Au nom du Premier ministre Ameth Al Aminou Lô, le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Dr Bacary Sarr, a ouvert, hier, au Grand Théâtre, la 2e édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).
« Bâtir un écosystème médiatique souverain et performant » est le thème choisi cette année. Et le ministre de rappeler que la première édition, tenue à Dakar en octobre 2025, avait posé les fondations.
« Elle avait permis d’ouvrir les Assises nationales des médias, de formuler des recommandations qui font désormais partie de notre agenda de réformes et de démontrer qu’un espace panafricain de réflexion sur les médias était non seulement possible, mais nécessaire », a dit Dr Sarr. Cette édition est à ses yeux un pas de plus, parce qu’elle est plus large dans son ambition, plus diverse dans sa participation et plus précise dans ses objectifs.
Rappelant que le Chef de l’État a fait du renforcement du pluralisme médiatique, de la protection de la liberté d’expression et du droit à l’information un élément majeur du pilier de bonne gouvernance de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, il a noté que la tenue de ce salon est un marqueur de cette vision, afin de faire pleinement jouer aux acteurs des médias leur rôle dans la consolidation de la paix sociale et de la démocratie.
Selon Dr Sarr, le projet de loi créant le Conseil national de régulation des médias (CNRM) a été examiné en Conseil des ministres et adopté par l’Assemblée nationale en mars 2026. Et d’ajouter que ce texte, loin de transformer le CNRA en CNRM, refonde l’architecture réglementaire de notre paysage médiatique en y intégrant les réalités numériques, la presse en ligne, les créateurs de contenus, les plateformes numériques, les médias étrangers accessibles depuis le Sénégal.
Sur le modèle économique des médias africains, Dr Sarr a reconnu qu’il mérite réflexion, en ce sens que ces derniers vivent une crise. Il a appelé à faire face collectivement à l’invention de modèles alternatifs comme des fonds sectoriels, des alliances avec les institutions publiques, des coopératives médiatiques et des partenariats avec les universités. La place des femmes dans les médias est, selon lui, une question importante. Elles sont sous-représentées aux postes de direction des rédactions.
À propos des Jeux de la Jeunesse Dakar 2026, il a reconnu que c’est une opportunité de visibilité pour le continent. Il a demandé aux médias africains de couvrir cet événement avec tout le soin qu’il mérite et de montrer au monde un Dakar, un Sénégal, une Afrique capable d’organiser une manifestation mondiale avec excellence.
Auparavant, le président du Comité de pilotage, Matar Silla, a présenté l’événement tout en remerciant les ambassades d’Allemagne et d’Algérie et tous les partenaires pour leur soutien. Les travaux se poursuivent aujourd’hui.
THIAM DEMBA




