À l’occasion de la Journée internationale des femmes célébrée le 8 mars, le Secrétaire général des Nations Unies rappelle que l’égalité entre les femmes et les hommes demeure l’un des plus grands défis de notre époque en matière de droits humains.
Après près d’une décennie à la tête de l’Organisation des Nations Unies, il constate que le monde a été confronté à de multiples crises : dérèglement climatique, aggravation de la pauvreté, conflits armés et rétrécissement de l’espace civique. Pourtant, malgré ces épreuves, des solutions émergent. Un élément commun se dégage de ces initiatives : le rôle central des femmes.
Pour faire progresser l’égalité et renforcer la paix ainsi que le développement durable, huit mesures concrètes sont proposées.
- Rééquilibrer le pouvoir
L’égalité entre les sexes reste avant tout une question de pouvoir. Dans de nombreuses institutions, les hommes demeurent majoritaires dans les sphères décisionnelles. Le partage du pouvoir est pourtant essentiel pour garantir une société plus libre, inclusive et équilibrée. - Faire de la parité une priorité
Les femmes restent sous-représentées dans les gouvernements et les conseils d’administration à travers le monde. À l’ONU, des efforts ont été menés pour atteindre la parité dans les postes de direction, démontrant qu’une gouvernance plus inclusive améliore la qualité des décisions. - Investir dans les femmes et les filles
Les investissements dans l’éducation des filles et la santé maternelle sont parmi les plus rentables. Ces politiques contribuent à la croissance économique, au développement social et à la réduction des inégalités. - Associer les femmes aux processus de paix
Les accords de paix sont plus durables lorsque les femmes participent aux négociations et à leur mise en œuvre. Pourtant, elles restent largement exclues des discussions dans de nombreux conflits actuels, alors même qu’elles en subissent fortement les conséquences. - Mettre fin aux discriminations juridiques
Dans plusieurs pays, les femmes ne disposent pas des mêmes droits que les hommes, notamment en matière de propriété, d’emploi ou de divorce. L’abolition des lois discriminatoires demeure une priorité pour garantir l’égalité réelle. - Tolérance zéro face aux violences faites aux femmes
La violence basée sur le genre constitue une crise mondiale. La communauté internationale est appelée à renforcer la protection des victimes, à lutter contre l’impunité et à soutenir les survivantes. - Combattre les préjugés, notamment dans le numérique
Les femmes restent minoritaires dans les secteurs technologiques et sont souvent victimes de misogynie en ligne. Il est essentiel de créer des environnements numériques sûrs et d’encourager davantage de filles à s’engager dans les sciences et les technologies. - Intégrer la dimension genre dans l’action climatique
Les femmes sont souvent les premières victimes des crises climatiques. Pourtant, elles jouent également un rôle déterminant dans les solutions environnementales. Les politiques climatiques doivent donc intégrer pleinement la dimension de genre.
Partout dans le monde, ces initiatives sont déjà mises en œuvre dans des parlements, des organisations et des communautés locales. Pour les Nations Unies, la mobilisation des dirigeants autour de ces mesures est essentielle pour construire un avenir plus juste.
Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, conclut le Secrétaire général, n’est pas seulement une question de justice : c’est une condition indispensable pour bâtir un monde plus stable, plus prospère et plus pacifique.
Entretien: Cécile Khadiome DIOUF



