Dans le but de renforcer les capacités des journalistes sur les principes de la transparence dans la gestion des pêches et leur permettre d’avoir une meilleure connaissance en vue d’une contribution efficace au débat et réformes du secteur l’Environnemental Justice Fondation (EJF) a organisé, le samedi 25 au dimanche 27 septembre 2026 à Mbour, un atelier afin de permettre aux professionnels des médias d’analyser de façon efficace les normes du secteur halieutique et produire des contenus de qualité en se basant sur des informations et sources vérifiées et fiables.
Cette session de formation entre dans le cadre des projets « O5 Sénégal EJF 2026 / GPS – Promotion des principes de transparence et renforcement de la surveillance participative au Sénégal », ainsi que celui « Promouvoir la Charte mondiale pour la transparence des pêches au Sénégal ».
Selon Bassirou Diarra, directeur-pays de l’Environmental Justice Foundation (EJF), la pêche joue un rôle très important, avec une production de captures de plus de 93,2 millions de tonnes. Il a par ailleurs révélé les difficultés auxquelles le secteur est confronté, notamment la surcapacité, la surpêche et les différentes formes de pêche illicite, non déclarée et non réglementée. estimant qu’il y a un manque de transparence accentuant les difficultés de maîtrise et de gestion des ressources halieutiques.
«Dans la zone régionale, Afrique de l’Ouest, on a une flottille qu’on peut considérer comme effort de pêche ,c’est un peu technique, mais c’est ça de près de 50 000 pirogues, de 1 000 navires de pêche industrielle, dont 600 sont considérés comme des étrangers, parce qu’il y a beaucoup de questions de transparence, de pavillons de complaisance » a confié M. Diarra appelant ainsi au renforcement à l’accès aux données sur les activités de pêche et l’intégration des principes de transparence dans les politiques publiques de même que la réglementation du secteur. Raison pour laquelle, il invite les journalistes à jouer pleinement leur rôle d’alerte et de veille
Pour Bassirou Diarra, les médias doivent jouer un rôle accru dans la promotion de la transparence et de la redevabilité dans le secteur des pêches. Nous voulons vraiment que les journalistes s’intéressent, en tout cas ceux qui sont dans l’environnement s’intéressent aux arrêtés d’application, à la loi, aux décrets d’application, mais aux arrêtés qui vont… sont vraiment être la la cheville ouvrière de l’application au quotidien. Car les médias constituent un acteur incontournable dans la gestion, dans la gouvernance démocratique grâce à leur capacité d’informer, d’enquêter et de sensibiliser les citoyens, les journalistes toujours peuvent jouer à promouvoir la transparence, renforcer la redevabilité des institutions publiques et alimenter le débat » a indiqué M. Diarra.
Le directeur des Pêches maritimes, Cheikh Fall, a aussi informé que la pêche occupe une place importante dans l’alimentation, l’emploi et les moyens de subsistance des communautés côtières.
A en croire M. Fall « La pression exercée sur les ressources halieutiques nous oblige à améliorer sans cesse notre gestion » préconisant ainsi des règles claires, des données fiables, une surveillance efficace et une participation réelle des acteurs aux décisions. Il a par ailleurs informé que le ministère compte améliorer l’accès aux informations relatives aux autorisations et aux activités de pêche, renforcer la collecte et la fiabilité des données et rendre compte des opérations de contrôle et de surveillance.
Le président du Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (REPES), le député Samba Dang, a, pour sa part, appelé à une meilleure collaboration entre parlementaires, journalistes, administration, professionnels, chercheurs et société civile.
Le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal voudrait bien continuer de promouvoir la Charte pour la transparence des pêches au Sénégal, qui requiert nécessairement l’implication de plusieurs acteurs, surtout les parlementaires, mais surtout les journalistes et les partenaires techniques et financiers, afin de permettre une meilleure appropriation de la problématique de la mise en place ou bien de en œuvre des dix principes de la Charte mondiale pour la transparence des pêches » a confié le parlementaire.
Par Aïssatou FAYE




