L’action éducative et de la protection sociale en milieu ouvert (AEMO) de Pikine et son partenaire Secours Islamique France (SIF) ont organisé un atelier de deux jours sur le renforcement des capacités des acteurs de première ligne. Ils ont été outillés sur les mécanismes de protection de l’enfant et les procédures de détection, d’alerte, de référencement et de prise en charge des cas de violences, d’abus, d’exploitation et de vulnérabilité des enfants.
Des délégués de quartiers, des marraines de quartiers (Badiénu Gox), des relais communautaires, des mamans de talibés et autres acteurs qui interviennent au niveau local dans la protection des enfants ont pris part à cet atelier.
Selon Awa Ndoye, cheffe de service entrante du service de l’action éducative et de la protection sociale en milieu ouvert (AEMO) de Pikine, l’objectif est de renforcer les compétences des acteurs communautaires de première ligne sur les mécanismes de protection de l’enfant et les procédures de prise en charge des cas de violences et vulnérabilité, en les donnant les moyens nécessaires pour qu’ils puissent faire leur travail convenablement, au niveau local.
L’atelier s’inscrit non seulement dans la réponse locale aux besoins du terrain, mais également dans la mise en œuvre concrète de la SNPE au niveau communautaire. « Cette initiative vise à harmoniser les pratiques, à renforcer les circuits de signalement et de traitement des cas, et à redonner une dynamique fonctionnelle aux 12 Comités communaux de protection conformément aux orientations nationales » a renseigné Bira Lo, membre du CDPE de Pikine.
Selon le point focal institutionnel du comité départemental de protection de l’enfant (CDPE) de Pikine, cet atelier venu à son heure, eu égard aux nouvelles problématiques et aux nouveaux besoins dans la prise en charge et de la protection des enfants. « Le besoin de formation des acteurs de première ligne est bien réel à Pikine » a-t-elle soutenu.
M. Sarr



