Par A. L. NDIAYE (avec En Relief)
À l’approche de la fin du mandat d’António Guterres, les spéculations s’intensifient autour de sa succession. Quatre personnalités issues d’Argentine, du Chili, du Costa Rica et du Sénégal sont citées pour prendre la tête de l’ONU à partir de 2027, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes.
La bataille pour la succession d’António Guterres à la tête de l’Organisation des Nations Unies est désormais lancée. Alors que son second mandat arrive à échéance en 2026, plusieurs figures de premier plan émergent dans les discussions diplomatiques en vue de l’échéance de 2027.
Parmi les noms évoqués figure celui de Rafael Grossi, diplomate argentin et actuel directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Spécialiste des questions nucléaires et de sécurité internationale, il bénéficie d’une solide expérience dans la gestion des crises sensibles, notamment liées à la prolifération.
Autre personnalité en vue : Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Son profil politique et son engagement en faveur des droits humains pourraient séduire une partie des États membres en quête d’un leadership axé sur la gouvernance démocratique et la justice sociale.
Du côté du Costa Rica, Rebeca Grynspan, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, apparaît comme une candidate crédible. Économiste reconnue, elle incarne une expertise affirmée sur les enjeux de développement, de commerce international et de réduction des inégalités.
Enfin, la candidature de Macky Sall prend une dimension particulière après une correspondance officielle émanant de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations Unies à New York. Dans une lettre datée du 2 mars 2026, le représentant burundais informe les instances onusiennes que l’Union africaine, actuellement présidée par le Burundi, propose l’ancien président sénégalais pour le poste de Secrétaire général.
Ancien chef d’État et ex-président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall met en avant son expérience à la tête d’un pays stable d’Afrique de l’Ouest et son implication dans les dossiers climatiques et de gouvernance mondiale.
Un choix stratégique pour un monde fragmenté
Le processus de désignation du Secrétaire général reste éminemment diplomatique. Il implique une recommandation du Conseil de sécurité suivie d’un vote de l’Assemblée générale, où les équilibres géopolitiques jouent un rôle déterminant.
Dans un contexte marqué par les rivalités entre grandes puissances, les conflits régionaux et les défis climatiques, le prochain dirigeant de l’ONU devra conjuguer autorité morale, capacité de médiation et vision stratégique.
Quatre nationalités, quatre trajectoires, un même enjeu : incarner un leadership capable de rassembler une communauté internationale plus fragmentée que jamais.



