Tous ces gens que vous voyez-là ont des contrats qui sont arrivés à terme. Donc on ne peut pas parler de licenciement», a-t-il expliqué. Selon le directeur du CROUS de l’UGB, tout ce qui a été dit n’est que de contre-vérités et mensonges. «Ce monsieur qui a dit cela sait en âme et conscience que ses propos ne sont pas fondés», a-t-il regretté.

Babacar Diop révèle que  » le plus grand dommage dans l’histoire, c’est un agent du Crous , abonné aux absences , et qui porte un combat perdu d’avance ». Ce qui est selon lui, une peine perdue. Car, dit-il , l’heure est au travail. « Dommage pour ceux qui n’ont pas encore compris que le vent du changement a soufflé depuis le 24 mars 2024 et confirmé le 17 novembre 2024. La manipulation et les combines sont révolues dans ce pays», se désole-t-il.

En guise de précision, le directeur général du CROUS de Saint-Louis déclare qu’à son arrivée à la tête de l’institution, il a trouvé des contrats en cours, et d’autres qui devaient terminés en fin décembre 2024. «Certains devraient être renouvelés d’autres non  Car , on avait un nombre qui dépassait largement le personnel dont on a besoin et qu’on doit rationaliser. Nous avons passé d’une masse salariale annuelle qui a été budgétisée à 370 millions et qui qui est actuellement de 700 millions de F Cfa pour les vacataires et les journaliers», a-t-il déclaré. « Pour les journaliers, le budget prévisionnel était de 600 millions et on s’est retrouvé avec plus de 800 millions de Francs Cfa », a-t-il ajouté.

Babacar Diop a estimé que c’est avec l’appui des nouvelles autorités que le Crous / Ugb a pu honorer ses engagements, en payant les salaires. «Jusque-là, aucun agent du CROUS n’a d’arrière de salaire » a-t-il rappelé avant de marteler que le CROUS ne peut pas prendre tout le monde, mais plutôt le nombre de personnes dont il a besoin.

Annonce du ministre du Commerce et de l’Industrie: Des assises pour régler les difficultés des acteurs économiques

Par B. Diaw (avec En Relief)

Le gouverneur de la région de Saint-Louis a présidé la cérémonie officielle de la 5ème édition de la Foire internationale de Saint-Louis, organisée par la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de ladite région. 

L’activité s’est tenue à la place Baya Ndar (ex-Faidherbe) ce vendredi 17 janvier 2025, en présence des présidents des chambres de commerce de Dakar et de Saint-Louis, des acteurs des différents secteurs, des autorités locales et de diverses structures.

Cette occasion a permis au président de la Chambre de commerce de révéler que le référentiel «Horizon 2050» est porté par les Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal. Selon lui, les Chambres de commerce doivent jouer un rôle de premier plan. Il est revenu sur l’exploitation du gaz, affirmant devant le chef de l’exécutif régional et les autorités territoriales que c’est le moment ou jamais pour Saint-Louis de prendre son essor.

«À Saint-Louis, si nous unissons nos forces, l’État peut nous allouer un minimum de 1 à 5 % des revenus. Et c’est ce qui pourrait nous aider à bâtir la ville tricentenaire », a estimé Cheikh Sourang. Il a ajouté que cela devrait être le plaidoyer de tous les fils de Saint-Louis pour obtenir le soutien de l’État.

Cheikh Sourang a également mis en lumière les difficultés rencontrées par les acteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Pour y remédier, il estime que seule une allocation de 1 à 5 % des revenus pourrait régler ces problèmes. « Si nous négligeons cette opportunité, le réveil sera brutal », a-t-il averti.

Il a profité de l’occasion pour remercier le gouverneur et les différents partenaires qui ont conféré à la FISA une dimension internationale.

Représentant le ministre de l’Industrie et du Commerce, le gouverneur de la région, Al Hassane Sall, a annoncé que l’État du Sénégal est prêt à accompagner les acteurs économiques à travers les Chambres de commerce pour favoriser le développement économique du pays. Il a également déclaré que le ministre envisage d’organiser des assises de l’industrie et du commerce en février.

Football/ Licence D Caf: 21 nouveaux entraîneurs formés à Fatick

Vingt et un (21) nouveaux entraîneurs viennent d’être formés à Fatick en Licence D de la Confédération africaine de football (Caf), dénommée: « Promotion Issa Ndour »

Par M. Sagne (avec En Relief)

A l’initiative, la coordination régionale des écoles de football de Fatick (Coref) qui vient de boucler, selon Pape Souleymane Faye, le président du Coref, « cette session de formation qui s’est déroulée du 21 décembre au 1er janvier 2025 avec pour objectif d’outiller les encadreurs, afin de permettre à nos jeunes joueurs, de bénéficier d’un encadrement de qualité ».

Parrain de cette session de formation, Issa Ndour a donc été honoré de voir la promotion de Licence D Caf porter son nom.

La clôture qui s’est déroulée à la mairie de Fatick a été présidée par Pape Samba Diouf dit « Baye », ancien président de la ligue régionale de football et actuel représentant régional du Comité national olympique et sportif Sénégalais (Cnoss) à Fatick, l’occasion a été saisie par les membres du Coref et des stagiaires pour solliciter de sages conseils auprès Président Pape Samba Diouf, ce sage et homme multidimensionnel, pour la suite des défis qui les attendent surtout dans leurs différentes zones respectives.

