Par Cheikh Seck NDONG
Dakar, le 18 septembre 2026 – Après onze jours d’apprentissage intensif, d’échanges d’expériences et de mises en situation, la Session internationale de formation des facilitateurs et conseillers au budget participatif et à l’Approche de Participation et d’Engagement Citoyen (APEC) a pris fin ce vendredi à Dakar, sur une note de satisfaction générale.
Organisée du 8 au 18 septembre 2026 par l’Observatoire International de la Démocratie Participative pour l’Afrique (OIDP Afrique), en partenariat avec CGLU Afrique et Enda ECOPOP, cette initiative répond à un enjeu majeur : renforcer les compétences africaines capables d’accompagner les collectivités territoriales dans une gestion plus transparente, inclusive et démocratique des ressources publiques.
Durant 85 heures de formation, les participants – élus locaux, cadres des collectivités territoriales et des administrations publiques, responsables d’organisations de la société civile, experts et praticiens du développement local – ont approfondi les fondements du budget participatif ainsi que les méthodes permettant d’associer véritablement les citoyens aux décisions budgétaires.
Le cursus a alterné apports théoriques, travaux de groupe, exercices pratiques et simulations de séances participatives. Les enseignements ont notamment porté sur la décentralisation, la gouvernance locale, les finances publiques, la fiscalité locale, les différentes étapes du budget participatif ainsi que les techniques de facilitation et d’accompagnement des autorités et des communautés.
Pour Bachir Kanouté, expert international et principal formateur de la session, l’enjeu dépasse la simple transmission de connaissances : « Nous ne formons pas seulement des spécialistes du budget participatif. Nous préparons des femmes et des hommes capables d’aider les institutions publiques à mieux écouter les citoyens, à prendre en compte leurs priorités et à renforcer la confiance dans la gestion des ressources publiques. »
Cette formation intervient dans un contexte où les collectivités territoriales africaines manifestent un intérêt croissant pour le budget participatif. Chaque année, des centaines d’entre elles sollicitent un accompagnement pour instaurer ou consolider des mécanismes de participation citoyenne. La constitution d’un vivier de facilitateurs et de conseillers qualifiés apparaît ainsi comme une réponse concrète au besoin d’expertise exprimé sur le continent.
À travers cette initiative, l’OIDP Afrique et ses partenaires contribuent également à la réalisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en particulier ses aspirations relatives à la bonne gouvernance, à la démocratie et à un développement porté par les peuples. La démarche s’inscrit aussi dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, notamment l’ODD 11 consacré aux villes et communautés durables et l’ODD 16 relatif à des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.
La clôture de la session a été marquée par l’évaluation des acquis, la présentation de plans d’action individuels et la remise de certificats d’aptitude cosignés par l’OIDP Afrique et CGLU Afrique. Les participants repartent ainsi avec des compétences opérationnelles, des outils méthodologiques et une feuille de route leur permettant de transposer les apprentissages dans leurs pays, leurs institutions et les collectivités qu’ils accompagneront.
L’engagement ne s’arrête toutefois pas à la remise des certificats. Un dispositif de suivi post-formation sera assuré par l’OIDP Afrique afin d’accompagner la mise en œuvre des plans d’action, de favoriser le partage d’expériences et de connecter les nouveaux facilitateurs aux réseaux africains et internationaux de la démocratie participative.
En bouclant cette session internationale, l’OIDP Afrique, CGLU Afrique et Enda ECOPOP posent ainsi les bases d’une communauté africaine de praticiens appelée à faire du budget participatif un véritable instrument de justice sociale, de redevabilité publique et de développement territorial inclusif.




