Lors de la cérémonie de présentation du nouveau sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, tenue ce vendredi 18 septembre 2026 au salon d’honneur du stade Léopold Sédar Senghor, j’ai entendu le présentateur déclarer que Patrick Vieira est un fils du pays qui revient chez lui. Avant lui, un journaliste d’une radio de la place désignait l’homme choisi par la Fédération sénégalaise de football comme un Franco- Sénégalais. Faux ! Je leur ai rétorqué. Patrick Vieira est un citoyen français à part entière, de nationalité et de cœur !
Puisqu’il ne suffit pas d’être né à Dakar pour avoir la nationalité sénégalaise ou l’adopter. S’il en était ainsi, combien d’habitants serions-nous en ce moment?
Patrick Vieira est nommé entraîneur de l’équipe nationale du Sénégal en remplacement de Pape Bouna Thiaw qui, qu’on le veuille ou non, a fait ses preuves en remportant deux trophées continentaux : le Championnat d’Afrique des Nations, CHAN, avec l’équipe locale en 2023 en Algérie face au pays organisateur, et la Coupe d’Afrique des Nations, CAN, pour la deuxième étoile en 2026 au Maroc, encore contre le pays organisateur. Auparavant, Aliou Cissé avait ouvert le bal en ramenant la première étoile du Sénégal, acquise au Cameroun face à l’Égypte, sept fois championne d’Afrique.
Que reproche-t-on à Pape Bouna Thiaw après qu’il a qualifié l’équipe nationale du Sénégal à la Coupe du monde 2026 en la plaçant première de son groupe sans défaite et avec un seul match nul, mais que lors de cette compétition, il a été éliminé en 16e de finale après avoir mené au score 2-0 contre la Belgique jusqu’à la 86e minute ?Et n’eût été la blessure d’Édouard Mendy et ce penalty bidon, on n’en serait pas à se lamenter !
Ce n’est guère suffisant pour limoger un tel technicien pour le remplacer par quelqu’un qui n’a jamais dirigé une sélection nationale, ni en Europe encore moins en Afrique. Quelqu’un qui a choisi le Sénégal comme l’avaient fait ses compatriotes Claude Le Roy, Alain Giresse et autres Guy Stéphan sans rien nous apporter, mais plutôt pour gagner un pactole, en chasseur de primes pourrait-on dire.
Seul Bruno Metsu a réussi à amener nos Lions en finale de la CAN 2002 au Mali, en plus d’une première qualification historique en Coupe du monde en Asie. C’est dans cette Coupe du monde que celui dont on chante tant la performance d’avoir été champion du monde avec la France en 1998, a été battu en match d’ouverture par celui qu’il remplace à la tête de la sélection nationale.
Pape Thiaw fait partie de la génération de 2002 et sa légendaire talonnade pour Henri Camara, qui crucifia la Suède en 8e de finale, est restée gravée dans les esprits, 2-1 et qualification en quart de finale.
Pourra-t-il réussir les mêmes résultats que son prédécesseur ? Je ne le pense pas et ne place aucun espoir en lui, pour la simple raison que Patrick Vieira n’a coaché que des clubs, de New York City à Genoa en passant par Nice, Strasbourg et Crystal Palace, sans aucun succès et desquels il a même été limogé. Confier à ce monsieur une équipe nationale de la trempe de celle du Sénégal est un risque que la FSF a pris par-devers elle. Vivement que l’on ne nous ramène pas au niveau où nous nous trouvions jadis, lorsque nous sommes restés dix-huit ans sans nous qualifier à une Coupe d’Afrique, de 1968 à 1986.
Le Sénégal, tenant du titre, entre en lice dans ces éliminatoires de la CAN 2027 en allant défier le Mozambique à Maputo, une rencontre qui devait se jouer au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio ce 25 septembre 2026.C’est faute d’un entretien adéquat de cette infrastructure de dernière génération que le match aller a été délocalisé au Mozambique, contrairement à la déclaration du président de la FSF qui nous parle d’inversion à l’amiable.
Vivement que le Mozambique, qui n’a jamais vaincu le Sénégal, n’enregistre pas sa première victoire sur nos vaillants Lions et que l’Éthiopie, logée dans la même enseigne, n’en fasse pas autant en remportant aussi la sienne ! L’avenir nous édifiera sur ces deux sorties!
Le Vieux Supporter- Sidy Malick Ndiaye