La Coref de Fatick a aussi remis à Ibrahima Mbissane Ndour et Djibril Ngom qui ont représenté le parrain Issa Ndour, un joli tableau comme signe de reconnaissance pour service rendu aux écoles de football de Fatick, depuis plus d’une décennie.

Aussi, il faut noter que les stagiaires, membres de la  promotion: « Issa Ndour » ont remis au Directeur du Stage Papa Diouf et au formateur, Mamadou Dieng de très jolis tableaux, sans oublier les 3 diplômes de reconnaissance pour la Coref qui est la structure organisatrice du stage, la mairie de Fatick aussi pour avoir mis à la disposition des organisateurs une salle pour les cours mais également et surtout la direction du stade Massène Sène, pour leur contribution remarquable durant cette  formation.

Isaac Forster, premier magistrat africain à la Haye

PORTRAIT

Fils de William et Marianne Sow de Carabane, à Ziguinchor, au sud du Sénégal, Isaac Forster est né à Dakar en 1903. Il fut le premier magistrat d’Afrique subsaharienne à siéger à la Cour internationale de Justice, à La Haye, aux Pays-Bas.

Isaac Forster a fréquenté le Séminaire de Ngazobil en compagnie de Léopold Sédar Senghor, premier Président de la République du Sénégal et Joseph Faye, premier préfet apostolique de Ziguinchor.

Envoyé en France, au séminaire de Allez, il poursuivit son chemin au lycée Hoche de Versailles avant d’entrer à la Faculté de droit de la Sorbonne, à Paris. De retour en Afrique, il débuta sa carrière de Juge suppléant à Conakry, en Guinée avant d’être nommé substitut du Procureur. Après la Guinée, la carrière de magistrat se poursuit à Saint-Denis de la Réunion puis à Madagascar.

En 1937, c’est le retour en terre natale, à Dakar où il est nommé Substitut du procureur. Cinq après, c’est l’étape de Lomé. Après trois années de fonctions, il occupa le titre de Conseiller à la Cour d’Appel de Guadeloupe puis Conseiller à la Cour d’Appel de l’Afrique de l’Ouest. Vu ses grandes qualités de juriste, le Président français Vincent Auriol l’appelle à son cabinet. Il y resta aux côtés  de son successeur René Coty en 1956.

Revenu au Sénégal, il dirigea la Cour d’Appel de Dakar et un an après en 1958, il devint Secrétaire du Gouvernement sénégalais pré-indépendance. En 1959, il est promu Procureur général à Dakar. Le Sénégal indépendant créa sa première Cour suprême, il fut choisi par le Président Senghor pour diriger la plus haute juridiction aux côtés des coopérants français dont le professeur de droit à l’université de Dakar Jean Chabas, les Sénégalais Alain Crespin, Procureur général, Abdou Khassim Guèye, Greffier en Chef, les Consillers Kéba Mbaye, Amadou Louis Guèye, Mandoumbé Sarr et Ibrahima Boye.

C’est en 1964 que sa carrière sera couronnée avec sa nomination à la Cour internationale de Justice pendant dix-sept années. Un autre Sénégalais Kéba Mbaye le succéda au poste. Il fut rappelé à Dieu en 1984. Ce grand juge fut un homme humble, juste, équidistant. « Il avait le courage de chercher la vérité et de la dire. Il avait la rigueur dans le travail, pas de service camarade, pas d’intervention. Tout devait se faire dans la légalité », a rappelé sa nièce, fille de son jeune frère Alphonse, lors de l’hommage des anciens élèves du Collège du Plateau qui portait son nom à leur principale Mme Léonie Herminie Diop qui a consacré sa vie à l’enseignement et à l’éducation.

Par Elhadji THIAM

 

Les priorités de coopération entre le Sénégal et l’Union européenne; les défis liés aux visas et à l’immigration

Le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur El Malick Ndiaye, a reçu l’Ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Monsieur Jean-Marc Pisani, accompagné d’une délégation. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations entre le Sénégal et l’Union européenne, les priorités de coopération, ainsi que les défis liés aux visas et à l’immigration.

Monsieur Pisani a félicité le Président Ndiaye pour son élection et salué la résilience démocratique du Sénégal malgré les tensions de 2024. Il a remis le rapport final de la Mission d’observation électorale de l’UE et rappelé les axes prioritaires de coopération, notamment l’éducation, la santé et le développement durable.

Le Président Ndiaye a remercié l’UE pour son soutien au processus démocratique et a présenté ses projets de modernisation de l’Assemblée nationale, incluant des réformes législatives, la digitalisation et la création d’une chaîne parlementaire. Il a également exprimé des préoccupations sur les délais et refus fréquents de visas par les consulats européens, qui entravent les échanges académiques, professionnels et culturels.

Abordant la politique migratoire européenne, il a appelé à une approche plus inclusive et pragmatique, favorisant une migration légale et ordonnée, tout en rejetant fermement l’immigration irrégulière.

Cette rencontre a réaffirmé l’importance d’une coopération renforcée entre le Sénégal et l’Union européenne, basée sur le respect mutuel et la prise en compte des réalités partagées.

Synthèse: Ch. Seck NDONG

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