En compagnie de ses collègues ministres, le ministre des Pêches, des Infrastructures portuaires et maritimes a exprimé l’immense honneur et le privilège de prendre la parole, à l’occasion de la cérémonie de pose de la première pierre marquant le démarrage des travaux du quai de pêche moderne de Joal.
A l’entame de son propos, le ministre des Pêches, des Infrastructures portuaires et maritimes, Dr Fatou Diouf, a adressé ses remerciements à S.E. l’Ambassadeur du Japon au Sénégal, au Représentant Résident de la JICA, aux autorités représentant les institutions déconcentrées et décentralisées, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de la pêche artisanale présents, pour célébrer la journée «d’une importance capitale et qui marque une étape décisive pour le secteur des pêches».
Aux populations de Joal-Fadiouth, elle a transmis les salutations les plus chaleureuses de S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République, ainsi que celles de son Premier ministre Ousmane Sonko, et de l’ensemble du gouvernement dont la représentation à travers ses collègues ministres présents, témoigne de l’importance que les autorités accordent à la réalisation de ce projet.
«A travers la réalisation de la route de contournement de Mbour au niveau du rond-point Keur Balla Lo et la route de connexion à Joal Fadiouth, votre département va beaucoup contribuer à la fluidité des corridors et de la distribution des produits halieutiques, et par conséquent, au développement de l’Economie locale», s’est-elle ainsi adressée au MITTA. Dr Fatou Diouf a aussi bien apprécié l’accueil et l’implication du MJSC dans ce projet en tant que fille de Joal.
Cet événement est d’autant plus important qu’il lui permet, indique-t-elle, de vivre un moment de communion avec la communauté des acteurs et, particulièrement celle de la pêche artisanale, et dont le soutien à l’économie nationale dans toutes ses dimensions, n’est plus à démontrer.
«Cette date du 15 mai 2025 restera à jamais une date historique dans notre secteur, car il marque un jalon important de la Coopération bilatérale entre le Sénégal et le Japon, deux pays frères unis par une longue tradition d’amitié et de solidarité», a souligné le ministre en charge de la pêche. Dr Fatou Diouf trouve que cette journée est importante à plus d’un titre car elle est aussi une occasion de célébrer le premier anniversaire du démarrage des travaux du LANAPA, fruit de la Coopération avec le Japon, et marqué par le forage des pieds devant soutenir le bâtiment.
Un don non remboursable du Gouvernement du Japon
Le ministre a l’honneur d’être aux côtés de S.E. l’Ambassadeur du Japon et du Représentant Résident de la JICA pour procéder à cette cérémonie solennelle qui marque une nouvelle étape dans le développement des infrastructures de pêche à Joal-Fadiouth.
«Ce projet voit le jour grâce à un don non remboursable du Gouvernement du Japon, d’un montant total de quatre milliards (4 000 000 000) de francs Cfa. Ce geste symbolise l’amitié, la solidarité et l’engagement mutuel à renforcer notre coopération dans des domaines stratégiques, et particulièrement dans le développement durable du secteur des pêches», a souligné le ministre.
Dr Fatou Diouf a fait savoir que le Japon n’en est pas à sa première contribution au secteur de la Pêche. Elle s’est permis de rappeler quelques réalisations majeures comme: le marché au poisson de Pikine, opérationnel depuis plus de 20 ans; les quais de pêche de Kayar, Lompoul, Pointe Sarène et Ngaparou; le centre de pêche de Missirah ; et les 94 pirogues motorisées récemment offertes à mon Département pour améliorer les conditions de travail des CLPA, notamment en matière de surveillance et de transport sur les cours d’eau intérieurs. «De plus, les perspectives de coopération entre nos deux pays s’annoncent très prometteuses dans le secteur de la pêche», a-t-elle relevé.
Depuis l’élection de S.E. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, poursuit-elle, le Sénégal est engagé dans une Transformation systémique de la gouvernance publique, dans le cadre de la Vision « Sénégal 2050″. Cette dernière met l’accent sur un développement endogène et durable, porté par un secteur privé national compétitif, et des territoires autonomes et responsables.
Le secteur des pêches et de l’aquaculture est au cœur de cette transformation. Il joue un rôle fondamental dans l’économie nationale, mais également dans le bien-être des communautés côtières. Les autorités compétentes veulent faire de ce secteur un levier puissant de croissance inclusive, au service des territoires.
«La construction de ce quai à Joal-Fadiouth, en plus d’être une réponse concrète à une demande ancienne des populations, illustre notre volonté de moderniser, valoriser et sécuriser notre patrimoine halieutique et maritime », a rassuré Dr Fatou Diouf.
Des équipements modernes répondant aux normes
Cette infrastructure dont la réalisation est confiée à l’entreprise Dai Nippon Construction (DNC), sera dotée d’équipements modernes répondant aux normes d’hygiène, de sécurité et de compétitivité, notamment : des zones de traitement et de conditionnement des produits halieutiques; des équipements sanitaires et vestiaires; une salle d’attente pour chauffeurs; des plateformes d’exportation; des installations d’eau et d’assainissement; un mur de clôture et une voie d’accès.
Ce projet est une vitrine exemplaire du partenariat solide entre le Japon et le Sénégal, fondé sur la confiance mutuelle, la solidarité et le respect.
Au nom de S.E. le Président de la République et du Pm, Dr Fatou Diouf a tenu à adresser les sincères remerciements au Gouvernement japonais, à S.E. l’Ambassadeur, ainsi qu’à la JICA pour leur appui constant au développement du Sénégal et en particulier au secteur des pêches si cher.
Elle est convaincue que cette infrastructure, une fois achevée, contribuera à améliorer significativement les conditions de travail et la qualité des produits halieutiques, mais aussi à accroître les revenus des acteurs du secteur et, de manière générale, à renforcer le développement économique de la Région de Thiès.
Ainsi, elle invite toutes les parties prenantes à poursuivre la dynamique de concertation et de partenariat, à accompagner ce projet qui constitue un maillon considérable de la politique de développement durable de la pêche, afin de permettre sa réalisation dans des conditions optimales.
Synthèse : Ch. S. NDONG



